DÉLICATESSE
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Palais impérial, à Delhi.
qu'en 1193, elle fut prise et pillée par Tamerlan en 1393 ; elle fut ensuite abandonnée pour Agra. 11 reste de celte période de nombreux monuments : le palais impérial (XIV* s,); des mosquées, le Koutab (xiii* s.). Les Anglais s'emparèrent de Delhi en 1806, et ass i gnèr ent cette ville comme résidence au Grand Mogol. En 1837, elle tomba aux mains des cipayes, qui proclamèrent roi un vieillard de quatrevingt - douze ans, Timouride, le dernier descendant des Grands Mo-
fjols ; mais es Anglais reprirent la ville et s'emparèrent du vieux Timou-
ride, dont les trois lils furent tués sur-le-champ. Cette victoire des Anglais coûta la vie â leur général Nicholson. Delhomme (Léon-AIexandre\ sculpteur français, né à Tcurnon (Ardèche) en 1S41, mort à Paris en 1895, élève de Dumont. On cite de lui un Gaulois blessé, DiUnocrite, statue en bronze; Martyre de Jeanne d'Arc ^ statue en plâtre; le Défi, statue en bronze; Jeune Gaulois préparant son arme, bronze; Louis Blanc, statue en bronze érigée sur la place Monge à Paris, en 1886. Depuis 18S4, Delhomme a fait partie du conseil municipal de Paris. Son médaillon, par Léon Deschamps, décore son monument, au cimetière Montparnasse.
DELI (turc deli, brave, téméraire) n. m. Nom des gardes du corps du grand vizir, qui étaient au nombre de cinquante et se recrutaient parmi les Bosniac[ues ou les Albanais. Leur chef se nommait Deliber bashi.
Deli, division hollandaise de l'île de Sumatra {résidence de la Côte orientale), dans l'archipel asiatique; ch.-l. Medan. Elle a succédé à l'ancien royaume du même nom.
Délia, comm. du roy. d'Italie (Sicile fprov. de Caltanisetta]), dans le val Mazzara; 3.920 hab. Poterie.
DÉLIA, navire sacré qui transportait les députés athéniens (déliastes) aux fêtes de Délos.
DÉLIADÈS. Myth. gr. Fils de Glaucos et frère de Bellérophon, qui le tua par mégarde.
DÉLIAGE {li-af) n. m. Action de délier ; résultat de cette action : Le liage et le deliagl: des paquets.
— Dr. anc. Droit prélevé par le seigneur sur les voitures et sur diverses marchandises ou denrées.
pÉLIAISON ili-è-zon — rad. délier) n. f. Jeu qui se produit accidentellement entre des pièces assemblées. Il Arrangement des pierres d'un mur, auxquelles on donne moins de six pouces de recouvrement, tant au dedans du mur qu'au parement.
Delianuova, comm. d'Italie (Calabre [prov. de Reggio di Calabria]), 4.700 hab.
DÉLIAQUE {li-ak'), personne née à Délos ou qui habitait cette ville. — Les Déliaqdes.
— Adjectiv. Qui appartient à Délos ou à ses habitants : L'airain déliaque était fort estimé des anciens.
— Géom. Problème déliaque, Problème de la duplication du cube, qui fut proposé par un oracle aux habitants de Délos.
— n. m. Par antonom.. Nom que l'on donnait aux marchands d'œufs et de volailles, et à ceux qui chaponnaient les coqs : Les dèliaquks furent ainsi appelés parce que les habitants de Délos pratiquèrent les premiers le chaponnage.
DÉLIASTE {li-asst' — du gr. Délias, surnom d'Apollon) n. m. Antiq. gr. Nom donné aux théores ou ambassadeurs sacrés que les Athéniens envoyaient tous les cinq ans à Délos pour la célébration des délies ou fêtes d'Apollon Délios. Il Nom donné quelquefois aux autres théores envoyés à Délos par les autres villes de l'amphictyonie.
— Adjectiv. : Les députés déliastes.
— Encycl. Les déliastes étaient choisis à Athènes dans les deux familles des Eumolpides et des Céryces. Ils avaient pour chef un archithéore. Avant le départ pour Délos, ils séjournaiont un an dans le Délion de Marathon. Ils étaient chargés do surveiller les préparatifs de l'ambassade sacrée, qui, outre les théores, comprenait des chœurs et des hiéropes ou inspecteurs des sacrilices. Ils étaient transportés a Délos par la /)élia ou Théoris, vieux navire qui, suivant la tradition, datait du temps de Thésée. Ils ropré-sentaiont Athènes dans les cért'-monies officielles, offraient en son nom les sacrilîcos, la courouao d'or à Apollon, Ole.
DÉLIBATION {si-on — du lat. delîbare, supin delibatum, coûter) n. f. Action de goûter. (Peu usité.)
— Dr. anc. Détail article par article : lîendre un compte par Di'iLiDATioN. Il Démembrement, partie : /.e legs est une DRLitiATiON de lhérita{/e. Une servitude est une délibation de la propriété, ii Prélèvement : Le préciput se prend par DKLiBATiûN sur ta mosse des biens.
