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DÉBILITANT

— n. m. Kemède débilitant.

— Encycl. Parmi les causes qui provoquent la débilité, les unes sont inhérentes à. l'individu même : tels sont l'âge, le sexe, les chagrins, les excès; d'autres, tout à fait extérieures, sont relatives à l'action des agents physiques sur le corps, comme la chaleur, lo froid, la lumière, etc. Dans les systèmes vitalistes, les débilitants étaient employés systématiquement contre l'excès d'énergie vitale; c'étaient la diète absolue, la diète lactée, uno alimentation peu abondante, plutôt végétale qu'animale, la saignée générale ou locale, les bains tièdes ou froids, les lavemonts, les purgatifs, les déplétifs. La plupart de ces moyens thérapeutiques ont été conservés, mais leur action est autrement expliquée dans les hypothèses actuelles de l'autointoxiration ou de l'intoxication microbienne.

— Anton. Fortifiant, réconfortant, restaurant, tonique.

DÉBILITATION (si-on) n. f. Pathol. Affaiblissement, diminution de la vigueur physique.

— Encycl. La débilitation est habituellement la conséquence d'une maladie ou d'un état de malaise prolongé, tsouveut, elle est amenée par la fatigue, le surmenage, et réclame avant tout du repos, un régime alimentaire substantiel, l'habitation à la campagne ou sur les bords do la mer, les voyages, les distractions.

DÉBILITÉ (du lat. debilis, faible) n. f. Etat de débilitation,do faiblesse générale, d'épuisement durable: La débilité de la santé. La débilité du corps. La débilité de l'âge.

— Fig. Impuissance, défaut d'énergie ou de capacité : La débilité de l'âme.

— Enctcl. La débilité a été considérée par les vitalistes comme uno diathèso naturelle ou acquise, consistant dans lo manque d'énergie vitale. Le mot « débilité « n'a plus do sens précis dans lo langage médical ; il est à peu près l'équivalent de l'expression « misère physiologique ». IjU vieillesse, les maladies, les fatigues excessives, une mauvaise hygiène de l'habitation, des ateliers, de l'alimentation en sont les causes ordinaires ; elle se présente sous deux formes : l'une qui affecte principalement la sensibilité, ot qu'on peut appeler ataxique, l'autre qui frappe la contractilité musculaire, et auquel on donne le nom d'adynamie. On appelle " débilité congénitale » l'état de faiblesse que présentent à la naissance les enfants nés longtemps avant terme, ceux dont la gestation a été troublée par un accident ou une maladie de la mère, dont le père ou la mère ou tous les deux sont eux-mêmes des malades ou des débiles.

Les moyens thérapeutiques généralement employés pour combattre la débilité jiortent le nom de toniques quand il s'agit de l'adynamie, et d'antispastnodiques quand il s'agit de la débilité ataxique, c'est-à-dire des troubles de la sensiliilité. Parmi ceux-ci, les uns ont une action lente et progressive, comme les aliments, les amers, les ferrugineux; les autres agissent promptement et leurs effets disparaissent en même temps que l'usage du médicament : telles sont les préparations aromatiques et alcooliques, que pour cette raison Brown a qualifiées du nom de toniques diffusibles. L'hygiène doit jouer un rôle important dans le traitement de la débilité et doit tenir compte de l'âge, du sexe, du tempérament, des saisons et des circonstances. Il ne faut pas, non plus, perdre de vue que, la plupart du temps, la débilité n'est que la conséquence d'une affection plus ou moins grave et que, pour la combattre, il faut avant tout attaquer la maladie principale. La couveuse artificielle est l'unique moyen de sauver les enfants nés en état de débilité congénitale.

— Anton. : Bonne constitution, eustbénie, hyperdynamie, hypersthénie, verdeur, vigueur.

DÉBILITER Hat. dcbilitare; de debilis, faible) v. a. Affaiblir: Débiliter ses organes.

