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DEBRAY

Débourroir.

DÉBOURRER (fiou-r^— du préf. priv. dé, et do bouri'e) v. a. Olci- la Itourre de ; !)éboukhi-;r un fusil, un fauteuil. \\ Vider di> labac, eu parlant d'une pipe : DÉnoujau-;u sa pipe.

— Pt)p. Débourrer sa pipe , Se débourrer. Faire ses besoins.

— Fig. Déniaiser, former, façonner : Débourrer un Jeune homme.

— Manég. Assouplir les mouvements de ; faire perdre un embonpoint factice ou excessif: DÉBOOURiiR unpoulain.

— Œnol. Syn. de débourber.

— Techn. Enlever la bourre qui encrasse les dents dos cardes , dans les manufactures. Il Faire disparaître, par l'opération du débourrage, le poil recouvrant les peaux destinées à être tannées.

— V. n. Vitic. Sortir une sorte de bourro, on parlant des bourgeons de la vigne.

Se débourrer, v. pr. Etre, devenir débourré, n Débourrer sa pipe.

— Fig. Etre déniaisé. || Se façonner soi-même, ii Se débouiTer le cœur, Exjirimer les sentiments qui vous oppressaient.

— En T. de bot., Sortir de la bourro, en parlant des bourgeons.

DÉBOURREUR (boti-reur'), EUSE n. Celui, celle qui débijurrr une carde, il Mécanisme adapté à. une carde, pour en faire le débourrage. (On le nomme aussi débourreux.)

— Adjectiv. : Ouvrier dèbovrreur. Cylindre

DÉBOURREUR.

DÉBOURRIN (bou-rin) n. m. Pop. Cendre, résidu de tabac qu'on retire du fond de la pipe en la débourrant,

DÉBOURROIR {bou-ro-ar') n. m. Outil de liourrclier, en forme de crochet et servant à sortir la vieille bourro d'un collier pour le remplacer par de la bourro nouvelle.

DÉBOURRURE {bou-rur"j n. f. Résidu ou déchet de laine, qui provient du débourrage dos cardes.

DÉBOURS {bour — subst. verbal do débourser) n. m. Argent que l'on a avancé pour le compte de quelqu'un. (S'emploie surtout au plur.): Rentrer dans sesDÈBOVp.ii. w Onditaussi nÉBOURSÉ; mais débours appartient surtout au langage do la pratique, déboursé au langage usuel.

— Enctcl. Les débours sont d'urdinairo des petits frais accessoires do correspondance, de transport, de voitures, etc., ([ue l'on ajoute au principal sur la lettre do voiture, le mémoire, le compte de retour, etc., dans la pratique commerciale.

DÉBOURSÉ n. m. Comm. V. débours.

DÉBOURSEMENT (man) n. m. Action do débourser ; résultat do cette a'.tion.

— Anton. Remboursement.

DÉBOURSER (du préf. priv. dé, et do bourse) v. a. Tirer de sa bourse, de sa caisse, dépenser : On débourse beaucoup d'argent en voi/ai/e.

— Anton. Empocher, rempocher.

DÉBOUSCAILLER {ska-ill-é [Il rall.J) V. a. Arg. Décrotter la chaussure.

DÉBOUSCAILLEUR {ska-Hl [U mil.]) D. m. Arg. Décrutieur.

DÉBOUSIGUER (zi-ghé) v. a. Se dit pour Défricher, dans le sud-ouest do la France.

DEBOUT (bon — du préf. de, et de bout) adv. Sur un de ses bouts : Mettre un tonneau debout. Il Sur ses pieds ou ses pattes de derrière, en parlant de l'homme ou dos animaux : La marmotte mange debout comme l'écureuil.

— Par cxt. Hors du lit, levé, il Se dit particulièrement en parlant d'un malade : Il se porte mieux, il est debout. (Acad.) Il Vivant : Dieu merci. Je suis encore debout!

Il Existant, non encore détruit : Certains monuments romains sont encore debout, il Eu vigueur, non encore renversé : Vieil empire encore debout.

— Fig. Dans l'attitude du travail; dans une attitude ferme et digne : La vie est une montagne qu'il faut gravir DEBOUT e( descendre assis. {M""' Nocher.)

— Blas. Se dit d'un animal posé sur ses pieds do derrière, mais le terme consacré ost levé ou en pied.

— Coût. anc. Debouts à éteinte de chandelle. Vente qui se faisait à l'aide do bougies ou à. extinction do feu.

