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DERISOIRE

Lord Derby.

ley-Park (Lancashire) en 1799, mort en 18G9. Elu aux Communes en 1820, par le bourg de Slockbridge, il se rangea d'abord du côté du parti libéral, et fut secrétaire d'Etat des colonies, puis premier secrétaire pour l'Irlande, fonctions qui l'obligèrent d'entrer en conflit avec O'Connell et son groupe irlandais. Ensuite, il devint secrétaire d'Etat pour les colonies, mais se sépara, en 1S34, de son parti, et entra dans le parti conservateur. Dans le ministère de sir Robert Peel, il fut ministre des colonies, de 1841 à 1844. Après la retraite de Peel, provoquée par l'abrogation de la loi sur les céréales, il devint chef du parti. En 1852, il constitua un ministère dont lîrent partie Disraeli et le marquis de Salisbury, et qui disparut la même année. Pendant six ans, le pouvoir appartint aux libéraux. Lord Derbj* redevint premier ministre en février 185S, mais se retira l'année suivante. En 1866, il revint au pouvoir, mais il dut, en 1868, quitter la direction des afl'aires, par suite de son mauvais état de santé. DeRBT (lord Edward-Henry-Smith Stanley, connu sous le nom de lord Stanley jusqu'à la mort de son père, en 1869, puis comte de), homme d'Etat anglais, lils du précédent, né à Knowsley-Park (Lancashire) en 1826, mort en 1893. Comme son père, il joua un rôle important dans la politique de l'Angleterre; il commença par être conservateur et finit par devenir hbéral. Elu aux Communes, à l'âge de vingt-deux ans , il fut sous -secrétaire d'Etat aux affaires étrangères dans le cabinet constitué par son père, en 1852. Lord Palmerston lui offrit, en 1855, le portefeuille des colonies dans son cabinet libéral; il le refusa. Il fit partie du ministère de son père, en 1858-1859.

Puis, en juin 1866, il entra, comme sous-secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, dans le ministère Derby-Disraeli; quand son père se' fut retiré, en février 1868, il devint ministre des affaires étrangères.

Puis, en 1874, dans un nouveau cabinet conservateur Derby-Disraeli, lord Derby (il portait ce ti+re depuis 1869) reprit les affaires étrangères. En 1876, il fit acheter par l'Angleterre toutes les actions du canal de Suez, possédées par le khédive d'Egypte, ce qui donna à son pays la haute main sur le canal. Survint la guerre russo-turque. Après la victoire de la Russie, il se forma deux courants dans le ministère : l'un, représenté par Disraeli et Salisbury, poussait à une guerre contre la Russie, pour l'empêcher de recueillir les fruits de sa victoire ; l'autre, représenté par lord Derby, était favorable à la paix. Par suite de cette divergence de vues, lord Derby quitta le ministère. Il se tourna vers les libéraux et entra", comme ministre des colonies, dans le ministère Gladstone (1882-1885); il se sépara des libéraux, à cause de leur politique irlandaise, et devint libéral-unioniste.

DERCETIS (dèr'-së-tiss) n. m. Genre de poissons physostomes , famille des saurocéphalidés , comprenant des formes allongées, étroites, à mâciioire supérieure proéminente, dépassant de beaucoup l'inférieure, toutes deux étant garnies de dents pointues. (Les dercetis, remarquables par leur nageoire dorsale longue et vaste, sont iossiles dans le terrain crétacé d'Europe et de Syrie.)

Derceto ou Dercetis. Myth. Déesse des Syriens, la même qu'Atargatis et Astarté. Elle était adorée surtout à Hiérapolis. On la représentait avec un corps de poisson. D'après la légende, Derceto avait offensé Aphrodite, qui lui inspira une folle passion pour un jeune sacrificateur. Elle rougit bientôt de cet amour, exposa dans un lieu désert une fille qui en était née, et se jeta dans un lac, où elle fut changée en sirène. Cependant, la petite fille fut nourrie par des colombes, puis recueillie par un berger, et devint la célèbre Sémiramis.

Dercis (dèr'-siss) n. f. Nom ancien de la constellation des Poissons.

DERCTLE ou DERCYLUS {(lèr', luss) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidés, tribu des panagéinés, comprenant des formes ovales, assez plates, de taille moyenne, de couleurs sombres, dont on connaît six ou sept espèces des régions tropicales de l'Amérique méridionale.

Derctllidas, général Spartiate (fin du v*s.-commencemeut du iv'av. J.-C). Il devint, en 411, harmoste d'Abydos, puis fut destitué après une plainte de Pharnabaz*e. El 3C*9, il remplaça Thimbron dans lo commandement des troupes lacédémoniennes d'Asie; il s'allia à Tissapherno contre Pharnabaze, et enleva plusieurs villes éoliennes. En 398, il occupa la Chersonôso de Thrace, et fit construire un mur pour la protéger contre les invasions dos Thraces. Il fut ensuite envoyé en Carie, où il eut à lutter contre Pharnabaze et Tissapherno. Il conclut avec eux un armistice, puis céda lo commandement ù Agésilas (397). En 390, il était harmosto do Sestos et d'Abydos.

DeRCTLLIDÈS, philosophe grec du i" siècle do notre ère. 11 avait composé sur la philosophie do Platon un ouvrage considérable, dont on a quelques fragments.

Dercyllos, écrivain grec, originaire d'Argos, qui parait avoir vécu au lu* siècle avant notre ère. II composa plusieurs ouvrages: Fondations des villes; Sur l'Italie; Sur Arqos; Sur l'Etolie; Sur les pierres, etc., et un traité sur lo drame satirique. li no nous rosto que quelques fragments do cet auteur.

Dercynos. Myth. gr. Fils do Poséidon ot frôro d'Albion. (Oq lo nomme aussi Uergion.)

Derdj, oasis du Sahara tripolitain, sur l'ouadi Derdj, affl. de l'ouadi Milha, à environ 100 kil. de Ghadamès. C'est la localité la plus importante de la Hamâda Rouge.

DERECHEF {chef — des préf. de et î-e, et do chef) adv. De nouveau, encore, une autre fois : Exhorter derechef un enfant au travail.

Derecske, bourg d'Austro-Hongrio (Hongrie [comitat de Bihar]); 8.300 hab. Aux environs, quatre lacs d'eaux alcalines.

DÉRÈGLEMENT (man) n. m. Etat de ce qui est déréglé, contraire à la règle, à la marche ordinaire ; fonctionnement irrégulier, désordonné : Dérèglement des saiso7is, du pouls, d'ime horloge, de l'imagination,

— Fig. Vie, conduite déréglée, désordre dans los mœurs : Vivre dajis le dérèglement.

DÉRÈGLEMENT adv. D'une manière déréglée.

DÉRÉGLER (du préf. priv. dé, et de règle. — Change en è lo deuxième é devant une syllabe muette : Je dérègle. Qu'ils dérèglent; e.xcepté au fut. de l'ind. et au condit. : Je déréglerai. A'oh.î déréglei'ions) v. a. Détraquer, faire fonctionner irrégulièrement : Le froid dérègle les montres. Une indigestion suffit pour dérégler l'estomac, il Fig. Faire sortir des règles du devoir, de l'honnêteté, de la morale : Dérégler quelqu'un, la conduite de quelqu'un.

— pROv. : Il ne faut qu'un mauvais moine pour dérégler tout le couvent, Le mauvais exemple est très contagieux.

Se dérégler, v. pr. Sortir de la règle ordinaire, ne plus fonctionner régulièrement. Il Fig. Tomber dans une conduite irrégulière ; devenir opposé aux règles de la morale : Homme qui se dérègle. Mœurs qui se dérèglent.

Dereham. Géogr. V. East Dereham et West De-

REllAM.

DÉRELIER {du priv. dé, et fle relier. — Prend deux / de suite aux deux prem. pers. du pi. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous dérelliofis. Que i^ous déreliiez) v. a. Enlever la reliure de : Dérelier îm livre, îin registre.

Derenbourg (Joseph), orientaliste et talmudiste français, né en 1811 à Mayence. Il suivit les cours de l'université de Giessen et de Bonn. Il se fixa à Paris en 1838, et, en 1852, il devint correcteur de la typographie à l'Imprimerie nationale, puis, en 1856, correcteur de la typographie orientale. En 1871, il remplaça Caussin de Perceval à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, et, en 1877, il devint professeur d'hébreu talmudiquo à l'Ecole pratique des hautes études. Parmi ses publications, il convient de citer plus narticulièrement ; les Séances de Haraïri (18'17-1S53) ; l'Histoire de la Palestine d'après le Talmuti et les autres écrits rabbinigues (1867) ; les Œuvres de Saadya.

Derenbourg (Hartwig), orientaliste français, fils du précédent, né à Paris en 1844. Il suivit, à Gœttingue, les cours d"aral>o de Fleischer. il fut attaché à la rédaction du Catalogue des manuscrits arabes de la Bihliothèque nationale. En 1875, il fut chargé du cours de grammaire arabe, qui venait d'être fondé à l'Ecole spéciale des langues orientales vivantes et, en 1879, il devint titulaire de cette chaire, et aussi maître de conférences à l'Ecole pratique des hautes études (sciences historiques et religieuses). Il a publié un grand nombre de travaux, parmi lesquels : De pluraliitm linguse ^Srabicai et ^thiopicœ fo7'marum... (1867) ; le Diwân de Nàbigha (1869) ; le Livre de Sibavmïhi (1881-1889) ; une Chrestomathie élémentaire de l'arabe littéraire (1885) ; Ousama Ibn-Mounkid (188G-1S89).

