DEPUIS
il en résulte :
ot développant en série, on a, avec une approxi-
/ 2fi mation suffisante: a = V/"r~'
On a calculé dos tables qui donnent la valeur de la dépression pour des hauteurs comprises entre o^jSO et 100 mètres.
DÉPRESSOIR n. m. ou DÉPRESSOIRE [prè-so-ar' — du lat. deprimere, supin depressum, écraser) n. f. Instrument dont se servent les chirurgiens, après l'opération du trépan, pour déprimer la dure-mère, et faire sortir le pus.
DÉPRET [Louis), poète et littérateur français, né à Lille t-n 1837. Il débuta par dos volumes do vers, puis colialjora à divers journaux ot revues, et publia des romans, des nouvelles, dos impressions do voyage, des recueils do pensées, etc. Parmi les nombreux ouvrages do cet écrivain subtil, doué de l'esprit observateur du moraliste, nous citerons : les Demi-vertus (18G2); Si jeunesse pouvait (1862); le Mot de l'énigme (1868); En Autriche (1869); Maurice Le Grandier iim); l'Album de VîarZ (187-1); Mf'moires de n'importe qui (l&15); le Jioman de lapoupée [ISIG); Comme nous sommes (1876), recueil couronné par l'Académie; Chez les Anglais (1879); Trop fière (1882), un do ses meilleurs romans; te Voyage de la vie (1882); Vous et moi (1887); Tfiéâtre intime (1890) ; etc.
Depretis fAgostino), homme politique italien, né et mon à Siradella (Piémont) [1813-1887]. Il fut de l'expédition des Mille, et Garibaldi lo nomma prodictateur do Sicile, fonctions qu'il abandonna par suite do divergences do vues avec celui-ci. Dès lors, il prit une part do ])lus on plus active à la vie parlementaire et il devint ministre rlos travaux publics (1862). Dans la suite, il fit partie do plusieurs combinaisons ministérielles, qui no représentèrent d'ailleurs pas toujours absolument le parii libéral. Mais c'est surtout à partir de 1870 que le rôle do Depretis devint important ; jusqu'à sa ûiort, il fut, sauf de rares interruptions, chef ou membre du cahinot italien. Son ministère (1876) comprenait presque tous les chefs importants de la gaucho, on particulier Nicotera, qui représentait une nuance très avancée. En 1882, lo ministère Cairoli, étant tombé après une courte existence, Depretis redevint président du conseil, ot inaugura une poliliiiuo étrangère
Depretis.
nouvoMp, consistant à rapprocher l'Italio dos puissances centrales, poiiuque qui devait aboutir ù. la triple alliancû (Allemagne, Autnciie-Hongrio, Italie). Aux élections de i8S2, c'est sur le terrain de la poliiiquo intérieure que Deprotis voulut innover ; les radicaux lui paraissant menaçants, il essaya do constituer un nouveau parti composé dos modérés do droite ot do gaucho, co qui lui attira, do la part de Cairoli, lo reproche d'abandonner ses priucii>es. l*lus tard, cependant, Depretis se rapprocha des radicaux en admettant dans son cabinet Crispi et Zanardolli (1887). C est cetto politique do bascule entro les partis à laquelle on a appliqué le nom de ti-ausfvrDtisnie.
DÉPRÊTRATION (tra-sf) OU DÉPRÊTRISATION {zasi) [rad. déprèiriser] n. f.
Action de faire abandonner par quelqu'un l'état do prêtre.
— Encycl. Le mot de déprétrisation fut créé, en 1793, pour désigner la renonciation publique au sacerdoce que firent un certain nombre de prêtres, sous l'impulsion de Chaumette et d'Anacharsis Cloots. Le clergé constitutionnel de Paris, conduit par Gobel, son évêque, se rendit à la Convention le 1" brumaire an II, et là, coiffé du bonnet rouge, déposa entre les mains du président ses lettres d'ordination. Cet exemple fut suivi par plusieurs ecclésiastiques qui siégeaient dans l'Assemblée, comme Sieyès, Gay-Vornon, Lalande, et le ministre protestant Julien. D'autres s'y conformèrent dans différents départements. Toutefois, ce mouvement ne tarda pas à être enrayé par la chute de la faction hébertiste, qui l'avait provoqué, et la défaveur de l'opinion publique. Il se produisit, d'ailleurs, uniquement dans les rangs du clergé assermenté. Les prêtres, demeurés hdèles aux évêqui-s réguliers et au pape, continuèrent, à remplir les fonctions de leur ministère, jusqu'à la proclamation du Concordat.