— Douan. Passer debout. Se dit des marchandises qui. ayant leur destination déclarée au delà d'une ville, la traversent sans pouvoir y être vendues ni mômes déchargées. V. passe-debout.

— Mar. Mâts debout. Mâts verticaux, il Vent debout. Vent contraire à la direction du navire. — Fam. Avoir une figure de vent debout, Faire uno mine de mauvaise humour.

II Mer debout. Mer que le vent chasse contre l'avant du navire, il Se tenir debout à la lame. Lui présenter l'avant.

Il Debout au plein, Accostage ou abordage perpendiculairement au rivage, ii Debout les avirons!. Ancien couiman dément remplacé par : " Matez ! » il Debout au quart ! ("ri i)Oussé par les hommes do service , pour réveiller les nommes appelés à prendre le (piart.

— Techn. Poutre placée debout. Poutre placée de façon à supporter tout l'etfort dans le sens même dos libres du bois. Il liois debout, Dois travaillé perpendiculairement au sens do ses libres.

— Véner. Mettre une bête debout, La lancer.

— Intorj. Lève-toi, lovez-vous. // faut partir: debout!

— Loc. div. : Laisser quelqu'un debout, Ne pas ie faire asseoir, il Dormir debout. Eprouver le besoin do sommeil au point do s'assoupir, même sans 6tre couché ou assis.

\l Conte à dormir debout, Uécit ennuyeux, ou absolument invraisemblable, ou qui no mérite aucune attention, il 7'ohiber debout, Se tirer heureusement d'une circonstance crili(pio. Il Mourir debout, Montrer do l'activité, de la vigilance jusqu'à la mort, ot faire preuve, on ce moment même, d'une grande force d'ûine. il 'Jenir ou Se tenir deMout, Avoir une valeur, uno éneri^ie propre, en parlant d'une phrase, d'un vers, d'une œuvre d'art, etc. : Que de pièces, que de romans dont l'intrique »<■ tient /w* debout ! Il Mettre debout, Faire, établir, mener i bien, on parlant d'une œuvre d'art, d'une rouvre intollectuoUo : // faut longtemps pour meitue deuoUT une encyclopédie,

— Allus. littéu. :

Mlifux vuut Rotijat dclioul quVmporour cnlfirr<l, vers do La Fontaine, dans lo conte iutitultS ta Matrone

d'Ephèsc, et que l'on cite pour donner à entendre que lo premier do tous les avantages, c'est d'étro vivant.

— Anton. Assis, couché.

DÉBOUTANCE [tayiss) n. f. Action de débouter. Il Expulsion. (Vieux.) [On disait aussi déroutement n. m.]

DÉBOUTÉ n. m. Jugement qui déboute ; acte par lequel on est déclaré decliu d'une demande en justice : Un débouté d'opposition, il Plaideur dont la demande est rejetée.

DÉBOUTEMENT {man) n. m. Action de débouter.

DÉBOUTER (du préf. priv. dé, et de bouter) v. a. Dr. Déclarer, par jugement, par arrêt, déchu d'une demande on justice : Débouter le demandeur de ses prétentions.

— Par anal. Repousser, rejeter la demande de : Débouter quelqu'un de sa demande en mariage.

— Fig. Faire cesser, anéantir i Le fief naquit à l'époque oit le servage germanique débouta la servitude romaine. (Chateaubr.) [ïnus.]

— En T. de manuf., Arracher ou fairo disparaître sur une carde une partie des dents, afin de faciliter l'enroulement des rubans de carde sur les cylindres ou tambours (pli doivent être garnis de ces rubans. {Cette opération d'enlèvement des dents so fait principalement à chaque e.vtrémité du ruban.)

DÉBOUTONNER {to-né — du préf. priv. dé. et de bouton) V. a. Ouvrir, eu parlant d'un olijet boutonné ; Déboutonner son gilel. w Oter des boutonnières les boutons des habits de : Déboutonner un enfant.

— Fam. Déboutonner sa conscience, son cœur. Dire ce qu'on a sur la conscience, sur le cœur.

^ Escrim. Déboutonner un fleuret, En ôtor le bouton. Il On dit aussi DÊMoucnETER.

~ Mar. Déboutonner «ne bonnette. Détacher la bonnette basse fixée à la voile au moyeu de petits cabillots. (Expression conservée longtemps après que les bonnettes furent lacées.)

Déboutonne, ée part. pass. du v. Déboutonner.

