‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 65 sur 870 · CLIMATOLOGIQUE · texte numérisé non relu

CLIMATOLOGIQUE

CLINOEDUIQUE

Humboldt voulut agrandir le domaine de la climatologie en l'appliquant -à l'étude de la végétation : au pôle, la plante vivra collée à la terre puur bénélicier du peu de chaleur qu'elle absorbe, tandis qu'à lequateur, elle pourra s'élancer dans un air buniido et chaud. Mais la plante est sensible surtout aux froids et chaleurs extrêmes, qui peuvent la faire périr, bien qu'ils disparaissent dans la moyenne; ainsi, à Pékin, l'été est plus cbaud qu'au Caire, l'hiver plus froid qu'à Upsal, et la même isotherme relie Pékin à la côte tempérée de Bretagne! Alors, on introduisit les isothères et isochimëj^es, courbes d'éyale température moyenne pour six mois d'été ou d'hiver. Ceci est encore iusullisant : le végétal a des périodes critiques : germination, floraison, fructirication, pendant lesquelles T'influence atmosphérique est capitale, et où un accident intervient trop facilement hors de la moyenne. De plus, la chaleur n'intervient pas seule, mais aussi les actions cbimi(jues de la lumière, variables d'un végétal à un autre, ce qui conduit à l'étude individuelle de chaque espèce. On doit à Tisserand des expériences très intéressantes d'où il résulte, en particulier, que le nombre de jours de végétation d'une même espèce diminue à mesure que la latitude augmente: de plus, le blé do Norvège e&t en avance en France sur le blé de pays, celui de France en retard, en Norvège, sur le blé acclimaté. Il y a donc lieu de tenir compte des ipialités hérédriaircs actjiiisos, et il faut pousser plus loin que l'e.spèce pour arr.ver à la variété.

Il y a bien des difticultés et des incertitudes encore: pourejuoi adopter pour les plantes telle échelle thermométrique?

quel zéro ciioisir, sinon la température minimum par laquelle le végétal peut germer? Knrtn, 1 effet dé la chaleur n'est proportionnel ni au degré du thermomètre, ni au temps d'exposition, et la périodicité de la végétalion surpasse les actions chimiques, lumineuses ou caleriques. C'est là de la physiologie végétale, tandis que la météorologie agricole resie confinée dans la prodicttoû des temps. (V. isotuivRme. Carte t^n couleurs.)

— BiBi.iOGR. : E. Duclaux, Cours de physique et de météorologie; J. Costantin, les Végétaux et les Milieux cosiniques.

CLIHATO LOGIQUE {jik') adj. Qui a rapport à la climatologie : h'tuites ci.iMA roi.ooiQCKS. ii Qui a rapport aux climats : /Cléments » limatologiques.

CIJMAT0L0GIQUEMENT{Ji7f')adv. Au point de vuedu climat : Munt-T au VenlouT, c'est, climatologiquement, comme si l'un se dèjilnçatt ilt (9 degrés en latitude. (Martins.)

GLIMATORIAL, ALE, AUX adj. Qui a rapport aux climats.

CI.IMATOTHÉRAPIE {[li — du gr. klimas, atos, climat, et tliérapeuein, guénri n. f. Traitement de certaines maladies par le changement de climat, u On dit quelquefois

CLIMATHÉRAPIK.

— E.NCYci,. Le climat étant l'ensemble des conditions physico-chimiques dune contrée dans leur rapport avec les êtres organisés, il est facjle do comprendre qu'on ait songé à faire intervenir lo changement de climat, ou un climat dérini, pour modiiier heureusement l'état des individus. Au point de vue thérapeutique, on classe les climats en torrides, tempérés, froids {Michel Lévy, K.ochard), ou en climats insulaires et côtiers, humides, demi-humides ou socs, et climats continentaux, de montagne ou de plaine (Weber). Les climats insulaires et côtiers s'appliquent de préférence au traitement du lympbatlsme, de la scrofiile, de la faiblesse constitutionnelle ou acquise; les climats continentaux, au traitement des affections respiratoires, et spécialement de la tuberculose. (V. THKRMOTHËRAi'iE, SANATORiDM. J La c/imrt/of AeVrtpie vise, dans tous les cas, à augmenter l'activité des échanges organiques, et la pureté de l'air, sa richesse en oxygène, jouent, à cet égard, le rôle essentiel; mais, suivant les circonstances, l'eau, les matières salines, les variations de la pression barométrique, de la température, do Thumîdiié, de la luminosité (v. ce mot, et chromotuérapik/; agissent très efficacement dans le même sens.

— BiBLiOGR. : Welier. riimatot Itéra pie (Paris, 1876) ; Dujardin-Beaumetz, Dictionnaire de thérapeutique (Paris, 188Ô).

CLIMATURE n. f. Nature du climat, circonstances clîmaiologiques : La dégradation des forêts et des climatc- RBS, tous ces fléaux vont croissant. (Fourier.)

CLIMAX {maksM — du gr. klimax, échelle) n. m. Kn T. de rhélur.. Syn. peu usité du mot gradation.

GliMÈNC. .Myib. gr. Roi légendaire d'Arcadic, fils de .Schén -e ou T'-léc. De sa femme, Epicaste d'Argos, il eut une rtlle. numm<'-e Harpalyce, dont il devint amoureux. Il foleva Harpalyce à son mari Alastor, et eut d'elle un riU. Harpalyce déchira cet enfant do ses propres mains, et le lit servir sur la table de Climènc, qui se tua de désespoir.

CLIMUSBTTE n. f. Jeu. V. cugnk-mlseite.

CLIN (du gr. klinein. baisser) n. m. Action rapide d'abaisser, d'incliner : Ci. in de tête. (Vieux.)

— Fig. Action rapirle, instantanée : Les dieux, d'un seul CLIN de leur rotonté, peuvent voua empêcher de faillir. (Montaigne.) Tlnusité.]

— Clin d'fpil. Mouvement rapide de la paupière que l'on abatKse ou que l'on reb-vo involontairement ou avec quelque intention : Faire d^n cmn.h u<r\\. pour avertir quelqu'un.

— En ou Dan* un'clin d'œil. Subitement, rapidement : Eît ON ri.iN dVkii,, tout s'évanouit dfvant nous. (Mass.) il D'un dm d'fril. -Sans peine, sans efl'ort, très facilement.

— Mar. linrdttges a *lin, Bordages qui se recouvrent l'on lautrc d environ û".Oj, pourôtfe cloués ensomblo, ou

plutôt traversés par des clous rivés en dedans sur des viroles ou des vis à écrous. Il Bordages à double clin, Bordages dont les bords se superposent de deux en deux et chevillés comme les bordages à clin simple. (Les tôles de la carène se fixent de la même façon.)

CUNAGANTHE n. m. Genre d'acanthacées, tribu des dicliptérées, habitant la Malaisie.

iLes clinacanthes sont des herbes à feuilles à dentelures inégales, à fleurs disposées en cynies courtes.)

CUNAMEN {mèn' — mot lat.

dérivé de clinare, incliner) n. m. Déclinaison ^des atomes, dans le système d'Epicure : Le clinamen viole l'essence de la matière. (Fén.)

CUNANDRE (du gr. kh'nê, lit, et aiiér, andros. organe mâle) n. m. Cavité située au sommet du gynostème de

A\aut diiii caiiol bordé h clins.

certaines orchidées, et formant une fossette dans laquelle se loge l'anthère.

CLINANTHE (du gr. kliné, lit, et anthos, fleur) n. m. Pédoncule terminé par un plateau élargi qui porte des fleurs sessiles, comme dans les composées et les dipsacées. (Le co'ur ou fond de l'artichaut en ofl're un exemple bien connu.) Syn. de cliiixnthk.

