V. SERMIiNT
DÉCISTÈRE {si-stèr' — de déci, et stère) n. m. Mesure de volume, qui est la dixième partie du stère. V. métrique [système.)
Decius ou DèCE (Cneius Messius Quintus Trajanus), empereur romain de 249 à 251, né en 201 dans la Pannonie inférieure, mort sur les bords du Danube en 251. Gouverneur de Mœsie sous l'empereur Philippe, ses soldats le proclamèrent empereur. Il vainquit, près do Vérone, Philippe, qui fut tué peu après. 11 commença aussitôt, contre les chrétiens, la septième persécution, l'une des plus terribles. Les Goths ayant passé le Danuboi. il envoya son fils pour les combattre, puis se rendit lui-même sur le théâtre de la guerre et les chassa du territoire romain. De retour à Rome, il rétablit la censure qui avait été exercé© par l'empereur depuis la dixième année du principat d'/Vuguste. Les Goths ayant fait uno nouvelle invasion, il marcha contre eux, et fut tué avec son lils.
Decius Jubellius, tribun
des soldats romains, fut envoyé
à Rbégium, on 282 av. J.-C, pour Decius (statue du Capitule). défendre cette ville contre Pyrrhus. Il remplit d'abord fidèlement sa mission. Mais, tenté par les richesses dos habitants, il résolut, de connivence avec ses principaux officiers, do so rendre maître do la ville. Une foule do citoyens furent massacrés, les Romains s'emparèrent do leurs biens et contraignirent leurs femmes et leurs filles à los épouser. Un médecin, originaire do Rhégium, mais établi à Messine, vengea sur Decius le meurtre de ses concitoyens. Decius, étant passé dans cette ville, y souff'rit d'un mal d'yeux. Lo médecin l'aveugla, sous prétexte de le guérir. Dix ans phis tard,
10 sénat romain envoya uno arméo contre Rhégium, qui fut prise. Les soldats assassins furent mis à mort, ot Decius so tua lui-mémo (270).
Decius Magius, citoyen de Capoue, défenseur do cette villo contre Annibal. Celui-ci, après la prise do Capoue, embarqua Decius pour l'Afrique. Mais une tempête jeta le naviro sur la côte a'Eg} pte, et Decius s'échappa.
Decius Mus (Publius) , Romain do la famille plélu-icime. Il fui l'un des cinq commissaires chargés, en 349, do régh>r la tiuostion des dettes. Quelques années après, étant tribun dos soldats, il sauva l'armée compromiso dans uno attaque contre les Saninitos par Cornélius Cossus-
11 reçut los plus grandes récompousos.ot devint consul. En cette qualité, il commanda avec ManliusTorquatus contre los Samnites. Sur la foi d'uno vision qui promettait la victoire ù l'armé o dont lo chef sacriftorait sa vie, il se V 0 u a aux dieux in f e rnaux oi tomba dans la mêlée, percé do coups (310). Sos ttls ot ses potits-
fils suivirent Monnnto iVnrftont do Dcdus Mm.
co noblo oxom- «
plo : lo premier eu 295, dans uno guorro contre los Gaulois du 1 Ombrio ; lo second on 279, dans la guorro coutro Pyrrhus.
Decius (Josse-Louis), historien allemand du xti* siècle, n fut socrôtairo do Sigismond, roi do Polotno II a
DÉCIVILISABLE - DÉCLARATION
publié : De vetustatibus Polonorum et De régis Sigismundi temporibus ^1521).
DÉCIVnaSABLB (si) adj. Susceptible d'être décivilisé.
DÉCIVILISANT {si, zan), ANTE [rad. déciviliser] adj. Qui détruit la civilisation ou ses effets : Doctrines decivi-
LISANTES.
DÉaviLISATEOR, TRICE {si — rad. déciviliser) adj. Qui porte atteinte à la civilisation : Théories decivilisa-
TBICES.
DÉCIVIUSATION {si-vi, si-on) n. f. Action de déciviliser.
