‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 564 sur 870 · DAUPHINOISES · texte numérisé non relu

DAUPHINOISES

— n. m. Linguist. V. part, encycl.

— Encycl. Linguist. On donne lo nom de dauphinois à l'ensemble des dialectes romans parlés dans la région nord du Dauphine, correspondant à peu près au département de l'Isère. Ces dialectes forment une

transition insensible entre lo domaine de la langue àoil et celui de la langue d'oc : d'oi leur intérêt pour le linguiste. Il y a une littérature dauphinoise qui commence au milieu du xvi" siècle avec Laurent de Briançon, et qu'on essaye do faire revivre. De nos jours, l'influence ou français a pour résultat d'éliminer les éléments provençaux' des dialectes dauphinois et de leur enlever leur originalité.

DAUPHINULE (dim. de dauphin) n. f. Genre de moUus- (Uies gastéropodes, à coquille univalve operculée : Les DAUPHlNDLKS sonl des Coquilles marines épaisses et nacrées. DaUPRAT (Louis-François), musicien français, né et mortà Paris(1781-1868). Dès la création du Conservatoire, il y avait été reçu et devint professeur de cor dans cette écolo (1802). Enfin, il était nommé, en 1811, membre de a cliapelle impériale, conserva ces fonctions dans celle de Louis XVIII et fit partie, plus tard, de la musique particulière du roi Louis-Philippe. Dauprat mérite une mention spéciale comme compositeur pour son instrument. Ses compositions sont écrites avec un soin, une pureté et un stylo im'on rencontre assez rarement dans ce jenre de musique. Outre une grande Méthode de cor, il a publié cinq concertos avec orchestre, des solos, des duos, trios, quatuors et .M-xtuors pour cors, des thèmes variés, des mélodies, etc. DAURADE((io)n. f. Genre de poissons acanthoptères, famille des sparidés, dont le nom scientifique est c/ii'i/so/ipj-i/s, et qu'on appelle aussi daurat.

— Encycl. Les daurades, qu'il ne faut pas confondre avec les dorades (corijphxna), sont des poissons de mer, à corps oblong .W/yv

couvert de petites M////^^^

écailles, àtôte ^^Mp'';' --

forte, à dents anté- ^sjwpm, ..-■ — " - -■ v rieures coniques, J^y^W^^.' --^^^

les postérieures en molaires arrondies, et qui se nourrissent de coquillages. Les nombreuses espèces do ce Daurade, genre sont répan-

dues surtout dans les mers chaudes ; deux habitent les mers d'Europe : la daurade vulgaire [chrysnphrj/s aurala), à nageoire dorsale rayée de brun et la daurade à museau renflé Tchri/sophrys crassirnstri.i), à nageoire dorsale unicoloro. La première, rare dans l'Océan, commune dans la Méditerranée, atteint r.0 centimètres; la seconde, de mémo taille, no se trouve que dans la Méditerranée et très rarement. La cliair de ces mag.iifiques poissons bleus et argentés, avec un croissant d'or entre les yeux, est très délicate.

DAURADOR {dô — du lat. deaurare, dorer) n. m. Nom des orfèvres, au moyen â(,'6, dans le midi do la France, Il On disait aussi daueairb.

Daupinnelle : a, coupe de la lleur ; b, fruit.

DAURAT n. m. Pôch. Syn. de daubaue.

DauRIAC (Lionol-Alex.andre), philosophe français, né à Brest (Finistère) en 1847. Entré à l'Ecole normale eu 1867, puis agrégé do philosophie en 1872 et docteur es lettres on 1878 il a été successivement maître de conférences a la faculté dos lettres de Lyon (1879) et prolesseur de philosophie à colle do Montpellier (1880). Il so rattache ii l'école néo-criticisto. 11 a publié les ouvrages suivants : De Ileruclilo Jiphesio (1879) ; Des notions de matière el de

force dans les sciences de la nature (1878) ; les Deux morales 1 1884' • Sens commun et raison pratique {nsl) ; Croi/ance cl ,rd/i/e'(lS89); le fléalisme de Reid {\W'i); la Psijcholotjie dans t'opéra français (IS97).

