‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 572 sur 870 · V. BOIS · texte numérisé non relu

V. BOIS

— Littôr. Manière do lire, do réciter, do prononcor un discours : Le uiisn' d'un orateur, d'un avocat, d'un acteur.

— Mus. Maniùro do chanter tr^s rapide, (j^ui litnit le milieu entre la parole et le chant proprement dit. (Les chants qu'on exécute ainsi sont appek^s dos " récitatits ".)

— Physiq. Quantité do liquide ou do gaz dôbitôo par uno source, uno fontaine ou un appareil quelconque : Un gazomètre ne règle pas, mais yncsurc sculemcJit le dkuit.

— Techn. Manière de débiter, do découper les bois à des dimensions déterminées selon l'usage qu'on veut en faire.

— Encycl, Techn. Débit des bins. Le d('bit des bois s'opère do trois manières différentes : à la scie de lonf^r, au coin et à la hache. Le premier modo s'appelle f/rand di'-hit, et les deux autres petit débit. Los méthodes do débit varient ù. l'inlini, suivant le Imt ((ue l'on se propuse ot l'emidoi quo l'on veut faire do l'arbrcs ou do la bilh*.

— Comptab. Le débit est le « doit » d un compte, comme le crédit en est 1' « avoir «. Dans un compte do personne, le débit so compose des sommes que cette personne doit à la personne qui tient ce compte. Ainsi, je fais une remise d'arii:ent ou d'olfets, ou de marchandises à Paul, ot je porte cette remise à son débit, en môme temps quo je porte un crédit à caisse, effets ou magasin, qui ont fourni la valeur remise à Paul. Le débit se porto à gaucho du compte, le crédit à droite.

— Ilydraul. Le délÀt des rivières est la quantité d'eau

aue déplace un cours d'eau sur une section quelconque o son parcours durant l'espace d'une seconde. Pour avoir uno idée ;\ peu près exacte de l'importance d'un fleuve ou d'une rivière en un point donné de son cours, on prend une moyenne ([ue l'on calcule entre le débit minimum ou étiage et le débit maxirnu/n des crues; on connaît alurs le débit mo y €7i.

— LitICr. V. DECLAMATION.

— Anton. Vente ou Commerce en gros. — Crédit.

DEBITABLE adj. Qui peut être débité, coupé.

DÉBITAGE {(fif) n. m. Action de débiter les bois suivant l'usaiie particulier auquel ils sont destinés.

DÉBITANT(Mn),ANTEn.etadj.

Comm. Î5e dit d'une personne qui vend au détail : Un débitant. Un rnarcband débitant.

— n. m. Techn. Sorte de laminoir de petites dimensions , employé par les fabricants de chaînes pour aplatir le til do fer ou do métal précieux qui doit constituer une maille.

DÉBITE frad. débit) n. f. Vente de paiiiers timbrés : Si quelque bureau présentait une débite excédant celle des trimestres précédents... (Circulaire ministérielle.)

DÉBITER (du lat. debifum, chose due) v. a. Inscrire un mouvement de valeurs en quantités ou en francs, ou en

Quantités et en francs, au débit ou compte de personne ou e chose qui reçoit cette valeur : On débite te négociant de tout ce qu'il reçoit, on le crédite de tout ce qu'il donne. Il Vendre, et particulièrement vendre au détail : Débiter du tabac, du vin. il Se dit ironiquement de certaines choses qui ne doivent pas faire la matière d'un commerce : Débiter de l'esprit.

— Réciter, prononcor : Débiter des vers.

— Enseigner, développer, avancer, soutenir : Ce que l'on A débité sur la longue vie des cerfs n'est appuyé sur aucun fondement. (Buff.) ii Dire en grand nombre : Débiter des injures tout le jour.

— Fig. et fam. Débiter sa marchandise, Parler, pérorer : Orateur qui débite bien sa marchandise, h Signifie aussi. Réussir, il Débiter de l'ouvrage. En faire beaucoup.

— Mus. Chanter^ en parlant d'un récitatif.