Derenburg, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Saxe, régence de Magdebourg}), sur la Holzemme, affinent de la Bodo ; 2.950 hab. Moulins, brasseries, distilleries.

DÉRENCÉPHALE Iran-sé — du gr. dérê, cou, et de eijcéphale) n. m. et adj. Se dit du monstre n'ayant qu'un très petit cerveau, enveloppé par les vertèbres du cou.

— Adjectiv. : Alortstre dérencéphale.

DÉRENCÉPHALIE {ran-sé. U) n. f. En T. de têratol., Conlurmation des dérencéphales.

DÉRENCÉPHALIEN, ENNE {ran-sé, li-in, en') adj. Qui a la conformation des dérencéphales : Difformité dêrencé-

PHALIENNK.

DÉRENCÉPMALIQUE {ran-sé, lik') adj. Qui off're les caractères de la dérencéphalio : Conformation dérencépha-

LlQUE.

DERENG [ringh') n. m. Dr. coût. Borne ou bornage d'héritages.

DÉRÉODE ou DEREODUS {dé-ré, duss) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhyncliopbores, famille des curculionidés, tribu des tanymécinés, comprenant des charançonsde taille moyenne, écailleux, habitant les régions tropicales de l'ancien monde et dont on connaît trois espèces ; dereodus acu~ minatus et alboscutellatus (Guinée); dcreodus denttcoUis (Inde).

DÉRÉPHYSIE(~i) ou DEREPHYSIA

idé-7-é) n. f. Genre d'insectes hémiptères hétéropières, famille des tingidés, comprenant do petites formes aplaties, à demi transparentes, dont

on connaît quelques espèces habitant

les régions tempérées. (La derephysia D^réphysic (gr. 8 fois) cristata, de l'Europe centrale, est

noire et rousse. La derephysia foliacea, autre espèce, est commune on France sur l'armoise.)

DEREPTERYX ( dé-ré-pté-rikss) n. m. Genre d'insectes hémij)tères hétéroptères, famille des coréidés, tribu des mictinés, comprenant de grandes punaises asiatiques, dont le corselet se prolonge en avant en deux expansions formant croissant. (L'espèce type du genre, du ISépaul, est roussàtrc.)

Dereser (Antoine-Thaddéo), théologien catholique allemand, né en 1757, mort en 1827. Il appartenait à l'ordre dos carmes et enseigna l'exégèse biblique. Ses opinions libérales lui attirèrent do fréquentes tracasseries. U défendit les libertés do l'Eglise catholique, eu Allemagne, contre co qu'il regardait comme los prétentions croissantes du saint-siège. Son Commentaire du mot : Tu es Petrus fut mis à. l'indox, on 1790. On a oocoro de lui une Traduc»

tion allemande de l'Ancien Testament, une Histoire de la mission de Jésus (1789), un Bréviaire allemand des dames du chapitre, femmes cloîtrées et chrétiens fidèles (1792), un Hituel catholique ^1808), un Grand livre d'édification pour tous les jours de l année ecclésiastique {lilO).

DÉRETOURNER (du préf. priv. dé, et de retourner) v. a. Ucniettre à lendroit ce qui avait été mis à l'envers.

Se déretourner, v. pr. Etre déretourné.

DerfflingeR (Georges, baron de), général allemand, né à Neuhofen (haute Autriche) en 1606, mort en 1695. Il entra d'abord au service de Gustave-Adolphe, puis à celui du Brandebourg comme major général de cavalerie, et ht avec le grand électeur Frédéric-Guillaume toutes les campagnes contre la Pologne, la Suède et la France ; il devint ieid-maréchal (1670). Il no montra pas moins do talents dans les missions diplomatiques dont il fut chargé. Pendant la campagne de 1678-1G79, il vainquit près de Tilsitt les Suédois commandés par le général Horn. Il devint ensuite gouverneur de la Poméranie.

Derg (lac) [iat. Dernus lacus], nom donné à deux lacs d'Irlande, dont l'un, navigable sur toute son étendue, est formé par le Shannon entre les comtés de Tipperarv et de Galway. Le second (comté do Donegal) ren.iîrme Vîle de Saint-Davoc où se voient los restes d'un couvent fondé au v siècle ot une chapelle dite le Purgatoire de saint Patrnck, fermée en 1650 par ordre du gouvernement anglais.

DergÉ {sdé-rgé}^ monastère bouddhique très important, situé dans la province de Kliams (Thibet oriental). II appartient aux lamas non réformés ou de la Secte Kouge.

DeRHAM (Guillaume), ecclésiastique et philosophe anglais, né à Stoughton, près de Worcester, en 1657, mort à Upminster, près de Londres, en 1735. Etant encore étudiant à l'université d'Oxford, il se fit connaître par la publication d'un curieux ouvrage sur l'horlogerie. En 1681. il embrassa la carrière ecclésiastique, devint recteur anglican d'Upminster en 1689, et, en 1719, chapelain du prince de Galles et chanoine de Windsor; il devint membre de la Société royale de Londres, et reçut le diplôme de docteur de l'université d'Oxford (J730). Outre des mémoires scientifiques insérés dans les Ti^ansactions philosophiques, on a do Derham, entre autres ouvrages; l'Horloger artificiel (1734); Physico-Theology (1711) ; Astro-Tlieology (1714); Christo-Theology (1730). On doit à Derham de curieux renseignements sur les guêpes, sur les migrations des oiseaux. Il découvrit que le bruit connu sous le nom d'horloge de la mort, qu'on entend dans les vieilles boiseries, est produit par des larves d'insectes.

DÉRI n. m. Idiome persan, appelé aussi gebjn ou dialecte des Guèbres ; c'est la langue des Parses de Yesd. (L'origine du déri et sa parenté avec les autres dialectes persans sont encore mal déterminées.)

DÉRIBAND [ban) n. m. Toile blanche de coton, venant des Indes.

DERICORYS {dé-ri, riss) n. m. Genre d'insectes orthoplèrt-^ sautf.'urs, famille des acrididés, comprenant des criquets de laillo moyenne, dont on connaît quelques espèces habitant la région désertique orientale (Egypte, Syrie, etc.). [Les dericorys sont caractérisés par leur prothorax massif, avec une crête rappelant celle d'un casque; leur abdomen est long et épais, leurs élytres longs et étroits, comme leurs ailes.]

DÉRIDER (du préf. priv. dé, et de rider) v. a. Effacer, faire disparaître les rides de : Dérider la peau, le front.

— Fig. Réjouir, rendre gai, faire sourire : Le vin déride im homme gris.

— Intransitiv. Etre déridé, égayé : Quel front ne déride à soji soio'ire ? (B. de St-P.) [Peiî usité.]

Se dérider, v. pr. Perdre ses rides, ii Fig. S'égayer, s'épanouir, quitter son air grave ou triste.

DÉRIMER (du préf. priv. dé, et du rad. de arri/tiage]\.a. Mar. Déranger l'arrimage de : Dérimer des ballots.

Se dérimer^ v. pr. Se déplacer, en parlant des objets arrimés.

DÉRIMER (du préf. priv. dé, et de rime) v. a. Mettre en prose un ouvrage écrit en vers. (Fam.)

DÉRINGIE n. f. Bot. Syn. de chyptoténie.

DÉRIPIE(/jnouDERIPIA(rf(^) n. f. Genre d'insectes hémiptères homoptères, famille des fulgoridés, tribu des derbinés, comprenant des formes allongées, à tète prolongée en lamelle étroite et plate, avec gros yeux, à élytres longs. (Les déripies sont de petite taille; les quelques espèces connues habitent lOcéanie et la Papouasie, etc.)

DÉRISER (du préf. priv. dé, et de ris) v. n. Démarrer, en terme de marine ancienne, dans les galères du xvr au xvii*^ siècle. (Le commandement habituel était : « Alerte à dêriser le quart ! »)

DÉRISEUR, EUSE (du Iat. derisor, même sens) n. Railleur ; celui, celle qui tourne en dérision les personnes ou les choses. (Inus.)

DÉRISION (Iat. derisio; de deridere, railler) n. f. Moquerie dédaigneuse ; Tourner en dérision. Dire quelque chose

par DÉRISION.

— Syn. Dérision, ironie, moquerie, persiflage, raillerie, risée. Dérision exprime une moquerie indirecte, qui consiste surtout à montrer le peu de cas qu'on fait d'un objet ou d'une personne. Ironie est le nom didactique de la raillerie; on s'en sert quand on veut considérer celle-ci par rapport au caractère même de la phrase, du langage qu'elle emploie : Vironie est fine, délicate, transparente, voilée. Moquerie est le terme général, et c'est le seul, eu même temps, qu'on doive employer quand il y a intention manileste d'offenser ou de nuire. Le persiflage consiste à rendre quelqu'un ridicule en ayant l'air de lui dire des choses flatteuses, en lui faisant croire ce que tout lo monde sait être faux. La raillerie n'a pas l'intention de nuire, mais seulement d'amuser; elle ne blesse que les esprits mal faits, quand elle est modérée; si elle peut nuire quand elle sort des bornes, elle se distingue toujours do la moquerie en co qu'elle n'a pour but que de faire rire. Le mot risée porte toujours l'attention sur la personne aux dépens de laquelle les autres rient, et il la présente comme uno victime.

DÉRISOIRE izo'ur') adj. Qui lient de la dérision, où il y a do la dérision : Proposition dérisoire. Démarche dérisoire. Il Qui exprime la dérision ; Lorsqu'on le tourmente.

l'âne ouvre la bouche et retire les lèvres d'une manti^rr tr^s désatfrt'able, ce qui lui donne l'air moqueur et ui-;ui- SOIRK. {liull".)