DaUSQUE ou DauSQUEY (Claude) [en lat. Dausquius], érudit français, né à Saint-Omer en 1566, mort en 1644 à Tournav oii il était chanoine. On lui doit divers ouvrages, notamnient : Antiqui novique Laid orthographia (1632); Terra et aqiia sou Terrx /Incluantes (1633).

DaUSSOIGNE-MÉHUL (Joseph), compositeur français, neveu et fils adoptif de Méhul, né à Givet en 1790 mort à I iéee en 1875. Ancien élève du Conservatoire, il obtint a l'Institut le second prix de Rome en 1807, et le premier en 1811') Il écrivit la musique do quatre ouvrages reçus soit a l'Opéra soit à l'Opéra-Comique, et dont aucun, pourtant, ne put parvenir à la scène. Lo jeune artiste put cependant faire représenter à l'Opéra un acte intitule Aspnsie el Périclês (1S20). L'année suivante, ce théâtre le chargea décrire des récitatifs pour un ouvrage de son oncle : .itratonice, et, en 1822, il mit au point la partition d un opéra posthume de Mchul, Valentine de Milan, qui lut représente à rOpéra-Coiuique. Enfin, on 1824, il donna à 1 Opéra un second ouvrage en un acte, les Deux Salem. En 1827, Daussoicne accepta la direction du conservatoire de Liège, dont il lit une école de premier ordre. Il écrivit en 1828, une cantate à grand orchestre pour les fêtes de la réception â Liéce du cœur do Grétry, et, en 1834, une remarquable symphonie avec chœurs intitulée une Journée de la Révolution. Daussy (Pierre), savant français, né à Paris en 1792, mort en 1860. 11 fut ingénieur-hydrographe en chef, directeur du dépôt des cartes et plans du ministère de la marine, membre de l'Académie des sciences et du Bureau des loniritudes Outre des cartes nautiques fort estimées, on a do lui des Tahles des po.iitions géographiques des principaux lieux du globe (1847).

D'AUTANT loc. adv. V. AUTANT.

Dautova, comm. d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat do Bacs-Bodrog]), sur lo Danube ; 3.170 hab.

DautreSME (Auguste-Lucien), compositeur et homme politique français, né à Elbeuf en 1826, mort à Pans en 189» 11 entra à l'Ecole polytechnique en 184G. La révolution de 1 848 lui Ht suivre à Lyon, en qualité de secrétaire, Emmanuel Ara"o, nommé commissaire du gouvernement provisoire dans lo Rhône. 11 publia une sonate pour le piano, quelques morceaux de chant, et écrivit un opera-comique en ïn acte : Sons les charmilles, qui fut représente au Theatre- Lvriquo, en 1862. Un ouvrage en trois actes, tardillac, qui devait étro joué au mémo théâtre, fut la cause, entre lui etCarvalho; directeur de ce théâtre, de débats qui so terminèrent par des voies de fait qui valurent â Dautresmo six mois d'emprisonnement. Cardtllac lut joue par autorité do justice (1867), mais, dès le lendemain auteur entrait à Sainte-Pélagie, et, bientôt, son œuvre disparaissait de l'ariiche. Dautresme renonça alors à la vie ar istique, et se lança dans la politique. Nommé conseiller cénéral du canton d'Elbeuf en 1871, puis élu, en 1876, député do la deuxième circonscription de Rouen, il devint, en 1885 pour la première fois, ministre du commerce dans e cabinet Brisson ; il donna sa démission le 28 décembre de la même année, et reprit le portefeuille du commerce en 1887, dans le cabinet liouvier, pour e conserver sous le ministère Tirard. Le 3 avril 1888, il codait la place à Pierre Legrand, et était réélu député l'année suivante.

