CERCLE
— Fam. Pincer, Repincer quelqu'un au demi-cercle. Le surprendre, l'arrêter au passage au moment où il ne s'y attend pas, lui revaloir un mauvais tour.
~ Météor. V. cyclone.
DEMI-CHaIne {chèn') n. f. Techn. Fil de laine qui, ayant reçu un degré de torsion de force moyenne, peut au besoin servir pour trame.
— Chorégr. Pas qui n'est que la moitié de la chaîne : Demi-chaîne des dames.
DEMI-CHAMPIGNON {gn mil.) n. m. Bot. Nom donné aux agarics et bolets ayant un pied latéral.
DEMI-CHEBEC {Oék'] n. m. Petit bâtiment ayant la forme d'un chcbcc, mais d'une plus faible dimension.
DEMI-CHEMISE n. f. Techn. Vêtement de toile à une seule manche, dont se servent les verriers pour leur travail.
DEMI-CIEL (si-èl') n. m. Edifice de tapisserie en façon de dais qui servait, au moyeu âge à surmonter un siège de cérémonie. (Le demi-ciel se composait du couronnement, dos trois pontes et du dossier.) Il PI. Des DKMI-CIELS.
DEMI-CIRCULAIRE {1er') adj.
Anal. Se dit do trois conduits de l'oreille interne : Les conduits ou canaux dkmi-circulairbs. il On dit
aussi SlLMI-CIRCULAlRE.
— Encycl, Les canaux demi-circulaires, découverts par Fallope, font partie intégrante de l'oreille interne. Ce sont trois conduits membraneux, épousant la forme de trois canaux, creusés dans l'épaisseur
du rocher (canaux demi-circulaires osseux). Ils sont disposés dans trois plans rectangulaires. Leur rôle est mal connu ; on a voulu y voir les organes du sens de la direction. V. orkille.
Deiiii-ciel (xv* s.)-
DEMI-CLEF {klé) n. f. Mar.
Nœud fait du bout d'un cordage replié sur lui-même. Demi-clef Il Demi-clefs à capeler. Demiclefs renversées. Nœuds marins simples et aussi faciles et rapides à faire qu'à larguer.
DEMI-CLOISON {klo-a) n. f. Bot. Cloison d'un fruit qui, n'atteignant pas l'axe, laisse un vide au centre, comme dans le pavot.
DEMI-COLONNE n. f. Archit. Colonne engagée de la moitié de son diamètre.
DEMI-CONCAMÉRATION (sî-on) n. f. Archit. Forme d'une voi'ue qui s'arrête à moitié de la courbe.
DEMI-CONTRE n. m. En T. d'escr., Parade d'un déga-
Fement ou d'un coup droit, qui consiste à décrire avec épée un demi-cercle au-dessous ou au-dessus de l'épée de l'adversaire, de façon à se trouver en opposition.
DEMI-CORPS (koi-') n. m. En T. de chir., Chacun des deux demi-bandages qui, se réunissant en arrière par une courroie, forment un bandage complet pour double hernie. DEMI-COUP n. m. Escr. Syn. de demi-botte. DEMI-COUPÉ n. m. Chorégr. Pas de danse.
— Encycl. Les pas composés se commencent généralement par un demi-coupé, soit du pied droit, soit du pied gauche. Supposant que ce soit du pied droit, Compan décrit ainsi ce pas dans son Dictionnaire de danse : « Vous portez le pied droit contre le gauche, à la première position, et vous pliez également les deux genoux, ayant toujours le corps posé sur le pied gauche, le droit en l'air, sans qu'il pose à terre, les denx genoux plies également et tournés en dehors, la ceinture non pliée, et la tête fort en arrière, n
DEMI-COURBETTE [bèf) n. f. En T. de manèg.. Courbette dans laquelle le cheval s'élève moins que dans la courbette ordinaire.
DEMI-COURONNE n. f. Monnaie d'argent d'Angleterre, valant la moitié d'une couronne, d'une valeur de 6 fr. 25 c, soit 3 fr. 12 V,.
DEMI-COURONNÉ {ro-né) adj. m. Bot. Se dit des capitules des composées, quand ils n'ont de fleurs extérieures que d'un seul côté.
DEMI-COURSE n. f. Chorégr. Sorte de course par laquelle le cavalier et la dame décrivent un demi-cercle seulement, au lieu du cercle que décrit la course entière.
DEMI-CROIX (kro-n) n. m. Nom par lequel on désignait, dans l'ordre de Malte, les douats ou les oblats de l'ordre.
DEMI-CUIRASSE n. f. Cuirasse qui, n'étant composée que d'un plastron, protégeait seulement le devant de la poitrine.
DEMI-CUISSARD {ku-i-sar') n. m. Cuissard qui ne protégeait que le devant des cuisses, tandis que le cuissard complet, ou cuissard proprement dit, entourait le membre complètement et était à l'usage des combattants à pied.
