DÉSIGNATION
désigner {gn mil. — lat. designare ; du préf. de, et de signare. marquer) v. a. Indiquer, faire reconnaître par une indication spéciale : Les Égyptiens nÈsiaNMEi^T iélernitépar la figure d'un serpent gui se mord la queue, il Etre le signe, la marque de : La fraîcheur du teint désigne la santé. Il Assigner, choisir : Aiif/iw^e désigna Tibère pour son successeur. II Signaler, appeler l'attention sur : Action qui désigne un nomme à l'admiration publique.
— Dénommer, servir à appeler ; Le nom d'Hébreux désigna d'abord toute la branche de l'émigration de Tkaré qui traversa l'Euphrate. (Renan.)
Désigné, ée part. pass. du v. Désigner.
— HiSt. rom. Consuls, Tribuns désignés. Nom que portaient les consuls et les tribuns élus, jusqu'au moment do leur entrée en fonction.
Se désigner, v. pr. Etre désigné : Objets différents qui SE DÉSIGNENT par le même nom. il Se signaler, se mettre en avant : Le mérite se désigne de lui-même a l'attention.
— Syn. Désigner, indiquer, marquer. Désigner, c'est faire connaître par un signe, c'est faire penser à une chose au moyen d'une autre chose qui la rappelle. Jndiguer, c'est dire où est l'objet, montrer dans quelle direction i! se trouve, mettre sur la voie pour le trouver. Marquer a une valeur beaucoup plus précise : c'est distinguer une chose de toutes les autres, la mettre sous les yeux et la faire positivement reconnaître.
— Désigner, assigner. V. assigner.
DÉsnNÉS n. ra, pi. Tribu d'arachnides dipneumones tubitôlalres, famille des agélénidés, renfermant le seul genre desis, remarquable par ses mœurs sous-marines. — Dn
DÉSIINÉ.
DÉSILLUSION n. f. Porte de l'illusion : L'expérience amène la désillusion.
DÉSILLUSIONNANT (si-o-nan), ANTE adj. Qui désillusionne, qui est propre à désillusionner.
DÉSILLUSIONNEMENT (zi-o-ne-man) n. m. Perte de l'illuriion ; action '|i- m- ■l'-^illusionner : La vie la plus éthérée n'a-t-elle pas ans A .\..s ui silldsionnkments ? (E. Sue.)
DÉSILLUSIONNER {zi-o-né) v. a. Faire perdre ses illusions â: A« yf'-rtté qui nous DÉSILLUSIONNE e.ç( souvent cruelle. Désiilusionné, ée part. pass. du v. Désillusionner.
— Substantiv. : Le nombre des désillusionnés grossit chaquf jour.
Se désillusionner, v. pr. Perdre ses illusions.
DÉSIMA, îlot artificiel du Japon, dans la mer de Corée, situé devant la ville de Nangasaki. (Les Hollandais y possédèrent longtemps une factorerie.)
DÉSINCAMÉRATION {si-on) n. f. Action de désincamôrcr : Prononcer la dusincamération d'une province.
DÉSINCAMÉRER (^change le second ^en è (levant une syllabe muette : Je détincamère. Qu'ils désincamèrent ; excepté
au fut. do l'ind. et au cond. prés. : Je désincamérerai. Tu désincamérerais) v. a. Annuler Tincamération do : Le duc de Parme arma contre le pape pour désincambrer son bien. (Volt.)
DÉSINCORPORATION {si-on) n. f. Action de désincorporer ; renvoi de troupes qui avaient été réunies momentanément à un corps : La désincohporation des bataillons de guerre.
DÉSINCORPORER v. a. Détacher, éliminer du corps : Désincorporbr des troupes.
DÉSINCRUSTANT {stan) n. m. Substance que l'on mélange à l'eau d'un générateur à vapeur, ou à l'eau daliraeutatiou do ce générateur, et qui empêche la formation et Tadliérence du tartre sur les parois internes de la chaudière. (La plupart de ces produits sont à base d'alun.)
