DAMIRON
DAMOCRITE
connétable do François I", ot ses descendants jusqu'à Henri do Montmorency, gouverneur rebelle du Languedoc, sur lequel Louis \lll confisqua le comté flG32). Le chàtean fut alors rase; sur ses ruines, on a planté une nronicnado. La chanelle (xv" s.) contient le tombeau ot la statue d'Antoine uo Chabannes. Kgliso paroissiale dos xiir et xv" siècles. — Lo canton a 23 comm. et 9.881 hab.
DAMMARYLE n. m. Chim. V. DAMMARA.
DAMMARYLIQUE adj. Chim. V. DAMMARA.
DammE, ville de Belgique. V. Dam.
DAMNABLE [da-nabV — lat. damnabilis ; de damnare. cuiidaiiitier) .-idj. Qui est capable d'attirer la damnation éternelle : La simonie est honteuse et damnablk. (Pasc.; Il Qni mérite d'être damné : Un homme damnablk.
— Fig. Qui mérite réprobation : Passion damnabliî.
DAMNABLEMENT (da-na) adv. D'une façon damnable.
DAMNACANTHE {dain) n. m. Genre d'arbrisseaux épineux, do la famille des rubiacées, tribu des canthiëes, renfermant deu.x espèces, qui croissent dans l'Inde.
DAMNATION ((/a-Ha-5i — lat. <i«)»ïia/io, même sens) n. f. Châtiment éternel des damnés : Echapper à la damnation. Il .\ction do se damner.
— Par exagér. Peine, tourment, torture : Toutes les chutes et toutes les damnations de notre espèce ont pour cause le serpent. (Toussenel.)
— Interjectiv. Juron inspiré par la colère, le désespoir ou l'indignation : Damnation ! je suis découvert !
— Jurer sur sa damnation, Jurer en acceptant sa damnation comme châtiment du parjure, si parjure il y avait.
— n. f. pi. Nom donné par le Code pénal (art. 416, texte primitif) à toute " proscription ", c'est-à-dire à toute mise en quarantaine prononcée par les ouvriers soit contre l'un d'eux, soit contre le patron.
— Encycl. Relig, D'après la foi catholique, la vie actuelle est un temps d'épreuve, au sortir duquel tout homme doit être jugé par Dieu. Une récompense sans "fin attend les justes, nui peuvent être toutefois soumis temporairement aux douleurs purificatrices du purgatoire; un châtiment éternel ost le partage des méchants, qui commencent à le subirdès l'instant qui suit leur mort. Toutefois, le bonheur des uns et le malheur des autres ne seront complets qu'après la résurroetion des morts et le jugement général, lorsque Dieu rendra leurs corps aux justes et aux damnés, afin que tous soient ou récompensés ou punis tout entiers, dans leur chair aussi bien que dans leur âme. Il y a donc pour les réprouvés une damnation éternelle, de même qu'il y a un salut éternel pour les élus. L'Eglise appuie ce dogme sur de nombreux textes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Elle ajoute, au point do vue de la raison, qu'entre le bien et le mal il doit y avoir une difi'érence essentielle qui n'existerait pas si, l'éternité des peines étant supprimée, ils arrivaient finalement au même but. Cette nécessiié dune distinction radicale et éternelle a été sentie, dans tous les temps, par l'instinct de la conscience humaine. On n'a guère qu'à consulter les mythologies antiques des Egyptiens, dos Chaldéens, des Grecs, des Romains et des
fieuplcs Scandinaves : elles se plaisent toutes à dépeindre es supplices éternels des grands coupables.
On sest souvent demandé, parmi les chrétiens, si le nombre des damnés devait être considérable. Ni l'Ecriture ni la Foi no font de réponse concluante à cette question. Cependant, si des moralistes, attristés par les scandales do leur temps, ou cédant à un penchant pessimiste, ont affirmé, comme Massillon, le petit nombre des élus, la majorité des théologiens incline vers une solution plus ('on-' solante. Ces docteurs moins chagrins font valoir, d'une part l'infirmité de nos jugements, do l'autre les richesses insondables des mérites do Jêsus-Clirist ot les ressources infinies do la miséricorde de Dieu. La tradition tout entière ne nous enseigne-t-elle pa.-; que les effets do la rédemption divine se font sentir même aux païens et que, s'ils observent la loi naturelle, ils peuvent être sauvés par la foi impli('ite on un dieu sauveur ot rémunérateur? Il est dune permis au penseur chrétien d'espérer que, parmi les surprises que nous réserve la vio future, 1 uno des plus consolantes sera la révélation dos miracles d'indulgence, nés do la miséricorde infinie do Dieu.