DEMI-CYLINDRIQUE {si, drik') adj. Qui n'est qu'à moitié cylindrique.
— En T. de bot., Se dit d'un organe allongé ayant partout la même largeur, mais présentant une face arrondie, et l'autre plus ou moins plane, n On dit aussi semi-ctlih-
DRIQUE.
DEMI-DAME n. f. Femme d'une classe moyenne, qui n'appartient pas à la haute société et qui, pourtant, est au-dessus de la classe populaire. (Peu usité.)
DEMI-DÉESSE {dé-è$s) n. f. Fille d'un dieu et d'une mortelle, ou d'un mortel et d'une déesse, il On dit quelquefois HÉMiTHÉE, forme grecque du même mot.
DEMI-DENT {dan) n. f. Dent du peigne du métier à tisser, laquelle n'embrasse que la moitié des fils contenus dans les autres dents du même peigne.
DEMI-DEUIL {deu-ill [Il mil. ■) n. m. Ethol. Deuil moins sévère que le deuil en noir et qui est porté en noir et blanc, en gris ou même en violet.
— Entom. Nom vulgaire d'un papillon diurne, Varge Galathea, satyre blanc et noir, commun en France, et dont la chenille vit sur les graminées.
DEMI-DIAMÈTRE n. m. Le demi-diamètre d'un astre est la correction qu'il faut faire à une observation d'astre à diamètre apparent pour ramener au centre, la hauteur observée d'un de ses oords.
DÉMIDIE (rfi) n. f. Genre d'herbes de la famille des composées-inuloïdées, comprenant une seule espèce, qui croit à Madagascar. Il Ou dit aussi dêmidion n. m.
DEMI-DIEU n. m. Mythol. Nom donné aux héros, fils d'un dieu et d'une mortelle, ou bien d'un mortel et d'une déesse, il Nom donné à des mortels déifiés. Il Etre immortel participant de la nature des dieux, comme les faunes, les nymphes, les satyres, etc.
— Par ext. Homme exceptionnel par son génie , sa gloire, ses bienfaits, ou par les honneurs qu'on lui rend : C'est fort peu de chose qu'un demi-dieu quand il est mort. (Voiture.)
— Encycl. Mythol. L'esprit de la Grèce, qui répugnait aux vastes conceptions de l'Orient sur la nature et i'oriî^'ine des choses, avait façonné la plupart des dieux à l'image de l'homme. C'est ce qui facilita beaucoup l'apothéose des grands hommes. D'abord, on honora comme demi-dieux les héros que la légende faisait fils d'un dieu ou d'une déesse. Puis on rendit les mêmes honneurs à beaucoup d'hommes restés célèbres, ancêtres des principales tribus ou familles, fondateurs des cités, guerriers ou rois, bienfaiteurs de l'humanité. Même à l'époque historique, un grand nombre de personnages furent ainsi divinisés, assimilés aux demi-dieux des temps héroïques. Les apothéoses do princes se multiplièrent au temps des successeurs d'Alexandre, puis au temps de l'empire romain. Les demidieux étaient l'objet d'un culte, analogue à celui dos dieux.
DÊMIDION n. m. Bot. Syn. de dkmidie.
DEMI-DISQUE {dissk') n. m. Nom vulgaire d'un poisson du genre girolle.
DbmidOF, ccl6hro famillo russo, qui romonto an xvii» suH'lo ot s'onnoliit par l'oxploitation des mines. Kilo doit son ori^'ino à Nikita, né vors 1665, qui établit en If'.'jo uuo mino nuHallurgiquo à. Nôvianskii (district d"I6katorineubourg}. Pierre lo Grand l'anoblit et lo chargea do fondre SOS canons. — Ses potits-fils, Procoi'k fnio-nsi) ot Nikita, doteront la Russie d'un grand nombre d'institutions philanthropiques. — Paul Gregorievitch {1738-1821} voyagea dans toute l'Europe, constitua un musée miuôralogiquo important, fonda le jardin botanitiue de Moscou, ot, à laroshiv, lo lycée qui porto son nom.