— Physiq. Fournir, en parlant d'un liquide ou d'un gaz: Source qui débite 15 litres d'eau à la seconde.

— Techn. Détailler, diviser en partie, on vue d'un emploi ultérieur : Débiter des bois, des marbres, du drap.

Il Découper, en parlant de la viande destinée à ^tro vendue : Débiter un bœuf, ii Scie à débiter. Scie à détailler. Se débiter, v. pr. Etre débité, avec tous les sens do l'actif. Il Débiter, raconter l'un à l'autre : Se débiter des mensonges.

— Anton. Créditer.

DÉBITEUR, EUSE n. En mauv. part, Personne qui débite, répand des nouvelles, des racontars : Une débitedse de cancans.

DÉBITEUR, TRICE (lat. debitor, trix; de debere, supin dvhitnm, devoir) n. Personne qui doit, par opposition ù créancier : Aii/re/'ojs, le débiteur insolvable devenait l'esclave de son t:KÉANCiEit.

— Fig. Celui (jui a à, rendre compte; celui qui a obligation à quelqu un.

— Adjectiv. : Compta débiteur, Compte du débit, par opposition au « compte créditeur n .

— Encycl. Comptab. Le débiteur est la personne ou la chose dont le compte a été plus débité qu il n'a été cré dite. Le débiteur <loit l'excédorit do son débit sur son crédit; il on est débiteur. Dans un bilan, l'ensemble des comptes débiteurs forme l'actif, et l'ensemble des comptes créditeurs le passif; mais il faut distinguer, dans les comptes débiteurs, ceux qui représentent de bons débiteurs, et ceux qui représentent do mauvais d(M)iteurs. Ainsi, dans les comptes do choses, ceux de premier établissement, do frais de constitution, do frais généraux, etc., et, dans les cumptes do personnes, les clients en faillite, forment des actifs irréalisables.

— Dr. IjO débiteur est celui qui est tenu d'une oblication. Lorsque \(^ contrat est à terme, roxistonce de l'onligation n'est point suspendue, son exécution seule est ri^tardéo; la créance est acquise, mais le créancier n'en pont exiger le payement qu'à l'échéance. C'est donc A tort qu'on dit souvent : « Qui a terme no doit rien. « Le débiteur à terme doit réellement; seulement, il ne pont pas /lire contraint do payer tant nue le terme n'est pas écliu. Lorsque les règles d interprétation sont insufllsantes pour faire connaître l'intention des parties, le doute s'interprète on faveur du débiteur contre le créancier. Celui-ci n'a qu'un moyen pour vaincre la résistance et l'inortio do son débiteur, "et obtenir do lui le payement de rn qui lui est dft, ou, plus généralement, l'accomplissemoiit des obligations Contractées envers lui ; c'est l'exécution forcée ; mais il no

S eut y procéder qu'en vertu d'un titre exécutoire, c'ost-àiro un jugement de condamnation, ou un acte notarié, ou un acie administratif assimilé. Le débiteur malheureux peut échapper i la poursuite do ses créanciers, soit par la faillite, en maiiùro commerciale, soit, en matière autre {pic crllo do commerce, par la cession de biens.

Depuis l'abolition de la contrainte par corps, le débiteur n'est plus exposé à se voir incarcérer [lour dettes, on matière civile ou commerciale, mais il peut encore être emprisonné pour l'amende et les frais dont il est redevablo (snvers l'Etat, en matière criminelle, correctionnelle et t\f^ police.

— Anti'N. Créancier, créditeur.

DÉBITIF, IVE adj. Comm. Qui doit être débité. Il Compte que le commerçant fait figurer au débit.

DEBITIS (DE) [du lat. débitas, dû] loc. adv. Dr. anc. On appelait lettres de drbitis des lettres do grande ou do petite chancellerie, ayant pour ctfet do rendre un contrat obligatoire dans un ressort autre (^ue celui oii il avait été formé, ou à. l'égard dune jmidiction autre que celle qui l'avait reçu.

DÉBITTER {hi-té — du préf. privât, dé, et de bitte) v. a. Mur. Dérouler de dessus la bitte : Déhitter le câble.

