‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 642 sur 870 · Désaboutement; 2. Désaboutement d'armature · texte numérisé non relu

Désaboutement; 2. Désaboutement d'armature

DESABUSEMENT (man) n. m. Action de désabuser; état d'une personne désabusée : Le désabusement est la maladie dominante du siècle. (Ch. Lemesle.)

DÉSABUSER v. a. Tirer d'erreur, faire perdre une fausse croyance à : Désabuser quelqu'un, l'esprit de quelqu'un. Désabusé, ée part. pass. du v. Désabuser.

— Substantiv. Personne désabusée : Les désabusés soupirent après le néant. (Boiste.)

— Allus. littér. :

Je vois, je sais, je croîs ; je suis désabusée. Vers de Corneille dans Polycucte. V. Polveucte.

Se désabuser, v. pr. Cesser d'être abusé, revenir d'une fausse opinion, d'une fausse idée.

— Syn. Désabuser, détromper. Quand une erreur consiste seulement dans la fausseté d'un fait, on détrompe en montrant que le fait n'a pas eu lieu; quand l'erreur entraine à sa suite des espérances mal fondées, on fait plus que détromper celui qu'on éclaire, on le désabuse.

DÉSACCEPTER [zak'-sé-pté) v. a. Refuser ce qu'on avait d'abord accepté. (Vieux.)

DÉSACCLIMATEMENT {za-kli, man) n. m. Action de désacclimater; état de ce qui est désacclimaté.

DÉSACCLIMATER {za-kli) v. a. Changer de climat, faire perdre l'habitude du climat à : Désacclimater une personne, une plante, des animaux. 11 Fig. Enlever à son milieu naturel.

Se désacclimater, v. pr. Perdre l'habitude d'un climat.

DÉSACCOINTANCE {za-kou-i7i-tanss — rad. désaccoiiitej^) n. f. Abandon de la société, de la fréquentation de quelqu'un. 1; Fig. Défaut de rapport, éloignement.

DÉSACCOINTER Iza-kou-in) v. a. Rompre l'accointance de : DÉSACCOINTER des amants. (Peu usité.)

DÉSACCOMMODER (za-ko-mo) v. a. Cesser d'accommoder. (Vieux.)

DÉSACCOMPAGNER (za-kon [gn mil.]) v. n. Cesser d'accompagner.

DÉSACCORD (zn-kor' — subst. verbal de désaccorder) n. m. Manque d'accord dans les sons, dans les instrumeats, dans les voix.

— Par anal. Défaut de convenance, d'harmonie : Désaccord entre les actes et les paroles.

— Fig. Défaut d'entente entre les personnes ou les sentiments; mésintelligence : Familles en désaccord.

DÉSACCORDER < za-kor') v. a. Mus. Détruire l'accord do : Le froid, le cfiaud, l humidité désaccordent les instruments.

— Par anal. Détruire, cmpfichor l'harmonie, la convenance do : Draperie voyante qui désaccorde im tableau.

— Fig,«Jeter le désaccord, le dissentiment, la mésintelligence entre : Jl suffit parfois d'un racontar pour désaccorder un ménage, n En partie, Désunir des fiancés qui ont fait leurs accordaillcs.

Se désaccorder, v. pr. Mus. Perdre l'accord. 11 Fig. Cesser de s'accorder, d'être du même avis.

DÉSACCOUPLEMCNT (za-kou, man — rad. désaccoupler) n. m. Séparation dns objets accouplés, unis par paires : DÉHArcoupLi-MiiNT des draps de lit. 11 Séparation d'animaux qui étaient accouplés.

DESACCOUPLER (za-kou) v. a. Séparer ce qui était accouplé, mis par paires ; Désaccodpler des draps de lit. Il Faire cesser l'accouplement de ; Désaccodpler des pigeo7is.

~ En T. de véner., Enlever à des chiens courants accouplés la couple qui les retenait attachés deux à deux, ou couplés.

Se désaccoupler, v. pr. Cesser d'être accouplé, n En T. de véner., Se dit de chiens courants qui, réunis par la couple que tient un valet de chiens, s'en débarrassent subrepticement.

DÉSACCOUTRER {za-kou) V. a. Oter l'accoutrement de ; Désaccoutrkr des masques.

Se désaccoutrer, v. pr. Oter son accoutrement.

DÉSACCOUTUMANCE {za-kou, 'manss — rad. désaccoutume}-) n. f. Perte d'habitude. (Vieux.)

DÉSACCOUTUMER {za-kou) v. a. Défaire d'une habitude : On a bien de la peine à désaccoutumer un ivrogne du l'in.

Se désaccoutumer, v. pr. Se déshabituer.

DÉSACCUMULER (za-ku) V. a. Détruire l'amas de : DÉsaccumui,p:r (/<','; matériaux. (Peu usité.)

DÉSACHALANDAGE {dai' — rad. désachalander) n. m. Perte des chalands: état de ce qui est désachalandé : Le manque de soin entraîne le DÉS achalandage de tout établissement.

DÉSACHALANDER v. a. Faire perdre ses chalands, ses pratiques à : Un mauvais bruit suffit à désachalander JU1 comiytereant, une boutique.

Se désachalander, v. pr. Perdre ses chalands.

DÉSACIDIFICATION iza-si,si-on— rad. désacidifier)n.(. Action de désacidifier un liquide.

DÉSACIDIFIER {:a-si) v. a. Techn. Détruire l'acidité : DÉSACiniFiKR un liquide.

Se désacidifier, v. pr. Perdre son acidité.

DÉSACIÉRATION (za-si, si-on) n. î. Métall. Action de désaciérer du fer aciéré par im recuit au rouge qui le détrempe.

DÉSACIÉRER {za-si) v. a. Détruire l'aciération du fer aciéré en le détrempant par un fort recuit.] Se désaciérer, v. pr. Perdre son aciération.

DÉSAFFAIRÉ [za-fé), ÉE adj. Qui n'a rien à faire. (Peu usité.) Il On dit mieux désœuvré, ée.

DÉSAFFAMER {za-fa) v. a. Apaiser la grosse faim de : Désaffamer un pauvre.

Se désaffamer, v. pr. Cesser d'être affamé; apaiser sa grosse faim.

DÉSAFFECTATION {za-fèk', si-on) n. f. Action de desaffecter.

— Encycl. Depuis 1793, tous les gouvernements qui ont occupé successivement le pouvoir en France se sont arrogé le droit de régler, sans avoir recours au Parlement, V affectation ou la désaffectatioji des immeubles ou objets mobiliers appartenant à l'Etat. L'exemple le plus frappant en est. à Paris, le Panthéon, qu'on a vu passer sept fois du culte à la laïcité, en vertu simplement de décrets et d'ordonnances. Le même arbitraire a régi les biens communaux jusqu'à la loi du 5 avril 1884 sur l'organisation communale. Les articles 120 et 169 de cette loi ont décidé que l'affectation ou la désaffectation des biens communaux, qui ont été consacrés, en dehors du Concordat, soit au culte, soit à des établissements quelconques, ecclésiastiques ou civils, ne pourraient avoir lieu qu'en vertu d'une délibération du conseil municipal, et que celle-ci ne deviendrait exécutoire que lorsqu'elle aurait reçu l'approbation du ministre de l'intérieur.

DÉSAFFECTER {za-fèk') v. a. Retirer l'affectation, la destination qu'on avait assignée.

DÉSAFFECTION (za-fè-ksi) n. f. Perte de l'affection : Encourir, Essuyer, Mériter la désaffection.

DÉSAFFEGTIONNEMENT(=:«-/'t"'Â-'-5("-o-»e-ffmn — rad. rfffsaffectionner) n. m. Perte, refroidissement de l'affection : Une affection déi'aisonnable est souvent suivie de désaffec-

TIONNEMENT.

DÉSAFFECTION NER {za-fèk' -si-o-né) v. a. Détacher, éloigner, détruire l'affection de : L'injustice et l'ingratitude DKSAFFFCTioNNENT uos meilleurs amis.

Se désaffectionner, v. pr. Perdre l'affection que l'on avait. Il Désaffectionner à soi, éloigner de soi : Un mauvais chef SE désaffectionne tous les cœurs.

DÉSAFFIUER {za-fî) v. a. Faire cesser l'afaiiation d'une personne qui était afriliée.

Se désaffilier, v. pr. Se retirer d'une affiliation.

DÉSAFFLEUREMENT {za-fleu, man) n. m. Action de désattleurer; état de ce qui est désaffleuré : Le désaf- FLEUREMENT des pièces d'un parquet.

DÉSAFFLEURER {:?a-fleu) v. a. Détruire l'affleurement de : DÉSAFFLEURER dcs dalles.

— v. n. Techn. Déborder, en parlant de certaines parties d'une construction ; Pierres qui désaffleurent.

Se désaffleurer, v. pr. Etre, devenir désaffleuré.

DÉSAFFOURCHEMENT(r(i-/'owî-', man) n. m. Action de désaffourcher.

DÉSAFFOURCHER {za-four') v. a. Lever une des ancres d'affourche.

Se désaffourcher, v. pr. Etre désaffourché.

DÉSAFFRANCHIR (za-fr-an)v. a. Assujettir de nouveau, faire retomber dans la servitude : Dêsaffranchib un peuple.

DÉSAFFRONTER [za-fron) v. a. Faire réparation d'un affront. (Vieux.)

— Kn T. de constr.. Faire cesser un affrontement.

DÉSAFFUBLER {za-fu) v. a. Dépouiller de ce qui affublait.