DÉPRÊTRER OU DEPRÊTRISER (du préf. priv. dé, et
de prêtre) V. a. Priver, dépouiller du caractère sacerdotal. Déprêtrisé, part.pass. du v. Déprétriser.
— Substantiv. : Un déprêtrisé.
Se déprétriser, v. pr. Renoncer au sacerdoce.
DÉPRÉVENIR (du préf. priv. dé, et de prévenir. — Se conjugue comme venir) v. a. Tirer d'une prévention : Déprévenir des esprits prévenus. (Peu us.)
Se dépréver)ir, v. pr. Perdre ses préventions.
DePREZ (Marcel), électricien et mathématicien français, né en 1843 à Aillant-sur-Milloron (Loiret). En 1882, à l'Exposition de Munich, il exposait avec le D'' Cornélius Herz une petite machine du type Gramme, transmettant à quelques kilomètres l'énergie développée par une machine à vapeur. C'était le premier pas vers la solution du transport de l'énergie à distance. Outre les nombreuses recherches sur le transport de l'énergie à distance, Deprez a fait des travaux sur : les lois du frottement, la régulation de vitesse des moteurs électriques, un appareil produisant de l'électricité en quantité invariable, le comptage mécanique des oscillations d'un pendule libre, l'étude du champ magnétique des machines dynamo-électriques, la régulation de vitesse d'une machine réceptrice, l'équivalent mécanique de la chaleur, le mouvement circulaire obtenu par des mouvements vibratoires, les conséquences mécaniques ou théorème des aires, le rolo du noyau de fer dans l'induit, un électro-dynamomètre absolu, etc. Deprez, remarquant la brusque variation d'aimantation de certains métaux avec la température, conclut à la possibilité de transformer directement la chaleur en énergie électrique. — Marcel Deprez a été nommé membre do l'Académie des sciences en 1886 et professeur au Conservatoire des arts et métiers en 1890.
DÉPRI (subst. verbal de déprier) n. m. Dr. féod. Arrangement conclu entre un seigneur et son vassal, par lequel ce dernier obtenait une diminution des droits seigneuriaux sur dos biens qui lui advcnaient par héritage.
— Fin. anc. Déclaration que l'on faisait, au bureau des aides, de l'intention où l'on était de transporter des marchandises d'un lieu dans un autre, pour les vendre.
DÉPRIER (du préf. priv. dé, et de prier. — Prend doux ( do suite aux deux prem. pors. pi. de l'imp. do l'ind. et du prés, du subj. : Nous dép7iio7is. Que vous dépriiez) v. a. Retirer une invitation qu'on avait faite : Déprier des convives.
— Révoquer une prière faite. (Vieux en ce sens.)
— Féod. Demander une remise sur les droits seigneuriaux, à propos d'une acquisition à faire, il Notitier au seigneur une acquisition faite dans sacensive,afm d'éviter l'amende que l'on aurait encourue après uu certain temps, faute d'avoir fait cotte notilicalion.
— Fin. anc. Faire le dépri au bureau dos aides. DÉPRIMAGE {maf — rad. déprimer) n. m. Action de
faire paître les prairies, aussitôt la pousso dos nouvellos herbes au printemps.
DÉPRIMANT [man], ANTE adj. Qui déprimo, qui produit une dépression : Force déprimante.
DÉPRIMER (lat. deprimere; du préf. de, ot do premere, presser) v. a. Affaisser, onfoncor : Dépkimeb les os du crdne. Déprimer le sol.
— Fig. Chercher à rabaisser, à déprécier : On se sert des morts pour contrister et déprimer les vivants. (V)ïdor.)
— Agric. Faire manj^er par les bestiaux la pointe des herbes des prairies qui a été Ilétrio par los promiôros gelées du printemps.
Déprimé, ée part. pass. Fatigué, épuisé.
— Chir. et môd. Tumeur déprimée. Tumeur dont le centre est aplati, il Pouls déprimé, Pouls faible qui disparait sous la pression du doigt.
Se déprimepf v. pr. Etre, devenir enfoncé, affaissé. Il So runaissor, so déprécier soi-mômo. il So déprécier mutuollemont.
— Syn. Déprimer, déflrader, déprlsor. V. nûoRADEn.