CUNCAILLE, CLINGAILLERIE n. f., CUNCQUAIL-

LEUR et CLINCAILLIER n. m. Syn. anciens de quin'caillh,

IJUINCAILLERIL, y UINCAILLliiR.

CLINCAR ou CUNCART [kar') n. m. Navire caboteur à fond plat, en usage sur la Baltique.

Glinch, rivière des Etats-Unis d'Amérique, prenant sa source en Virginie, dans les monts Alleghanys ( Clinch Mounlains). et confluant avec le Tennessee à" Kingston, après un cours d'environ 300 kilomètres.

ClinchampS, comm. du Calvados, arrond. et à 8kil. de Vire, sur un aftl. de la Vire; 1.247 hab. Filature de laine.

Glinchant (Justin), général français, né à Thiaucourt (Meurthe) en 1820, mort à Paris en 18R1. II était, en 1870. général de brigade. Evadé de Metz, il reçut le commandement d'une division de l'armée do lEst. puis de cette armée elle-même, après la bataille d'Héricourt, et eut à négocier son entrée en Suisse. Il était, au moment de sa mort, gouverneur de Paris.

CLINCHE n. f. Syn. de clen'che. V. ce mot. CLINCLINIE {nt — du chilien clinclin, n. d'une plante) n. f. liut. -Section du genre polygala.

CLINE ou CLINUS (nuss) n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des blenniidés, comprenant de petites

formes allongées , compri-

mées, couvertes do petites écailles cycloïdes, à profil infléchi.

— Enctcl. Les cUties sont

argentés, avec des marques ^

brunes sur la tôle. Ovovivipares, ils sont répandus dans toutes les mers, de la Méditerranée au cap de Bonne-P'spérance, et appartiennent, sans doute, à une seule et môme espèce : lo cliuus argentatiis, commun dans la Méditerranée [bavecca de Nice).

La coloration varie suivant les individus, dont beaucoup sont monstrueux, et possèdent une nageoire caudale asymétrique et des nageoires impaires unies.

CUNFOC {fok') n. m. Foc très léger, amure sur un bout-doliors, poussé à l'extrémité du bout-debors do grand foc, et lit dcclinfoc,

Glinge, bourgdes Pays- Bas. V, Kli.nge.

Glinge (La), bourg do

Belgique (prov. de la Flandre orient.}, arrond. adrnin.

do Saint-Nicolas, arrond.

jiidic. de Tormondc. à la frontière des Pays-Bas, en faco lo bourg néerlandais do h'iiiiffi-; 2.179 hab.

CLINGMANNITE {klin'gh')a. f. Espèce minérale apparteiiarit a la laniillo des micas. Variété do margaritc.

CLINHYMENIE D. f. Bot. Syn. do orciiidcfunckir.

GliNIAS, père d'.^lcibiade. Il se signala pendant la guerre contre Xerxès en équipant à ses frais un navire, se battit vaillamment à Salamine (480 av. J.-C), et périt à la bataille de Coronée (447j.

CliniAS, philosophe pythagoricien, né àTarente (commenc. du iv« s. av. J.-C). Il était ami de Platon. Un philosophe de sa secte, Proros de Cyrène, ayant été ruiné jiar une révolution, Clinias racheta ses biens et les lui rendit. On raconte que Clinias avaii l'habitude, lorsqu'il allait se mettre en colère, de prendre sa lyre et d'en jouer pour se calmer.

Clinias, Grec de Sicyonedn' s. av. J.-C). Il par\'intà renverser les tyrans Eutydomo et Timoclidas, et fut alors mis à la tôte de la républii|ue par le peuple de Sicyone. Il fut le père du célèbre Aratos.

CLINICAT {ka — du gr. kliné, lit) n. m. Dignité de chef de cliiii(|ue.

CLINICIEN (si-in) n. m. Médecin oui fait de la clinique, qui étudie la médecine sur les malades. — Adjectiv. : Médecin CLIMCIKN.

CLINIDE (du gr. klinê, lit) n. m. Cellule produisant des spores par génération successive et non simultanée, et faisant partie d'un clinode. (Les champignons chez lesquels les spores sont produites sur un cliuidc sont dits clinidés.)

CLINIQUE (du gr. kliné, lit» adj. Qui appartient, qui a rapport au lit du nuilade; qui se fait près du lit des malades, sur le sujet uiéme, et non dans les livres et par la tliéorie : Lpçons cmmqdes. Médecine ( limque. n Médecin clinique. Celui qui visite les malades, par opposition à celui qui donne des consultations. (Vieux.)

CLINIQUE (môme étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Enseignement médirai qui se fait au lit des malades : CLïNigoK 7nédicale. Ci.iSKjtîK chirurgicale. Cotirs de clinique. Professeur de cli lyrE. ii Etablissement dans lequel les élèves apprennent, au lit même des malades, l'art de connaître et ae guérir les maladies, it Se dit suriout, aujourd'hui, du cabinet où le médecin donne des consultations gratuites ou d'un prix peu élevé aux malades qui viennent le trouver, et qui. par consé(|uent, ne sont nullement au lit : Se re7idre à la clinique du docteur.

Clinique (hôpital de la), hospice fondé par Louis XV (1774), rue des Cordeliers, à Paris, près du cullè^e do chirurgie, pour le traitement des maladies chirurgicales extraordinaires. Supprime à la Révolution, rétaldi (frimaire an IV) dans les bâtiments de l'ancien cloître des Cordeliers sous lo nom de cli/iique de perfectionnement, fermé ensuite à plusieurs reprises, il fut. enfin, placé (l^déc. 1834) sous la direction de l'administration hospitalière, puis de l'Assistance publique (i849). Au moment de sa suppression détinitive. cet hôpital était affecté à une clinique chirurgicale et à une clinique d'accouchement. V. policlinique, et polyclinique.

CLINIQUE (même étymol. qu'aux art. précéd. 1 n. m. Nom donné à des chrétiens qui. pour se rendre le salut plus facile, ne recevaient le baptême qu'au lit de mort, ou au moins à un âge avancé.

— Encycl. Hist. relig. 1^'iisage de renvoyer la réception du baptême aux derniers moments de sa vie était assez répandu dans l'Eglise primitive: tout le monde connaît l'exemple de Constantin. L'Eglise ne combattit pas les premiers cliniques; elle resjïectait le motif qui les faisait reculer devant la réception du sacrement : c'était le sentiment de leur indignité et de leur faiMesse; mais.

Elus tard, beaucoup de catéchumènes ne reculèrent leur aptéme que pour échapper aux sévérités des lois ecclésiastiques. Dans ce calcul, l'Etzlise vit un abus qu'elle condamna indirectement au concile de Néo-Césarée, en déclarant les cliniques irréyubers pour les ordres sacrés. Il paraît que le peuple s'opposa à l'ordination de Is'ovatien. parce qu'il était clinique.

GlINIS. Myth. gr. V.Clf.:in[S.

CLINOCÈRE OU CLINOCERA

{se) n. f. Genre d'ins-ectes diptères brachycères. famille des leptidés, comprenant des mouches allongées, noires, avec le thorax orné de bandes brunes, à antennes à stvle tomenteux et incliné. (L'espèce type du genre est la clinocera nigra d'Allemagne.)

, , , ,, Clinocêre (réd. d'un tiers).

CUNOCHLORE {klor) n. m. ' '

Silicate hydraté naturel d'alumine et de magnésie appartenant au genre chlorite, et ainsi appelé parce que la forme primitive de ses cristaux est un prisme clinorhombiquo.

