‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 558 sur 870 · DAUDÉ DE PRADAS — DAUMIER · texte numérisé non relu

DAUDÉ DE PRADAS — DAUMIER

que les anciens donnaient à plusieurs ombellifères. notamment à une espèce de panais, il Daucus de Candie, Daucus de Crète, Nom de lathamaDte de Crète, dans les pharmacies. Enctcl. Quelques botanistes (Bâillon) rattachent à ce

?:enre beaucoup d'autres formes, telles que les torylis {toryis anthriscus), caucalis {caucalis latifoUa), etc., et le genre daucus contient alors, outre la carotte, nombre d'espèces utiles : daucus grandiflorus , aromatique et diurétique; daucus maritima, à feuilles comestibles ; daucus gumnufer, fournissant une sorte de gomme-résino ; etc.

DaUDÉ de Pradas, troubadour du xiu" siècle. Né à Prades (Aveyron, arr. de Rodez), il fut chanoine de Magueloone. Il est l'auteur de deux poèmes didactiques : l'un, dédié à Estève de Chalençon (évêque du Puy de 1220 à 1231) sur les Quatre vertus cardinales (sagesse, courtoisie, mesure, droiture): l'autre, tout plein de détails techniques, sur les Oiseaux de chasse. Il reste, en outre, de lui une vingtaine de poésies lyriques.

DAUDBBARDIA (dô-dé) n. f. Genre de mollusques gastéropodes stylommatophores, famille des testacellidés, comprenant des animaux limaoiformes, à coquille très réduite, à dos sillonné, à tentacules courts.

— Enctcl. On connaît une dizaine d'espèces de daudefiardia, répandues dans la région circaméditerranéenne, l'Asie orien- n ^ h ataie et la Nouvelle-Zélande. Toutes sont ^audebardia. carnassières et attaquent les petits mollusques terrestres. Ce sont des êtres de taille médiocre, visqueux, vivant sous les pierres et les feuilles.

DAUDENT {dô-dan) n. m. Variété de pomme.

Daudet (Louis-Pierre), ingénieur et polygraphe français, né à Nîmes vers le commencement du xviii' siècle. 11 a écrit sur le cérémonial de la cour et rédigé un Xouveau guide des chemins du royaume de T^raHce (1724).

Daudet (Louis-Marie-Ernest), polygraphe français, né à Nîmes en 1837. 11 donna des articles à un grand nombre de journaux, et fut. en 1874, directeur et rédacteur en chef du n Journal officiel d ; en 1876, rédacteur en chef de « l'Estafette n ; en 1887, du o Petit Moniteur». Ses opinions le rangent dans le parti conservateur libéral. Comme romancier, il a écrit vingt ou trente volumes, dont le meilleur est Madame Jîobernier {1S':9}. Ses travaux historiques se rapportent, pour la plupart, à l'Emigration et à la Restauration. Citons, entre autres : la Terreur blanche (1878) ; Histoire des conspirations royalistes du Midi sous la Uévo- /u/i'on (1881); Histoire de la Restauration (1882); Histoire de V Emigration (1886) ; les Bourbons et la Russie pendant ta Révolution française (1888) ; les Emigrés et la seconde coalition, Coblentz (1890). Il faut y louer la diligence des recherches et la netteté de l'exposition. Un de ses plus intéressants ouvrages est celui qu'il lit paraître sous ce titre : Mon frère et moi, souvenirs d'enfance et de jeunesse (1882).

