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DANUBE

Dante, poftto italien du XIV» siècle, né à. Majano (Ti)si-aiu''). Il iHait coiitomporain do l'illustro Danto Aligliiori et j'juissait d'imo grande rùputatioii. Ses œuvres Wriquos ont été publiées dans le recueil intitulé ; Sonetti e Canzoni di dive>:si antichi autori toscimi (n27).

DantÈS (Cliarles-Victor-Alfrod Langue, dit), ôorivain fran<;ais, né et mort A Passoiians (Jura) [1S31)-1891J. 11 s'adonna d'abord à l'aj^n'iculture, puis se rendit à Paris, où il se tourna vers les lettres. Nous (-itérons, parmi ses ouvrages : Tables hiofjrapkiaues et bibliographiques des sciences, des lettres et des arts (18â5-lS66), et Dictionnaire biographique et bibliographique, alphabétique et méthodique des hommes les plus 7'eniarqttables dans les lettres, les scietices et tes arts (1875-ÏS76J.

DANTESQUE {tèssk') adj. Qui est particulier ù. Dante, qui est dans la manière de Danto, qui a la mâle énergie do son stylo, sa puissance d'imagination : Le grandiose dantesque de Liszt. (Balz.)

— n. m. Le dantesque, Lo genre de Dante.

DANTHONIE {»i) OU DANTHONIA n. m. Genre d'herbes cespiteuses, à feuilles pianos, do la famille des graminées, tribu des avénées, renfermant f)lus de deux cents espèces répandues dans presque toutes es régions du globe. {Le danthonia decumbens se rencontre aux environs de Paris.)

Danti ou Dante (Pietro Vincenzo Rainaldi, connu sous lo nom de), mathématicien et poète italien, mort en 1512. Très versé dans l'architecture et dans les mathématiques, il a laissé un commentaire italien sur la Sphrre de Sacrofjosco, imprimé à Pérouse en 1544. — Son tils, Jules Danti, natif de Pérouse et mort en 1575, architecte distingué, construisit, avec A. Alessi, la belle église de Sainto-Marie-des-Anges, près d'Assise. — Sa tille, Teo- DORA Danti, élève au Pérugin en même temps que Raphaël, a laissé quelques tableaux estimés.

Danti ou Dante (Ignace), mathématicien et dominicain italien, né à Pérouse en 1536, mort en 158G. Il professa les sciences à Florence, puis fut appelé à Rome par Grégoire XIII, qui le chargea de réformer le calendrier, de lever des cartes et des plans et le nomma évoque d'Alatri (1583). On lui doit, entre autres ouvrages : Traifé de l'astrolabe (1569); le Sienze matematiche redoite in tavole (1577), oiTrant 45 curieux tableaux synoptiques; etc.

DantieR (Henri-Alphonse), littérateur français, né à Noyon en 1810. S'étant distingué par un ouvrage intitulé : Coup d'œil sur l'art chrétien, suivi de la description do Notre-Dame de Noyon (1844), Dantior fut chargé parle gouvernement de recueillir, en France et à l'étranger, la correspondance inédite des bénédictins do Saint-Maur. Cet érudit a publié ; Histoire du moyen âge (1852); Etudes sur les bénédictins (1854); Elisabeth Seton (1870); les Monastères bénédictins d'Italie. Souvenirs d'un voyage littéraire ail delàdes Alpes (1866) ; Italie, étude historique (1874) ; les Femmes dans la société chrétienne (1878).

Dantine (dom Maur-François), érudit et bénédictin belge, né à Gourieux en 1688, mort à Paris en 1746. Il s'adonna à l'enseignement à Reims, puis à Paris. Il travailla à la Collection des décrétâtes, puis à la 2« édition du Glossaire de Du Cange, dont il publia cinq volumes (1733- 1734). On lui doit encore une traduction à.es Psaumes (1738) et l Art devéri fier les dates, terminé par dom Clément (1750).

DantiSCUS (en polon. Dantiszek) [Jean], poète latin polonais, né à Dantzig (d'où son surnom) en 1485, mort à Fraoenbourg en 1548. Il appartenait à une famille allemande nommée FLAciisniNUER, depuis longtemps établie en Pologne. Il fît ses études à Cracovie, où ses poésies latines lui valurent une grande célébrité. Après un voyage en Orient, il prit part à quelques campagnes comme militaire ; vers 1509, il devint secrétaire de Sigismond le Vieux, avec qui, en 1515, il se trouva au con-

frès do Vienne. Il fut chargé do nombreuses missions iplomatiquos auprès du pape Clément VII, des empereurs Maximilien et Charles-Quint ; il décida ce dernier à signer la paix avec les Vénitiens. Il entra dans les ordres et fut nommé évoque do Hulm, puis princo-évf^quo d'Krmeland, en 1537. Ses œuvres ont été recueillies et publiées

far Bœhm (1764). Elles so distinguent par la pureté do expression, plus que parle sentiment poétique.

Danton (Georges-Jacques), homme politique çais, né à Arcis-sur-Aube en 1759, mort à Paris on 1794, B'ils d'un procureur au bailliage d'Arcis, il vint à Paris en 1780, et s'y (it recevoir avocat au conseil du roi en 1785; il garda cctto charge jusfiu'en 1791. Dès lo début de la Révolution, il so lança dans la politique, devintélectcurdii département do Paris, et fonda, on 1790, lo club des Cordeliers. Mais son importance no commença qu'en 1791, à la suite do l'évasion du roi, dont il provoqua la déchéance par une pétition qui lo ftt poursuivre judiciairement. Il alla passer six semaines on Angleterre et revint on Franco pour so l'aire élire substitut du procureur do la Commune (nov. 1791)- Il usa de l'iniluonco que lui donnait ce poste pour organiser, au 10 août, l'attaque des Tuileries, et fut récompensé do son rôle dans cotte journée par lo ministère do la justice. Lo 2 septembre, il prononçait à la Législative la harangrio énergique où se trouve la phrase fameuse : » Pour les vaincre (los ennemis), il nous faut de l'audace, oiicoro do l'au daco, toujours de l'audace, et la Franco est sauvée I » Il prÔchait au poufjlo la résistance à l'onneuii ; mais on lui reprocha sa connivonce, ou au moins son inertie, dans loi massacros de Soptombro. Le 8 soptembro, jour do sou

fran-

Statue de Danton, par Paris.

élection à la Convention, commonco sa vlo parlementaii'e. Jusque-là, il avait exercé une induonce souveraine sur les masses par sa voix forte, son geste impétuiuix, son éloquence hardie ; il en imposa à rassombléo par l'audace de ses conceptions et la fougue do sa volonté. Il siégea à la Montagne, pressa lo jugement et la mort de Louis XVI, puis so consacra presque exclusivement aux aft'airoa extérieures et àladéfeuso contre l'Europe. Il était partisan d'une politique do propagande révolutionnaire, qu'il essaya vain ornent d'appliquer dans une mission on Helgifjue. Quand les armées de la Coalition devinrent menaçantes, il détermina par son éloquence l'adoption de toutes les mesures propres à faire triompher la résistance : levée de 300.000 hommes (avr.