Se désaffubler, v. pr. Se dépouiller de co dont on était affublé.

DÉSAOENCEMENT {jan-se-ynaîi) n. m. Action do désagenror; état do co qui ost désageucé.

DÉSAGENGER {jan-sé. — Prend une cédille sous le c devant A et o ; Nous désagençons. Je désagençai) v. a. Détruire lagoncoment do : Désagencer une machine.

Se désagencer, v. pr. Etre, devenir désagoncô.

DÉSAGRAFER V. a. Détacher les agrafes do : Désa- CRAFER U7ie robe. Il On dit plus ordinairement dégeafee. Se désagrafer, v. pr. Etre, devenir dégrafé.

DÉSAGRÉABLE adj. Qui déplaît, qui n'agrée pas, nui cause une impression pénible : Goiit. Orfeur désagréable. Persojiue, Discours, Aventure désagréable.

DÉSAGRÉABLEMENT adv. D'une manière désagréable.

DÉSAGRÉER {du préf priv. dés, et de aqrëer) v. n. Etre désagréable à : L'éloge nous désageée rarement.

DÉSAGRÉER (du préf. priv. dés, et de agrès) v. a. Mar. Oter les agrès : Désageeeb un vaisseau. (Vieui.) ii On dit

auj. DÉGEÉEB.

— Intransitiv. Perdre ses agrès dans un combat, dans une tempête.

DÉSAGRÉGATEUR (rad. désagréger) D. m. Techn. Machine employée dans la mouture dii blé, opérée au moyen de cylindres. (Elle agit en déshabillant, en séparant de leur enveloppe les gruaux et semoules encore adhérents au son. [On l'appelle aussi déshabilledr.] Les organes principaux du désagrégateur sont deux ou plusieurs cylindres striés, entre lesquels passent les gruaux.)

DÉSAGRÉGATION [si-on — rad. désagréger) n. f. Séparation des parties ou molécules qui composent un corps. Il Par ext. Séparation, désunion des parties qui composent un tout quelconque : La désagrégation d'une coterie.

— En T. de géol., Dissociation des roches par l'action chimique de la corrosion, l'action mécanique de l'érosion ou l'action physique du gel. (La démolition des hauts sommets montagneux par le gel est un exemple bien caractéristique de désagrégation.)

DÉSAGRÉGEABLE ijahl') adj. Qui peut être désagrégé, qui se désagrège facilement : Boche désagrkgeable.

DÉSAGRÉGEANT (jan), ANTE adj. Qui désagrège : Les

substances DESAGREGEANTES.

— n. m. ; Un désagrégeant.

DÉSAGRÉGEMENT (ye-man) n. m. Action de désagréger ; état de ce qui est désagrégé,

DÉSAGRÉGER {je. — Pour la conjug., v. abréger) v. a. Décomposer en ses molécules, en ses parties constituantes : L'humidité DÉSAGRÈGE un grand tiombre de corps.

— Fig. Décomposer, désunir : Désagrégée une société. Se desagréger, v. pr. Etre, devenir désagrégé, décomposé en ses parties constituantes.

— Fig. Cesser de former un tout uni, solide, dont les ditférents éléments sont en harmonie.

DÉSAGRÉMENT (man) a. m. Fait désagréable; sujet d'ennui, de chagrin, de dégoût : Les dettes causent d'innombrables DÉSAGRÉMENTS. Il Défaut qui rend désagréable ou moins agréable : La plus belle condition a ses désagréments.

DesagUADERO, fleuve de la république de Bolivie (Amérique du Sud). Déversoir du lac Titicaca, situé à 3.851 mètres d'altitude, il coule du N.-O. au S.-E. à la surface du plateau bolivien, et se rend après un cours de 260 kilom. dans la lagune Pampa Aullagas, privé d'écoulement et en voie de décroissance.

DÉSAGUERRIR (ghé-rir) v. a. Déshabituer des combats, des dangers de la guerre ; rendre poltron.

Se désaguerrir, v. pr. Perdre l'habitude des dangers, devenir poltron.

DÉSAIGNES, comm. de l'Ardèche, arrond. et à 40 kilom. de Tournon, près du Doux, affluent du Rhône; 3.683 hab. Eaux minérales ; maisons gothiques.

DÉSAIGRIR {:è-grir') v. a. Enlever son aigreur à : DÉSAigrir du vin, du lait.

— Fig. Adoucir : Désaigrir l'espnt, le cœur. Se désaigrir, v. pr. Perdre de son aigreur.

— Fig. Devenir plus doux.

DÉSAIGUILLETER {zè-gu-ill [Il mil.]. —Double le t devant un e muet : Je désaiguillette. Tu désaiguiUetteras) v. a. Détacher les aiguillettes de : Désaighilleter son pourpoint.

Se désaiguilleter, v. nr. Etre désaiguilleté. 'i Désaiguilleter ses habits : Etre long à se désaiguilletee.

DÉSAILEMENT {:é-le-man) n. m. Agric. Action de désailer, d'enlever les appendices 'en forme d'ailes de certaines graines avant de les utiliser : Le désailement des graines de pin.

DÉSAILER (;é) V. a. Agric. Dépouiller certaines semences des appendices en forme d'ailes dont elles sont pourvues.

— Rogner les ailes d'un oiseau de manière qu'il ne puisse plus voler.

DÉSAIMANTATION (rè, si'-onl n.f. Action de désaimanter. DÉSAIMANTER (zé) V. a. Priver de sa vertu magnétique. Se désaimante/', v. pr. Perdre son aimantation : Barreau d'acier qui SE DÉSAIMANTE.

DÉSAIMER (;é) V. a. Cesser d'aimer : FI faut, pour en être venu a ce point, AVOIR aimé bien des fois, désaimé, pui'f aimé encore. (Michelet.)

DesainS (Quentin-Paul), physicien français, né à Saint-Quentin (Aisne) en isn, mort à Paris en 1885. Il fut professeur de physique à la faculté dos sciences de Paris en 1854, et remplaça Babinet, en 1873, à l'Académie des sciences. On lui doit de remarquables travaux sur la chaleur. Parmi ses publications, citons un Traité de physique estimé (1855-1859), et son remarquable Rapport sur les progrès de la théorie de la c/ta/e»r (1868).

DÉSAIRER {:è-ré) v. a. Fauconn. Tirer, faire sortir de son aire, de sa volière : Désairer un faucon. Se désairer, v. pr. Quitter son aire, sa volière.

DÉSAISE (zè:') n. f. Incommodité, malaise, défaut d'aise.

(Inusité.)

DesAIX de "VeygOUX (Louis-Charlos-Antoine), général français, né au château de Saint-Hilairo-d'Ayat, près de Riom, en 1768, tué à Marengo en 1800. .Sous-lieutenant dans le régiment do Bretagne-infanterie, il accueillit la Révolution avec enthousiasme. Aide do camp du prince de Broglie en 1792, il protesta avec lui contre la suspension du roi et resta deux mois en prison. Carnot lo remit en

Desaix de Vcygous,

libortô ot l'onvoya à l'arméo du Rhiri^ commo adjoint à l'étal-major. Gônéral do brif^ado lo 11 soptombro 1793, il couvrit ifloriousomont la retraite do l'amnio évacuant les lignes do Wissonibuur^. A Lautorbourg, blossô, il continua do combattre. iSamôro, SOS sœurs avaic^nt éto emprisonnées : il les rt^'lama au Comité do salut public. Général de division en 1794, à la suite do la campagoo du Palatinat, il obtint do Moroau lo commautiomont du contre do l'arméo do Rhin-et-MosoUe, força lo passage du Hhin, s'établit sur la rivo droite et détondit Kohi pendant deux mois, immobilisant l'arméo autrichienne. Après lo traité de Leoben, il so lit envoyer en mission auprès do Bonaparte, qui lui donna lo commandement do lavant-garde de l'armée d'Orient. Il contribua à la prise de Malte, et débarqua en Egypte lo l^juillet 1798. Il prit uno grande part à la bataille des Pyramides. Chargé do soumettre Mourad-boy, Dosaix le battit à Scdiman, fit la conquête du Fayoum,et repoussa Mourad dans lo désert. Lo général organisa sa conquête et l'administra avec tant d'équité que les vaincus lo surnommèrent le Sultan juste. Après le départ de Bonaparte il dut, à contre-cœur, signer la désastreuse convention d'El-Arisch, inexécutée du reste, puis il s'embarqua pour la France. Fait prisonnier en mer parles Anglais, puis libéré, il rejoignit Bonaparte à l'armée d'Italie, et reçut lo commandement des deux divisions de réserve. C'est avec ce corps que, à Marengo, marchant au canon, il transforma la défaite en victoire. Tué en plein triomphe d'une balle au cœur (M juin 1800), il fut regretté de tous et pleuré do Bonaparte, qui fit rendre à sa mémoire des honneurs extraordinaires.

DÉSAJUSTE-MENT {ste-man — rad. dèsajiister) a. m. Action de défaire l'ajustement; état de ce quiestdésajusté : Le DESAJDSTEMENT d'unc roue, d'une machine.

DÉSAJUSTER {sté) v. a. Déranger co qui était ajusté : Désajuster u}ie machine. Il Déranger ce qui était disposé avec un certain ordre : Désajuster la toilette, la coiffure.

— Fig. Troubler, déranger, mettre le désordre dans : Un incident imprévu dësajdste souvent les affaires les mieux combinées.

Désajusté, ée part. pass. du v. Désajuster.

— Manôg. Dont les allures sont dérangées : Cheval désa-

JUSTÉ.