— Fam. A ventre déboutonné. Avec excès, à satiété : Rire, Manger k ventre déboutonné. Il A cœur déboutonné, A cœur ouvert, sans contrainte.

Se déboutonner, v. pr. Défaire ses boutons, ii Se défaire, en parlant de ce qui était boutonné : Faux col qui se déboutonne sa}is cesse.

— Fam. Parler librement, ouvrir son cœur. DeBRA-AILET, village d'Ethiopie (Tigré), sur un

amba abrupt. Victoire du général italien Baratiori sur le raz Mangascia, en 1S34.

Debraïa, Débraie ou Braia (Nicolas), poète français du xiii' siècle, a composé, sous le titre do Gesta Ludovici VIII, un poème latin de di,x-huit cents vers, sur Louis Vm. Il a été publié dans les Scriptores historix Francorum cosetanei de Duchesne.

débrailler {bra-ill-é [Il mil.] — du préf. priv. dé, et de lanc. franc, brail. ceinture, dérivé de braie) v. a. Ouvrir, écarter, déranger les vêtements.

Débraillé, ée part. pass. du v. Débrailler.

— Substantiv. Personne dont les vêtements sont en désordre : Danton était un supei'be débraillé. Il Manière d'être de quelqu'un qui est vêtu négligemment ou d'une façon très libre : Un débraillé artistique, ii Fig. Sans façon, grande liberté de langage : Le débraillé de M'"* de Sévigné et ses conunérages allaient bien à une femme. (Le prince de Ligne.)

Se débrailler, v. pr. Se découvrir, déboutonner, détacher ses vêtements.

— Fig. Prendre une allure libre, abandonnée. DÉBRAISAGE {bre-zaj') n. m. Opération consistant à

ôter la braise qui encombre les alandiers d'un four et contrario le tirage, en s'opposant au passage do l'air, il Action d'enlever la braise du four, après quo celui-ci a été chaulTé pour la cuisson du pain. (On dit aussi débraisement.)

DÉBRAISER {brè-zé — du nréf. priv. dé, et do braise) v. a. Oier la braise qui encoml)ro les alandiers, faire l'opération du débraisago : Dèbbaiser un four, le foyer.

Se débraiser, v. pr. Etre débarrassé do sa braise.

DÉBRANCHER (,du préf. priv. dé, et do branche) v. a. En parlant du faucon, Le faire descendre de la branche sur laquelle il est perché, n Obliger lo faisan à quitter la branche sur laquelle il s'est réfugié.

Se débrancher, v. pr. Se dit surtout du faisan qui descend, pour manger, de la branche sur laquelle il ost perché.

DÉBRAQUER (ké — du préf. priv. dé. et de braquer) V. a. Déranger ce qui était braqué : Débraquer un canon, ime lunelir. ses yeux.

Se débraquer, v. pr. Etre, pouvoir être débraqué.

Debra-TABOR (mot à mot : Mont Thabor), ville de l'Ethiopie (prov. de Beghemoder). dans le bassin du lac Tzana. ancienne capitale de l'Ethiopie, sous le règno do Théodoros, aujourd'nui complètement déchue ot ruinéo.

DebraUX (Paul-Emile), chansonnier français, né à Ancervillo iMeuso) en Hîtiî. mort à Paris en 18itl. Dans ses premières cliansons. il reprit la plupart des sujets traités par Bérangor, mais il les présenta sous uno forme moins élégante. Debraux fut le poète du peuple, comme Bérangor celui de la bourgeoisie instruite. Comme son modèle, il attaqua violemment la Restauration ; il tourna contre elle les souvenirs do l'Empire. Il donna : la Colonne, le Prince Eugène, la Veuve du soldat, Marengo, le Mont Saint-Jean, Fanfan la Tulipe, Soldat, t'en souviens-tu? Debraux écrivit des chansons A la louange do l'amour ot du vin ; il célébra les charmes do la campagne. Il composa des pots pourris, à la façon do Désangiers, moitié vers ot moitié prose, dont lo plus romaripiablo ost le Cheval de Caligula, et dos tableaux empruntés aux mœurs contemporaines, dont le Carabin est lo mieux réussi. Enfin, il eut quelques inspirations plus élevées, telles quo Lutéce, éloiro de I*aris, et // est un /Heu, expression du déisme républic;iiii de .L-J. Koussoau.

On a également do lui nu roman intitulé; le Passage de la flérésina, petit épisode d'une grande histoire (18li5).