1793 ), institution du tribunal révolutionnaire , dictature du comité de Salut public (sept 1793). L influence même qu'il acquit devait lui devenir funeste ; après avoir contribué à l'écrasement des girondins, il vît se former contre lui, à partir de novembre 1793, une coalition des hébertistes et des robespierristes. Arrêté sur l'ordre de Robespierre, le 31 mars 1794, il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire, sous l'inculpation de conspiration contre la République et condamné à mort. Au moment de mettre sa tête sous le couperet, il se tourna vers le bourreau et lui dit : n Tu montreras ma tête au peuple : elle en vaut bien la peine ! " — Une statue de Danton, œuvre du sculpteur Paris, a été inaugurée à Paris, sur le boulevard Saint-Germain, en 1891 ; une autre, œuvre de Longepied, lui avait été élevée, en 1S8S, à Arcis-sur-Aube.

DANTONISME [nissm') n. m. Doctrines politiques de Danton.

DANTONISTE [nisst') n, et adj. Se dit des partisans de Danton, de ses doctrines politiques.

Dantumadeel. comm. des Pays-Bas (Frise [arr. de Leeuwarden]) ; 10.700 hab.

Dantz ou Danz (Jean-André), orientaliste et théologien allemand, né à Sandhausen en 1654, mort en 1727. il voyagea à l'étranger, puis se fixa à léna, où il s'adonna à l'enseignement. Ses principaux ouvrages, souvent réédités, sont : Aditus Syriêe reclusus, etc. (1689); Compendium grammatices hebraicx et chaldaîcx (1706); Rabbinismus enucleatus (1761) ; etc.

Dantzell (Joseph), graveur en médailles français, né à Lyon en 1805, mort à Paris en 1877. Le premier ouvrage qu'il exécuta fut la médaille frappée en 1826 par la ville de Lyon au profit des Hellènes. En 1839, il y exécuta do nombreux travaux, soit pour ses compatriotes (médaille de Montalembert), soit pour la commission dos monnaies. Parmi ces derniers, signalons : les médailles de Pascal, do Warin, de la princesse de Bade, d'Achille Leclère (d'après un médaillon, dernier ouvrage de David d'Angers) ; la médaille de l'expédition de Rome (1849); celle de la visite de l'empereur et de l'impératrice à la Monnaie en 1854, celle des Halles centrales. Dantzell était un talent sérieux, sobre, harmonieux.

Dantzig ou Danzig (en polon. Gdansk), ch.-l. de

la Prusse-Occidentale et du cercle de Dantziq, sur la rive gauche du bras occidental de la Vistule. Centre do commerce très important, forteresse de douxièmo rang, jadis grande ville hanséatique; 120.338 hab. Port de mer à 6 kilom. (le la Baltique. Dantzig, qu'on a appelée la « Nuremberg du Nord » à cause de ses maisons gotniques ot do son aspect archaïque, se compose de six quartiers, enserrés dans une enceinte fortifiée garnie do vingt bastions et protégée par une série d'ouvrages détachés. EUo renferme plusieurs édifices remarquables : \e Artushof on Junkerhof, servant aujourd'hui do Bourse, l'hôtel de ville dans la Rechtstadt fxv« s.), l'hôtel de ville do l'Alfstadt (1587), un célèbre et vieux moulin, la cathédrale de Sainte-Mario commencée on 1313, lo Stocktunn , lo couvent des franciscains. Commerce très considérable en cuivre. Cliantiers do construction pour la marine de guerre, ateliers d'artillerie, fabrication de la célèbre liqueur eau doréo do Dantzig: {Oantsiger Goldwasser), métallurgie.

— Histoire. Lesoriginesdo Dant-zig sont obscures; aux' siècle, elle apparaît comme lo plus grand contre do la Pomérauio supérieure; Adalbort, évoque de Prague, y proche le christianisme vers 997 ; do ll8r>à 1358, elle appartient tour à tour au roi do Danemark, au duc do Poméranio, à la couronne do Pologne et à l'ordre Teutoniquo. En 1358, elle devient ville hanséatique; vers 1454, lors do la décadence do l'ordre Teutoniquo, elle s'en émancipa et élut protecteur lo roi Casimir IV de Pologne, sous l'autorité duquel oUo devint presque une ville libre. Elle prit la Réforme on 1523. Assiégée, disputée (1577, par Etienne Bathory ; 1656, par les Suédois ; 1734, par los Russes ot los Saxons [v. art. suiv.]), Dantzig est la natrie du physicien Fahrenheit, de l'historien Arclionholz. du célèbre philosophe Schopenhauor, ainsi que de sa môro, la romancière Jeanno Schopenhauor, iiéo Torosina.

Dantzig (sii^oes dk). Dantzig a soutenu quatre siègost dans l'espace d'un siècle.

1. Sif^ge de 1734. Pondant la euerro do la succession do Pologne, Stanislas Loczinski, noau-pèro do Louis XV, y fut bloqué par lO.ooo Russes aux ordres du comto de Munirh. Lo cardinal Floury lui envoya 1.600 hommes, sous lo comto La Poyrouso, auquel ao joignit le comto de Plélo,

Armes de Dantzig.

ambassadeur do Franco à Copenhague. Ils débarquèrent lo 24 mai 1734. Mais Plélo périt glorieusement troisjours plus tard, et La Poyrouso, cerné dans l'ilo Fahwrasser, dut capituler lo 25 juin. Dantzig so rendit le 9 juillet. Stanislas réussit à quitter la ville, déguisé en matelot.

II. Siège de 1793, Après la campagne de 1792 contre la France, la Prusse se fit donner Dantzig comme prix do son concours dans la coalition. La ville, assiégée par le général prussien do Blomer et menacée d'un bombardement se rendit presque aussitôt (9 juill. 1793).

III. Siège de i807. C'est le plus mémorable de tous les sièges qu'a subis Dantzig. La place, défendue par le vieux maréchal Kalkreuth, avait pour garnison 14.000 Prussiens et 4.000 Russes. Los troupes françaises de siège étaient fortes do 18.000 hommes,aux ordres du maréchal Lofebvre. Les travaux étaient dirigés par le général d'artillerie Lariboisière et le général du génie Chasseloup-Laubat. Le 19 mars, lo général Scbramm occupa le Nehrung, banc de sable loug de 100 kilomètres, qui fait communiquer Dantzig avec Kdnigsberg. Le i" ou le 2 avril 1807, la tranchée fut ouverte contre le Hagelsberg, qui protège Dantzig à l'O. Lo 24 avril, eut lieu un premier bombardement do la ville. Un coup de main tenté par le général Gardanne, dans la nuit du 5 au 6 mai, livra aux Français l'île de Holm, à l'embouchure de la Vistule. Le 8 mai, le chemin couvert fut pris d'assaut. Le 15, dix mille Russes vinrent de Kônigsberg au secours do la place; mais, après un combat meurtrier, où le régiment des gardes de Paris se couvrit de gloire, ils furent repoussés par Lannes, Schramm et Oudinot. En même temps, le général Beaumont culbutait 4.000 Prussiens, débarqués avec Bulow au Nehrung. L'assaut devait avoir lieu le 21 mai : Kalkreuth préféra se rendre ; la capitulation fut signée le 26. Lefebvre fut créé « duc de Dantzig ».

IV. Siège de i8î3. Cette fois, c'étaient les Français (35.000 hommes) qui étaient assiégés. Le chef de la défense était le général Rapp, assisté des généraux Lopin et Campredon, pour l'artillerie et le génie. Les Russes assiégeants étaient au nombre de près de 50.000 hommes. Ils investirent la ville le 1*' janvier 1813; après trois mois d'escarmouches, ils tentèrent, le 5 mars, un assaut général, qui fut repoussé. Dès lors, le duc de Wurtemberg, qui avait remplacé le comte Platow, se borna à resserrer lo blocus, que Rapp essaya de rompre, le 9 juin,

fiar une vigoureuse sortie. Le 4 septembre, commença e bombardement : une partie de Dantzig devint la proie des flammes. A ce désastre la famine vint ajouter ses horreurs. Enfin, le 27 novembre, Rapp se résigna à traiter avec l'i-nnemi.