DÉRISOIREMENT (zo-a) adv. D'uno manièro dérîsoiro.

DÉRITOIR (corrupt. probable do dktritoir) n. m. Madrier servant à sorror ot à dossorror la presso du moulin à olives.

DÉRIVABLE adj. Qu'on peut dériver.

DÉRIVANT {l'un), ANTE adj. Qui dérivo, qui procôdo.

DÉRIVATEUR (rad. dériver)n. m. Appareil pour rondro inaudibles au tôlt^phono les courants tiilograpniquos dans le système de tôléphouie à grande distance Van Ryssolborglio, à l'aide des lignes télégraphiques aériennes, il On dit aussi graduateur.

DÉRIVATIF, IVE adj. Méd. Qui sert à opérer une dérivation : Topique dérivatif. Saignée dérivative.

— Gramni. Dérivé : J'onnes DÉRiVATiviis. ii Terminaisons dérivatives. Terminaisons qui indiquent la dérivation d'un mot. (Vieux.)

— n. m. Moyen, remôdo dérivatif : L'exercice partiel de certains muscles est un dérivatif aussi puissant que les sinapismes, lef ventouses. (Maquel.)

— Encyol. Méd. On comprend sous le nom de dérivatifs (terme emprunté à la théorie humorale) les médicaments employés pour attirer vers une partie du corps le plus possible de sang ou d'humeur, atm d'en débarrasser une autre ; ils sont appelés aussi révulsifs. Ce sont : la saignée, les ventouses, les sangsues, les vésicatoircs, les sinapismes, toutes les substances irritantes.

DÉRIVATION [si-on) n. f. Action de dériver, de détourner de son cours : La dérivation d'un cours d'eau. Un canal de dérivation.

— Fig. Objet qui prend sa source, qui a son origine dans un autre : L'hôtel d'Albret et l'hôtel de Richelieu furent les deux grandes dérivations de cette première source, Vkôtel de Rambouillet. (Chateaubr.)

— Algèbr. Dérivation d'une fonction, Opération par laquelle on cherche la dérivée d'une fonction.

— Art milit. V. la partie encycl.

— Gramm. Manière dont les mots dérivent les uns des autres : La dérivation rfes foi-mes est le procédé dominant des langues sémitiques. (Renan.) ii Source d'où un mot est dérivé : La dérivaiion des 7nots est souvent incertaine.

— Mt^d. Action de détourner une irritation, uno cause morbide, de lattirer vers un autre point oii ses effets seront moins dangereux.

— Télégr. et électr. Communication conductrice au moyen d'un second conducteur entre deux points d'un circuit fermé. (Cette expression s'emploie spécialement pour désigner, sur les lignes télégraphiques, les communications accidentelles d'un conducteur avec la terre.) n On désigne sous le même nom la déviation d'une portion du courant d'un circuit principal dans un second circuit greffé sur le premier. V. Shunt.

— Encycl. Gramm. Parmi les différents mots d'une langue, les uns sont dits primitifs, comme terre, grand, etc., parce qu'ils semblent ne se rapporter à aucun autre de la môme langue ; d'autres, dérivés, comme terrestre, grandeur, etc., parce qu'ils proviennent des premiers, par l'adjonction de certaines terminaisons ou désinences qui ajoutent, à la notion fondamentale exprimée par eux, un caractère ou une nuance particulière; d'autres, enfin, coj7iposés, comme grand'mère, entracte, etc., parce qu'ils sont formés par la réunion de plusieurs autres mots.

Les mots dérivés se tirent des primitifs par l'adjonction de suffixes : de grand dérive grandir; c'est la dérivation proprement dite. On peut encore dire (^u'un mot est le dérivé d'un autre lorsque, sans l'adjonction du suffixe, il a conservé la forme de celui-ci, mais en changeant de fonction grammaticale': ce qui arrive, par exemple, lorsqu'un adjectif {bon) pris substantivement donne naissance à un nouveau mot [un bon).

IS ayialog ie ']QMQ le plus grand rôle dans la dérivation. L'esprit, constatant qu'une même terminaison dans plusieurs mots ajoute telle ou telle idée générale au sens marqué par le mot primitif, en fait le signe de cette idée et l'ajoute à d'autres mots pour leur faire exprimer ce rapport.

Les procédés et la puissance de la dérivation varient suivant les langues. On a remarqué que l'allemand forme beaucoup moins do dérivés que de composés, et que lo contraire a lieu pour les langues romanes.

— Algèbr. V. DÉRIVÉE.

— Art milit. Par suite de la résistance de l'air ot du mouvement de relation que les rayures des armes à fou impriment aux projectiles, la trajectoire de ceux-ci s'écarte de plus en plus du plan de tir : à droite ou à gauche, suivant que les rayures tournent do gauche à droite ou do droite à gauche. Cet écart est la dérivation. On l'évalue par la distance à laquelle lo point de chute du projectile se trouve à droite ou à gauche du plan do tir. La dérivation est bien moindre pour les coups tirés do plein de fouet quo pour ceux tirés sous do grands angles. Dans ce dernier cas, avec les mortiers rayés modernes, elle peut atteindre plusieurs centaines de mètres quand on tire à des distances do 4.000 à 5.000 métros, tandis quo, dans lo tir direct, elle n'atteint pas 25 métros.

Il est nécessaire d'en tenir compte dans lo tir ot de la corriger; c'est ce quo l'on fait au moyen de hausses qui permettent do donner au pointage la dérive nécessaire.

— Ilydraul. et trav. puni. On donne lo nom de dérivation aux travaux qui ont pour résultat de détournor les eaux d'uno source, d'un ruisseau, d'une rivière, pour lour créer un lit artilîciol. C'est à l'aide do dérivations que l'on alimente les villes d'eaux pures do sources. Grâco â elles, on so procure la force motrice indispensable au bon fonctionnement d'usines hydrauliques. Les dérivations fournissent encore l'eau dos canaux d'irrigation si utiles à l'agriculture ; elles servent, en mainte circonstance, à améliorer la navigation fluviale.

L'établissement do certains travaux d'intérêt public, comme la construction dos routes ot celle des chemins do for, nécossito fréquemment l'exécution de travaux de dérivation des cours d'eau qui longent ces routes ou ces voies ferrées. Dos règlements administratifs régissent l'ordonnance dos dérivations, qui sont astreintes A dos autorisations préalables.

DÉRIVE (sul).st. verb. do dériver) n. f. Mar. Quantité dont un navire est dérangé do sa route, par suite do l'effet du

DERISOIREMENT — DERIVOIR

A, dérive centrale ; B, dérives latérales.

vont ou des courants, n Angle de dérive, Angio do la quillo du I)îltiment avec la route réelle, ii Aile de dérive. V. ailh. 11 Allrr an dérive, Etre In jouet des Uots. ii Avoir de la dérive ou belle dérive, Avoir du < lianip ]iour doubler (|uol(|uo chose malgré la dérive, it Sardine de dérive. V. sahuini-:.

~ Ch. do f. Accident qui consiste en la mise on mouvement spontanée d'un ou plusieurs wagons s'échappant sur une voie ferréo à grande pente. (Cet accident peut avoir do terribles résultats ; aussi, dans les gares où la déclivité est grande, on prévient la dérive en attelant uno locomotive à ta queue du train. Souvent, aussi, on termine les voies do garage par la construction d'un cul-de-sac en rampe, sur lequel est établie une voie d'évitomont recevant le véhicule on dérive.)

— Milit. Quantité dont il faut déplacer latéralement l'aileton de la hausse, et, par suite, lo plan de tir, pour corriger la dérivation. Les hausses actuelles permettent do la faire varier à volonté dans un sens ou dans l'autre, pour tenir compte ainsi do l'iufluonce que le vent peut exercer sur la direction du projectile.

— Encycl. Mar. La déiive étant uno cause d'erreurs souvent considérables dans la route, surtout pour les navires à voiles, il y a intérêt à so rendre un compte à peu près exact de sa valeur.

La direction de la houacho ou sillage de l'arrière donne, au moyen d'un compas ou d'un appareil appelé renard, une exactitude suffisante au large.

Près des côtes, il faut se servir des relèvements. Les yachts de course emploient des quilles à dériveur ou des ailes de dérive, qu'ils mouillent quand ils tiennent le plus près.

DÉRIVÉ n. et adj. m. Chim. On dit qu'un corps est dérivé d'un autre lorsqu'il peut s'obtenir par une suite de transformations opérées sur ce dernier ; Un sel est un dérivé de l'acide correspondant.

DÉRIVÉE n. f. Math, il Dérivée d'une fonction d'une variable, Limite vers laquelle tend le rapport de l'accroissement que prend cette fonction à l'accroissement attribué à la variable, lorsque ce dernier tend vers zéro.

— Encycl. Math. Considérons une fonction d'une variable y = f{x). Donnons à x à partir d'uno valeur déterminée X un accroissement /i; il en résulte pour la fonction un accroissement correspondant k = f{x-^ h) — f{x).

Si le rapport r tend vers une limite finie et déterminée

quand k tend vers zéro, suivant une loi quelconque, cette limite s'appelle la dérivée de la fonction f{x) pour la valeur considérée de x. On représente la dérivée par la notation y' ou f^ {x) ou T^-(V. DIFFÉRENTIELLE.) Pour qu'uno

fonction admette une dérivée pour une valeur de x, il faut qu'elle soit continue pour cette valeur de la variable. (V. CONTINUITÉ.) Alors, k tend vers zéro en même temps que h. Cette

condition néces- yy

saire n'est pas suffisante; il faut, en outre, que lo rapport -, qui se présente sous

forme -, ait une li-

mite finie et déterminée. On peut donner une représentation géométrique de la dérivée. Considérons la courbe dont l'équation rapportée à doux axes quelconques est y = f{x). Soient M et M' les points de cette courbe qui ont pour coordonnées x, y et x + h, y-{- k. La corde M M'

a pour coefficient angulaire j. Si nous faisons tendre h

vers zéro, la corde MM' a pour position limite la tangente MT à la courbe au point M, et la dérivée pour la valeur de x considérée est le coefficient angulaire de la tangente MT.