DEBRAY(IIonri), chimiste français, né A Amiens on 1827, ninrt ù Paris on 1888. Elève do l'Ecolo normale, il devint préparateur do H. Suinto-Clairo-Doville, dont il resta lo coUaboralour assidu et fut lo continuateur. U fut élu i\ l'Académie dos sciences en 1877. A ta mort do Devillo, en 1881, il lo remplaça ù lu fois ot comme professeur A la

DEBRAYAGE

DEBROUSSAÎLLEUR

faculté des sciences de Paris, et comme maître de conféreoces à l'Ecole normale supérieure. II fut, en outre, essayeur à la garantie de l'hôtel des Monnaies et oxaminateùrà l'Ecole polytechnique. Dobray n'a publié en volume que deux ouvrages : son Cours élémentaire de chimie (1S62- 1863, 4« édit-, 1888, en collaboration avec Joly), et un Abrégé de chimie. Il a, cependant, laissé une œuvre considérable, tant par le nombre des sujets étudiés que par la précision, l'exactitude, la vigueur de la métliode qui caractérisent les savants de la bonne école. Il a été d'abord un précieux collaborateur pour Deville dans ses travaux sur l'aluminium, puis il a étudié seul le gluciniura et ses combinaisons, le molybdène, le platine et les métaux du groupe du platine. Enfin, il a continué les travaux de Deville sur la dissociation, et ramené par l'expérience restée célèbre du carbonate de chaux les lois de la décomposition physique aux conditions de l'évaporation.

DÉBRAYAGE {brè-iaf) n. m. Action de débrayer, c'est-àdire d interrompre momentanément le mouvement de rotation dun arbre de transmission au moyen d'un dispositif spécial, en faisant, par exem pie, passer la courroie sur une poulie folle, soit à la main, soit méca niqucracnt. (S\'n.

DlisKMBRAYAGË . ) Débrayage.

Il Débrayage mécanique ou automatique, Celui qui se produit seul, grâce à un dispositif spécial.

DÉBRAYAGE (brè-iaf) n. m. Action de faire disparaître un enduit de brai qui recouvre un objet.

DÉBRAYER {brè-ié — du préf priv. dé, et du rad. de embrnijer) v. a. Retirer la communication oui unissait l'arbre moteur à un arbre secondaire, à une poulie, à un outil, à un train d'outils. Il On dit aussi dêskmbrayer.

DÉBRAYER Ibrè-ié — du préf. priv. dé, et de brai) v. a. Enlever un enduit de brai recouvrant un objet.

DÉBRAYEUR {brè-ieur) n. m. Mécanisme servant à opérer le débrayage, à retirer la courroie d'embrayage.

Debreczin, Debretzin (en hongr. Debreczen [prouonc. dê-brè-tsén\), ville d'Austro-Hongrie. ch.-l. du comitat de Hajdu, dans l'angle N.-E. de l'Alfôld (grande plaine centrale de Hongrie), dans une région essentiellement magyare; 56.9-10 iiab. Debreczin, centre des calvinistes hongrois, a été surnommée la Rome calviniste hongroise et est siège d'un évéché réformé. Comme toutes les grandes villes magyares, à part Budapest et quelques centres de l'Ouest hongrois, Debreczin présente un caractère agricole et rustique très prononcé. L'agriculture, l'élevage, sont la principale industrie des habitants. On y remarque la grande église réformée, le collège réformé, foyer de la vie intellectuelle au delà de la Theiss, possédant une faculté théologique, une académie de droit, une école normale de professeurs et un a gymnase », l'école de vétérinaires, l'école supérieure d'agriculture, le palais de justice. Fabrication de savon, de saucissons, de Drosses, etc. Debreczin eut beaucoup à souffrir pendant les guerres turques; en 1567, y siégea le concile réformé où la majeure partie des Hongrois se tit calviniste par esprit aniiautrichien ; en 18-19, du 9 janvier au 30 mai, elle fut le siège du gouvernement hongrois indépendant et de la Diète. Louis Kossuth y proclama, le 19 avril 1849, dans la grande église réformée, l'indépendance de la Hongrie.