DemidOF (Nicolas Nikititch), né à Saint-Pétersbourg en 1713, mort à Florence on 1828. Il entra fort jeune dans la carrière militaire, se distingua dans les guerres contre les Turcs, ot éfjuipa à. ses frais un régimout pendant la campagne do 1S12. Il quitta ensuite le service et se fixa à Florence, oii il s'occupa de questions d'économie politique et d'agriculture. — Son fils Paul (1798-1840) entra d'abord dans l'administration, qu'il quitta ensuite pour satisfaire ses goûts de pliilanthrope ol de protecteur des lettres. — Anatole, prince Demidof, duc de San-Donato, tils de Nicolas, ne à Moscou en 1813, mort à Paris en 1870, fut d'abord attaché d'ambassade à Paris, à Rome et à Vienne. Son mariage avec une catholique, la princesse Mathildo, fille du roi Jérôme Bonaparte, lui attira la disgrâce do l'emporour Nicolas P^ Il divorça, d'ailleurs, dès 1815. Il passa le reste de sa vie, soit à voyager en Russie, en Orient et on Italie, soit à collectionner des objets d'art qu'il réunissait dans ses maisons de Paris et de San-Donato ^prôs Florence), soit à fonder ou à subventionner des institutions charitables. Il établit à San-Donato une fabrique de soie, envoya, en 1837, une expédition scientifique en Crimée, et créa un prix annuel de 5.000 roubles, à distribuer par l'académie de Saint-Pétersbourg;, pour encourager la littérature russo. Il a publié en plusieurs volumes le récit de ses voyages.
Demidof (princesse). V. Bonaparte (Mathilde).
DEMIDOFIE n. f. Bot. Syn. : 1° de diceiondra ; 2** do
TÊTKAGONIE.
DEMIDOFITE (de Demidof, n. pr.) n. f. Substance minérale, résultant d'un mélange de chrysocolle et de phosphate de cuivre, qui recouvre la malachite de Nijnei- Tagilsk, dans la Sioério ouralionne.
DEMI-DOUBLE n. m. Archit. Nom que l'on donne à une sorte do dégagement dans un appartement. V. sape.
DEMI-DOUBLURE n. f. Nom donné par les tisseurs à tout croisement dont l'effet do trame ne se produit qu'une fois sur trois duites.
DEMIDOVITE n. f. Minéf. Syn. de demidofite.
DEMI-DROIT [dro-a) n. m. Amende fixée à la moitié du droit de mutation, infligée à ceux qui n'ont pas déclaré ces mutations dans les délais prescrits.
DEMIE n. f. Linguist. V. demi.
DÉMIELLER {mi-é-lé — du préf. priv. dé, et de tniel) V. a. Knlcver tout le miel de la cire. Se démiellep, v. pr. Etre, devenir démiellé.
DEMI-EMBRASSE (an-brasé), ÉE adj. En T. de bot.. Se dit des feuilles qui, avant leur développement, sont pliées sur leur nervure médiane do telle sorte que la moitié de chaque feuille est placée entre les deux replis de la feuille opposée, comme cola a lieu dans la saponaire.
DEMI-ÉPINEUX (nefî) adj. otn. m. Anat. Se dit de chacun des faisceaux du transverse épineux.
DEMI-ESPADON (è-spa) n. m. Nom donné autrefois à un sabre droit, plus étroit ot plus court que l'espadon pro-
firement dit, et qui ne coupait que d'un seul c6lé, comme 0 sabre actuel. (C'érait une arme d'estoc.)
DEMI-FEMME i/am') n. f. Fam. Homme efféminé.
DEMI-FIN, iNEadj. Comm. Se dit des bijoux dont la matière esl faite d'un alliage où la quantité de métal fin est réduite de moitié environ : Collier demi-fin.
— Substantiv. au masc. : Bracelet en demi-fin.
— Calligr. So dit d'une écriture un peu plus grande que l'expédiée ordinaire : Ecrire en demi-fin.
— Ornith. Dénomination collective donnée aux oiseaux dont lo bec tient le milieu entre ceux qui sont forts et vigoureux et ceux qui sont délicats et fins, tels que les manakins, les fauvettes, les pinsons, etc. : Le demi-fin à huppe blanche.
DEMI-FLEURON n. m. Nom que l'on donne aux fleurs irrégulièros dos composées, appelées encore (leurs Uf/ult-cs.
DEMI-FLEURONNÉ, ÉE adj. Bot. Syn. de demi-flosculeux, euse.
DEMI-FLORIN n. m. Monnaie d'argent, valant la moitié d'un tloriii l't variant suivant les pays.
DEMI-FLOSCULEUX {.sku-teu), EUSE adj. Se dit des fleurs, ou mieux des capitules des composées, quand ils no renferment que des demi-fleurons, comme dans lo pissenlit, la chicorée, le salsifis, il On dit aussi semi-flos- CULEUX, i>i:mi-fleuronné, et liguliflohe.
DEMI-FOLLE n. f. Filet de pioche plus petit que la folle, à mailb-s moins ouvertes, que l'on nomme également nc- TELiEu, JET ol l'ic UT, sur los côios do la Manche.
DEMI-FORTUNE n. f. Autrcf. Type do voiture ù quatre roues, mais qu'un seul cheval traiuait.
DEMI-FRÈRE n. m. Frère do pôro ou do môre seulement, par opposition ù frère germain.
DEMI-FUTAIE {ti;) n. f. Eaux et for. Bois dont les arbres ont dn qiiaranio à soixante ans d'àgo.