OÉCIVILISER [Si — du préf. priv. dé, et de civiliser) v. a. Détruire la civilisation do : On chercherait en vain a deci- VILISBB ta France. ,
Se déciviliser, v. pr. Perdre sa civilisation, il Détruire sa propre civilisatioo : Travailler à se décitiliseb.
DÉaZE (sis') a. f. Sorte de bateau plat, en usage sur la Loire II Sur les bords du Rhône, Action de descendre ce fleuve à la nage, il Dans les mêmes pays, Débâcle des glaçons.
DecizE nat. Decelia). ch.-l. de cant. de la Nièvre, arr. et à 34 kilom. S.-E. de Nevers, dans une île formée par la Loire, au confluent de l'Aron, à la naissance du canal du Nivernais; 5.134 hab. IDecizois, otses.) Verreries, poterie, tanneries, forges. Commerce de bois, houille.
pierres, gvpse, fer, bestiaux.
L'île est un rocher dont un des flancs est taille à pic ; elle se relie aux rives du fleuve par deux ponts:
l'un en pierre, l'autre suspendu. Cité romaine du pavs des Eduons. Pillée
en 1530 par des Italiens et presque Armes de Dccize. détruite en 1554 par un incendie.
Ruines d'un château du xi' siècle, au sommet du rocher. Eflise Saint-Aré (xr et xii« s.), avec nef moderne. Anciens couvents des minimes (xvii- s.) et de Sainte-Claire (XV" s ) Statue de Guy Coquille. Patrie de Guy Coquille, de l'abbé de Radonvilliers, de Saint-Just. — Le canton a 14 comm. et 18.506 hab.
DÉCIZELER si-:e) v. a. Tirer d'une rivière, en les empilant les uns sur les autres, des bois flottés qui étaient enfoncés dans l'eau.
DecK (Joseph-Théodore), artiste céramiste et industriel français, né à Guebwiller (Haut-Rhin) en 1823, mort à Sèvres "en 1891. Il reproduisait avec une exactitude singulière les plus belles pièces de la Renaissance, et créait un genre nouveau qui n'est pas sans analogie avec les faïences chinoises et persanes. C'est vers 1866 qu il parvint à produire des pièces qui se recommandent autant par l'élégance des formes que par la pureté du coloris et fa variété des reflets. Il a créé des nuances, comme le bleu turquoise, dit bleu de Deck, et d'autres couleurs limpides qui ont influé sur la régénération de l'art céramique en France. Le problème de la transparence des émaux lut par lui définitivement résolu. On admire surtout ses petits vases rouées flammés en porcelaine , dont les Chinois seuls avafent eu jusque-là le secret. Deck fut nommé membre du comité de perfectionnement de la manufacture de Sèvres, et, dix ans après, il fut mis à la tète de celte manufacture. Il a publié un ouvrage : la Faïence (1887), où il dévoile et explique non seulement ses propres procédés, mais encore ceux de ses devanciers. Son médaillon, de grandes proportions, sculpté par LeviUain, décore son tombeau au cimetière Montparnasse.
Secken (Karl Klaus, baron de), voyageur allemand, né en 1833, mort en 1865. Il préluda par plusieurs voyages, entre autres dans l'Algérie et le Sahara, à ses explorations dans les contrées équatoriales de l'Afrique orientale, demeurées jusqu'alors inexplorées. Après une première tentative de pénétration en 1860, il se dirigea, en 1861, de Monbaz vers le Kilimandjaro, qu'il étudia ainsi que le lac Jipé et son émissaire, le Daffeta, lequel constitue le cours supérieur du Pangani. En 1862 et en 1863, le baron de Decken exécuta encore, le long de la côte orientale d Afrique, d'intéressants et fructueux voyages. En 1864, il organisa une grande expédition, dans le but de visiter les contrées arrosées par les fleuves Sabaki et Djouba, et com-mença, en 1865, à remonter le dernier de ces fleuves. Il dépassa la ville de Bordera, mais dut bientôt regagner cet endroit où il fut tué, sur les ordres du cheik du pays. la plupart de ses compasnons purent regagner Zanzibar, malgré l'hostilité des indigènes, et y rapportèrent les premiers résultats scientifiques d'un voyage qui s était annoncé comme devant compter parmi les plus importantes explorations africaines.
