‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 540 sur 870 · DAME D'ONZE HEURES — DAMIRON · texte numérisé non relu

DAME D'ONZE HEURES — DAMIRON

de verve grivoise, ni les côtés instructifs au point de vue épisodique et physiologique qui distinguent le « livre deuxième = ( Vie des Dames galantes).

Dames galantes {Vie des), par Pierre de Bourdeilles. abbé do Brantôme. — Comme pour les Dames illust7'es (t. l'art, précéd.), le manuscrit original est perdu, et le titre classique de ce traité ne remonte qu'au xvii" siècle (Vie des Dames galantes [Leyde, 1665] i. Dans l'épître dédicatoire de l'ensemble de ses œuvres, IBraatôme en résume par avance le contenu en ces termes :

a Le second volume du Hecuetl des Dames contient aussi plusieurs beaux discours : le premier traite de l'araour de plusieurs femmes mariées et qu'elles n'en sont si blâmables comme l'on disoit ; le tout sans rien nommer et à mots couverts : le deuxiesme, savoir qui est la plus belle chose en amour, la plus plaisante et qui contente le plus, ou la vue, ou la parole, ou le touchemeui ; le troisiesnie traite de la beauté d'une belle jambe et comment elle est fort propre et a grand vertu pour attirer à lamour ; le quatriesme, quel amour est plus grand, plus ardent et J>lus aisé, ou celui de la fille, ou de la femme mariée, ou de la veuve, et quelle des trois se laisse plus aisément vaincre et abattre ; le cinquiesmo parle de lamour daucunes femmes vieilles, comment aucunes y sont autant ou plus sujettes que les jeunes, comme se peut paraître par plusieurs exemples, sans rien nommer ni scandaliser; le sixiesme traite qu'il n'est bienséant de parler mal des

honnestes dames, bien qu'elles fassent l'amour ; lo

septicsme est un recueil d'aucunes ruses et astuces d'amour qu'ont inventé et use aucunes femmes, mariées, veuves ou tilles, à l'endroit de leurs maris, amans et autres ; le huitiesme traite comment les belles, honnestes et généreuses dames ayment coutumièrement les braves, vatllans et généreux lîommes; aussi tels ayment les dames telles et courageuses. »

Ces huit parties ont été, plus tard, réparties à nouveau par l'autour on cinq discours, sans que rien, d'ailleurs, se perdît de ses promesses originaires. Comme donnée de caractère, rien de plus sin":ulier que rimmoralité naïve, la force de cj'nisme avec laquelle il se complaît à retracer les anecdotes les plus étranges dans leurs plus intimes détails. Ce n'est pas simplement la personnalité de Brantôme, ce sont les passions des acteurs qu'il met en scène, c'est la physionomie de la cour de France, déjà la plus brillante do l'Europe, que ces récits scabreux illuminent d'étranges clartés. Longtemps, leur valeur documentaire a été diminuée par la discrétion dont l'écrivain, on l'a vu, se fait gloire à l'endroit des noms propres. On ne savait à qui appliquer telle ou telle historiette qui, dès lors, ne gardait plus que son intérêt do couleur locale. Cette lacune est aujourd'hui comblée. Ludovic Lalanne {Œuvres de Brantôme) a levé l'incognito de la plupart des personnages, dans les notes dont il a accompagné cette piquante narration, qui forme le tome IX de son édition de Brantôme.

DAME D'ONZE HEURES D. f. Nom vulgaire d'une liliacée, l'ornithogale à ombelles, dont la fleur s'ouvre vers onze heures du matin.

DamÉAS, sculpteur grec, né à Crotone. Il exécuta en bronze la statue du célèbre athlète Milon. — Un autre DamëaS, né à Kleitor, en Arcadio, fit, entre autres statues, celles de Neptune, de Minerve et de Lysandre, toutes de bronze. Ces deux artistes appartiennent à l'époque de l'archaïsme avancé, vers le début du V* siècle av. J.-C.

DAHE-AU-

BERT((î-6*}r')n.f.

Variété de prune de couleur jaune de médiocre qualité et pou juteuse. Il PI. Des

HAME-ALBIvUT.

DAME-BLANCHE n. f. Nom donné à une diligence à deux compartiments, do couleur blanchâtre, en usage dans plusieurs provinces de France, vers 1830. a PI. Des damks-

ELANCIIK-S.

DAME-HONTEUSE n. f. Nom vulgaire de l'aucolic des jardins, ri PI. Des dames-

HONTEUSKS.