Dantzig (RéGENCE de), circonscription administrative du royaume de Prusse, qui, avec la régence de Marienwerder, compose la province de Prusse - Occidentale. Superf. : 7.952 kilom. carr, : pop.; 618-000 hab. Ch.-l. Dantzig; villos principales : ElDing et Marienbourg. Sol plat et marécageux, arrosé par la basse Vistule; climat humide et froid ; cultures industrielles; tabac pommes de terre, chanvre. Industries textiles assez actives. Commerce considérable, principalement par mer, avec la Russie.

Dantzig (duc dk), maréchal de France. V. Lefebvre.

Danube (en lat. Danubius, ou Ister pour le bas Danube ; on aliem. Donau), après le Volga, le plus long et le plus puissant fleuve do l'Europe,

— Géocr. Le Danube prend sa source au pied de la forêt Noire, dans le grand-duché de Bade, à 42 kil. des bords du Rhin, et se jette dans la mer Noire, après un parcours, généralement orienté de 10. àl'E., de 2.860 kil. On divise son cours en trois sections : Danube supérieur, ou allemand; Danube moyen, ou austro-hongrois, et bas Danube, ou Danube serbe, bulgare, roumain et russe.

Danube allemand ou cours supérieur. Deux ruisseaux de 30 à 40 kil. de long se réunissent, en aval de Donausecbingen, à une source du nom de Donau, jaillissant du jardin du château de cette ville, et c'est à partir do là que le cours d'eau prend le nom do « Danube ». A Gneisingen, il passe à 24 kil. au N. du lac de Constance, et par des fissures souterraines y perd une partie de ses eaux nui, par une petite rivière, vont rejoindre le lac, c'est-àaire le Rhin; le Danube jiasse à Ulm, où il devient navigable et quitte lo territoire allemand à Passau, où finit

son cours supérit'ur. dont los principaux affluents sont : l'Altmùhl, le Kegen à ga à droite.

i gauche; l'iller, le Lech, l'isar, l'inn

Danube austro-hongrois ou cours moyen. De Passau, en passant par Linz, Krems et Vienne, lo Danube forme une série de défilés, alternant avec des plaines. C'est en aval de Linz que so trouvent les cataractes et hauts-fonds : lo Strudel, le Schwall, loWirhel. Il atteint la frontière hongroise à Theben (Dévény). Ses principaux affluents autrichiens sont, à. gaucho: la March; à droite: lo Traun, lEnns, l'Ybbs, l'Érlaf, la Piolach , le Traisen , le Wien ; sa largeur est do 200 à 400 métros. Lo Danube atteint ensuite la petite Plaine hongroise, qu'il traverse N.-0,-S.-E. par Prosbourg, en formant de grandes iles (Schûtt ou Csatlo- Hoz, 87 kil. do long). Après Gran, il s'incline au S., passe devant Budapest ot traverse la Plaine centrale hongroise. A Bazias, il s'engouffre entre les montagnes formant lo défilé do Kozan, long d'environ loo kil., ot où, après avoir ou 1.000 ot 2.000 mètres de largeur, il so rétrécit jusqu'à 170 mètres. Los rapides, dits Portes de Fer, par lesquels so termine le défilé, terminent lo parcours austro-liongrois ot, en m/^mo temps, lo cours moyen. Los principaux alfluonts magyars sont : à droite, la Kaab, la Dravo, la Save ; ù gauclio, la Vag. U Gran, la Tisza, la Temps. A partir de Belgrade jusqu'aux Portos do For, la rive gauchtt seulement est hongroise, la rive droite est serbe.

Das Danube. II constitue la frontière entre ta Serbie à droito et la Roumanie à gaucho jus{)u*à lemhouchuro du Tiinok. ot ensuite entre la Roumanie ot la Bulgarie; on aval do Widdin, il so relève vers l'E., passe devant Nicopoli, Sisiova, Roustchouk, où sa largeur passe do 1.300 à 2.G00 mètres. A Czornavoda, ù 60 kil. à peine do lu mrr Noire, lo Danubo so recourbe vers lo N. ot atteint Bralla et Galatz. Pou après commence son delta, marécages do 2.55S kil. carr., habiles par des buffles, des loups et dos oiseaux aquatiques. II a trois embouchures disianlos duno quarantaine do kilomètres i'uno de l'autre : au N., lo bras do Kilia; au milieu, le bras do Sulina; au S., lo bras do Suiut-Ooorges. Los principaux affluents du bas Danubo sont: sur la rivo gaucho, l'Aluta, rArpes. lo Sereth, lo Pruth ; sur la rivo droite, lo Timok, llskeri lOsma, lo Lom.

DANUBE — DAPËCHE

Hist. Les invasions prékisloriques. La vallée du Danube.

Les sources du Danube furent découvertes sous Jules César (100-44 av. J.-C). Dès le i" siècle apr. J.-C, ce fleuve est la frontière septentrionale de l'empire romain. Comme le RUn, il fut garni de forts et formait une ligne de défense contre les Germains appelée limes Danubianus, s'étendant jusqu'au delà de Vienne. Le limes Danubianus fut renversé par les invasions germaniques: néanmoins, les anciennes forteresses romaines servirent de noyaux aux nouvelles villes danubiennes lorsque, annexées aux royaumes mérovingiens, ces contrées, oïl les germes romains et le christianisme n'avaient jamais été complètement détruits. furent évangélisées et réorganisées par les agents des rois francs. Vers"620, Eustaze. abbé de Luxeuil, prêche en Rbétie et en Norique ; vers 650, Emmeran, évêque de Poitiers, fonde l'évêché de Ratisbonne; vers 690, Rudpert de ■«'orms, celui de Salzbourg; versTlS, Corbinien. natif d'Arpajon, celui de Freising-Munich, etc. Sous l'effet de ces etlorts. la Bavière et l'Autriche s'organisent et reçoivent le souffle d'une première vie politique.

Sur le bas Danube, la vie romaine disparait, submergée par des invasions asiatiques et slaves. 'Vers 679, le peuple oural-altaïque des Bulgares se fixe au milieu des Slaves du bas Danube, se slavise, fonde le royaume bulgare sur la rive droite ; sur la rive gauche, des éléments slaves, oural-altaïques et romains se fondent en la nationalité roumaine qui, au XIV* siècle, commence à former la Valachie et la Moldavie. Vers S96, le bassin carpathien, envahi dès le IV» siècle par les Huns et les Avares, est conquis par leurs congénères les Magyars qui, en 1000, y fondent le royaume de Saint-Etienne'Oa Hongrie). Dès le xur siècle, tous ces Etats sont menacés ou détruits par l'invasion ottomane, laquelle n'est refoulée qu'à partir do la lin du xvH' siècle, et ce n'est qu'au courant du xix* qu'a pu se terminer la reconstitution des Etats qu'elle avait jadis anéantis : Hongrie, Serbie, Bulgarie, Roumanie.

