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DANGEAU

son potit-flls, Jean-Piorre-Emilo, ot son arriôro-petit-fils Emile furent des musiciens distingués. C'est Joan-Abraham-Piorro Schulz (1747-1800), qui fut maître do chapelle de la cour. C'est Frédéric-Louis-Kmilo Kunzon (1701-1819^, qui succéda A Schulz dans ses fonctions. C'est Frédéric Kuhlau (17SG-1832), fameux comme fiùtisto et comme compositeur, qui ost considéré comme lo restaurateur do

Go- thens HJelm og Hjer-ne brast.da sankhveVfjendtlig

Speil og Masl i Rog og Damp Fl^e.skreg de.hversom

staaer oiod Oan-marks Chris -ti-an Air national danois.

Kamp ?

Trailuction : Le Roi Christiati est debout A côté du grand intH. au milieu de la fumée et du brouitlurd. — Ses armes frappent si fort qu'idles brisi-tU le casque et b>'oiunt la cervelle des Goths. — Alors s'abattent les nidls et les voiles des navires, ai( milieu de la fumée et du brouillard. — « Fuyez, crie-t-il, vous tous qui pouvez fuir, qui résistez à Christian de Danemark dans le combat. -

l'opéra national danois. C'est l'Italien Giuseppe Siboni (1782-1839), qui fut un des chanteurs les plus applaudis du Théâtre-Hoyal, ot dont le fils, Erik, devint compositeur dramatique. C'est Frolich, qui fut, vers 1830, directeur de co mémo théâtre.

Mais le Danemark a eu ses musiciens nationaux. Au xvn» siècle, on y trouve un savant artiste. Melchior Borchgrevinck, organiste do la cour du roi de Danemark. Plus tard, c'est un théoricien nommé Niels Haosen; puis P. Groenland, et surtout Christophe-Ernest-Frédéric Weyse. En même temps que celui-ci, vivait Georges-Nicolas do Nissen, second époux do la veuve de Mozart, qui donna la première biographie importante de l'autour do Don Juan.

Au xix" siècle, on se trouve tout d'abord en présence do quatre artistes d'un ordre exceptionnel : André-Pîerro Borggreon; Jean-Pierre-Emile Hartmann ; Jean-Christian Lumbye, et Niels-Guillaume Gade. Berggreen, maître de Niels Gade et do Heise, maîtro de chapelle de l'église métropolitaine do Copenhague, auteur d opéras, do cantates, do romances, a occupé dans son pays uno très haute situation. Son confrère, J.-P.-E. Hartniann, maîtro de chapelle particulier du roi, directeur du Conservatoire do Copenhague, a montré, comme compositeur, uno grande puissance et uno rare fécondité. Niels Gade, chef d'orchestro du Théàtro-Royal de Copenhague, s'est produit comme compositeur dans tous les genres. Quant à Lumbye, qu'on a surnommé « le Strauss du Nord », il s'était fait une spécialité unique de la musique de danse. Siegfried Saloman appartient aussi à cette génération ; époux de la célèbre cantatrice M*»* Nisson-Saloman, il a obtenu do brillants succès avec plusieurs opéras représentés à Copenhague.

plus près de nous, il faut signaler Emilo Hartmann et Erik Siboni.

Parmi les musiciens danois contemporains, Edouard Lasson vient en première ligne. Mais Lassen, qui a fait son éducation musicale A Bruxelles, s'est, dopuis, fixé en Allemagne, où il a fourni toute sa carrière. Asgor Ilamerik, connu par deux opéras et diverses compositions symphoniques, est depuis longtemps (léjà établi à Baltimore. Plusieurs noms sont encore à citer : Emile-Christian Horneman, qui s'est fait applaudir comme compositeur dramatique ; Pierre-Arnold Heise ; lo violoniste et chef d'orchestro Henri-Ernost Kayser ; le pianiste Antoine Héo ; Cornélius Gurlitt, autour do sonates et do licder; Henri BÔie, ii nui l'on doit dos opéras-comi(|ues, des ouvertures, des licder. ot uno musique pour ta Cloche de Scliiller; Jules Beehgard; Victor-Emmanuel Bondix, qui s'est fait connaître par des symphonies, dos suites d'orchestro, dos trios, des compositions vocales; enfin, E. Rung Andersen, fliîtisto ; Ludwig Schyte, pianiste, tous deux compositeurs; Fritz Berdix, vioIoncoUisto distingué, et Alfred Giessing, son élève, etc. Mais l'artiste sur lequel surtout l'attention de ses compatriotes est fixée on co moment est lo plus jeune do tons, Augusto Enna, qui a fait représenter trois opéras: la Sorcirre, Ctéupâtre, Aucassin et Nicolette, dont les deux premiers, particulièrement, ont obtenu un éclatant succès.