Daudet (Alphonse), romancier français, frère du précédent, né à Nîmes en 1840, mort à Paris en 1897. Après avoir été maître d'études au collège d'Alais, il vint à Paris en 1857. L'année suivante, il publia les Amoureuses, recueil de vers, un peu mièvres parfois, mais des plus gracieux. Pendant une dizaine d'années, il écrivit dans les journaux et pour le théâtre. Les Lettres de mon moulin datent de 1866. Ses principales œuvres de conteur et de romancier sont : le Petit Chose (1868), Tartarin de Tarascon (1872J, Contes du lundi {\S1Z), Fromont jeune et Risler aîné (1874), /acit (1876), le Nabab (iSll), les Rois en exil {IS19\ Numa Roumestan (1881), l'Evangéliste {ïSiZ), Sapho (1884), Tai-tarin sur les Alpes (1885), l'Immortel (1888). Port-Tarascon (1890), la Petite Paroisse (1895), Soutien de famille (1898). On peut encore citer de lui : Souvenirs d'un homme de lettres (1888), Trente ans de Paris; A trar^ers ma vie et mes ctuxres (1888). Quant à ses pièces de théâtre, il faut signaler surtout V Artésienne (1872), qui n'est peut-être pas ce qu'on appelle une pièce bien faite, mais qui n'en est pas moins un chef-d'œuvre.

Alphonse Daudet appartient à l'école réaliste. Ses contes eux-mêmes ne sont, pour la plupart, que de la réalité vue et sentie par un poète. Le nom qui lui convient le mieux est celui d'impressionniste. L'impressionnisme comporte certains défauts : d'abord, une sensibilité parfois indiscrète ; puis, pour la composition, trop peu de suite, un assemblage de scènes qui n'ont pas toujours entre elles une liaison assez étroite ; enfin, pour le style,

3uclque clioso d'inquiet et e liévrcux, on ne sait quel manque d'équilibre, de plénitude, ou môme de régularité grammaticale. Ces défauts, Daudet n'en est pas toujours exempt. Mais sont-co chez lui des défauts? Jamais il n'a mieux réussi que dans l'expression des choses auî avaient ému son âme.

Quant â l'ordonnance de ses romans, quelques-uns sont solidement construits; la plupart ont peu de cohésion, mais ce que l'unité générale y laisoC de souple et de libre leur donne plus de ressemblance avec la nature. Et, si 800 style accuse, par maints accidents, la nervosité frémissante do l'écrivain, il n'en concilie pas moins le go(it de la mesure et le sens d'une juste discipline avec cette vie do l'expression qui en est la marque caractéristique. Aucun autre des romanciers français modernes n'égîuo peutêtre Alphonse Daudet pour la vérité des tableaux et des portraits, pour le talent de rendre les altitudes, les physionomies, les coutumes, tout le pittoresque et le dramatique des mœurs. Et cela ne veut pas dire que co peintre merveilleux soit un médiocre psychologue. Sa psychologie, comme ses descriptions, est vivante. Il ne l'étalé pas en fastidieux commentaires; elle fait corps avec les personnages, elle se traduit par leurs actes et leurs paroles. Non seulement Daudet a créé maintes figures qui sont pajisécH â l'état de type ; Tartarin, par exemple ou Delobello, mais, pour ce qui est proprement analyse psy-

Alphonse Daudet-

chologique, la littérature romanesque de notre temps n'a rien produit de supérieur à VËvangéliste et à Sapho. — Son fils, LÉON Daudet, né à Paris en 1868, commença ses études médicales, qu'il abandonna poiïr se tourner vers les lettres. Doué dune imagination vigoureuse, joignant à un esprit satirique une verve amère sans émotion et sans grâce, moins romancier que critique, il a écrit des livres généralement touffus, enchevêtrés, où l'air manque, mais où l'on trouve un réel talent. Outre des articles dans n le Figaro », la n Nouvelle Revue », etc., on lui doit : Germe et poussière (1891), causeries scientifiques et philosophiques; Hxres (1892), roman sur l'hérédité; l'Astre noir (1893), sur le monstrueux égoïsme du ^énie; les Moriicoles (1894), roman à clef, ardente satire de médecins; les Idées en marche (1895); les Kamtchatka (1895), satire de mœurs contemporaines; le Voyage de Shakspeare (1896); la Flamme et l'Ombre (l&Sl): Suzan/ie (1897); Alphonse Daudet (1898); Sébastien donnés (1899). En 1891, il avait épousé Jeanne Hugo, petitc-lille de 1 illustre poète; leur divorce a été prononcé en 1895.