— Encvcl. Le rlinochlore, dont la formule doit s'écrire :

IPMg'APSi'O'* ou H"Mg*APSi'0", dont le poids spécifique varie de 2,65 à 2,78 et la dureté de 1,5 à 3, est une substance d'un vert jfoireau ou foncé, qui se présente généralement en lames ou plaques de forme triangulaire, empilées les unes sur les autres, ce qui avait fait croire aux minéralogistes qui s'en occupèrent les premiers que c'était une substance hexagonale; mais Blake arriva à prouver qu'il apjiarlicnl réellement au système clinorhomhique. On a trouvé lo clinochlore dans la serpentine de West-Chester, en Pensylvanie. On rapporte à cette substance les cblorites de plusieurs loralités de l'Europe, notamment celles d'Achmatowsk dans l'Oural, de Schwarzenstein dans le Tyrol, d'Ala en Piémont et de Lougast en Bavière.

GLINOCLASITE n. f. Arséniate bydraté naturel de cuivre. S\ n. de Ai'HANÈSE.

CUNOCROCITE D. f. Sulfate hydraté naturel d'alcalis, alumine, fer.

CLINODE (du gr. klinâ. lit) n. m. Bot. Corps analogue aux basidos, mais composé de cellules très petites, allongées, simples ou rameuses : Chaque clinode porte une spore nue à ses extrémités, et se présente sous fmine de filet' ments plus on nmins lonqs. eo7}tinus ou clfâsonnés, naissant des cclliilrs qui ciinstituiut Ic pnrenc/n/})ie du réceptacle.

CUNOÉDRIQUE (du gr. klinein, incliner, et edrn, base) adj. Se dit, en minéralogie, des formes crist;illi"»es dans lesquelles les plans coordonnés sont obliques outre eux

f. Cuivro gris autimouiul. Syn. do

Clinomètre.

CLINOÉDRITE n.

PANAUASI:.

CUNOHUMITE n. f. Silicato naturel do magnésie et do fer, avoo potitu quantité do fluor. [La cliiionuinito so présente en cristaux héniicdriquos, jaunes uu blancs, à la iSomma (Vésuve).]

CLINOIDE (du gr. klinc. lit, et cidos, aspect) adj. So dit de quatrin apopliyses situées à la t'aco supêrieuro do l'os siiiiùnoldo, vt ijùi laissent onti'o elles un espaco rcctan- ■;iilair(\ la selle turciquo, Cjuo l'on a comparée à un Ut.

GlinOMAQUE, pliilosophe, né à Tliurium, dans la Lu- «■aiiie, au iv siècle avant notre ère. Il fut un dos disciples d'Kuclide, ot composa lo premier, au rapport do Dioyèno Laerce, un Traité sur les iixiotncs, las catf^ijories, etc.

CLINOMÈTRE (du gr. klinê, lit, ot riiétrun. mesure) n. m. Iiistruineiit destiné à mesurer l'inclinaison sur lliorizonlalo do la ([uille d'un navire, il Sorte de niveau d'eau monté sur une planchette et servant à déterminor l'inclinaison ot la puissance d'un tiloa niétalliféro ou autre.

\On dit aussi clino-

SCOPE.)

— Enctcl. Le clinojni'tre est uu niveau à lii|uide, placé sur une planchette qu'on tixe sur une cloison longiindinalo du navire. Le li(|uide employé est le mercure, et la différence de niveau des deux tubes vcrtiraux permet d'obtenir l'angle au moyen d'un flotteur qui lait déplacer une aiguille sur un cadre. On obtient alors la ditférenoe de niveau par la formule (/^Ltg», L étant la longueur de la flottaison. Cet mstrument est peu usité ; on se contente de lire, au départ et à larrivéo. les graduations de l'avant et de l'arrière à la flottaison.

CLINOPH^ITE n. f. Espèce minérale résultant do l'alt-'-ration de la pyrite.

CLINOPODE n. f. Genre do labiées, renfermant des espèces d Europe, d'Asie et d'Amérique septentrionale. [Le clinnpode vn/gaire {clinoiiodimn vnlf/nre) est une plante vivace, qui croît abondamment dans prestiue toute l'Europe.]

CLINORHOMBIQUE (du gr. klinein, incliner, et derliomhiqne) adj. Se dit, en minéralogie, d'un prisme oblique à base rhùniltiqui".

GLINOSCOPE n. m. Mar. Syn. de clinomêtre.

CLINOSTAT {sta) n. m. Appareil destiné à soustraire une plante en expérience à l'action fléchissante do la pesanteur et à celle do la radiation, et disposé de telle sorte '[lie les flexions géotropiques et héliotropiques sont à la luis supprimées.

CLINQUAILLE [ka-ill [Il mil.] — rad. clinquant) n. f. l'op. Argent, monnaie, ii On du aussi cliquaille.

CLINQUANT (A-(i)0,ANTE adj. Qui brille d'un faux éclat : lui Italie, L'tléyance native est clinqi;ante. (E. Chapus.) Inus.]

CLINQUANT [kan — part. prés, de l'anc. v. clinqucr; p Mit-étro de l'allem. klingen, résonner) n. m. Lame métallique brillante et légère, que l'on emploie dans les arts pour fabriquer divers ornements. (Se dit surtout des lames de cuivre doré ou argenté qui imitent l'or on l'argent.)

— Par ext. Objet brillant, maïs de peu de valeur roollo : Mobilier qui n'est que du clinquant.

— Fig. Ce qui, sous une apparence brillante, cache une nature défectueuse, une réalité qui manqvio do fond ou do vrai goût :

A Malherbe, ft Racan. pr.'férer Théophile.

Et le clinquant du Taatte à tout l'or de Virailo.

Ruii.iîAU.

CLINQUANTER (knn) v. a. Garnir do clinquant ; ClinyCANTt-R di's dentelles.

CLINQUE iklink'] n. f. Lame de fer en général. Il Bandes do fer servant do nasal, d'oreillette

ou de couvre-nuque, dans un casque. (Vieux.)

Glinsor, Ghlinschor,

Klingsor, etc., magicien doni lo nom [)arait pour la première fois dans le /'arziral de Wolfram d'Eschenbach. Selon ce poète, Clinsor est un duc de Capoue, descendant do Virgile , qu'une mésaventure galante a déterminé à étudier la magie, dans lo dessein do faire du mal aux hommes. Sa demeure est Schastolmarveil, dans lo pays do Terremarveille, no m s signilica-

Casqiic muni de clinqiies (xn » ).

tifs. Il jouo un rôle important dans la Guerre de la Wartiourg.

CLINTON n. m. Cépage américain do l'ospôco ripavia Clinton, ville dos Ktat-Unls (Etat lie Massachusetts), sur la rivière do Nashua, qui fournit ù son industrie de précieuses forces motrices ; ll.ooo hab. Manutactures do tapis, étoffes do laine et coton. — Ville dos Etals-Unis (Etat d'iowa), sur lo Mississipi; li.CGO hab. Ateliers du chemin de fer, fonderies, aciéries, papeteries, etc. — Ville de l'Etat de Missouri, sur le Grand-liiver, affluent du Missouri fiar rOsage; ri.700 hab. Fabrication do cirages.

Clinton, ville du Dominion canadien (Canada [prov. d Ontanoj). prés du lac Iluron ; 2.635 hab. Nœud de cheiiiiiis de fer.