DÉSINORUSTATION {sta-si} n. f. Action de désincruster, d'ôter les incrustations, il Action d'empôcher la formation du tartre à l'intérieur des chaudières à vapeur, ou de s'opposer au dépôt des sels calcaires sur les parois des générateurs, dépôts qui ont une action corrosive très marquée sur les tôles.
DÉSINCRUSTER (sté) V. a. Oter les incrustations de.
DÉSINCULPATION (si-on) n. f. Action de désinculper : La DÉsiNcuLi'ATioN d'un accusé.
DÉSINCULPER V. a. Dégager d'une inculpation, cesser d'inculper : Désinculper un accusé.
DÉSINENCE (nanss — du lat. desinere, finir) n. f. Gramm. Dernières lettres ou dernières syllabes d'un mot : // faut éviter d'employer de suite plusieurs mots ayant la mhne désinence, h Terminaison qui exprime les flexions d'un mot.
— Bot. Terminaison des organes ou parties d'organes.
— Encycl. Gramm. Il y a deux sortes de désinences : les désinences casuelles, qui, dans la déclinaison des noms, servent à marquer non seulement les cas, mais encore lo genre et le nombre ; et les désinences pej'sonnelles, qui, dans la conjugaison des verbes, indiquent les personnes et aussi la voix et lo temps.
DÉSINENTIEL, ELLE [nan-si-èl') adj. Gramm. Qui termine un mot : Les voyelles nasales sont les lettres harmoniques desinentielles tes plus usitées. (G. Fallot.) n Qui a des désinences, des terminaisons variables suivant les cas, les nombres, los personnes : Langues desinentielles. Formes desinentielles.
DÉSINFATUATION {si-on) n. f. Action de désinfatuer; résultat de cette action ; La dé siN fat dation d'un sot est une œuvre à peu près impossible.
DÉSINFATUER V. a. Guérir de son infatuation : Désinfatuer un sot.
Se désinfatuer, v. pr. Etre désinfatué, perdre son infatuation.
DÉSINFECTANT {fèk'-tan), ANTE n. et adj. Se dit des substances ou des agents qui désinfectent, qui sont propres à désinfecter : Le chlore est désinfectant, est un désinfectant.
— Fig. Ce qui détruit la corruption des mœurs : Le mariage est un desinfectant. (L. Veuillot.)
— Encycl. Les désinfectants détruisent ou masquent tout germe morbide ou toute odeur désagréable. Ils sont mécaniques ou chimiques: mécaniques, comme le feu, la ventilation, ou les corps inertes (terre, charbon, suie, argile, chaux éteinte pulvérisée) qui font masse avec les gaz méphitiques et les emprisonnent, ou encore ceux qui, comme les essences, résines, goudrons, déguisent, par leur plus forte odeur, celle d'agents désagréables; chimiques, comme les acides qui neutralisent les alcalis en se combinant avec eux, les alcalis qui font de même avec les acides, les solutions salines de fer, de zinc, de cuivre et de plomb qui absorbent certains corps neutres. Le désinfectant chimique agit en détruisant ou s'incorporant au corps à détruire ou à neutraliser, qu'il s'agisse de la conservation d'un produit commercial, d'une substance alimentaire ou d'une action antiseptique, thérapeutique ou antimicrobienne.
Le lait de chaux, la chaux vive, l'eau oxygénée, l'ozone, le sublimé (bichlorure de mercure), l'iode, l'acide chromique, le sulfate do cuivre, le thymol, la potasse et la soude, les acides azotique, chlorh'ydrique ou sulfuri(iue, le perchlorure de for, l'hyposulfite de soude, l'acide phénique, le chlorure de zinc, l'acide borique, les permanganates de potasse et de chaux, l'azotate de potasse, le chlorate de potasse, le sel de cuisine, l'alun, l'eau camphrée, l'huile d'eucalyptus, etc., sont des désinfectants classés dans l'ordre décroissant, en les supposant aux doses exigées.
DÉSINFECTER {fèk') V. a. Purifier, purger de ce qui infectait : Désinfecter de l'eau, une chambre.
