kilom. carr., entre de hautes
Alpes, frontière d'Italie, à l'E. ; le
Rhône au N. et à l'O.; des Alpes
encore et de la moyenne Durance
au S. Borné à l'orient par l'Italie, il
confrontait, en France : au N.-E
Dauphine.
avec la Savoie; au N. avec le Bugey et la Bresse (Bourgogne), à TO
Armes du Dauphine.
et ta oresse ^Douit^ugu,: j, a . v^.
avec le Lyonnais et le Forez (Lyonnais) et le \ ivarais (Languedoc), au S. avec le comtat Vcnaissin et la Provence. Plus des deux tiers de son territoire se hérissaient en montagnes élevées, dont beaucoup de neigeuses, telles nue le PeUoux (4.103 mètres), sommet le plus élevé de la France avant l'annexion do la Savoie, les Grandes-Rousses, BcUedonne. Dans le seul Pelvoux se levaient dos cimes supérieures à 4.000 mètres, mais on ne comptait pas les monts de plus de 3.000, encore moins ceux do plus do 2.000, dans une foule de massifs soit cri.stalhns, soit schisteux, soit do l'ère de la craie ou de l'oolithe, dans l'Oisans, le Briaoçonnais, le Chainpsaur, lo Dévoluy, le Lans, le Vercors la grande Chartreuse, etc. Tons ses torrents, ses rivières, allaient à la rive gaucho du Rhône par le Guiers, la Bourbrc, l'Isère, la Drômo. la Durance, etc. Parmi ces iribuuires du Rhône, deux, l'Isère et la Durance, sont des courants de première grandeur.
Cette splendide province, célèbre en Franco par ses • sept merveilles », beaucoup moins belles que tant do curiosités qu'on ne vantait pas, se divisait en Haut-Dauphiné et Bas-Dauphiné. Lo //uu(-Z>au/)/iin(! comprenait la grande montagne, la montagne moyenne et les vallées élevées, soit tout l'est et tout lo centre du pays, autour de Grenoble, de Briançon, de Gap, de Die, et le Bas-Dauphiné se composait des collines, des plaines, des terres basses, au N.-O. en tirant sur Lyon, à l'O. en tirant sur Vienne et Valence. „ . . j n.-
I^ Dauphine contenait deux peuples, à ! origine do 1 his; toiro : les Allobroges et les Voconcos. Les Allobrogos, qui iiaient aussi détenteurs de la Savoie, habitaient au N. do risércct leur principale ville était Vienne. Los Voconcos, an S. do l'iscro, avaient pour cité Cularo, qui devint sous le» Romains Gratianopolin, cl au moyen âge Grenoble. A côté des Voconcos, doux autres et moindres nations, les Ségalauncs et les Tricastins. Après maintes vicissi-
tudes , le Dauphine. qui avait fini par s agglomérer autonr d'une famille comtalo, puis dune seconde, P"'sd une autre encore, fut cédé, en 1349, au roi de France Philippe de Valois, par Humbe.t IL . „„, .■. i.
Le Dauphine a fourni plus ou moins exactement a la France les départements de l'Isère, de la Drome et des Hautes-Alpes.
Dauphine d'Auvergne, petite principauté de l'ancienne France, dans ce qui fut la province d Auvergne, sur l'Allier et le bas de l'Àlagnon son tributaire de gauclie. Démembrement du comté d Auvergne qui avait pour capitale Vic-le-Comte, elle eut pour premier chof-lieu \odabk, qui conserve de magnifiques ruines du château des Dauphins; puis ce fut Issoiro.
DAUPHINELLE [dô. uèi) n. f. Bot. Genre de plantes, de la famille des renonculacécs, tribu des ellcborees.
— Techn Sorte de pincesà mâchoires recourbées, courtes et très solides, dont les dentistes se servent quelquelois pour extraire les dents qu'ils ont de la peine à saisir avec le davier, auquel elles ressemblent. . . ,. , ,,
EncVcl Bot. Les dauphmelles ou pieds-d alouelle sont des herbes à feuilles alternes, palmatilobees ou découpées, à fleurs zygomorphes dont le sépale supérieur, avec les deux pétal'es voisins, so prolonge au-dessous de la fleur par un éperon nectarifcre; les carpelles, peu nombreux (de 1 à 5) fournissent autant de follicules polyspermcs.On en connaît une soixantaine d'espèces des régions froides et tempérées do l'hémisphère boréal , dont plusieurs sont cultivées pour l'ornement : la daiiplnnelle Kes champs Idelphinium consolida), à laquelle on attribuait jadis des propriétés vulnéraires, diurétiques, vermiluges; a danpïinelle des jardins {le delphinimn Amcisiea laquel <■ aurait été métainorphosé, d'après la Fable, Ajax, tils de Télamon ; la daupfdnelle stapliysaii/re (delphiiiium staphi/sagria), dont les graines, très acres, jouissent de propriétés cmétiques, drastiques, anthelminthiques. (C'est un médicament très dangereux et à peu près abandonné.)
DAUPHINERIE (dà, ri) n. f. Mot inventé par Scarron , pour rendre les jeux dos dauphins entre eux.
Dauphinois, oise idà. nn-a,
a:'), personne née dans le Dauphine ou qui habite ce pays. — Les Dauphinois.
— Adjectiv. Qui appartient à ce pays ou à ses habitants : Mœurs