— Dérivées successives, y' = f (x) est on cénéraX une fonction de X. Si l'on prend la dérivée de /* (x) on obtient la dérivée seconde de f{x), qu'on représente par y" ou f" {x) ou

~. En prenant la dérivée de /"' [x), on obtient la dé-

dx'

rivée troisième y"' ouf"{x) ou -^, etc.

— Dérivées d'une somme, d'un produit, d'itn quotient, d'une puissance.

Soient u, v, w dos fonctions do x pourvues de dérivées : y = w+u — w a pour dérivée y' = u' -\- v' — w'

y =u.v.w u y' ~ u' . v. w -f- u.v'.w -|- w.u.ïo'

u , u'.ii — u.v'

— Dérivées des fonctions simples .

1/ = a (constante) a pour dérivée y' = o y ~x «

y - a. xm u

-ax.ha loge

y= logx

y = sin X y = cos X

"^ ° cos'x

— Fonctions inverses. Soit uno fonction do x :y ~ f(x). Si l'on peut résoudre celte équation en prenant x comme inconnue, on trouve X =3 ç(.yV On dit quo les deux fonctions f{x) et <p(j/) sont muor»M lune do l'autre. Ainsi do y = logx

m.a.xm a-rloga

loge loge

cosx

— sinx

(a désignant la base du système do logarithmes) on tire

x = ay. Do y = sinx on tire xl= arc siny.

En désignant par \y l'accroissement de y qui correspond à l'accroissement &x do x, on a identiquement

^ = -L ^x âx*

ûy

On en conclut quo les dérivées do deux fonctions inverses sont inversos l'uno do l'autre :

y = arc sin x a pour dérivée

arc cos x

y = arc tg x

riable. On a de même /^,. ou j- ^^ f

ou r^, r'r- 5x. Sy ' ^^

— Fonctions de fonctions. Soit ;/ = f{u) et n = <p (x).

Si y est une fonction continue de u, u une fonction continue de X : y est uno fonction continue do x. A un accroissement Ax de X correspondent des accroissements au

et A y pour u et y : on a identiquement — ^ = -^ x — . ^ ^ ^ ^ Ax Au AX

On en déduit y'^ = y'„ x w'j,.

Ainsi y = L(x') peut s'écrire y = L(u), u = x'.

On en déduit y' = — x 2 x = -,

Il peut y avoir plusieurs fonctions intermédiaires : y = /■(«), u=ç(u), 0 = 4. (x); y'a; = y'^ x «'„ x w'^..

— Dérivées partielles d'une fonction de plusieurs variables indépendantes. Soit f{x,y,z) une fonction de plusieurs

5 f variables indépendantes x, y, z. On désigne par f'x ou 7—

la dérivée obtenue, en considérant x comme seule va-

S f ,, wi* jT -^ / i ou K- On peut dé- J oy o*

river /' en considérant comme seule variable soit x, ' X

soit y, soit z. On obtient les dérivées partielles secondes

S* f T — -— . De mémo

pour f ou /■',. L'ordre des dérivations n'influe pas sur le

résultat, et l'on a Z'' = /^'

' xy ' yx.

— Fonctions co7jiposées. Soient u, v, w des fonctions de x. y = f[u, v, w) est une fonction composée de x.

y' = u'f 4- v'f -f w'r. ' iM - — ^ Sl'S/"S(£57 8x ~ Sx' Tu ïx' ïv Jx' fû)'

— Fonctions implicites. Quand une fonction y est liée à sa variable x par une équation non résolue, on dit que y est une fonction implicite de x. Ainsi l'équation f{x,y) = 0 définit y comme fonction implicite de x. On a, on appliquant le théorème des fonctions composées:

rx

r 4-7/' . r = 0, d'où y' = — i^.

' x^ •' X ' y ' '^ X py

Dérivée logarithmique. On appelle dérivée logarithmique. d'une fonction k la dérivée de Lk. La dérivée logarithmique d'un produit est égale à la somme des dérivées logaritnmiques des facteurs.

Fonctions d'ntxe variable imaginaire. — Fonctions imaginaires d'une variable réelle. V. imaginaire.

DÉRIVEMENT (man — rad. dériver) n. m. Action ou état d'une eau courante qui sort de son canal, qui se répand hors de ses rives.

DÉRIVER (du préf. priv. dé, et do rive) v. n. S'éloigner de la rive, du bord. 11 Etre détourné de son cours : Pratiquer des rigoles qui font dériver les eaux du fleuve.

— Fig. Tirer son origine : Mot qui dérive de l'hébreu.

— Mar. et nav. S'écarter de sa route, en déviant dans un sens perpendiculaire ou oblique à la quille.

— V. a. Détourner do son cours au moyen d'un canal : DÉRIVER un fleuve .

— Algèbr. Dériver une fonction, En chercher la dérivée.

— Artill. En parlant d'un projectile, S'écarter du plan de tir.

— Electr. Etablir uno communication au moyen d'un fil dérivé.

— Gramm. Tirer l'origine : Dériver «n 7ïiot du grec.

— Méd. Détruire la tendance des fluides à se porter vers un centre malade : Dériver le satig, les humeurs.

— Flottage. Eloigner des bords d'un cours d'eau où on l'a lancé le k^is flotté qui s'y arrête, en employant la dérivât e.

Dérivé, ée part. pass. du v. Dériver.

— Electr. Courant dérivé. Courant qui circule dans uno dérivation. Il Circuit dérivé. Conducteur qui constitue uno dérivation.

— Substantiv. n. m. Gramm. Mot qui dérive d'un autre mot.

Se dériver, v. pr. Etre dérive, détourné do son cours.

^ Fig. Etre formé, tiré.

Syn. Dériver, découler, émaner, etc. V. découler.

DÉRIVER (du préf. priv. dé, ot do river) v. a. Tochn. Défaire la rivuro do : Dériver une goupille. Il Faire disparaître la rivuro d'un clou ou d'un rivet afln do l'extirper du trmi oi"! on l'avait enfoncé.

— Horlog. Dériver une roue dentée, La faire sortir du pivot sur lequel elle était montée.

Se dériver, v. pr. Perdre sa rivuro.

DÉRIVETTE {vèt') OU DÉRIVONNETTE ( fO-Hèf') n. f. Sorte de pôcho, qui se fait avec dos manots qu'on laisso dériver au courant.

DÉRIVEUR (rad. dériver)n. m. Système do construction des quilles des yachts do course. Il Gouvernail qui peut s'enioncor au fur et à mosiiro que le bAtimout a uno tendance à dériver ot (jui offre par sa surface uno grande résistance à co mouvement. Il Voile do mauvais temps, sorte d'artimon.

DERIVOIR n. m. Instrument dont on so sort pour dériver les roues ou pignons ot les séparer dos pivots sans les endommager.

DÉRIYOMÈTRE — DERMATOSE

DÉRIVOMÈTRE {de dérive, et du gr. métron, mesure) n. m. Appareil servant à mesurer la dérive.

DÉRIVOTE ou DËRTVOTTE n. f. Grande perche servant à écarter, à dériver les bûches qui doivent former un train de bois flotté.

DCRJAVINE (Gabriel Romanovitch), poète russe, né à Kazan en 1743, mort à Pétersbourg en 1816. Issu d'une famille tartare très pauvre, il attira sur lui l'attention du directeur du gymnase qui le conduisit à Pétersbourg, où il embrassa la carrière militaire. Nommé ministre de la justice en 1S02, il donnabientôt sa démission pour sadonner complètement à ses penchants littéraires. Il publia des hymnes, des odes erotiques, satiriques et patriotiques, qui eurent beaucoup de succès.

DERKAOUI [dèr') n. m. Nom que l'on donne aux membres d'une société secrète, politique et religieuse, qui se recrute principalement en Algérie, où elle joue un rôle considérable.

— Enctcl. Les derkaouis sont des puritains de l'islamisme, toujours en lutte ouverte contre l'autorité du sultan, qu'ils ne reconnaissent pas comme calife, et contre la hiérarchie sociale. Les membres portent tous le nom de khouan o frère », et ils possèdent un mot de ralliement appelé zikr, littéralement n souvenir ». Le but de la secte des derkaouis est double ; il consiste tout d'abord à ramener l'islamisme à sa pureté primitive en le débarrassant de tout ce qui a été accumulé autour du Coran (cette réforme de l'islam est également celle que poursuivent les wahhabis dans la péninsule arabique); en second lieu, ils veulent rendre le pouvoir à la race arabe qui en a été privée depuis longtemps en Algérie par les Turcs, puis par les Français. Une grande partie de la famille d'Abd-el-Kader était affiliée à cette secte. Son nom vient de celui d'un cheik de Masrata, mort à la fin du sviii* siècle.

DERLE [dèrV — mot wallon) n. f. Un des noms de la terre à porcelaine, ii Argile propre à faire de la faïence fine.

Dermantzi ou mieux DjRMANCI, bourg de Bulgarie, arr. de Plevna, sur loVid, affluent du Danube; 3.250 hab.

DERMANTSSE ou DERMANTSSUS

{dèr', ni-suss) n. m. Genre d'acariens, famille des gamasîdés, renfermant de petites formes aplaties, ovales, molles, à demi transparentes, à pattes moyennes, égales, à chélicères différant suivant les sexes.