— Fig. Rendre impuissant, dépouiller de son énergie. Se débiliter, v. pr. Devenir débile, s'affaiblir, il Epuiser

SCS propres forces : Se débiliter par rrlude.

~ Anton. Conforter, corroborer, enforcir, raffermir, réconforter, renforcer, restaurer, vivifier.

DÉBILLAGE \bi-UaJ' [Il mil.]) n. m. Action de débiller; le résultat du cette action : Le débillage des chevaux.

DÉBILLARDEMENT {Il mil., et jnan) n. m. Action do débillarJcr : Le hébili.ardement d'une poutre.

DÉBILLARDER \U mil. — du préf. priv. dé, et de billard) v. a. Tailler une pièce de bois, en abattant les arêtes, soit pour l'arrondir, soit pour en multiplier les plans. Il Enlever le billot ou la cale qui tient une caisse élevée au-dessus du sol : Débillarder utie caisse à fleurs.

DebillEMONT (Jean-Jacques), musicien françai.s, né à Dijon en 1824, mortà Paris en 1879. Il fit ses études musicales au Conservatoire, et fit d'abord représenter à Dijon quatre opéras-comiques : le Benégat, le Bandolero, Peu mon oncle et le Joujou. Plus tard, il lit représenter un grand nombre de pièces, dont, en dernier lieu : Roger Bontemps (1869); la Revanche de Candaule (1869); le Pantalon de Casimir (1813); le Treizième coup de minuit {\%1 A); le Miroir magique (1876); les Trois sultanes. Debillemont a écrit plusieurs cantates de circonstance, une messe, de nombreuses mélodies vocales. La musique de Debillemont, convenablement écrite, manquait de couleur et d'originalité.

DÉBILLER {H mil. — du préf. priv. dé, et de bille) v. a. Détacher, dételer, en parlant d'un cheval qui traînait uu bateau en rivière : Débiller liïi cheval.

Se débiller, v. pr. Etre débillé.

DÉBINAGE \naj') n. m. Pop. Médisance, dénigrement. DÉBINE n. f. Pop. Etat misérable et piteux : Tomber dans

la DÉBINK.

— Syn. Déche, panne, purée.

DÉBINER (du lat. biui, doux) v. a. Agric. Biner, labourer uno seconde fois pour détruire les mauvaises herbes : Débiner une vigne, w On dit niicnx bini-;r.

— Pop. Dénigrer : Débiner un confrère, n Débiner le truc, Révéler le secret de quelque chose.

— v. n. Pop. Tomber dans la débine, dans la misèro. Il Débiner sur, Dénigrer.

Se débiner, v. pr. Etre débiné.

— Pop. S'enfuir, se sauver, s'en aller.

— Fam. Se dénigrer l'un l'autre : Les femmes se débinent par jalousie.

DÉBINEUR, EUSE n. et adj. Pop. Se dit d'une personne médisante. || D'uno personne qui dévoile une chose tenue cachée.

DÉBIRENTIER {ran-ti-é — de débit, et de rentier) n. m. Celui qui doit une rente. (Vieux.)

DÉBIT {bi — du lat. debitum. chose due) n. m. Comni. Compte do toutes les sommes ou de toutes les marchandises qui, étant livrées par lo commerçant à uno autre personne, sont considérées comme lui étant ducs par elle. Il Vente, et, le plus souvent, Vente active et rapide : Avoir im grand débit, il Boutique de débitant : Ouvrir un débit de vin. un débit de liqueurs. || Droit de vendre certaines marchandises dont le gouvernement a le monopole : 06tenir un débit de tabac.

— Débits de tabac. V. tabac.

— Eloctr. Quantité d'électricité fournie par une sourco d'électricité dans l'unité de temps.

— Hyilranl. V. la partie encycl.

DEBITABLE

DEBONDANT

^fy

Dv

Débitage du bois.

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