DautzenbeRG (Jean-Michel), littérateur flamand, né à Heerlen (Limbourg) en 1808, mort à Ixe les en 1869. 11 s'adonna à l'enseignement, puis devint employé de banque à Bruxelles. Outre des Poésies (1850), remarquables par les qualités du style, il a publié en flamand : Prosodie de la lannne hollandaise (1851); Entretiens sur l histoire de Uelgiq'ue (1858), etc., et fondé un journal peaagogique.^

Dauvergne (Antoine), compositeur français, né à CIcrmont-Ferrand en 1713, mort à Lyon en 1797. En 17d--, il donna à l'Opéra son premier ouvrage : les Amours île Tempe, opéra-ballet en quatre actes; un an plus tard il donna à i'Opêra-Comique de la Foire un charmant petit ouvrage intitulé les Troqueiirs, qui fut lo premier essai do ce qu'on appela bientôt les • pièces à ariettes ".

Dauvergne était chef d'orchestre à 1 Opéra, maître do la musique de la chambre du roi ; il devenait, en 175o, 1 un des directeurs du Concert spirituel, et, en 1769, directeur do rOoéra. Nommé ensuite surintendant de la musique ou roi, décoré de l'ordre de Saint-Michel, il redevenait directeur de l'Opéra. Il a fait représenter à 1 Opéra : E^Je et Lnvinic (175S) ; les Fêles d-Euterpe 1758) ; Canente (I7b0) , Hercule mourant (1761); Polijxène (1763); la Vénitienne (1768) ; le Prix de la valeur (1771). Il écrivit aussi, poui le service de la cour, Persée (1770) et Callirhoé (1773). On doit aussi à Dauvergne do nombreux motets des sonates do violon, des trios pour deux violons et basse et des symphonies à quatre parties.

DauveRNÉ (François -Georges -Auguste), musicien français, né et mort à Paris (1800-1874). En 1833, il lut choisi pour diriger une classe de trompette au Conservatoire. (Jet artiste s'est fait connaître aussi comme compositeur pour son instrument; outre une Méthode de Iromvelle, il a publié une collection de Six solos avec accompacnement d'orchestre. Cent mélodies ou fanfares en forme d'études. Vingl-qiiatre mélodies gracieuses, des duos, des fantaisies, etc.

Dauvet (Jeani, magistrat français, né vers 1400, mort en 1471. Son père, d'une famille angevine, avait été chambellan de Charles V. Il fut successivement procureur Kénéra! au parlement de Paris (1446), président du parlement do Toulouse (1461), et premier président du parlement de Paris. Il joua un rôle important dans le procès do Jacques Cœur, puis dans celui de Jacques V d Arniaenac. Chargé do diriger l'exploitation des mines que Jac- (îiies Cœur possédait dans le Lyonnais et le Beaujolais, il rédigea â co sujet des statuts qui sont un des documents les plus remarqua'olos que nous possédions pour 1 etudo des conditions sociales, et particulièrement de celles des ouvriers, à la fin du moyen âge.

DAUW ou DAW n. m. Nom vulgaire d'une espèce do zèbre (zèbro do BurchoU), dont le nom scientifique est hippoliqris Uurchelli. j ,,1 „ ,Vc»

-- Encycl. Le daim est lo plus commun dos zèbres , c est celui qu'on voit le plus souvent dans les jardins zooloeiqucs. Répandu dans toute l'Afrique orientale et auslialo,

Dauw

(Ips pays somalis jusqu'au Limpopo ot au flouvo Oranpc, il so tlistingue par sa livrt>o qui est, parmi ses congouores, la moins ravéo après cello ilu couagga. Les Tmos rayures bruiios s'ètomioat sur la tôto, s'élargissontsurle corps, mais s'arrôtent aux; épaules ot aux cuisses , lo rosio des membres élant unil'orininneiit Idaiio jaunâtre comme le Tond du polago.

Mais, outre le liauw tyi)i(|UO (hippotiffris Ùurchflli) et la variole M'iri^, où les zébrures, plus étroites ot plus serrées, doscondont j us - (ju'aux sabots, so placent sept ou huit variétés iutermédialres. V. zèbre.