— Xavigalion. Trafic. Navigabilité. Commissions européenne, mixte, riveraine. Question du Danube. Le Danube, seule voie de communication naturelle entre l'Europe centrale et l'Orient, n'a pris de l'importance commerciale que depuis la navigation à vapeur et la déclaration de la liberté de la navigation sur ce fleuve. A la suite des empiétements de la Russie sur les bouches du Danube naquit, dans la première moitié du xix" siècle, la question du Danube. La liberté de la navigation fut stipulée par le traité de Paris (1856), instituant une commission européenne. composée de délégués de la France, de l'Angleterre, de la Russie, de la Turquie, de la Prusse et de la Sardaigne, pour exécuter les travaux et exercer le contrôle à l'embouchure, et une commission riveraine (Autriche, Bavière, Turquie, 'Wurtemberg, principautés danubiennes), pour la police et l'exécution des travaux au cours du fleuve. Ces stipulations furent ensuite ampMées, modiflées ou confirmées, à diff'érentes époques.

Les principaux obstacles à la navigation sont dans le parcours allemand : en Bavière, des sections marécageuses ont été depuis 1838 rectifiées par des dragages sur un long parcours. La navigabilité commence à Uim pour des embarcations à rames, à Donauwerth pour des vapeurs de 50 chevaux, à Passau pour des vapeurs de 120 chevaux. Les rapides et les hauts fonds de Grein, entre Passau et Vienne, ont été améliorés depuis le xviii' siècle, et surtout depuis 1845-1853. De grands travaux de rectification et d'endiguement ont été terminés à Vienne, en ISSl, sur 30kil. de parcours, et, plus récemment, entre Presbourg et Gonyô et à Budapest. Les principaux travaux dont fut chargée la Hongrie, consistent en la rectification et le dérochement du défilé de Kazan, et l'établissement d'un chenal dans les rapides des Portes de Fer. Sur le parcours austro-hongrois, circulent des vapeurs de 600 chevaux et au-dessus. Dans le bas Danube, les travaux consistent en dragages et en endiguements, particulièrement aux embouchures. Le trafic du moyen et bas Danube est, sauf quelques petites sociétés, presque entièrement entre les mains de la Œst.-ung. Donaudampfschiffahrts-Gesellschaft (Soc. austr.-hong. de navig. à vap. s. le Danube). Le Danube est relié, en Bavière, au Rhin par le Main-Donau-Ludwigs- Kanal; on projette de le relier, en Autriche, par l'Oder, à la mer Baltique. Le Danube, dans les plaines, est fort sujet aux ensablements. A partir de Vienne, vu la largeur du fleuve, les ponts deviennent rares. La plupart servent aux chemins de fer et sont des constructions récentes en fer; ils atteignent souvent de 800 à 1.200 mètres.

— ÀLLtJS. LITTÉR. : Paysaa du Danube, Allusion à un apologue célèbre de La Fontaine, dans lequel le u bonhomme » sortant du ton ordinaire de la fable, flétrit éloquemment la corruption romaine, devant le sénat assemblé, par l'organe d'un paysan venu des bords du Danube. Depuis lors, on appelle « paysan du Danube » un homme d'un extérieur grossier, qui fait entendre des vérités avec une franchise brutale. Quelquefois, aussi, dans les allusions que l'on fait aupaysandu Danube, il ne s'agit plusqued'une grossièreté apparente, à laquelle se mêlent de la finesse, du calcul.

Danube (cercle du), division administrative du Wurtemberg, au S.-E., entre le cercle de la Jagst, la Bavière, le Boden-See (ou lac de Constance) et la principauté de Hobcnzollern ; 6.300 kilom. carr. ; ch.-l. Ulm. Essentiellement alpestre, traversée par le Danube et la Lauter, cette région est un pays d'élevage, de filatures de laine, d'industrie du bois, d'horlogerie.

DANUBIEN, ENNE (bi-in, en') adj. Qui se rapporte au Danube, qui est situé non loin de ses bords ; Les principautés DANUBIENNES.

DANUGUE [nugli) n. m. Cépage provençal, à grandes feuilles glabres "et lisses et à maturité tardive. { Les fruits, ellipsoïdes, ont une cbair ferme, juteuse et sucrée , enfermée dans une peau très épaisse. ) D'après V. Pulliat, syn. do espagnol noir, bablantin, gkosguillaume, etc.

DanvERS, bourg des Etats-Unis (Eut do Massachusetts [comté dEssex]); 7..i00 hab. Cordonnerie, forge.

DanveRS 'Henri), comte de Danby, général anglais, né en 1573. mort en 1644. H s'attacha d'abord à Maurice de Nassau, puis à Henri IV, et les servit tons deux brillam ment. De retour en Angleterre, il fut envoyé on Irlande avec le titre de lieutenant général de cavalerie et do major général de l'arméo, sous le commmandement du comte d'Essex. puis du baron de Monljoy. Daiivors fut créé comte de Damby par Jacques l*^ qui le nomma gouverneur à vie de Gucruesey.

DaN'VILU;, villes des Etats-Unis : 1" Dans 1 Etat de Pensylvanio, ch.-l. du comté de Montour ; 8.000 hab. Centre manufacturier actif, surtout grâce aux mines de fer et d'anthracite des environs. Fonderies, hauts fourneaux. La spécialité de ses forges est la fabrication des rails de chemins de fer. — 2" Dans l'Etat de Vermont, ch.-l. de comte ; 2.200 hab. Fabrication de lainages. — 3» Dans l'Etat de Virsrinie; 14.100 hab. (avec North-DanviUe). Commerce considérable de tabac, grains, farine, coton, etc. Danville (J.-B. Bourguignon). V. Anville (d'). Danyau (Antoine-Constant), médecin français, né à Paris en 1S03, mort en 1871. 11 conquit rapidement les grades de docteur (1829), de chirurgien de la Maternité, de professeur agrégé à la Faculté, et devint membre de l'Académie de médecine, section d'accouchements, en 1850. 11 pratiqua l'obstétrique avec habileté et dévouement, et se fit remarquer par l'éclat de ses leçons à la Maternité. Il a laissé, outre plusieurs mémoires publiés dans le » Bulletin de l'Académie » : Essai sur la ynétrite gangreneuse (thèse de doctorat, 1829); Des abcès de la marge de l'anus (thèse d'agrégation, 1832), et une traduction des Vices de conformation du bassin, de Naegelé.

DanycAN ( Noël), sieur DE L'EsPiNE, armateur et marin français, né à Saint-Malo vers 1650, mort après 1731. Après avoir armé quelques corsaires qui se firent remarquer notamment sur les côtes de Terre-Neuve, Danycan obtint du ministre Pontchartrain l'autorisation d'envoyer deux vaisseaux dans la mer du Sud. Cette expédition, qui eut lieu de 1701 à 1703, réussit admirablement, ->t l'amena à constituer, avec les intéressés en ses armements, une sorte de compagnie privée, encouragée en sous main par la cour de Versaifles, et qui fut très prospère pendant la guerre de la succession d Espagne. Il fut aussi un des principaux directeurs de la Compagnie de Chine, et acquit ainsi une grande fortune. En nu, Danycan fait une partie des frais de l'expédition de Duguav-Trouin à Rio-Janeiro. En 1730, Louis XV lui concède les fermes de Bretagne, et la concession des mines de Bretagne et du Boulonais. Danycan fut ensuite nommé conseiller, secrétaire du roi, conseiller maitre de la chambre des comptes. Il acquit plusieurs marquisats et comtés de la Bretagne, de la Normandie et de l'Ile-de-France, notamment le comté d'Aligre, et employa une partie de ses richesses en institutions utiles (fondation do l'hospice de Saint-Malo en 1714, etc.).