Debreczin (plaine ou puszta de) [en hongr. Hortabàgyi puszta (hortobadyi poussta)], vaste étendue de 2.9u0 kil. carr., à l'O. de Debreczin, consacrée à l'élevage {chevaux, moutons, bêtes à cornes); immenses pâturages arrosés par la petite rivière Hortobagy. Important marché aux bestiaux. On y rencontre une série de lacs, dits <■ lacs blancs », se desséchant périodiquement en été, en laissant des efflorescences de carbonate de soude sous forme de croûte de 1 à 2 centimètres d épaisseur, qui se renouvelle tous les trois ou quatre jours. On l'emploie à la fabrication du savon dit « de Debreczin ».

DÉBREDOUILLER {dou-ill-é [Il mil.] — du préf. priv. dé. et de bredouille) v. a. Au jeu de trictrac. Interrompre l'adversaire dans les points qu'il a gagnés : Si l'adversaire a marqué deux jetons, on le dêbredouille en lui faisant ôter un jeton.

— Fam. Débredouiller quelqu'un. Améliorer sa position, le tirer d'embarras.

— v. n. Etre débredouillé : Je crois que je vais débredouiller.

Se débredouiller, v. pr. Etre débredouillé.

— Fam. Commencer à être heureux, sortir d'embarras. DÉBRÉE n. f. Bot. Syn. do érisme.

DEBREGEASIA {j^-si) n. m. Genre d'urticacées, série

des bœhménées, habitant la Malaislc, l'Inde, l'Abvssinie. (Les debreyeasia sont des arbustes à feuilles alternes, souvent rugueuses et duveteuses, à fleurs monoïques ou dioïqucs.)

Debret (.Jean-Baptiste), peintre d'histoire, correspondant de lAcadéraio des beaux-arts, élève de David, né à Pans en 1768, mort en 1848. Il remporta le second prix do Rome en 1791, travailla plusieurs années à Kome, et obtint une mention hoaorable aux prix décennaux pour son beau tableau de S'apoléon saluant un convoi de blessés autrichiens, exposé en 1806. Il fut, en 1815, au nombre des artistes choisis pour former l'Académie dos beaux-arts de Rio de Janeiro, devint premier peintre de dom I^edro, (it les portraits des principaux personnages de la cour, et reproduisit les événements dont le Brésil fut lo tliéàtro jusqu'en 18^0. Do retour à Paris, il a publié : Voyage pittoresquK et historique au Brésil (1834-1837).

Debret f François), architecte français, élôvo do Pcrcicr, né à Paris en 1777, mort à Saint-CIoud on 1850. Cet artiste a construit la salle Louvois, qui fut démolie après l'attentat de Louve), l'ancien Opéra (rue Le Pcletier) et l'ancien théâtre des Nouveautés (place de la Bourse). Il a jeté les fondations du palais do l'PJcolo dos beaux-arts (rue Bonaparte), qui fut élevé par Duban. Debret était membre de l'Institut depuis 182S.

Debreyne (Pierre-Jean-Corneille), médecin français, né en 17S6 à Quaédypre, près de Dunkerque, mon à la Trappe en lSiî7. Après avoir été quelque temps médecin du célèbre monastère de la Trappe, près Mortagne (Orne), il se fit lui-même trappiste, vers 1840; il s'est surtout consacré à l'étude de la vie génitale dans ses rapports avec le dogme catholique. Il faut citer de lui : Traité de physiologie orthodoxe (1842) ; Mœchialogie (1856).

DÉBRIGOLER (du préf. priv. dé, et de bricole) v. a. Enlever du dos d'un cheval de trait le harnais léger qui porte le nom de « bricole ". ii Se débarrasser do la bricole que les ouvriers emploient pour traîner une voiture à bras et qui consiste en une sorte de bretelle en cuir.

— En T. do véner.. Démonter les filets tendus pour prendre des cerfs, des daims ou des chevreuils.

DÉBRIDÉE {df? — du préf. priv. dé, et de bride) n. f. Courte halte dans une auberge où l'on ne fait que débrider son cheval, il Ce qu'on paye dans une auberge où l'on débride son cheval pour le faire manger. Il Troupe de gens qui font halte, qui débride.

DÉBRIDEMENT {maîi) n. m. Action de débrider, d'ôter la bride à une bête de somme.

— En T. do chir., Opération qui consiste à inciser les brides ou les portions de tissus qui empêchent le pus de sortir d'une plaie ou étranglent un organe, ii Débriaement des hcrjiies, Opération qui consiste à agrandir l'anneau qui étreiot le collet d'une hernie.

DÉBRIDER (du préf. priv. dé, et de brider) v. a. Oter la bride à : Dkbridkr un cheval.

— Fam. Faire, dire avec précipitation : Débrider sa leçon. Il Manger avidement : Débridiîr son dîner.