— Enctcl. Les deTmanysses sont très petits ; ils vivent en parasites sur les oiseaux et sur les chauves-souris, d'où ils passent sur l'homme, et causent do violentes démangeaisons et des tuméfactions. Ils pullulent sur les oiseaux en cage, dans les poulaillers et les pigeonniers; tous sucent le sang de leurs hôtes.

DERMATALGIE {dèr, jl — du gr. derma, atos, peau, et algos, douleur) n. f. Névralgie cutanée supertîcielle, qu'il ne faut confondre ni avec les douleurs de l'éri-sipèle et du zona, ni avec celles qui sont liées aux névralgies des nerfs périphériques. 11 On dit aussi, mais improprement, der-

MALGIE.

— Enctcl. La dermatalgie est assez rare, sauf dans certaines myopathies : dans le rhumatisme, la goutte, dans quelques lésions de la moelle, dans l'hystérie et parfois le tabès. Le plus léger frottement à la surface de la peau suffit à la provoquer, et cette hypéresthésie peut être localisée à un très étroit espace, ou s'étendre au contraire sur presque toute la surface du corps, spécialement à la tête et aux membres inférieurs. La dermatalgie, dont le pronostic est bénin, cède à la plupart des révulsifs cutanés, même au massage simple et à l'h^'drothérapie ; elle est cependant sujette à récidives.

DERMATEA {der', té) n. m. Genre de champignons ascomycètes, voisins des pezizes, caractérisés par leur réceptacle coriace ; les quinze espèces connues d'Europe vivent sur les arbres.

DERMATEMTS {dèr\ té-miss) n. f. Genre de reptiles chéloniens, famille des émydés, comprenant des tortues d'eau douce à carapace ovale, sans carène, à flancs arrondis, à plastron plat, arqué en avant, échancré en arrière. (Les derma temys, dont on ne connaît qu'une espèce vivante [dermatemys Mawii], longue de 40 centimètres, de l'Amérique du Sud, ont des représentants fossiles dans l'éocèno de l'Amérique du Nord [Wasatch en Wyioming].)

DERMATINE {dèr") n. f. Miner. Silicate hydraté naturel de magnésie. Variété de serpentine.

— Téchn. Composition isolante pouvant remplacer le caoutchouc, la guita-percha ou le cuir dans la constitution de garnitures isolantes. (On fabrique la dermatine avec du copal dissous dans la térébenthine et la matière mucilagineuse des lichens traités par l'acide sulfurique et l'acide tannique. On y ajoute, suivant sa destination, des matières minérales : chaux, soufre, blanc de Meudon.)

DERMATITE {dèr' — du gr. derma, atos, peau) n. f. Inflammation de la peau.

DERMATOBIA {dèr') n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des œstridcs, comprenant des mouches propres À l'Amériquo du Sud, et dont les larves vivent en parasites sous la peau de divers mammifères et môme de l'honime.

— Encvcl. L'espèce la plus remarquable du genre, grise, avec la tête rouge et l'abdomen bleu d'acier, est répandue dans toute l'Amérique du Sud.

Sa larve, ou ver macaque {berne et torcel, moyocuil des Mexicains), sort de l'oeui pondu par la mouche sur la peau, dans les régions poilues, s'y enfonce et provoque des tumeurs, des phlcgrnons qui peuvent amener des accidents tétaniques et la mort. Los indigènes combattent ces parasites par des cataplasmes de tabac; on emploie plus utilement l'acide pheniquc.

DERMATOBLASTÉES {dèr', sté) D. f. pi. Division d'alffuen érâino8permées,.à frondes celluleuses, paroachyma-

Dermatochélyde.

Dcrmatobia (gr. d'un liera).

teuses, membraneuses, foliacées ou tubuleuses. Genres principaux : ulve, prasiole, entéromerphe, etc. — Une der-

MATOBLASTKE.

DERMATOBRANCHE OU DERMATOBRANCHUS {dèr', kuss) n. m. Genre do mollusques gastéropodes dermatobranches, type de la famille ces dermatobranchidés, comprenant des animaux marins à bouclier tentaculaire ovale, disposé en large, à pied étroit. (Les dermatobranches habitent l'océan Indien. L'espèce type est le dermatobranchus ornât us.)

DERMATOBRANCHES {dèr") n. m. pi. Sous-ordre de mollusques gastéropodes opisthobranches, comprenant des animaux marins dont les branchies, quand elles existent, ne sont jamais recouvertes par le manteau, mais qui n'en possèdent pas le plus souvent et respirent par la peau, (Les dermatobranches adultes n'ont pas de coquille, mais leurs embryons et leurs larves en sont pourvus ; on divise ces mollusques en saccoglosses et gymnobranches.) — Un

DERMATOBRANCHE.

DERMATOBRANCHIDÉS {dèr') n. m. pi. Famille de mollusques dermatobranches, caractérisés par l'absence complète de branchies, et renfermant le genre unique dermatobranche. (Les dermatobranchidés appartiennent au groupe des saccoglosses.) — Un dermatobranchidé.

DERMATOCALYX {dèr, likss) n. m. Genre do scrofulariacées-chélonées. (C'est un arbuste glabre de Costa-Rica.)

DERMATOCHÉLYDE {dèr', ké ) OU DERMATOCHELYS (der', ké-liss) n. f. Genre de tortues t^'pe de la tribu des dermatochélydi- 7iés , dont le seul représentant vivant est la tortue luth, mais qui compte des espèces fossiles depuis l'époque jurassique.

— Enctcl. La dermatochélyde luth, tortue à cuir, tortue luth ou sphargis coriace, est le plus grand de tous les chéloniens ; elle peut atteindre 2 mètres de long et un poids de 600 kilogrammes. Entièrement recouverte d'une enveloppe coriace, présentant sept carènes longitudinales sur le dos, elle est en forme de cœur, et pointue en arrière. Vivant de poissons et de mollusques, elle fréquente dans toutes les mers du globe et pond ses nombreux œufs sur les côtes du Brésil et de l'Inde. Rare partout, no se montrant guère qu'en haute mer. on la vue parfois sur les côtes de France. Quand on s'en empare, elle pousse des hurlements d'une puissance extraordinaire.

DERMATOCHÉLYDINÉS {dèr*, ké-li) n. m. pi. Tribu de reptiles chéloniens, famille des chéloniidés, comprenant le genre dermatochélyde. Syn. sphargis. — Un dermato-

CHELTDINÉ.

DERMATODE {dèr') ou DERMATODES {dèr', dèss) n. m. Genre d'insectes coléoptères rynchophores, famille des curculiouidés, tribu descyphinés, comprenant des cliarançons de taille moyenne, d'une coloration uniformément grise, jaunâtre ou verte, et dont on connaît une douzaine d'espèces habitant l'archipel indien, le Japon et l'Australie.

DERMATODECTE {dèr\ dèkt') OU DERMATODECTES ( dèr', dé-ktèss) n. m. Genre d'acariens, famille des sarcoptidés, comprenant des formes très petites, oblongues, munies de deux appendices postérieurs, qui vivent en parasites sur les bœufs, Dermato.lecte

les chevaux, etc. (Les dermato- (gr- 75 fois),

dectes se tiennent sur l'épiderme

de leurs hôtes sans s'enfoncer dans la peau, comme les sarcoptes de la gale.)

DERMATODÉE n. f. Bot. Syn. de sticte.

DERMATODONTE {dèr' — du gr. denna, atos, peau, et odous, ontus, dentj adj. Hist. nat. Dont les dents sont implantées sous la peau seulement.

DERMATODYNIE n. f. Art vétér. V. DERMODYNIE.

DERMATOGASTRES {dèr, gasstr) n. m. pi. Tribu de champignons gastêromycètes. — Un dermatogastre.

DERMATOGÈNE {dèr', jèn — du gr. dey^na, atos, peau, et génésis, génération) n. m. Nom créé par Hanstein pour désigner le tissu jeune qui, au sommet de la tige ou de la racine, donne naissance à l'épiderme ou à la coiffe.

DERMATOGRAPHE {dèr — du gr. derma, atos, peau, et graphein, décrire) n. m. Auteur d'une dermatograpbie.

DERMATOGRAPHIE {dèr, fî — rad. dermatographe) n. f. Anat. Description de la peau.

DERMATOIDE {dèr' — du gr. derma, atos, peau, et eidos, aspect) adj. Anat. Qui a la consistance de la peau.

— Hist. nat. Qui a l'apparence du cuir. DERMATOLOGIE {dèr', ji — du gr. derma, atos, peau,

et logos, discours, traité) n. f. Partie de la médecine qui s'occupe des maladies de la peau, ii On dit quelquefois

DERMATOPATUOLOGIE.