DÉLIBÉRANT (ran), ANTE adj. Qui délibère. (Se dit surtout des assemblées politiques) : La tribune d'une assemblée DÉLiBËBANïii ressemble à un puits : quand un seau — sot — descend, l'autre monte. (Dupin atné.)
— Substaniiv. Personno qui délibère ou qui a voix délibérative,
DÉLIBÉRATIF, IVE flat. délibérât ivus ; de deliberare, délibérer) adj. Qui touche ou se rapporte à la délibération : Le suffrage universel est délibkbatif, non consultatif.
— Voix délibérative (par opposition à Voix consultative).
Droit de suffrage dans les délibérations d'une assemblée, dun tribunal : Avoir voix délibkrative. il En général. Droit d'exprimer et de défendre son opinion : Les connaisseurs, ou ceux gui se croient tels, se donnent voix délibérative et décisive sur le spectacle. (La Bruy.)
~ Rhét. Genre délibératif. Genre de discours par lequel l'orateur conseille ou dissuade, se propose de faire adopter ou rejeter une résolution dans une affaire publique mise en délibération : Au genre délibératif appartiennent les sujets qui sont du ressort de l'éloquence politique. Il Substantiv. : n. m. ; Le délibératif et le judiciaire.
— Enctcl. Rhét. Le genre dé libéral if est employé dans les grandes assemblées, lorsqu'il s'agit de discuter les intérêts do tous : la paix, la guerre, l'administration, la législation, etc. C'est dans le genre délibératif que l'éloquence so montre tout entière, avec sa fougue, sa passion et ses effets irrésistibles. C'est en présence des luttes, des résistances et des interruptions, que l'orateur trouve les élans qui entraînent un peuple. Toutefois, il faut noter une différence entre l'éloquence politique des anciens et celle des modernes : l'orateur du forum ou de l'agora s'adressait à une foule hostile quelquefois, mais impressionnable, mobile, facile à se laisser entraîner. De là l'importance si grande de l'art de la parole, qui était la principale étude de ceux qui se destinaient aux affaires publiques : il n'en est pas de même de l'orateur moderne, qui s'adresse non pas au peuple, mais à des représentants choisis par lui, qui sont toujours les gens d'un parti quelconque, et dont la résolution est souvent arrêtée avant que la discussion ait commencé.
DÉLIBÉRATION (si-on) n. f. Discussion orale entre plusieurs personnes, sur une résolution à prendre, sur une question à. résoudre : Mettre une affaire en délibération. La délibération du jury, ii Résolution, décision prise après avoir délibéré : Exécuter une délibération.
— Libération, délivrance. (Vx en ce sens.)
— Fig. Réflexion, examen que l'on fait en soi-même : Un homme prudent n'agit qu'après jnûre délibération.
— Salle des délibérations, Salle où les jurés, les juges se retirent pour délibérer sur la décision qu'ils doivent prendre après les débats.
— Encycl. Philos. On distingue, dans tout acte volontaire, trois moments : la conception, la délibération et la résolution, et l'on ajoute souvent que l'essentiel de la volonté est dans le phénomène de la résolution, qui n'est que préparé par les deux premiers. On se représente alors 1 âme comme un juge devant lequel chaque partie vient tour à tour exposer ses raisons; elle les écoute et ensuite prononce. Le fait de la délibération n'est pas douteux, et chacun sait, par expérience, combien certaines délibérations sont douloureuses. Victor Hugo, dans les Misérables, a admirablement analysé un de ces'drames intérieurs {une Tempête sous un crâjïe). Mais l'image que nous avons rappelée montre la volonté séparée, comme puissance ae décision, des motifs et des mobiles ; c'est la thèse de la liberté d'indiffért^nce. Les déterministes combattent cette thèse en faisant de la résolution le résultat nécessaire du conflit des motifs, dont le plus fort l'emporte : la délibération n'est que ce conflit, auquel la conscience assiste. Une autre solution du problème est celle de Renouvier : "La volonté, dit-il, est présente à la délibération ; les motifs ne se présentent pas à nous, c'est nous qui les évoquons, retenons, écartons. Délibérer, ce n'est pas contempler les motifs et attendre que le plus fort nous entraîne; c'est donner aux motifs, par l'attention, une puissance que l'on ne saurait prévoir. Laliberté etla responsabilité sont donc, d'après cette solution, dans la délibération elle-même. »
DÉLIBÉRATIVEMENT adv. D'une façon délibérative.
DÉLIBÉRATOIRE {to-ar') adj. Dr. Qui a rapport à la
dolibcratiuu : Forme délibératoike.
DÉLIBÉRÉ, ÉE (du lat. deliber a t US ; de deliberare, délivrer; rad. liber, libre) adj. Résolu, libre, déterminé, en parlant des choses et des personnes : Jeune homme délibéré. Avoir l'air délibéré. Marcher d'un pas délibébé.
— Substantiv. Personne délibérée, résolue, déterminée :
Je sais des officiers de justice altérés.