DANYMÈNE n. f. Genre d'annélides errantes, famille des euuicidés, tribu dos lysarétinés, comprenant des eunices à lobe céplialique libre, muni de trois tentacules courts, et do quatre yeux. (L'espèce type du genre est la damjmene Fouensis, lies mers boréales.)

Danz (Jean Traugott-Lebrecht), théologien allemand, né à 'Weimar en 1769, mort en 1851. Il devint recteur de l'école secondaire d'Iéna et, plus tard, professeur de théologie à l'université de Weimar; il appartenait au parti rationaliste avancé. Parmi ses ouvrages, il faut citer : Manuel d'histoire ecclésiastique (1818-1822); En- C'iclopédie théologique (1832); Dictionnaire universel de littérature théologique, ecilésiastique, religieuse et /n's/orif/ue (1837-1843) avec Supplément; Bistoire du concile de Trente (1846) ; il s'était aussi occupé d'études philologiques, ainsi que le prouvent certains de ses ouvrages, notamment son Antilexilogus (1842).

DANZÉ n. m. Masse do fer, sur laquelle le glacier appuie le manclie de l'outil qui lui sert à puiser dans le creuset le verre fondu.

Danzé, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 15 kilom. de Vendôme, près du Boulon, affluent du Loir; 1.077 hab. Minerai de fer. Goufl'ro où se perd le Boulon.

SanzeL (Théodore-Guillaume), philosophe allemand, né à Hambourg en 1818, mort en 1850. Il devint l'un des plus fervents adeptes de la philosophie hégélienne. On a de lui plusieurs ouvrages, tous écrits en allemand ; ce sont les suivants : Dn spinozisme de Gœthe[\i\'i); Esthétique de la philosophie d'Hegel (1844); Etudes sur l'état de la philosophie de l'art à notre époque et sur sa mission à venir, publiées dans la » Revue » de Fichte, tome XII, XIV et XV; Gotisched et son époque (1848); Gotthold Ephralm Lessing, sa vie et ses œuvres (1850-1853).

Danzer (Jean-Melchior), théologien catholique et savant allemand, né à Ober-Aybach (Bavière) en 1739, mort en 1800. Il entra dans les ordres, mais consacra tous ses loisirs à l'étude des sciences physiques et mathématiques, qu'il professa. Devenu membre de la direction des études et conseiller ecclésiastique, il s'appliqua d'une façon particulière à réformer l'instruction dans son pays. Il inventa d-es fourneaux économiques qui portent son nom. Nous citerons, parmi ses écrits : Essai sur la théologie morale et pratique (1777); Preiniers principes de droit naturel (1778), et Traité élémentaire sur les mathématiques (1781).

Danzer (Jacques), théologien catholique allemand, né à Langesfeld (Souabe) en 1743, mort à Burgau en 1796. Il devint, en 1784, professeur de théologie à Salzbourg, fut accusé d'adhérer aux idées de Pelage, et, malgré la protection de l'archevêque de Salzbourg, se vit en butte à de telles tracasseries qu'il dut quitter cette ville, en 1792, et se retirer à Burgau, où il possédait un canonicat. Ses principaux ouvrages sont : Influence de la morale sur le bonheur (1789) ; Idées sur la réforme de la théologie (1793) ; Esprit de Jésus-Christ et de sa doctrine (1793).

Danzi (François), musicien allemand, né à Manheim en 17C3, mort à Carlsruho en 1826. Il a fait représenter plusieurs opéras : Cléopdtre, Azakia, le Triomphe de la vérité, le Sylphe, Minuit, le Baiser, Iphigénie en Aulide, le Bondokam, etc., et fait exécuter deux grandes cantates. Il a écrit aussi trois messes, un Te Deum, quatre symphonies, des concertos et sonates, etc.

Dao, bourg de la Malaisie (archipel des Pliilippines, île Panay [prov.

d'Antique)) ; 6.810 hab. — Autre boury do la même île Panay (prov. deCapiz), sur lo rio côtier de Panay ; 5.260 hab. Riz, sables aurifères.

uaoneue.

DAONELLE ou DAONELLA (néV) n. f. Paléont. Sous-genre do monotis (mollusques lamellibranches, famille des avîculidés), comprenant des coquilles inégales, asymétriques, arrondies en avant, tronquées en arrière, couvertes do stries rayonnantes. (Les

daonelles abondent dans le trias, où elles forment parfois des couches entières. Exemple : daonella Lonimeh [^keuper ligniteux du ïyrolj, coquille de 4 à 5 centimètres de long.)

DAOS {da-oss) n. f. Nom que l'on donne, dans les îles d"Anjouan, de Mayotte et de Comore, à des embarcations d'une chétive construction, d'une grande larpeiir pour leur longueur (15 à 18 m.), pontées, et avant pour gréement un seul màt ponant une voile à antenne.

DaOSSA ou DoSSA, ville de l'Inde anglaise (Radjpoutana [pnncipauté de Djeïpour]), sur un sous-tributaire de de ia Djemma par le Banas et le Morel ; 7.385 hab. Temples hindous et anciens édirices.

!DaoUD, nom que les historiens musulmans donnent au roi David, qu'ils vénèrent comme un prophète. D'après les théologiens de l'islam, Allah révéla les psaumes à David. Dans la seconde sourate du Coran, il est dit que ■< Daoud tua Djalout (Goliath), Allah lui donna un royaume et la sagesse, et lui apprit ce qu'il voulut savoir ». Ils disent qu'il entendait le langage des oiseaux et que le fer devenait entre ses mains comme une cire molle.

Daoud, surnommé Kilidj Arslan, second sultan spidjoukide du pays do Roum, né dans la première moitié du xr siècle do notre ère, mort en 1107. 11 monta sur le trûne en 1092, après avoir été retenu prisonnier pendant sept ans en Perse, et il employa les premières années de son règne à conquérir des provinces sur les Grecs. La première croisade interrompit ces faciles succès; il fut d'abord vainqueur des bandes sans cohésion de Pierre l'Ermite et de Gautier sans Avoir, mais Godefroy de Bouillon lui infligea une série de défaites à la suite desquelles il perdit sa capitale, Nicée (1097); l'empereur grec Alexis Comnène envahit l'empire de Roum, mais il fut obligé de se replier devant l'atabek de Mossoul; en iiOl, Kilidj Arslan anéantit trois armées chrétiennes. Ce prince, qui fut l'un des plus terribles ennemis des croisés, périt en luttant contre le souverain d'Edesse, qu'il voulait dé pouiller de ses Etats.

Daoud el-Antaki, médecin arabe, mort à La Mecque en 1105 de l'hégire (1716 de J.-C). Il habitait l'Egypte, mais il demeura principalement à Antioche, d'où son nom de " el-Antaki » ; on l'appelle également el-Basir (l'Aveugle). Il a composé plusieurs ouvrages médicaux, dont le plus important: Tezkivet aoula el-elbab wa djami liladjeb TUadjah, a été traduit en persan et en arahe.

Daoud-PACHA, grand vizir de l'empire turc, né en Bosnie vers le milieu du xvi" siècle, mort à Constantinople en !C23. Il devint successivement beylerbey de Roumélie, capitan-pacha, et épousa la sœur du sialtan Mustapha. Ce prince ayant été renversé par Osman, Daoud-pacha fît assassiner le nouveau sultan et rétablit sur le trône son beau-frère, qui l'en récompensa par la cliarge de grand vizir; mais les janissaires ne lui avaient pas pardonné l'assassinat d'Osman et ils forcèrent Mustapha à abandonner Daoud-pacha à leur vengeance. Ce dernier fut conduit à la forteresse des Sept-Tours et étranglé dans la prison même où avait péri le sultan Osman.