— Encycl. Les maladies de la peau ont été connues de tout temps, surtou; en Orient. Les Grecs et les Romains, en raison de leurs habitudes de propreté; les Germains, les Celtes et les Angles, par suite des conditions ambiantes, en souffrirent pou, et c'est seulement au moyen âge, après les invasions sarrasines et les expéditions des croisés, que nous voyons les affections cutanées se répandre et couvrir l'Europe sous deux formes principales : la lèpre et la syphilis. Il faut arriver à la fin du xviii" siècle et au commencement du xix' pour assister à une systématisation do plus on plus complète des maladies cutanées. Les travaux do Pasteur et de son école ont éclairé le mécanisme do la production de beaucoup de dermatoses, en montrant l'action des bactéries et surtout de leurs toxines, de mémo que les nouvelles notions acquises sur la physiologie de la nutrition et sur la physiologie des liquides (ou

humeurs, comme on disait autrefois) du milieu intérieur ont élucidé la pathogénie des muscles, des inflammations locales, des dartres, des éruptions dites symptomatiquos, qui toutes, maintenant, se rattachent logiquement à des dystrophies. Il résulte de là que les maladies cutanées, abstraction faite des érosions, mortifications, altérations professionnelles, reconnaissent deux causes : lune interne, dystrophie locale ou nutrition générale défectueuse, retentissant sur tous les appareils et particulièrement sur le système nerveux, modifiant la nature des déchets de fonctionnement et le taux de leur élimination ; l'autre externe ; mais, ici, il faut distinguer d'une part les macroparasites (gale, phtiriase) des microparasites (bactéries), et d'autre part les lésions ou les altérations que les bactéries déterminent par elles-mêmes, localement, de celles que la généralisation dans l'organisme de leurs toxines entraîne (fièvres exanthématiques, éruptions des maladies infectieuses, des sérums, etc.) V. dermatose.

DERMATOLOGIQUE {dér', Jik') adj. Qui a rapport à la dermatologie.

DERMATOLOGISTE [dèr jisst') n. m. Savant qui s'occupe de dermatologie.

DERMATOLYSIE {dèr', zî — du gr. derma, atos, peau, et lusis, relâchement) n. f. Maladie caractérisée par le relâchement de la peau.

— Enctcl. Cette maladie est ordinairement congénitale. Le relâchement de la peau qui se plie sur elle-même, surtout à la face, au cou, aux paupières, au ventre, n'en est pas le seul symptôme : il y a épaississement du derme et hypertrophie du névrilème'^des filets nerveux sous-cutanés constituant de véritables névroses.

DERMATOPATHIE (^/èr", tî — du gT. derma, atos, peau, et pat/ios, souffrance ) n. f. Pathol. Maladie de la peau en général, il On dit aussi dermopathie.

DERMATOPATHOLOGIE n. f. Méd. V. DERMATOLOGIE.

DERMATOPHAGOIDE {dèr') ou DERMADOPHAGOIDES

{dér', go'i-dèss') n. m. Genre d'acariens, de la famille des sarcoptidés, renfermant des animaux microscopiques, qui vivent parfois en parasites sur la peau des Européens et des Asiatiques.

DERMATOPHIDE {dèr' — du gr. derma, atos, peau, et ophis, serpent) n. m. et adj. Hist. nat. Qui a la peau nue.

DERMATO PHILIDÉS {dér') ou DÉMODÉCIDÉS {si) n. m. pi. Famille d'acariens, comprenant de petites mites vermiformes, allongées, à suçoir muni de stylets, à quatre paires de pattes. — Un dermatgphilidé ou démodécidé.

— Encycl. Les dermatophiUdés sortent de l'œuf munis seulement de trois paires de pattes et avec un abdomen beaucoup plus long que celui des adultes. Ces acariens sont tous parasites et vivent dans les glandes sébacées et les follicules pileux des animaux et de l'homme, chez lequel ils produisent de l'acné; chez les chiens, ils produisent une sorte de gale. Genre principal : demodex.

DERMATOPODE {dèr' — du ^r. derma, atos, peau, et pous, podiis, pied) adj. Zool. Qui a les pieds recouverts seulement de peau.

DERMATOPTÈRES {dér) n. m. pi. Zool. Groupe de mammifères insectivores, comprenant les galéopithèques, animaux rangés jadis parmi les lémuriens. (V. galéopithèque.) — Un DERMA TOPTERE. Il On dit aussi dermoptères.

— Entom. Groupe d'insectes orthoptères, comprenant les forficules et plus ordinairement appelés coureurs.

DERMATOPHILUS {dèr, luss) n. m. Nom scientifique des puces du genre chique.

DERMATORRAGIE {dér', to-ra-jî — du gr. derma, atos, peau, et régnumi, je romps) n. f. Prétendue effusion du sang à travers la peau.

— Encycl. Les hémorragies cutanées spontanées sont relativement rares, car il ne faut les confondre ni avec les pétéchies, ni avec les accidents de l'hémophilie ; elles peuvent, cependant, survenir quand le système vasculaire tout entier est atteint, ou quand les lésions des tuniques artérielles et surtout veineuses sont localisées à la périphérie. Le pronostic — sauf, bien entendu, les cas de traumatisme — en est toujours grave; il faut, alors, recourir aux hémostatiques topiques habituels II parait évident que certaines hémorragies peuvent se faire par l'orifice des glandes sudorîpares; mais ce cas est tout à fait exceptionnel.

DERMATORRHÉE {dér', to-ré — du gr. derma, atos, peau, et rhéein, couler) n. f. Sudation abondante.

— Encycl. Les sueurs abondantes se produisent dans certaines maladies, notamment à la période de défervescence ; elles peuvent aussi survenir à la suite d'une ingestion (ou injection hypodermique suvtont) de pi locarpine. De plus, comme la de'rmatorrhèe peut être le résultat des conditions ambiantes (température élevée) ou d'une disposition constitutionnelle spéciale, il est impossible de l'ap-

Fliquer au diagnostic d'une maladie détermmée. Cependant, observation de la nature, des qualités et de la composition de la sueur ne doit pas être négligée en clinique, car elle fournit souvent, par les matériaux de déchet qu'elle contient, des indications précieuses.

DERMATOSCLÉROSE {dèr, skié — du gr. derma, atos, peau, et sklêros, dur) n. f. Sclérose, induration du derme.

— Encycl. L'induration du tissu cellulaire sous-cutané résulte de l'hypergenèsedes éléments conjonctifs, qui entraîne la mort des éléments cellulaires par dystrophie et dégénérescence. La derinatoscléi-ose peut survenir par un trouble circulatoire ou nerveux, consécutif à une lésion centrale. II ne faut pas la confondre avec l'épaississenient normal ou mou et les indurations professionnelles do l'épiderme.

DERMATOSE {dèr' — du gr. derma, atos, peau) n. f. Maladie quelconque de la peau.

— Encycl. Les dermatoses sont d'origine externe ou d'origine interne : dans le premier cas, elles dérivent d'une irritation cutanée, superficielle, mécanique ou parasitaire ; dans le second, qui est de beaucoup le plus fréquent, elles sont la manifestation d'une affection génorîilo, d'où le nom de syijhilides, d'hcrpétides, de scrofulides, etc., qu'on leur a donné. De plus, certaines éruptions, qui se rapprochent des dermatoses proprement dites, apparaissent au cours de plusieurs maladies aiguës (fièvres exanthéma-

tiques notammont) ot sorvont A los caractériser. La forme oxtt-nouro (érythùme, tacho, papule, puiitulo, vi'îsiculo) do la ilerinatoso u'a donc ici qu"uuo iniportanco secoiniairo, ot c'est la cause profonde qui doit ossontiolloment servir do guido dans le traitement thérapeutique. Le traitement sera donc local ot superlîciel, s'il s'agit d'irritation miicaniquo ou parasitaire; il sera général, au contraire, quand les dermatoses sont d'origine interne, et visera à combattre, suivant les cas, la syphilis, Varthritismc, la scrofule, V anémie, Vô. faiblesse congénitale, lumiséi'c physiologique, oie. Quant aux éruptions des liôvros oxanthômatiques, elles n'entraînent, en général, aucun traitement spécial.

DERMATOSIQUE(Je;r',siX-"— rad.rferma(ose)adj.Pathol. Qui aj^partiont aux maladies do la peau eu général.

DERMATOSOMB [dèr' — du gr. derma, ntos, peau, et soma, corps) n. m. Nom donné par Wiosnor à dos corpuscules élémentaires hypothétiques, dont la réunion constituerait la membrane dos cellules végétales juxtaposés à la manière des pierres d'une construction. (Ces corpuscules, doués d'une vie propre, se multiplieraient par bipartitions successives, pour permettre la croissance de ta membrane.)

DERMATOTOMIE {dèr', mî — du gr. denna, atos, poau, et toini-, section) n. f. .\nat. Dissection de la poau.

DERME ydèi'tn' — du çr. derma, peau) n. m. Tissu qui constitue la couche protonde de la peau.

— Kncycl. Le derme est la partie fondamentale de la peau; situé sous l'épidémie, par sa résistance, son élasticité, sa sensibilité, il protège les parties sous-jacentes.

Il est constitué par des libres conjonctives, élasticjucs, musculeuses et quelque peu de tissu adipeux. Les hbrcs musculaires s'insèrent sur le fond des follicules piloux. et, quand elles se contractent, elles donnent lieu au phénomène bien connu dit chair de poule.

Dans l'épaisseur du derme, surtout à sa partie superficielle, se trouvent de petites éminences, les papilles, qui renferment soit les vaisseaux, soit les corpuscules du tact. C'est le derme de certains animaux qui, préparé par le tannage, constitue le cuir.

DERMESTE {dèr'-mèsst') ou DERMESTES (dèr'-mè-slèss) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type Je la famille des det^mestidi's, comprenant des formes do taille moyenne, allon-

tées, veloutées ou pubesceates, ont on connaît plus de cinquante espèi.'cs répandues surtout dans l'hémisphère boréal, et aussi en Australie, au Natal, etc.

— Enctcl. Les dermestes sont des insectes très nuisibles, la plupart d'entre eux se nourrissant surtout de pelletries, de Dennesteetsalarve(gr.3f.). fourrures. Le dermeste du lard

attaque les viandes salées, le fromage, le pain ; sa larve abonde dans tous les recoins obscurs des magasins, chez les charcutiers, et aussi chez les fourreurs, les empailleurs, etc. Les dermestes attaquent les rayons de cire, plutôt dans les magasins ou on les conserve, que dans les ruches. DERMESTIDÉS {dèr'-mèss) n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères clavicornes, renfermant de nombreux genres ayant pour caractères communs : front muni d'un ocelle, antennes rétractiles, tarses toujours de cinq articles, élytres longs, arrondis, et recouvrant l'abdomen. — Un

DERMESTIUÉ.