DAME-JEANNE (jan' — du provonc. damnjano, mémo sens) n. f. Grosse bouteille do grès ou do verre, le plus souvent cli.ssée, et servant à contenir des liquides, ii PI. Des damks-jkannks-

DAMEL {mèV) n. m. Titre du prince qui gouvernait la province de Cayor (Sénégambic).

DAMELOPRE n . f. Hàiîmcnt hollandais, à fond plat et d'un fort tonnage, qui servait à la navlgatron mtéricuro.

DAMELOT (lo) n. m. Variété de pommo douce â cidre.

DAME-NUE ou DAME- SANS-CHEMISE n. f. Nom

vult-'airc du colchique d'automne.'! PI. Des I>AMKK-NUKS OU liAMKS'fJANH-CHKMISB.

DAMER V. a. Fam. Amoncr â l'état do dame : Damée une fille.

— Accorder le brevet, lo litre de « dame * k: Leroi k h KMK mademoiselle une telle.

(Vieux en ce sfiiis.)

~ Ariill. Fouler également, en parlant de la charge d'un mortier.

— Jeux. Damer un pion.

An jeu do dames, l'Undro un pion " dame » en lo couvrant d'un autre pion de môme couleur, quand le pion est parvenu à traverser le damier et & se flxer sur une des casos do la première ligne du jeu

Dame- blanc Uc.

Dame-jeanno.

Darocloprc.

do l'adversaire. |[ Fam. Damer le pion à quelqu'un. L'emporter sur lui, le surpasser dans un genre quelconque, le supplanter.

— Techn. Battre, tasser, enfoncer uniformément avec la dame : Damer une allée. Damrr des pavés, ii Donner une certaine pente à quelque chose : Damer tme terrasse.

Se damer, v. pr. Techn. Etre damé, battu avec la dame : Tout pavar/c tiom-eau doit se damer.

— Jeux. Devenir double, en parlant d'un pion.

Damer (Anna Setmour, mistress), femme sculpteur anglaise, née et morte à Londres (1748-1828). On cite de cet artiste la statue en marbre de George JII, à Edimbourg; le buste de Nelson, à. l'hôtel de ville de Londres; les bustes de la comtesse d'Alesbui'i/, sa mère, de Joseph Ban/c!, do sir Ilumphrij Davy, de la duchesse de Dcmnshire, de \a.vicomtesse Melbourne, aeux tètes colossales qui ornent le pont do Henloy, etc.

DAMERET [rè — rad. dame) n. m. Linguist. Homme qui donne à sa toilette, à ses manières, des soins qui conviendraient mieux aux dames, n Adjectiv. : Un vieillard dameret.

— Caross. Chariot damerel, Nom que l'on donna aux premiers carrosses suspendus.

— Vitic. Variéié de cépage cultivé dans le Limousin.

— Syn. Dameret, damoiseau. [Lo damoiseau est un jeune homme ; le damerel lait le jeune homme.)

DAMERETTE {rèt') n. f. Nom vulgaire d'une variété de papillons do nuit.

DaMERGOU, contrée d'Afrique, dans la partie mcridionalo da Sahara, au N.-O. du Bornou et au N.-E. du Sokoto, au S. de l'Air, c'est-à-dire dans la zone de transition entre le Sahara et le Soudan. Le Damergou est un pays de collines très fertile. Le centre do population le plus important est Taghelel, qui fut visité par Bark, Overweg et Richardson en 1851. — Capit. Taghelel.

DAMERIE (W} n. f. Fam. Qualité, titre de dame ; cette même qualité personnifiée ; C'est pour complaire à votre DAMERIE, ma femme, que je fais cette sottise. (Balz.) Il Ensemble des dames : Il y avait à cette cérémonie toutes tes autorités et toute la damerie de la ville. (Grimm.)

— En T. do bot., Syn. de embéue.

DamEROW (Iloinrich Philipp August), médecin aliénisi.n allemand, né à Stettin en 1798, mort à Halle en ISf.c. 11 se lit d'abord connaître comme « privât docent » à Berlin en 1822, mais fut surtout célèbre comme directeur de l'Institut provisoire dos aliénés do Halle ; c'est là qu'il appliqua son système de classification et d'isolement des aliénés encore usité aujourd'hui dans la plus grande partie de l'Europe. Il faut surtout citer do lui : Etude sur l'aliénation mentale (18.53); Questions du crélinisme et de l'idiotie (1858); Lois et oi-donnances sur les maladies mentales en Prusse (1863). Il a fondé en 18U le Journal général de psychiatrie, qui se publie encore.