Qui stiiit, pour de tels coups, de vrais délibérés.
Molière. -
DÉLIBÉRÉMENT adv. D'une manière délibérée, hardiment, avec résolution.
DÉLIBÉRER (lat. deliberare, même sens. — Change le deuxième é en é devant une syllabe muette : Je délibère, tu délibères; excepté au fut. et au cond. prés. : Je délibérerai. Nous délibérerions) v. n. Examiner, consulter ensemble : Jury qui délibère longtemps. Il Réfléchir en soi-même sur une décision à prendre : L'animal, en bien des occasions, pense, raisonne et ïiÈiABiùRE avec lui-jnême. {h. Figuier.)
— Délibérer de, Prendre le parti de, se déterminera : Quand saint Pierre et les apôtres délibérèrent n'abolir la circoncision... (Pasc.) [Vx.] |i A signirté Délibérer au sujet de: C'est une chose déplorable de voir tous les hommes ne délibérer que des moyens, jamais de la fin. (Pasc.)
— V. a. Décider, résoudre : Et le hasard a fait ce que la prudence des pères avait délibéré. (Mol.) il Les Chambres délibèrent librement les lois, la magistrature les applique.
— Manég. Accoutumer à certaines allures : Délibérer un cheval à cabrioler.
Délibéré, ée part. pass. du v. Délibérer.
— De propos délibéré, A dessein, exprès, en vertu d'une décision volontaire : /tendre un mauvais office de propos délibéré.
— n. m. Dr. Délibération entre les juges d'un tribunal, avant l'arrêt: Affaire en délibéré. Il Mode d'instruction dans lequel les pièces ayant été déposées et soumises à rexamon d'un juge, celui-ci fait un rapport public le jour de l'audience : La mise en délibéré ôte aux parties le droit de modifier leurs conclusions et d'en présenter de nouvelles.
Il Vider un délibéré. Statuer sur l'objet d'un délibéré.
— Anton. Indélibéré, irréfléchi.
Se délibérer, v. pr. Etre délibéré, être mis en délibération. Il A signifié So résoudre, se décider : Le roy se DÉLIBÉRA de se venir mettre dedans Paris. (Comines.)
DelibES (I>éo), compositeur français, né à Saint- Germ;iin-du-Val (Sarthe) on 1830, mort à Paris en 1891. Il fit son éducation musicale au Conservatoire, où il fut élève de Le Couppey, de Bazin et d'Adolphe Adam. Son début de compositeur fut une opérette en un acte : Deu.r sous de charbon (1855). Musicien instruit et doué d'une imagination fertile, esprit délicat, Dolibos ne pouvait manquer
de réussir à la scène. Dans i espace de quelques années il fit représenter successivement : Deux Vieilles Gardes (1855); ^ix Demoiselles a marier (1S56) ; Maître Griffard (1857); l'Omelette à la Follembuche (1859); Monsieur de Donne-Etoile {IUGO); les Musiciens de l'orchestre (encollaboration, 1801); le Jardinier et son seigneur (1863); la Tradition (1864) ; le Serpent à plumes (1864) ; le Bœuf Apu (1865), puis deux autres opérettes écrites pour le Kursaal d'Ems : Mo7i ami Pierrot (1862), et les Eaux d'Ems.
Devenu chef des chœurs à l'Opéra, il écrivit d'abord pour ce théâtre une cantate officielle : A/g-er (1865), et l'année suivante, en société avec un jeune compositeur, Minkous, la "musique d'un ballet la Source.
Puis il retourna pour un instant au genre de l'opérette, et donna encore : Malbrough s'en va-t-en guerre (en collaboration, 1867) ; l'Ecossais de Chatou (18G9), et la Cour du roi Pétaud (1869). Enfin, il donna à l'Opéra la musique do Coppélia ou la Fille aux yeux d'émail, ballet (1870).
Dès lors, Delibes fut l'un des compositeurs favoris du public.
Il donna successivement, avec un succès retentissant : Le roi l'a dit (1873) ; Sylvia ou la Nymphe de Diane (1876); Jean de Nivelle (1880) ; Lafcmé (1883), et enfin Kassga, qui ne fut représenté qu'après sa mort, en 1893.
On doit encore à Delibes d'autres compositions. Il a écrit de la musique de scène et plusieurs airs de danse pour la reprise de Le roi s'amuse à la Comédie-Française ; il a publié deux recueils do mélodies vocales, une scène lyrique intitulée : la Mort d'Orphée, une messe pour voix d'enfants et quelques morceaux de musique religieuse, ainsi que toute une série de jolis chœurs pour voix de femmes avec accompagnement d'orchestre. Enfin, on lui doit encore un assez grand nombre de chœurs orphéoniques d'un caractère remarquable : Au
Léo Delibes.
printemps. V Écheveau de fil. les Lansquenets, Avril, Marche )ldats. C'est Dieu! les Pifferari, Trianon, Pasto-
des
raie, etc. Delibes, qui avait été nommé professeur de composition au Conservatoire, fut élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1884.
