‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 64 sur 870 · V. NICTITANTE · texte numérisé non relu

V. NICTITANTE

CLIGNOTEMENT (man [ffn mil.]) n. m. Mouvement con-

vulsif et rapide des paupières, qui devient quelquefois une sorte de maladie : Le clignote.mknt occasionne de la gène dans l'exercice de la vision. (J. Cloquet.)

CLIGNOTER {gn mil. — fréquent, do cligner) v. n. Cligner rapidement, convulsivement et à plusieurs reprises : One lumi'^re Iru/t vive fait clignoter des yeux.

CLIIDÉS ou CLIONIDÉS (rad. clio) n. m. pi. Famille do mollusques piéropodes gymnosomos, comprenant les clio et auires formes en fuseau, à tentacules munies de ventouses, ot toujours dépourvues de coquille à l'état adulte. (Les larves des cliidés possèdent des cils disposés par zones. Genres principaux ; pneumodermon. cirrifer, cJio, cliodita, trichocyclus.) — Un cliidk ou cLto.NiDÉ.

CLIMA n. m. Mesure agraire romaine, qui valait lo huitième d'un jii/(/e/'itm ou arpent, ou 3 ares 16 centiares. ■* climata fomiaient un demi-arpent (actits qnadralus). Chaque clima se divisait on 36 decempeds quaaratx.

CLIMACIACÉES n. f. pi. Famille do mousses, renfermant

le genre climaciun. — ifne cmmaciacée.

CLIMACION n. m. Genre de moussos-hypnacéos, ronfermani cies plantes annuelles à tige souterraine, à rameaux fertiles aériens ot ressemblant à des arbres on miniature. (Elles vivent sur la terre ot constituent un genre très nombreux on espèces, dont une seule so rencontre en Europe.)

CLIMACONEIS (ru'-îss) n. m. Gonro do diatomaoéos, ù frustules liltres ou disposées en séries, voisin des grammaioplioro'i ot ronfermant doux espèces, qui habitent l'une la mer Rouge {climnconeia Frauenfeldii), l'autre la Méditerranée {climaconei^ Lorenzii).

GLIMACOSPHÉNIE (sfé-nî) n. f. Genre do diatomocéos, famille des mériiliac-os, vivant on parasite sur diverses algues. (Les climacosphénios liahilont les mors d'Europe; telles sont les rlimnrosphenia ehmgata et momligera, vivant sur les llondées, notamment sur le fucus helminthocorton ou uioiiNse de Corse, dans la Méditerranée.)

CLIMACOSTOME (slom') n. m. Gonro d'infusoires hétérotriches. famille dos spirostomidés, comprenant des formos aplaties, û pôristome semblant taillé en échelons. (Los chmacosromes sont communs dans les infusions végétales, comme \o climacostume vert {rlimacostomum virens].)

CUMACTÉRIDE ou CLIMACTERIS ffc/''-riM) n. m. Genre d'oiseaux passereaux ténuirostrtvt», famille dos corthiadés, comprenant des échelottosdo la région australieuno* des Philippines ot do Célûbos.

— Encvcl. On connaît six espèces de clnnactérides ; la plus répandue est lo climacteris leucophxa, qui se trouva

de Célèhos à Timor et à la

Nouvelle-Galles du Sud.

Lo sous-genro rhabdurnis [rhabdomis mystacalis, espèce ty))e) parait particulier à Vile do Luyun ; etc.

CLIMAQUEi^saintJean), surnouuné le Scolasti- QU9, un des plus savants aocteurs de l'Eglise, disciple de saint Grégoire .k- Nazianze. Il vivait au vi» siècle. Son nom de Climaque lui vient du titre d'un do ses ouvrages, Và'chelle (en grec KiiaoE). Abbé du couvent du Mont- Sinai, il y mourut, vers Go6. à l'âge d'environ cent ans. Sa vie a été écrite par le moine Dauiel et par Lemaistro de Sacy, en tète do la traduction de l'Echelle sainte» donnée par Arnaud d'Andilly (Paris, 1682).

CLIMAT (ma — du gr. klinia, inclinaison, c'est-à-dire obliquité d'une région de la terre relativement au soleil) n. m. Circonstances atmosphériques considérées par rapport aux pays dont elles -sont un des caractères : Les cli.mats chauds, froids, tempérés. Le climat de Paris est fort inégal. Il Climat fait, Celui qui a été modifié, adouci par la culture des terres, dans le système de Fourier.

— Pays, région, contrée : La raison est de tous les climats. (La Bruy.) n Parext. Lieu, milieu préféré : Les âmes ont leur climat comme les te>res. (Lamart.)

— Canton de lorét ou de bois.' il Syn. de cbu, dans le langage des vignerons de la Bourgogne, n Dans les Charentes. Nom des localités par rapport à la qualité des eaux-de-vie produites.

— Encycl. M-^'téorol. 'V. climatologie.