DEMI-GALÈRE u. f. Galioto à. rames.
DEMI-GARNITURE n. f. Tuyau do cuir qui conduit l eau à la larirr, ilans los poinpos à incendie.
DEMI-GLACE n. f. Moitié d'une glaco (sorbet).
DEMI-GLOBE n. m. Fam. Soin d'une femme.
Demigny, romrn. do Saône-ot-Loiro, arr. ot A is kilom. do Cliulon-sur-Saôno, sur la Dliouno; 1.507 hab. ("h. «le f. P.-L.-M. Vignobles produisant do bons vins ordinaires. Distilleries.
Demi-guôtre.
DEMI-GOROE (gorf) n. f. Fortif. Ligne qui va do Tanglo do la courtine au centre du bastion.
DEMI-GROS (gro) n. m. Commerce qui a pour objet los nn'\ciis ot los petits approvisionluMiioiiis dos débitants on détail.
DEMI-GUÊTRE {'ihêtr') n. f. Guôtrn courLo qui no prend pas tout lo muliot.
DEMI-GUINÉE {phi-né) n. f. Ancioiino monnaie d or d'Angleterre, valant la moitié d'une guinée, d'une valeur de 26 fr. 47 c, soit 13 fr. 23 c.
DEMI-HIATUS(^i(*s)n.m.Gramm.
Sorte d'hiatus permis en poésie, et consistant dans la rencontre de doux voyelles séparées par un h aspiré ou par une élision. Lo mot lui-môme en offre un exemple. En voici deux autres :
Le corbeau /lonteux et confus...
L'honneur est coiimie une ilf! escarpée et sans bords.
DEMI-HOLLANDE (o-land') n. f. Nom donné autrefois à des toiles do lin blanches et assez rines, qui so fabriquaient surtout en Picardie, et notamment à Compiègne ot à Beauvais. (Ce nom leur vient do ce qu'ils ressemblaient aux toilos de Hollande.)
DEMI-HUMEUR n. f. En T. de tanneur, do corroyeur et de chamoiseur, Humidité modérée, dont une peau est imprégnée, il Fouler une vache à demi-humeur, La battre avec 1 escarpin, après lavoir mouillée légèrement.
DEMI-JEU n. m. Mus. Manière déjouer d'un instrument, qui consiste à en affaiblir la sonorité, à retenir en quelque sorte lo son en empêchant sa grande expansion. (Cette expression s'applique surtout à l'exécution d'orchestre; alors, pour jouer à demi-jeu, les instruments à vent retiendront leur souffle, et les instruments à cordes n'useront (lu'uiie faible étendue de larchet.)
DEMI-JOUR n. m. Jour faible comme celui qui paraît longtemps avant le lever du soleil.
DEMI-LAINE [lèn') n. f. Fer mi-plat, dont on se sert pour ferrer les seuils des portes et les bornes.
DÉMILITARISER (du préf. priv. dé» et de militariser) V. a. Otor le caractère militaire.
DEMI-LOGE {lof) n. f. Bot. Intervalle qui existe entre des cloisons incomplètes ou des demi-cloisons, comme dans la capsule du pavot.
DEMI-LOUIS {lou'i) n. m. Pièce de dix francs.
DEMI-LUNAIRE adj. Astron. Syn. de semi-lunaire.
DEMI-LUNE n. f. Fortif. Ouvrage de fortilication semblable à un grand redau, qui fait partie des dehors d'une place, et que l'on élève en capitale du front pour couvrir la courtine et les demi-bastions voisins, n Demi-lune sirnple, Demi-lune ordinaire, il Demi-lune double ou à lunettes. Celle qui contient une autre demi-lune dans son enceinte. II Demi-lune a flancs, Celle dont une face ou les deux faces forment un petit retour, ii Demi-lune a tenailles, Celle dont les faces sont couvertes par des demi -contre -gardes. Il Demi-lune détachée. Sorte de bastion peu élevé. Il Demilune accornée, Sorte de demi-lune contre-gardée par deux cornes de fortification dirigées vers la campagne, et précédée d'une lunette destinée à couvrir l'entre-deux des cornes et l'angle flanqué de ta demi-lune. Il Demi-lune couronnée. Celle qui est couverte d'un ouvrage à couronne.
— Par ext. Plan demi-circulaire auquel aboutissent plusieurs chemins, ou sur lequel on élève la façade d'un édifice, les murs ou les maisons qui bordent uno place.
— Pop. Fosse.
— Archit. Construction circulaire plus ou moins ornée et ornementale qui précède l'entrée d'un édifice, il Demi-lune d'eau, Sorte d'ampnithéàtre ordinairement élevé dans un jardin et orné de pilastres, de jets d'eau ot do statues hydrauliques.
— Mar. Sorte de brise-lames.