Clinton Mames}, général américain, né dans le comté d'Ulsler I New- York) on I73fi, mort à Little Hritain on 1W12. 11 lit ta guerre au Canada en 17.')0, puis so jeta rians la unerre lio l'Itidépi^KJance, leva un régiment, fut fait colonel, et coniliattit au Canada. En ITTil. il était promu brigadier général ; il défendit étiergiqiicmont Foft- Clinton coutr'" le général anglais sir Henry Clinton (1777), et réussit à faire échapper une partie de la garnison. Il participa onsuile à l'expédition de .Sullivan contre les

Indiens (17791, au siège ot A la capitulation de Yorktown

). Après la signati Sénat dn New-lfork.

Lituro do la paix, il fut monibro du

Clinton (sir Ilr-nry). général nnplai«, néon Amérique eu i7:iK. mort en niiS. Fils d'un amiral, il s'engiigen dans larniée. Il prit part à la guerre de Sent, ans. et fut envoyé, en 1770, on Amérique, oi\ il contribua ù la prise do

New- York. Commandant on cnof en 1778, il s'empara do Charlosioii (iTsui, puis courut au secours du général C'ornwalli.-<, Idoqué dans Yorktown (1781), mais il arriva après la siguaiuio de la fameuse capitulation. Clinton, rappejé, publia un ouvrage, ;Vrtrrn(/fe jf licut. yen. sir Henry Clinton, relative lo kii conduct during part of lus comnuind of the kiny's Iruops in North America (Londres, I783), dans lequel il rejeta toute la l'auto sur Cornwallis. Clinton no rentra pins dans lo service actif. Il siéf^-ea à la Chambre des communes et fut gouverneur do Gibraltar, en ny5.

Clinton (George), général américain, né à New- York en iTjy, mort à Washington en 1812. Fils de Charles Clinton, Irlandais établi dans l'Etat do New-York, il combattit au Canada contre les Français (1756), puis soutint les droits des colonies contre l'Angleterre. Membre du Congrès do 1775, il vota la déclaration d'indépendance, devint brigadier général, puis gouverneur de New- York, do 1777 à 1705. Il s'opposa vainement à la Constitution do 1788, et devint le clief du parti républicain qui battit les l'édéralistes en isoo. Clinton redevint gouverneur de New- York (ISOI), puis fut élu vice-président des Etats-Unis, eu iSin -i'f en ISÛS.

Clinton (de WittI, homme politique américain, né à Littlo Britain (New- York) en 1769, mort à Albany en 1828. Fds de James Clinton et de Mary do Witt, il combattit avec vigueur les fédéralistes, dans les journaux et les réunions publiques. En 1802, il entra au Sénat de Washington ; de isnj à 18!5, il fut maire de New- York, sénateur et sous-gouverneur de l'Etat. Il so consacra à de grandes œuvres d'intérêt public et à la création de toutes sortes d'institutions charitables, industrielles, agricoles, scientitiques et litiéraires, qui firent beaucoup pour la prospérité de New- York. Il peut être considéré comme le créatour du grand canal de lErié, qu'il inaugura en 1825.

CLINTONIE (nî) n. f. Genre de smilaclnées, renfermant des plantes à rhizome rampant, à tige simple, originaires de rAniéritjiie boréale.

CUNTONITE (de Clinton, n. pr.) n. f. Genre de silicates hydratés, chez lesquels l'alumine, qui domine, est associée au fer, à la magnésie et à la chaux. (Les espèces de ce genre se présentent en paillettes disséminées dans certaines roches jdus ou moins métamorphi- (|ues.) Il Sous-genre établi par Tschermak, dans le genre précédent, sous le nom de ilintnnites proprement dites, w Silicate hydraté naturel, appartenant aux genre et sous-genre précédents. Syn. de seybehtitk.

CLIO n. f. Genre de mollusques ptéropodes, type de la famille des cliidês. caractérisé par la bouche entourée d'appendices coniques, les nageoires insérées sur les côtés du cou.

— Eniycl.II existe une dizaine d'espèces do clios , lépandues dans presque tout cijq

l'océan Atlantique, l'océan Indien, et dans la Méditerranée. La clio Borealis, des mers arcti(|ues, longue de 20 à 30 millimètres, vit par quantités énormes dans les mers du nord, où elle évolue rapidement par de grands mouvements de ses nageoires.

Clio. Mythol. gr. La première des neuf Muses, fille do Mnémosyne et de Zens. Son nom, en grec, signifie ctHi'brcr^ ylorifier; aussi est-elle, par excellence, la Muse de l'Epopée ou de l'Histoire. Il

ixiste au Vatican, aux Offices do Florence, au Louvre et dans d'autres musées d'Europe, do nombreuses staïues do Clio. On la représente avec divers attributs:

assise ou debout, tantôt couronnée de lauriers, tenant d'une mam un rouleau et de l'autre une trompette; tantôt avec une cithare, dont elle passe pour être l'inventrice. Son nom sert do titre au premier livre do V Histoire d'Hérodote, qui a mis les suivants sous la protection des ^.jj^^

huit autres Muscs. Clio

ayant os** un jour blâmer Aphrodite de son amour pour Adonis, la déesse, irritée, lui inspira une passion violente pour Piéros, oui la rendit mrre d'Hyacinthe, (^uel- ([ues mythologues lui donnent aussi pour lils Linos, Salème et Hyménéo. — Clio. nymphe océauido, compagne do Cyrène, la mèro d'Aristée.

Clio n. f. Planèto téléscopiquo, n* 84, découverle en 181*.:., par Luther.

CLIOCARPE u. m. Bot. Syn. do solanl\m.

CLIOCOCCA n. f. Bot. Section du genre Vmum (lin).

GLIODITE n. f. Genre do mollusques piéropodcs gymnosoines, famille des clUdt^s. com|irenant dos formes voisines des clios, dont elles difl'èrent par leur léte saillante, portée par un cou long ot semblant dénuée de tentacules. (On connaît trois espèces de cliodiics, habitant les mers de rAfritpio méridionale et des Moluques.)

GliON (Le), comm.de la Loire-Inrériouro, arrond. ot ù 2\ kilom. de Paimbœuf. sur le flouvo côtier la Haute IVrcho ; 2.366 hab. Ch. do f.

Kiat. Source ferrugineuse do ta Birochère. Dolmen.

CliON, comm.de l'Indre, arr. ei à :*« kil. doCbfiteauroux. sur l'Ozance, afll. do l'Indre: 1.002 liab. Ch do f. Orléans. M i n o te rie, pierre i^cbanx. Cbauello ot chftteau du xv» siècle.

CLIONIDÉS n. m. pL

Moll Syii, de ci.lIhES

CUPEUS OU CLYPEUS CUponi.

{pi'-ii!tx — lai. c/iprus, bouclier) n. m. Grand bnnclior rond, semblable à Vaspis dos Grecs, on usago cho2 ion Uomains

Clipper (canot).

CLINOÉDUITE — CLIQUETER

depuis Serviuï; Tullius. ii Disque on marbre ou on métal, sur lequel était gravée l'imago d'un dieu, d'un héros ou d'un grand homme- (On lo suspendait souvent comme exvoto ou comme ornement dans les temples.) n Sorte de bouclier, placé au sommet do la coupole d'une salle do bains do vapeur, qui manœuvrait au moyen d'une chaîne et permettait do laisser échapper de la vapeur et entrer de l'air. CLIPPER (kli'peiir' — mot angl. formé do to clipp, tondre, rogner) u. m. Nom donné à dos voiliers de fort tonnage, bons marcheurs, employés pour la navigation au long cours, il Canot de idai.saiice, de formes effilées.

— Encycl. Le Clipper était autrefois, on Angleterre, lo cheval vainqueur do la course. Ce nom s'applifpia aux rapides voiliers, à la mâture puissante et aux formes particulièrement minces, qui réunirent l'Angleterre à la Chine, et qui, grâce à leur solidié leur permettant d'all'ron- Jer la grosse mer du cap Horn, firent communiquer les deux côtesd'Amérique. Leurs traversées rapides restèrent célèbres, mais la vapeur sembla devoir les détrôner.

