CLÉMENTES
— Doux, favorable, qui n'est pas rigoureux (en parlant des choses) : Ciel clément. Hasard clément, il Bénm, peu grave : Variole clémente.
— Anton. Implacable, inclément, inflexible, Inexorable, rigide, rigoriste, rigoureux, sévère.
Clément l" (saint), pape de 91 à 100. Il fut ordonné par saint Pierre, et mourut sous Domitien. Les anciens auteurs ne sont pas d'accori sur le nom de son prédécesseur. Est-ce saint Pierre lui-même, saint Lin ou saint Anaclet ? Saint Irénée et Eusèbe soutiennent que ce fut le troisième; cet avis a été adopté par l'Eglise romaine. Beaucoup d'ouvrages attribués à saint Clément sont certainement apocryphes ; par exemple, les HeconnaissanceSj les Homélies clémentines, les Co7isiitutions apostoliques, les Ep'itres décrétâtes. Deux sont discutés ; ce sont : les Epitres aux vieri/es et la Seconde ëpitre aux Corinthiens. Le seul qui soit certainement authentique a une importance considérable : c'est la Première ëpitre aux Corinthiens. Dans cette lettre. Clément, sur la prière des fidèles de Corinthe, intervient pour rétablir la paix dans cette Ej^lise troublée. C'est, depuis les apôtres, le premier monument de l'action pontificale dans le gouvernement ecclésiastique.
Clément (basilique de Salut*), une des plus anciennes et des plus mtéressantes de Rome. On croit qu'elle fut construite sur l'emplacement de la maison de saint Clément, dont le corps repose, d'après la tradition, sous le maître-autel. Le ch.œur est entouré d"un septum de marbre, enrichi de mosaïques précieuses, et porte le monogramme du pape Jean VIIl. par qui le chœur fut reconstruit au IX* siècle. La demi-coupole de la grande abside est revêtue dune mosaïque du xni' siècle. Des peintures de Sebastiano Conca, d'Antonio Grecolino, de Giovanni Odazzi. de Tommaso Chiari ot de Ghezzi se voient dans d'autres parties de l'église, ainsi que de superbes fresques de Masaccio dans la chapelle de la Passion, représentant le Christ en
Porte de la basilique de Saint-Clément.
croix et divers épisodes de la^Vie de sainte Catlierine. L'œuvre de l'illustre artiste a, malheureusement, soufl'ert des injures du temps.
Au-dessous ae l'église s'étendent deux cryptes superposées, ornées de colonnes de marbre, enlevées aux temples antiques. Les murs humides portent encore les traces de pointures byzantines ; une belle iMadone est intacte.
Clément II (Suidgkr), pape, élu le 24 décembre 1046, mort le y octobre 1047. Benoit IX, .Silvestre III et Grégoire VI se disputaient le trône pontifical. Un concile, ■réuni à Sutri par l'empereur Henri III, déposa Grégoire, «ui se soumit et choisit pour le remplacer Suideer, évêque CIO Bamberg et chancelier do l'empereur. Benoît IX et Silvestre III furent déclarés antipapes. Le nouveau pontife prit lo nom do « Clément " , sacra l'empereur Henri et rimpéralrJGe Agnès, avec qui il retourna eu Allemagne après avoir porté un décret contre la simonie, ot excommunié la ville do Bénévent. Il inuurut à sou retour.
Clément m g. uk Uavenni-:^, antiijajie. V. GuriJERT.
Clément m iPaolo Scolari), pape, élu lo i9, sacré Jii iu U'}ceinbro 1187, mort le 27 mars 1I9I. H abandonna aux ressentiments des Romains la ville do Tusculum et leur reconnut lo droit d'éliro leurs magistrats. Les troubles dont Rome était le théâtre ayant ainsi pris fin, Clément III s'occupa activcmont des préparatifs de la troi- NJêmc croisade, réconcilia Piso et G^nes cl imposa à tous cpux qui no prenaient pas la croix la dime saladine. C'est Clément III qui ordonna uo sonner au moment de l'élévation et sur le passage du saint viatique.