— Fig. Purifier, soustraire à la corruption des mœurs : Le travail peut DÉSINFECTER un peuple corrompu.
Se désinfecter, v. pr. Etre, devenir désinfecté.
Désinfi'ction {«"âge de laboratoire).
DÉSINFECTEUR {{èk') adj. m.
Qui est propre à désinfecter : Appareil DÉSINFECTEUR.
DÉSINFECTION {fèk'-si-nn) n. f.
Destruction do certains gaz, do certaines exhalaisons, des infiniment petits pathogènes, des odeurs méphitiques ou désagréables.
— Fig. Action de purifier, de soustraire à la corruption.
— Encycl. On emploie pour la désinfection des procédés divers, selon le but à atteindre. V. desinfectant.
La désinfection des locaux antérieurement habités par des malades atteints de maladies contagieuses : scarlatine, typhoïde, variole, choléra, est obligatoire. Elle s'effectue par des grattages, lavages des murs ou par des fumigations d'acide sulfureux ou, plus fréquemment, par des pulvérisations d'une solution antiseptique (sublimé, acide phénique, formol, etc.).
I^a loi du 21 iuillct 1881 oblige aussi à désinfecter les écuries, les étables, voitures ou autres moyens de transport à l'usage d'animaux malades ou souillés par eux. Los
enclos, les herbages et pâtures, les conduits servant à l'écoulement des déjections doivent être aussi être désinfectés.
Quand il s'ag;it de la désinfection d'instruments de médecine et de chirurgie, ou que Ton veut faire dos pansements aseptiques, on utilise la flamme (v. flambage), les étuves à chaleur sèche où l'on place les instruments, les pièces de pansement, les vêtements de malades.
Los industriels dont les établissements dégagent des vajieurs ou des odeurs nuisibles, doivent détruire ou désinfecter ces vapeurs. Ils les condensent ou les font passer à travers des foyers incandescents, suivant qu'ils ont afi'airo à des vapeurs ou à des gaz. De môme les eaux industrielles doivent être clarifiées. V. FILTRAGE.
— Désinfection électroly tique.
La biélectrolyse, électrolyse double d'un agent à supprimer en présence d'un corps chimique, pouvant donner un désinfectant à l'état naissant, par suite plus actit, a été préconisée pour désinfecter les immondices. Cette application de l'électro-chimie à la désinfection (procédé Hermite) s est surtout vulgarisée à Londres et à Philadelphie.
Désinfecteur portatif.
Etuve locomobile pour désinfection.
DÉSINFECTOIRE {fèk'-to-ar') a. m. Lieu où l'on désinfecte.
DÉSINFLUENCER (an-sé) v. a. Soustraire à une influence dominante : Désinfluencer des juges.
DesiNGY, comm. de la Haute-Savoie, arrond. et à 30 kilom. de Saint-Julien, près du ruisseau des Usses, affluent du Rhône; 1.284 hab. Asphalte, plâtre. Vins blancs estimés.
DESINIT IN PISCEM (mots latins signif. finit en queue de poisson). Au début de VArt poétique, Horace compare une œuvre d'art sans unité à un beau buste de femme qui se terminerait en queue de poisson :
Desinit in piscem mulîer formosa superoe.
Ces mots, soit en latin, soit en français, servent à caractériser, ouand il s'agit surtout d'œuvres intellectuelles, les choses aont la fin ne répond pas au commencement, les promesses magnifiques qui n'aboutissent à aucun résultat, etc.
DÉSINSUFFLATION (su-fla-sî) n. f. Techn. Opération
qui consiste à percer des boyaux secs et gonflés, pour que l air puisse s'en échapper.
DÉSINTÉGRATEUR (rad. désintégrer) n. m. Appareil à moudre le blé. Syn. batteur, et dêmembreur.
DÉSINTÉGRATION (si-on) n. f. Action de désintégrer.
DÉSINTÉGRER v. a. Détruire l'intégrité de ce qui formait un tout, ruiner peu à peu.