Damery, comm. de la Marne, arrond. et à 7 kilom. d'Kpernay, sur une colline qui domine la Marne ; 1.775 hab. Ch. de f.'Ést. Vignobles; pierre meuUère.

Damery semble être d'une origine très ancienne. Vestiges romains ; cimetière gallo-romain. Eglise du xii* s. — Patrie do la tragédienne Adrienne Lecouvreur (1692-1730).

DAMETTE {met') n. f. Nom vulgaire de la bergeronnette à collier.

Damfa, cli-l. du Danifari, qui fait partie du Kanianga, et dépend du commandant do la région nord du Soudan français. Lo pays, habité par des Bambaras, est traversé par les caravanes maures, qui font le commerce du sel dos niinos do Tischitt.

Damga, subdivision du Fouta-Toro, dans la colonie fianeaiso du Sénégal. Cli.-l. Matam.

Damgan, comm. du Morl)ihan, arrond. et à 19 kilom. de Vannes, sur le golfe do la Vilaine; 1.323 hab.

Damghan, ville do la Perse septentrionale (prov. do Tabaristan), sur lo versant sud de l'Elbourz ; 13.000 hab. à peine. Ch.-l. do district. Célèbre par une victoire do Nadir-Schah sur les Afghans. C'est aujourd'hui une ville décliuo.

Damia. Myth. çr. Déesse adorée à Epidauro et à Kgiue. avec Àuxesia. (V. Auxhsia.) Leur légende parait avoir été imaginée pour expliquer une cérémonie singulière de ce culte, la lilhobolie, ou lapidation.

DAMIANE, DAMIANISTE OU DAMIÉNISTE {nissl' — un nom de saint Damïen) n. f. Nom sous lequel on désignait, dans l'origine, les clarisses, parce que sainte Claire vivait dans le monastère de Saint-Damien.

— n. m. Membre dune secte chrétienne fondée par Damien, évéque d'Alexandrie. Il On disait aussi damianite.

DamiAO de Goez. Biogr. V. GoEZ.

DAMIATRIX {trikss — rad. Dantia, nom mvthol.) n. f. Mythol. Prêtresse de la déesse Damia (Cybèle), qui offrait chez les Romains lo sacrifice nommé daniium.

Damiatte, comm. du Tarn, arr. et à 16 kil. de Lavaur, sur la rive droite do l'Aiiout, en face de Saint-Paul-Capdc-Joiix; i.i:i-i haï). Fours à. chaux; filature do laine. Bastide r()n<léo ii la fin du xiir siècle.

DAMICORNE (du lat. duma. daim, et C07^nu, corne) adj. lui T. d iiisi. nat., Qui a la forme d'une corno do daim.

Damien (saint). V. Côme.

Damien, patriarche d'Alexandrie, mort en r.oi. Il professait cette «loctrino que la divinité do la Trinité no procède que do la réunion des trois personnes, et que rhacnne d'elles n'csi point Dieu. Il fonda ainsi la secte «les daminnites ou damianistes.

Damien (saint Pierre), cardinal-évôque d'Ostie, l'un des plus ardents promoteurs do la réforme du clergé au xr siècle, né en 988, mort on 1072. Il passa sa première enfance dans la misère et garda môme les pourceaux. Son frère Damianus, frappé do son intelligenec. lui procura les moyens do fréquenter les écoles de Facnza et de Parme. Pierre, on reconnaissance, ajouta ù son nom celui de son bienfaiteur. Après de brillantes étufles, il enseigna à son tour les belles-lettres avec succès. Mais, renonçant ensuite au monde, il so retira parmi les ermites de Fonte Avollano, qu'il ramona par ses exemples à l'observauco rigoureuse de leur règle. C'est alors qu'il entroprit la