— Techn, Outil de maçon, en forme de truelle à plaque arrondie et qui sert à dégrader les joints ou à les lisser.
— Encvcl. Fortif. L'un des dehors les plus importants do la fortification bastionnée, la demi-lune est établie sur la capitale du front, et se compose de doux faces plus ou moins longues, également inclinées sur cette capitale, où so trouve leur point d'intersection. La domi-luno a ainsi la forme d'un angle aigu, plus ou Demi-luno. moins ouvert, dont le sommet ret;ardo la
campagne. Son objet est do couvrir la courtine, mais surtout do battre lo terrain situé en avant du saillant des bastions où so trouve un secteur privé de feux. Los demi-lunes furent d'abord demi-circulaires, d'où leur nom ; leur disposition ot leur tracé actuels furent arrêtés par Pagan, vers lo milieu du xvii" siècle. Vauban les agrandit, augmenta leur saillie par rapport au corps do place ; puis Cormontaigno ot ses successeurs l'accrurent encore, afin do mettre les saillants des bastions dans une sorte do rentrant, ot d'empêcher ainsi rennomi d'attaquer directonu'iit un do coux-ci, avant do sï-iro rendu maître des demilunes collatérales. Los demilunes ainsi disposées gênaient los vues et les feux des bastions, ot exposaient de très longues faces au tir d'enfilade, co qui conduisit à les garnir do nombreuses traverses. On imagina aussi des demi-lunes ii flancs, dont los faces formaient un petit retour sensiblement parallèle à la capitale; puis on y organisa un réduit muni do flancs.
La domi-luno est aussi désignée sous lo nom do ravcUn, surtout dans lo système do fortification polygonale.
DEMI-LUNE n. f. Ichtyol. Nom vulgairo d'une ospèco de sparc
Oriiiih. Nom vulgairo do la mouette condréo ot do la manne.
DEMI-MAIN n. f. Comm. Moitié d'une main do papier.
— Tochn. Cho2 les batteurs d'or, Sério do douze coups
Demi-lune : A, deml-luno; B, réduit; C. tenaillo ; D, glacii.
DEMIDOF - DEMI-ONCIAL
do marteau qui so frappent sans discontinuer sur les quartiers.
DEMI-MAJOLIQUE {Hk') n. f. Nom donné aux poteries vernissées ot diHoréos qui so fabriquaient on Toscane et dans les Komagnes, avant l'invontion do la faïence à glaçuro stannifôro. (Los demi-maioliques se reconnaissent par ce fait que les contours dos figures sont marqués d'un trait bleu ou noir. Les chairs sont blanches, et les vêtements colorés.)
DEMI-MAL n. m. Fam. Mal, inconvénient moins grave que celui qu'on aurait pu redouter.
.... Fau(lra-t-il toujours se fier à des filles? Du moins, c'est demi-mal quaiiil elles sont gontilles.
Di:SMAI1IS.
DEMI-MEMBRANEUX {man, neù) n. m. et adj. Se dit d'un muscle .situé i la partie postérieure do la cuisse et qui contribue à former lo bord interne du creux poplité.
— Encycl. Le demi -membraneux s'attache en haut à l'ischion. Ce tendon s'élargit et s'amincit, donnant naissance par sa face antérieure aux fibres musculaires, s'épanouissant en arrière en une belle aponévrose brillante et nacrée, qui a valu au muscle son nom. Le tendon d'insertion inférieure, par son faisceau direct et son faisceau réfléchi, se fixe sur lo bord postérieur et sur le bord latéral do la tubérosité interne du tibia. 11 envoie un faisceau récurrent qui renforce le ligament postérieur de l'articulation du genou. Ce muscle est fléchisseur de la jambe sur la cuisse et extenseur de la cuisse sur lo bassin.
DEMI-MESURE n. f. Démarche à laquelle on ne donne pas toute l'étendue qu'elle devrait avoir ou qu'il faudrait qu'elle eiit : Les demi-mesures sont presque toujours illusoires.
DEMI-MÉTAL n. m. Nom qu'on donnait autrefois aux substances métalliques qui sont cassantes et non ductiles (arsenic, bismuth, antimoine).
DEMI-MÉTALLIQUE {lik') adj. Qui a lo caractère des demi-métaiix : Corps demi-mètaxliques.
DEMI~MÉTOPE n. m. Archit. Métope tronquée, qui se trouve aux angles de la frise dorique.
DEMI-MONDAIN, AINE {din,dèn') n. et adj. Fam. Homme, femme du demi-monde.
DEMI-MONDE n. m. Nom donné à une certaine classe de femmes galantes. (Ce mot, que l'on doit à Alexandre Dumas fils, a été ainsi défini par lui : « Etablissons donc ici, pour les dictionnaires à venir, que le demi-monde «e représente pas, comme on le croit, comme on l'imprime, la cohue des courtisanes, mais la classe des déclassées... Il est séparé des hotmêtes femmes par le scandale public, des courtisanes par l'argent.» L'usage, contrairement au désir de l'inventeur du mot, confond les femmes du demi-monde précisément avec celles dont Dumas voulait les séparer.)
