‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 552 sur 870 · V. COMPAS · texte numérisé non relu

V. COMPAS

— Loc. div. : Danser sur la corrfc. Exécuter des pas cadencés sur un câble tendu, au Fig., Se livrer à une entreprise difficile ou dangereuse, ii Danser sur rien. Danser en l'air, Etre pendu, ii Faire danser, Faire danser sans violons, Battre, malmener, conduire rudement, pousser vivement à ses fins. (A signifié aussi intriguer, se jouer.) — Signifie encore : i" Dissiper, dévorer, gaspiller: Faire danser les écus de son père ; 2" Escamoter, faire disparaître sous main: Faire danser tout ce qui tombe snus la ynain. wFaire danser l'anse du panier. Exagérer le prix des achats que l'on fait pour un maître ou un patron, et se ménager ainsi des profits illégitimes. (On disait autrefois gouverner l'aiise du panier.) Il Payer les violons pour faire danser les autres, Faire des dépenses, se donner du mal pour que d'autres en profitent seuls. Il Vin à faire danser des chèvres. Vin très vert, très dur, âpre, il A'e savoir sur quel pied danser, Etre dans l'embarras, ne savoir que faire.

— Arg. Exhaler une odeur puante : Danser du bec. Puer de la bouche. Danser des arpions. Puer des pieds.

— Véner. Danser sur ou dans la voie, S'égarer alternativement à droite et a gaucho de la voie.

— Prov. : Toujours va qui danse. Il n'est pas nécessaire de bien danser, il suffit de danser pour s'amuser.

— AxLUS. HiST. : Nous dansons sur un volcan. Phrase prononcée par Henri Salvandv dans un bal donné par le duc d'Orléans au roi de Naples, peu de temps avant la révolution de juillet 1830. (Cette phrase est restée célèbre et sert principalement à caractériser les circonstances où l'on se livre follement à la joie à la veille d'une catastrophe.)

— Allus. littér. :

Vous chantiez! J'en suis fort aise.

Eh bien! (Uuuez maintenant,

VersdeLaFontainedans/a Cigale et la /*burmi.V. chanter.

— V. a. Exécuter en dansant : Danser une polka, ii Danser un air. Danser en réglant ses pas sur cet air.

— Pop. La danser, Etre battu, châtié, il Etre obligé de payer, il Faire danser un branle de sortie, Chasser, expulser. (Vieux.)

— Techn. Danser la pâte à biscuit, La travailler pour la rendre forme.

Se danser, v. pr. Etre dansé, exécuté en dansant : Pas qui ne se danse plus, il Régler la danse, être propre à la régler, en parlant d'un air : .4.jV qui se danse.

DANSEUR, EUSE n. Chorégr. Personne qui se livre à la danse, il Particulièrem. Celui, celle qui fait profession de danser : ûon danseur. Célèbre danseuse, ii Danseur de corde. Nom donné aux anciens funambules.

— Véner. Chien qui, au Heu de suivre le nez à la voie de la b6te do meute, va à droite et à gaucho.

— Adjectiv. : Chien d.\iasevk. Chienne

DANSKDSE.

— Prov. ; Jamais danseur ne fut bon clerc, Celui qui se livre à dos amusements frivoles n'avance pas dansl'étude.

— Encycl. Acrob. L'art du danseur de corde, lo plus ancien do l'acrobatie, ost à peu près perdu. On lui a vu jeter son dernier éclat sous l'Empire, en la personne du père Ravel, do ^Imt Saqui ot surtout do Forioso, lequel, en 1808, jour do la Saint-Napoléon, parcourut au-dessus de la Seino, et sur une corde tendue, tout l'espace compris entre lo pont de la Concorde et le Ponl-Royal.

Les Romains, qui affectionnaient ce genre do spectacle, en répandirent le g,oût on Italie ot en France. Un Génois, lors do l'entrée d'isabollo de Bavièro, fenmio de Charles VI, était descendu le long d'une corde du haut des tours do Notre-Dame, ot avait déposé uuo couronne sur la téio de la reine au moment où ello traversait un des ponls de la Cité. Ce trait d'audace fut accompli à. la nuit tombante: pour ôtro aperçu au loin de la foule, l'acrobate portait un fiamboau do chaque main. Archange Tuccaro, ù la lin du xvi» siècle, fut lo saltarin attitré do Maximilion II, et ensuite des rois do Franco Charles IX, Henri III et Henri IV. C'est à ce dernier souverain qu'il dédia un ouvrage ayant pour titre: Trois dialogues ac l'exercice de sauter et voltiger en l'air, avec les fiffures qui servent à la parfaite intelligence et démonstration audtt art (Paris. I-MU»). Parmi los plus célèbres danseurs de corde, citons encore la Kestior, Colin, Gandon, les Bienfait, Gillot, Prévôt, Nicolet (chef de In troupe dos danseurs du roi sous Louis XV), oulin Blondin, mort on 1807, et qui a traverse lo Niagara.