— Anton. Salut, sainteté.
Damnation de Faust (la). légende dramatique en nnatro parties, musique d'Hoclor Berlioz, exécutée à
I Ooêra- Comique lo 6 décorabro 1S16. L'œuvre e.xéculéo à 1 Opéra-Comiquo était d'une conception ot duno forme SI nouvelles, (ju'ello no fut pas comprise ot dérouta le public ot la critique. Il fallut son trionipho à l'étranger, il fallut la mort do Berlioz, qui avait su accumuler contre lui tant do haines et de rancunes, pour qu'une réaction se produisit CD sa faveur et f|u"ello ootînt à Paris lo grand succès avec lequel elle est accueillie depuis vingt-cinq ans. A partir de 1877, où l'œuvre, dans son intégralité, fut exécutée simultanément, aux concerts populaires do Pasdelûup ot à ceux du Chàielet, elle commença à produire sur le piblic une impression profonde. Los concerts Lamoureux s'en emparèrent à leur tour.
La passion, la grandeur, la poésie, lo sentiment do la nature et du pittoresque, tout, jusqu'à la note comique et burlesfiue, tout a sa place dans cette étonnante partition do la Damnation de Faust, si prodigieuse par sa varirié même ot par la puissance do l'émotion quelle cxi;ite. Il en faudrait citer toutes les pages : la marche hongroise, le chœur do la fête do Pâques, la chanson du rat ot celle de la puce, la scène exquise dos bords do l'Elbe, avec le délicieux ballot des sylphes, la chanson latine des étudiants, la ballade si curieuse du roi do Thulé. la romance de Marguerite: D'amour l'ardente flamme; lo duo : Ange adoré, la sérénade do Méphistophélès, l'admirable invocaiion à 'a nature, ot cotte gigantesque course à l'abîme, qui semble reculer les bornes do la puissance musicale...
II faudrait analyser tout cela pour se rendre compte do la couleur quo Berlioz a su imprimer ù son œuvre, pour en faire ressortir toutes les beautés, pour voir lo parii qu'il a tiré do l'orchostre, les efi'ets nouveaux qu'il on a obtenus ; pour caractériser enfin la puissance d'une œuvre si originale, si neuve ot si prodigieusomont porsonnoUo.
Damné par manque de fol (le) [on ospagn. el Con-
dcnado por desconfiado] (xvii" s.), drame espagnol, en vers, do Tirso do Molina, uno do ses conceptions les plus étranges ot los tilus puissantes. Lo caractère particulier dos drames do l'irso, c'est l'iutorvontiou du surnaturel
dans les choses de la vie, et il en tire clés effets extraordinaires. — Un ermite, tenté par le diable, jette lo froc aux orties et se fait le compagnon d'un voleur do grands chemins, Knrico, lionimo do sac et do corde, bretteur, coureur do femmes, amant d'une fillo Colia, dont il exploite la beauté vénale. L'ermite partage tous ses crimes et toutes ses débauches, mais Enrico est sauvé, car il n'a jamais douté do Dieu ot s'est saintement confessé à sa dernière heure, tandis quo l'ermite, qui a refusé les sacrements, doutant que Dieu pût lui panlonner de si grandes fautes, est précipité dans l'enfer, ('e drame a été traduit par A. Royer dans sou Théâtre de Tirso ite Molina (18G2).
DAMNEMENT {da-ne-mari) a. m. Etat do ceux qui sont daiiHK-s. (Vieux.)
DAMNER {da-né — du lat. damnare, condamner) v. a. Condamner aux supplices éternels des damnés : Dieu DAMNI-: les mauvais i^iches. Il Etre la cause de la damnation do : Les plaisirs innocents ont damné le inauvais riche pour avoir été trop goûtés. (Boss.) n Déclarer damné : Le mojide DAMNi'. sur des faits ; Dieu absout sur les sentiments. (M"" C. Bachi.)
— Fam. Faire damner. Torturer, tourmenter extrêmement : Enfant qui fait damner les domestiques.
— Dieu me damne! Juron qui n'a de signification précise que par les circonstances dans lesquelles on l'emploie.