Pourtant, ils sont encore employés, et l'on en construit à quatre et cinq mâts. — Les

clippers de la Seine sont des canots de plaisance, longs et étroits, seuls points qui, avec la vitesse, les rapprocdient des magnifiques voiliers.

CliPPERTON, navigateur anglais du commencement du xviir siècle. Choisi pour premier lieutenant de Dampier par les armateurs anclais qui envoyèrent le Saint- Georyes ot le Cinq-Ports dans la mer du Sud, i lipperton ne s'entendit pas avec son chef, et, après avoir embauché vingt et un hommes de ré(|uipaye, s'empara dune barque récemment capturée, avec laipielle il parcourut les côtes de la Nouvelle-Espagne, puis traversa ensuite locéan Pacifique jusqu'à Macao, accumplissanl ainsi un \uyage vraiment extraordinaire. Cet exploit valut à Clipperiou d'être désigné, en 1718. par les négociants anglais, jiour commander un des deux vaisseaux qu'ils envoyèrent alors dans la mer du Sud. Mais cette expédition, mal conduite, échoua; Clipperton lut destitué par son équipage dans les Indes orientales, et son navire revint en Angleterre. Clipperton y rentra à son tour, et ne tarda pas à mourir de chagrin, après avoir publié une intéresaante relation de son voyage.

Clipperton (ïlk de), îlot situé dans l'océan Pacifique, dont la Franco et lo Mexique se disputent la possession.

CLIQUAILLE n. m. Linguist. V. clinqdaillic.

CLIQUART(Arar'— du vieux franc, cliquer, faire du bruit, résonner) n. m. Nom donné, dans la région do Paris, à la partie supérieure du hanc vert, lequel représente la partie inférieure au calcaire grossier à cérithes : Le cliquart fournit d'excellentes pierres de CQ7istruclni7i.

— Nom par lequel on désigne une mince couche de gypse compact, dans la socoude masse du système gypseux do la région de Paris.

CLIQUE [klik' ~ du vieux franc. cUqufr, pour claquer) n f. Coterie do gens méprisables, qui s'unissent ou s'entendent dans le but de cabaler, d'intriguer : Il est danyereur de se faire des eniienùs, surtout de ceux qui tiennent à quelque (-i.ique. (Rétif do La Bretonne.)

— Très fam. Individu méprisable, de laclasso ou clique des malhonnêtes gens : Votre huissier! oh ! quelle clique 1

— Arg. milit. Uéunion dos clairons et dos tambours d'un régiment.

— Jeux. Au jeu dit du » quarante do rois ", Kéunion do trois ou ([iiatro figures, cummo trois ou quatre valets, trois ou quatre dames, etc.

CLIQUE {klik') ou CUQUETTE (kèf) n. f. ou CLIQUET

{/■■*') n. m. Archéol. Pièce ronde el plate du fermoir, dans les pots et hanaps à couvercle, sur laquelle s'appuie le pouce (juand le vase, saisi par son anse ou poignée, doit rester ouvert. (Dans co sens, lo synonyme est possiiiu, ou

l'OUClER.)

— yerrur. Loquet avec cache-pouco ou palette.

CLIQUES n. f. pi. Linguist. V. cLAQtiE.

CLIQUET (kè) n. m. Instrument formé par un levier logèrenii'iii courbé ot pivotant autour d'un axo; il est disposé do façon A

empêcher une roue deiiléo do tourner dans un sens, tout en lui permettant do tourner dans l'autro. Il Outil que l'on emploie comme porto foret

!■ A canon ; 2. U''nforcé.

et qui permet do forer des trous dans une pièce métallique, quand on no peut faire usaye du vilebrequin ou do la machine A percer, ii Chez les orfèvres. Partie do la brisure <|ui entre (lans la cbariii-^re ot qui on sort quand on enlève la iringloito do for ou do cuivre qui réunit los diverses parties, n Polit ressort qui sort ù fermer un bracelet sur le bras.

— Cliquet de moulin. V. claqpkt.

— Cost, Cliquet fermoir. Système particulier d'agrafe.

— Péch, Syn. de cliqukttk.

— Télégr. Cliquet de frotfvmcnf on Cliquet de la roue de frottement. Celui <|ui. adapté sur te oété de ta roue correctrice do l'appareil télégniphi(|Uo Iluphes, s'atmisse en prenant appui sur la rouo de frottement, rendant solidaires tes unes des autres los roues des types, correcirico ot do frottement. Il Clquet d'i'chappcmeiit. Celui qui réunit l'axe intprimeur ot l'axe du votant, ù chaque émission do courant, ou i\ cliaque mouvomout do l'armaluro dans l'appareil lété^Tuphiquo Hu^;hes.

CLIQUETANT (ke-tan), ANTE adj. Qui clïquotto : les os Cl.itjtiK I AN rs d'un sqiirtcttc.

CLIQUETER (kf-li' — fréquent, do l'anc. fr. eltguflr,c\A- .|H.T. Double lo t devant due sylliibe muette : Je cliquette. lu clnjucltertu) v. n. Futro du bruit en so choquant.

CLIQUETIS — CLITOMACIIOS

CLIQUETIS {ke-tî — rad. cliqueter) n. m. Bruit produit par des corps sonores qui s'euire-choquent : CLiyCETis a'épées, de verres.

— Kig. Assemblage de mots, do figures, qui s'entrechoquent avec plus d'éclat que de sens et de goût : Cliquetis de sijUahes, de mots, d'antithèses.

— En T. de cliir., Syn. peu usité de crépitation. CUQOETTE [kèt') n. f. Ethol. Petit instrument fait de

deux ou trois lamelles d"os, do bois, d'ardoise, etc. (V. partie encycl.) [On rappelait aussi crotale. jnlnstrumentscmblable,dans lequel les parties, assemblées par leur base, sont adaptées à un manche en restant mobiles. V. CLiyi e.

— Pêch. Sorte de tilet, garni tout autour de petites planchettes dont le cliquetis attire, dit-on, le poisson. (,0n dit aussi cliquet. ) n Pierre trouée que l'on attache de distance en distance à la partie inférieure des filets pour qu'ils soient entraînés au fond de l'eau.

— n. f. pi. Pop. Oreilles, ii Jambes.

— Enctcl. Ethol. Les plaques de bois, etc. , de la cliquette sont disposées sur un axe comme les feuillets d'un livre, avec charnière, et destinées à produire un bruit sec en s'enire-cboquant. Lacliquotle était obligatoire pour les lépreux; ils devaient l'agiter pour avertir de leur présence quand ils passaient par les lieux habités. Parfois, ce mot est s3'nonyme de castagnettes. Au xvii' siècle, on entendait par « cliquettes «, des boucles d'oreilles à multiples battants. (Ce mot s'est employé aussi comme synonyme do heurtoir déporte.) ... - Cliquette.

— La cliquette ecclésiastique, au contraire de celle des lépreux qui avait trois ou quatre feuilles, n'en

Îiossède que deux; elle a servi à l'église, pour avertir es assistants quand il faut se lever, se prosterner ou s'asseoir. Par extension, peut-être, on donna ce nom, dans les couvents, à la cloche ou clochette qui sonnait le réveil.

CLIQUETTE ME NT n. m. Anc. syn. de cliquetis.

CLIQUOTTEMENT [ko-te-man) n. m. Bruit sec produit par le rei-bUu', lorsqu'on le fait ployer brusquement.

CLIQUOTTER [ko-té) V. a. Produire le cliquottemcnt.