DAUZMoan-AndréJ, orieutaliste ei théologien allemand, né a Sandhausen (Gotha), on 1654, mort en 1727. II ]>rofossa à léna les langues orientales, puis la théologie. Il acquit un grand renom par ses travaux sur la grammaire hébraïquo et surtout par sa théorie sur le changement des voyelles en hébreu, laquelle est connue sous lo nom do systt'ma moi'um. Dauz a exposé son système dans deux ouvrages, intitulés : Litteraturhebrxochaldaicas, etc. (i6yG) et Interpres hebrxockaldaicas.

DauzatS (Adrien), peintre français, né à Bordeaux en ISOI, mort à Paris en 186S. En 1828, il fut attaché à la publication des Voyages pittoresques et romantiques day\s l'ancienne Franee f que dirigeait le baron Taylor. Dès cette époque, il commençait, à travers la France, ses pérégrinations d'artiste. Bientôt il passa en Espagne, et do là en Portugal. Ensuite, il entreprit un voyage en Egypte, et de là en Asie Mineure. Il alla plus tard faire un assez long séjour en Algérie, et ensuite une tournée en Allemagne. Il a fait un grand nombre de tableaux, d'aquarelles, très remarquables par la finesse de l'exécution et la vérité de la couleur locale. DauzatS accompagna le duc d'Orléans lorsque ce prince fit, avec le maréchal Vallée, l'expédition du Djurjura (Afrique), et franchit avec lui le défilé des Bibans ou Portes de Fer. Pendant son séjour en Algérie, il s'habillait souvent en Arabe et faisait ainsi d'aventureuses excursions. A son retour d'Asie Mineure, il a rapporté le sujet d'un livre charmant et pittoresque : Quinze Jours au Sinai, qu'Alexandre Dumas a signé avec lui. Les principaux tableaux qu'il a laissés sont : les Mosquées d'El- Azhar; Saint-Sauveur de lii^ges; Chœur de la cathédrale de Sainte-Cécile d'Albi; etc.

Davainb (Napoléon-Emmanuel), ingénieur français, né à .Saint-Amand (Nord) en 180i. mort à Arras en 1864. Elève de l'Ecole polytechnique, il devint ingénieur en chef des ponts et chaussées, et construisit dans le Nord et dans le Pas-de-Calais plusieurs voies ferrées. On lui doit de savants mémoires sur le frottement des engrenages coniques, sur la construction des vis d'Archimède, sur la résistance des matériaux, sur le calcul des terrassements.

Davaine (Casimir-Joseph), médecin français, né à Saint-Amaud-les-Eaux en 1812, mort à Garches en 1882, auteur do mémoires remarquables sur la physiologie expérimentale. Sa découverte, en 1850. de la' bactéridie du charbon, le fait le véritable précurseur de Pasteur.

DAVALLIE (va-^î) n. f. Bot. Genre do fougères polypodiées, comprenant sept ou huit espèces, qui croissent dans les régions tropicales des deux continents et delOcéanie.

DAVALLIOIDÉ, DE [va-li — de davallie, et du gr. eidos. aspect) adj. En T. de bot., Qui ressemble à une davallie.

DAVANTAGE (^rï/— contract. do de, et avantaife) adv. Plus, en plus grand nombre, en plus grande quantité ; à un plus hautdogré : On a beau dire au bien de nous, nous enpensons encore davantage. (Pet.-Senn.) Il Plus longtemps : Np pouvoir rester davantage, h De plus, en outre ; Je veux qu'un homme soit bon, et l'ien davantage. (Vx en ce sens.)

— Gramm. Davantage modifie toujours un verbe. Il ne j»eut jamais s'employer pour le plus. Ainsi, au lieu de dire : //f toutes les /leurs d'un parterre, la rose est celle qui me plait davantage, dites : est celle qui me plaît le plus. .'Vntrefois, davantage se mettait avant un adjectif : H est DAVANTAGE savant , DAVANTAGE instruit. On disait aussi davantage devant un nom : Davantage d'ennuis. Enfin, il pouvait être suivi do que. Ainsi, Molière a écrit : /l n'y a rien assurément qui chatouille davantage que les applaudissements. Ces diff'ércntos manières d'employer davantage no sont plus autorisées, à moins qu'elles ne servent à éviter une répétition de plus, désagréable à roroillo.