— Encycl. Répandus surtout dans les régions froides et tempérées, les dermestidés se nourrissent, à l'état de larves, de matières animales, aussi bien de la chair des cadavres que des cuirs, des fourrures, des provisions, salaisons et conserves, et beaucoup se rendent très nuisibles : les attagènes dévastent les magasins des fourreurs et des plumassiers avec les dermestes et les anthrènes. Les larves, allongées, velues, sont souvent terminées postérieurement par de grands çinceaux de poils. C'est surtout dans l'hémisphère boréal qu abondent les dermestidés. Genres principaux ; dermeste, attagène, mégatome, globicornis, hadrotome, trogoderme, ctesias, anthrène, trinodes, orphilus.

DERMINUS {dèr', nuss) n. m. Bot. Groupe d'agarics, ronff>r:naiit les formes à spores brun jaunâtre ou ferrugineux.

DERMIQUE {dèr'-ryuk') ou DERMIEN, ENNE adj. Anat. Qui a rapport, qui appartient au derme : Tissu dermique.

DERMITE n. f. Pathol. Syn. de dermatite.

DERMO. V. par DERMA ou DERMATO Ics mots Commençant par ce jiréfixe, qui ne se trouvent pas ici.

DERMOBLASTE {dèr', blasst') n. m. Embryon végétal, dont le cotylédon est formé d'une membrane se rompant irrégulièrement.

DERMOCARPE {dèr') n. m. Genre d'algues squamariôos, à fronde horizontale, à sporanges piriformes, émettant de nombreuses sporulos globuleuses. {L'espèce type du genre est le dn-mocarpe violet.)

DERMODACTYLE ou DERMODACTYLUS (dèr, luss) n. m. Genre do reptiles protérosauriens, famille des ornithocbéiridés, <-omprenant do grandes formes massives, qui ressemblent aux ptérodactyles, et, comme eux, douées sans doute do la faculté de voler. (Les dermodactyles ne sont connus que par des débris fossiles dans le jurassique supérieur du Colorado.)

DERMODYNIE (du gr. derma, peau, et oduml, douleur) n. f. Atfefiirm nerveuse do la peau qui a été observée sur le cheval et sur la vache, ot qui s'accompagne do violentes démangeaisons avec ruades, sueurs, etc. (On la traite par les bromures ù. l'intérieur.) Syn. dkrmatodvnii;.

DERMOGÉNIE Idèr', jé-ni — du gr. derma, peau, et géiitt.s, gén('-ration) n. f. Embryul. Formation de la peau.

DERMOGRAPHIE. Méd. V. URTICAIRE artificielle.

DERMOÏDE (dèr — du gr. derma, peau, ot cidos, aspect i ailj. Anal, Qui se rapporte à. la peau.

— Pathol. Kyste aermoi'fe. Tumeur caractérisée par la présence dans ses cavités de productions cutanées comme épidorme, matière sébacée, poils, dents, ongles.

— Encvcl. Pathol. Los kystes dermotdrs, qu'il no faut pas confondre avec des inclusions fœtales, peuvent .se rattacher A doux causes : P l'hétôrotopie plastique ou la formation du tissu cutané dans une partie o\\ il n'existe pas normalement; 2" l'introrsion hétéro(opi(iuo, c'est-ù-dire l'invagHiîii ion. au cours du développenienl de l'embryon, d'un rejili de la peau (feuillet externe du hlastodormoV Ils

siègent ordinairement au cou, à Tanglo des sourcils, quel(|uofois dans los méninges, le poumon, le l'oie, los i.iitestins, los ovaires, les testicules. Ces tumeurs peuvent être gênantes ou disgracieuses lorsqu'elles sont externes. L'extirpation en est alors facile.

DERMOPTÈRES n. m. pi. Zool. V. DBRMATOriKRES.

DERMORRHYNQUE {dùr'-mo-rink' ^ d\i gr. derma, poa.n, et rhiiiikhus, lu'cj adj. Ornith. Qui a le bec couvert de peau.

DERMOSPORÉ, ÉE {dèr\ spu) adj. lîot. Qui rossemblo à un dormosporion. Il Ou dit aussi dkbmosi'orik, iîk.

— n. m. pi. Sous-ordre de champignons, ayant pour type le genre aennosporion. — Un di;kmosfork.

DERMOSPORION {dèr\ spo)n. m. Bot. Genre do champignons gymuocétes, do la tribu des tuberculariées.

DERNBACHITC (de Dernbach, dans le Nassau) n. f. Sulfate hydraté naturel de plomb ot do fer. Syn. do

BKUDANTlTi;.

Dernburg (Henri), jurisconsulte allemand, né à Mayence en 1829. Successivement professeur à Hoidolborg, à Zurich, Halle et Berlin, il a fait partie do la- Chambre des seigneurs, en iS66, et 1873 : il s'est joint à la faction qui. dans cette assemblée, soutenait la politique de Bismarck. Depuis, il a été recteur de l'université de Berlin. Son principal ouvrage est le Traité du droit privé prussien (1871-1880). On lui doit encore : Histoire et théorie de la compensation (1854); le Droit d'hypothèque d'après les principes du droit romain actuel (1860-1864) ; le Droit de tutelle de la monarchie prussienne (1875) ; etc.

DernÉH, Dernah, ou Derna (la Damis des anciens), ville do la Tripolitaiuo (vilayet de Barka [Cyrénaïquel), au fond d'une petite baie de la Méditerranée; 2.000 hah. Pèche, cabotage, beaux jardins.

DERNIER {dér''ni-é)y ÈRE ['pour derrenier ; de l'anc. francderrain; lat. pop. deretramis, de deretro, derrière) adj. Qui est, qui vient après tous les autres : Z est la dernière lettre de l'alphabet. Il Qui doit venir après tous les autres : Evénements qui passeront dans nos annales jusqu'à 7ws derniers neveux. Il Après quoi il ne reste plus rien : Employer jusqu'à son dernikr son.

— Final, qui termine la carrière : Toucher à sa dernière heure, il Qui achève complètement : Mettre la di-jrnikre main à un ouvrage. Faire ses derniers préparatifs.

— Qui précède immédiatement le temps actuel : L'armée DERNIERE. Le tuois DERNIER. Il Qui ost plus réccut que tous les autres : Le désespoir tient à la fois de la colère et de (a crainte, mais davantage de ce dernier sentiment. (Lélut.)

— Suprême, extrême en bien ou en mal : Le dernier degré de perfection. Le dernier avilisse/nent. Il Intime, plus petit que tous les autres : Jusque dans les derniers détails, l'économie tout entière des poissons contraste avec celle des oiseaux. (G. Cuv.) ii Décisif, qui l'emporte sur tous les autres : L'hérédité est l'espoir au ménage, le contrefort de la famille, la raison dernière de la propriété. (Proudh.)

— Dernier bien. Extrême perfection : Coiffure du dernier bien. Il Parfaite, complète intimité ;ye suisrfii dernier BIEN avec Voltaire. (M™" du Deli'ant.) Il Dernier mot. Conditions, concessions au delà desquelles on est fermement résolu à ne pas aller, n Au dernier mot. Sans en rien rabattre ou sans y rien ajouter, il En dernier lieu, .\ la fin. la dernière fois. |] En dernière mialyse, Pour terminer, pour conclure, en résumé, on définitive, il C'est le dernier homme, la dernière femme à qui. C'est à lui, à elle moins qu'à tout autre que. il Dernier cri. V. cri. ii Dernier bateau. Y. bateau.

— Coût. anc. Dernier vivant, tout tenant. Dans les coutumes d'Artois et de Cambrésis, Epoux survivant qui profitait en totalité d'une acquisition faite en commun pendant le mariage, en vertu d'une stipulation expresse que la coutume autorisait.

— Substantiv. La personne, la chose qui vient après toutes les autres, dans le temps, la place, le rang, etc. : Le dernier des mendiants est un homme comyjie le roi. (Frédéric H.) ti Celui qui survit à tous les autres : Le dernier de sa famille, de sa race. Se faire tuer jusqu'au dernier.

Il Celui, celle dont on vient de parler, après avoir parlé dos autres, dans l'ordre du discours : Il y a plus d'outils que d'ouvriers, et de ces derniers /)^«s de mauvais que d'excellents. (La Bruy.)

— Le dernier des. Celui qui met fin à la série des : Philopœmen fut le dernier des Grecs, n Le plus vil, le plus méprisable ou le plus misérable : /.riDERNiiîRE des créatures.

— Prov. : Aux derniers les bons. Ce qui reste après le choix des autres, ou Ce qui vient à la fin, est souvent le meilleur.

— n. m. Littér. Dernière syllabe ou dorniôro partie du mot d'une charade :

Mon tout sur mon premier fait ouïr mon dernier. (Charade sur h; mot pinso7ï.)

— Jeux. A la paume, Chacune des doux parties de la galerie les plus éloignées de la corde, il Avoir le dernier. Etre touché le dernier, à certains jeux de course, ot fig. (vieux) Laisser l'avantage à l'adversaire, il Auj. signifie, au contraire, Avoir la dernière réplique, parler le dernier. lOu dit aussi, dans ce dernier sens, avoir le dernier mot.)

— adj. Jeu, Joueur qui no doit jouer qu'après (|uo tous les autres joueurs ont joué -.Joueur dernier en cartes. (On dit aussi : Joueur en dernivr.)