DeCKENDORF. Géogr. V. Deggendobp.
Decker (Thomas), auteur dramatique anglais, qui écrivait sous le règne de Jacques I". 11 eut une vive querelle avec Ben Johnson, qui le ridiculisa dans son Poetasler, et qn'il maltraita à son tour dans son Satiromastix. Decker a. écrit, le plus souvent en collaboration des comédies, notamment Ihe Honesl Wlm-e, nn de ses ouvrages humoristiques ; Ihe GulVs Uumbonk (1609), amusante peinture do la vie fashionablc à Londres.
Decker (Adolphe), navigateur du xvn' siècle, né à StKsbuurg. U se distingua, de 1624 4 1627, dans des expéditions dirigées par les Hollandais contre les Espagnols au Pérou et dans les lies malaises. De retour en Euro|io en 1028, il publia à Strasbourg, en allemand, un curieux et intéressant Journal de son voyage, dont on trouve une traduction latine dans les Petits voyages des frères de Bry, et une traduction française dans les \oyages de ta Compagnie des Indes orientales (1705).
Decker ou DekKER (Jérémias de), poète hollandais, né à Dordrecht vers 1010, mort en 1066. On lui doit des épigrammos et des poèmes, dont le plus célèbre, 1 Apologie de Vavarice (U.Jder Geld:iu-ht), a été placé au même
rang que le Morix Éncomium d'Erasme. La première édition de jcs œuvres parut sous le titre de Poésies (1656).
Decker (Cornclis Gerrits), peintre et graveur hollandais, né à Harlem ver» 1040, mort ver» 1709. 11 n a point laissé do traces dans les écrits do son époque, bien que ses œavrcs lui assignent une place distinguée dans 1 histoire de l'art. En 1667, il exécuta à Dolft, d'après ses propres
dessins, une série d'eaux-fortes, q^ui devaient servir à 1 illustration de la Description de la ville de Delft par le bourgmestre Bleyswyck. Sa manière large et hardie de fouiller les terrains semés de verdure et de fleurs, de de^chcr le squelette et la feuille des arbres, est admirable ; bien que dans les ombres il soit un peu dur et un peu noir. Les tableaux de Decker ne sont pas inférieurs à ses eaux-fortes. Il s'y montre pavsa^iste plein de conscience et d habileté. Van" de Velde et' Va"n Ostade ont peint les figures de plusieurs de ses tableaux. Un paysage de Decker, au Lcivre, renferme des personnages attribues à Van Ostade. ba manière le rapproche de Ruysdaël. , „.„.
— L'histoire mentionne encore trois peintres du même nom. Houbraken signale un Jacnues Decker. Van Gool cite un François Deckee, né à Harlem en 1684, mort en 1757. Il était élève de Romeryn de Hoogh. 11 peignait le portrait, l'histoire, les sujets grotesques, les caricatures. Enfin, le troisième, Cornelis Deckeb, est bien connu par ses intérieurs dans le genre de Van Ostade. U atteint parfois la grâce et la poésie d'Hobbema.
Decker (Paul), architecte et peintre allemand, né à Nuremberg en 1677, mort à Bayreuth en 1713 II devint directeur des bâtiments de la cour de Bayreuth. H a décoré plusieurs palais de Berlin, gravé des estampes, et publié un bon Traité darchitecture (1711). On a egaleinent de lui un ouvrage intitulé : Architectiira theorico-practtca. nui a paru à Leipzig en 1720. Decker avait un frère, qui lui succéda dans les fonctions qu'il occupait à Bayreuth et qui fut peintre distingué. Ses portraits et ses tableaux, représentant des scènes de genre, ont été graves.