Clément IV (Gui Fodlqdes), pape, élu le 5, sacré le 20 f*vrior ï2Gr., mort à Viierbe lo 29 novembre 1268. Né en Franco à Sainl-Gilles-sur-Rhône, au commencement du xnr siècle. Gui Foulques avait été secrétaire do saint Louis. Il fut marié et porta les armes. Devenu veuf, il «■ntra dans les ordres, fut évéaue du Puy, archevêque do Narbonne, et cardinal. Knvoyé en mission en Anglotorro par Urbain IV, il y apprit son élection et revint en Italie, «û il no put rentrer *jue déguisé en mendiant, à cause do la haine que lui portait Manfpcd. Comme pape, il confirma ta donation du royaume da Naples faite ù. Cnarles d'Anjou
Monnaie de Clément Vil.
par son prédécesseur et le soutint énergiq^uement ; il fit mémo prêcher la croisade contre ses ennemis.
Clément V {Bertrand DE Got), pape, élu le 5 juin, sacré le 14 novembre 1305, mort le 30 avril 1314. Né à Villandraut,prôs do Bordeaux, il était archevêque de cette ville quand il fut élu pape parles cardinaux favorables à la France.
Il annula dans les actes de Bo-
nifaceVIIIcoqui j^,^^„^j^ ^^ ^^^^^^^^ ^
était onensant
pour Philippe le Bel, tout en maintenant les prérogatives du saint-siège. Il présida le concile de Vienne (131 1-1312), où il abolit l'ordre des Templiers. C'est en 1309 qu'il s'était fixé à Avignon, commençant ainsi cette période de soixante-huit ans, pendant laquelle les papes séjournèrent loin de Rome et que les Italiens ont nommée la captivité de Babylone.
Clément VI ^Pierre Rogkr), pape, élu le 7, sacré le 19 mai 1342, mort le 6 décembre 1352. Né en Limousin, il éiait entré chez les bénédictins. 11 continua à résider à Avignon, dont il acquit la souveraineté, protégea Pétrarque et Villani, décora le palais des papes et favorisa les arts. Il déposa l'empereur Louis de Bavière etfit élire Charles IV de Luxembourg.
Clément vu {Robert de Genève), antipape. C'est lui qui comnienga lo grand schisme d'Occident en acceptant d'être élu par les cardinaux révoltés contre Urbain VI (1378). Il mourut à Avignon, en 131*4.
Clément vu (Jules de Médicis), pape, élu le 19, sacré le 25 novembre 1523, mort le 26 septembre 1534, 11 s'unit à la France, à l'Angl e terre, aux Suisses et à Venise contre Charles -Quint, qui fit piller Rome par ses lansquenets. Il assista aux progrès du protestantisme et vit Henri Vlll.dont il avait refusé d'approuver le divorce, se séparer do l'Eglise romaine.
Clément vm (Gilles Monoz), antipape (1424-1429).
Clément vni (Hippolyte Aldobeandini), pape, né à Fano en 1536, élu le 30 janvier, sacré le 2 lévrier 1592, mort le 5 mars 1605. Il donna l'absolution à Henri IV(1595) et contribua à la conclusion du traité de Vervins (1598).
Ilallaitcouronner le Tasse au Capitole, quand celui-ci mourut. C'est avec Clément VIII que Henri IV projetait en secret une alliauce de tous les princes chrétiens contre les Turcs.
Clément IX (Jules Rospigliosi), pape, né en 1600 à Pistoio, élu le 20 juin 1667, mort lo 9 décembre 1669. Il fit signer le formulaire aux évêques français, et crut avoir étouffé en France la querelle du jansénisme. Il mourut de chagrin, à la nouvelle de la prise de Candie par les Turcs.
Clément X (Emile Altieri), pape, né on 1590, élu le 29 avril 1670, mort lo 22 juillet 1676. Octogénaire, il laissa le gouvernement au cardinal Paluzzi : la question de la régale lui fut déférée par un appel de l'évéque de Pamiers, Caulet. Il érigea lévêché de Québec et autorisa la noblesse romaine à faire le commerce.