Se désajuster, v. pr. Etre, devenir désajusté.

DÉSALIGNEMENT {gne-man [gn mil.]) n. m. Action de désaligner; état do co qui est désaligné : Le désalignement d'une vue.

DÉSALIGNER [gn mil.) V. a. Détruire l'alignement : Désaligner une façade, des soldats.

Se déSRiigner, v. pr. Perdre son alignement.

DÉSALITER v. a. Faire quitter le lit à uno personne alitée : Dêsai.iter un malade.

Se désaliter, v. pr. Cesser de garder le lit.

DÉS ALLAITEMENT [za-lè-te-man — rad. désallaiter) n.m. Action de cesser l'allaitement, sevrage.

DÉSALLAITER (ra-/ê) v. a. Cesser d'allaiter, sevrer : DÉSALLAiTKR un enfant.

Se désallaiter, v. pr. Cesser d'être allaité.

DÉSALLIER (za-li-é. — Prend deux i de suite aux deux prem. pers. pi. do l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous désalliions. Que vous âésalliiez) v. a. Désunir : La politique DÉSALLiE les peuples.

Se désallier, v. pr. Cesse? d'être allié.

— So marier d'une manière peu convenable : Un homme de cour et une fille de robe se désallient sans se mésallier. (Mirab. père.) [Vieux.]

DÉSALTÉRANT (raH)iANTE adj. Qui dcsaltèro, qui est propre à désaltérer : Fruit désaltérant. Boisson désaltérante.

DÉSALTÉRER (change le second e en ^ devant une syllabe nnictte : Je dr.salti^re. Qu'ils désaltèrent ; excepté au fut. de lind. et au cond. prés. : Je désaltérerai. Je désaltérerais) V. a. Apaiser la soif do : Le chien sait fort bien que l'eau le désaltère, h Calmer, faire cesser, on parlant de la soif : Une soif que rien ne peut désaltérer.

— Par ext. Abreuver, arroser ; Pluie qui désaltïïrb les plantes.

— Fig. Calmer, soulager, satisfaire : La joie DÉSAXTÏiRE le cœur.

Se désaltérer, v. pr. Etancher sa soif.

— Fig. Apaiser sos désirs, so satisfaire.

— 5e désaltérer de ou dans, lioiro jusqu'à satiété ; Certains animau.T, dés qu'ils ont goûté du sang hurnain, ne peuvent s'en désaltérer.

— Poétiq. A'c désaltérer de sang ou dans le sang, Le verser avec passion ot on grande quantité : Tyran gui se désaltère dans le âANo de ses sujets.

DÊSAMARRER {>»a-ré) v. a. Mar. Détacher un bUtimont, un objt^t amarré : Désamarrkr une barque, une bouée. Se désamarrer, v. pr. Etre, devenir désamarré.

DÉSAMASSER (ma-sé) v. a. Cossor d'amasser, dissiper ce qu'on avait amassé. (Vieux.)

Des AmbrOIS de NevaCHE (lo chevalier Louis),

homme d'Etat italion, né à Oulx (Piémont) en 1807, mort à Romo en 1871. Jurisconsulte éminont, il fut nommé par Charles-Albert premier secrétaire d'Etat pour l'intérieur; cotto mémo année, il devint ministre des travaux publics, ensuite do l'agriculture cl du commorco. Nommé ensuite sénateur, vico-présidont du conseil d'Etat, ot vico-présidont du Sénat, il fut onvové, on ISrAt, commo plénipotentiaire du Piémont, aux conréroncos do Zurich, où il négocia ot signa lo traité avec l'Autriche. II fut ensuite, pondant quoique temps, ministre do Sardaigno prôs la cour dos TuilorioH (I80ii), ministre d'Etat.

DÉSAMONCELER {se-lé) V. a. Défaire un monceau.

DÈSAJUSTEMENT — DÉSARGENTAGE

DÉSAMORÇAGE {saj') n. m. Action do désamorcer, d'enlover lamorco ; Le désamorçage d'un fusily d'une pompe, d'une ligne.

— Eioctr. Cessation du courant dans uno machine dynamo-éloctriquo.

— Encycl. Le désamorçage d'une dynamo so produit lorsque l'intensité du courant dans les inducteurs tombe au-dessous d'une certaine valeur dépondant du type do la niartiino.

Uaiis les dynamos à excitation on série, lo désamorçage so produit, soit par uno augmentation exagérée de la rosistanco du circuit, soit par uno diminution de vitesse faisant baisser la force éloctro-motrico au-dessous d'une certaine limito dépendant d'ailleurs do la résistance du circuit.

.'Vu contraire, lo désamorçage des dynamos excitées en dérivation se produit par uno diminution trop considérable do la résistance du circuit ; car, dans co cas, la différence do potentiel aux bornes des inducteurs diminuant, le courant d'excitation n'est plus suffisant.

DÉSAMORCER {se) v. a. Oter l'amorce de : Désamorcer un fusil, un hameçon.

— Désamorcer une pompe. Tochn. Faire écouler au dehors, par un robinet placé au bas du corps de pompe, l'eau qui s'y trouve, et qui, en humectant la neuse, sert commo d'amorce pour attirer l'eau : On désamorce les pompes quand il gèle, pour éviter que l'eau quelles contiennent ne fasse éclater tes parois en se congelant.

DÉSAMORTIR v. a. Soumettre aux conditions communes, aux droits de mutation, en parlant des biens de mainmorte : Désamortib les biens du clergé.

DÉSAMORTISSEMENT [ti-se-man] n. m. Action de désamortir : Le désamortissement des biens de mainmorte, i: On dit aussi désamortisation.

DÉSAMOUR n. m. Cessation de l'amour, refroidissement.

(Vieux.)

DÉSAMOURACHER v. a. Faire cesser l'amour, arrêter uno amourette i Désamocracher un jeune homme.

Se désamouracher, v. pr. Renoncer à un amour, à une amourette.

DesamparadOS (Los), ville de la république Argentine fprov. de San Juan, près du rio San Juan); 1.000 hab. Ch.-l. du dép. du même nom. — Ville du Costa-Rica (prov. de .San José) ; 6.500 hab. Plomb et cuivre.

DeSANA, comm. d'Italie (Piémont [prov. de Novare]); 2.030 hab.

DÉSANCHER v. a. Oter l'anche de : Désancher une clarinette.

Se désancher, v. pr. Perdre son anche.

DÉSANCRER V. a. Mar. Lever l'ancre de : Désan- CRKR une barque. Il Fig. Arracher quelqu'un d'un lieu où il se plaît, où il est retenu depuis longtemps par un attrait quelconque.

— V. n. Lever l'ancre.

De Sanctis (Francesco), littérateur italien, né à Morra (Principauté Ultérieure) en 1818, mort à Naples en 1883. Exilé de Naples pour avoir pris part aux événements de 1848, il ouvrit à Turin un cours de littérature, et professa ensuite pendant plusieurs aimées à l'Ecole polytechnique de Zurich, puis à Naples. Elu député au premier parlement italien, il fut chargé par de Cavour du ministère do l'instruction publique. En 1878, Cairoli l'appela à prendre de nouveau le portefeuille de l'instruction publique, qu'il conserva jusqu'en 1881. On lui doit un Essai sur Pétrarque; une Histoire de la littérature italienne (ISTO), résumé d'un cours qu'il professait à Zurich et qui est son ouvrage le plus estimé; la Science et la Vie (1872), leçon d'ouverture d'un de ses cours; des études sur la Divine Comédie, sur la Jérusalem délivrée, et sur la philosophie de Leopardi. II a recueilli en volumes, sous le titre à. Essais de critique (1879-1881), un certain nombre de ces derniers travaux. F. do Sanctis a exercé sur la littérature italienne contemporaine une influence considérable.

De Sanctis (Giustino), autour dramatique italien, né à Chieti en 1853. Il s'adonna au théâtre dés sa jeunesse, et Ut successivement représenter : les Aventures d'un bossu (1870); Giuseppe Cohen, comédie dont le sujet est tiré do l'affaire Mortara; l'Emigration (1874); Dominique le Vénitien (1875); l'Epouse maltresse de son ynari (1877); un Mari pour ma fille (1877); Flirtation (1879) ; l'Ambition aveugle (i879); le Docteur Ànaclet; Ma cousiite (1880). Do Sanctis est, de plus, l'auteur de quelques jolies nouvelles, qu'il a recueillies sous le titre de : Depaloin frasca {l»$o).

DÉSANDAINER {de) v. a. Ramasser, en parlant du foin quo lo faucheur avait mis on andains.

DÉSANIMALISATION (si-on) n. f. Action de désaninialiscr; résultat do cette action.

DÉSANIMALISER v. a. Détruire l'animalisation ; Desa-

NIM M.IShnt llrs aliiiU-ntS.

Se désanimaliser, v. pr. Perdre son auimalisation.

DÉ3ANIMÉ, ÉE adj. Qui n'est plus animé, qui a perdu la vio uu laiiimation. (Peu usité), n On dit inanimé, bion quo lo sens ne soit pas exactement lo môme.

DÉSANIMER v. a. Oter l'ftmo, la vie, l'animation. Se désanimerf v. pr. Perdre l'ùmo, la vio, l'animation. DÉSANOBLIB V. a. Fa'iro perdre la noblesse.

DÉS APPAREILLAGE {a-pa-ré-ill-aj' [Il mil.]) n. m, Mar. Action dodésappareiller; résultat de cette action : Désai*- I'areellage d'un tiavire.