— Fig. Couper, élaguer : Encore une fois, débridez, avalez des détails, afin de n'être pas unifnnne. (Volt.)

— Pop. Ouvrir, il Défiorer : Débrider une fille.

— Cliir. Opérer le débridement de : Débrider une hernie.

— Techn. Détacher le câble de la pierre lorsqu'elle est arrivée au haut de la carrière.

— Loc. div. Sans débrider. De suite, sans interruption: Travailler dix heures sans débrider, il Débrider les yeux à quelqu'un. Les lui dessiller, lui faire voir la vérité.

— Substantiv. n. m. Action de débrider : Procéder au débrider des bêtes de somme, il Lieu où l'on débride : A7*nver au débrider.

Se débrider, v. pr. Etre, devenir débridé.

DÉBRIDEUR, EUSE n. Celui, celle qui débride un cheval.

— En T. de techn., Ouvrier qui détache les câbles dans une carrière.

— Fam. Individu qui expédie lestement : Un débridedr de grand'messes.

— Pop. Débridew de filles, Libertin, séducteur.

DÉBRIDOIR (do-ar') n. m. Arg. Clef.

DÉBRILLANTER [Il rail. — du préf. priv. dé, et de brillanter) v. a. Oter le brillant de : Débrillanter une dorure. Se débrillanter, v. pr. Etre, devenir débrillanté.

DÉBRIS (bri — du préf. priv. dé, et de bris) n. m. Fragment d'une chose brisée, écroulée; ce qui reste après un cataclysme : Les débris d'un meuble, d'un vase. Les débris d'ini naufrage, w Reste d'un ou de plusieurs êtres organisés qui ont péri ; Des débris /"ossj/e-s. ii Restes d'un homme ou d'un animal mutilé : Ces débris humains que les conquérants sèment sur leur passage. (Th. Gant.)

— Ce qui reste d'un repas ou d'un plat déjà servi : Déjeuner avec des débris. Manger les débris d'un pâté.

— Poétiq. Restes de ce qui a été détruit ou désorganisé : Les DÉBRIS d'un empire, d'une fortune, n Personne qui survit à une institution, à une organisation, à une catégorie détruite : Le DÉBRIS d'une illustre famille. (Boss.)

■ — Fig. Ce qui subsiste d'une chose ruinée ou perdue : Les débris d'une gloire éteinte, d'une vertu vaincue.

— Autrefois, Dégât fait en brisant, surtout dans une hôtellerie, dans un lieu public : On fit donner tant à l'hôte pour /e DÉBRIS. (Acad.) ii On dit aujourd'hui casse.

— Action do briser; ruine, destruction :

... Il lui fallait si peu.

Si peu, nue la moindre chose

De son débris serait cause.

La Fontaine.

— AlLUS LITTÉR. :

Et ces deux grands débris se consolaient entre eux, vers de Delille, dans son poème des Jardins, chant IV. Le poète y fait allusion à Marins assis sur les ruines do Canhage; mais les applications de son alexandrin sont toujours plaisantes.

— Syn. Débris, décombres, ruines. Débris et ruines s'emploient fort bien au figuré, mais en conservant la distinction qui leur est propre; les débris sont des parties détachées dont on peut se servir pour faire une œuvre nouvelle ; les ruines restent où elles étaient d'abord; elles peuvent même donner encore quelque idée de l'objet qui a été détruit. Décombres est un terme plus vulgaire; il désigne proprement des matériaux de démolition qui encombrent et qu'il faut faire enlever.

DÉBRISER (rad. débris) v. a. En T. de mar., So dit de la mer qui bat avec violence un navire à la côte et en disperse les débris.

DÉBROCHAGE {chaj') n. m. Action de débrocher un livre.

DÉBROCHER (du préf. priv. dé, et do br-oche) v. a. Remettre en feuilles, en parlant d'un livre broché : Débrocher »n t'o/i/me. Il Enlever les chandelles de dessus la broche. Il Retirer de la broche des viandes embrochées.