— Cosnio^r. Les anciens cosmographes appelaient climats les zones du globe terrestre comprises chacune entre des cercles parallèles, et distinguées les unes des autres par la durée de leur plus long jour. La largeur de chaque climat était déterminée de telle manière qu'il y avait une différence d'une demi-heure entre le plus long jour du parallèle, où ce climat commençait, et le plus long jour du parallèle où il (i-nissait. Ainsi, le premier climat commençait à l'équateur, où le jour est constamnient de 12 heures, ei finissait sous le parallèle, dont le jour plus long est de 12 heures et demie. Le deuxième climat commençait à la limite du premier, et so terminait sous le [.arallèle dont le plus long jour a 13 heures, et ainsi de suite. Les anciens n'avaient établi que sept climats, qu'ils désignaient par les noms des lieux les plus remarquables qui y étaient situés. En allant du S. au N., ces sept climats étaient : P le climat de Meroë. t" le climat de Syène. 3" celui d'Alexandrie, 4» de Bhodes. 5" de Borne, 6» du Pont-Euxin. 7» du Borysthène, A ces climats Ptolémée en ajouta plus tard sept autres, et la division fut continuée à mesure qu'on découvrit les régions septentrionales de la terre.

CLIMATÈRB adj. Forme ancienne du mot climati^rique.

CLIMATÉRIE [ri — du gr. klimax, échelle, degré) n. f. Dans la médecine ancienne. Echelle des âges ou périodes : Les climatkriks coniprcnnient neuf genres : maladies de la vie fœtale, de la trarisition de cette vie à la rie propre, du sevrage, de la dentition, de ta puberté, de la cruissai>ce, de la menstruafton, de l'état puerpéral et de l'allaitevient, enfin de la vieillesse.

CLIMATÉRIQUE ( gr. klimaktêrikos ; rad. klimaktèr, êrns, échelunj atlj. Se dit des époques de la vie considérées comme critiques : Epoques cLiMAiÉRim es.

— An ou Année climatérique. Année de la vie dont le chiffre est multiiilo de 7 selon les uns, de 9 selon les autres ; lo corps, à ce qu'on croyait autrefois, mettant sept ou neuf ans à so renouveler en entier, et le complet changement passant pour être fort critique, ii Se dit, au Hg-, pour désigner une époque critique quelconque: Les Etats ont leurs années cLiMATÉRigui-:s. CVoIt.)

— Maladie climaiénquef Etat maladif, caractérisé par l'amaigrissement du curps ot par la perte des forces, ot qui, survenant ù. une p 'riodo avancée de la vio, est assez généralemotii considéré comme le produit d'un chaugomen. critique dans la constitution.

— u. : La grande cLiMATi-RiguE ei^ ta soixante-troi'iiemet année de la vie.

— Encvcl. l^nrunlesclnnatériques, les anciens considéraient comme plus remarquables: la quaranto-neuvirme, produit do 7 par 7; la quatrc-viiifjt-unième, produit do 9 par U, et surtout ta soixante-troisième, produit des deux nombres cabalistiques 7 et 9. Cette dernière était appelée la grande nunée dimatérique.

CLIMATÉRIQUE (de climat) adj. Relatif au climat : L'''lmtf CLIMAT KiUvjL'K d'un p'iys. Il Stati(m climatérique, Localité ri'put '0 pour la douceur do son climat.

CLIMATIQUE ^do climat) adj. Méléorol. Qui a rapport au climat: /**//"e'ire climatique.

CLIMATOLOGIE [ji) n. f. Etudo dos climats otdo leurs inlluen<'es.

— Encvcl. Depuis Ilumboldt, on s'est mis A tracer, à la surface de la te ro, des lignes isothermes, joignant les lieux où la température moyenno est tu mémo pendaul lannéo, lo mois ou lo jour. Mais, outre l'incertitude dos observations, il y avait une difliculté ; la température dépendant de l'aûitude, les isothermes constiluaioiit dos courbes fermées autour des régions moiitagnousos, et lu confusion devenait inexiricable. Alors, ou songea ù ranienur toutes l(*s lectures au niveau de la mer, en se basant sur co que la lompératuro décroit, en niuyenuo, do ■ "pur 210, Siiu ou ISO iiiùlres de surélévation, suivant Ilelmholt/, Miirry ou Murtins. Encore, l'accord parfait est-il impossible, celle dimiimlioii variant selon ta saison: mais cette cause d'erreur inilue peu sur la forme générale d'S isothermes, qiiind il s'agit do grandes surfaces.

I.a carte de la page suivante montre les principales isothermes du gtobo, sjiuf la ligne ceiitrato, éguateur thermique, t|ui Ilgui-e le lioii dos points du globe dont la tfMiipératuro est le plus élevée. On y remarque <|uoriiémisplièro nord est plus chaud t|uo le sud ot <|U0 les isothermes sont très relevées sur ios mers, grftco à l'inlluonco des deux courants chauds: gulf slream ot kuro-siwo, Eutin, on lïolo l'oxislenco do doux points plus fwids que le pélo lerrosiro, dit-s piUns d<t froid: l'un eu Asie, nu N do Iakoutsk (moyenno — 17» ou— 40* on janvier), l'aulro voi sjii do l'archipel de lu Nouvollo-Sibério (moyenno — 11»*).

Page 1