Damne {da-nè), ée part. pass. du v. Damner.
-— Fam. Qui tourmente comme un démon : Ces damni:es femelles ne savent ce qu'elles veulent. (Balz.) il Funeste, fatal : Une damnke curiosité, n Qui a la finesse, la ruse d'un démon : Ces damnés maixha)ids. il Personne détestable, abominable : Un damné fournisseur.
— Loc. fam. : Etre damné comme la poule à Simon. Se disait des personnes que leur mauvaise conduite devait conduire à la damnation- (Vieux.) ii i'/re l'âme daynnée de quelqu'un. Etre pour lui d'un dévouement aveugle, sans bornes; être toujours et partout à ses ordres.
— Substantiv. Personne (-ondamnée aux supplices do l'enfer: Un dx^isk. f/jje damnke. Il Sou ffrir comme un damné, Eprouver des douleurs horribles.
— Anton. Bienheureux, élu, juste, saint.
— Encycl. V. damnation, et enfer.
Se damner, v. pr. Attirer sur soi les peines éternelles.
— Fig. S'impatienter.
— Anton. Sauver.
DaMNIANOVITCH (Raïa), homme politique serbe, né en 1811, mort en 1858. Il seconda Voutchitch dans la rébellion de 1842.11 fut plusieurs fois ministre, de 1S47 à 1855. En 1857, il conspira contre Je prince Alexandre Karageorgévitch. Arrêté, il mourut dans sa prison.
Damno. Myth. gr. Fille do Bélos et épouse d'Agénor ; mère de Phénix, d'isée et de Mélie.
DAMNOSPORION (spo) n. m. Genre de champignons, de la famille des coryuéacés à bandes simples, avec des spores acro£;ènes.
DAMNUM INFECTUM n. m. Dr. rom. Chez les Romains, Dommage possible, imminent, par opposition au dommage réalisé {datunum factutn).
— Encycl. 11 y avait damjium infectmn, par exemple, si le mauvais état d'un immeuble voisin menaçait do causer un dommage. Ce dommage venant à se réaliser, on no pouvait, dans la rigueur au droit civil, réclamer d indemnité du voisin, car il n'avait commis aucun délit. Le droit civil paraît avoir lui-mômo organisé uno legis actio pour parer à cet inconvénient; mais le moyen le plus usité a été la cautio damni iufecti du droit protorien, qui permettait de recourir en indemnité contre le voisin si le préjudice se réalisait. Si le propriétaire voisin refusait de faire la promesse exigée par le magistrat, celui-ci envoyait par un premier décret le demandeur en possession à titre conservatoire et, si la résistance persistait, il l'envoyait par un second décret en possession définitive.
DaMO, fillo de Pylhagoie.Dés son enfance, elle cultiva, sous la direction do son père, les sciences et la philosophie, ot y fit do tels progrés quo sa renommée s'étendil au loin et qu'elle put ouvrir uno école, à laquelle accoururent do toutes parts un grand nombre de jeuues filles. Elle leur faisait promettre lo célibat. Quanil Pythapore mourut, co fut à sa fillo Damo qu'il confia tous ses écrits, mais avec défense de les publier. Pauvre, sans ressources, ot pouvant tirer une grande fortune des manuscrits do son père, elle aima mieux rester dans l'indigence quo do violer la derniéro volonté du philosophe.
DaMOCLÈS, courtisan qui vivait sous Donys TAncion, tvrau de Svracuse, vers lan too av. J.-C. II fatiguait lo tyran par la continuité et la bassesse de ses adulations; il ne cessait d'exalter devant lui lo bonheur de la royauté. licnys résolut d'initier ee llatieur impudent aux jouissances do la grandeur. Un jour que Damoclès ressassait son . thème banal sur la vie heureuse des princes: « Je veux t'en faire juge, » lui dit le tyran. Il l'invito alors ù prendre sa place pendant un jour.' et donne des ordres pour quo Damoclés soit traité en roi. Revêtu d'habits magniliques, lo courtisan. le front ceint du diadème, nage dans les délices; mais, au milieu du banquet, Denys l'invite à porter les yeux à la voûte do la salle; il y voit suspendue, audessus de sa tôte, uno épée nue, que retenait seulement un crin do cheval. Se lovant tout éperdu, il conjure Denys de mettre un terme à sa royauté ; il avait compris co quo c'est quo le bonheur d'un tyran.