CLISAGRE n. f. Pathol. Syn. de cléisagre.

CLISANTHÉES n. f. pi. Division des graminées, renfermant les panicêes. les lériées, alopécurées, phalaridëes. nardées. — Lue clisanthêe.

CLISE (du gr. klisis, même sens) n. m. Dans les manœuvres militaires, chez les Grecs, Mouvement de l'homme à droite (vers sa lance), ou à gauche (vers son bouclier). Le double dise ou métahole correspondait 3^\x demi- tour.

GLISÉOMÈTRE (du gr. klisis. éôs, inclinaison, et mtUron, mesurej n. f. Instrument destiné à mesurer l'inclinaison du bassin. (Aucun, jusqu'ici, n'est véritablement pratique.)

CLISIADE (du gr. klisias, ados, battant de porte) n. f. et adj. Se disait des portes qui donnaient passage aux chars, dans les hippodromes.

— n. f. Grande porte ; porte cochère. Il Porte d'écluse.

CLISIMÈTRE (du gr. klisis, éôs, inclinaison, et métron, mesure) n. m. Appareil servant à déterminer les différences de niveau par des mesures d'inclinaison, il On dit aussi

ÉCLIMÊTRK.

CLISIOCAMPA {kan) n. m. Genre d'insectes lépidoptères bombycinés, famille des bombycidés, comprenant des bombyx dé petite taille, dont les chenilles bleues, à bandes longitudinales rousses et jaunes, vivent en sociétés nombreuses et se chrysalident dans un cocon lâche, saupoudré de granules soufrés.

— Kncycl- Les espèces les plus communes sont le clisiocampa IS/eustria ou

bombyx livrée ; le clisiocampa castrensis ou livrée des champH, et le clisiocampa t'ranconica. Les femelles, plus grandes que les mâles, déposent leurs œufs en anneaux autour des branches. La première espèce est souvent très nuisible aux arbres fruitiers.

Glissa, ville d'Austro-Hongrie (Dalmatie) ; 3.500 hab. Vins et huiles. Forteresse qui commande la route do Spalato. Prise par les Vénitiens en 1494, par les Turcs en 1554.

GLISSAGE (««/) n. m. Action de garnir de clisses : Le CL1SSAGE d'un membre fracturé. Le clissage d'une bouteille.

CLISSE (altération du mot écNsse) n. f. Toclin. Petite claie d'osier on de jonc, employée pour faire égoiitter Icô fromages, il Enveloppe d'osier tressé, dont on entoure certaines bouteilles pour les emp/^cher de se casser, il Sorte do claie qui sert, dans le midi de la France, à faire sécher les pruneaux.

— Chir. Lame de bois ou de carton qui sort à maintODir les os fracturés, après qu'on les a remis. Syn. do attelle,

et KCLISSE,

GLISSER v. a. Garnir d'une clisse :

Clisskk une bouteille, il Mettre des clisses à : Clisser un membre fracturé.

GIISSON n. m. Toile do lin, blanche, employée pour la confection du linge d<corps, qui se fabriquait à Clisson, eu BrciaL - > tiv. :

De ta toile CLi«sos.

Glisson, ch.-I. de cant. de la Loire-Inférieure, arrond. cl à 24 kil. de iN'antcs, au confluent do la Sèvre Nantaise et do la Moine; 2.«04 h&h. (CUnsnnnaiH, nr«e*.) Ch. do f. Etat, Fabriques de toile. do mouchoirs, d'allumettes chimi-

aucs, papeterie, manufacturer do droguet, do futaines; lalure hydraulique de laine et de coton. Marchés do laino, de grains. — Le canton a 7 comm. et 12.095 hab. — Hiêtoire. Située dans le comté de Nantes, sur la frontière dito d«;* M arcive» franche» du Poitou et de Uretaqne, CVïMOQ [Cli»»onium OM C'/(c/itaj, qui existaitdès lo ix« siècle, conserva longtcmpH de» seigneurs particuliers. Le plus aDcicnnemi;nt connu, Olivier lo Vieux (xiii* s.), construisit le ch&teau. en n'inspirant, dit-on, dos foriorosso» chrétiooDC» nu il avait vue» en Palciline, durant les croisades. Lo connétable Olivier do Clisson augmenta l'étooduo ot la

force du château. Il engagea contre son suzerain, le duc de Bretagne, une lutte dans laquolle ses descendants furent \aincus. François II, duc de Bretagne, s'empara do Clisson ; il en répara les murailles (1464). Il transmit cet liéritage aux barons d'Avaujour, auteurs des derniers agrandissements que le château reçut au xvii" siècle. En 1793,

Clisiocampa (gr. nat.).

Château de Clisson.

Kléber mit le feu au château de Clisson, pour empt^clier les Vendéens de s'y retrancher, et l'annûe suivante à la ville elle-même, dont la population fut dispersée. Do 1800 à 1805, le diplomate et sénateur du itrcnilcr Empire, Cacault, et le sculpteur Lemot, membre de l'Institut, charmés du site pittoresque de Clisson, rebâtirent dans le goût italien la ville qui, dès lors, a été appelée lo Tivoli français. Le château, monument historique dont les ruines sont recouvertes de végétation, élève ses remparts encore couronnés de mâchicoulis au-dessus de 1 « garenne Levioty parc orné à l'antique de temples, de statues (bain de Diane, temple do Vesta). L'église do la Trinité a ôlé reconstruite sur des déltris romains. Deux ponts, dont l'un gothique, traversent la Moine.

Clisson (Olivier de), connétable de France, né au château de Cl'sson en 133G.mort au château de Josselin en U07. Fils d'Olivier III de Clisson, qui ..vait été décapité en 1343 sur l'ordre de Philippe VI, il suivit d'abord le parti anglais. C'était répo(|ue de la guerre de succession de Bretagne. Clisson combattit à la bataille d'Auray contnr Du Guesclin, qui devait être plus tard son frère darmos. Il se brouilla ensuite, pour une affaire d'intérêt, avec Jean IV de Montfort, lo protégé des Anglais, et enfin, il passa, en 1370. au service de la France, pour y rester désormais. Il se couvrit de gloire pendant les guerres de Charles V contre les Anglais, et, dès Icdébutdu règne de Charles VI, le 28 octobre 1380, fut nommé connétable. Il dirigea, en cette qualité, les campagnes do 1382 et de 1383. Chef du parti des " Marmousets n, il parvint, en 1388, à faire disgracier les oncles du jeune roi et s'empara du pouvoir, pour le plus grand bien du pays. Jean de

Montlort essaya, pour la seconde fois, de le faire assassiner, en 1392. On sait que Clrarles VI, poursuivant le meurtrier Pierre do Craon, fut frappé de folio près du Mans. Dès lors, Clisson, écarté à son tour du pouvoir, condamné au bannissement et à une amende de 100.000 marcs, dut regagner la Bretagne, où il mourut. Brave à l'égal de Du Guesclin, doté à un plus haut point dos qualités qui font lo grand capitaine, barliare comme homme de guerre, mais très Don comme homme privé, Clisson fut, en somme, une personnalité considérable de son temps.

— BiBLioGR.: A.Lefranc, 0/^ïuier rfe C/iison (Paris, 1898).

CLISTAX [stalcss] n. m. Genre d'acanthacées, comprenant des arbrisseaux du Brésil.

CUSTER [sté) V. a. Luter une poêle établie sur son fourneau, dans les salines, il On dit aussi clistricr.