Deliblat, comm. d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat do Temes'); 4.060 hab,
DÉLICAT {ka), ATE [lat. delicatiis] adj. Tendre, doux, faible, frêle : Peau délicate. Teim délicat. Avoir la vue DELICATE. Il Qui a uno santé délicate : Enfant délicat. Il Par anal. Qui passe, qui se détériore, qui se détruit aisément : Couleurs, Fleurs très délicates, ii Par ext. Doux, léger, produisant sur un de nos sens une impression faible et agréable : L'oiseau entoure son nid d'un duvet délicat. Il Agréable au goût, en parlant d'aliments ; choisi, recherché : Mets DÉLICAT. Faire une chère. Tenir une table très DÉLICATE. Il Léger, ténu, délié ; Dentelle très délicate. Il Travaillé, façonné avec adresse et légèreté, avec un soin extrême et une attention minutieuse : Sculpture, Ciselure, Gravuj'e, Miniature délicate, n Se dit aussi des choses à l'aide desquelles on exécute des ouvrages délicats : Artiste qui a le ciseau, le pinceau délicat.
— Fig. Qui exige une certaine finesse, une certaine distinction d'appréciation, qui exclut le banal, le vulgaire : Plaisir délicat. Sentiments très délicats, il Sensible, qui juge finement de ce qui regarde les sens ou l'esprit : Goût délicat. Oreille délicate. Esprit délicat- il Fait ou exprimé d'une manière ingénieuse et agréable : Louange délicate. Attentions délicates, il Subtil, difficile à apprérier : Différence si délicate qu'elle échappe à beaucoup d'esprits. \\ Embarrassant, dangereux, périlleux, scabreux : Question délicate. Se tirer d'un pas bien délicat.
— Particulièrem. Difficile à contenter : Etre fort délicat .T)(;- le manger, peu délicat dans ses plaisirs, w Susceptible, facile à choquer, à ofi'enser : L'amour n'est pas si délicat que l'amour-propre. (Vauven.) il Scrupuleux sur ce qui concerne la probité, la morale, la bienséance : Avoir une conscience frés délicate, n Conforme à la probité, à lanriorale, aux bienséances : Procédé peu délicat, il Qui exige de grands ménagements : Le bonheur est une plante délicate. (J. Janin.)
— At'oir le sommeil délicat. Etre facilement réveillé.
— Substantiv. Personne qui est ou qui affecte d'être délicate, au propr. ou au fig. :
Les délicats sont malheureux, Rien ne saurait les satisfaire.
La Fontaine.
Le délicat n. m. Ce qui est délicat, genre délicat : Le délicat tourne vite au didactique et à l'alambiqué. (Ste-Beuve.)
— Syn. Délectable, délicieux, etc. V. délectable.
— Délicat, délié, fin, subtil. Ce qui est délicat plaît, touche, esi plein de grâce. Un esprit délié est souple, propre aux anaires épineuses, fertile en expédients; il passe au travers des liens les plus serrés, des obstacles les plus difficiles. L'homme fi7i démêle Immédiatement et sans effort le sens des mots et des choses; l'homme d'esprit a le don des réparties, la plaisanterie spirituelle, le don des allusions parfois piquantes. La subtilité se montre surtout en matière de raisonnement; il ne faut qu'un rien à rhonimo subtil pour qu'il en fasse la base d'une argumentation diflirile à cûnibatlre.
— Anton. Indélicat.— Grossier, lourd, matériel, vulgaire. — Fort, gros, membru, musculeux, robuste, vigoureux.
DÉLICATEMENT adv. Avec délicatesse, dans tous les sons de ce mot.
DÉLICATER V. a. Traiter avec trop de délicatesse, accoutumer à la mollesse ; On gâte les enfants à force de les
DÉLICATEH.
Se délicater, v. pr. Etre traité délicatement. Il Se choyer trop, prendre un soin excessif de sa personne.
DÉLICATESSE (tèss) n. f. Qualité de ce qui est délicat, tendre, doux : La délicatesse de la peau, des traits, il Facilité à être endommagé : Délicatesse de santé, de conslitufion. Il Finesse, ténuité : Les fils des toiles d'araignée sont d'une prodigieuse délicatesse.
— Par ext.. Impression douce et agréable, produite sur les sens : Des sons d'une grande délicatesse. Parfum d'une délicatesse rore. Il Objet qui produit une impression
do ce genre : Les délicatesses de la table, il Sensibilité physiiHie ou morale, aptitude à jngor linomont do co qui rogaruo los sens et l'esprit : Délicatessm de yoùt, de tact, de jugement, d'esprit. Dklicatessr rf'oj'ei/^e. ii Adresse, légôreté, soin, élégance : La délicatkssk de l'exéciUion. Une grande délicatkssl: de pinceau. Il Qualité do co qui est propre à plaire aux gous délicats : Les uÊLicATESSiis du langage, du style, il Mollosse, soin rocliorché ou délicat ; Enfant élevé avec trop de DÉLiCATiissE.