Danseuse d'IIcrculanum.

lK?Jf^3îSw5^îî?P?3ffi

DANSOMANE — DANTE

™. Parmi les représentations artistiques les r,i;^ nTrêfsan^Sde'dLsXrs ou de danseuses, >1 courent de mentionner, dans lant.quue, ^.^ rir'irstatues de bronze trouvées a HercSanum, et qui comptent par,m es ServeiUes du musée de Naples. Elles "présentent la danse .e^/;^''^''^"^,:

t^thmée, d'une époque sévère, fcn par îfcStla solidué et la proportion des figures paraissent se rattacher à 1 école du Péloponèse. Dun tout autre caractère sont les très belles peintures de- «uvertes en 18U, à Pompé., dans une Xlon qu'on a appelée pour cela la Maison 3« danseuses. Les personnages TontZ nombre de treize. L habileté et la souplesse du pinceau égalent le bontnrt l'inspirltion. Ces fresques ont été transportées au musée de Mapies.

Dms les temps modernes, nous nous Tor'^Sons à silnaler d'une façon ^^s «néciale ■ les trois danseuses de marbre de 6anova (.8121, figures nu. se dUtinguent par la hardiesse eHaéuèreté du mouvement ; — le vanseur fapolitaiu, statue en bronze de Du ret^^ ,^,, Tout S'neSe, ne7;èt?obustsse dans cette charmante figure,

une des meilleures de la sta-

tuaire française du xix' slèclel- — la Danseuse arabe, statue de Saint- Marceaux (1886), saillant en ronde bosse sur une porte mauresque, figure originale. [La belle fiUe arabe'se montre aux reeards dans la dernière phase S'une danse, pendant laquelle eUe s'est dévêtue pièce à pièce. Le corps se replie en arrière, dans un mouvement d'une merveilleuse souplesse] ; - la Da:,seuse égyptienne, statue de marbre, par Faleuière. [Cette danseuse tourne sur elle-même en s accompagnant d'une espèce de cithare dont sa main frôle les cordes. La jupe, que le mouvement circulaire fait yoltieer s'ouvre sur le cote, et, par celte ouverture, on entrevoit des iambes souples et nerveuses (1873).] ^^ Danseuse arabe,

Danseur du Koi (le), aapris Saint-Marceaus.

ballet-pantomime, mêle de j-Aihoize musique do

chant et de paroles, en ""'^^^'^^^.^.^/i^^Je iV 22 o^ctobre

wsmmm.

^rmtiianYeu?.tomr crég^a'phe,"'comme compositeur et comme violoniste.

DANSOBIANE (de rfa.ise, et mar,ie) n. Personne qui a ,a p^slon de ladanse. 11 Adjectiv. : Un jeune /lomme I.A^- SOMJNE. (Peu usité.)

DANSOMANIE (ni - rad. dansomane) d. f. Passion de la danse, i Peu usité.)

DANSOTTEB 'so-lé - péjorat. de' danser) v. n. Fam. Danser lourdement. Il Danser un peu.

DANSOYER Iso-n-ié - péjorat. de danser) v. n. Danser sans Kuiit. (Peu usue.)

Dansse de VilLOISON (Jean-Baptiste), hellemsle français. V. Villoison.

DaNTAN (Antoine-Laurent), statuaire français, né et mort^ S^nt-Cloud (1798-1878). Elève de Bos.o,.I^rem-

5^^l^t''dïïa^^^^o" tt?fe"r'^rcett;^rent^^

mit'p'ÏÏ^Ll^chô''sede lui-même 1-- ^on /eu.e ai^e.r

'sr^is^j^Se^^fh^p^^-'^^BSB

Ursin,. figure monumentale commandée pour la façade de l'Hôtel de Ville de Paris. Un peu plus tar^, en 1844 i exécu^ pour Dieppe un Duquesne; en f, 6. «Ji *> "' rhristonlU! figure de pierre, appartenant à 1 église de La vïlVet7 Le buste i^^baron liounier (palais du Luxemh^nri) est aussi de la même époque. Le Malherbe de Caên^e!t do I8I7 Le buste de î/.-X GrandMle, expose en 1848 eut un succès véritable. D'autres bustes ceux de il" hflaroche (1855), de M"' Dapeyrat ( ««0. de MacZl etc., se recommandent par les qualités ordin^res do Dan^n, qui sont surtout l'habileté du fmre et le charme