ClISTHÈNE, tyran do Sicyone, le dernier des Orthagorides, mort vers 580 avant notre ère. II succéda à son grand-père Myron et combattit l'aristocratie dorienno du pays. Il prit part à la première guerre sacrée contre Cirrha (595). et lutta contre Arpos. Il maria sa fille Agariste à l'Athénien Mégaclôs, tils d'Alcméon. Il fut renversé par les Spartiates, et mourut pou après.

GlisthÈNE, homme d'Etat athénien, petit-fils du précédent. Fils de Mégaclès et d'Agariste. il était lo chef de la puissante famille des Alcméomdes, exilée d'Athènes par les Pisistratides, et il eut la part la plus considérable à l'expulsion d'IIippias (510). Nommé archonte éponyme, il OUI â lutter co:itre la faction oligarchique, qui avait pour chef Isagoras ; il résolut de s'appuyer sur les classes inférieures et do modifier les lois do Selon dans lo sens démocratique. Cet oupatrido, issu d'une raco illustre, fut le vrai fondateur du régime populaire à Athènes. Il brisa l'antique or^^'anisation des quatre tribus, où se conservait l'influonco héréditaire dos familles nobles. Il divisa la population en dix tribus, où il fit entrer les habitants dos bourgs ; il y incorpora aussi dos étrangers domiciliés [métèques). Chaque tribu était divisée en un certain nombre do démos qui avaient leurs magistrats, leurs registres, leurs fétos et leurs assemblées. Lo nombre des sénateurs fut porté à 500, ot chaque tribu en nommait annuellement 50. Los assemblées du peuple furent fondues plus fréquentes; et c'est probablement à

Statue du connétable de Clisson, d'après Friîrniet.

cette époque que le tribunal des héliastes reçut ses principales prérogatives. Cet élargissement de la cité politique et civile eut d'immenses résultats ; et le peuple eut désormais une action directe et prépondérante sur les affaires publiques. Clisthène l'arma en outre do Vostracisme ou droit de bannir pour dix ans un citoyen dont la puissance pouvait devenir un danger pour la liberté. Cette révolution ne s'accomplit point sans orages : Isagoras et l'aristocratie sollicitèrent l'appui des Spartiates, qui envoyèrent le roi Cléoniène à la tète d'une armée (507). Clisthène fut proscrit avec 700 familles atliéniennos, et la cité fut soumise à un conseil oligarcliiquo de 300 eupatrides. Mais, bientôt, le peuple, soulevé, emporta la citadelle, chassa les Lacédémoniens et les oligartjucs, rappela les bannis, et confirma solennellement les lois do Selon avec les réformes de Clisthène.

CLISTOSAGGUS {sto, kuss) n. m. Genre do crustacés cirripèdes, sous-ordre dos rliyzocé|diales, voisins des saccu- Hues, vivant en parasites sur divers autres crustacés.

— Encycl. Les c/i*/osncc»5 sont des crustacés dégradés, ù corps allongé et cylindrii|ue, représentant un petit sac, sans membres, fixé au corps de l'hôte par un pédicelle émettant des filaments radiciformes. C'est par ces prolongements que se nourrit le clistosaccus, dont l'espèce type est le clistosaccus payuri, parasite des bernard-l'ermite des mers du ni»rd.

CLISTRANTHE H. m. Bot. Syn. de pkra.

ClITANDRE, personnage de comédie, qui remplit ordinairement les rôles d'amoureux. 11 fij^ure, avec co caractère, dans un grand nombre de pièces de l'ancienne comédie.

Clitandre ou V Innocence délivrée, tragi-comédie do P. Corneille, en cinq actes et en vers, représentée en 1630. Cette pièce est la seconde de l'auteur. On avait reproché à Mèiite do n'être pas dans la règle des vingtquatre heures, et d'être, d'ailleurs, trop dénuée de mouvement. Corneille fit Ctitandre comme par bravade, pour prouver à ses censeurs qu'en oltservant cette règle il pourrait donner une pièce neaucoup plus comidiquéo d'incidents, mais qui ne vaudrait rien. S'il a observé la règle des vingt-quatre heures, on peut dire qu'il s'est peu embarrassé do celle de l'unité d'action, la seule vraiment nécessaire. Elle est remplacée dans sa pièce par une profusion d'aventures et d'incidents, ilitanare no peut s'analyser, tant il y prodigue les complots romanes((ups, les jeux de scène mouvementés, les rcocontrcs extraordinaires; c'est un vrai roman mis en drame.

CLITANDRE n. m. Genre d'apocynacées, tribu des carissées, renfermant des arbustes sarmenteux do l'Afrique tropicale.

Clitarque, historien grec, fils de l'hislorien Dinon (fin du i\" s. av. J.-C). 11 fut élève de Stilpoii de Mégare. On ne sait s'il suivit Alexandre le Grand dans ses campagnes d'Asie ; en tout cas, il vécut à la cour du premier Ptolémée. C'est là qu'il termina son Histoire des campag7ies d'Alexandre, ([ui comprenait au moins 12 livres, et dont on possède d'assez nombreux fragments. Clitarque manque entièrement do sens critique ; écrivain emphatique, il se plaît surtout aux avent'ires romanesques. Il a été la source principale de la plupart des historiens d'Alexandre : Diodore. Justin, Quinte-Curce, Plutarque ; c'est surtout de lui que vient la légende d'Alexandre, si chère au moyen âge.

ClitÉ. Myth. gr. Fille du devin Mérops, et lemme de Cyzikos. Elle se tua de dé^espoir à la mort de son mari, tué par les Argonautes; elle donna son nom à une fontaine, Turmée par les larmes des nymphes. — Uno desDanaïdes, fiancée do Clitos.

GLITELLION (tel') n. m. Genre d'annélides-oligochètes limieolos, famille des tubificidés, tribu des tubificinés, comprenant des vers vivant dans la vase marine, et caractérisés par leur clitellumsétenilantdudixièmeau douzième anneau- L'espèce type du genre clitellion est le clitelHoo noir {clitellio ater) de la Manche.

CLITELLUM {tH'lom') n. m. Appareil formant ceinture saillante sur le corps des lonilirics ou vers de terre, et qui augmente ou disparaît, suivant que les individus sont plus ou moins près de la période d'accouplement.

— Encycl. ha clitellum, dont la position est importante

f)our la détermination des genres, n existe pas chez tous es lombrics ; on a utilisé ces divers caractères pour la classification. Les lombriciens se divisent en' dite l lien s, dépourvus de cliLellum, intraclitelUens, et postclilelliens. ClitERHOE, ville d'. Angleterre (comté de Lancastre), sur lo tleuve côtier Kibble, près du PendIe-Hill ; 10.815 h. Manufactures de tissus de coton, fonderies et briqueteries, papeteries; sources minérales. Ruines d'un ancien château du XII" siècle.

CLITHRIS (triss) a. m. Bot. Section du genre cénangion.

CLITOCYBE n.m. Genre de champignons, de la famille des agaricinées, caractérisé par ses spores blanches et ses feuillets se prolongeant le long du pied, bien au-dessous du clia|ieau.

— Encycl. Beaucoup d'espèces ont un chapeau en entonnoir; ce sont, en général, do grands champignons à pied épais, charnu; chez (pielquesuns, le diamètre du chapeau peut atteindre jusqu'à O^.SO. Co genre comprend très pou d'espèces sus pectes et beaucoup do comestibles , quelques-unes ont une odeur très agréable dauis. V. champignon.

CUTODÈME. Biogr. V. Clidèmt.

CLITOGRAPHE (du gr. klitos, incliné, et tjrnphein, écrire) n. m. Insti u nient servant à trouver les pontes de»

terrains et tes distances entre les points nivelés.