— Anton. Elever, oxhauseer, relever, soulevor. — Gonfler, enflor, bouffer, dilater, tuméflor.
DEPRINCIPISER (51 — du préf. priv. dé, ot du lat.prmceps, ipis, prince) v. a. Priver du titre do prince ou de principauté ; DiAnn^^civiHEii imc fa7nille,îtn pays, il On dit
aussi DÉPRINCIPALISER.
Se déprincipiser, v. pr. Renoncer au titre de prince.
Depringles (Jean), magistrat français, né à Nuits vers 1550, mort on 1629. Avocat au parlement de Dijon (1573), puis procureur général à la chambre des comptes ^1576), il est l'un des auteurs d'un ouvrage longtemps estimé : la Coutume du duché de Bourgogne , enrichie des Commentaires faits sur son texte par lès sieurs Begat, président, et Depriuyles, avocat (1052).
DÉPRIS {pri — du préf. priv. dé, et do prix) n. m. Sentiment qui porte à dépriscr : L'expérience nous mène lentement du DÉPRIS au MÉPRIS. (Boisto.) [Peu us.]
DÉPRISABLE adj. Qui mérite d'ôtro déprisé : Personne
DÉPRISAULE. (Peu US.)
DÉPRISANT (zan), ANTE [rad. dépriser] adj. Qui apprécie peu les hommes et les choses, qui les dédaigne : Homme déprisant, tl Qui exprime lo dépris : Terme déprisant. (Pou us.)
DÉPRISEMENT (man) u. m. Action de dépriser, expression d'un jugement déprisant. (Peu us.)
DÉPRISER (du préf. priv. dé, et de priser) v. a. Rabaisser, estimer au-dessous do son prix, de sa valeur : DÉ- PRISER une 7yiarckandise, un rival. L'homme ne déprise presque Jamais que ce qu'il meurt d'envie de posséder. (E.Sne.)
Se depriser, v. pr. Rabaisser son propre mérite ; s'estimor moiûs qu'on ne vaut.
— Syn. Dépriser, dégrader, déprimer. V. dégrader.
DÉPRISONNEMENT {zn-ne-ynan) n.m. Action de déprisouuer, état do celui qui est déprisonné. (Vieux.)
DÉPRISONNER {zo-né — du préf. priv. dé, et do prison) V. a. Tirer de prison : Déprisonner quelqu'un. (Peu us.)
— Fig. Dégager, débarrasser, dispenser. (Vieux.)
De profuudîs (mots lat. qui signif. Des profondeurs), un des sept psaumes de la pénitence, que 1 on dit ordinairement dans les prières pour les morts, et qui commence par les mots latins De profundis.
— n. m. : Chanter, Dire un de profundis. il Par ext. Deuil, événement funèbre.
DÉPROHIBER (du préf. priv. dé, et deprohiber) v. a. Lever la prohibition : Déprohiber une marchandise. (Peu us.)
DÉPROHIBITION {si-on) n. f. Action de deprohiber.
(Peu us.]
De proie augenda {Sur la nécessité d'avoir des enfants), discours de Métellus Numidius, qu'Auguste répandit dans la société romaine, après avoir publié les lois Julia et Poppcpa contre le célibat et sur les familles nombreuses. 11 semble résulter des courts fragments qui nous restent de ce discours que l'auteur employait lo ton ironique et présentait le mariage non comme un idéal, mais comme un mal nécessaire, et les femmes comme un fléau dont la nature nous empoche de nous délivrer.
DÉPROMETTRE [mètr' — du préf. priv. dé, et de pro^mettre. Se conjugue comme ce dernier) v. a. Retirer la promesse, revenir sur la promesse do.
Se dépromettre, v. pr. Revenir sur une promesse mutuelle.
DÉPROPRIEMENT (pr?-maïi) n. m. Nom que l'on donnait au testament des grands maîtres des chevaliers de Malte.
DÉPROUVER (du préf. priv. dé, ot do prouver) v. a. Détruire une preuve. (Vieux.)
DÉPROVINCIALISER (si-a — du préf. priv. dé, ot do provincial) v. a. Dépouiller, corriger do ses manières provinciales : DÉPROVINCIALISER un Auvergnat.
— Détruire la division en provinces ; La Constituante DÉPROviNciALiSA la France.
Se déprovinciaiiser, v. pr. Perdre ses manières provinciales.