— Fig. Attention délicate, prôveuanco aimable et gracieuse : La DiÎLicATisssB donne à tous les procédés un charme inexprimable. (M'"* do Gonlis.) il Ménat^ouumt, circonspection : Affaire qui veut être limitée avec beaucoup de DÉLICATESSE. Il Susceptibilité, facilité à être impressionné on bien ou on mal : Avoir une extréyne délicatkssb. Fausse DKLiCATKSSE. || Attoution scrupulouso à <•(? ([ui touche à la morale, aux bienséances, et surtout à. la probité : Pour faire fortune, la délicatesse est nuisible.
— Etre en délicatesse avec quelqu'un, Etre on froidour avec lui, au point do se blesser de peu à son égard.
— Anton. Indélicatesse. — Grossièreté.— Force, vigueur. DÉLICATISSIME (du lat. <lelicalissiynus, suporlat. do
delicatus, délicat) adj. Fam. On ne peut plus délicat, exquis : Des huîtres délicatissimes.
DÉLICB {liss — lat. dcUcium et deliciœ ; de deliccre, attirer) n. m. Plaisir extrême, volupté, au propr. et au fig. : C'est u?i grand délice que de boire frais.
— n. f. pi. Plaisir extrême, volupté, au propr. et au fig. : Les gratidesDÊL.iCESde l'esprit. Les belles délices duparadis.
— Comm. Bouquet de délices. Nom d'un mélange de parfums qui a eu son heure de vogue, et, qui était composé d'un mélange d'extrait do rose, de violette, do tubéreuse, d'iris, de bergamote, de citron, ot d'ambre gris.
— Hist. sainte. Jardin des délices. Paradis terrestre. Il Par ext. Endroit délicieux : La Côte d'azur est un jardin Dfis délices.
— Hist. rom. Délices de Baies, Nom donné par les anciens poètes aux environs de Baies en Campanie. il Délices de Capoue. V . Capoue.
— Éncycl. Gramm. Ménage et Vaugolas pf usaient que ce mot ne devait pas s'employer au singulier ; l'Académie, Richelet, Trévoux, Wailly, Domergue, Lévizac et Lemare, et avec eux tous les bons écrivains, ont été d'un avis contraire. Mais pourquoi ce mot est-il masculin au singulier et féminin au pluriel ? La langue française doit cette bizarrerie au latin. Les Latins avaient deux mots : l'un, qui était neutre, servait pour le singulier et n'était que rarement usité ; l'autre, qui était du féminin pluriel, pouvait, néanmoins, servir quelquefois à désigner une seule personne ou une seule chose : Delicïx inex, mes délices, mon chéri, ma chérie. En français, délice est toujours masculin au singulier, mais il est féminin au pluriel. Si, pourtant, ce mot était employé dans la môme phrase aux deux nombres, le pluriel devrait être au masculin comme lo singulier. C'est ainsi que J.-J. Rousseau a dit : J'ai sous ma fenêtre une très belle fontaine dont le bruit fait un de mes plus GRANDS délices. Quelquos poètes ont fait délices du masculin au pluriel.
DeliCETO, bourg d'Italie (Apulie, Pouille [prov. de Foggia]) ; 7.500 hab. Château. Belle église.
DELICHON n. m. Sous-genre d'hirondelles du genre chélidon, caractérisé par le bec court et vigoureux, la queue courte et plate. (L'espèce type est lo delichon Ne- 'palensis,&M Népaul, hirondelle bleu foncé, avec le croupion et le ventre blancs.)
DÉLICIEUSEMENT {si) adv.
Avec délices, dans les délices, d'une manière délicieuse : On boit DÉLiCEEUSEMiiNT tt la glace dans les pays chauds.
DÉLICIEUX [si-eù], EUSE [du lat. deliciosus, même sens] Delichon.
adj. Extrêmement agréable.
(Se dit des choses physiques, intellectuelles et morales) ; Vie DÉLICIEUSE. Il Qui flatte extrêmement los sens : Un goût. Un parfum. Un son délicieux, h Très agréable à voir, à entendre, à fréquenter, en parlant d'une personne : Quel /tomme délicieux ! Une délicikusk maltresse de jJiaison. Il Très amusant, très drôle, très extraordinaire : Il a dit cela sans rire?... oh! c'est délicieux! Il Plongé dans los délices : 0 croix... notre siècle délicieux ne peut souffrir votre dureté. (Boss.) [Inus.j
— Syn. Délectable, délicat, etc. V. délectable.
— Anton. Amer, exécrable, fade, insipide. DÉLICIEUX {Bernard Bi;liciosi, on franc.), religieux
franciscain, né à Montpellier vers 1260, mort on 1320. Entré on 1284 dans l'ordre do Saint-François, il se déclara, en 1300, l'adversaire dos inquisiteurs envoyés par le pape, pour informer contre les albigeois. Il prit part ù. une conspiration contre l'autorité du roi do France, Philippe lo Bol, t[ui le fit emprisonner. Il obtint sa gràco en 1307. Arrêté do nouveau, en 1315, ot reconnu eoui).'ible de Il magie ot do révolte contre rincjuisition n, il fut dégradé (1318) ot condamné à la prison perpétuelle.