DÉSINTÉRESSEMENT {rè-se-man) n. m. Caractère d'une personne désintéressée; abnégation de l'intérêt propre : Faire preuve de désintéressement.
— Anton. Calcul, égoïsme, individualisme. DÉSINTÉRESSEMENT {rèss-sé) adv. D'une façon désintéressée, avec désintéressement. (Peu usité.)
DÉSINTÉRESSER {rè-sé) v. a. Dégager ou satisfaire les intérêts de : Desintéresser un associé.
— Fig. Mettre hors de cause : Désintéresser l'amour propre, c'est délivrer la raison de sonplus redoutable ennemi. (Laténa.)
Dés/n té fessé, ée part. pass. Qui n'est pas intéressé dans une aflaire.
— Qui n'est pas mû par l'intérêt, par des motifs égoïstes et personnels : Un flatteur est rarement désintéressé. 11 Qui n'est pas inspiré, motivé, dicté par un intérêt égoïste : Amitié désintéressée. Conseils désintéressés.
— Substantiv. Personne désintéressée, qui ne se laisse pas guider par l'intérêt ; L'intérêt est la principale raison de notre estime pour les désintéressés.
— Anton. Avare, avide, cupide, intéressé.
Se désintéresser, v. pr. Dégager ses propres intérêts. 11 So dégager do toute préoccupation d'intérêt.
— Se désintéresser sur. Ne pas agir en vue de. DÉSINTÉRÊT {té-ré) n. m. Absence d'intérêt, indifférence.
DÉSINVERTIR {vèr') V. a. Art milit. Ramener à l'ordre naturel qui avait été interverti : Désinvertir des troupes, l'ordre de la marche.
DÉSINVESTIR (l'èss) V. a. Art milit. Débloquer, faire cesser l'investissement de : Désinvestik U7ie place.
Se désinvestir, v. pr. Déposer, résigner une fonction ; renoncer à un pouvoir.
DÉSINVESTISSEMENT {vè-sti-se-man) n. m. Art milit. Aftion do désinvestir : Le désinvestiSSEMENT d'une ci-
ladrlU:
DÉSINVITER V. a. Retirer l'invitation qu'on avait faite à.
DÉSINVOLTE (ital. rfismi'o//o ; du préf. nég. dis, et do involio, enveloppé, embarrassé; de in, en, et de volto. participe du verbe volgere, formé irrégulièrement du lat. volvere, rouler [v. volume]. Disinvolto signifie proprement Qui n'est pas enveloppé, qui est dégagé) adj. Qui a lallure leste et dégagée, qui a de la désinvolture.
-- n.ni. Désinvolture : Le cardiîial de Bohan avait un DÉSINVOLTE merveilleux. (Vieux.)
DÉSINVOLTURE n. f. Allure aisée, libre, dégagée, décidée on inciiio lâcliéo.
— l''i^'. Aisance, abandon, entière liberté : Une certaine
ubisiNvoLTURE datis le style, une façon délibérée^ manquent i-artment leur effet. (L. Keybaud.)
DeSIO, bourg dltalio (Lombardie (prov. do Milan]); 6.800 hab. Fabriques de tissus do soie, do laiuo, do flauoUo. Aux environs, villa Travorsi, c61ôbre par son parc ot SOS jardius. Ku 1277, les Visconti y roniportùront une victoiru <|ui leur assura la souvorainotô du Milanais.
DESIPERE IN LOCO (mots latins signil'. oublier la sagesse a prupus), lin d'un vers d'Horace (liv. IV, odo xi, V. as). Lo poùte donne co conseil à. Virgile :
Misce stuititiatn consiliis hrevem; Dulce est desipere in loco-
" Môle à. la sagesse un grain do folie; il est bon d'oublior quelquefois la sagesse. "
DÉSIR (subst. verbal de désirer. — L'Acadômio indique que plusieurs ôcrivout ot que beaucoup prononcent di:siu; de nos jours, cette pronouciatiou vieillie a otè reprise par los artistes du Théâtre-Français) u. m. Acte de l'ànio qui aspire à la possession ou à la réalisation dune chose : Avoir le uksir de boire, de s'enrichir, tl Objet désiré : La paix est mon seul désir.