Demi-monde (le), comédie en cinq actes et en prose, par A. Dumas fils (Gymnase, 1855). — Ce demi-monde se compose de femmes qui, nées dans le vrai monde, en sont sorties ou en ont été exclues. Trois figures lo personnifient : M"" de Santis, « veuve » d'un man encore vivant, qu'elle a trompé et qui l'a quittée; M"" de Vernières. veuve authentique, avec laquelle habite sa nièce, Marcelle, uuo jeune fille des plus émancipées, bien qu'encore innocente; et surtout l'héroïne de la pièce, Suzanne, baronne d'Ange, non point déchue, celle-là, comme les deux autres, mais partie au contraire de très bas, ot pour qui le demimondo a été un sommet. Très ambitieuse, Suzanne rêve maintenant un mariage, et elle a jeté son dévolu sur M. de Nanjac, un officier retour d'Afrique, très galant homme, riche, noble, encore jeune. Il s'agit de savoir si elle arrivera à se faire épouser. Elle y arriverait sans
M. de Jalin. Olivier de Jalin est lo premier type de ces
irs qui été l'amant de Suzanne; mais, devenu l'ami de Nanjac,
raisonneurs que Dumas met souvent en scène. Il a jadis
il considère comme un devoir do le mettre ou garde. A vrai dire, c'est entre la baronne ot lui que la pariio se joue. Sa délicatesse l'empêche do dire tout ce qu'il sait; il en dit juste assez pour s'attirer un duel avec le naïf officier. Finalement Nanjac, no pouvant plus se faire illusion, rompt avec Suzanne. Quant i Olivier, il épouse au dénouement Marcelle, qui sera, si nous l'en croyons, une très honnête femme. Lo Demi-monde passe à juste titre pour un des chefs-d'œuvre do l'autour. Si Dumas a fait des pièces plus fortes ou d'une plus haute signification, il n'en a lait aucune qui soit plus vivo ot mieux conduite.
DEMI-MOULINET (né) n. m. Tormo de danse. V. moulin i-:t.
DE MINIMIS NON CURAT PRATOR {Le préteur ne s'occupe pas des petites choses), locution latine, usitée I)our faire entendre qu'un homme supérieur ne doit pas perdre son temps à des choses qui n'en valent pas la peine; le préteur, à Rome, ne jugeait, en ofict, que los causes iinporlantes.
DEMI-MORT adj. Mort ù. demi : Des hommes Di:Mi-MORTS(/e /"rtim. Des femmes
DEMl-MORTES dc froid.
— A demi mort, loc. adv. V. demi.
DEMI-MOT (A) loc. adv. Entendre,
Comprendre à demi-mot. Entendre, Comprendre sans qu'il soit nécessaire de tout dire.
DÉMION D. m. Ancionue mesure do capacité pour les liquides contenant à. Démlon (xv« s.), peu près une domi-chouine, soit un quart de litre. Il Par oxt.Aaso calibre do cotte contenance; t'n ih':mion détain. (Expression des xv* ot xvi« s.)
DEMI-ONCIAL, ALE, AUX {si-al) adj. Paléogr. Se dit
cjam Mci^oMeiti [icief erre
Caraotèrâa deml-onctaux.
d'iino écriluro plus potito que l'oncialo : Caractères DBMI-
ONCIAUX. V. ONOUI.E.
— n. r. : Manuscrit en dumi-oncialk. Il Oo dit aussi sbmi-
ONCIÀLII.
DEMI-OPALE — DEMIURGE
DEMI'-OPAXX n. f. Nom donné par Weroer au quartz résinite, qui est terne, et plus particulièrement à celui dont la couleur est d'un blanc laiteux.
DEMI-ORBICULAIRE {1er') adi. et n. m. Anat. Se dit de chacune des deux moitiés du muscle orbiculaire des lèvres.
DEMI-OSTADE (stad' — et par corrupt. miostade) n. f. Tissu du genre des serges dites ostades, mais de contexture moins forte, qui se fabriquait dans le nord de la France. (U est fait mention des demi-ostades à partir du xvi* s. ; au xvui*, celles d'Amiens étaient particulièrement estimées.)
DEMI-PAON {pan) n. m. Nom vulgaire d'un insecte lépidoptère, le smérinthe demi-paon ou ocellé {smej-irithus ocellatus). V. smékinthe.
DEMI-PARALLÈLE n. f. Bout de parallèle ménagé entre les parallèles véritables (dites aussi places d'armes), pour y mettre les troupes destinées à soutenir les travailleurs.