Clément xi {Jean Albani), pape, né à Urbino en 1649, élu lu 23 novembre 1700, mort le 19 mars 1721. Il publia contre les jansénistes les bulles Vineam Domini (1705) et Unigenitus {^1713), soutint le parti français eu Espagne, et défendit vainement la juridiction ecclésiastique contre Victor-Amédêe IL
Clément XII (Laurent Corsini), pape, né à Rome en 1652, élu le 12 juillet 1730, mort le 7 février 1741. Il diminua les impôts créés par son prédécesseur et rétablit l'ordre dans les finances romaines.
Clément Xin (Charles Rkzzonico), pape, né à Venise en 1693, élu le 6 juillet 1758, mort le 2 février 1769. Il soutint énorgiquemcnt les jésuites expulsés du Portugal (1759), abolis en France (1764), et fit de leur ordre un éloge solennel dans la bulle Apostolicum (1765). Le gouvernement français essaya de l'intimider en saisissant Avignon.
Clément XIV (Laurent Ganganelli), pape, né près de Rimini en 1705, élu le 19 mai 1769, mort le 22 septembre 1774. Après quatre ans do lutte contre toutes les puissances catholiques, il signa à regret le bref Dominus ac Hedeynptor qui prononçait la dissolution de l'ordre des jésuites, sans toutefois le condamner (21 juill. 1773).
PEB.«ONNAGES DIVERS
Clément d^Alexandrie (Titus Flavius Clemens). écrivain et docteur chrétien, né vers 160 à Athènes ou peut-être à Alexandrie, mort vers 220. Il était païen de naissance ; son nom semble indiquer qu'il descendait soit d'un affranchi de la gens Flavia, soit peut-être du consul Flavius Clemens, condamné à mort par Domiiien. Voyageant en Italie, en Grèce ot en Asie, à la recherche de la vérité, il se fit le disciplo do Pantôno, chef de ré{-oIe dos catécbètes d'Alexandrie et, devenu chrétien, lui succéda dans sa chaire. En 202, au moment de la persécution do Septime-Sévèro, il so retira en Asie, porteur d'une lettre rjue l'év/^que de Jérusalem adressait en sa faveur à 1 évêque d'Antioche. On no possède aucun détail sur la fin de sa vie. 11 avait été ordonné prêtre ot fut honoré du nom
MoDDaie de Clément VIII.
SO
de " saint » par beaucoup d'écrivains. Mais Benoît XIV, no jugeant pas la légitimité de son culte établie sur des raisons suffisantes, raya son nom du catalogue des confesseurs, clément avait composé beaucoup d'ouvrages. Voici les titres des principaux : Discours aux Grecs; le Pédagogue; Quel riche sera sauvé?; St?'o?nates; Hypotyposes {ou Esquisses). Les trois premiers ont été conservés en entier; il ne reste que des fragments des deux derniers. Le style en est clair, abondant et plein d'intérêt; l'ordre et la"méthûde y font défaut. Clément est un moraliste excellent. Comme apologiste do la religion, il déploie une vaste érudition contre le paganisme et montre dans la philosophie grecque une émanation de la vérité qui doit conduire le païen au Christ, comme la loi devait y amener les juifs.
Clément d'Alexandrie fut une belle intelligence, servie par une érudition profunde et une éloquence persuasive. 11 fut le maître d'Origèue.
Clément, le Scot ou l*Hibernien, savant du ix' siècle, né en Irlande, comme l'indique son surnom. Il se rendit en France à l'appel de Charlemagne, devint principal modérateur à l'école du palais et fut appelé par l'empereur à succéder à Alcuin. Il substitua au péripatéiicisme enseigné par ce dernier le platonisme alexandrin, ce qui lui attira de vives attaques, notamment de la part de Théodulfe, évéquc d'Orléans.
Clément (Jacques), connu sous le nom de Clemens non papa parce qu'il était contemporain du pape Clément VII, fut l'un des compositeurs les plus habiles et lesplus justement célèbres du xvi' siècle. Il était Flamand. Ses œuvres sont aussi remarquables par la pureté du style que par l'habileté de la forme, et il excellait à la fois dans le genre religieux et dans le genre profane. On connaît de lui onze messes, huit recueils de motets (plus de cent) à quatre, cinq et huit voix, soixante-six psaumes de David (en flamand) à trois voix, de nombreuses chansons françaises à quatre voix, quarante-six autres motets et diverses autres compositions. Clément fut maître de la chapelle de Charles-Quiut, à Vienne.