DÉSAPPAREILLER {a-pa-ré-ill [Il mil.]) v. a. Syn. pou

usité de DKl'AKKII.LEK.

— V. n. Mar. Faire les manœuvres contraires à colles que l'on avait faites pour appareiller.

DÉSAPPARIER {a-pa. — Prend doux / de suite aux deux prom. pers. pi. do l'imp. do l'ind. ot du pr. du subj. : Nous désappariions. Que vous désappariiez) v. a. Séparer ce qui était apparié : Desappauikr un couple de pigeons, une paire de ba.s-. Il On dit aussi déparier.

Se dcsapfiarier, v. pr. Etre désapparié.

DÉSAPPAUVRIR {>i-pà) V. a. Tirer, faire sortir do l'état do pauvreté : DEisAPi'AUVRm une famille, une contrée.

— Fig. Féconder, enrichir : Désapi'ADVKIU une langue en créant des néoloyisnics.

Se désappauvrir, v. pr. Cossor d'être pauvre, sortir do l'état do pauvreté.

DÉSAPPAUVRISSEMENT {a-pô~vri-se-7na7i) n. m. Action do désappauvrir ; état do celui qui est désappauvri.

DÉ3APPÉTISSER {a-pé-ti-sé) v. a. Faire perdre l'appétit. Se désappétisser, v. pr. Perdre l'appétit.

DÉSAPPLICATION {a-plî, si-on — rad. désappliquer) n. f. Action d'enlever e.o qui était appliqué. Il Action do ne plus s'appliquer au travail.

DÉSAPPLIQUER {a-pli-ké) v. a. Enlever, en parlant d'un objet appliqué sur un autre : Désappliquer une feuille de papier.

— Détacher du travail, faire perdre à quelqu'un son application au travail ou à une étude quelconque.

Se désappliquer, v. pr. Cesser d'être appliqué sur un objet : Papier qui &'i:sT désappliqdé.

— Cesser d'avoir do l'application au travail : Enfant qui commence à se désappliquer.

DÉSAPPOINTEMENT {a-pou-in, man) n. m. Action do désappointer quelqu'un ; état d'une personne désappointée, déconcertée : Le désai'Pointkment marche en souriaîit derrière l'enthousiasme. (M"" do Staèl.)

DÉSAPPOINTEMENT (iLES Du), archipel polynésien, au N.-E. des Pomotou.

DÉSAPPOINTER {a-pou-in) V. a. Casser ou émousser la pointe de : Désapi'OINTKR une aiguille, un outil.

— B^ig. Tromijor, frustrer dans son attente, dans sos espérances ; tromper, frustrer, en parlant de l'espérance : Que d'accidents désappointent ceux qui avaient compté sur l'avenirl Le temps désappointe souvent l'espérance. (Amyot.)

— Admin. railit. Rayer des cadres do l'armée : Désappointer un officier, un soldat.

— Techn. Désappointer un ballot, Couper les points de fil ou de ficello qui en fixaient les plis.

Désappointé, ée part. pass. du v. Désappointer.

— Comm. Ballot d'étoffe désappointé. Celui sur lequel on a coupé le fil ou la ficelle qui en retenait les plis.

DÉSAPPRENDRE {a-prendr. — Se conjugue comme apprendre) v. a. Oublier, cesser de savoir : On ne parvient quelquefois, à force d'études, qu'à désapprendre ce qu'on croyait savoir. (D'Alemb.)

— Fig. S'écarter, s'éloigner de : Les capitaux ont désappris le chemin des spéculations lentes, mais sûres.

Se désapprendre, v. pr. Etre désappris, oublié : Tout se désapprend à la longue.

DÉSAPPROBATEUR, TRICE (a-pro) adj. Qui désapprouve, qui a riiabitudo de désapprouver : Esprit désapprobateur. Il Qui marque la désapprobation : Hochement de tête désapprobateur.

— Substantiv. Personne qui désapprouve, qui a l'habitude de désapprouver : Un désapprobateur éternel.

DÉSAPPROBATION (a-pro, si-on) n. f. Action de désapprouver : Socrate paya de sa vie sa désapprobation pu~blique de la mytholoyie populaire. (B. Const.)

DÉSAPPROPRIATION {a-pro, si-on — rad. désapproprier) n. f. Acte par lequel on renonce à la propriété d'une chose ; abandon des choses que l'on possède.

DÉSAPPROPRIEMENT n. m. Syn. de DÉSAPPROPRIATION.

DÉSAPPROPRIER {a-pro. — Prend deux i de suite aux deux prem. pers. pi. de l'imparf. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous désappropr lions. Que vous désappropriiez) v. a. Déposséder, priver de sa propriété : Les vœux i/ionastiques désapproprient celui qui les prononce.

Se désapproprier, V. pr. Se dépouiller de sa propriété.

DÉSAPPROUVER {a-prou) v. a. Blâmer, condamner; déclarer ou juger répréhensible : Désapprouver quelqu'un, quelque chose.

Se désapprouver, v. pr. Etre désapprouvé : Cojiduitequi se désapprouve dans tous les pays civilisés, il Blâmer ses propres actes : Le sage sf. désapprouve sourenï lui-même. (Boiste.) Il Se blâmer, so condamner l'un l'autre.

— Syn. Désapprouver, blâmer, censurer, condamner, critiquer, épiloguer, ironder, improuver, reprendre, réprimander, réprouver. V. hi..\mkr.

DÉSAPPROVISIONNEMENT {a-pro, o-rie-man) n. m. Action de désapprovisiouner, état de ce qui est désapprovisiunné.

DÉSAPPROVISIONNER {a-pi'o, o-né) V. a. Priver de son approvi-sioniienient.

DÉSAPPUYÉ {a-pui-yé), ÉE adj. Qui n'est pas appuyé; privé de rapi)ui.

DÉSARBORER v. a. Abattre, abaisser, en parlant d'un objet qui était arboré : Désabborer un pavillon, un drapeau, un mdt.

Desarbres (Néréo). auteur dramatique et écrivain fran«;ais, né à Villefranche (Rhône) en 1822, mort à Paris en 1872. Il a collaboré à un grand nombre de vaudevilles et de livrets d'opêras-comiques, et a été pondant plusieurs années secrétaire do l'administration de l'Opéra. Ses ouvrages les plus intéressants sont : Sept ans à l'Opéra, «okvenirs anecdntiques{lSùA), ot Deux siècles à l'Opéra, chro^ niques anecdotiques (1808).

DÉSARÇONNANT {so-nan), ANTE adj. Qui désarçonne, et, au fig., Qui confond, désappointe : Toute surprise a sa force i>ÉSAU^'oNN,\NTK. (P. Féval.)

DÉSARÇONNEMENT {so-nc-man) n. m. Action de désarçonner; état dune personne désarçonnée.

— Fig. Déroute, déconfiture, déception.

DÉSARÇONNER {so-né} V. a. Mettre hors dos arçons,

jeter hors do la selle, démonter : Un cavalier sur une selle rase est aisé à désarçonner.

— Fig. Confomire , démonter, désappointer: Certains examinateurs se plaisent à désarçonner le candidat.

Se désarçonner, v. pr. Perdre, quitter les arçons.

— Fig. Etre démonté, troublé, dépisté.

DÉSARÉER (du prof. priv. dé, et du lat. area, airo) v. a.

l .lire sortie do son airo, de son orbite, dans lo langage do Fonrier : Dksauéuu une planète.

DÉSARGENTAGE ijan-taj') n. m. Action do désargontor ; étal de co qui est désargenté.

DÉSARGENTATION — DÉSASTRE

DÉSARGENTATION {Jan, si-on) n. f. Techn. Action de retirer Targeot contenu dans certaines matières.

— Métall. Séparation de l'argent des minerais de plomb. (Svn. de désabgentage, dans ce sens.) il Action d'extraire l'argent des minerais propres à ce métal précieux.

DÉSARGENTER (./n") V. a. Séparer l'argent des mine- ! rais de plomb argentifère, ii Séparer l'argent de l'or auquel il est mélangé. II Extraire l'argent de son minerai propre.

— Dépouiller de son argenture : Désargenter tin diandelier. (Se dit aussi quand cet effet est produit par l'usure.)

— Fara. Dépouiller d'argent comptant.

Se désRPèènter, v. pr. Ktre, devenir désargenté.

— Fig. Perdre son argent comptant : A Paris, on se DÉSARGENTE facilement.

DÉSARGENTEUR ijan) n. m. Ouvrier fondeur en métaux précieux, dont le travail consiste à séparer l'argent des minerais et métaux auxquels il se trouve combiné ou mélangé.

DÉSARGENTURE [jan) n. f. Techn. Opération par laquelle on dépouille une pièce qu'on veut réargenter de l'ancienne coucne d'argent dont elle est couverte.

— Encycl. Lorsque des pièces argentées sont détériorées, il est nécessaire, avant de procoder à la réargenture, de faire disparaître d'une manière complète le métal précieux qui reste; c'est ce qui constitue la désargenture ou dêdrogage. A cet effet, on plonge les pièces dans un bain contenant un mélange d'acide sulfurique et d'acide azotique. Le liquide qui en résulte dissout complètement l'argent. Ce procédé est le plus usité. On emploie quelquefois l'acide sulfurique chauffé à 200", dans lequel on projette du nitrate de potasse avant d'immerger les pièces à dédroguer. (Le liquide froid ou chaud se nomme dédrogue.)