Decker (Charles de), écrivain militaire allemand, né à Berlin on 1780, mort en 1844. Il fit de nombreuses camiiacnes comme officier d'artillerie et devint, en 1841, Général major. Il a écrit en allemand : Coup d ceil sur la 'tncliaue, au point de vue de notre époque (Berlin, 1817); la Petite Guerre (Berlin, 1822); VAlqérie et la tactique Quon V emploie (Berlin, 1844) ; Tactique des trois armes (Berlin 1854) ; etc. On lui doit aussi, sous le pseudonyme d'ADALBERT voM Thale, quelques ouvrages littéraires et des pièces de théâtre.
Decker (Pierre-Jacques-François de), homme d'Etat et publicisto belge, né à Zèle (Flandre orientale) en 1812, mort à Bruxelles en 1891. Elève des jésuites de Saiiit- Acheul et de Fribourg, de Decker étudia à Pans la philosophie et le droit, puis revint à Gand, où il débuta par la presse dans la carrière politique. Il défendit le parti catholiaue, entra à la Chambre des représentants en 1839 et s y fit remarquer par sa modération. En 1855, il fut appelé a former un ministère, dans lequel il prit le portefeuille de l'intérieur, et qui tomba en 1857. De Decker se retira de la politique en 1866. Depuis cette époque, il prit une part active à l'administration des sociétés financières Lancrand-Dumonceau et fut atteint par leur banqueroute formidable. Il avait été nommé gouverneur du Limbourg en 1871 et fut obligé de donner sa démission, devant 1 improb'atiou générale. On a de lui : Religion et amour (1835); Becueil de poésies : Du pétitionnement en faveur de la langue namande (1840) ; De Vinfluence du clergé en Belgique {ms): Quinze ans. de tSSO à ISiS (1845); De l influence du libre arbitre de l'homme sur les faits sociaux (1848) ; Etudes historiques et critiques sur le Mont-de-Piété (1846). DECKÈRE n. f. Bot. Syn. de picride.
DÉCLAMATEUR, TRICE n. Celui, celle qui déclame : Vn excellent declamati;cb. Il Rhéteur qui faisait des exercices d'éloquence dans une école. (Vieux.) Il Orateur, écrivain emphatique, outré dans ses expressions : L orateur est occupé de son sujet, et le déclamateue rfe son rôle. (Joub.)
— Adiectiv. Qui déclame avec recherche, avec emphase : Tribun déclamateur. Il Qui convient aux déclanaateurs, qui les caractérise : Ton déclamatedb. Il Ampoule, boursoutle : [fn stijle DECLAMATEDR arrête l'action. (La Bruy.)
DÉCLAMATIF, IVE adj. Qui produit, qui caractérise la déclamation. (Peu us.)
DÉCLAMATION (si-on) n. f. Action, manière, art de déclamer : DECLAMATION oratoire. Déclamation théâtrale. Pro/es.wiir rfe DÉCLAMATION. .
— Morceau d'éloquence, que l'on composait à Rome pour s'exercer : Les déclamations de Quintihen, de Séneque le père. (Acad.) .
— Par ext. Emploi vicieux d expressions et de phrases pompeuses.il Discours, écrit rempli de recherche et d'alTectation : Une déclamation de collège, il Discours banal et violent : Les déclamations d'un meneur.
— Mus. Art de rendre, par les inflexions et le nombre de la mélodie, l'accent grammatical et l'accent oratoire qui conviennent aux paroles.