Clément (Jacques), dominicain et régicide, né à Sorbon, près Rethel (Ardennes), vers 1567, mort à Sainl- Cloud en 1589. Esprit faible, imagination déréglée, cédant, peut-être à l'influence de quelques ligueurs qui s'en seraient servis comme d'un instrument docile, il avait vingtdeux ans quand il conçut et exécuta le dessein d'assassiner Henri III. Il se rendit donc à Saint-ClouJ, où se trouvait le roi. Là, muni de lettres de recommandation, les unes vraies, les autres fausses, il parvint à se ménager untête-à-tête avec Henri III, etlo frappa d'un coup de poignard mortel au bas-ventre. Au cri de douleur de la victime, les gardes accoururent et tuèrent le meurtrier sur la fdace. Des ligueurs exaltés, égarés par la fureur de la utte, approuvèrent seuls le crime ; ils firent du régicide un martyr et osèrent même demander au pape de le canoniser. Le dominicain Guyard, et après lui les Pères Steill et Dolmans ont soutenu que l'assassin n'était pas Jacques Clément, mais un protestant qui s'était revêtu de ses haoits. après l'avoir tué. Ces écrits sans preuves n'ont pas modifié l'opinion.
Clément {dom François), savant historien, bénédictin, de Saint-Maur, né à Bèze (côte-d'Or) en 1714, mort à. Paris en 1793. Il est l'auteur de l'édition de 1770, considérablement augmentée, de l'Art de vérifier les dates, do dom Clémeucet. On lui doit les tomes X et XI de l'Histoire littéraire de la France, et les tomes XII et XIII du grand iiecueil des hîstoriejis des Gaules et de la France, commencé pa-* dom Bouquet. Il entra à l'Académie des inscriptions» en 1785.
Clément (Charles-François), né en Provence vers 1720. Professeur de clavecin à Paris, il publia: un Essai sur l'accompagnement du clavecin ; un Essai sur la basse fondamentale ; deux cantatilles : le Départ des guerriers et le Retour des guerriers ; un recueil de pièces do clavecin avec violon ; etc. Il fit pour la Comédie-Italienne, qui les représenta en 1756, l'adaptation française de deux intermezzi joués à l'Opéra par les bouffons italiens : l'un, (7 Paratajo. de Jomelli, sous le litre de la Pipée; l'autre, la Zingara, do Rinaldo de Capoue, sous celui dela Bohémienne.
Clément (Jean-Marie-Bernard), critique français, surnommé par Voltaire PInclenient,né à Dijon en 1742, mort en 1812. Il abandonna l'enseignement pour les lettres» fit jouer une tragédie, Médée, qui échoua, et se tourna alors vers la critique. Il attaqua avec une extrême violence les écrivains les plus en vue : Saint-Lambert, Voltaire, etc., puis rédigea le i> Journal littéraire» (1796) et le "Journal français». Il a écrit de nombreux ouvrages: Lettres à M. de Voltaire (1773-1776) ; De la tragédie (1784] ; Satire sur la philosophie (1778); Petit dictionnaire de la cour et de la ville (1788); Tableau annuel de la littérature française (1801); etc.
Clément (Pierre-Louis), né à Castigny (Calvados) en. 1766, mort en 1852, fut député pendant les Cont-Jours, puis maire de Saint-Lô, qui lui doit le stylobate célèbre connu d'abord sous lo nom de marbre de Xieux, et aujourd'hui sous celui de marbre de Saint-Lô.
Clément (Knut Jungbohn), historien et linguiste danois, né dans l'île d'Amram (Frise septentr.l en 1803, voyagea trois ans en Europe et devint, eu 1841, professeur à l'université de Kiol. On lui doit, entre autresouvrages estimés : De l'origine des Teutons (1836); le Monde germanique du Nord (1840) ; Histoii'e de la vie et des souff'ranci'S des Frisons (1845); Voyages à travers la Frise, la Hollande et l'Allemagne (1847) ; le Français et sa langue (1849) ; l'Etat réel de la langue et de la natiotialité du sud- Jutland (1849) ; la Langue écrite danoise et la Langue populaire du nord du Slesvig (1869) ; etc.