réforme du clergé. H écrivît d'abord, sur la demande do l'empereur Henri IH, aux papes Grégoire VI et Clément II, pour les presser de prendre des mesures rigoureuses contre les progrès de la simonie et de l'incontinence des clercs. En 1019. il publia, dans son livre intitulé Gomorrhianus (le Gomorrnéenj, une vive peinture des vices qui déshonoraient lo clergé. Nommé par le pape Etienne IX, malgré sa résistance, cardinal-évêque d'Ostie (1057), il se lia avec le moine Hildebrand, pape plus tard sous le nom de Grégoire VII. Dès ce moment, animés de la même pensée, ces deux hommes, énergiques et courageux, unirent leurs efl'orts pour arriver au même but. En 1058, Damien résista à l'antipape Benoit X et parvint, avec Hildebraud, à Caire reconnaître Nicolas II. En 1059, il exposa sa vie pour rétablir la paix dans l'Eglise de Milan, qu'il empêcha de se séparer du saint-siège. A la mort de Nicolas II, Damien entreprit une lutte vigoureuse contre Cadalous, antipape sous le nom d'Honoriun II. Il obligea, en 1069, l'empereur Henri IV à roprondre son épouse, l'impératrice Bcrthe. Il avait alors quatre-vingt-un ans. Il mourut huit ans après, accablé d'infirmités. — Fête, le 23 février. Les principaux ouvrages de saint Pierre Damien .sont, outre ses lettres et le livre cité plus haut, les Vies de saint Odilo», de saint liofnuald, de saint Dominique le Cuii-assé et de saint Itodolphe.

DAMIÉNISTE n. f. Hist. eccî. V. damiane.

Damiens( Robert-François), né à Tieulloy, près d'Arras, en 1715, écartelé à Paris en 1757. Issu d'une famille do fermiers déchus, ayant servi chez les jésuites, chez quelques grands, chez des gens de parlement et une femme galante, il se crut désigné pour avertir Louis XV par une légère blessure. Mais, avant de toucher le roi, il vola 130 louis à un Russe et tenta do se suicider à plusieurs reprises. Lo 5 janvier 1757, il porta un coup de canif au côté droit du roi, dont la blessure fut insignifiante. EmjH'isonné, Damicns fut soumis pendant deux mois aux plus affreuses tortures. On lui brûla le gras des jambes, on lui appliqua la question des brodequins. Quand on le tira de la Conciergerie, où on l'avait enfermé dans la chambre occupée par Ravaillac, il était méconnaissable. La torture no lui arracha aucun aveu. Il supporta avec résignation lo supplice qu'on lui infligea. On lui brûla la main qui avait tenu le couteau. On lui versa du ])!onib fondu, do l'Iiiiile bouillante, do la résine sur ses plaies. Puis on procéda à l'écarlèlement. Les quatre chevaux n'y suffisant pas, le bourreau dut, à la nuit, donner « un coup do tranchoir aux jointures ». Le patient ne rendit l'âme qu'à l'arrachement de son dernier membre(28mars).

DAMIER (mi-é — rad. dame) n. m. Jeux. Table do bois, divisée en cent ou en soixantequatre cases, alternativement blanches et noires, et servant pour jouer aux dames, dites dames polonaises dans le premier cas, et daîiies fî'ançaises dans le second, il Espèce de uauiier.

boite double en forme de carré

long, avec laquelle on joue au trictrac et aux jeux dérivés du trictrac.

— Archit. Ornement composé de moulures en carrés ou rectangles alternativement saillants et creux.

— Min. Exploitation des mines par piliers et galeries.

— Tiss. Surface divisée, comme un damier, en carrés coiitii^'iiv, en parlant d'uno étofie, d'un tissu.

DAMIER (mi-é) n. m. Zool. Nom vulgaire du pétrel du Cap, on pétrel tacheté, il Nom vulgaire (le plusieurs papillons diurnes du genre argynne nommés aussi ÉCH1QUI15RS. n Nom vulgaire du cône marbré et de ses variétés, quo les auteurs anciens appelaient cornet à damii-r.

— Bot. Nom spécifique de la fritillairo méléagro ou pintade, dite aussi fritillaire damier.

Damiette (en arabe Doumiàt), ville d'Egypte, sur la rive droite du grand bras oriental du Nil, à 15 kilomètres environ de l'embouchure ; 34.000 hab. environ. Elle était située d'abord sur la mer même : elle s'appelait Thamiatis à l'époque gréco-romaine et elle n'étaitqu'un bourg obscur. Elle ne prit de l'importance qu'au xi* siècle de notre ère, sous les califes fatimitcs ; au temps des croisades, ello était le port principal du Delta, et les rois latins de Jérusalem l'attaquèrent à plusieurs reprises ; elle resta entre leurs mains de 1218 à 1221. Enlevée par saint Louis do France en 1219, elle fut restituée aux Sarrasins l'année suivante, détruite par eux comme étant trop exposée aux coups des chrétiens, et reconstruite en 1251 sur son emplacement actuel. Son port, assez difficile d'accès, est aujourd'hui déchu ot il n'entretient pins (pi'un commerce insignifiant avec la Syrie et l'Asie Mineure ; ou y fabrique encore des étoft'es do coton et de soie. La ville a conservé sa jdiysionomie médiévale, et est curieuse à visiter.