Deptford, ville d'Angleterre (comtés de Kent ot do Surrey),cuutiguëàGreenwich, formant aujourd'hui un dos faubourgs de Londres, sur la Tamise, où elle a un port militaire; 100.000 hab. Arsenal, chantiers de construction et magasins de vivres et d'équipements do la marine royale ; manufactures d'armes à feu et d'armes blanches dans les environs. La ville porta autrefois les noms do West GreknwicH et puis de Deptford Strand; elle n'était qu'un polit village de p("'cheurs avant la construction de l'arsenal par Henri VIII. En 169S, Pierre le Grand y séjourna.
DÉPUCELAGE {se-laf) ou DÉPUCELLEMENT {sè-le-man) n. m. Action do dépuceler; résultat do cotte action.
DÉPUCELER (se-lé. — Double la lettre l devant uno syllabe muette : Je dépucelle. Tu dépucelleras) \. a. Faire pordro lo pn<-('lage, la virginité à : Dépucelkr une fille.
Se dépuceler, v. pr. Perdre sa virginité.
DÉPUCELEUR {se-leur')r\.m. Celui qui dépucelle, tl Fam. Dêpuceleur de nourrices. Fanfaron, hommo qui se vanto soit do choses dont il n'y a pas lieu d'ôtre nor, soit do choses extravagantes qu'il n a pas faites.
DEPUIS {pu-i — de de, et do puis) prép. Dés lo moment de, dés l'époquo do, à partir de, commençant ù : Depuis la création du monde. Depuis Jésus-Christ, w A-près, dans l'intervalle qui s'est écoulé à partir do : Bien des choses ont changé depuis l'invention des chemins de fer. n A partir d'un lieu, d'un point détermine : Depuis Paris jusqu'à Marseille. Il A partir d'une personne ou d'un objet, on commençant par cetto personne ou cet objet : Depuis le premier Jusquau dernier. Depuis la plus affreuse misère jusqu'à l'extrême opulence, n Suivi d'un infinitif : Depuis tti'OiJ' connu Motisicur votre père. (Mol.) [Vieux.]
— Depuis peu. Il y a peu do temps. Il Depuis quand? A commencer do quelle époque dans le passé? (So dit souvent pour exprimer un éionnement desap^)robatour : Depuis quand avcz-vous le droit de commander ici ?) Il Depuis toujouj-s, Toujom's dans lo passé : lout agit depuis TOUJOURS. (Proudh.)
— Loc. conj. Depitis que. Depuis lo temps quo : Le monde, depuis qu'i7 est monde, se plaint qu'il senmiic, (Mass.)
— adv. A partir do co moment : L.xpioratcur partt i/ y a un an, et qu'on n'a pas revu depuis.
— Loc. adv. : Du dcptiis, Depuis co tomps-là. (Vieux.)
LÉPULPER
DERAILABLE
.Dépulpeur-
— Allus. littèr. : Et ce même sénèque et ce même Burrbus, Qui depuis..., Passage de Britanuicus, tragédie de Racine. Agrippioe, dans un long entretien, cherche à reprendre son empire sur Néron, à qui elle rappelle tout ce qu'elle a fait pour lui préparer le chemin du trône. Arrivant aux gouverneurs qu'elle lui donna et qu'elle accuse de s'être tournés ensuite contre elle, elle ait :
J'appelai de l'exil, je tirai de larmée
Et ce même Séncque et ce m/'ine Burrhus,
Qui depuis... Rome, alors, estimait leurs vertus.
Cette réticence, plus énergique que ne l'aurait été la pensée exprimée entièrement, s'applique à ceux qui ont tout à coup renié un passé qui n'était pas sans éclat.
DÉPULPER (du préf. dé, et de pulper) v. a. Réduire en pulpe certaines racines et céréales : Dépulper des betteraves, du mats.
DÉPULPECR {rad. dépulper) n. m. Instrument avec lequel on divise les racines en fragments très petits, qui se mélanjient facilement aux fourrages hachés.
— EncycI,. La structure du dépulpeur rappelle la structure du coupe - racme. Toutefois . le dépulpeur débite la racine eo menus fragments arrachés, au lieu de la découper <• en tranches a ou en « cosseites )' ; aussi l'organe actif de l'appareil n'est- il pas constitué par des lames à tranchant continu ou denté, mais, du moins en général, par un ensemble do pointes triangulaires plantées tantôt sur un disque, tantôt sur un cylmdre qui tourne au fond d'une trémie.
