‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 535 sur 870 · DAMARALAND. V. SUD-OUEST AFRICAIN-ALLEMAND · texte numérisé non relu

DAMARALAND. V. SUD-OUEST AFRICAIN-ALLEMAND

DamARAS, population du sud-est de l'Afrique, qui occupe le territoire situé entre le lac M'gami et la mer. — Un Damara.

— Encycl, Ces nègres se donnent à eux-mêmes le nom d'fjra-ffei'eros. Ce sont des individus de grande taille, à traits réguliers, qui, d'après Andcrsson, -c pourraient servir de parfaits modèles u. Ils forment une peuplade mêlée, divisée en Da7naras rouges et en Dumaras notrs. La plupart se rapprochent physiquement des Zoulous. Ils se rasent la tête ct ne conservent qu'une mèche de cheveux au sommet et une couronne au-dessus des oreilles. Leur vêtement se compose d'une courte cotte et d'une peau jetée sur une épaule. Ils ne cultivent qu'un peu de tabac et se nourrissent des produits de leur chasse et de racines sauvages. Toute idée religieuse paraît leur faire défaut.

DAMARCHUS (kuss) n. m. Genre d'arachnides aranéides tétra-pneumones, famille des avicularidés, comprenant des mygales malaises, caractérisées parla région sternale à impressions nettement séparées. (Les damarchus ont les mœurs des mygales. L'espèce type, le damarchus Workmani, habite Sumatra.)

DAMARÈTE OU DAMARETION [ré-ti — n. pr. de femme) n. f. Numism. Monnaie frappée en Sicile, vers 480 av. J.-C.

— E>'CYcL. Les historiens rapportent que les damarètes furent frappées en l'honneur de Damarète, femme de Gélon, tyran de Syracuse, avec le produit d'une couronne valant lOO talents d'or, que les Carthaginois avaient oflerte à cette princesse pour la remercier de ce qu'elle avait décidé son mari, leur vaiiK|ueur, à ne pas leur imposer des conditions trop onéreuses. Aucun exem- Iilaire de cette monnaie n'a encore été trouvé.

DAMARINE n. f. Gomnie ou résine que produit lo damar.

DAMARITE n. m. Genre de végétaux fossiles, de la famille des conifères, qui présente quelque analogie avec les dammaras. 11 On écrirait mieux dammaritk.

DAMARU n. m. Tambourin d'origine fort ancienne, qui ressemble à un sablier. (Les Chinois et les Japonais possèdent un instrument de forme analogue.)

Damas, ville de l'empire ottoman (Turquie d'.\sie [Syrie]), au pied du versant oriental de l'Anti-Liban, au milieu d'une large vallée (El-Goutah), qui s'ouvre, à 1 E., sur le désert de Syrie. Le Nahr-Barada(Crysorrhoas), qui naît dans l'Anti-Liban et va se jierdro dans le Bahr-el-Atèbe, lac salé de la lisière du désert, traverse la ville, dont la population est estimée à plus de 210.000 hab. {Damasqnins, Damaru

ines.) L'aspect de Damas est, de loin,

des plus agréables, avec les coupoles et les minarets, les jardins, la lumière éclatante; mais les rues, obscures, tortueuses et sales, sont pour le voyageur une déception. On V trouve, cependant, de beaux monuments : la Grande ^losquée fia mosquée des Ommiades), dont un minaret, Médinct'Ysa, le minaret do Jésus, a 80 mètres de hauteur, et la mosquée de Senan-Paclia, richement décorée. La citadelle est de 1219; deux portos, Bab-el-Charki et Bab-es- Saghir, sont do construction romaine. Mais ce sont surtout l'industrie et le commerce qui donnent k Damas sa grande importance. Si les produits de la célèbre fabrique d'armes blanches de cette ville ont perdu leur antique renommée, la fabrication des soieries et l'industrie do la sellerie (nécessaire pour les caravanes) sont encore florissantes; Damas, de plus, fabrique des cotonnades, des manteaux en poils de chèvre, des parfums, des tapis. Plus important encore est son commerce. Tête de ligne des caravanes de Bagdad, reliée avec le port de Beyrouth par un chemin de fer (depuis 1895) [146 kil.], Damas centralise tout le trafic entre les ports de la Syrie, la Mésopotamie et la Perse.

Damas est une des plus vieilles cités de l'Asie. Déjà florissante au temps de David, qui lutta victorieusement contre elle, vantée par l'Ecriture, elle passa des mains des Héljreux dans celles des Assyriens, des successeurs d'Alexandre, puis des Romains. Prise par Pompée en G4 avant J.-C-, elle ne fut réunie définitivement à 1 empire que sous Trajan, en 105 après J.-C. Les Arabes s'en emparèrent dès C35, et le calife Omar résida alternativement à Damas et à La Mecque. Siège du califat do GGO à 753, sous les premiers Abbassides, elle fut, à l'époque des croisades, le théâtre de luttes acharnées; en 1148, les croisés, commandés par Louis VII de France et l'empereur allemand Conrad, l'assiègent en vain. En 1401, ce sont les Mongols do Timour-Leok qui la saccagent. En 1561, Sélim I" 1 enleva aux mamelucks d'P'gypte ; et, depuis, Damas est demeurée — .sauf durant l'éphémère domination égyptientie do 1832 à 1840, sous Méhémet-AH — le siège d'un gouvernement ottoman. Le dernier événement dont cette ville fut le témoin fut le terrible massacre des chrétiens du 9 juillet 1860.

— Allds. LiTTBR. : Chemin de Damas. V. Paul (saint). Damas (provin'ck dk) ou Syrie propre, province de

la Turquie d'Asie, sur la lisière occidentale du désert do Syrie. Elleestdiviséecn trois districts qui sont, du N.auS-, ceux de Ilama, do Damas et do l'Haouran, et peuplée d'environ 1.200.000 hab. Trois fleuves l'arrosent : lo Nahr-el- Assy (Oronto), le Nahr-Hasbany (Jourdain supérieur) et lo Nalir-Barada (lo fleuve de Damas). Capit. Damas.

DAMAS (ma) n. m. Tiss. Etoffe de soie, de laine, ornéo de dessins, que l'on tirait do Damas (î^yrio), avant ([u'on sût la l'ahru|uor on Enropo. ii Lin^o ouvré pressentant des dessins analogues à ceux des ototTos de damas : Nappe de

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