‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 547 sur 870 · PAVILLON DE GUERRE · texte numérisé non relu

PAVILLON DE GUERRE

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JO. Inflnnler. — 21. M<î(Iccin-maJor.

n. luleii.laiit. — m. Aiuliluur. — i'J. ArtilU-ur.

Prachmann, lo ShaUspoaro danois. Il ost oncoro assoz ppii connu on Franco, mais liitlo avantagousemont, dans lo Nord, avec Ibson ot BjOrnson. Sos œuvrns abondent, lo phis souvent " nu^lodramatiqncs », c'cst-à-diro dostioi^os à ^tro dôrlamccs avoc acconipa|:;noincnt do niusi<|UO. Draclimann s'est attaquù à l'histoire ancienno dans Alcibiatli: ou les (h'ccs en décadence ;ù.\'\uslo'\ve étrangère dans le Huiihrur à Arenzano; il rancionnc mythologie Scandinave dans Volitnd le forycrou; au ci>nrt> liM-riquo, dans // i-dul une fois... Ici, il trace dos (aldoauv de genre : les liens de Strandh;/ ; lu, do grandes ci piciurales t'resqucs : Jtrmiismmce, où it décrit l'Italie do ce tcnijis ot la rt'uovation morale d'un artiste par l'amour vrai ; là encoi'o, il s'attaque à la question sociale : Jlrav-Iûirl (Hravo homme), eu une action iiôroïc|uo ot moyenâgeuse, qui a pour but de prêcher aux seigneurs lo partage do leurs biens entre tous leurs sorfs aflVanchis. En toute cette pousséo dramatique, recelé romantique du commencement du xix" s. a laissé sa trace, mais les détails historiques sont plus précis ot l'observation psychologique plus Une. Les idées modernes, en effet, se sont fait jour on ce pays d'une intoUiLïciico avancée, et Draclimann n'a pas manqué de traiter les droits du i'éminismo dans Chnjsalidc et l'apithn.

Si l'on ajoute à ce que nous venons do dire (|u'uno écolo do critique s'est l'ondéo, avoc Georges iîrandes, le frère du dramaturge, pour clief écouté, on verra que la littérature danoise peut lutter victoricus(^mcnt contre celles des autres nations. Lo Tluhllre-Rofjal, lo Théâtre du Peuph; lo Casino, le Tivoli do Copenhague, VAlhambra, sortes do spectaolos-conccrts, retentissent dos œuvres multiples do dramaturges et do compositeurs, (|ui n'ont pas encore dit leur dernier mot. Le mouvement littéraire se poursuit en cette vaillante petite contrée, et, si elle est restée longtemps on arriére, elle tend à occuper une place importante en Europe dans un avenir très prochain.

— B.-arts. Architecture. Peinture. Sculpture. Gravure. C'est en Danemark, dans les dolmens du Jutland et des îles, que l'on a recueilli les objets les plus nombreux elles plus remarquables des époques antéhistoriques. Les beauxarts ne se développèrent qu'assez tard en Danemark. L'architecture, toutefois, y produisit, dès le moyen âge, queli|uos œuvres remarquables; entre autres, la cathédrale, de stylo byzantin, do R(iskildo, le Saint-Denis des rois de Danemark. Mais les principaux éditices datent do la fin du XVI* ot du commencement du xvii* siècle. Le règne de Christian IV (158S-164S) est le point de départ d'une sorte do renaissance. C'est à cette époque que fut élevé le château de Frederiksborg. Comme la plupart des monuments danois, il est construit on brique et en pierre ; les stylos les plus divers s'y combinent et la fantaisie Scandinave s'est donné carrière dans rornementation. Christian IV lit venir do Hollande le peintre Karel van Mander lo jeune, à qui il confia le soin de dessiner les tapisseries de Frederiksborg. Van Mander reçut le titre de premier peintre du roi.