DanEMORA, ville de Suèdo (prov. d'Unsal) ; 2.500 hab. Mines do fer exploitées sur plus do 3 kilom. do long, et M) ;i 350 mètres do largo. Certaines fosses y ont au delà do 150 mètres de profondeur. Production annuelle : 350.000 îl 750.000 quintaux d'un fer réputé lo meilleur do la

Suède.

DANEMORITE n. f. Miner. Syn. de danniîmobitk.

DaNÈS (Piorro), on latin Dane.iius, helléniste français, n.'« <'t mort à. Paris {1197-1577). Elève do Budé et do Jean L.israris, il fut professeur de grec au Collège royal (1530), où il eut Amyot pour élève. En 1537, il condamna Rumtis. au sujet d'Aristoto ; en 1515, il fut envoyé par François I" un concile de Trente, puis il devint àvôqno do Lavaur (^1557). On lui doit des éditions classiques: l'^lorua, Plirie, des Eloqcs et Opu.tcules, publiés en 1737.

Danet (Pierre), latiniste ot lexicographe, né ù Paris vers li'.io, mort on 1709. Il fut un dos érudits chargés par le duc tie Montausior de faire dos éditions ad usum Delphini. Il est, en outre, l'auteur do deux dictionnaires : l'un CrancniH-latin (ir.85), l'autre latin frnticiiis(ltiitl), composés pour l'usage du Dauphin, et (pii furent longtemps en usage

dans les écoles. On lui doit, en outre, un Dictionnaire latin des atitiquités grecques et romaines (1798).

Danewerk ou Dannevirke (c'est-à-dire ouvrage dus Danois), nom donné à un n-nijart élevé par les Danois, sous plusieurs do leurs rois et surtout, do 936 à 950, sous

10 règne de leur reiuo Thyra Danobod, près de la frontière sud du Jutland méridional ou Slesvig, parallèlement à l'Eider, pour arrêter les invasions des Saxons. Construit en terre, en pierre et bois, il avait 10 à 15 mètres d'épaisseur, sur autant do hauteur. Co long rempart, incendié et détruit en partie on 974 par Othon H, fut réparé, en 1080, parValdomar le Grand, puis par Canut VI et la reine Marguerite. Ces fortifications jouèrent un rôle considérable dans les guerres du moyen âge. Lors do la guerre entre lAllemagne ot lo Danemark pour la question des duchés {1861), ou avait d'abord pensé que la ligne du Danewerk, réparée et complétée en 1861. pourrait servir, mais elle dut ôtro évacuée, parce que l'armée danoise courait lo risque d'être tournée.

DangÉ, ch.-l. do canton do la Vienne, arrond. et à 15 kilum. do Chàteilerault, sur la Vienne; 790 hab. Ch. de f. Orléans. Agglomération exclusivement agricole. Foires importantes pour lo bétail et la châtaigne. — Lo canton a 8 comm. et 5.y9i hab.

Dangeau, comm. d'Eure-et-Loir, arr. et à 18 kilom. de Chàtcaudun, sur lOzanne, affluent du Loir ; 1.307 hab. {Ihniiieautins, ines.) Jadis siègo d'un marquisat dont le courtisan Dangeau fut le titulaire sous Louis XIV.