— Ali.us. iiist. : Les derniers Romains. Le dernier des OrecB, Mots qui s'emploient taniiH sérieusement, tantôt ironi(juement, pour désigner tous ceux qui conservent la tradition d'un passé qu'ils sont presque seuls à représenter. C'est une allusion à lîrutus et à Cassius. qui conservèrent dans uno société on décadence les mœurs et los vertus des anciens temps, et à Philopœmen, en qui l'amour do la liberté, chez les Grecs, jeta son dernier éclat.

Dernier des Mohicans (le), roman de Fonimoro Cooper, qui est considéré comme son chef-d'œuvre (1826'). — A travers les solitudes de l'.Vmérique du Nord, pleines de dangers do toutes sortes, un officier anglais, Duncan Heyvard, reconduit à leur père deux jeunes filles, Alice ot Cora. Il a pris pour guide le Renard-Subtil, Indien perfide nui les égare ù dessoin. Le jeune officier est obligé (Je uoniandor son chemin à un chasseur, connu sous le nom d'Œil-do-Faucon ou la Longuo-Carabino, qu'il trouve causant avec doux Indiens do la tribu dos Delawaros. Ce chasseur, issu de parontsouropôens,ostdovonu àmoîtié Indien : mais il n'a pu s'attacher qu'aux Delawaros, les .seuls qui aient quelque loyauté. C'est avec los chefs de cette tribu, le Grund-Sor

orpont et lo Cerf-Agilo, son fils, qu'il con-

DERMATOSIQUE — DÉROBER

versait lorsqu'il fut abordé par Heyvard. Œil-de-Faucon fait comprendre au jeune liommo la trahison du Renard- Subiit et leur sert de guide, accompagné do ses deux amis, (pli sont les derniers membres vivants de la famille d^^s Mohicans. L'auteur met alors sous les yeux du lecteur uno multitude do scènes tantôt gaies, tantôt terribles, propres à peindre le caractère et los habitudes des Indiens sous los aspects les plus divers. Il engage plusieurs combats dans lesquels ptîrisseut la charmante Cora, le Ronard-Subtil ot le Cerf-Agile, ot termine lo roman par l'union d'Hoyvard et d'Alice.

Cet ouvrage est, avec la Prairie, celui qui mot le mieux en relief les qualités do Coopor : lo talent descriptif, l'art de soutenir l'intérêt, tout en peignant avec exactitude les mœurs, les usages, les coutumes, la vie accidontôo dos anciennes peuplades de l'Amérique du Nord.

Dernier duel de PEspagne (li:) [El postrer duelo de Espana], drame en trois journées, on vers, do Calderon. — L'auteur s'est inspiré d'un fait historique, raconté par Sandoval dans son Histoire de Charles-Quint; une sort© de duel juridique, comme celui de Jarnac et de La Châteigneraie sous Henri H, auquel assista toute la cour de l'empereur, à Valladolid. Ce drame a été traduit par La Beaumelle, dans ses Chefs-d' œuvres de théâtres étrangers.

Dernier Goth d'Espagne (le), drame de Lope do Vega, ayant pour sujet uno légende célèbre dans le Jiomancero. mais qui est dénuée do tout fondement historique. — D'après cette légende, lo dernier roi goth d'Espagne, don Rodrigue, passionnément épris de la belle Florinde, fille du comte Julien, l'aurait violentée, et le comte, par vengeance, aurait livré aux Arabes Coûta, dont il était le gouverneur. L'invasion arabe et la bataille de Guadalète, où Rodrigue perd son trône et la vie, servent de dénouement au drame.

Dernier jour de Pompéi (le). V. Pompêi.

Dernier jour d'un condamné (le), par V. Hugo (1829). — L'illustro écrivain, qui a lutté toute sa vie contre la peine de mort, la combat dans cette œuvre, non par des arguments philosophiques, mais en poussant jusqu'à ses extrêmes limites lo sentiment de l'etTroi. Que l'on se figure un malheureux condamné au châtiment suprême, et voyant approcher l'heure fatale. Victor Hugo, poète encore plus que romancier, traduit ses pleurs, son râle, son agonie; comme s'il le voyait, il le suit dans ses mouvements convulsifs pour briser la chaîne de ses pieds, la corde de ses mains; comme s'il le devinait, il écrit ses pensées, les pensées terrifiantes, horribles, qui doivent se presser en l'esprit d'un condamné à mort au dernier jour, à la dernière minute de sa vie. « C'est à en devenir fou », disait Jules Janin en parlant de cette agonie, qui dure pendant trois cents pages. — L'œuvre, au seul point de vue littéraire, et abstraction faite de la thèse soutenue par l'auteur, contient des pages admirables.

Dernier jour d'un condanmé (le), tableau de Munkacsy (1870). — En Hongrie, quand un homme a été condamné à mort, le public est admis à le visiter dans son cachot durant les trois jours qui précèdent l'exécution. C'est cette coutume que retrace le tableau de Munkacsy. Dans une salle basse, éclairée d'un jour douteux tombant d'un soupirail, le condamné est assis, les fers aux pieds, devant une petite table que recouvre un drap blanc bordé de noir et sur laquelle un crucifix se dresse entre deux cierges allumés. Sa femme, debout près de lui. s'est retournée vers le mur pour cacher sa nonto et étouffer ses sanglots; son enfant, fillette aux cheveux blonds, ne comprend pas ce qui se passe et regarde avec un étonnement naïf. Les gens venus pour visiter le prisonnier ressentent eux-mêmes un vague efi!"roi. A terre est une assiette où chacun dépose son olfrande : l'argent ainsi recueilli servira à faire dire des messes pour le repos de l'âme du supplicié.

Dernières cartouches (les). V. cartouches.

Derniers jours de Jérusalem (les). V. Jérusalem.

Derniers rebelles (les\ tableau de Benjamin Constant (1880). A été placé au musée du Luxembourg. — Devant un grand mur de briques, percé d'une porto ogivale de stylo massif, qui sert d'entrée à la ville de Maroc, s'étend une plaine sablonneuse où sont couchés, dans un alignement symétrique, les chefs des tribus révoltées, qu'on a amenés, morts ou vifs, devant le sultan. Pittoresque, dramatique ot colorée, telle est la scène originale représentée au vif par le peintre.

DERNIÈREMENT adv. H y a peu do temps.

DERNIER-NÉ n. m. Se dit d'un enfant né le dernier dans uno famille, n PI. Des DEKNiERs-NÉs. Il Co mot 06 s'omploio pas au féminin.

Dernis (en slave Dmis), comm.

d'Austro-IIongrie (Dalmatie [cercle do Zaraj), près de la Cicola, affluent de la Kerka; 20.500 liab.

DÉRO n. f. Genre d'annélides oligochètes limicoles. famille des naïdos, comprenant do petits vers d'eau douce, transparents, annelés, dont lo corps so Dtïro.

termine par un large pavillon rétract ile cilié. (Chez les déros, raccroissemont dos sogmonts se fait d'arrière en avant, de nouveaux segments s ajoutant aux autres, à mesure quo l'individu grandit. L'espèce type du genre habite los ruisseaux, et vit dans la vaso, sous les pierres.)

DÉROBADE n. f. En T. do turf, ActioD do so dérober.

DÉROBEMENT (man) n. m. Action do dérober, do voler.

DÉROBEMENT (mim — Tud. robe) n. m. Arcliit. Tracé fait à l'aide tlo l'épuro qu'on rapporte directement sur la pierre équarrie.

DÉROBER (du préf. dé, et de l'anc. franc, rober, volor, d'ong. gorm.: allem. rauben, même sens) v. a. Volor, lirendre furtivement : Dbrobkr un porte-monnaie. Il Pillor» dépouiller do sou bien :

Nos aïi'ux ont pensô prt^squo tout oa qu'on ponsn; Lcui's (écrits sont don vols qu'Us non» ont TnltH d'avanoa. Mais le romèdo ost sliiiplo, il faut fidro commo eus : Us nous ont dérobés, dérobons uo» neveux.

PiRON.

(Cet emploi du verho ost inusité, bien quo voter ait fréquommont un sens tout & fait analogue.)

DEROBEUR — DEROULEDE

— Fîg. Extorquer, gagner, obtenir par des moyens illicites, illégitimes ou peu honnôtes : Avoir l'art âe mettre en œuvre de médiocres qualités dérobe l'estime et donne souvent plus de réputation que le vrai md^nVe. {La Rochef.)

Il S'approprier par le plagiat, par l'imitation, par l'étude: Dkrobek des chapitres entiers à un auteur ignoré, il Soustraire, ravir, empêcher de jouir de, de se livrer ou d'être sujet à : Dérober à quelqu un le fruit de ses travaux. Dérober quelqu'un à ses préoccupations. Dérober un criminel au châtiment qu'il mérite.

— Poétiq. Cacher, empêcher de voir, de pénétrer : JVuages qui dérobent le ciel aiix reqards des matelots. Dérober son bonheur à l'indiscrétion des faux amis.

— Loc. div. : Dérober un secret. Le surprendre adroitement. Il Dérober un baiser. Le prendre par surprise.

— Fauconn. Dérober les sojviettes. Se dit de Toîseau qui s'en va sans être congédié.

— Mar. Dérober le vent à un bâtiment^ Le lui intercepter en passant près de lui.

— Véner. Dérober la voie. Se dit du chien qui, à la tête de la meute, chasse sans crier.

Dérobé, ée part. pass. du v. Dérober.

— Par e,\t. Caché, secret : Escalier dérobé.

— Heures dérobées. Heures qu'on prend sur ses occupations habituelles, sur son travail ordinaire : Lii^e à ses

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