DÉPDRATEnR, TRIGE adj. Qui dépure, qui sert à dépurer. I ï>ubsiantiv. au m. Ce qui est propre à dépurer : C'n DÊPCRATEUR du sang.
DÉPURATIF, rvE adj. Se dit des substances considérées comme propres à donner plus de pureté au sang, aux humeurs : Les substances dépl'Rativiîs ont une grande vogue dans la médecine populaire, il Substantiv. ; Les dé- PtJRATiFs ont beaucoup perdu de leur anciemie vogue.
— Enctcl. Tous les médicaments qui visent à la dépuration sont des dépuratifs ; et non seulement les diaphoréliques et les sudoriflques, mais aussi les diurétiques, les purgatifs, les balsamiques respiratoires, etc. Aux anciens dépuratifs : douce-amère, gaïao, lobélie, bourrache, mézéréon, pensée sauvage, salsepareille, sassafras, sureau, fumeteire, chicorée sauvage, saponaire, houblon, cresson, etc., il faut donc ajouter non seulement les diurétiques et les purgatifs vrais, les baumes et les résines : eucalyptus, térébenthine, loin, etc., mais encore certains sels ammoniacaux et mercuriaux, et les iodures. On emploie souvent, comme dépuratifs, le sirop de salsepareille et le sirop de raifort ou sirop anliscorbutigue.
DÉPURATION {si-on) n. f. Action de dépurer; résultat de cette action : Dépuration du sang, des humeurs.
— Chim. Opération par laquelle on dégage un corps quelconque des matières qui en altèrent la pureté ou la transparence : Dépuration d'un métal.
— Pathol. Travail de la nature, qui purifie le sang ou les humeurs, soit au moyen d'évacuations, soit à l'aide de médicaments.
— Pharm. Séparation spontanée des matières qui troublent un liquide, laquelle s'opère quand on laisse le liquide en repos.
— Encycl. Pathol. La dépuration est l'expulsion par les émonctoires naturels des matières nuisibles (matières ;)eccantes des anciens auteurs; leucomaïnes , ptomaines et toxines des auteurs actuels), en dehors de l'organisme. Elle s'opère par les urines, les évacuations intestinales, la transpiration ; on croyait, autrefois, qu'elle s'opérait aussi par les éruptions des lièvres exanthématiques. La dépuration, dont la signification physiologique est aujourd'hui bien comprise, se produit soit spontanément (décharges orinaires), soit artificiellement (diurétiques, purgatifs, et tous les moyens qui favorisent le fonctionnement de la peau et des autres émonctoires), au cours des affections diverses : intoxications, infections, nutrition retardante, qui accumulent dans l'organisme les déchets de fonctionnement des éléments des tissus et des bactéries.
DÉPURATOIRE adj. Méd. Qui dépure, qui purifie : Substancfs hkpcratoirks.
— Patliol. Se disait des maladies que l'on croyait propres à dépurer la masse des humeurs.
— Encycl. Pathol. On considérait autrefois toutes les maladies éruptives, et spécialement la variole, comme des fièvres dépuratoiros, débarrassant l'organisme des humeurs peccantes. Celte interprétation est aujourd'hui abandonnée, et on no considère plus comme réellement dépuratoires que les phénomènes spontanés ou provoqués (décharges urinaires, sueurs, évacuations intestinales).
DÉPURER fdu préf. dé, et de pur\ v. a. Rendre pur ou plus pur : DiipL'RKR le sang, un li'/uide, un métal.
Se dépurer, v. pr. Devenir, <'tro rendu pur ou plus pur : L'eau SK DKi'VRKpar la distillation.
DÉPUTATION {si-on — rad. députer) n. f. Groupe do personnes choisies par d'autres, pour traiter en leur nom : Envoyer, Hccevotr une okputation. ii Envoi de représentants à une assemblée élective délibérante; corps des députés de la mémo assemblée : Le droit de déphtation ne naurait être aliéné, u Titre, fonctions do députe : Briguer la dkpi;tation.
— Hist. iJéputations. Autrefois, en Allemagne, Comités spéciaux chargés d'expédier une affaire importante. (Les décisions de ces députations avaient la même qualité que celles de la dicte.)
