L. Daun
rcdoublrai do vio et do relief, et, jusqu'en 1875, il a eontmuo à lairo grouiller ses masques. En 1875, il devint aveugle, et dut demander une pension à l'Ktat.
Le musée du Luxembourg possède de Uaumier un groupe plom d esprit et de lorco : les Voteun vt l'Ane.
Daumont (Arnulpho), savant médecin français, né à t.ronoblo en 1780, mort en 1800, professeur à la faculté de médecine de Valence. Il a rédigé un grand nombre d'articles pour la grande i'ncjc/ojjt'rfie do d^Alombert et publié divers écrits. "^
Daumont (iTTRLAOE À. la). V. AUMONT.
Daun, bourg d'Allemagne, nrov. du Rhin (Prusse occi-
dçiita oi, au pied sud do l'Eilel, sur le Liesor; 820 hab. Cliol-lieu do cercle et do district. Sur un roc do basalte, ruines d'un château, berceau de la famiUo dos Daun.
Daun ou Dhaun, vieille
famille noble allemande, émigrée en Autriche au .vvii' siècle, originaire d'un château près du bourg do Daun. Souche : HtcH.vRD de Daun (uoi- 1136): elle se divisa un xvi» siècle en trois branches, dont deux s'éteignirent. Doux membres de la troisième prirent du service en Autriche ; élevés au rang de conite(1655) par Ferdinand III. — De l'un deux, Philip Ernst, descendent : WucRicH Philip Lo- KENZ, comte DE Daun, prince do Thiano, marquis de Rivoli, né en 1668, mort en 1741 à Vienne, général autrichien devenu célèbre dans les gu*rres de succession d'Espagne(1701-l714). Il chassa Viilars d'Italie, conquit le royaume de Naples dont il fut deux fois vice-roi (1708 et 17I3); devenu feld-maréohal et grand d Espagne, il envahit le Dauphiné, fut gouverneur des Pays-Bas (1728) et de Milan (1733) qu'il dut céder aux Français. — Son fils, Joseph-M.irie-Leofolu Daun, héritier de tous ses titres, né en 1705, mort en 1766, d'abord lieutenant dans le régiment de son père, fit les campagnes contre les Turcs et la guerre de succession de Pologne (1733-1738), et arriva à la renommée, dans la guerre de succession d'Autriche (174117.18), od il chassa les Français de Bohême. [Auteur, en 1749, d'un règlement pour la réorganisation de l'armée, fondateur et dii^ecteur de l'académie militaire de Wiener-Neustadt, feld-maréchal (1754) il fut surnommé le Fabius Cunctator autrichien.' à la suite de ses victoires pendant la guerre de .'^cpt ansà Kolin (1757), il chassa de Bohème Frédéric II, qui reconnut en lui son plus dangereux adversaire ; il ga"na la bataille de Hochkirch en 1758, celle do Maxen en 1759 commanda l'armée do Silésie eu 1762 et fut nommé pré-^ sident du conseil supérieur de guerre. Général de talent, mais trop circonspect et trop prudent, il excellait surtout à découvrir les hommes nécessaires aux postes dans l'armée. Le 56» régiment d'infanterie de ligne austro-hongroise porte son nom, depuis 1888.]
Daunie (lat. Apulia Daunia ou Dmniorum). ancienne contrée de l'Italie, au N. de l'Apulie, limitéo au N. et à TE. par l'Adriatique, à l'O. par le Biferno, le pays des Samnites et des Hirpins, au S. par le Corvaro et la Peucétie. Les villes principales en étaient : Argos Hippium, Cannes et Venusia. Elle devait son nom à Daunus, chef lUyrien qui s'empara du pays. Il donna au Grec Diomède sa fille et un vaste terrain appelé de là Champs de Diomède. C'est aujourd'hui la province napolitaine de Terra di Bari, avec partie do la Capitanate.
Daunou (Pierre-Claude-François), érudit et homme politique français, né à Boulognc-sur-Mer en 1701, mort à Paris en 1840. Il entra chez les oratoriens, quoique sans vocation religieuse, et professa dans les collèges do son ordre. Dégagé de ses vœux par la Révolution, qui avait supprimé les ordres religieux, il accepta néanmoins un poste dans le diocèse de Paris ; il avait approuvé la constitution civile du clergé. Elu à laConveution en 1792, il siégea parmi les modérés et ne vota
pas la mort do Louis XVI.
Ayant protesté contre le procès des girondins, il fut emprisonné. Délivré après le 9-Thermidor, il rentra à la Convention et y joua un rôle actif. Organisateur de l'Institut, il en fit partie en 1705.
Il collabora à la constitution do l'an III, et, nommé au conseil des Cinq -Cents, il fut chargé d'orgauLsor la république Romaine. Bien qu'il eût, disait-il, la passion de la liberté, il accepta, sur la demande de Bonaparte, do rédiger la constitution do lan VIII, et se contenta do blâmer tacitement les abus do pouvoir du Premier Consul. Daunou
INonimé membre du Tribunal,
il en fut exclu en 1802, mais devint plus tard nrchivisto do 1 Empire II avait refusé d'être censeur impérial. DcMitné on 18lD, Il obtint une chaire d'histoire et do morale au Collège de Franco (1819), mais, en 1830, il quitta ce poste pour celui d archiviste du royaume. Quoique sans ambition politique il lut élu député do 1818 à 1834, ot pair de France on 1839. Membre do 1 Académie des sciences morales et nolitiqiios, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, il mourut en pleine activité intolleotuelle Peu lait pour 1 action, modéré en tout, d'un caractère austère, Daunou était un travailleur infatigable. Il a publié • lie l influence de Uuileau sur la lUU'rnlun- française (llil) '■ hsaui sur VinstrurAion puljli(jue (nm) ; Essai sur les naranlics individuelles que réclame Vital actuel de la socu'lé (1819).
Il collabora à la publication des Historiens de la France ot écrivit, pour Vffistoire litli'rairc de la France, un grand nombre do notices sur les xii- ot xiif siècles ot un rêmarq uable Discours sur l'Etat des lettres en France au nui' siècle.