Damigni, comm. de l'Orne, arrond. et à 2 kilom. d'Alençon, sur la Brianto, affluent de la Sarthe; 986 hah. Ch. do f. Ouest. Kaolin, carrière do granit.

DA MIHI NESCIRI! (mots lat. signif. : Mon Dieu! faites //iir je suis ii/i'oré ! ...), vœu de l'auteur de l'Imitation (liv. IIl), (pii n'a été quo trop exaucé. L'érudition est resté ^ impuissante à déterminer quel fut lo véritable auteur de eet important monument de la foi mystique du moven âge. (On emploie en littérature ces mots : Da mihi 7tesciri, pour exprimer la vérité impersonnelle, lo désir désintéressé d'être utile, l'abnégation de soi, le renoncement à la vanité d'autour, etc.)

Damila VILLE (Etienne-Noël), littérateur français, né à Bordeaux-Saint-Clair vers 1721, mort en 1768. Ses fonctions dn commis au bureau des Vingtièmes lui permirent d'envoyer en franchise à Voltaire, dont il devint l'ami, des ouvrages proliibés. Il se lia aussi avec les encyclopédistes et devint un ardent ennemi du christianisme. Il passa pour l'auteur du Christianisme dévoilé (\~hG), d\i pamphlet l'Honnêteté théologique (1767), qui parurent sous le nom do Bonlaiigcr, etc. : le premier de ces ouvrages est du baron d'Holbach, lo second fut au moins arrangé par Voltaire.

Damiron (Nicolas), médecin militaire français, né à BolleviUo (Rhône) on 1785, mort en 1833. Connu par ses

travaux sur la variole ot par sa tliôso : Dissertation sur la sriisibilitt- (Puris, 28 prairial au XllI).

Damiron (JoanPhilibort), philusoj.ho français, n6 ;1 lîiUU'villiMKliôno) on 1794, mort à Pans on 1802, frèro du pré»"('(iont. 11 fut rt^IùvedoCousiu A I"Kcolo noniialo ou 1813, et fut noniniô, on 1821, profosseur ilo pliilosojthio i Paris. Dès 1824, il avait concouru avec Joutfroy à la fondation du « Cilolio ». Ku 182S, la réunion dos arliclos publiés par lui dans 00 journal on un voUiuio intitulé : Essttï sur l'histoirc de la philosophie en France au xix" siè<:le, acliova tlo le nuMtro on évidenco. Ce n'est pas une œuvre orij^inalo ; l'antoiu" se borno ù analyser les doctrines d'autrui avec iiit<-lli!j:once, mais sans 6clat. ('o livre est un do conx f|ui oui II' pUisajfi sur laji'unessodu temps. Après la révolution de Juillet, Damiron devint maitro «le contôrenccs à l'Ecole normale, puis prolesscur à la îSorbonno. On venait de décider que désormais la philosophie serait onseignoo en français; Damiron se oharjjea d'écrire un précis, appelé Cours complet de philosophe, qui obtint l'assentiniont du conseil supérieur de l'Univorsité. Damiron fut nommé nienil)re do l'Académie dos sciences morales en 1S36. En 1812, il publia les Nouveaux mëlani/es philusophiqiies de JourtVoy. Kn 1848, le généra! Cavaignac ayant demandé l'Académie des sciences morales une série de petits traites sur les questions sociales, Damiron assuma une partie de la tâche, et publia, en 1849, un Traité de la Providence, et, un an plus tard, un Appendice au Traité de la Providence. Depuis, il a édité encore divers travaux, parmi lesquels il importe de distinguer ses Mémoires poui' servir à l'histoire de la philosophie au xviii* siècle (1858-1864), et ses Souvenirs de vingt ans d'enseignement à la faculté des lettres de Paris (1859): cntin. Conseils adressés à des enfants d'ouvriers et à leurs familles (1861).

DamIS, liistorien grec d'.\ssyrie (i"' s. de notre ère). Il lialtiiait la nouvelle Niuive lorsque Apollonius de Tyane se rendit dans cette ville. Il entra en relations avec le célèbre thaumaturge, le suivit dans ses voyages pendant de longues années, et laissa sur la vie, la "doctrine et les prodiges do son maître, des mémoires dont Philostrate sest servi pour écrire Ihisioire d'Apollonius.

DAMITB n. f. Comm. Sorte de toile de coton.