DÉPUTÉ (du lat. deputatus, même sens) n. m. Polit. Celui qui est envoyé pour prendre part aux délibérations d'une assemblée élective, ou pour remplir auprès do quelqu'un une mission spéciale, n Cliambre des députés. Chambre législative élue par la nation : Aucun impôt ne peut être établi sans le consenlcmtnt de la Chambre des députés et du iiénat. — Lieu où les députés liennont leurs séances.
— Hist. eccl. Officier subalterne de l'Eglise de Constantinople, chargé d'écarter la foule sur le passage du patriarche, d'aller chercher les personnes de distinction auxquelles celui-ci voulait parler, de vejUer à la garde des vases et des ornements sacrés.
— Syn. Député, ambassadeur, envoyé.
— Anton. Electeur, commettant.
— Encycl. Polit. Eu France, depuis la constitution do 1875, le pouvoir législatif s'exerce par deux assemblées : la Chambre des députés et le Sénat. La Chambre des députés est nommée par le suffrage universel et au scrutm d'arrondissement, à la différence du Sénat, nommé au suffrage au second degré et au scrutin de liste.
Pour pouvoir être élu député, il faut être Fran(::ais, âgé de vingtcmq ans au moins, jouir de ses droits civils et politiques, n'être dans aucun des cas d inéligibilité ou d'incapacité prévus par la loi, avoir fait connaître par une déclaration, déposée cinq jours au moius avant le scrutin, à la préfecture, la circonscription dans laquelle on se présente, et réunir au premier tour la majorité absolue dos suôrages ; au second tour, en cas de ballottage, la majorité relative. Le député est élu pour quatre ans. Ses pouvoirs sont validés par la Chambre. Il ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu'avec l'autorisation de la Chambre, sauf le cas de flagrant délit. Il touche une indemnité do 9.000 francs par an, sur laquelle il est prélevé mensuellement 5 francs pour les dépenses de la buvette et 15 francs pour l'abonnement sur tous les réseaux de chemins do fer. Il prend rang dans les cérémonies nationales, et a droit à une place
Insigne de député.
Médaille de député.
saut partie de la réserve ou de la territoriale est dispensé des exercices et manœuvres pendant la durée des sessions. Il reçoit une médaille, permettant de constater son identité et, partant, son inviolabilité. Enfin, contrairement aux précédents, il n'y a, depuis 1871, pour le député, aucun costume officiel.* On a limité les signes extérieurs de sa fonction aux insignes avec écharpo tricolore à franges d'or, portée en sautoir.
Député de Bombignac (le), comédie en trois actes, d'Alex. Bisson (Théâtre -Français) [1884]. — Chantelaur, qui n'aime pas sa femme et qui a une belle-mère désagréable, s'ennuie ferme en province. Aussi, pour se distraire, il a recours à des moyens héroïques : il abandonne son domicile, sous prétexte d'aller poser et chauffer sa candidature dans l'arrondissement de Bombignac, et, au lieu de cela, il suit à Paris une actrice. Quant aux habitants de Bombignac, il leur dépêche à sa place son ami Piuteau, sans inquiétude sur le résultat final de la campagne : il ne réunira pas cent voix, car il appartient au clan légitimiste, et tous les électeurs de la circonscription sont républicains. Mais Pînteau, lui, est radical. Dans la chaleur de la lutte il oublie le rôle que lui a confié Chantelaur, se montre sous son véritable jour, conquiert tous les suffrages,... et finit par être élu sous le nom de Chantelaur. 1! ne gagne pas seulement les esprits, il touche aussi les coeurs, et certaine demoiselle de Bombignac ne peut absolument rien lui refuser. On juge de l'ahurissement de Chantelaur, en apprenant qu'il a trahi son parti, trompé publiquement sa femme, et l'on devine aisément qu'il résulte de tout cela une foule do mésaventures plaisantes.
— Une pièce qui repose uniquement, en somme, sur une substitution de personnes et sur les quiproquos en résultant pouvait paraître un peu déplacée sur la scène de la Comédie-Française. Le Député de Bombignac y a, néanmoins, obtenu un grand succès, grâce à l'esprit de l'auteur et à la gaieté de la pièce.