DeSARGUES (Gérard ou Gaspard), géomètre et ingénieur français, né à Lyon en 1593, mort en 1662. Il fut d'abord militaire et prit part, en cette qualité, au siège de La Rochelle, où il se lia avec Descartes. A la paix, il renonça au service et se rendit à Paris, où il resta jusqu'en 1650 et retourna à Lyon. Desargues fut le premier a'entre les modernes qui envisagea la géométrie sous un

fioint de vue général. Il trouva la proposition connue sous e nom de théorème de Desargues, et dont voici l'énoncé : tt Le produit des segments cornpris sur la transversale, e?itre un point de la conique et deux côtés opposés du quadrilatère, est au produit des segments, cojnpris entre le même point et les deux autres côtés, dans un rapport égal à celui des produits analogues des segments correspondants au second point de rencontre de la transversale avec la conique. « Desargues désignait cette relation sous !e nom d'involution de six points, dénomination qui a été conservée. Ce théorème comprend, comme un cas particulier, celui de Pappus, relativement aux segments déterminés sur une transversale par les diagonales d'un quadrilatère et ses quatre côtés. Desargues avait tiré de son théorème beaucoup de conséquences importantes; malheureusement, il n'en est rien parvenu jusqu'à nous. L'ouvrage intitulé : Brouillon projet des coniques, où il avait consigné ses recherches et qui avait excité l'admiration de Pascal et de Fermât, est entièrement perdu. On doit encore à Desargues la proposition suivante : Si deux triangles, sitttés dans l'espace ou dans un même plan, ont leurs sommets placés deux à deux sur trois droites concourant en U7i même point, leurs côtés se rencontreront deux à deux en trois points situés en ligne droite, et réciproquement. Ce théorème de Desargues a servi de base au général Poncelet pour sa théorie des tigures homologiques. Enfin, Desargues publia sur la perspective, la coupe des pierres et le tracé dos cadrans, divers ouvrages qui, malheureusement, ont été perdus comme ses ouvrages de géométrie. L'invention des épicycloïdes et leur mise en usage en mécanique seraient aussi dues, paraît-il, à Desargues. Les oeuvres de Desargues ont été réunies et publiées par Poudra (Paris, 1864).

Desargues (théorème de). V. Desargues.

DÉSARISTOCRATISER (ri-sto) v. a. Détruire le caractère aristocratique de : Désaristocratiser le pouvoir.

Se désaristocratiser, v. pr. Cesser d'être aristocratique.

DÉSARMEMENT {man) n. m. Action do désarmer, de faire déposer ou de retirer les armes : Désarmement d'une garnison, il Licenciement total ou partiel des troupes : La Russie a tentée en 1899, d'amener le désarmement des nations.

— Art milit. Désarmement de soldats faits prisonniers ou de soldats libérés. Opération qui consiste à leur retirer leurs armes, ii Désarmement d'un ouvrage fortifié. Enlèvement des pièces d'artillerie établies sur cet ouvrage et de tout ce qui en constitue Varmement. n Désarmement d'un pays. Remise sur le pied normal du temps de paix des forces militaires organisées en vue d'une guerre.

— Escr. Mouvement par lequel on fait tomber l'arme des mains do son adversaire ; résultat c'e ce mouvement.

— Mar. .action de dégarnir un vaisseau de son artillerie, de son équipage, de ses munitions, de ses agrès, pour le mettre en réparation ou en réserve, il Désarmement des avirons, IjOS rentrer dans une embarcation après s'en être servi, il Désarmement d'une bouche à feu, Action de retirer les projectiles qui s'y trouvent. (On dit aujourd'hui de préférence : déchargement d'une bûucue i feu.)

— Encycl. Polit. L'état de paix armée dans lequel vit l'Europe depuis 1871 est plein do périls et épuise ses finances.

Pour mettre un terme à cet état de choses, on a parlé de d'ssarmer. En 1894, en Angleterre, en Belgique, en Autriche, des députés ont émis l'idée d'un désarmement général. Mais les discussions restèrent complètement platoniques Jusqu'à ce que le 12/24 août 1898, l'empereur do Russie Nicolas II eût invité l'Europe à envoyer des délégués à un congrès dont l'objet devait être d assurer, par des mesures définitives, •■ le maintien de la paix générale et une réduction des armements excessifs qui pèsent sur toutes les nations «. Ce congrès, sous lo nom de Conférence do la paix, s'est réuni à La Haye le 18 mai 1899.

— Mar. milit. Au désarmement, tous les objets mobiles sont enlevés du bord et remis aux magasins. Les maîtres chargés font contrôler que lo matériel qu'ils rendent est conforme à celui porté sur les feuilles d'armement. Tout réquipagQ participe à ces travaux, et état-major et équipage ne quittent le bord que quand tout est terminé. Lo navire est alors remis aux directions.

— Mar. marchande. On ontond par désarmement d'un na-

vire la série des opérations administratives qui clôturent l'exercice représenté par le voyage qu'il vient d'accom-

fdir. Elles comprennent le débarquement do l'équipage et a clôture du rôle; mais le désarmement ne comporte pas forcément la mise à terre des objets d'armement; il n entraîne généralement qu'une réduction de la mâture et le dégréement partiel.

DÉSARMER v. a. Oter l'armure de : Désarmer un cavalier après le combat. Il Arracher les armes des mains de : Désarmer un malfaiteur, wh furieux. Il Faire poser les armes, ôter ses armes à ; Désarmbr les vaincus, les insurgés.

— En parlant d'une arme à feu. Abaisser le chien ou lo mettre au cran de sûreté : Désarmer un fusil, tm pistolet.

Il On emploie également ce mot en parlant du fonctionnement de certains engins comme le frein à patine et à corde de l'artillerie, qu'on arme ou qu'on désarme suivant qu'on veut le mettre ou non en état de fonctionner.

— Fig. Priver do ses moyens d'attaque ou de défense. Il Calmer, adoucir, fléchir ; Désarmer la colère de quel-

, Faire tomber l'arme

qu un.

— Escrim. Désarmer son adversaîi de sa main.

— Manèg. Désariner im cheval. Le tenir en sujétion, n Désarmer tes lèvres. Se dit d'un cheval dont on soulève les lèvres jusqu'à découvrir les barres.

— Mar. Désarmer un navire, Déposer dans un port le matériel et le personnel d'un navire qui était armé, il Désanner les aviro7is, Les rentrer en dedans de l'embarcation et les mettre en drôme. il Désarmer un canot, Faire rentrer son équipage à bord, une fois le canot amarré.

— v. n. Poser les armes, cesser de faire la guerre : Aucun gouvernement ne veut désarmer le premier, ii En parlant d'un navire, Etre dépouillé de son équipage, de ses agrès, li Par ext. En parlant do l'équipage d'un navire. Quitter le bâtiment; licencier tout le personnel : La guerre terminée, on désarme dans tous les ports, n Désarmer administrât ïveînent, est une opération ayaut pour but de vérifier tous les trois ans si l'état du matériel du bord correspond bien à celui porté sur les feuilles des maîtres chargés, il Désarmer une pièce, ttne batterie. Ramasser lo matériel et faire sortir de batterie le personnel.

— Fig. Cesser toute hostilité, toute attaque : Les rancuniers ne DESARMENT Ja/nais.

Désarmé, ée part, pass. du V. Désarmer.

— Blas. Se dit de l'aigle qui n'a point d'ongles ou du lion représenté sans grirt'es.

— Subsiantiv. Personne désarmée.

— Allus. LiTr. : J'ai ri, me voilà désarmé.

Allusion à un vers do Piron dans la Métromanie. V. MÉTROMANIE.

Se désarmer, v. pr.

D'argent à un lion désarma et rampant de gueules.

D'argent h une

aigle désarmée de

sable.

Etre désarmé, il Oter son armure.

— Fig. Se priver s'oi-raême de ses moyens d'attaque ou de défense : Nul peuple ne doit se désarmer vis-à-vis du pouvoir. Il Se laisser fléchir, s'apaiser.

DÉSARNIR V. a. Mar. auc. Démarrer, dégager des amarres.

DÉSARRANGER [a-ran-jé) v. a. Oter les choses de leur arrangement. (Vieux.)

DÉSARRIMAGE {a-ri-maf) n. m. Opération volontaire ou accidentelle, ayant comme conséquence de déranger l'arrimage des marchandises.

DÉSARRIMER [a-ri) v. a. Changer l'arrimage ou déranger les marchandises.

DÉSARROI {a-ro-a — du préf. dés, et du vieux fr. «?to/, qui siguitiait équipage, attirail, train, ordre) n. m. Trouble, confusion, désordre : Les affaires sont en grand désarroi.

DÉSARRONDIR {a-ron) v. a. Détruire la forme rondo de : DÉSARK0ND1R une boule.

DÉSARTÉRIALISATION (si-o/i) n. f. Transformation du sang artériel rouge en sang noir et veineux. (Ce phénomène, qui se passe dans les réseaux capillaires du corps, est la contre-partie de Thématose, qui a pour siège les réseaux capillaires du poumon.)

DÉSARTICULATION [si-on) n. f. Accident ou opération qui fait sortir un os de son articulation, il Spécialem. Amputation pratiquée au niveau d'une jointure articulaire.

— Encycl. La désarticulation est employée depuis très longtemps. Hippocrate y fait allusion. Elle a dû précéder l'amputation dans la continuité des os. Depuis Guy de Chauliac et Ambroise Paré, on a étudié de la façon la plus minutieuse les règles et les indications de ces interventions. Il faut trouver et ouvrir la jointure, puis, en tordant ou en luxant les extrémités articulaires, on finit l'opération. Enfin, soit qu'on ait employé la méthode circulaire, ovalaire ou à lambeaux, on doit avoir conservé assez de parties molles pour recouvrir l'extrémité osseuse et former un bon moignon souple et bien matelassé.