Daoud-pacha, homme d'Etat ottoman, né à CoDstantinople en 1816, mort à Biarrits en 1873. Il reçut son instruction dans un établissement français de Constantinople, puis à l'université de Berlin. D'abord attaché d'ambassade à Berlin, puis consul à Vienne, il rentra en Turquie et fut adjoint à diverses administrations intérieures, en particulier aux finances et à la censure. Daoud-pacha est surtout connu comme gouverneur du Liban, fonctions qu'il exerça après 1860, quand l'expédition française eut mis un terme à la lutte des Druses et des Maronites. Nommé, à l'instigation de l'Angleterre, président de la commission internationale chargée d'organiser le gouvernement du Liban, il s'acquitta avec mérite de cette tâche, et rendit quelque prospérité à cette province troublée. En 1868, relevé, sur sa demande, de ses fonctions, il devint ministre du commerce, puis des travaux publics. Le mauvais état de sa sauté l'ayant forcé à la retraite, il alla se fi.\er à Biarrits.

DaOULAS, ch.-l. de cant. du Finistère, arrond. et à 20 kd. de Brest, sur la rade de Brest; 760 hab. Ch. de f. Orléans. Fabrique de porcelaine. Ruines d'une abbaye dont les chroniques bretonnes placent la fondation au W siècle. Cloître du xii" siècle, spécimen le plus remarquable de l'art roman dans le Finistère. — Le canton a 10 comm. et 20.364 hab.

DaoulatabaD (la Déoghiràes Indous), ville de l'Inde anglaise (Nizam [prov. d'Aurangabadj). Ville forte, très tiorissante au temps de la domination mongole , aujourd'hui déchue. Citadelle bâtie sur un rocher, haut de 180 mètres.

Daoulatabad, ville de Perse (Tabaristan), au pied du col Tang-i-Asuab; 4.5U0 hab. Vergers.

Daouna, lac du Soudan français, situé à l'O. de Tombouctou, entre le Niger et le grand lac Faguihine, avec lequel il communique pendant les hautes eaux.

DaourI£, région de la Sibérie (Asie russe), à 10. du lac Balkal, dans la partie orientale de la Transbalkalio. C'est le bassin des rivières Ingoda et Onon, qui forment par leur réunion la Chilka, une des branches du fleuve Amour. Cftte région, encore peu connue, s'étend des monts lablonnoï au N. à la frontière chinoise (Mongolie) au S. Elle est montagneuse et renferme des sources minérales ; pâturages et forêts. La ville principale est Nertchinfik, sur la Chilka. La Daourie fut enlevée à la Chine par les Russes, vers le milieu du xvii* siècle. Les Daours, (|ui lui ont donné son nom, une des tribus des Toungouses méridionaux, se rencontrent, en Mongolie, jusqu'au conlluont de la Noni et de la Soungarie.

DAOURITE (de Daourie, n. de pays) n. f. Borosilicate naturel dalumine. Syn. de tourmaline.

DaovA, rivière du pays des Gallas (Afrique orient.), arilucnt du Djouba, étudiée par les explorateurs italiens Kuspoli, Bottego et Grixoni.

DAPÊCHE n. m. Substance bitumineuse, molle et élastique, qu'on trouve près de Castlcton en Angleterre, â Montreiais on France, et à Woodburg aux Etats-Unis. Syn, do élatkritb.

DAPEDIUS ipé-di-uss) n. m. Pal6ont. Genre de poissons

eanoïiios ouji^anoidos, famille des 16piilotiiiiis, coinpreuaiit des turmos ^^randus ou nioyonnos, ovales ou losaiigiquos latôralemout i-oiiipriméos, à écailles eu losanj^o.

DAPÉDOGLOSSE ou DAPEDOGLOSSUS {pt', glo-snss) n. m. PalêoiU. Genre do poissons physostoinos, i'atnillo des ostôoglossidtis, caractérisé par do fortes douts uoDi(|ues, pointues a tous les os do la bouche, celle-ci pou l'euduo, dénuée de barbillons.

— Kncycl. Les dapédog lusses sont fossiles dans l'ôocôno inférieur do l'AmérKjuo du Nord {dapedog lassas acutus, dapedoglossus envaustus). C'étaient do L'raiuls poissons d'eau douce, dont les représentants actuels sont les ostéoglosses ot aï-apaima des Amazones, et les keterotis des neuves de TAfriquo tropicale.

DAPHNACÉ (se), ÉEadj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux daphnés. il Ou dit aussi DAPHNoiot:, kk.

— n. f. pi. Famille de plantes, ayant pour type le genre dnphné, et plus connue sous le nom de thymélàcées. — Une

DArnNAOÉE.

Daphn.£ (auj. Tall-Défeunèh). à 15 kilom. au N. de la station d'EI-Kantarah sur le caual do Suez, sur l'ancienne route dos caravanes et des armées entre la Syrie et l'Egypte. On ignore la forme exacte du nom <|u'olle portait soiis les pharaons ; les Hébreux l'ont transcrit Taltpanhes {Jérémie, xxiii,9) et les Grecs Daphnx. Kilo ne prit de l'importanco qu'au début do la xxvi" dynastie, lorsque Psammétique !*"■ y installa ses mercenaires ioniens ot carions pour défendre le Delta contre l'Assyrie, vers 650 ; une partie dos Juifs s'y réfugia vers 587, après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor.Ahmasis supprima le camp des mercenaires vers 565, ot il en transporta la population à Meraphis. Le site est complètement inhabité aujourd'hui. Flinders Patrie y a fait des fouilles, au cours desquelles il a découvert l'ancien palais du gouverneur et le camp des Ioniens : les débris très curieux de poterie grecque archaïque qu'il y ramassa sont conservés aujourd hui au musée de Gizèli et au musée Britannique.

DAPHNÉ {du gr. daphnê, laurier) n. m. Bot. Genre de plantes, de la famille des thyméléacées.

— Comm. Nom donné aux fibres d'un arbre originaire du Brésil et de la Jamaïque, le lagetta, appelé également bois dentelle, et dont le liber est employé à la fabrication de câbles très solides et d'une sorte de papier.

— Encycl. Bot. Les daphnés sont des arbustes ou arbrisseaux ornementaux, à feuilles ordinairement entières et coriaces, à fleurs précoces, blanches, jaunes ou roses, régulières et tétramères ; leur ovaire, uniloculaire et uniovulé, fournit un fruit bacciforme ou coriace, rouge ou noir. Ce sont des plantes acres, souvent dangereuses, qui contiennent une essence verte unie à la daphuine. On en connaît plus do trente espèces, parmi lesquelles : le 6015 gentil {daphne mezereum), habitant les forêts des hautes montagnes d'Europe, à baies très vénéneuses et dont l'écorce a des propriétés vésicantes ; le garou { daphne fr^î f/nidium), de la région médi- f^ terranéonne.dont récorce,qui est d'ailleurs un dangereux eraménagogue, entre dans la composition de la pommade Dapbné.

épispastique au garou; la

lauréole [daphne iaureola) ; la camélée (daphne crieorum), etc. Les tiges du bois gentil et de la lauréole sont employées, en Allemagne et en Suisse, pour faire des chapeaux do paille blanche.