DEMI-PARTI n. m. Résolution insufrîsante, qui ne mène qu'à moitié chemin du but qu'on veut ou qu'on doit atteindre.
DEHI-PASSION (pasi) n. f. Passion sans force et sans durée. (Se dit surtout de l'amoïir léger et éphémère que l'on a pour une femme.)
DEMI-PÂTE n. f. Nom que l'on donne, dans les papeteries, à la pâte à papier, quand elle sort de la machme à défiler. Syn. de défilé.
DEMI-PAUME {pôm') n. f. Raquette légère et de petite dimension, avec laquelle on joue au jeu de la petite paume.
DEMI-PAUSE <pâz') n. f. Mus. Signe de durée qui indique un silencede deux temps : La demi-pause se place sur la troisitme ligne.
— Enctcl. Tandis que la panse représente toujours un silence d'une mesure (quelle qu'elle soit : à quatre, à trois ou à deux temps), la demi-pause représente invariablement deux temps, soit une blanche ou deux noires, en même temps qu'une demi-mesure (d'où il résulte que, dans la mesure à douze-huit, elle comporte for- Emploi de la demi-pause, cément le point, pour conserver cette valeur inaltérable d'une demi-mesure). Par conséquent, elle ne saurait trouver son emploi dans la mesure à trois temps , où un silence de deux temps doit être marqué par deux soupirs.
DEMI-PÉLAGIEN, ENNE n. et adj. Syn., moins usité,
de SEMI-PÊLAGIEX, ENNE.
DEMI-PENSION (pan) n. f. Etat de demi-pensionnaire. Il Ce que paye le demi-pensionnaire.
DEMI-PENSIONNAIRE {pa7i-si-o-nèr') n. m. Elève qui reste tout le jour à l'école ou au lycée; y déjeune, y assite aux classes et aux études, mais rentre le soir dans sa famille pour y diner et y coucher.
DEMI-PÉTALOÏDE adj. Bot. Se dit du calice dont les divisions ont une ténuité ou une coloration qui rappelle celles d'une corolle, ii On dit aussi siiMi-PÉTALOioE.
DeMIPHON , roi légendaire de Phlagusa, en Asie Mineure. La peste ravageant ses Etats, il consulta l'oracle, qui lui ordonna de sacrirîer tous les ans une jeune fille noble, désignée par le sort entre toutes celles du pays. Le roi excepta ses enfants de cette loi fatale; mais un grand seigneur, nommé Mastusius, dont la fille avait été ainsi immolée, résolut de se venger. Il invita le roi et sa famille à un repas, égorgea les filles du prince, et lui fit boire leur sang. Demiphon lit ^eter Mastusius à la mer, et avec lui la coupe dont il s était servi. La mer reçut le nom de Mastusique, et la coupe fut placée au rang des constellations.
DEMI-PINTE n. f. Ancienne mesyre de capacité usitée en France et dans d'autres pays, et qui valait la moitié d'une pinte : 46 décilitres environ.
DEMI-PION n. m. Aux dames et aux échecs, Avantage que le joueur le plus fort donne au plus faible pour égaliser la partie, en lui faisant remise d'un pion toutes les deux parties.
DEMI-PIQUE l'pik') o. f. Nom donné d'abord à des piques raccourcies, dont la façon même de combattre des piquiers obligeait un certain nombre d'entre eux à se servir.
— Encycl. La demi-pique existait déjà chez les Grecs et les Romains, et elle reparut au moyen âge. Quand l'adoption générale des armes à feu eut fait disparaître les piques et les piquiers, la demi-piquo devint, pour les officiers d'infanterie française, une sorte d'insigne de commandement; puis, "raccourcie et allégée encore, elle prit plus tard le nom d'esponton.
DEMI-PLACE {plass) n. f. Place à moitié prix : Les enfants de trois a sept ans payent demi-place en chemin de fer.
DEMI-PLACE D'ARMES n. f. Milit- V. demi-pakallèle, et place d'abmes.
DEBO-PORCELAINE {Itn) n. f. Nom que, dans les fabriques de faïence, on donne vulgairement et improprement à une variété do faïence fine.
DEMI-PORTÉE n. f. Allée ou venue des fils qui parcourent toute la longueur de la chaîne d'une étoffe, ii Demiportée de chaîne, Réunion de quarante fils de chaîne, n Demi- ,portée de peifjne, Réunion de quarante dents de peigne.
DEMI-PRÉGATON n. m. Techn. Filière où repasse le Ûl dor aprcs le premier étirage.
DEMI-QUARANTE-CINQ(siHA')n.m. I! Donner demi-quarantc-ctuq. .^u jeu de paume, Donner quarante-cinq dans un jeu, trente dans l'autre, et ainsi do suite en alternant.
DEMI-QUART {kar') n. m. Moitié du quart, huitième.
— Gouverner sur le demi-quart. Mar. Faire route entre deux aires de vent.