Dantan jeune

Dantan (Jean-Pierre), dit Dantan jeune, statuaire, frère du précédent, né à Paris en l«<">;. n;»«,^„ '^''"1° «," 1869 Cet artiste, comme son frère, eut d'abord Bosio pour maure II s'est fait une renommée très grande en don- ?an à a car clture française une forme nouvelle. Il donnait au plaire les formes les plus divertissantes. Après unéiourVn Itllie! il apporta âVaris ses deux premières charges dans les salons de Cicém : le succès fut prodi- Bieuf De là le musée Dantan, au coin du passage des Panorama», où l'on voyait Paganini, forme Je squelette, vfs^eancileux et doigts cr^hus; Rossini, lourd commeTn pachyderme-, '^.clor Hugo, au f«"", ''^'"f "^ ' Frédéric Souiié, grosse téie et longues moustaches dans un soûl cr- Ba zac, avec sa chevelure et son chapeau ?anl^t ques fÂlexandre Duma*, orné de cheveux crépus ayant la tête comme un chien do chasse en quête d" «'•''" ■ CMUl-Blaze. perché sur les épaules <1« R»';^;"': «'• ^^tîo cette posture, épluchant la tète do infortuné maestro Pr en tirer quelques ariicles do critique musicale , 1 in-

génieur Lebas, celui qui a dj-^^ l-bf sque de la Place

Se la Concorde, qui dan^5,f ,î„^™;d Te D'Véron; le monolithe sous le bras ; Du Sonmierar . ^^ ^^^^^^

;^rrâ^b^„?^rM^. Poct-^^cS^sàrnson^ Bouffé, Arnal, le vaudevilliste Duvert, enfin Dantan lui-même, qui ne s'est pas épargné, se montrant à nous aussi laid quo

"""La popularité de Dantan

ieune, comme caricaturiste,

nuisit à sa réputation comme

artiste sérieux. Il existe de

lui nombre douvrages dun

style châtié, et parfois assez

ll^U tels que: les statues

de Boieldiett (Rouen), et de

Philibert Delonne (Louvre);

les bustes d'Arf««îrfe /"!'«'''«.

de Base Chéri, de Canrobert,

Jean Bart, Pfe.ve' ■«»;»"".

Xelpeau, SponUm, Thalberq lord Bentinck, etc. En Angloterre, il exécuta les ngurines, ou les charges, des pcrson-

est un vrai chef-d'œuvre. . „i j,

Dantan (Joseph-Edouard), peintre français, ne à oT^^^n 1848 tué à ViUerviUe en 1897 dans un accident L voiture D'une famille d'artistes, il entra tout jeune de voiture, u ujo 1 occupé d abord de peinture

%^^l:il\i"él%llnr: recense, puis s'est abonné à fateiXe de .Jnre. Sa première œiivre .mportanle^est une grande penture l 'f^^^ „„'£., ^rf, rf,, ,„ destruction Sf PÔ™?; (18° ) runl/of.e sculpH^nt un Christ en bo,s: %fcuùàui pieds dOmphale (1874); la XynphçSalmacs ftleJeunTHef-maphroditensie) ; Vocation des apotres Pio t ^AndH\S-l)- le Coin iateUer (1880), œuvre hno et dch-

\i:i!:zTa;Te^^vA^n':tt^^^^^^^^^

oute simple, bien vue et bien peinte. En 188d, 1 artiste Xorda moins heureusement une note sentimentale : le

W V °ux mann qui promène tristement par la main ses L,,v nelitos-fiUes k Enterrement dun enfant a \ llerville deux petites mies, li r^„(r'ac(e d'une pre-

(musee du »»^ Jf '„'j4™" ;;,. Le .l/o,<(ar,e d'après nature reu-ouva e^nîss" le^sScc^s franc et complet du Corn

' Dante nom de plusieurs personnages italiens, plus connus sous celui de Danti. V. ce nom. Dante (Durante Aligbieki, dit), le plus grand poète

Sri^n?b^s g^i^i^i^ri^x^^r^t ^ci^i

au céKo Brunetto Latini, renommé comme savant et homme d'Etat II dut achever son instruction dans quelque

n?v?rsité à Bologne sans doute, car aucune branche du savoir himaln ne iSi fut étrangère, et il semble avoir étudie à fond au moins la jurisprudence et la théologie. Un épisode de sa jeunesse doit être mentionne, car il eut une énorme mfluenco sur sa vie entière et sur son génie • c'est sa rencontre avec