— SvN. Davantage, plua. Davantage a moins do précision que plus; ce dernier marque une supériorité reconnue par une comparaison qu'on s'est proposé d'établir dès lo commencement do la plirase et dont le second tenue vient souvent à la suite ; l'autre no marque qu'une comparaison venue à 1 esprit d'une manière secondaire cl souvent avec quohiuo ohoso qui a été exprimé en premier lieu.

— Anton. Moins.

' Davanzati Bostichi (Bernard), littérateur, né à Florence en 152U, mort en 1600. Commerçant à Lyon et à Florence, il lisait les anciens et étudiait ù fond la langue toscane. Membre do l'académie dos Attcrati sous le nom 'le il Silente [\o Silencieux), il prit pour devise un cercle de tonneau avec ces deux mots : Strictius, arrtius, pour marquer son gortt do la concision. On a do lui : Coltivazione toscana délie inti e d'alcuni arbori (ItîOO et 1G21); Scisnta d'inghilterra (IGOO) ; ot surtout sa traduction do Tacite 1658), où il lutte (le brièveté, d'éuorgio et de pittoresque avett son modèle.

DavaO ou VergaRA, ville do la Malaisie (Philippines), sur la côto méiidionale do Mindanao, au fond du golfe du mémo nom ot au pied du volcan d'Apo. Chef-lieu d'un des huitdistrictsdo l'île, la ville compte 3.500 hab. Elle possède uno forteresse et fait lo commerce du riz, du cacao ot de la K"niine.

DavaulT (Marguerite), victime de la Terreur, née à Bordeaux. Ello avait éi>ousé un ancien lieutenant général dti présidial do Kiotn, de beaucoup plus ftgé (|u'ello. Sus poct, son mari fut arrêté ot envoyé à Paris. Belle et jouno

oncoro, ello quitta ses amis, rejoignit la charrette qui emmenait son mari et y monta malgré les efi'orts des soldats. Ello partagea sa captivité à la Conciergerie, et ils moururent ensemble sur léchafaud. Dans le Mérite des femmes, Legouvé a rendu hommage à l'amour conjugal do M"'" Davault en lui consacrant une notice.

DaVAUX (Jean-Baptiste), musicien français, né en 1737 à la Côte-Saun-André, mort à Paris on 1822. S'étant rendu à Paris pour s'y faire connaître, il eut des succès dans lo monde ot publia des quatuors, des trios, des symphonies concertantes, qu'il faisait exécuter chez lui on y tenant lui-mônie une jiartie de violon, ot (|ui lui valurent uno petite renommée. Il aborda mémo lo théâtre et fit reju-ésenter à la Comédie-Italienne deux petits opéras-comiques : Théodore (1785), et Cécilia (1786). On doit à Davaux

I invention d'une sorte do mélronomo dont il donna la description dans le « Journal encyclopédique » do juin I7sl.

DavaYÉ, comm. do Saône-et-Loire, arrond. et à G kil. do Mâcon, sur un coteau au pied duquel coule un affluent de la Petite Grosne ; 526 hab. Fontaine minérale do Konzevaux aux environs. Le vignoble de cette commune fcst très accidenté, le vin qu'on y récolte haut en couleur. Les meilleurs ({uartiers du vignoble se trouvent aux Chailloux, aux Froncitys,au Peronei, aux Terres-Noires. Les davayés rouges sont de bons ordinaires.

Da'VE (lat. Davus}, t^'po do l'esclave rusé et intrigant dans la comédie latine. Son nom dérive sans doute du grec iùoç et voudrait dire le Dace. Dans le Phormion de Térence, il n'a qu'un rôle secondaire. C'estdans V Andrienne du même auteur qu'il faut étudier ce personnage. Durant cinq actes, il se démène, noue mille intrigues. 11 inquiète le père, met le fils â deux doigts de sa perte, sans être jamais ni à bout de ressources ni à court de paroles. L'intrigue est sa vie. On le retrouve comme type do l'esclave comique dans les Satires dHorace et de Perse.