Debrosse (Salomonj, architecte français, né à Yerneuil,dans l'Oise, mort à Paris on 1627. Il était le neveu do Jacques Androuet Du Cerceau. A défaut do détails biographiques, celles do ses œuvres que lo temps a respectées attestent l'élévation do son génie. Il s'était déjà illustré par beaucoup de travaux lorsqu'il fut chargé d'entreprendre le Luxembourg, somptueuse demeure que Marie de Médicis se destinait. Il l'acheva en cinq ans, de 1GI5 à 1620, tout en exécutant d'autres ouvrages, tels que le portail do l'église Saint-Gcrvais (1616), qui fut lo type des portails d'église pendant près de deux siècles. La grande salle du Palais do Justice, dite salle des Pas perdus, ayant été détruite par un incendie le 7 mars I6is, Jacques'Dobrosse fut chargé do la reconstruire, et ceMe reconstruction fut terminée en 1622. Lo temple de Charenton, que Henri IV avait permis do bitir en 1606, était l'œuvro do

De Brosses.

Debrosse. Il fut détruit après la révocation de l'édit do Nantes (I68ô). Cet édifice était un grand ((uadrilatère, imité des basiliques de l'antiquité, de celle de Fano. décrite par Vitruve. On doit encore à Debrosse la reconstruction de l'aqueduc d'Arcueil, ouvrage antique ruiné depuis plusieurs siècles et que ses belles proportions ont fait regarder comme digne des Romains; il fut achevé en 1624. Debrosse a, en outre, construit le château de Moni-.eaux (Seine-et-Marne ) pour Gabrielle d'Estrées, et on lui doit le plan du château de Coulommiers. Si Debrosse manquait souvent de correction et de sévérité dans les détails, il mettait, en revanche, une grandeur véritable dans ses conceptions.

Debrosse (Jean PO» seigneur de Saint-Sevère et de Boussac,géuéralementappelé le maréchal de Boussac, né vers 1375, mort en 1433. Il devint maréchal de France en 1426. L'an d'après, il fut l'instrument de Hichemont contre Le Camus de Beaulieu, favori de Charles VIL II fit assassiner Beaulieu sur les rives du Clain, non loin du château de Poitiers. Le maréchal de Boussac prit part aux principales campagnes du règne de Charles VII contre les Anglais et les Bourguignons. Il se signala au siège d'Orléans, à la bataille de Patay (1429), fit lever aux Anglais etaux Bourguignons les sièges de Compiègne et de La":ny. On a de luï une charte, datée de 1427, par laquefieil art'ranchit les habitants de Boussac.

De Brosses (Charles), premier président au parlement de Dijon, sa ville natale, jurisconsulte cminent et écrivain estimé, né en 1709, d'une famille originaire de la Savoie, mort à Paris en 1777. Son père était conseiller au parlement de Bourgogne, et lui-même, après de brillantes études, fut pourvu de cette charge, à l'âge de vingt et un ans. Ami de Bulfon, connu de Diderot, qui a noté " sa petite tète gaie, ironique et satyresquo n, il fut très lié avec Sainte-Palaye et entreprit'avec lui ce voyage par de là les Alpes d'où il rapporta les Lettres sur l'Italie. Cet ouvrage remarquable, y griffonné sur une table d'auberge " , donne ici de justes appréciations sur l'art et la littérature (^Michel - Ange, Raphaël , Machiavel ) ; là de fortes descriptions de la campagne romaine. En 1740 il fut nommé président à Dijon, s'y maria, et partagea sa vie entre les devoirs de sa charge, ses affections familiales, ses travaux. Il donna, en 1756.

l'Histoire des navigations aux terres australes ; en 1760, Du culte des dieux fétiches; en 17G5, le Traité de la formation mécanique des langues, dont les remarques sont souvent piquantes. A cette période se rattache sa querelle d'intérêt avec Voltaire, auquel il avait vendu sa terre de

Tournay. De là, longues discussions où la bonne foi ne fut pas du côté du patriarche de Femey qui, par dépit, fit échouer la candidature do son ennemi à l'Académie française. Exilé au temps du parlement Maupeou pour son indépendance, De Brosses fut rappelé sous Louis XVI et nommé, en 1775, premier président. L'année même de sa mort, il publia son œuvre la plus considérable, l'Histoire du VII' siècle de la république romaine, par Sallusto, formée de tous les fragments recueillis dans les grammairiens de l'antiquité. De Brosses fut, comme magistrat, un digne successeur des Harlay, des de Thou, des Talon, des Mole, et, comme homme, un des plus éclairés, des plus indépendants et des plus spirituels de sa province.

— BiBLiOGR. : Colomb, éd. des Lettres sur l'Italie (Paris, 1836); Foisset, Vie du président De Brosses) (Paris, 1842); Sainte-Beuve, Causeries du Lundi (t. VII); Desnoirelerres, Voltaii'e et la société française au xvjii'' siècle.