Daudet (Julia Allard), femme d'Alphonse Daudet, née à Paris en 1847. Elle fut souvent la collaboratrice de son mari, et écrivit différents ouvrages. Dans ses Impressions de nature et d'art (1879), M°" A. Daudet a recueilli des souvenirs d'enfance, quelques poésies, et des articles de critique littéraire; dans V Enfance d'une Parisienne (1883), des petits tableaux de vie intime, qui ont beaucoup de finesse et de grâce. Dans Fragments d'un livre inédit (1884). elle a noté au jour le jour ses sensations avec une curiosité subtile. Enfin, les Enfants et les Mères (1888) sont une œuvre des plus délicates et des plus tendres.

DauOIN (François-Marie), naturaliste, né à Paris en 1774, mort en 1804. Il a publié, outre des mémoires et des articles, des ouvrages ornés do planches dont sa femme exécuta les dessins, notamment : l'Histoii-e naturelle des reptiles {1802 et 1803), et l'Histoire naturelle des rainettes, des grenouilles et des crapauds (1803).

DaudnaGAR, ville do l'Asie anglaise (Inde septentr. [prés, do Calcutta]), au S.-E. de Bénarès ; 10.000 hab. Bâtie sur la rive droite du Son, affluent de droite du Gange, Draps et opium.

DauendORF, comm. de la Basse-Alsace, cercle et cant. de Haguenau; 1.343 hab. (autref. comm. du Bas-Rhin, arrond. de Strasbourg).

Daugier (François-Marie-Eugène, comte), vice-amiral français, né à Courthézon (Vaucluse) en 1764, mort en 1834. Il entra dans la marine en 1782, combattit, en juin 1795, contre les Anglais comme capitaine de vaisseau et assista au combat de Groix. Quelque temps après, il escortait un convoi, lorsqu'à l'entrée de la baie d'Audierne il rencontra les navires anglais, qu'il força à la retraite. En 1802, il devint membre du Tnbunat. Daugier seconda Bonaparte dans son projet d'une descente en Angleterre, en repoussant les attaques incessantes de l'ennemi. En 1807, il contribua à la capitulation de Dantzig, fut envoyé en Espagne ( 1808), oùil combattit àBaylen, et revint en France en 1809. Sous la Restauration, il devint contre-amiral, comte, et vice-amiral. Il fut députe de 1815 à 1830.

DAUGREBOT OU DOGREBOT (rfo, bott — do l'angl. dogger, dogro, et bnat, bateau) n. m. Mar. Syn. de dogre.

Dauin ou Davin, bourg do la Malaisie (Philippines [île de Negros]); 7.600 hab.

Dauis ou Davis, bourg de Malaisie (Philippines [île de Panglao]), sur le détroit de Tagbilaran, en face de l'île Bohol; 7.130 hab.

DaULE, ville de la république de l'Equateur (prov. de Guayaquil), sur la rivière de son nom, affluent du no Guayaquil ; 7.000 hab. Port. Commerce considérable de fruits et de légumes.

DAULIN {dô) n. m. Nom vulgaire de la grosse bécassine ou bécassine double.

Daulis. Myth. gr. Nymphe, fille du Céphise. (Elle donna son nom à la ville de Daulis, en Phocide.) il L'oiseau de Daulis, l'hirondelle ou Procné.

Daulis ou Daulium, ville de l'ancienne Grèce (Phocide). Située à l'O. de Chéronéo et au S.-E. do Delphes, elle s'appela d'abord Anacria; c'est dans cette cité que l'antiquité plaçait les légendaires aventures de Pbilomèle et de Procné. Auj. le village de Dalia.