Enctcl. Littér. anc. Les déclamations ne furent longtemps, à Athènes et à Rome, que des exercices préparatoires enseignés et pratiqués par les rhéteurs. Elles se divisaient en deux classes : les suasorix, traitant de points de philosophie ou de morale incontestés ; les controver-ii^, qui appartiennent au genre judiciaire. Ces exercices oratoires passèrent d'Athènes à Rome où, jusqu à la fin do la république, ils constituèrent une gymnastique permanente de l'esprit. Les Controverses de Sénèque nous en donnent une idée complète. Ces exercices étaient le fond môme de l'enseignement des rhéteurs. Ils ont eu une influence fâcheuse sur la littérature do l'empire, parce que, sous un régime où lesgrandes causes politiques et mémo judiciaires no donnaient plus lieu à de libres débats, les r léteiirs furent entraînés à user d'une invraisemblable subtilité. De plus, comme il s'agissait moins de convaincre que de briller, l'esprit remplaça les accents d'une conviction sincère. — Théâtr. La déclamation consista longtemps, pour les comédiens, à débiter leur rôle avec une emphase, une pompe, qui dénaturaient le plus souvent le sens de leurs paroles. Lokain, la Clairon, Talrna furent parmi les premiers à réagir contre ce genre solennel et ampoulé, et ce furent eux qui introduisirent à la scène l'art d être vrai sans cesser d'être tragique. Le mot « déclamation n tut dès lors pris on mauvaise part, et appliqué au genre suranné dos artistes de l'ancienne école. Aujourdhu;, ce mot, faute d'un autre plus juste, désigne 1 acte du débit scénique, quelles que soient d'ailleurs les inflexions, les nuances quo comportent le rôle, et que 1 acteur seflorce de rendre aussi vraies et humaines que possible.
Il existe au Conservatoire deux classes de déclamation : la classe de déclamation lyrique reçoit les élèves qui se destinent & l'opéra et à l'opéra-comique ; ceux qui so dos-
tinent à la comédie font partie des classes de déclamation
spéciale.
Déclamations, ouvrage attribué tantôt au père de Quintilien, tantôt à Posthumius ou à Florus, tantôt à Quintilien lui-même. C'est un recueil do causes fictives, d'exercices d'école destinés à habituer les jeunes gens à la plaidoirie. On trouve dans les Déclamations des débats tels que celui-ci : 2'oii< individu convaincu d'injures envers un tiers est noté d'infamie, et cette tache le rend inliabile à intenter un procès. Deux hommes s'étant insultés mutuellement tirent au sort lequel accusera l'autre le premier. Le premier accusé est noté d'infamie et ne peut appeler l'autre en justice. 11 réclame. Le recueil contenait trois cent quatre-vingt-huit déclamations. II en subsiste cent soixantetrois : dix-huit grandes et cent quarante-cinq petites.
DÉCLAMATOIRE (to-ar) adj. Qui appartient à la déclamation : Art déclamatoire. (Acad.) il Eu mauv. part. Qui ne renferme que de vaines déclamations : // est facile de reconnaître tout ce qu'il y a de faux et de déclamatoire dajis la Nouvelle Héloïse. (J. Sandeau.)
— Fam. Discours, écrit déclamatoire : Le déclamatoire de Lefranc de Ponipiqnan. (Volt.)
DÉCLAMATOIREMENT (to-o) adv. D'une manière déclamatoire.
DÉCLAMER (lat. declamare; de clamor, cri) v. a. Réciter à haute voix, avec le ton et les gestes convenables : Déclamer des vers, une tirade. 11 Prononcer avec emphase ; DÉCLAMER en parlant. ,
— y. n. Invectiver, parler avec chaleur contre quelqu un, contre quelque chose : DÉCLAMER contre (e (uxe.
Se déc/amer, v. pr. Etre déclamé ; pouvoir être déclamé.
DÉCLANCHE {clancK — du préf. priv. dé, et de clanche ou clenche) n. f. Appareil destiné à séparer deux pièces d'une machine, ii Syn. déclenche et déclenchement.
— Encycl. On emploie principalement la déclanche pour rendre facultative la liaison de la tige du tiroir avec celle de la bielle d'excentrique, et pour rendre indépendant le mouvement du tiroir de celui de la bielle motrice. Pour obtenir ce résultat, on fait mouvoir un organe appelé couteau de déclanche : c'est une languette métallique, manœuvrée par une poignée à ressort. Un butoir sert à maintenir le couteau dans la position qu'on lui a donnée, jusqu au moment où l'on veut enclancher do nouveau.
DÉCLANCHEMENT {man) n. m. Techn. Action de déclanchor ; résultat de cette action : Le déclanchement d'une porte. . ,
— Mécan. Mécanisme qui produit 1 efi^et contraire de l'enclanchement.
— Syn. DECLANCHE, DÉCLENCHE, DECLENCHEMENT.