La désarticulation est surtout aujourd'hui un exercice opératoire. Elle est, cependant, indiquée sur le vivant à la suite de certains traumatismes, où les ligaments de l'articulation sont en partie rompus, ou bien encore dans le cas de tumeur maligne du squelette. En dehors do ce cas, l'amputation est préférée, car elle est plus facile. L'amputation permet aussi de limiter le sacrifice et de conserver lo plus possible de la longueur du membre. Après la désarticulation, on a une grosse extrémité osseuse, plus difficile à recouvrir de parties molles.

DÉSARTICULER v. a. Faire sortir de l'articulation. Il Amputer dans Tarliculation : Désarticuler le fémur, réjunilc, l'avantbras. n Séparer les uns des autres les os d'un squelette.

Se aésarticiller, v. pr. Etre désarticulé ; sortir de l'articulation. Il Désarticuler à soi : Se désarticuler le br'as en tombant.

DÉSASOTTER [so-lé) v. a. Empêcher d'être asotté; faire qu'un ne soit plus asotté.

DÉSASPXRER (zass) v. a. Détruire l'aspiration de : // u'tj aurait aucun inconvénient à dÉsaspirer certains mots.

DÉSAS3A1S0NNER {a-sè-zo-né) v. a. Oter l'assaisonnomcnt do.

DÉSASSEM6LAGE (a-san-hlaj) n. m. Action de désassembler ; état de ce qui est désassemblé. n On dit quelquelois désassemdlemrnt.

DÉSASSEMBLEMENT n. m. Lingulst. Syn. de désas-

SEMIlLACi:.

DÉSASSEMBLER {a-sa7i) v. a. Désunir, disjoindre, rompre un assemblage de ; Désassembler les planches d'une cloison.

~ Fig. Diviser, désunir. i| Analyser, examiner par parties.

Se désassembler, v. pr. Etre désassemblé, s'ccartcr, se disjoindre.

DÉSASSERVIR [a-ser") v. a. Tirer de l'asservissement.

DÉSASSIÉGEMENT {a-si-é-je-man) n. m. Action de désassiégcr.

DÉSAS5IÉGER {a-si-é-Jé. — Prend un e après le g devant un A ou un o : 7e désassiégeai. Nous désassiégeons) v. a. Cesser, lever le siège de : Dêsassiéger une ville.

DÉSASSIMILATEUR, TRICE (a-si) adj. Physiol. Qui désassiniile, qui produit la désassimilation : Principe désas-

SEMILATEUK.

DÉSASSIMILATION [n-si, si-on) n. f. Phénomène par lequel des substances vivantes se décomposent en substances brutes d'une composition chimique plus simple.

— Encvcl. Deux théories sont ici en présence. Dans la première, la désassimilation est considérée comme le phénomène caractéristique du fonctionnement des organes, comme un acte physiologique qui a pour but de débarrasser l'organisme des déchets engendrés par les métamorphoses organiques et dont l'accumulation entraverait son activité fonctionnelle. En ce sens, la désassimilation constitue la dernière phase de la nutrition.

D'après la seconde théorie, la vie d'un être supérieur n'est qu'une alternative de périodes d'assimilation et de désassimilation, dont le balancement détermine l'état adulte ; mais la désassimilation proprement dite ou destruction des substances plastiques se produit pendant le r-epos des organes, et non pendant leur fonctionnement. De plus, les produits résultant de cette destruction au repos, véritables produits de désassimilation, sont loin d'être nuisibles aux organes dans lesquels ils se produisent; ce sont, au contraire, des aliments qui peuvent être utilisés pour l'assimilation au cours d un fonctionnement ultérieur, et on leur donne le nom de « substances de réserve ".

— BiBLiOGR. : Claude Bernard, Leçons sur les phénomènes de la vie communs aux animaux et aux végétaux (Paris, 1878-1879); Le Dantec, Théorie nouvelle de la vie (Paris, 189G).

DÉSASSIMILER {a-si) v. a. Priver de ses éléments assi-

milaljles.

DÉSASSOCIATION [a-so-si-a-si) n. f. Cessation, rupture d'une association.

DÉ5ASS0CIER [a-so-si. — Prend deux i de suite aux deux prem. pers. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous dèsassùCiions.Que vous désassociiez)x. a.. Rompre, dissoudre l'association de : L'intérêt associe les hommes; c'est l'intérêt aussi qui les désassocie. ii Désunir, séparer : DésassociER le corps de l'âme.

Se désassocier, v. pr. Cesser d'être associé, ii Se séparer, s'isoler : L'esprit se désassocie bien souvent du corjis. (Montaigne.)

DÉSASSOMBRIR (a-son) V. a. Rendre moins .sombre, mieux éclairé : Abattre des arbres pour désassombrir une habitation.

— Fig. Rendre moins triste, moins mélancolique : Caractère que rien ne peut désassombrir.

Se désassombrir, v. pr. Devenir mieux éclairé. ~ Fig. Devenir plus gai, moins mélancolique.

DÉSASSORTIMENT {a-sor', man) n. m. Action de désassortir; état de choses mal assorties.

— Fig. Réunion de choses disparates, mal assorties : La barbe faite, avec de grosses bottes crottées, est un DÉSASSORTIMENT tout à fait ridiculc. (M™' de Sév.)

— En T. de comm., État de marchandises qui ne sont plus assorties, il On dit désassortissement dans ce sens.

DÉSASSORTIR (a-sor') v. a. Défaire l'assortiment de : DÉSASSORTIR un attelage, les étapes d'uti magasin. Il Dégarnir un commerce de son assortiment de marchandises.

Se désassortir, \. pr. Etre désassorti.

DÉSASSOURDIR (a-sour) V. a. Guérir do l'assourdissomeni ou de la surdité. (Peu usité.)

DÉSASSURER {a-su) y. a. Cesser de faire assurer contre ceriaiji-i risiiuos : Désassurer sa ?naison.

Se désassurer, v. pr. Cesser de se faire assurer contre certains risques.

DÉSASTRE {zasstr' — du préf. dés, et de astre, à cause do l'influence attribuée autrefois aux ast'-es sur les choses humaines) n. m. Grand malheur, événement funeste, calamité : // n'y a pas de désastres comparables à ceux qu'enfante la guerre.

— Syn. Désastre, calcimité, catastrophe, infortune, malheur. V. CALAMITÉ.

Désastre (le), roman, par Paul et Victor Margueritte (1898). — C'est le premier volume d'une trilogie ; les deux autres ont pour titres : les Tronçons du glaive et la Commune. Le Désastre nous raconte cette partie de la guerre de 1870, qui se termine parla capitulation de Bazaine. C'est un livre d'histoire plutôt qu'un roman. Il y a, toutefois, dans cet ouvrage, une "fable» romanesque et même amoureuse, mais dont l'intérêt n'est que secondaire; et peutêtre eût-il mieux valu s'en tenir au véritable sujet, au sujet historique. Ce qui fait surtout le mérite du Désastre, c'est la vivacité pittoresque du détail. Les récits et les descriptions y ont, à vrai dire, quelque chose de sec, d'aigu, d'inquiet ; l'interminable série des mômes traits que les auteurs juxtaposent finit par produire je ne sais ([uel mécontentement, et, dans les plus belles parties, le souffle est court. Mais, si cela manq^ue de teneur et de plénitude, cela est. au plus haut point, net et vibrant. Outre son exactitude documentaire, le Désastre nous donne d'un bout à l'autre une impression do réalité prise sur le fait. Ajoutons que les auteurs s'inspirent des sentiments U's plus nobles et les plus élevés. Le sujet, par lui-mémo, est triste ; et, néanmoins, lo livre a, par son inspiration même, quelque chose de réconfortant et do vivifiant.

DÉSASTREUSEMENT {streu) adv. D'uno façon désas-

triHiM*.

— Fam. D'tiiio façon tout à fait malheureuse : Opéra i)i;sAS'niKi!si-:Mi:NT cri'cutt^.

DÉSASTREUX {streii), EUSE adj. Qui cause dos désastres; qui est trôs funosto : 5a/ai//e uiÏsastreusk. Temps DÉSASTREUX. Il A qui il arrive un désastre, on parlant dos personnes ; Le désastreux Hagotin. (Scarron.)

— Fani. Extrêmement regrettable : Une idée désastreuse.

— Anton. Avantageux, favorable, heureux, propice, salutaire.

DÉSATINE, DÉS^TINE, DESSETINE n. f. Métrol. Autres orllmjjjraplios do DÉciATiNi:.

DÉSATTELER v. a. Syn. peu usité do dételer.

DÉSATTESTER [a-iùss) V. a. Cosscr d'attester.

DÊSATTISER {a-ti) V. a. Cesser d'attiser.

DÉSATTRISTER [a-triss] V. a. Faire cesser la tristesse lU" : hi'isArrttisTKR un malade, c'est aider à $a guérison.

Se désattrister, v. pr. Oublier son chagrin ; ne plus s'abautioniior à la tristesse.

DÉSAUBAGE {zô-baf — du préf. dés, et do aube, terme de teclui.) n. m. Action de démonter et de remplacer, lorsqu'elles sont on mauvais état, les aubes d'uno rouo hydraulique faisant marcher un moulin à oau.