DEMI-QOEUE {keû) n. f. Comm. Tonneau d'une capacité de 80 litres environ.
— Chorégr. Demi-queue du chat. V. QOEtJE.
DEMIR n. m. Mot turc qui signifie fer, et dont la forme ancienne, qui se rencontre dans les dialectes orientaux de la famille ouralo-altaïque, est timour. V. timodr.
Demir flovan Mitrovitch), brigand serbe, né en Herzégovine vers 17Ô2. mort à Drajénovitch (Serbie) on 1852. Il joua uo rôle important dans les guerres des Serbes contre les Turcs (I8û4-l&ld).
DemiRDJI, localité de la Turquie d'Asie (Anatolie Tprov. d'Aïdin ou de Smyrnel), au pied du Demirdji-Da^\\, à la source du Demirdji-'ïcXMii, affluent du Ghédiz ; 3.000 hab. Fabrication de " tapis de Smyrne ».
Demirdji-KEUÏ, ville de la Turquie d'Asie (Anatolie [prov. de Smyrnel), près du Mendérèh; 5.000 hab. Fabrication de « tapis de Smyrne ^ aux environs.
DEMI-RELIURE n. f. Genre de reliure dans lequel le dos seul est en peau, les plats étant recouverts de papier ou de toile.
DEMI-REMISE n. f. Avantage que le joueur le plus fort accorde au plus faible pour égaliser la partie, et qui consiste en ce que lo plus faible joueur bénéficie du gain de la partie s'il réussit à faire deux parties nulles de suite,
DEMI-REVÊTEMENT {man) n. m. Système de revêtement imaginé par Vauban pour les escarpes de certains bastions, et qu'on n élevait pas au delà du sol naturel, afin de le soustraire aux vues et aux coups des assiégeants.
Demir-HISSAR (c'est-à-dire Château de fer), ancienne Héraclée, ville de la Turquie d'Europe (vilayet de Salonique), sur un affluent de la Strouma; s.ooo hab. Sources thermales.
DemiR-KAPOU ( c'est-à-dire Portes de fer), défilé des Balkans. V. Portes de Fer.
DEMI-ROND {ron) n. m. Couteau micirculaire, à l'usage des corroyeurs. Demi-rond.
DEMI-ROSINE n. m. Ancienne monnaie d'or de Toscane, valant environ 10 fr. 75 c.
DEMI-RYDER n. m. Ancienne monnaie d'or de Hollande, valant 15 francs.
DÉMIS {mi — rad. démettre) n. m. Dr. Action d'annuler, de mettre à néant : Conclure au démis de l'appel.
DEMI-SANG {san) n. m. Cheval provenant de l'accouplement d'un pur sang avec une poulinière d'une autre race, ou des produits de demi-sang entre eux. n Tout cheval dont un des ascendants n'est pas inscrit au Stud-book 21 dont le propriétaire peut prouver que le père ou la mère ne sont pas de pur sang. (Pi. Des demi-sang.)
DEMI-SATIN n. m. Tissu de soie tramé de fil, en usage aux xv* et xvi" siècles, et qui servait surtout aux ouvrages de tapisserie, do sellerie, comme rideaux, draperies, housses de chevaux. (On distinguait les demisatins à feuillages, ondes, etc. ; quand ils étaient unis, on les nommait plutôt satins de Bruges, etc.)
DEMI-SAVANT {van) n. m. Homme qui n'a qu'un savoir médiocre.
DEMI-SAVOIR ('jo-ar)n. m. Connaissances superfîcieles.
DÉMISE (rad. démettre) n. f. Défroque, vêtement que l'on ne met plus. (Se dit dans certaines provinces.)
DEMISELLAGE {zèl-laf — de de.iisel, qui s'est dit pour " damoisel " ) n. m. Célibat. [Vieux mot.]
— Coût. anc. de Lille. Biens en demisellage, Biens acquis par un homme avant le mariage.
DEMI-SETIER {ti-è) n. m. Ancienne mesure de capacité pour les liquides, qui avait à Paris la même valeur que la demi-chopine, avec laquelle elle était couramment confondue, et valait 0 lit. 233 environ. (A Paris, on dit encore aujourd'hui un demi-setier pour un quart do litre.)
DEMI-SCHELLING {che-lin) n. m. Monnaie anglaise valant la moitié du schelling.
DEMI-SŒUR n. f. Sœur de père ou de mère seulement, par opposition à Sœur germaine.
DEMI-SOIE {so-â) n. f. Etoffe à trame ou chaîne mi-partie unie, mi-partie laine ou coton.
DEMI-SOLDE n. f. Appointements égaux à la moitié de la solde : Officier en demi-solde.
— n. m. invar. Officier qui ne touche que ces appointements réduits : tes demi-solde, [t On dit aussi demi-sol-