Ce no fut guère qu'au xvin" siècle que lo Danemark commença à compter quelques peintres de talent ; encore plusieurs de ces peintres travaillèrent-ils hors do leur pays natal. Ismacl Mengs.pèro du célèbre Raphaël Mengs, né à Copenhague en 1690, étudia sous le peintre anglais Cooper, acquit une grande habileté dans la peinture au pastel et en émail, fut nommé peintre du roi do Pologne et devînt directeur de l'Académie de Dresde. Henri Krock (1G71-173S) se forma à Rome sous la direction do Carlo Maratte et revint plus tard se lixer à Copenhague. Lo Norvégien Magnus Borg {1066-1730), qui cultiva Ta peinture et la sculpture en ivoire et qui travailla pour Christian V, eut pour élèvo le Danois Pierre Andersen. Celui-ci fut peintre de la cour; il a laissé plusieurs tableaux estimés. Un dos peintres les plus remarquables du xvm" siècle est Jens Juel (1745-1S02), (\n\, après avoir travaillé en Italie et en Franco, vint se hxer dans son pays natal, où il exécuta un grand' nombre do portraits, dès paysages, dos tableaux do Ileurs et do fruits. Son contemporain Nicolas Abildgaard (1711-1809) so distingua comme pointro d'histoiro. La famille Lund a produit plusieurs bons peintres : Jean-Louis Lund, peintre d'histoiro, qui florissait vers la fin du xviu" siècle et qui travailla principalement à Kie! ; J.-C. Lund, qui séjourna à Rome en 1810; F.-C. Luncl ; Troels Lund, peintre do décors.

Parmi les peintres danois du xix* siècle, nous rappellerons : Chrétien-Albert Jenson, portraitiste; Jean-Laurent Jcnson (1800-1856), élèvo de Fritzsch, peintre de (leurs, do fruits ot do nature morte ; C. Dalgas {1821-1851), peintre d'animaux ; Ditlef Blunk (1800-1853), peintre d'histoire et de genre; Christophe-Guillaume Eckorbcrg (1783-1853), peintre d'histoiro, de portraits et de marine ; C. Baalsgaard ot M"" Neergaard, peintres do fleurs ot do fruits, etc.

La plus gran'ie illustration artistique du Danemark est lo sculpteur Tliorwaldsen {1779-Ull), qui, après avoir étudié sous la direction du peintre Aljildgaard, partit pour l'Italie et travailla i Romo un assez long temps. Tliorwaldsen ne so rattar-lie par aucun lien aux autres artistes do son pays : il n'a ni leur simplicité, ni leur naïveté, ni leur amour du réel. C'est un maîtro classique. Il a ou pour élèves, dans son pays, Fround et II. -V. liisscn. Ce dernier s'est fait connaîtn' en Franco par plusieurs ouvrages do mérite. A l'Exposition universolîo do 1807 ont paru quatre reuvres remarquables do Jerichau. En 1878, c'est oncoro Jérichau qui, avec Saal)yo, Smith, Poters ot Hassolriis attira l'attention do la critique.

L'écolo danoise a ou, au xviii» siècle, un graveur de talent, J.-F. Clomens (1757-1831), élèvo do Preissler ot de Wille, qui travailla ù Berlin, ù Genève, ot finit par so fixer à Copenhague. Il a gravé d'après Juel, Abildga;ird, Lorenzen, «te. Do nos jours, on peut citer : L. Frœlich ot John Ballin.

Musique. En Danemark, la musique était fort en honneur dès !o xvi" ot le xvri" siècle, et un écrivain danois, Angul llummorich, a pu, il y a quelques années, publier un livre assez important sous ce titre : la Musique sous le roi Christian IV do Danemark: f5SS-l04S. Dès cotte époque, on effet, lo Danemark, qui s'est montré toujours très hospitalier envers les artistes étrangers, en recevait plusieurs, tels que l'Anglais John Dowland, qui fut luthiste de Christian IV, et l'Allemand Henri Schiitz. qui eut ù deux reprises la direction de la musique particulière do co prince. Dans la suite, d'autres musiciens étrangers visitèrent le Danemark, et quel(|ues-uns s'y fixeront définitivement. C'est Jean Hartmann, qui fut A Cnponhaguo maîtro de concert du duc de Ploen, et ù qui l'on doit la musique du chnnt national ot populaire. Cohii-lft fltsonche doi-ompositeurs :

DANEMORA

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