DaullÉ (Jean), graveur français, né à Abbeville en 1709, mort à Paris en 1763, l'un des plus habiles graveurs de son temps. Daullé fut reçu membre de l'Académie. Ses planches les plus remarquables sont ; la Madeleine au désert, d'après le Corrègo ; Quos ego et les Deux filles de Rubens, d'après ce peintre; le Triomphe de Vénus et les (:(tia(re 5aiso«5, d'après Boucher. On lui doit aussi de nombreux portraits : celui de la comtesse de Feuquières, d'après Mignard, peut-être le plus beau de son œuvre; celui d'Auguste III de Pologne, d'après Rigaud. Il a encore gravé d'après Teniers, Metsu, etc.

Daumas (Melchior-Josepli-Eugène), général et écrivain français, né en 1803, mort à Camblanes (Gironde) en 1871. Engagé volontaire en 1822, sous-lieutenant en 1827, il partit en 1835 pour l'Algérie. Consul, en 1837, auprès d'Abd-cl-Kader, à Mascara, il se distingua dans ces fonctions difficiles. Le général Lamoricière le chargea de la province do Constantme, et, en 1841, le général Bugeaud lui confia tout le territoire algérien occupé par les troupes françaises. Le colonel Daumas accompagna l'émir Abdel-Kadcr en France (1847), après qu'il eut été vaincu. Il revint bientôt après et prit part, comme général, aux expéditions dirigées contre les tribus insoumises; en 1850, il fut appelé à la direction des affaires d'Algérie au ministère de la guerre. Général de division (18.>3), puis conseillor d'Etat, et, en 1857, sénateur. Il fut appelé à cette époque au commandement de la division militaire de Bordeaux. Le général Daumas a beaucoup écrit sur l'Algérie. Deux livres surtout sont à citer : Mœurs et coututnes de l'Algérie (1857); les Chevaux du Sahara (1858).

Daumazan, comm. de l'Arièce, arrond. et à 27 Uilom. do Pamiors, au confluent de 1 Arizo et du Montbrun; 988 hab. pèches renommées.

Daumer (Georges-Frédéric), philosophe et poète allemand, ué en 1800 à Nuremberg, mort a Wurtzbourg eu

statue de Daumesnil

à Vineennes , d'après

Louis Rochet.

1875. Elève de Schelling, il renonça à l'enseignement pour raison de santé et s'adonna â l'étude de la philosophie. Il publia, entre autres ouvrages : Histoire primordiale de l'esprit humain (1827); Philosophie, religion et antiquité 11833); Esquisse d'une nouvelle philosophie (1835); la ïteli- (/ion du feu et de Moloch des Hébreux (1842); les Mystères de l'antiquité chrétienne (1847). Ces deux derniers, dans lesquels il attaquait vivement les idées chrétiennes, soulevèrent d'ardentes polémiques. Il tenta ensuite de fonder une religion qu'il disait être une religion d'amour et de paix; il l'exposa dans un livre intitulé Religion de l'ère nouvelle du monde (1850). En 1858, Daumer abjura le protestantisme, se fit catholique et défendit avec ardeur ses idées nouvelles dans plusieurs ouvraç:es, notamment : Ma conversion [18^9) ; le Christianis7ne et son fondateur (1864); le Miracle (1874); etc. On lui doit encore des poésies, des poèmes.

Il s'était beaucoup occupé de Gaspard Hauser, sur lequel il a publié deux ouvrages.

Daumeray, comm. de Maine-et- Loire, arrond. et à 28 kilom. de Baugé; 1.502 hab. Commerce d'œufs; fruits.

Daumesnil (Yrieix-Pierre), général français, né à Périgueux en 1776, mort â Vineennes en 1832. Il entra très jeune dans l'armée d'Italie, fit l'expédition d'Egypte, et fut nommé clief d'escadron en 1806. La porte d'une jambe à Wagram le fit général de brigade, commandeur de la Lésion d'honneur, et gouverneur de Vineennes, où il se distingua d'abord, en 1814, contre les coalisés et où il eut ce mot fameux : n Je rendrai Vineennes quand on me rendra ma jambe » ; puis lors de la deuxième Restauration, par safière réponse à Blùcher, qui lui proposait, par écrit, 3 millions de francs s'il voulait rendre cette place. Mis à la retraite par le gouvernement do la Restauration, malgré ses vingt-trois blessures, il fut de nouveau nommé gouverneur de Vineennes, après la révolution de Juillet, et, on 1831, il devint lieutenant général. Il mourut du choléra, l'année suivante. Deux statues lui ont été érigées: l'une à Vineennes, l'autre à Périgueux.