DavEL (Jean-Daniel-Abraham), patriote vaudois, néà Monens, près Lausanne en 1670, exécuté à Vidy, près Lausanne en 1723. D'un tempérament rêveur et exalté, il se crut de bonne heure destiné à de grandes choses. Il prit du service en Piémont, puis passa en Hollande, où il attira sur lui l'attention de Gudiaumo III, et parvint au grade d'aide-major. De 1708 à 1712, on le trouve sous les drapeaux de la France, et il se retira alors chez lui avec lo grade de " major ». Témoin de la haine que provoquait la domination bernoise, il résolut de délivrer son pays de cette oppression. En 1723, il réunit les milices à Cuîly, marcha sur Lausanne et s'en empara. Arrêté le lendemain par les magistrats de la ville, il fut soumis à la torture ordinaire et extraordinaire, condamné à mort et exécuté. Son héro'isme ne fut pas perdu, car les Bernois durent cesser leurs exactions. Ses compatriotes ont élevé au héros un monument à Cully, sur les bords du lac.

Daveluy (Amédée), érudit français, né en 1799, mort à Atliénes en 1867. Elève de l'Ecole normale, il avait été professeur à Dijon et au collège Henri-IV, à Paris. Il occupait une chaire de rhétorique dans ce dernier collège, lorsqu'il fut nomme, en 1846, directeur do l'Ecole d'Athènes, qui venait d'être créée. Daveluy fut chargé d'organiser cette institution, qu'il n'a cessé d'administrer avec autant de zèle que d'habileté. Il fut nommé, en 1SG2, inspecteur général honoraire de l'enseie^nement supérieur. On a de Daveluy, qui collabora au Dictionnaire latvt-français de Quicherat (1844). diverses notes ou communications, publiées dans la » Revue archéologique ».

Daveluy (Marie-Nicolas-.\ntoine), prélat français, né à Amiens en 1818, mis à mort en Corée en 1866. II se rendit, en 1844, aux îles Lieou-Kieou, puis devint coadjuteur do l'évéque de Corée, qui le sacra évèque (1857), et fut exécuté à la suite d'une émeute. On lui doit : Dictionnaire coréen-chinois-français ; ilisloire des martyrs coréens ; etc.

Davenant (Joan), théologien de l'Eglise anglicane, né à Londres en 1570, mort on 1641. Il occupa une chaire do théologie â Cambridge en 1609, ot devint, en 1614, principal du collège do ta Keine. Il fut nommé, on 1621, évèque do Salisbury. Le but constant de ses travaux fut d'opérer un rapprochement entre les chrétiens dos diverses communions. Les ouvrages qu'il a laissés sont : Exposition (latine) de l'épltre de saint Paul aux Co/oss('eni (1639) ; Prx~ lectiones de duobus in thcologia contruversis capitibus : de judice controversiarum, primo; dejustitia habituait et actuali aitero (1631); Observations sur un traité récemment publié, et itttituté : Dieu manifestant son amour pour le genre humain en révoquant son décret absolu de dajnnation {\6Al).

Davenant (sir William), dramaturge anglais, né en ir,i)6, mort en 1G68. Son pèro tenait à Oxford un hôtel où Shaksneare avait l'habitude de s'arrêter ; aussi uno légende veut-ollo que Davenant soit le lils naturel du grand poète.

II fut page do la duchesse de Kichmond, puis do lord BrooUe, eu qui il trouva un protecteur complaisant. Davenant fit jouer ([uol((ues .Masques ù. la cour. En 1638, il fut nommé poète-lauréat. Il gagna la France après la Uévolution, et fut pris par un navire anglais, au moment ov"! il allait passer en Aniérique. II ne dut son salut qu'à l'intorvention de Milton. qu'il sauva à son tour pendant la liestauration. Sous Charles II, il devint directeur du théâtre Royal. Son œuvre dramatique n'a aucune valeur, et son poômo'épiauo : Gondibcrt (1651), qui eut un grand succès, est tombé uans un juste oubli.