Béatrix, fille do Folco Portina-

ri II voua aussitôt à cette jeune

fille un amour à la fois idéal et

passionné, qui, après la mon de

Béatrix en 1290, se transforma

en une vénération mystique et

religieuse, d'une nature toute

particulière ; Dante lit. dès lors,

de Béatrix son guide et 1 inspiratrice de toutes ses pensées et

de toutes ses actions. Il s était

déjà essayé dans la poésie en

composant de premiers essais,

qu'il soumettait à son ami Guido

Cavalcanti, sonnets amoureux „.„„ „,,';i avait

-^^rsk^îsricrT»--^^--

en proïe aux plus violentes dissensions. Outre les deux grands partis âes guelfes et des gibelins, .l^'f divisaient fomme toute l'Italie, elle souffrait des r'^'al'tésde deux fac^i"ns du parti guelfe : les noirs, qui se ^f^^"/f '™* ^e 'aristocratie, et les blancs, qui s'appuyaient surlesc asses popu aires. Par sa famille, que les gibelins avaient proscrite deux fois au courant du siècle, D^nte eiait guelle et c'est comme guelfe qu'il prit, «" '^f : TXent 'ns aux au comb.-it do Campaldioo livre par '"^„ * '«.'^^^""t „„ gibelins d'Arezzo; mais ses l'^isons personnelles et pro feablement aussi un sentiment dequ.té, 1 umssaien^aux blancs, qui semblent s'être montres, au début, moins Tranniques et moins violents que les noirs et q'" f"«°J' do fait, \e parti opprimé. Appelé au pnorat en mai 1300 il s'appliuua à pac lier Florence et bannit les .pl"f coni promis7parmi tes chefs des noirs e?mme parmi ceux de^ felancs c'est-à-dire ses propres amis; ^^ J^' ''"^^^s dérée no le sauva pas de la proscription lorsque Charles do Valois, frère de Philippe le BC.appelo on ItaJ'e P^.^ .'^ pape Boniface, fut entré par trahison dans Florence 'eut ouvert les portes do la ville aux "<; "; <!" ' „dvei,-iirent du pouvoi^r et chassèrent do la ville leurs ^dvus»;

run;^"a=riSi!'^:ii^??Sf^3?^;

t"nVcrn4°;l™Un^U;r<iéc?et'le'roSdl'",^n^ Ir^^î^ee^élan marié en ^92 dei^ ans^..s la

d'habiter Florence et - f^'JÎ^^^'^rmltè^eTpotSul ^■^"a^r'ures^^^rgnnatio* rà tre"s™'ItaUe.. |éfugi 'r WH àVérone'^où A boïno délia Scala lui offrit hospi- ?aî!'t"'oè;e^;?ou\ee„su.eàPad^ue ch^z es laj^^^^^

»EHiï=îi^-^^'^^ënuS

iifS£b&nos^ -"-■=- fî

5i^SÎSeiS^^œ»&=

été les F,^°"é7^';="„ret àGu^lWo En "319 il vint à la le Tyrol, dans le Frioul et a t»""» »• ,^ Ravenne, oui le

Dante

^/rr'BéS:è;T;^.u :s^ ^^i ^i^^^) cjuunua

'•'^Te'cS d\ pXentt'se^g eTrdrRa;enne:qui le cour de Guido «a t-oienw, ë ^.^ ^^^^^i a

avant sa mort ; ses autre^s ouvrag , ^^^,^. ^-^r

COMÉDIE (la).

£"■ . PrL^ I Florence U fut effacé lors de la restaura-

^on ïe «met p^g" Vàsari. La cathédrale de Florence

renferme une fresque oil

Dante est représente debout, la tête ceinte dune

couronne de laurier, la

main gauche tenant le livre

de (a Dii'ineComi'rfie.Cetto

peinture, qui a longtemps

passé pour être d'Orcagna,

a été reconnue comme

étant de Domenico di Fran-

cesco, dit Michehno, nui

l'exécuta en 1465. Parmi les

portraits anciens que Ion

a de Dante, nous encrons

encore les médailles publiées par Morziichelli; celle du Putinatti ; celle du cabinet impérial devienne ; une statue provenant de l'ancienne façade de la cathédrale de Florence, et qui a été transportée dans lavilladu Poggio ; une peinture sur bois du xv siècle fPise); un tableau italien

du XVI» siècle, appartenant c.„k.(t„

à rancien musée Napo- Dante et Béatrix. par AiyScheffer.

croit avoir été exécuté par un artiste flamand du x%su.cje. Un ableau de Vasari, appartenant a" collège d Oricl, à Oxford, représente Dante, en <;5mpagnie de Pétrarque,

2:S"/x'^Ç'^"^r< Dant^etrirgile^l^l^-g^re^ L° V nif/t^ibleau tl lloL ^''^^^('^J^Z^!^j^^:!:^

sEiri^.?^d'cb-rî"Ç.|S«S :ît.r';;i7^° ic!ê^^^^^^ti^$S£S^

^;^ <^^)' BS^uJrSlistïsouï/lî^^^sï^

Mass,n?et sa grande fres'que de "a Ludw.gk.rche à Munich. Enfin, les préraphaélites anglais ont lait rovivi mainte scène du poète.

d'iSifd bI!:^: musl^Sde f^iSod^ vSf

seiiicQt doué*

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