DÉLICOQUENTIEUSEMENT {Ican-si — allongement fantaisiste du mot délicieusement) adv. D'une façon merveilleuse, parfaite: Chanter délicoquentieoskment un couplet. (Peu usité.)
DÉLICOTER (du préf. priv. dé, et do licou) v. a. Oler lo licou do : BiiLicoTËR un cheval.
Se délicoter, v. pr. Détacher son licou; s'on débarrasser. Il Fig. 8e débarrasser : Se délicoteu d'un dangereux penchant. (X. Saintino.) [Inus.]
DELICTA JUVENTUTI3 MEjE (mots lat. signif. les fautes de ma jeunesse). Les fautes do la jeunesse peuvent se racheter par los vertus de l'âge mûr, parce que, si la jeunosso ne los justifie pas, elle los explique quelquefois. Pardonnez-moi les fautes de ma jeunesse {delicla juventutis mese), c'est le cri que lo roi David môle sans cesse à. sos priôros ot à ses gémissements.
DËLICTIF. IVE (du lat. delictum, délit) adj. Qui tient du délit, qui constitue un délit : Sujet uvaacïw de contrefaçon. Il On dit plus ordinairement délictueux.
DÉLICTUEUX {ktu-eù), EUSE [du lat. delictum, délit] adj. Qui tiiMit du délit, qui est le fait, lo résultat d'un délit : Fait délictueux. Intention délictueuse.
DÉLICATISSIME — DELINIERS
DÉLIDÈS (dèss) n. m. Bot. Nom vulgaire do la gomphrèno globuleuse, ou amarantoïde violette.
DÉLIE, damo romaine qui fut aimée de Tibnllo. Le poéto eut d'autres raaîtros.ses, mais c'est Délie qu'il parait avoir lo plus sincèrement aimée, ("est pour elle qu'il cumi)osa la promiôro élégie de son livre, la plus harmoniouso et la plus touchante do tout lo recueil. Némésis fut, après Délie, la plus aimée, et Ovide nous peint los doux amantes se disputant les derniers baisers du poète, qui, no pouvant plus parler, leur presse encore la main.
DÉLIÉ, ÉE (du lat. delicatus, délicat) adj. Menu, grélo, minco : Trait de plume fort délié. Taille ijéi.iée. Fil délié. Il Léger : Cette coiffe est un peu déliée ; j'en vais quérir une autre plus épaisse. (Molière.)
— Très mobile, très propre à filtrer, à s'insinuer, en parlant d'un liquide : Des humeurs déliées, il Clair ot ténu, on parlant d'un son : Un son délié. Une voix déliée.
— Fig. Subtil : Argumentation déliée. Il Net, facile et délicat : ils avaient dans leur langage je ne sais quoi de plus fin et de plus délié. (Volt.) Il Souple, pénétrant, adroit : Somme fin et délié.
— n. m. Calligr. Partie fine et déliée d'une lettre, par opposition à plein : La lettre o a deux pleins et deux déliés.
— n. f. pi. Véner. Fumées du cerf, lorsqu'elles sont bien moulées.
— Syn. Délié, fin, grôle, menu, mince, ténu. Délié se dit de tout ce qui est effilé, c'est-à-diro long, menu et souple, comme un fil. Fin est opposé à grossier; il ajoute à l'idée de menu celle du fini, de la perfection, de la délicatesse. Grêle se dit, en histoire naturelle ou en anatomie, des parties qui sont en môme temps inenues et faibles. Â/cnu est opposé à gros; il désigne co (jui a un très petit volume, ce qui occupe peu de place en tous sens, comme un grain de sable ou de poussière. Mince est opposé à épais; il ne limite l'étendue que dans une seule dimension sans rien déterminer quant à la longueur ou à. la larg^eur. Ténu est un terme savant, qui ne s'emploie guère qu'en parlant des liquides ou des fluides considérés comme étant composés de parties plus ou moins subtiles.
— Délié, délicat, fin, etc. V. délicat.
— Anton. Epais, gros, lourd.
DÉLIEMENT {li-man) n. m. Action de déléier, tat de ce qui est délié.
DÉLIEN, ENNE. HÎSt. V. DÉLIAQUB.
— Myth. Surnom d'Apollon et de Diane, nés à Délos.
— A(ijectiv. V. Déliaque.
DÉLIER (du préf. priv. dé, et de lier. — Prend deux i de suite aux deux prem. pers. plur. de l'imparf. de l'indic. et du prés, du subj. : Nous déliions. Que vous déliiez) v. a. Détacher, défaire ce qui était lié : Délier ujie gerbe, un fagot. DÉLIER un prisonnier. Il Dénouer, défaire les nœuds de : Délier des cordons, des rubans. Il Faire que certaines choses ne soient plus liées, no forment plus une suite : Délier les scènes dune pièce.
— Fig. Dégager, rendre exempt : Délier un médecin du secret professionnel.