Député Leveau (le), par Jules Lemaître, comédie en quatre actes, représentée pour la première fois au Vaudeville, le 16 octobre 1S90. — Fils de paysan, Leveau, d'abord avoué dans une petite ville, s'est fai't nommer député et a bientôt conquis à la Chambre une haute situation. Ce plébéien rêve maintenant de s'introduire dans le grand monde. Une femme ambitieuse, la marquise de Grèges, l'amène, en caressant sa vanité, à une alliance avec la droite. Elle devient sa maîtresse et lui laisse entendre que, s'il se rend libre, elle divorcera pour l'épouser. Embarrasse d'une femme qui. par sa vulgarité provinciale, l'humilie ot le gène, il veut lui imposer le divorce. La pauvre M"' Leveau ne trouve pas d'autre moyen, pour se défendre contre M"" de Grèges, que d'envoyer au marquis uno lettre anonyme. Leveau intercepte cette lettre ; et, plus tard, quand la marqviise se dérobe, il la fait lui-même tenir au mari. C'est alors M. de Grèges qui force sa femme à divorcer. Et celle-ci, prise au piège, se dit avec une résignation ironique et rageuse : » Allons ! ie serai madamo Leveau. " On peut bien relever dans le Député Leveau quelques défauts de conduite, quelques maladresses do métier. Cette comédie n'en compte pas moins parmi les meilleures de notre temps, par la vérité délicate à la fois et vigoureuse do l'observation. Le second acte, entre Loveau et sa femme, est quelque chose d'admirable, d'égal à ce que le théâtre moderne a produit de plus beau.
DÉPUTER (du lat. deputare, proprom. tailler) v. a. Envoyer en députation, déléguer : Députer des j'eprésentants à une assemblée.
DÉPUTOMANIE (ni — do député, ot manie) n. f. Manie d'être député : La iïéputomanik fait chaque Jour de nouveaux progrès. (Peu us.)
DÉQUALinCATION (ka, sî~on) n. f. Action de déqualifier ; perte d'une qualification ou d'une qualité.
DÉQUALIFIER {ka — du préf. priv. dé, et de qualifier. Prend deux i de suite aux deux prem. pers. de l'imp. do l'ind. et du prés, du subj. : Aous déqualifiions. Que vous déqualifiiez) v. a. Priver, dépouiller do sa qualification ou de sa aualité : La liévolution avait déqualifié les 7iobies.
Se déqualifier, v. pr. Renoncer à sa qualité.
DÉQUILLER (ki-llé [Il mil.] — du préf. dé, et de quille) v.a. Au jeu de boules, Renverser une ouille avec la boule qu'on lance, et l'envoyer au delà des limites du carré du jeu. Il Pop. Casser la jambe à.
De Quingey (Thomas), écrivain anglais, né à Manclicster en 1785, mort en 1859. Il acheva ses excellentes études à l'université d'Oxford. Il se lia avec plusieurs contemporains célèbres, auxquels il a consacré de savantes notices. U se fi.xa, en 1808, dans le pays des Lacs, où résidaient Wordsworth et Southey, et y demeura une dizaine d'années. Il s'établit ensuite à Edimbourg, où il mourut. De Quincey est surtout connu comme auteur des Confessions d'un Anglais mangeur d'opium. Il a collaboré à la plupart des recueils périodiques de l'Angleterre, et il est l'auteur d'admirables études sur Shakspeare et sur Pope, qui furent insérées dans 1' « Kncyclopœdia Britannica ». Il a également publié dans le <i London Magazine » les Dialogues de trois ineinby'es du temple sur l'économie politique, qu'un des maîtres de cette science, Macculloch, a beaucoup loués comme une excellente critique des doctrines de Malthus et de son école (1844). David Masson a puMié une excellente édition des œuvres de De Quincev (Londres, 1896). On y trouve réunis les essais, des études historiques sur l'antiquité, sur la révolution d'Angleterre, et'dcs articles d'une haute portée littéraire. Le style de cet écrivain, que l'on a comparé à la meilleure prose de Milton, serait plus agréable, si, allégé de digressions épisodiques trop fréquentes, il était plus sobre et plus concis.
DER n. m. Abréviation de dernier usitée chez les écoliers, qui disent de même p7'e potir premier, se (ou seg) pour second, ter pour troisième : Etre der en thème. il Substantiv. : Etre le der de sa classe.
DèR. Géogr. V. Derr.
Der (lo) [pagus Deitansis], ancien petit pays de France, province do Champagne. Sa localité principale était Montier-en-/>e/'.
Derabgherd ou Darabgherd, ou Darab, ville
de la Perse (prov. de Fars) ; 6.000 hab. Ville fort ancienne.