DÉSAUBAGE {zâ-baf — du préf. dés, et de aube, robe do néophyte) n. m. Cérémonie religieuso dans laquelle on enlevait aux néophytes l'aube ou robe blanche dont ils avaient été revêtus à l'occasion de leur ba[)téme : Le dê- 8AUUAGE avait lieu ordinairement le dimanche après Pâ(/ues, qui s'appelle encore dimanche in albis. il Repas qui, plus tard, se donnait le huitième jour après lo baptômo d'un nouveau-né.

DÉSAUBER (:;ô-6e— du préf. dés, et de aabe, terme de techn.) v. a. Enlever les aubes de la roue hydraulique d'un moulin pour les réparer ou les remplacer.

DÉSAUBER (3(5-6-"' — du préf. prîv. dés, et de ai:be, robe) V. a. Enlever l'aube, la robe blanche à un néophyte.

DÉSAUGIERS (Marc-Antoine), compositeur français, né à Fréjus en 1742, mort à Paris en 1793. II publia une bonne traduction des Réflexions sur le chant de Mancini. Il fit représenter : Erixène ou l'Amour enfant (l780); Florine (1780); les Deux sylplies (1781); les Deux jumeaux de Bergame (1782), comédie de Florian, pour laquelle il écrivit trois petits airs, dont un : Daigne écouter l'amant fidèle et tendre, devint populaire ; Jeannette et Lucas (1788) ; la Jeune Veure (1788) ; leltendez-vous (1790) ; l'Amant travesti{\l^\) ; le Médecin malgré lui (1792), adaptation de la comédie de Molière, dans laquelle il avait introduit, l'air du Ça ira. II avait embrassé les idées révolutionnaires, ot il écrivit un ouvrage excentrique, qu'il qualifia d'« Hiérodrame », dans lequel il célébrait la prise do la Bastille.

DÉSAUGIERS (Auguste-Félix), littérateur et diplomate français, né à Fréjus en 1770, mort vers 1836. Fils aîné du précédent, il composa des livrets d'opéras, puis entra dans la diplomatie et fut longtemps consul générai à Copenhague. Le meilleur de ses livrets est Virginie, tragédie lyrique en trois actes, musique de Berton (1823).

DÉSAUGIERS (Marc-Antoine-Madeloino), chansonnier et vaudevilliste, frère du précédent, né à Fréjus en 1772, mort à Paris en 1827. Après avoir failli entrer dans les ordres, il se voua aux lettres et à la musique. Pendant la Révolution, il s'expatria d'abord à Saint-Domingue, où il manqua d'être fusillé par les noirs révoltés, puis à Philadelphie, où il donna des leçons de clavecin.

Revenu en France en 1797, il devint professeur de piano, chef d'orchestre, fournisseur attitré dos petits théâtres à la modo, auxquels il donnait toute une série do vaudevilles d'une allure franche et rapide. Il devint le président du Caveau et encouragea les débuts do Déranger. En 1815, au retour des Bourbons, il fut nommé directeur du théâtre du Vaudeville. Quand il mourut, en 1827, il fut célébré comme l'Anacréon français. Ce gros épicurien était plein d'obligeance et do générosité. Surtout, il fut gai ; d une gaieté naturelle, intarissable et inotîensivo. Les genres auxquels il s'adonna (vaudeville et chanson) sont médiocres; mais il y déploya une verve et une bonne humeur incomparables. Ses chansons débordent d'uno joio * un peu épaisse, mais communicative ; une pointe de malice ot do libertinage en relèvent la saveur. On y trouve parfois môme une piquante observation des mœurs du temps {Pan-pan; le Délire bachique; Quand on est jnort, c'est pour longtemps; Monsieur et Madame Denis, Paris à cinq heures du matin, etc.). Ses parades [les Cadet- Duteux) valent moins. En somme, Désaugiors, avec moins d'art que Béranger, muins de stylo, moins do prétentions littéraires et d'arrière-ponsées politi(|ues, moins d'esprit satirii|ue, reste lo meilleur type du chansonnier français, mahcieux, iiioUeiisif ot gai.

DÉSAUGMENTER {zog'-man) v. n. Cesser d'augmenter.

DeSAULT (Piorre-Josoph), chirurgien français, né au Magny-Vernois (Haute-Saône) en I7M, mort en 1795. Après un court apprentissage chirurgical chez un modeste praticien do Bolfort, il se rendit à Paris on I7fi2. Quatre ans après, il ouvrit dos cours particuliers d'anatomie et de chirurgie, interdits d'abord, à cause de leur succès, par les professeurs titulaires , puis protégés par Louis et La Martiniôro. Bientôt, Desault fut nommé professeur à l'Kcoh» pratique et cbirurgion do l'IIÔtel-Dieu. C'est là qu'il fonda la iiremièro clinique chirurgicale qui ait existé on France. Sa parole n'était pas élégante, mais ses idées ôtaient pratiques : il leur donnait d'ailleurs, pour ainsi

DESASTREUSEME.NT — DESBILLONS

Dtîsnugicra.

diro, une sanction opératoire, inventant do nouveaux bandages pour les fractures, colles do la clavicule on particulier, et perfectionnant les méthodes d'incision do la fistule anale, liichat, qui fut son élève, défondit la mémoire do son maître, faussement accusé d'avoir hàtô la mort do Louis XVII, et publia ses (J'Juvres chirurgicales (1798- 1803}. On a encore do lui : Traité des maladies chirurgicales et des opérations qui leur conviennent, avec Chopart (an IV).

DÉSAURINE (zô) n. f. Nom donné à chacun dos composés sulfurés que l'on obtient en iraiiaut les désoxybonzoïnes sudcos par lo chlorure de tbiocarbonylo.

DÉSAUTORISER {zo) V. a. Cesser d'autoriser; détruire une autorisation.

DÉSAVANCEMENT(se-man)n.m. Action de désavancer. DÉSAVANGER {se) V. a. Otef l'avancoment, faire reculer.

DÉSAVANTAGE {taf) n. m. Cause d'infériorité dans une lutte, un concours, un parallèle ; dessous, défaite : Avoir la DiisAVANTAGE, du DESAVANTAGE. Triompher malgré le désavantage du nombre, il Inconvénient, désagrément : Toute position sociale a ses désavantages.

— Au désavantaf/e de, D'uno manière désavantagenso, pou favorable à ; Être campé A son désavantage. Se montrer À SON désavantage.

— Anton. Avantage, bénéfice, profit.

DÉSAVANTAGER [je. — Prend un e après le g devant

uu a ou un 0 : iVo»5 désavantageons. Vous désavajitagedtes) V. a. Frustrer d'une partie de l'héritage, par une disposition testamentaire : Désavantager ses enfants au profit d'un étranger.

— Désavantager des marchandises. Comm. Leur enlever ce qui en faisait l'attrait et en facilitait l'écoulement.

DÉSAVANTAGEUSEMENT [jei'i) adv. D'uno façon désavantat^ouso.

DÉSAVANTAGEUX [jeû]-, EUSE adj. Qui offre du désavaiita;:c, i|iii peut porter préjudice : Position désavanta- GE^^'^^:. C'jn'hlioiis désavantageuses.

DÉSAVENANT (/îa»), ANTE adj. Qui n*est pas avenant.

DÉSAVEU n. m. Rétractation d'un aveu, d'une chose affirmée antérieurement : Les aveux d'un coupable S07it souvent suivis de désaveux, il Déclaration par laquelle on désavoue, on condamne une personne dans ce qu'elle a dit ou fait. Il Dénégation ; acte par lequel on nie, on désavoue une chose dont on est déclaré l'auteur : Le desaveu d'une thèse, d'un drame. — Par est. : Gouvernement contraiJit au désaveu d'un de ses agents. Il n'y a rien de si conforme à la 7'aison que le désaveu de la raison dans les choses qui sont de foi. {Pasc.)

— Par ext. Condamnation, improbation déclarée : Désaveu de paternité. Action exercée par un mari dans le bui de faire déclarer adultérin, et par conséquent illégitime, un enfant né de sa femme, ii Acte par lequel on déclare n'avoir point autorisé un mandataire à agir comme il l'a fait : Former une demande en désaveu contre un a^'oué.

— Dr. féod. Refus formel, que le vassal faisait de reconnaître son seigneur.

— Encycl. Dr. féod. Le vassal pouvait désavouer son seigneur naturel et avouer un autre seigneur, c'est-à-dire le reconnaître pour suzerain. Lo desaveueta.it légal quand le feudatairo pouvait prouver l'infidélité ou le déni de justice de son suzerain. Un désaveu mal fondé, ou fausse avouerie, était le fait de reconnaître pour seigneur tout autre quo le suzerain véritable ; on encourait, alors, la commise ou confiscation du fief.

— Dr. act. I. Désaveu de paternité. L'enfant né pendant lo mariage a pour père le mari de sa mère [pater is est) [C. civ-, art. 312]. Mais il peut être désavoué dans les cas suivants : 1" impossibilité pmjsique de cohabitation entre les époux pendant le temps légal de la conception. (Cette impossibilité physique ne peut légalement résulter que do l'éloignement ou de l'impuissance accidentelle, causée par une blessure, une mutilation, un accident quelconque); 2» impossibilité morale de cohabitation, lorstpril y a adultère do la femme et recel de l'enfant ; 3" séparation de corps. (Le mari séparé de corps prouve la non-paternité par cela seul qu'il établit que l'enfant est né 300 jours après que sa femme a été autorisée par lo président du tribunal à quitter la maison conjugale, et moins de 180 jours depuis lo rétablissement de la vie commune.)