IIora<-o fait allusion A colto histoire dans son ode I" du livre III (vers 17 el .suiv.).Cicéron a fait aussi, avec beaucoup do charme et d'esprit, lo récit de cette aventure dans les Tusculanes. L'épée de Damoclès est fréuuomment rappelée par les écrivains et los orateurs. Ccst lo dançor craint ou prévu qui jiout frapper un homme au milieu d'une apparente prospérité.
Damocrates ou Démocrates (Sorvilius), médecin
'■roc {i" s. de notre èrei. Il vivait ;\ Rome au temps do Néron; il était client do la gens Sovilia, à laquelle il emprunta son nom do Sorvilius. Au dire do Gabon et do Pline, il était un des médecins les plus remarquables do son temps. Il composa sur son art, en vorsïambiquos. plusieurs ouvrages, dont il nous reste quelques fragments. Galion lui a fait beaucoup d'emprunts.
DaMOCRITE. historien grec, d'une épomio inconnue. Il était l'auteur do deux ouvragos nrrdus : l'Art de mnger une armée en bataille, et les Jutfs. Dans co dernier ouvl•:l^e. Damoerile rapportait quo los Juifs adoraiont la t^(o duo ttno. On lui a attribué aussi uuo Histoire de l'Ethiopie.
DAMOCRITE — DAMPIERRE
DaMOCRITE. général grec, né à CalyJon (Etolie). Il vivait au commencement du W siècle avant notre ère. Implacable adversaire des Romains, il s'elTor'^a par tous les moyens d'empêcher ses compatriotes do subir leur domination. Elu stratège des Etoliens en l'an 200, il fit partie, l'année suivante, d'une ambassade à Rome : de retour en Grèce, il négocia avec Nabis, tyran de Sparte, une alliance contre les ennemis do l'indépendance hellénique. Enfin , la guerre éclata; les Etoliens furent vaincus à la bataille d'Héraclée (19U, et Damoorito tomba au pouvoir des Romains. Conduit à Rome et jeté dans le Tullianum, il parvint un jour à s'échapper; mais, se Tovant sur le point d'être repris, il se perça de son épée.
DAMŒUS (m**-u5s) n. m. Genre d'acariens, famille des oribatidés. comprenant de petites formes globuleuse ou bombées en cloche, avec des pattes
frêles, souvent très longues, ayant leurs ivisions renflées en massue.
— Encycl. On connaît quelques espô- Damœus. ces de damœus, répandues surtout dans
la région méditerranéenne; toutes sont très petites, et vivent sur les feuilles de divers arbres.
DaMOH ou DUMOH, ville de l'Inde anglaise (prov. de Pjabalpour : S.200 hab. Vestiges d'anciens temples hindous. Cb.-l. d'un district peuplé de 326.000 hab.
DAMOISEAU iîno-a-:o — du lat.rfoï)i/?iice//»s. [Les formes donzel, daiizet/daudet. dans ie Midi; rfoHien^ei-, dans le Béarn, en sont l'équivalent]) n. m. Nom que 1 on donnait, dans la première période du moyen âge, aux fils des rois et des seigneurs. [Ce mot en vint ensuite à désigner 1 aspirant chevalier, et bientôt le noble qui n'avait pas été armé chevalier.]
— Encycl. Les damoiseaux remplissaient les tonctions domestiques auprès des seigneurs. Comme il coûtait fort cher d'être nommé chevalier, certains nobles restaient damoiseaux toute leur vie. Le titre de « damoiseau -> fui attaché à certaine seigneurie, comme celle de Commcrcy. Après la Renaissance, le mot " damoiseau » qualitia les jeunes gens élégants et empressés auprès des dames. Molière donne à ce mot le sens qu'il a encore : il 1 emploi avec une nuance de dénigrement et de raillerie.
Damoiseau (Marie-Charles-Théodore, baron de), astronome français, né à Besançon en 1768, mort en 1846. Il devint lieutenant-colonel d'artillerie, s'adonna à 1 astronomie et fut nommé membre de l'Académie dos sciences (1S25), directeur de l'observatoire de 'l'Ecole militaire et membredu bureaudeslongiludes. Ses principaux ouvrages sont : Théorie et tables de la litne{\$2A); Tables écliptiques des satellites de Jupiter {m&).
DAMOISEL n. m. Féod. Syn. de d.\-