— Parti('uliôrem. Appétit des sens qui pousse los sexes l'uQ vers l'autre :
.... Le moindre désir qui l'eflleure de r.-»ile Met un voile de pourpre â. la sainte pudeur.
A, DE Musset-
— Dr. anc. Au désir de. Suivant qu'il est réglé par : Au DÉSIR DK la loi, DE l'ordoimance.
— Encycl. Philos. Le d<!sir est une inclination consciento vers un objet déterminé. Si l'on définit la sensibilité la faculté déprouver du plaisir ou do la douleur, il est im-
fiossible de réduire le désir à un phénomène do la sensibiité, car il contient quelque chose d'éminemment actif. Cela est si vrai que bien des philosophes lui ramènent la volonté. " On entend par volonté, dit Condillac, un désir absolu et tel que nous pensons qu'une chose désirée est en notre pouvoir. » Toute l'école sensualiste, sous toutes ses formes, reproduit cette thèse. Mais beaucoup d'autres penseurs, comme Aristote, et, parmi les modernes, Locke, Reid, Maine de Biran, Cousin, Garnior, toute l'école spiritualiste, se sont efforcés d'établir la séparation des deux phénomènes. Le désir, disent-ils, peut porter sur l'impossible, tandis que la volonté ne porte que sur dos choses qui dépendent de nous : nous pouvons désirer avoir des ailes pour voler, nous ne pouvons pas le vouloir. Le désir peut se borner à la tin sans s'adresser aux moyens : c'est ainsi que beaucoup désirent la vertu, ils l'attendent; la volonté ne veut jamais la tin sans les moyens. Le désir est souvent peu clair, irraisonné; la volonté est réfléchie. Le désir, quand il est violent, met l'homme hors de lui, lui ôte la conscience do soi; le plus haut degré d'énergie de la volonté est aussi le plus haut degré de Ta conscience de soi. Le désir peut passer par tous les degrés; la volition est indivisible. Les désirs peuvent se présenter eu grand nombre en même temps et être contradictoires; la volonté est unique, on ne peut vouloir qu'une chose à la fois. Les sensualistes répondent souvent qu'il no serait pas impossible de réduire ces différences entre la volonté et le désir. Ceux de leurs adversaires, qui trouvent comme eux ces différences un peu superhcielles, maintiennent qu'entre le désir et la volonté il y a une distinction essentielle : la volonté se caractérise comme une décision, un choix, un consentement: aucun de ces traits ne convient au désir. Mais tous les philosophes sont d'accord sur un point : il n'y a point do volonté qui ne soit accompagnée de désir.
— Kelig. Région du. désir. Dans leur cosmologie, les bouddhistes désignent quelquefois sous le nom de » région du désir « {kàma-loka ou kâma-dhâtu) la partie moyenne do l'univers, située immédiatement au-dessus de l'enter (terre et atmosphère), qui renferme les diverses résidences dus êtres soumis au pouvoir des désirs sensuels [kàma « amour n ) ot revêtus de corps plus ou moins matériels; ce sont : celles des animaux, des démons affamés ou prêtas, des génies asouras, des hommes, et les déva-lokas, demeures des dieux inférieurs.
— Anton. Apathie, inappétence, indifférence. — Crainte.
DÉSIRABLE OU DESIRABLE (vieilli) adj. Quiest digne d'inspirer lo désir : Les quatre choses les plus désikablp:s, selon Alphonse le Sage, sont : du vieux bois, du vieux vin, de vieux amis et de vieux livres. (Rigault.) il Qui inspire, qui fait naître des désirs , en parlant d'une personne : Beaucoup de femmes qui ne sont pas Jolies sont néanmoins
fort DÉSIBABLKS.
Le désirable n. m. Digne objet do nos désirs : Aristote définissait Dieu la cause finale du monde, lk supi'âme DKSittAULK, le centre de l'aspiration universelle des choses. (E. Saitisot.)