DÉBROUILLABLE ( 6j'ou-ï7/ [// mil.]) adj. Qui peut être débrouillé, éclairci : Affaire débrodillable.

— Anton. Indébrouillable.

DÉBROUILLARD ( brou-iU-or') , ARDE n. et adj. Fam. Se dit de quelqu'un qui sait se débrouiller, se tirer rapidement d'embarras ; Le Parisien est généralement dé- BRoriLLARD. Lcs DÉDROUiLLARDS sc tirait d'araire.

DÉBROUILLEMENT {brou-ille-man [Il mil.]) n. m. Action de deniélor, de débrouiller une chose embrouillée : Le dé- BROUILLEMENT d'u7i écheveau de fil, de paperasses.

— Fig. Action d'élucider, d'éclaircir : Le dêbrouille- MENT d'une affaire.

DÉBROUILLER (bron-ill [Il mil.] — du préf. priv. dé, et de brouiller) v. a. Démêler : DÉBRoriLLKK du fil. i\ Par ext. Remolire en ordre les choses qui étaient en confusion : Dkbrodiller des papiers. Les poètes disent que l'Amour DÉBROUILLA le cliaos. (Acad.)

— Fig. Eclaircir, élucider : Débrouit,ler une intrigue, un sujet. (Acad.) ii Distinguer, discerner : Ne pouvoir rien v>Èm(o\Mi.i.v.K aux ratures d'une /e/^re.ii Deviner, expliquer ; Débrouiller une énigme.

— Débrouiller les cordages. Mar. Parer les cordages qui gisent sur le pont après une manœuvre, les lover à leur poste ou dans les bailles.

Se débrouiller, v.' pr. Etre débrouillé, il So démêler, se mettre en ordre, il S'éclaircir, en parlant du temps.

— Fig. Etre éclairci, élucidé, devenir plus intclligib e. 1! S'instruire, se tirer de l'embarras d'esprit : Enfant qui

commence à se débrouiller, h Fam. Se tirer d'affaire : Avec des cordes et du fjois, un ynarin se débrouille toujours.

— Anton. Embrouiller.

DÉBROUILLEUR, EUSE ' brouMl fil mil.]) u. Personne, cho.->c qui débruuiile, qui aide adébrouiller : Dêbrolilleur d.r manuscrits. Les érmcments, grands débrouilleurs de lu politique. (Cliateaubr.)

DÉBROUSSAILLEMENT [brou-sa-ille-man [Il mll.j) n. m. Âi'tidn ile débroussailler.

DÉBROUSSAILLER {brou-sa-ill [Il mll.l — du préf. priv. 'lé, et <io br()uss<iille) v. a. Arracher des broussailles, dos bois niurls.

DEBROUSSAILLEUR (i;-ûu-5a-i7i L^'nill.]) n. m. Ouvrier qui débrous-saille.

DÉBRÛLER (du préf. priv. dé, et de brûler) v. a. Faire l'oporafion inverse do la combustion ; dôsoxvRt^nor : On peut ilire ipieii gihu'ral la lumière deurûle les corps briUi's. (Fouroroy.)

DÉBRUTALISER (du préf. priv. dé, et de brutaliser) v. a. CoiTitror do sa brutalité : Débrdtalisek quelqu'un. DébrcrAMSER son caractère.

Se débrutaliser, v. pr. Cesser d'Atro brutal.

DÉBRUTIR (du préf. priv. dé, et de hrul) v. a. Dépouiller co ijui ost rudo et brut ; DÉaKDTm une glace, un diamant, du niurlire.

DÉBRUTISSEMENT {man) a. m. Action de débrutir; résultat do cotto action : Le débrutissement des glaces.

Debry ou De Bry (Jean-Antoino). V. Bry (de).

DÉBUCHÉ u. m. Véuer. .Syn. de débdcuer.

DÉBUCHER (de la partie, dé, et de bâche, au sens de liois) V. n. Véner. Sortir du bois, eu parlant des bêtes l'auves, des bêtes carnassières, ou des bêtes noires.

— Fig. Sortir des lieux obscurs où l'oo vit d'ordinaire pour se montrer dans un milieu plus brillant.

— V. a. Faire débucher : Dèbdcher un cerf.

— .Substantiv. n. m. Véner. Sortie de la bête de son fort pour entrer en plaine. (On sonne alors le débucher.) ii Fau-

DEBRULER

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