DaphnÉ. Mylh. gT. Nymphe, personnification du laurier d'Apollon. Elle était fille du dieu-fleuve Pénée, suivant Ovide ; du Ladon d'Arcadie et do la Terre, suivant Pausanias : d'AmycIas, suivant Diodore. Elle voulut fuir Apollon, qui la poursuivait de son amour ; dans sa détresse, ollo invoqua la Terre sa mère, et fut changée en laurier. D'après une autre tradition, Daphne est aimée de Loucippe, fils d'Œnomaos, roi de Piso, qui se déguise on jeune fille pour l'accompagner. Sur le conseil d'Apollon, Daphne et ses compagnes prennent un bain : I^oucippe est découvert, ot tué par elles. — Nymplie qui rendait les oracles de la Torre ù, Delphes, avant qu'Apollon oùt pris possession du sanctuaire. — Fille du devin Tirésias.

DaphnÉ (nom mythol.) n. f. Planète téleseopiijuo, n" 41, découverte on 185G, par Goldsclimidt.

DaphnÉ, ancien village do la Turquie Daplim^. d'Asie f.Syrio), sur l'Oronto, au S. d'Antioche, regardé comme un faubourg de cette ville. On célébrait tous les ans, dans un bois do lauriers, les fôtes d'Apollon daphnéen. Séjour favori dos Séloucidos, Daphne était considéré comme un lieu do plaisir et m/^mo de débauche. — Ville do l'Egypte inférieure, près do la boucho uélusiaiiuo ilu Nil, auj. Safnat.

Daphnéen, ENNE (fné-in, en' — du gr. daphnê, laurier I adj. Mythol. Surnom d'Apollon et d'Artémis. (Les di'ux divinités avai*mt, un temple on commun, au milieu do bois do lauriers, à Daphne, i)rès Antioclio, on Syrie.)

DAPHNÉINE n. f. Chim. Syn. de daphnink.

DAPHNÉLÉON (du gr. daphnâ, laurier, ot f^laion, huile'i n. f. Huilo do laurior, en usago chez les anciens Grocs.

DAPHNÉPHORE(gr. (i(T/j/m(?/>/i07VM;dorfrt/)/m^. laurier, et pht,nis. (|ui porte) n. m. Antiq. gr. Pr/^tre qui présidait aux da|plinéiiliori(^s, nt qui portait sur la tAto une couronne do laurior. 11 Spncialom. Prêtre d'Apollon Ismonios, ù Thèbos.

DAPHNÉPHORIES (rî~Ta.à. daphnéphorc) n.f. pi. Antiq. gr. FAie ini'on n-lébrait tous les neuf ans A Thèbos, on I lioniKMir d'A|iolion Ismonios. Il Fôtos analogues, célébrées ii. Dolphos ot ù. Tompô.

— Encycl. En tAtedo la procession, on portait le kôpô, branche do laurior chargée de feuilles et de fleurs ot à laquelle étaient attachées trois cent soixante-cinq bandelottes figurant les jours do l'année, et des globes do difl'érentos dimensions figurant le soleil, la lune et les étoiles. Derrière le kôpâ marciiait lo duphiu'phorus, un jeune Bootiea de grande famille, qui représentait lo dieu, couvert de vêtements magnifiques, avec une couronne d'or sur sa chevelure flottante. Autour do lui, un chœur do jeunes filles chantait des hymnes on rhonnour du diuu.

DAPHNÉTINE n. f. Chim. Composé résultant du dédoublement de la daphnino.

~ Encycl. La daphnétiyie, C'H^O' -\- IPO,ost un isomère do l'osculétioe. Pour préparer la daphnétine, on fait passer un courant d'acide cnlorhydrique dans l'extrait alcoolique de dapkne mezereum, qui contient de la daphnino impure. Un grand excès d'acide chlorhydriquo détruirait à cnaud la daphnétine formée.

La daphnétine fond à ass^-sse". Elle se dissout dans les acides sulfuriquo et chlorhydriquo, en les colorant en rouge ; elle peut en être précipitée par l'eau. Elle réduit les sels d'argent, les solutions cupro-alcalines, et précipite les sels de plomb. Les oxydants et les réducteurs no l'attaquent pas, sauf l'amalgame do sodium, qui la transforme en une résine. La distillation sèche la transforme partiellement en ombelliférone. Eu faisant agir l'acide sulfurique sur un mélange de pyrogallol et d'acide malique, on a obtenu une coumarine, C'H^O', ou daphnétine artificielle, identique à la daphnétine naturelle.

DAPHNÉTIQUE itik') adj. Se dit d'un acide inconnu à l'état libre, et qui n est autre que l'anhydride do la daphnétine. Syn. DioxYCOUMARiQUE (acide), trioxycinnamique (acide).

DAPHNICON n. m. Bot. Syn. de hippocratée.

DAPHNIDIE (di) n. f. Genre d'arbres, de la famille des laurinées, série des tétrauthérées, compr-enant dix-sept espèces, qui croissent aux Indes orientales, il On dit aussi

DAFHNIDION n. m.

DAPHNIDIE, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre daphnidie.

DAPHNIE ifnî) ou DAPHNIA n. f. Genre de crustacés, type de la triou des daphniinés, comprenant de minuscules formes d'eau douce à carapace gaufrée, terminée en arrière par deux épines. (On connaît un assez grand nombre de daphnies ; certaines, comme la daphnia pulex, ou puce d'eau, apparaissent parfois en masses et donnent aux mares, par endroits, une coloration rougeâtre.)

DAPHNIlDÉSn. m. pi. Famille de crustacés entomostracés phyllopodes cladocères, caractérisée par la tête libre, abaissée eu toit, par la carapace bivalve entourant le corps, par les pattes antérieures préhensiles, les postérieures lamelleuses. — Un daphmidê.

— Encycl. Les daphniidés, toujours do petite taille, sont aquatiques et se trouvent surtout dans les eaux douces ; ils nagent rapidement, par saccades, ou se fixent par une glande cervicale aux corps étrangers ; ils agitent alors leurs pattes pour amener à leur boucho les micro-organismes dont ils se nourrissent. Les daphniidés se subdivisent en deux tribus ; dapkniinés, et bosmininês.

DAPHNHNÉS n. m. pi. Tribu de crustacés, famille des daphniidés, caractérisée par la grandeur de l'œil composé, la réduction des antennes antérieures. (Los genres principaux des daphniinés sont : daphnia, siviocephalus, moina.)

— Un DAPHNIINÉ.

DAPHNINE n. f. Principe actif découvert par Vamiuelin dans la racine du daphne. 11 On dit aussi uai^unéim:,

ot DAPHNÈTE.

— Encycl. La daphnine. qui se trouve dans tous los daphnés, particulièrement dans l'ôcorce du garou, se présente sous la forme de petits cristaux transparents. Elle est d'une couleur grise, modore, très amère, soluble dans l'eau froide et plus soluble encore dans l'eau chaude. Elle a pour formule C'ir'O' -j- 2II'0; c'est lo glucosido de la daphnétine. Les acides et los formoats dédoublent la daphnino on daphnétine et glucose :

C"H'*0' -}- H^O = C'H'O* -h C'IP'O'.

(laiihiàne. daphiitS- glutonc-

Udc.

DAPHNIPHYLLE n. m. Genre d'arbres, rapporté avec doute à la famille des rahmnéos, ot comprenant douze espèces, qui croissent dans les régions tropicales.