— Loc. div. Délier la langue, l" Permettre do parler ; Délier la langue à un témoin; 2" Faire parler : Le vin délie la langue. L'or délie bien des la>igues. h iV^'^v; pas digne de délier les cordons des souliers de quelqu'un. V. cordon. Il Fam. Sans bourse délier. Sans qu'il on coûte.
— Théo!. Absoudre, il Absol. ; C'est aux évêques, aux pasteurs, à lier et à délier.
Délié, ée part. pass. du v. Délier.
— Littér. ital. Vers déliés, Vers non rimes, ot dans lesquels le poète n'observe d'autres régies que la cadence ot la mesure.
— Mar. Navire délié, Navire dont la coque est fatiguée, plus ou moins désemparée par suite d'un gros temps ou d'un échouement.
Se délier, v. pr. Etre, devenir délié, il Détacher ses propres liens. Il Délier, détacher ;\ soi ; Se délier les mains.
— Fig. S'alfrauchir d'une obliiration.
— Mar. Se désemparer, être ébranlé.
DÉLIES (lî) n. f. pi. Antiq. : 1° Fétos que l'on célébrait à Délos en l'honneur d'Apollon; 2" Fêtes nue l'on célébrait ù Dolion (Béotio), où existait un temple u'ApolIon Délios. [Cotte féto fut instituée par los Béotiens après leur victoire de Dolion sur les Athéniens, en -IS-l av. J.-C]
— Kncycl. Les fêtes de Délos .se célébraient chaque cinquième année, en l'honneur d'Apollon Délies, d'.'Vrtémis nt<le Latone. D'après la tradition athénienne, elles avaient été fondées par Thésée. Elles étaient célébrées en commun par toutes les cités ioniennes qui enlouraiont la mor Egéo. Chaque Etat envoyait à Délos une théorie ou ambassade sacrée, composée do hiôropos, do théores, do prôtros et de chœurs; la fête comprenait dos sacrifices, des danses, des courses de chevaux et de chars, des concours de gymnastique, de musique, ot, plus tard, do tragédie et de comédie; elle était l'occasion d'une foire. Vers le milieu du v" siècle, les délies étaient tombées peu à peu en désuétude. En 426, elles furent restaurées avec éclat par Athènes; los petites délios avaient lieu annuellement; les grandes délios tous les cinq ans. ,\pr6s dos interruptions et dos restaurations successives, les délios disparurent, lors de l'invasion de Mithridato, on 8G.
DÉLÉGATION {si-on — du lat. deligare, lier) n. f. Chir. Application dos bandages, dos appuroils ot des médicaments oxtornos.
DÉUGATOIRE {to-ar') adj. Qui appartient à la dôligation.
DeligEORGIS (Epaminondas), homme pofitique grec, né iX Tripolis (Péloponôse) on 1829, mort à Athènes en 1879. Avocat ù Athènes, il fut élu député à la Chambre M859), où il devint un dos chefs du parti qui renversa le rui Otbon en 18t32, Ot il obtint le portofouillo do l'instruction puldiquo dans le gouvornomont provisoire, puis la présidonre do l'Assemblée nationale on 186-1. Sous lo règne du roi (îeorgos, il fut à diverses reprises ministre et prosidenl du ronsoil, notamment on 18*Î5, en l«Otl et on 1873; président du conseil ot ministre dos aft'aires étrangères (1870, IK77), ministrodes finances dans lo cabinet Canaris (1877), puis dans le cabinet Coumoundouros (1878). Il s'etror(;a d'oinpécher «ou pays de prendre part A la guerre russoturque. Après le congrès do Horlin, Deligoorgis quitta déllnitivonont lo pouvoir (1378). Ses Discours politiques ont été publiés H Alhéues (1880).
Abbé Delille.
DelignY (Edouard-Jean-Etionne), général français, né ù. Ballan (Indre), en 1815. Il se distingua en Algérie, notamment pendant l'expédition du Maroc et l'insurrection des Flittas. Général do division en 1859, il commanda
10 camp do Châlous en 18(39, fut mis, on 1870, à la tête d'une division do la garde, et, après la capitulation de Metz, envoyé prisonnier on Allemagne. Rentré en France, il devint commandant du A" corps d'arniéo (1873-1870), inspecteur do corps d'armée, et prit sa retraite on 1881.
11 a publié : l'Ai-mée de l'Est (1871).
Dbligny (Eugène), autour dramatique et romancier, né et mort à Pans (1816-1881). Il écrivit pour lo théâtre des comédies, des vaudevilles, dos ballets, ot fut secrétaire général de l'Opéra, do 1846 à 1854. Nous citerons, parmi ses pièces : Hermann l'ivrogne, avec Bouchardy (1836); flî(/oôe7'i(i83î)); une Fille ^errii/e (1817), qui eut un vif succès; etc. On lui doit aussi un certain nombre do romans : les Enfants sans souci (1843); Mémoires d'un dissipateur (1868); ii«e Famille d'arlequiîis (1877); etc.