GlitOMACMOS, athlète thébain (fin du m' s. av. J.-C). Il se rendit célèbre en remportant aux jeux Olyra-

(lues, le même jour, les prix do la

Clitoffraphe : I. A rai- Diireti ; '1 A cadre.

lutte, du pugilat et du pancrace. Au rapport d'EIion, tant quo Clitoraachos put concourir aux jeux publics, il vécut, pour consorvor ses forces, dans la plus complète continonco.

GUTOMACHOS, philosophe, néàCarthage vers l'an I7r> av. J. C. il purta Uaborii lo nom d'Hasdrulial. Il s'occupa lit' philubupliio Uaus sa pairio cl composa piuu-ôiro «luol- (jues ouvrages dans sa langue uiatoniullo. Il vint à Alhènos à l'àgo do viiigi-4uatro ans, Iruquenta les diHerentes écoles ot devint un adopte do la nuuvullo Académie, (ju'il dii'igi'a après la mort do Carnoado. 11 se tua vers

I aQ iio. Uiugone lui atinbuo plus do i|uatro cents traites.

GuTONYME, liisluriea grec, prubablomont do l'époque aloxandrino. 11 avait composé divois ouvrages sur l'iustoire do rUulie, do Sybans, do la ïhraco. Nous possédons do lui iiuolipiL-s fiagmeuLs, locuoiilis dans les Fraymenia /tistortcoritni yrs- orum de Ch. .MùUor.

CliTOPHON, historien et géographe grec, nô à Rhodes, sans douLO do lépoque alcxaiidnue. 11 avait composé divers ouvrages sur 1 Inde, sur la (ialatiu, sur lestondations do villes. On possède do lui quelques tragments.

Clitophon et Leucippe, roman grec publié au v* siècle par Achille 'latius, eu 8 livres. C'est une histoire d'amour, mêlée do descriptions géographiques et d'épisodes mytimlogujues.

GLITOPILE M. m. Section de champignons du genre agaric, pouvant être pris comme synonyme de clitocvbk.

GliTOR. Myth.gr. Un des lils do Lycaon. — Fils d'Azan, roi d Arcadio. ^11 donna sou nom à. la ville de L'IUorj eu Arcadie.j

GLITORIDIEN, ENNE i^di-in, en) adj. Qui a rapport au clitoris.

CLITORIE n. f. Genre de légumineuses-papilionacées, tribu des phaséolées, cumpreuant des plantes herbacées ou frutescentes, volubiles ou dressées, qui croissent presque toutes en Amériijue.

— K.N'CYCL. Los cliiories sont des plantes ou des sousarbrisscau.t souvent vulubiles, qui ont beaucoup de ressemblance avec les glycines. Leurs grandes Heurs blanches, bleues, pourprées ou rouges, sont solitaires ou diversement gruupees. Ce genre comprend encore vingtcinq espèces, qui presque toutes hab.tent l'Amérique. Dans 1 Inde et aux Moluques, croit la clitorie de Ttriiale. Les Indiens emploieni ses deurs pour colorer le riz cuit, les gâteaux et autres mets ; en les traitant par l'eau vinaigrée, ils en obiienuenL un extrait pour teindre la toile en bleu. Les clitones sont cultivées dans les serres chaudes.

CLITORIS [riss — gr. kteitoris ; de kleiô, je ferme) n. m. Petit organe erectile, SI tué à la partie supérieure de la vulve.

— E.NCYiL. Le clitoi'ts est, chez la temme et les l'emeiles demammitercs, l'homologue, dans une certaine mesure, de la vergo des mâles. Constitué par deux corps caverneux sans corps spongieux, il n'a point de gland véritable, bien qu'on doune ce nom â son extrémité ; il ne contient point le canal de 1 urètre. Il est bridé par un repli des petites lèvres appelé frein du clitoris. 11 est le siège des sensations voluptueuses.

GLITORISME i^rissm'] n. m. Erection maladive du clitoris.

II Usage cuiiire nature d'un clitoris qui a des dimensions exceptionnelles.

GLITORISMIE {stni)u.î. Développement exagéré du clitoris, qui eu exige parfois l'amputation.

CLITORITOMIE n. f. Amputation du clitoris.

CUTOS. Myth. gr. Un des Egyptidos, fiancé do Clité. — Troyon, tils ae Pisénor, et compagnon de Polydamas. (Il fut tué par Teucer.) — Fils de Mautios et petit-tils de Mélampo. (L'Aurore l'enleva à cause de sa beauté.) — Père do Cliysouué ou Toroné, épouse de Protée. — Amant de Palléue, rille de Sithun, roi de Thrace. 'Dans la lutte qu'il eut i soutenir contre Dryas pour oOtenir la main de Pallèno, il vainquit sou rival grâce au stratagème de Palléno qui avait gagné le conducteur du char de Dryas. Sithon, ayant découvert la ruse, voulut faire périr sa fille sur le bûcher ; mais Aphrodite fit tomber une pluie qui éteignit le fou; Siihou pardonna et unit les deux amants.)

Glitos, surnommé Mélas {h A'oir), un des lieutenants d'Alexandre. Il était frère de llellaniké, qui fut la nourrice d" Alexandre, et dont le mari, Androuicos, commandait les mercenaires grecs. Clitos était très aimé d'Alexandre, à qui il sauva la vie au passage du Granique (334). A la bataille d'ArbelIes, il Commandait l'escadron royal des hétaïres. Kn 330, il fut rais à la tôte d'une des deux hipparchies récemment créées. En 328, il fut chargé de remplacer Artabaze, satrape do Bactriane. Mais, dans un banquet, il osa critiquer le luxe nouveau du roi et ses complaisauces pour lus llatteries, en exaltant la simplicité et les exploits do Philippe. Alexandre, qui était ivro, saisit la surisse d'un des gardes, et ea perça Clitos, qui mourut sur-le-champ (328}. Le roi en témoigna, dit-on, un violent désespoir.

Glitos, surnommé Leucos (^e Blanc), amiral macédonien. 11 suivit Alexandre le Grand dans sa campagne d'Asie, où il ne joua d'ailleurs ([u'un rôle très secondaire. Il fut renvoyé en Macédoine avec Cratère ol les vétérans licenciés {'it\). 11 commanda la dette macédonienne dans la guerre lamiaquo, et battit les Athéniens près des ilos Echinades {322j. Il en connut tant d'orgueil, qu'il se fit appeler Poséidon et prit pour attribut lo trident. Au partage dû 321, il obtint la Lydie, qu'Anligone lui enleva en 319. Il revint alors on Macédoine, ot se mit au service do Polysperchon. Il livra Phocion aux Atliônions. Il commanda do nouveau la Hotte macôdonionno ; en 318, il battit .Nicanor devant Hyzance ; mais, lo lendemain, il fut surpris ot complètement défait par Antigono. Il périt on essayant do retourner en Macédoine par terre (318).

Glitos, roi dlllyrio, fils do Bardylis. Il profita du moment où Aluxandro laisait la guerre au delà du Danube pour se révolter contre la Macédoine (335 av. J.-C). Alexandre marcha contre lui, le battit, ot Clitos so réfugia chez los Taulantins.

Glitumne (Io Clitumnus des Latins), petite rivière d ltalH\ haigiiaiit Spolôto ot se jetant duiis lo Topino, allluent du Tibre.

GlitUS, Juif né ù. Tibériade (i" s. av. J.-C). Il excita, daus sa ville natale, une révolte contre los Koinains sons lo rè^fiio do Vespasicn. Condamné à avoir los deux mains trancIn-M's, il obtint de Josèpho d'en conserver une, à la coii'litiunde se couper l'autro lui-mémo, co qu'il fit aussitôt.

CLITOMACIIOS

Page 1