Dangeau (Philippe dk Courcillon, marquis de), historien français, né en 1G38, mort en 1720. Il élait par sa mère arrière-petit-fiis de Duplessis-Mornay. Il se convertit do bonne heure au catholicisme, et il Ut ses premières armes en Flandre sous Turenne. Après la paix des Pyrénées, il alla servir en Espagne. En 1663, Dangeau o6tint le commandement du régiment du Roi. Il résigna ses fonctions pour être attaché à la personne mémo do Louis XIV, qu'il suivit dans toutes ses campagnes. Mais, en mémo temps qu'il servait comme aide de camp, lo marquis, par ses talents de courtisan, son habileté et son honnêteté au jeu, avait réussi à se rendre agréable à Versailles. Les deux reines, Anne d'Autriche et Marie- Thérèse, l'estimaient, parce qu'il leur parlait de leur nation dans leur langue. Enfin, à tous ces talents il joignait celui do tourner des vers avec facilité. Au plus fort de la passion du roi et do M"'" de Montespan, Dangeau fut lo confident do leur correspondance. Il protégea les débuts de Boiloau, qui lui adressa sa satire sur'la noblesse. En 1608, Dangeau remplaça Scudcri à l'Académie. Déjà, il avait été nommé gouverneur de Touraine. L'Académie des sciences lui oîl'rit le fauteuil du marquis do L'Hôpital (1704). Ilacceptaunemission auprès derélecteur de Trêves. Après la mort de sa première femme, Françoise Morin, fille du seigneur de Chàteauneuf, il épousa en secondes noces, en 16S6, la comtesse do Lœvenstein.

d'une branche mésalliée ^•' la maison palatine, et lîl!

d'honneur de la Dauphino. l.i marquis en eut un fils, qui eu une jambe emportée à la b;i taille de Malplaquet. En i6ss.

Dangeau fut décoré do l'ordi i du Saint-Esprit. H était aus^i grand maître do Notre-Dani<' du-Mont-Carmol et do Saiui- Lazare de Jérusalem. En ou tre, on lui conféra le titre do «conseiller d'Etat 1). M™" do Maintenon l'envoya au-devant de la jeune princesse do ^ Savoie, qui venait d'épou- 1 ser le duc de Bourgogne. Sa femme était devenue l'amie intime do M' Quand retentit, en 1707, l'appel patriotique de Louis XIV à la France, Dangeau ofiVit son bien sans arrière-pensée. Après la mort du roi. lo maripiis so rôtira des afi'aires et no so mêla à la politique (|uo pour i>rêter son ajipui au duc du Maine, en opposition avoc le Régent. Lo meilleur portrait (pie nous ayons de cet historien ost celui qui a été exécuté par Rigaud (aujourd'hui au musée de Versailles).

Dangeau (Mkmoirks du marquis dk) ou Jounml de la cour de Louis XI V. — Ces Mémoires vont do 1684 à 1720. Dangeau no s'occupe guère des événements militaires et politiques, ni des îictions curieuses ou éclatantes, si elles no so passent pointa la cour. En revanche. Louis XIV est montré dans son cabinet, dans sa vie privée, au milieu do sa famille ot de ses domestiques ; souvent, aussi, dans toute la pompo des fète.s do Versailles, dans tout l'agrément de ses voyages à Marly. Lo cérémonial ot réti(|Uotto tiennent uno très grando place. Dangeau enregistrait les événements au jour lo jour, sans i>arri pris ni commentaires. Lors mémo qu'il fait mention do quoique personnage digne d'cxcitor rintérét, il en parle avec lo laconisme d'un annotateur. « Lo bonhomme Cornoillo est mort, dit Dangeau; il était fameux par ses comédies : il laisse uno place vacante dans l'Académio. n II rapporte avoc la mémo froideur la mort do M** do Sévigné. Par ces défauts même, le Journal de Dangeau fornio la contre-partie, lo correctif des Mémoires de Saint-Simon. En dépit des atia-

3 nos de Saint-Simon lui-mémo ou do Voltaire, les Mémoires 0 Dangeau ont do l'intérêt, car ils présentent les hommes ot les choses, sans passion, sous leur véritable jour. La

Sremiôro édition complète des Mémoires do Dangeau a été onnée, eu 1854. par Soulié et Dussieux, qui ont joint à cette <»Mivro les notes inédites écrites par Saint-Simon sur la copie qu'il possédait do co Journal.

Dangeau (Louis nu Courcu-lon. abbé dk), littérateur français, frèro du précédent, né à Paris en 1643, mort en 17Ï3. H so convertit au catholicisme par la lecture do V/C.cposition de la doctrine catholique do Dossuet. H alla, conmie envoyé extraordinaire, en Pologne, ot connut à Varsovie Laurent Altieri, dopuis pape sous lo nom do Clément X. A sou retour, il aoliotii lu charge de lecteur du roi. C'était lui qui devait présenter ù Louis XIV le journal des grftces annuelles accordées aux gens île lettres. Ses conIVères, sauf Lu Fonluiiio, n'eurent qu'à se louer de lui.

11 défendit los hommes do lettres accusés do jansénisme.

' de Maintenon.

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