DÉBITUMINISATION {si~on) n. f. ActioD do dobituminiser : La débituminisation du coke.

DÉBITUMINISER (du préf. jirivat. dé, et du lat. bitumen, inis, bitume) v. a. Dépouiller de bitume : On débituminise le charbon de terre pour le convertir en coke.

DÉBLAI {blé) n. m. Action de déblayer, il Ouvrage qu'on fait en déblayant, ii Matériaux qu'on extrait en déblayant.

— Fig. Débarras, suppression d'un obstacle ou d'un embarras : Le déblai des préjugés est long à opérer,

— Encycl. Le déblai consiste à pratiquer une excavation dans le sol, à ciel ouvert ou souterrainement, pour la construction des routes, des chemins de fer, des canaux, des ouvrages d'art, des fondations d'édifices, etc. Les déblais s'exécutent généralement en fouillant la terre par couches successives, q^ue Ton appelle p^U7H(*es. Lorsque la fouille a de grandes dimensions, on emploie la méthode dite <i par abatage », qui consiste à attaquer la masse en la creusant en dessous, en opérant des havages ; on fait tomber ensuite les terres retenues par la cohésion, à l'aide de deux ou trois pieux que l'on enfonce à coups de masse ou de marteau. V. fouille, et ter R.4S sèment.

— .\nton. Remblcti.

DÉBLANCHI U. m. Opération par laquelle on épuise une cuve a iiuliL'O de toute la couleur qu'elle peut fournir.

DÉBLANCHIR v. a. Métall. Faire disparaître de la surface d'un métal en fusion la couche d'oxyde qui la recouvre et que l'on appelle croûte.

-~ Monn. Séparer, au moyen du coupoir, la pièce de monnaie qui reste attachée à. la matrice.

— Teint. Epuiser toute la couleur bleue contenue dans une cuve d'indigo.

Se déblcLOChir, v. pr. Etre, devenir déblanchi.

DÉBLATÉRATION {si-oii) n. f. Action de déblatérer ; paroles vioIen>es et injurieuses : Mettre un terme aux dé- BLATÉRATiONS de quelquun.

DÉBLATÉRER (du lat. deblaterare, bavarder. — Prend un accent grave sur l'avant-dernier e devant une syllabe muette ; Je déblatère. Que tu déblatères; excepté au fut. do l'ind. et au prés, du condit. : Je déblatérerai. Nous dé~ blatérerions) v. a. Déclamer violemment : Déblatérer des sottises.

— V. n. Parler fortement contre : Déblatérer contre l'or, contre quelqu'un.

DÉBLAVE n. f. Transport des produits ruraux des champs à la ferme. (N'est plus usité quo dans l'expression : Chemin de déblave. Chemin d'exploitation.)

DÉBLAYER (du préf. dé, et du lat. bladum, blé) v. a. Couper et enlever les blés de : Déblaver un champ.

DÉBLAYAGE [blè-iaf] n. m. En T. de théâtr.. Action de dcbitiT très vite et sans soin les parties peu importantes d'un rôle, pour en faire mieux valoir les parties essentielles.

DÉBLAYEMENT OU DÉBLAIEMENT {blê-man) D. m. Action de déblayer; extraction des matériaux enfouis dans le sol : Des travaux de déblave.ment.

DÉBLAYER (blè-ié — du vx franc, dcsbléer, desbléïer, desblci/rr : du préf. privât, dé, et du lat. bladum, blé : Je déblaye ou déblaie , tious déblayons , vous déblayez , ils déblayent ou déblaient. Je déblayais, Jious déblayto/is, vous déblayiez. Je déblayai, 7ioits déblayâmes. Je déblayerai ou déblaierai, nous déblayerons, roiis déblayerez, ils déblayeront ou déblaieront. Je déblayerais ou déblaierais, nous déblayerions, vous déblayeriez, ils déblayeraient ou déblaieraient. Déblaye, déblayons, déblayez. Que je déblaye ou déblaie, que nous déblayions, que vous déblayiez, qu'ils déblayent ou déblaient. Que je déblayasse , que tu déblayasses. Déblayant. Déblayé, (-e) v. a. Kcon. rur. Débarrasser un terrain du blé qui le couvre. Moissonner. (Vieux.) l'extraire des terres ou autres matières pour nettoyer la place : Apres avoir démoli, il faut déblayer.