Les enfants conçus pendant le mariage ne peuvent être désavoués dans les cas énumérés par la loi ; quant aux enfants nés pondant, mais conçus avant le mariage, le droit do les désavouer, au lieu do former l'exception, devient la règle. Lo mari qui forme le désaveu n'a pour réussir que doux dates à prouver : colle de son mariage et celle de la naissance do Tonfant; s'il s'est écoulé moins de 180 jours, l'enfant doit nécessairement être déclaré illégitime. Cependant, le désaveu doit être écarté : l» lorsque les adversaires du mari prouvent qu'il a eu connaissance do la grossesse de sa femmo avant le mariage ; 2" lorsqu'il a assisté à l'acte do naissance, et que cet acte est signé do lui ou contient sa déclaration qu'il no sait signer; S^ enfin, lorsque l'onfant n'est pas né viable.

L'action en désaveu appartient : i« au mari seul, tant qu'il vit; 2" aux héritiers du mari, lorsqu'il est mort étant encore maître de son action,

L'action s'intente contre l'enfant lut-mémo s'il est majeur, ot, dans l'hypothèse contraire, contre un tuteur ad hoc nommé à l'entant. Dans l'un et l'autre cas, !a mère n'est pas partie au procès, mais on peut l'y appeler.

II. Le désaveu d'officier înimstérieî est principal, lors- (pi'il est formé contre un acte, indépendamment de toute instance; il est incident, quand il a lieu contre un acte employé dans une instance. Sont exposés à l'action on désaveu : les avoués, les huissiers, les agréés et les avocats à la Cour do cassation. I^es greffiers et les notaires, bien qu'ils aient la qualité d'officiors ministériels, ne peuvent ôtro poursuivis que par la voie d'inscription de faux. Il y a matière à désaveu dans les cas énumérés par l'articlo 352 du Code de procédure. Los articles 356 et suivants règlent la compétence.

Quand lo désaveu est déclaré fondé, l'acte désavoué est déclaré nul, et avec lui tombent toutes les conséquences qu'on en avait déduites ; l'officier ministériel désavoué est condamné envers les demandeurs ot les autres parties en tous dommagos-intérôts, mémo puni d'interdiction ou poursuivi oxtraordinairemont suivant la gravité des cas. Quand il est rejeté, lo demandeur peut être condamné en tous dommages-intérêts et réparations qu'il appartient.

DÉSAVEUGLEMENT {man) n. m. Etat de celui qui est désabusé, dont los yeux ont été dessillés. (Peu usité.)

DÉSAVEUGLER v. a. Désabuser, détromper : L'évidence rnéme ne peut désaveoglkr un esprit prévenu.

Se désuveugler, v. pr. Sortir de l'aveuglement; Ôtre désabusé.

DÉSAVOUABLE adj. Qui peut OU doit être l'objet d'un désaveu : Ûti mandataire qui outrepasse ses instructions

est DÉSAVOUAntE.

DÉSAVOUER v. a. So défendre de; nier sa participation à : DiiSAVoUER une chose évidente. DÉsAVoutiR un livre, sa signature, il Condamner, désapprouver : Désavouer la conduite d'un mandataire. Il Ne pas reconnaître comme parent eu comme ami : Désavouer un parent, un ami,

— Etre en contradiction avec ; ne pas ôtre conforme à : La vie de beaucoup de gens désavoue leurs principes.

— iVe pas désavouer, Juger digne de soi : Des vers que ne désavouerait pas Corneille.

— En T. de dr., Sif^nifier par acte qu'on n*a pas autorisé un mandataire à agir comme il l'a fait : Désavouer son chargé d'affaires, il Désavouer un enfant, Déclarer adultérin un enfant né dune femmo avec laquelle on est marié.

Se déscivouer, v. pr. Etre désavoué.

DÉSAZOTATION {si-on) n. f. Action do désazoter.

DÉSAZOTER v. a. Chini. Eliminer, .soustraire l'azote contenu dans une substance : DiiSAZOTER de l'air.

— Métall. Faire perdre, au moyen de la désazotation, l'azote quo contenait l'acier et qui lui donnait ses qualités.

DeSBAROLLES (Adolphe), peintre et écrivain français, né et mort à Paris (1801-1886). Comme peintre, on cite de lui plusieurs tableaiix qui ne manquaient pas de mérite : l'Auberge d'Alcog, acheté parle ministère de l'intérieur (1850); un Prêche breton dans l'église de Sainte-Croix, à Quimperlé (1852); etc. Comme écrivain, Dcsbarolles a publié : wn Mois de voyage en Suisse pour SOO francs (1840); Deux artistes en Espagne (1855). Mais c'est surtout comme chiromancien que Desbarolles se fit connaître. Son livre, les Mystères de la main révélés et expliqués; art de connaître la vie, le caractère, les aptitudes et la destinée de chacun, d'après la seule inspection des mtuns (1859), atteignit sa douzième édition. Il publia encore : Àfystères de la main. Révélations complètes (1879).

Des Barreaux (Jacques Vallée, sieur), conseiller au iiarlement, né à Paris en 1602, mort à Chalon-sur-Saône en 1673. Il avait hérité do l'incrédulité de son grand-oncle, Geoffroy Vallée, pendu et brûlé en 1574, comme auteur d'un livre intitulé le Fléau de la foy. Après s'être démis de sa charge, il passa le reste do sa vie dans les plaisirs et les voyages. Mais sa réputation d'athée faillit lui être fatale; les vignes ayant gelé en Touraine, où il était de passage, les paysans voulurent le lapider. Une fois, la foudre étant venue à tomber, un vendredi, près d'une auberge de Saint-Cloud, où il mangeait tranquillement une omelette au lard : « Voilà bien du bruit pour une omelette au lard 1 » s'écria-t-il ; mot resté célèbre et auquel fait allusion Boileau dans la Satire des femmes, lorsqu'il dit qu'il a vu plus d'un Capanée,

Du tonnerre dans l'air bravant les vains carreaux, Et nous parlant de Dieu du ton de Des Barreauj--

Des Barres (Joseph-Frédéric Wallet), homme de guerre et hydrographe anglais, né on 1722, mort à Halifax (Nouvelle-Ecosse) en 1824. Parti pour l'Amérique en 1756, il fit partie de l'armée qui conquit peu à peu lo Canada, et e.xécuta, aussitôt après la prise de Louisbourg (1758), un levé hydrographique du Saint-Laurent. Il dirigea la construction des tortifications de Québec, puis s'occupa, entre 1763 ot 1773, à exécuter l'hydrographie des côtes de la Nouvelle-Ecosse. Il revisa ensuite les cartes des côtes des colonies de la Nouvello-^ngloterre révoltées contre la métropole, et publia, en 1777, ce travail considérable sous le titre de Neptune Atlantique. En 1784, Des Barres reçut le gouvernement de l'île du Cap-Breton, et y fonda la ville de Sydney. En 1804, à l'âge de quatre-vingt-deux ans, il fut nommé lieutenant gouverneur et commandant en chef de l'île du Prince-Edouard, dans le golfe de Saint-Laurent. Un des titres do gloire de Des Barres esi d'avoir été le professeur de navigation du capitaine Cook.

DeSBASSYNS de RiCHEMONT (Philippe Panon), administrateur français, né en 1774 à Saint-Denis (Réunion), mort on 1S40. Chargé, en isu, par Napoléon 1". do négocier la mise en liberté des Français détenus sur les pontons de l'Angleterre, il réussit dans sa mission, fut nommé, en 1814, administrateur des colonies de l'Inde, puis, en 1815, intondant à la Réunion. Do retour en France, il devint membre du conseil d'amirauté, et, en 1824, député do la Meuse. Réélu en 1827, il appuya le cabinet Villôle. — Son fils, Paul Panon. baron de Rlchemont, né àSuresnes en 1809, mort à Paris on 1875, fut directeur do la compagnie du chemin do for d'Orléans, député en 1852 et 1857, sénateur on 1859, gouverneur de la Société do Madagascar. On a de lui ; Documents sur la Compagnie de Madagascar (IS6S).

DesbasSYNS de RiCHEMONT (Aloxandre-Piorre- Philippo Panon, vicomte), bomnio politique, né à Paris on 1833. Il fut élu, on 1871. représentant de l'Indo française à l'Assemblée nationale. Réélu en 1877, il combattit tous les ministères républicains et ne fut pas élu en ISS2. Il a publié : Archéologie chrétienne primitive, les nouvelles études sur les catacombes romaines tJ870).

Desbeaux (Emilo), journaliste et romancier, né à Pans en 1815. Il a collaboré à divers journaux, ot a été rédacteur en chef du « Journal illustré » et do la « Presse illustrée «. Secrétaire général de l'Odéon on 1884, il a été codirecteur do ce théâtre, do 1892 ù. I89e. Il a publié des romans, fait jouer plusieurs pièces, ot écrit nour la jeunesse de nombreux ouvrages, notamment : le Jardin de ,Uii« Jeanne {lS79i; les Projets de iU'" Marcelle et les L'tonncments de M. Robert (1884), qui ont été couronnés par lAc-adémio française: Physique po/ju/an-f (1890).

Dessillons (^François-Joseph Terrasse), humanisto français et poète latin moderne, surnommé le La Fontaine latin, né à ChAtoauneuf en Berry, en 1711, mort en 1789 ii Mannhoim, où il s'était retiré en 1762. après la suppression de l'ordre des jésuites dont il faisait partie, ot après s'étro adonné t l'enseignomont. On a do lui quiwo livres do fables latines : Fabulx .lîsopicv (nus); deux

DESBŒUFS

Page 1