DamithALÈS. Mytli. gr. Grec qui donna l'hospitalité à Démeter, lorsqu'elle était à la recherche de sa fille.

DAMIUM {mi-otn — de Damia, nom. myth.) n. m. Myth. Sacntice que l'on faisait, à Rome, à la déesse Damia (Cybèle).

DaMJANICS (Janos) [pron. Dayn-ïa-nitch'), général hongrois de la révolution de I8t8-1849, né à Sidsa en ISOl, mort en 1819 à Arad. D'origine hongro-serbe, Il servit d'abord dans un régiment des confins militaires, se tourna vers la politique et entra en relations avec Kossuth, qui le ht nommer, par le gouvernement révolutionnaire, commandant de deux bataillons de honveds, dont il fit une troupe d'élito. Nonmié colonel, très porté au fanatisme politique, il guerroya dans le Sud contre les Serbes hongrois, se distingua ensuite aux batailles de Hatvan, Aszod, GôdoHô, Waitzen, Comoru, où il perdit une jambe par accident; prit, mal guéri, le commandement do la place d'Arad, laquelle, après la capitulation do Vilâgos (i:i aoii», 1849), il céda aux Russes. Ceux-ci le remirent entre les mains do l'Autriche. Il fut pendu, après avoir assisté au supplice de onze autres ofhciers, ses compagnons d'armes.

Damm ou Alt-DAMM, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Poméranie]), à l'embouchure de la Pldne dans le lac de Danun, épanouissement do l'Oder, un peu en amont de son embouchure : 3.000 hab. Pèche.

Damm. Géogr. V. Neudamm.

Damm, homg d'Allemagne (Bavière [Franconie]), sur l'Asciiali, affinent du Main; 3.100 hab. Huilerie, faïencerie, paiielerie.

DAMMAR n. m. Sorte do résine, que donne un arbre originaire de Tarchipel malais, le dammara orientalis.

DAMMARA (de dammar, nom malais de la plante) n. m. Genre de conifères, du groupe des araucariéos.

— Encycl. Bot. Los dammara sont de grands arbres à feuilles opposées ou subopposées, coriaces et ordinairement obtuses au sommet. On en connaît sept ou huit espèces, originaires des Moluques et do la Nouvelle- Zélande. La plus connue est lo Icauri ou dammara Australis, dont le bois, blanc et résineux, peut ôtre, bien que peu durable, employé aux constructions. Les dammara fournissent d'importantes résines, dites « résines dammar », employées surtout pour les vernis : le dammar piitî ou battu vient au dammara Orientalis ; lo dammar austral ou kauri. du dammara Australis ; lo dammar aromatique, importé d'Amboine, ost le plus recherché à cause de sa parfaite solubilité dans l'alcool. Il convient de remarquer que la plus commune des .» résines dammar u vient, non pas d un dammara, mais d'un anona sclanica.

— Chim. La résine de dammara ost formée d'un mélange de produits résineux, do torpèno, C""!!'*, ot do ses hydrates. En épuisant cotte résine par l'alcool, on obtient une solution renfermant l'acido dammar ijU que, CMI^'O*, et lo dainmari/le, G"'II'". ï^a résine do kauri (variété australienne de dammara], ])ar distillation sèche, donne nu li(|uido, C-IP O', bouillant à 156".

DAMMARANE n. f. Chim. Rôsino neutre, extraite de la résine de duimnnra.

Dammaric, comm. d'Eure-et-Loir, arrond. ot à. 12 kil. i\r Cliartres : 1.209 hal». Carrières do pierres.

Dammarie-LES-LYS, comm. do Soino-ot-Marno, arrond. ot â 4 kilom. do Molun, sur un coteau do la rivo gaucho do la Seine, ù. l'extrémité nord do la forôt de l'ontainebleau ; 1.683 hab. — ■ Ahliaye du Lys, fondée par Blanche do Castille, en ruine, sauf lo chœur do l'église, qui renferme un beau tableau do Van Schuppor (xvm' s. i, représentant la Nativité.

Dammartin (comte Diî). V. Ciiadannbs.

DAMMARTIN-EN-GOËLE(Iat. Dominium Afartini), ch.-l. do cant. d<t S(iin(^-et-Marne, arr. et à. 20 kilom. do Meaux ; 1.082 hab. Ch. diî f. Nord. Carrières de plâtre. Berceau do la famille comtalo iio Hammartin, dont les principaux membres sont : Antoine de Chabannes, un des courtisans le» plus iniluents do Charles VII ; Anne de Montmorency,

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