Clément (Ambroise), économiste, né à Paris en 1805, mort en 1886. Il collabora d'abord au « Journal des économistes il, puis fit paraître des Becherches sur les cause» de l'indigence (1846). Il fut l'un des principaux collaboratours aux Dictionnaire général de la politique, de Maurice Bloch, Dictionnaire d'économie politique, etc. Il écrivit contre les doctrines do Louis Blanc : Des nouvelles idées de réfoi^ne industrielle, et en particulier du projet d'organisation du travail de M. Louis Blanc (l848); et plus tard, lorsqu'il fut membre do l'Académie des sciences morales : Essai sur la science sociale : économie politique, morale, expérimentale et théorique (1867).
SI
GXXMENT (Jean-Pierro), historien et économiste français, né à Urugui^'iiau ou iguy, mort à Paris «n 1870. Il se distiiitïua surtout par ses iStuiios sur lo ri^yne do IjOuis XIV : Histoire de la vie et de t'admitiistratioyt de Colbert 1,1846} ; le (Souvememeiit de Louis A7 V ou la Coui\ l'administrât ion, les finances et le commerce {l&m) ; la Police de Louis A7 V'(l8û7); Madame de Manlr-xpan et Louis XIV (1868). Dans le douiaino do l'iiistoiro écunomiqiio, il pultlia ; Jacques Cœur et C/iarles VJJ, étudo lusturiijuo, précôdco d'une notice sur la valeur dos aninonnos niuiinaios françaises (1853); des monograiJhiosd'Enguorrand do Marigny et de Seniblançay (1857), ot un certain nombre d'articles dans les principales revues. 11 entra on 1855 i l'Académie des sciences morales ot politi(iues. C'était un ôrudit précis et sûr, un esprit ferme ut pondéré.
Clément (Charles), écrivain et journaliste français, né à Rouen en 1821, mort à Paris on 1887. Outre sa collaboration à la « Revue des Deux Mondes » et au » Journal des Débats u, il a publié : Michel-Aîige, Léonard de Vinci, Raphaël (1861) ; Etudes sur les beaux-arts en France (1865); Catalogue des bijoux du musée Napoléon 777 (musée Campana (1862); GfricauU , étude biographique et critique
il868l; Prud'hon, sa vie, ses œuvres et sa correspondance 1872); Léopold Robert d'après sa correspondance inédite 1874); Oleyre, sa vie et ses œuvres (1877). Par le caractère sérieux de ses études, Charles Clément peut être considéré comme un contitmateur de Gustave Planclie.
Clément (Jacques-Alfred-/'W'x), compositeur et musicographe français, né et mort à Paris (1822-1885). Dès l'âge do treize ans, il écrivit une messe qui fut exécutée par les choristes de l'Orphéon de Paris. I! fut, par la suite, maître de chapelle de Saint-Aufjustin et de Saint-Jjouis d'Antin, et organiste de Téylise do la Sorbonne. Il lit exécuter, à la Sainte-Chapelle, une série de morceaux tirés de manuscrits du XIII" siècle, qu'il publia sous le titre do Chants de la Sainte-Chapelle, avec un accompagnement d'orgue. Dans le même temps, il publiait un Eucoloije en musique selon le rite parisien (1843), première application d'un système de transcription du plain-chaut en notation usuelle, et le Paroissien romain (1854). d'après le môme système. Il écrivit aussi dos motets, chœurs, romances, morceaux de piano, etc. Comme traités didactiques, Félix Clément a publié : Méthode d'orgue, d'harmonie et d'accompagnement ; Méthode de musique vocale, graduée et concertante ; Méthode complète de plain-chant, d'après les règles du chant grégorien; Choix des principales séquences du moyen âge; Histoire générale de la musioue religieuse ; les AJusiciens célèbres, depuis le xvi" siècle jusqu'à nos jours; Dictionnaire des opéras {Dictionnaire lyrique), avec Pierre Larousse ; Histoire de la ynusique depuis les temps anciens Jusqu'à nus jours.