— Par oxt. Dégager, débarrasser dos objets encombrants : DÉBLAYER une salle de fatras. \\ Débarrasser de la présence de : Déblayer les prisons.

— Fig. Balayer, faire disparaître, supprimer : Dkblay'kr des préjugés, des superstitions, n Déblayer le terraiii. Aplanir d'avance les difficultés qui pourraient s'opposer au succès d'une entreprise : Les écrivains qui ont un but doivent toujours DÉBLAYER LE TERRAIN. (Balz.)

— Théûtr. Négliger entièrement toutes les phrases incidentes, Dour produire un olfet; courir prestement au but.

Se déblayer, v. pr. Etre, dovonir déblayé.

— Anton. Remblayer.

DÉBLÉURE (<le l'anc. franc- desbléer, Ôtor lo blé) n. f. Agric. Dlé coupé, mais non enlevé. (Vieux mot.)

DÉBLOCAGE (/m/) n. m. Action do faire lover lo blocus :

Le DÉUL0CA<iE dune ville.

— Ch. de f. Opération qui, dans lo bloek-sy.ttcm, a pour objet do faire disparaître les signaux bloquant une section. (On indifiuo ainsi, on découvrant la voie en arrière, quo cette dernière est libre sur la section qui so trouvait bloquée. Cotte opération s'exécute au moyeu d'appareils

spéciaux, parmi lesquels ceux de Siemens, de Lartigue, do Tesso, etc., sont les plus omjdoyés. Dans les compagnies do chemins do fer où existent dès systèmes automatiques, ceux do Gasset, do Hall, do Rousseau, etc., lo déblocage des sections est accompli par le train lui-même.)

— Filât. Opération (pii, dans la filature, consiste à enlever au moyen d'un peigne, des extrémités du fil de lin les pailles ou chônovottos nui y sont rostéos attachées.

— Typogr. Action do débloquer les lettres, les chiffres ou les mots, de remplacer ceux qui, déjà bloqués, ne doivent pas servir ou se trouvent renversés.

DÉBLOCUS i/ii/5«)n.m. Artniilit.Syn. de débloquement. DÉBLOQUEMENT {ke-man) n. m. Art milit. Action do débloquer une place ; résultat de cette action.

DÉBLOQUER {ke — du préf. dé, et do bloquer) v. a. Art milit. Débarrasser du blocus : Débloquer une ville.

— Pop. Faire sortir do prison : Débloquer un ivrogne.

— Ch. de f. Débloquer une section. Faire disparaître les signaux qui bloquaient cette section.

— Filât. Débloquer le lin. Peigner le lin pour enlever les menues pailles qui restent accrochées aux extrémités des fils.

— Typogr. Oter et remplacer par d'autres, en parlant des lettres, chiffres, mots bloqués ou renversés : Déblo- QiKR des lettres. Débloquer ttne page.

Se débloquer, v. pr. Art milit. Etre débloqué, n Faire lever le blocus auquel on était soumis.

— Jeux. Se dit d'une bille do billard qui sort de la blouse.

DÉBO (lac), expansion lacustre du Niger, dans le Soudan frani;ais (Massina).

DÉBOIRADOUR {bo-a) n. m. Instrument employé, particulièrement dans le Limousin, pour dépouiller les châtaignes de leur écorce.

DÉBOIRE {bo-ar — du préf. privât, dé, et de boire) n. m. Goût désagréable tju'une boisson laisse dans la bouche : Avoir encore le déboire d'une médecine qu'on vient de prendre.

— Fig. Désagrément, déplaisir, mortification : Les plaisirs ont leurs dêboiri';s.

— Piscieult. Action de vider les viviers au bord de la mer. DÉBOIRE {bo-ar — même étymol. qu'à l'art, précéd.)

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