DÉRACANTHEouDERACANTHUS {dé, tuss)n. m. Genre d insectes coléoptcres rhynchophores, famille des curculionidés, tribu des tropiphorinés. comprenant des charançons blanchâtres, variés de gris ou do noir. (Les déracanliies sont de taille moyenne ; ils ressemblent beaucoup aux cleo7nis; on en connaît une douzaine d'espèces, répandues de la Mongolie à la mer Caspienne.)
DÉRAGINABLE {si) adj. Qui peut être déraciné : Arbre DÉRAciNABu;. Il Fig. Qui peut être détruit radicalement :
Vice DÉRACINABLE.
DÉRACINEMENT {si-ne-man)ii. m. Action de déraciner ; état de ce qui est déraciné : Déracinement d'une souche. Il Par ext. Extraction, extirpation : DÈRACiNEMiiNT d'u7ie dent, d'un cor. il Fig. Destruction radicale : Dêracinemi£NT d'un abus, d'un préjugé, d'une erreur.
DÉRACINER [si — du préf. priv. dé, et do racine) v. a. Arracher de terre avec les racines : Déraciner une plante. Il Par ext. Extraire, extirper, arracher de sa base : Déraciner une verrue, un rocher, ii Eloigner, écarter : Hgpocondre qu'on ne peut déraciner de sa chambre.
— Fig. Enlever radicalement : Il est difficile de déraciner un mal invétéré.
Se déraciner, v. pr. Etre déraciné, n Par ext. Se détacher, s'éloigner d'un lieu, n Fig. Etre détruit radicalement.
— Syn. Déraciner, extirper. Déraciner, au propre, c'est défaire les racines, les tirer ou les rompre ; ce n'est que par extension que ce mot signifie ■< arracher ». Extirper, c est arracher violemment. Mais ces deux verbes sont d'un emploi bien plus commun au figuré ; et alors, extirper exprimo une destruction plus violente, plus complète, déraciner uno action plus lento ot plus douce, bien qu'elle s'applique, comme la première, à détruire jusqu'aux sources du mal.
DÉRACINEUR, EUSE {si) U. et adj. Se dit de celui, de celle qui déracine.
DÉRADAGE {daj') n. m. Mar. Action do dérader, do quitter la rade ou le mouillage.
DÉRADELPHE {dèlf — du gr. dérê, COU, et adelphos, frère) n. m. et adj. Tératol. Se dit du monstre ayant deux corps réunis par le cou et une seule tête.
DÉRADELPHIE {dtl'-fi) n. f. Etat du monstre déradelpho.
DÉRADER (du préf. priv. dé, et de rade) v. n. Mar. Quitter une rade ou le mouillage ; être poussé par un venl violent ou par les courants hors de la rade ou loin du mouillage.
— V. a. Enlever les agrès do : On dérade les bateaux après la saison de la pêche.
DÉRADJAT ou Derajat, prov. de rindo anglaise '^Peui-ljab), comprenant tout lo Daman ou Afghanistan anglais: 1.04-1.000 hab.
DÉRAGER ijé — du préf. priv. dé, et de rago. Prend un e devant I'a et l'o ; Je dérageai. Nous dérageons) v. n. Cesser d'être en rago, en colère : La colère est l'état iiormal et permanent de la vipère ; elle ne dérage pas. (Toussenel.)
DÉRA-GHAZY-KHAN, ville de l'Inde anglaise (Pendjab [prov. do Deradjatji. sur l'Indus ; 28.000 hab. Soie et coton. — Pop. du district du même nom : 404.000 hab.
DERAH ((/^-nî) n. m. Métrol. Ancienne coudée égyptienne.
Derahim (ABou-FATAH-ALi,dit\ naturahste et moraliste arabe, mort on Espagne vers 1341. Il composa, entro autres ouvrages : un Ti-aité de l'utilité des miimaux, dont la bibliotliôquo do l'Escurial possède un manuscrit orné do pointures, ot un traité de morale intitulé : Supériorité de l'âme sur les tourments des sens.
DÉRAIDIR {ré — du préf. priv. dé, et do raidir) v. a. Diminuer ou faire cesser la raideur de : DÉRAiDiRseJ jnembres. w La forme déroidir est vieillie.
— Fig. Assouplir : DÉRAiniR le caractère. DERAILABLE (rê) adj. DÉRAILEMENT {rè-le-man) n. m.
DÉRAILER {rc-lé) v. a. Forme anglaise des mots dkrail-