Clément de Ris (Dominique, comte), homme politique, né à Paris en 1750, mort en 1827. Nommé, en 1792, membre du Directoire d'Indre-et-Loire, où il possédait lo château de Beauvais, il entra au Sénat après le 18-Brumaire. En septembre 1800, pendant un séjour à Beauvais, il fut enlevé par une bande de faux chouans qui le tinrent renfermé pendant dix-neuf jours dans un souterrain, après avoir pillé son château. Sous l'Empire, Clément de Ris fut nommé comte et questeur du Sénat. Louis XVIII l'éleva, en 1814, à la dignité de pair de France.
Clément de Ris (Athanaso-Louls Torterat, comte), littératonr français, né à Paris en 1820, mort à Versailles en 1882. Il devint, en 1878, conservateur du musée do Versailles. Parmi les ouvrages do cet écrivain élégant et érudit, nous citerons : Portraits à la plume (l«53); les Musées de province l\S59); le Musée royal de J/at/rirf (1859) ; Critiques d'art et ne littérature (i862); la Curiosité (1863) ; Musée du Louvre ( 1872-1874) ; les Amateurs d'autrefois (1876) ; la Typographie en Touraine de 1467 à iSSO (1878).
ClÉMENT-DESORMES (Nicolas), physicien otchiniiste, professeur au Conservatoire dos arts et métiers, né â Dijon en 1779, mort à Paris en 1842, lit faire de notables progrès à la chmiie industrielle. On a de lui, dans les <i Annales do la chimie a (1801-1830) et dans le " Journal dol'Ecolo poIytechni(|ue », des mémoires sur l'oxyde et le sulfure de carbone, l'outremer, la fabrication de l'acide sulfuriquo, etc. C'est dans son mémoire Du zéro absolu et du calorique spécifique des gaz qu'il détermine lo rapport dos chaleurs spécitiquos des ga2 sous j)rossion ot à volume constant.
Clementi (Muzio), musicien italien, né à Rome on 1752, mort en Angleterre on 1832, fut l'un des chefs de la grande école moderne de piano. A l'âge de neuf ans, il obtint au concours une place d'or^'anisie. Il en avait quatorze lorsqu'un Anglais, (|ui voyageait en Italie, émerveillé do son talent sur lo clavecin, obtint do son péro l'autorisation do l'emmener en Anpïetorro, se rhargeani do sa fonuno. Il ac(]uit nue erande réputation à Londres, où il devint acronipagnateur de l'Opéra italien.
11 a rompost'i plusieurs recueils de sonates, tout "n so livrant à l'enseignement. Cependant, une banqueroute lui ayant fait perdre une somme considérable, il fonda une maison de commerce do musique ot do fabrication do pianos, qui bientôt fut en pleine prosnérito.
Clementi est justement considéré comme le chef do )a meilleure ocolo de mécanisme et de doigté pour lo piano. Ses compositions, si l'on peut leni reprocher parfois uu6 certaine sécheresse, sont pleines do grâce ot d'élégance. Elles consistent en cent six sonates et on morceaux divers pour le piano, auxquels il faut ajouter deux symphonies ot son Gradua ad Parnassum, ouvrage didactuiuo excellent, ''ont les éditions soni innombrables. I' a publié, on quatre volumes, une collection superbe do piècos choisies d'orgue otde clavecin dos plus grands maîtres.
CLÉMENTIN n. m. Nom donné aux partisans do Clémeni. VII (Kobort de Gonùvo), par opposition aux urbaiiistos, partisans do son compétiteur llrbain VI. ii Nom donné aux adhérents doClémont, vicaire général do Rouen, qui persista â no pas reconnaître losévft(|uos nommés par Napoléon et institués par le pape après lo Concordat, ii Roligunix augustin qui a été supérieur pendant neuf ans, ot qui est redevenu simple religieux, suivant l'ordre établi par le pape Clément VIlI.
CLÉMENTIN, INE adj. Qui so rapporte A l'un des papes
du iMini de Clenioiit. Il Musée Clémcnfin, ou Pio-Clemrntnio. Muséo d'antiques, au Vatican. U>\v\ù par Clément XIV. ii Ligue clémentine. Ligue que le» pnucus ilulions formeront