Davenant (Charles), écrivain politique anglais, fils aîné du précédent, né on 1656, mort on 1714. Docteur en droit ci vd, membre du parlement en 1685, eu if.'.tg ot en 1700, il fut nommé, en 1703, inspecteur général des importations et dos exportations, emploi qu'ilconserva jusqu'à sa mort. Il publia un grand nomnro uo pamphlets, dont le plus remarquable est the True Picture of a modem whig (l70l). Un clioix des Œuvres politiques et commerciales do Davenant a été publié par Charles Withworth (1771).

Davenne (Henri-Jean-Baptiste), administrateur, né à Paris en 178'.), mort à Joinvillo-Io-Ï'ont en 186t>. Il a été, de 18-14 à 1859, à l'administration hospitalière. Davenne a laissé do nombreux travaux, dont le plus important porte le titre : />»• l'organisation et du régime des secours publics rn /-'rancc (1S65).

DavenpoRT, ville dos Etats-Unis Uowa), ch.-l. du

comté do Scott, sur le Mississipi; 26.870 hab. Station du Central Pacifie. Les bateaux remontent le lleuvo jusqu'à Davonport. Jolie vUlo industrielle ot commorçanto. Scie-

DAUX — DAVID

ries, fonderies, forges, savonneries, fabriques do machines agricoles, de voitures, de locomotives, etc.

DavENPORT (Ira et William), prestidigitateurs américains, nés, le premier vers 1840, lo second en 1842. Ce dernier est mort en Australie, en 1877. Ayant acquis dans certains tours uno habileté extraordinaire, ils eurent l'idée do so faire passer pour des médiums en relation avec les esprits, ot lis donnèrent avec un très grand succès des séances aux Etats-Unis et en Angleterre. Précédés d'une grande réputation, ils se rendirent en 1865 à Paris, et, comme ils ignoraient lo français, ils prirent pouv interprète un homme de lettres, Derosne. Voici on quoi consistaient leurs manifestations spirites. Les doux frères se faisaient attacher avec uno corde sur un banc dans une armoire ; l'armoire était fermée, et, quelques instants après, ils en sortaient dégagés do tout lien. Dans l'armoire étaient suspendus des instruments de musique ; on attachait Ira et William sur le banc ; une obscurité complète se faisait dans la salle. On entendait alors les instruments se livrer à un charivari bizarre, on les sentait voltiger dans la salle, et, lorsque la lumière réapparassait, on trouvait les instruments à leur place et les deux frères toujours attachés. Les prestidigitateurs français Robert-Houdin et Robin dévoilèrent les trucs des prétendues manifestations spirites, et les frères Davenport allèrent chercher en province ot à l'étranger des spectateurs plus crédules.

Da-VENTRY ou Daintree, ville d'Angleterre (comté de Northampton) ; 3.950 hab. Manufactures de jouets et de souliers. Restes d'un prieuré que Henri VIII donna au cardinal Wolsey. Vestiges d'un camp romain. Cette ville, une des plus anciennes de l'Angleterre, s'élève sur les ruines des stations romaines de Benavenna et ^' Isanavatia.

DavesiÈSDE Pontés (Lucien), né àOrléansen 1806, mort à Paris on 1S59, officier do marine, puis sous-préfet. On a de lui d'assez nombreux ouvrages, publiés pour la plupart après sa mort ; entre autres : Etudes sur l'Orient (1863); Etudes sur l'Angleterre (IS65); Etudes sur l'histoire de Paris ancien et moderne (1865) ; Études sur l'histoire des (îautes et de la France et svr l'époque contemporaine (1866) ; Etudes ai'tisliques pendant un voyage en Italie (1871); etc.

DavÉZIEUX, comm. do l'Ardèchcarrond. et àsokilom. do Tournon, non loin de la Déôme, affinent de la Cance; 1.220 hab. Papeteries. Patrie (au hameau de Vidalon-lès- Anuonay) des frères Joseph et Etienne Montgolfier.