DaPHNIS. Myth. gr. Héros des bergers do Sicile et do la p<lrsn^ bti(olii|ue. D'après Diodore, il était fils d'Hermès et d'um- nyinplio sicilienne, et fut élevé par des nymphes. Il possédaU (lo grands troupeaux de biuufs, qu'il menait

Îiaîtro sur les pentes do l'Etna, ou sur les bords du Ûouvo limora, ou près de Syracuse. Pour charmer sos loisirs, il jouait de la tlûto. et il inventa los citants bucoliques. Il mourut jeune, et fut pleuré par les dieux comme par los bergers ; il était surtout aimo des nymphes, des muses, do Pan, d'Artémis, d'Apollon. D'après fetésichoro ol Elien, Daphnis était aimé d'une nymphe, à qui il avait juré fidélité ; étant ivre, il manqua à sa parole, ot devint aveugle. Il se consola par des chants, et, d'ailleurs, nmurut bientôt. Théocrito conte les amours do Daphnis avec la nymphe Nais, sa passion nialhoureuso pour Aonea, ses souirfances, sa victoire sur Ménalque, la douleur do toute la nature à sa mort. Ovide prétond (juo Daphnis fut changé en pierre. Mal'M'é toutes les divorgeiicos des traditions, la figure do Dajinnis n'a guère varié; il a touiours été considéré comme lo nergor idéal, inventeur dos chants bucoliques.

Daphnis, idyllo do Salomon Gossnor, inspirée par le roman de Lougus. Au moment où l'œuvre parut, les censeurs de Zurich se récrieront contre la liberté do certains passages ; il fallut couper ot faire paraître l'œuvre sous forme anonyme (1754). Ce poùnio commença la réputation do Gossnor. La fraîcheur, la délicatesse (pii y régnent firent Kurnoinmor son autour, surtout ù l'apparition dos itivltos suivantes. « lo séduisant ot tendre Oossner ». La donnée on est insigniliante, mais l'ouvrage vaut par lo charme dos détails. La traduction française suivit do près la publication do l'original.

DAPEDIUS — DAPHŒNOS

Daphnis ot Chloé, roman grec, on quatre livres, du genre pastoral, attribué à Longus, ot d'époquo incertaine, sans doute du temps do rem[)iro romain. — Daphnis ot Chloé, doux enfants trouvés par des bergers, grandissent ensemble. Un jour, Daphnis voit Chloéso baigner, et devient amoureux d elle, sans s'en douter. Un autre l)orger,Dorcon, s'éprend do Chloé ; et une lutto do beauté et do chants a lieu entre lui et Daphnis, à qui la bergère donne la victoire en l'embrassant. Survient un corsaire, qui enlève Daphnis ; mais une ruse do Chloé lo délivre. A la suite d'une discussion avec les Mothymniens, Chloé ost enlevée à son tour. Daphnis la délivre, et ils font éclater leur joie en s'embrassant d'une façon à la fois hbre et innocente. Une femme mariée, Lyoénion, fait alors l'éducation amoureuse de Daphnis, qui met à profit, auprès doson amie, sa science si nouvelle. Les deux jeunes gens sont retrouvés par leurs parents, qui les marient. On voit que le sujet est en luimême assez banal. Le roman vaut surtout par la mise en œuvre, par la grâce du récit, par léléganco de la forme, très ratfinée avec des airs de naïveté. Il a été imité par plusieurs auteurs de romans grecs. Dans les temps modernes, il a toujours été très goûté des lettrés, surtout en France, où il a été popularisé d'abord par la traduction d'Amyot, puis par celle de Courier, qui avait découvert à Florence un nouveau fragment de l'ouvrage.

Daphnis et Chloé, tableau de Gérard, au musée du Louvre. — A gauche, au bord d'un ruisseau qui tombe

D.ipliiiU l't Chlo^*, U apriïs Cortot.

Dapliiiis et CliloO, d après Gârard.

en cascade d'une grotte, dans laquelle on voit les statues des Grâces, Daphnis, assis sur un tronc d'arbre, tresse une couronne de fleurs. Chloé dort, la tête appuyée sur les genoux du jeune berger. Ce tableau, peint en 1824, est un pendant à la Psyché.

que Gérard avait exposée trente ans auparavant. Il se recommande de l:i même qualité : une grâce un peu molle et fado. Avant Gérard, Hersoni.

avait peint Daphnis retirant unr épine du pied de Chloé ; cette composition a été exposée au Salon de 1817.

La pastorale de Longus a d'ailleurs inspiré, depuis l'époque de David, nombre do tableaux et de statues ; ces œuvres n'offrent guère qu'un intérêt historique. Citons, cependant :

Albrier (Salon de 1822) ;IIamon( 1847); Bonnegrâce (18 5 7); Emile Lévy (1S64 et 1869); etc. La meilleure pointure en ce genre est, à coup sûr, celle de Français, Daphnis et Chiné 1878). — En sculpture, citons : Cortot

(au Louvre): Brian (1859); Paul Gayrard (1S33 et 1S47); Jules Dalou (1869); etc.

DAPHNITE n. f. Chim. Syn. do dapbninr.

— En T. do joaiil.. Nom donné à une pierre dans la masse de laquelle se trouvent figurées naiurellomcnt des feuilles do laurier.

DAPHNOÏDÉ, ÉE adj. Bot. Syn. de daphnack, éb. DAPHNOMANCIE {si -— du çr. daphne, laurier, et maiiit'ia, divination) n. f. Divination par le laurior. Elle se

Sratiquait soit on observant la combustion d'une branche 0 laurier, soit en mâchant dos feuilles do cet arbuste pour exciter en soi ros]ïrit prophétique.

DAPH NOM ANCIEN, ENNE {si~in, en') U. Celui, colle qui pr.'iti(|uo la dajihnomancie.

DaphnopatËS (Théodore), écrivain byzantin du

X* siècle. Patrice, premier secrétaire, plus tard préfet de la ville, il appartenait ù l'entourage do Constantin VII et collabora aux grands travaux encyclopédi(|ues entrepris par ordre de romporeur. Il composa, sous le titre d'v4pnnthisinata, uno collection d'extraits des homélies do saint Jean Chrysostome, et une chronique historique, que Ton croit reconnaître dans lo VI" livre do la Confirmation do Théophano. 11 reste do lui, on outre, une homélie sur la translation d'une main de saint Jean-Baptiste d'Antioche ù Constantiiioplo (957) et des lettres intéressantes écrites au nom de l'empereur romain Lécapèno (9SI-944).

DAPHNOPHYLLUM (/oHt) n. m. Genre do lauracëos. fossiles dans lo terrain crétacé, établi sur dos feuilles qui peuvent so rapporter aussi bien ù, dus lauriers qu'à dos figuiers.

DAPHNOPSIDE n. f. Gonro de plantes, do la famille des tliyiiu'léacéos, voisin des daphnés.

DAPHNOT(/'/{o)n.m.Bot. Nom vulgaire du gouro buulio, do ta famille des sélaginées.

DAPHŒNOS (fé-noss) n. m. Gonro do mammifères carnassiers, t'amillo des canidés, comprenant des chious fossiles dans lo miocène do l'Améritiuo du Nord.

— I'Incycl. Los dnnhn-nos (daphtvnos vctus, grarilis, etc.l, étaient iio la luillo d'un renard. Il ne faut pas confondre ces canidés avec d'aulros chiens fossiles, les amphicyons, typo dus ouiphicyouiués, du mtucùuo moyou d Kuropu.

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