Daumet (Pierre- Jérôme -Honoré), architecte français, né à Paris en 1826. Il obtint le prix de Rome, en 1855. A la fin do ses études, il fut chargé, avec Léon Heuzey, d'une mission en Macédoine. A l'Exposition universelle de 1867 , il envoya sa Restauration de la villa Tiburtine, et, à l'Exposition universelle de 1878, le Théâtre d'Orarge, état actuel, et le Palais de justice de Paris, en collaboration avec Duc. On lui doit encore : Acropole d'Athènes, vue du théâtre d'Hérode-Atticus {1880); Propylées de l'Acropole d'Athènes, perspective fissi). Daumet fut nommé, en 1875, architecte ordinaire du Palais de justice de Paris, à la restauration duquel il prit une grande part. Vers la même époque, il fut chargé par le duc d'Aumale de la réfection du château de Chantilly. Daumet construisit un chef-d'œuvre d'architecture Renaissance; les travaux durèrent jusqu'à la fin de 1887. Daumet devint, en 1884, architecte de l'élgise du Sacré-Cœur de Montmartre. Mais une scission se produisit entre lui et l'autorité épiscopale, et, à la suite d incidents fort vifs, il fut remplacé. Daumet a été élu, en 1885, membre de l'Académie des beauxarts, en remplacement de Ballu.

DaumiER (Honoré), caricaturiste français, né à Marseille en 1808, mort en 1879 à Valmondois (Seine-et-Oise). En 1832, il était collaborateur â " la Caricature », et son Gargantua, qui représentait un roi avalant de gros budgets, lui valait six mois de prison. Daumier reproduisit les traits de quelques-uns des i/mmot'iô/es. Les ministres, les députés, tous sont marqués d'épithètes violentes : centrier, gras, membre de la Chambre prostituée, etc. Tous ces portraits sont signés Rogelin, pseudonyme d"e Daumier. De 1832 à 1852, le crayon de Daumier harcèle Tbiers sans merci: derrière le dessinateur, il est vrai, se montre toujours Philipon, qui souligne le dessin par une spirituelle légende.

Des masques, Daumier passe aux portraits en buste.

Le <i Charivari » de l833encontient plusieurs. Enfin, le caricaturiste reprend en pied, dansleurallure habituelle, les familiers de la cour citoyenne.

Tout releva désormais de sa satire : les Assassins de la Daumier.

me de Vaugirard, les Juges

des accusés d'avril, la Lecture du Constitutionnel au Palais- Royal, la Pêche aux actionnaires, etc. ; puis les Divorceuses, les Femmes socialistes, les Philanthropes du jour, les Grecsles Bons Bourgeois, les Bals de la cour, les Pastorales, Lo, cataires et propriétaires, les Papas, les Beaux Jours de la rie.

Daumier a aussi on lui un paysagiste de premier ordre; témoin son Convoi funèbre au Père- Lachaise. Après la révolution de 1848, il songea à déserter la caricature. A uu concours public pour une figure symbolique de la République, Daumier présenta une toile sérieuse, traduction de la devise : La République nourrit ses enfants et les iyistruit. Au Salon de 1849, il exposa une libre interprétation de La Fontaine : le Meunier, son fils et l'àne. Malgré ce succès, il revint à son crayon. On a de cette époque deux de ses albums les plus remarquables; Idijlles parlementaires et les Représentants représentés.

Daumier s'était plu aussi à bafouer, à vouer au ridicule l'antiquité classique.

En quinze ans, Daumier a composé, sous le nom d'actualités, une sorte de journal personnel ; toutes les nouvelles, tous les faits du jour y sont relatés avec une fidélité historique. En 1860, ses peintures de la vie contemporaine

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