Delille (l'abbé Jacques), poète français, né en 1738 à Aigueperse en Auvergne, mort à Paris en 1813. Enfant naturel, élevé par charité au collège de LiSieux, Delille était professeur au collège de La Marche, quand sa Ira-» duction en vers des Géorgiques de Virgile (1769) lui valut une prodigieuse réputation. Voltaire le sacra grand poôtet et l'Académie l'appela dans son sein à trente-quatre ans.
11 publia successivement plusieurs poèmes : les Jardins, l'Imagination , l'Homme des champs (AZOO), les Trois règnes de la Nature, et des traductions de VEnéide et du Paradis perdu. Il fut inquiété penclant la Révolution, mais le Consulat lui rendit sa chaire de poésie au Collège de France. A quelque temps de là, il devint aveugle. Le titre d'abbé qu'il portait lui venait de l'abbaye de Saint- Séverin, dont il avait été pourvu avant la Révolution.
Mais il ne fut jamais engagé dans les ordres ; il était même marié. Il mourut au comble de la gloire littéraire et eut des funérailles triomphales. Aujourd'hui, il est bien déchu d'un pareil rang, et no s'est pas encore relevé des violentes attaques que lui prodigua l'école romantique. Il n'est plus célèbre que par ses fausses élégances, ses périphrases, sa versification froide et compassée. Il reste pourtant un poète de véritable talent. Par son goût très vif de la description précise et technique, par son ambition de vouloir tout dire en vers et tout exprimer, par sa science consommée du style poétique, il peut être considéré, du moins en un sens, comme un précurseur de ces romantiques qui l'ont tant honni. Chez Lamartine, chez Vigny, chez Hugo même, on retrouve beaucoup du bon abbé Delille.
DELIME n. f. Genre d'arbrisseaux grimpants, de la famille des dilléniacées, type de la tribu des delimées.
— Encycl. Les delimes ont dos feuilles alternes, très rudes, crénelées ou dentées, des fleurs ordinairement jaunes, terminales, disposées on paniculos. Elles habitent l'Asie tropicale et les îles voisines, et croissent généralement dans les bois, où elles s'enlacent autour des arbres. On en connaît une dizaine d'espèces.
DELIMÉ, ÉE (rad. delime) adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au ^enre delime. il On dit aussi dklimack, eb.
— n. f. pi. Tribu do plantes, de la famille des dilléniacées, ayant pour type lo genre delime. — Une delimée.
DÉLIMITATEUR, TRIOE {ra.(\. délimiter) a. Celui, celle qui pose des limites, dos bornes : Délimitateuk d'un champ.
DÉLIMITATION (si-on) n. f. Action do délimiter; résultat de cette action : La délimitation des frontières.
— F'ig. Détermination, distinction précise, classement par catégories : La délimitation des espèces végétales.
DÉLIMITER (du lat. delimitare, même sons) v. a. Marquer, fixer, tracer les limites do : Dèli^itur des frontières.
— Fig. Distinguer d'une façon précise, caractériser spécifiquement : La psychologie délimite les diverses fonctions du moi humain. (E. ï*ollolan.)
DelI-MOHAMMED (c'est-à-diro Mohammed te Fou). D'abord agha des spahis, puis dey do Tunis, il conclut avec la France le traité de commerce et d'amnistie du 28 juin ï()09. Il trouva la mort, comme il avait trouvé lo pouvoir, dans uno révolution do palais.
DÉLIMONER (du préf. priv. dé, ot de limoti) v. a. Faire disparaître par des lavages à l'eau do mer ou à l'oau douce, suivant la nature du poisson, lo limon et los nmcosités qui recouvrent la surface de sa peau ou ses écailles.
DÉLINÉAMENT {man — du préf. dé, ot du lat. linea, ligne) n. m. Ti-ait propre A marquer la forme, les contours.
DÉUNÉATEUR (rad. délinéer) n. m. En T. d'arts. Artiste qui exécute des dessins au trait, d'une manière o.xclusive.
DÉUNÉATION (*i-on — lat. de l ineatio ; do linea^ ligne) n. f. Action do tracer le contour d'un obiet au simple trait : Améric Vespuce fit la dklinkation des côtes de la Gui/ane. de la Terre-Ferme et du Brésil. (Chateaubr.) it Figure qui résulte de co tracé : La délinkation d'un plan.
DÉLINÉER (lat. delineare; do linea, ligne) v. a. Tracer au simple trait le contour do : Délinkku un plan.
Dehniers (Jac(|uos-Antomo-Mario), vice-roi de Buonos-Avros, né à Niort en 1756, mort à Buonos-Ayros on ISIO. ïl avait pris du service dans la marine ospagnolo, et lut envoyé ou mission dans rAiuéri(|ue du Sud, pondant la guorro contre rAnglolorro. A Buenos-Ayres, il rendit do grands services à Ta cause ospognolo on battant los .\nglais, qui aviuent débarnué .sons le commandomont du général Borosford. La iiupulation do lîuonos-Ayres exigea qu'il fût nommé vico-roi. Dans celte qualité, il batiii do nouveau les Anglais ou 180S. (*o|>ondanl dos tendances séparatistes so niauifcstaieut dans toutes los colouio:>