DÉCLANCHER v. a. Manœuvier la déclanche pour séparer doux iiièces qui étaient liées.
Se dec/anc/ier, v. pr. Mécan. Se séparer par accident, en parlant de deux pièces qui travaillaient ensemble. ^
— Pop. Se déclancher l'épaule, le b'-as. Se démettre lépaule, le bras.
DÉCLAQUER (Jtf')v. n. Pop. Dire ce qu'on a sur le cœur.
DÉCLARABLE adj. Qui peut ou doit être déclaré : Marchandises DECLARABLES.
DÉCLARATEUR, TRICE n. Celui, celle qui déclare, qui proclame : Loin que le tribunal censorial soit l'arbitre de l'opinion du peuple, il n'en est que le déclabateur. (J--J. Rousseau.)
DÉCLARATIF, IVE adj. Dr. Se dit d'un acte par lequel on déclare, on constate l'existence d'un droit ; Partage DECLARATIF de propriété. , , . . . ja i
— Encycl. Le partage, dans le droit français, est déclaratif ào mo-çiT'\été, c'est-à-dire qu'il est considéré comme déclarant les objets dont chaque cohéritier on copartageant sera censé avoir été toujours propriétaire exclusif (C. civ., art 883). En droit romain et dans l'ancien droit français, il était translatif ou attributif de propriété. V. partage.
DÉCLARATION {si-on] n. f. Action de déclarer; acte, écrit par lequel on déclare : Déclaration publique, authentiiiue, solennelle, il Aveu, confession : La i.eclabation rfe nos fautes au tribunal de la pénitence. Il Enonciation, énumération, dénombrement, état détaillé : Donner une de- CLABATioN rfe son bien.
— Déclaration d'amour ou simplement Déclaration, Aveu de son amour fait à la personne aimée : /( n'appartient qu'à un homme de peu d'expérience de faire une déclaration «1 foi-me. (Ninon de Lenclos.)
— Dr. anc. Ordonnance royale en interprétation, révocation ou réformation d'un édit. Il Déclaration de décime. Bulle pontificale déterminant les bases de 1 assiette de la décime ecclésiastique, il Déclaration seigneuriale. Acte récocnitif qu'un seigneur était en droit d exiger et qui comprenait raveu, le dénombrement et la reconnaissance censuelle, mainmortable et en franche aumône.
— Dr etproccd. Acte par lequel on informe 1 autorité qu'un animal est atteint de maladie contagieuse, il Enoncé que fait un débitant de sa vente à l'administration des contributions indirectes. Il Déclaration de naissance, de décès Celle par laquelle on fait connaître à l'officier de l'état' civil une naissance ou un décès, il Déclaration de douane ou en douane. Celle qu'on doit faire aux bureaux des douanes et de l'octroi pour la libre circulation des marchandises soumises aux droits. Il Déclaration de valeurs contenues dans les correspondances , Celle qui est exigée par l'administration des postes pour le transport de ces valeurs. Il Témoicnage porté devant un officier de police ou un juge d'instruction, il Déclaration d'absence. Jugement rendu un certain temps après qu'un individu a disparu do son domicile, pour constater son absence. Il Déclaration dhi/pothéque, Celle qui fait connaître l'afl"ectation hypothécaire d'un bien à la sûrelé d'une créance. Il Demande en déclaration d'hi/pothèque. Demande qui a pour objet de faire déclarer un héritage hypothéqué pour sûreté d'une créance, n Déclaration de commnnd. V. command. il Déclaration d'ittilité publique.'V. utilité publuiue. n Péclaralion affirmative. Déclaration faite par un tiers des sommes par lui dues au débiteur saisi.
— Dr. intcrn.. Accord intervenu entre deux ou plusieurs Etats, par lequel les parties constatent qu'elles se sont entendues sur certains faits. (Une déclaration est un traité, un acte international liant les signataires.) il Déclaration de naturalité. Lettre patente délivrée à un étranger pour lui conférer le titre de citoyen français. i\ Déclaration de guerre. Acte par lequel une puissance déclare la guerre à une autro.