DAVID {vid') ou DAVIS (ri) n. m. Instrument qu'emploient les tonneliers pour saisir et rapproolier ensemble les douves d'un tonneau, et qui forme bras de levier.

David, ville de la Colombie (déjiart. do Panama), sur le no cûtier du même nom; 9.000 hab. Mines d'or. Donne son nom à la bahia de David.

David, deuxième roi des Israélites. On assigne généralement à son règne la période comprise entre les années 1055 et 1014 avant J.-C. Fils d Isaï ou Jessé, riche propriétaire de Bethléem, ville de la tribu de Juda, il gardait les troupeaux de son père, lisons-nous dans la Bible, quand le prophète Samuel lui donna l'onction royale et lui jjromit la succession de Saiil, rejeté par Dieu. Vainqueur du géant Goliath, dans un combat singulier qui détermina la défaite des Philistins, David devint un des chefs do l'armée d'tsraél, l'écuyer favori et le gendre du roi, dont il calmait les accès de mélancolie par les accords de sa harpe. Mais la popularité du jeune héros, grandissant avec ses victoires, excita contre lui la jalousie de Saiil. Obligé de s'enfuir dans le désert, puis au delà des frontières, quand Saiil eut succombé dans la lutte contre les Philistins, il fut proclamé roi par la tribu de Juda. Après avoir régné pendant sept ans et demi à Hébron, Iphiboseth, fils do Saiil, étant mort, il fut reconnu par les autres tribus d'Israël. Il établit alors sa résidence sur la montagne de Sion ot fit de la ville, agrandie et fortifiée, la capitale de son royaume, sous le nom de Jérusalem. En peu do temps il soumit les Amalécites, les Moabitos et les Ammonites, refoula les Philistins, les Edomites et les Syriens, et devint le prince le plus puissant de l'Asie occidentale. La fin do son règne fut attristée par la peste, envoyée i>ar Dieu pour punir son orgueil, l'adultère qu'il commit avec Bethsabée, dont il fit périr le mari, la révolte et lo succès éphémère d'.'Vbsalon, un de ses fils. Malheureux et coupable, David i)arut plus grand encore par sa constance et son repentir que dans la prospérité. Poète et prophète, il nous a laissé dans ses psaumes l'imago vivante de sou âme. Il mourut chargé d'années, après avoir régné quarante ans sur tout Israël et désiguo pour son successeur son tils Salomon.

— Ai.Lus. ttiST. : David dansant devant l'arche. David, en paix avec ses voisins et devenu tranquille possesseur do son royaume, résolut de faire transporter A Jérusalem l'arche sainte, qui était restée dans la maison du lévite Abiuadab. Elle fut mise sur un chariot tout neuf, traîné par des bœufs. Tout le peuple suivait en faisant résonner les harpes, les lyres, les sistres, les tambours et les cymbales. David , revêtu d'un éphod do lin, dansait devant l'arche de toute sa force, au son des trompettes. Sa femme, Michel, fille do Saiil, qui l'avait vu danser, et qui ne comprenait pas cotte sainte allégresse, s'en moqua on lui reprochant d'avoir paru comme un boulVon devant ses sujets. (En littérature, on fait quelquefois allusion au saint enthousiasme do David.)

David ( nr.i'KKSKNTATioNs ni-; ).

Parmi les œuvres de l'art chrétien.

on ne peut guère citer q^u'uno belle peinture de voAte du cmietièro de Callisto, représentant l'épisode de David ot du géant Goliath. Le roi prophète a été souvent représent ■ au moyen Age. V. ruopnfeTK.

Les amours de David ot de Both snbép ont inspiré beaucoup de com positions, dont quelques-unes ont été décrites au mot Bktusadkk. Ou peut y joindre une suite de tapisseries exécutées en Flandre sous le règne do Louis XU. que possède le musée de Ctuny. Une peinture do H,-S, Beham, au Louvre, représente "en «[ualro companimcuif»

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^l'npl•^8 Mltîlicl-Ango.

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