DÉSIRADE(la), l'une des Antilles françaises, et dos plus petites, n'ayant quo 27 kilom. carrés do superficie. Elle fait partie de la colonie françaisudolaGuadeloupc. Elle est voisine do la Pointe-dos- Châtcaux, terme oriental do la Grando- Terro, qui est l'une des moitiés do la Guadeloupe : la distance est do 10 kilomètres
P^duP^Mord
Morne Rou
Pf'âufifcrâ
La Déslrade.
ii peino. La Désirade, ainsi nommée de ce que, lors do son «eoond voyage (nov. 1193), Colomb désirait do rencontrer la torre, est une îletto d'origine volcanique, au sol quoique peu calciné de 12 kilomètres do long sur 3 ou 4 do largo, une suite do raortios ou coteaux dont lo jdus haut a 278 mètres; torro arido, mais de climat bion aéré, salubro, et qui produit lo moillour coton dos Antilles. Aucun vrai port, pas de vraio rado, rien qu'une petite anse, collo du Galet, » sujette à do frémionts raz do maréo »; 1.400 hab. {/Jéairadiens, en;je5.) La Désirado fut longtemps ballottée, comme toutos les Antilles françaises, outro la Franco et l'Aiigloterro.
DÉSIRANT (m/i), ANTE adj. Qui désiro.
DÉSIRÉ n. m. Archéol. Espôco do toilo do lin, on usage au xvi" tH au xvu' siècle. (On disait, par exemple, une ■'appo on désiré ou façon désiré.)
DÉSIRÉ (saint), évoque de Cahors. V. DiDii-:a (saint).
DÉSIRÉ (Amable Courtecuissb, dit), acteur français, né ù. Lillo en 182'^, mort à Asnioros en 1873. U étudia le chant ot la déclamation, joua en province, jjuis fut engagé on 1857 aux Bouffes-Parisions où, pondant do longues années, il créa des rôles importants, nolummont dans Orphée aux enfers, Geneviève de lirahant, Flt-ur de thé, la Timbale d'arijent, etc. Il joua aussi ù. l'Athénée, au l*alais-Royal ot aux Variétés. Ce joyeux ot tin comique était à la fois un comédien d'étudo et un acteur d'une désopilante fantaisie.
DÉSIRÉE n. f. Planète télescopique, n" 344, découverte par Cliarlois, en 1892.
DÉSIRÉE (Bornardine-Eugénie), reine de Suéde, néo à Marseille on 1777, morte à Stockholm en 1860, était la tille d'un négociant de Marseille, François Clary. Sa .sreur aînée, Julie, ayant épousé Joseph Bonaparte en 17'J4, Napoléon demanda sa main, fut tiancé avec elle, et l'abandonna l'année suivante pour épouser M°" de Beauharnais. Elle épousa (1798) le général Bernadette, dont elle suivit la fortune. Devenue maréchale de France (1804) ot princesse de Ponte-Corvo,elle resta à Paris pendant les campagnes do son mari, ot y tint un salon fort couru. Après un séjour d'un an à Stockholm (I8IO-I8II), elle revint s'établir à Paris sous le nom de « princesse de Gothland n, y reprit ses réceptions et servit d'intermédiaire entre Bernadotte et Napoléon. Mais, lorsque la mort du roi Charles XHI (1818) eut donné le trône à Bernadotte, elle dut aller résider dans ses Etats. Couronnée ou 1829, Désirée passa le reste de sa vie dans son pays d'adoption, où elle se rendit populaire. Elle perdit son mari en 1844, et assista aux débuts du règne de son fils Oscar.
DÉSIRÉE (Pochenet, dame Didos, connue au théâtre sous le nom de M"°), actrice française, néo en 1824, morte à Paris en 1860. EU© fut engagée en 1842 au Gymnase où, sauf un court passage au Palais- Royal, elle joua constamment. Cette comédienne, au jeu original et charmant, fut très aimée du public et obtint do vifs succès, surtout dans Bébecca et Jeanne et Jeanneion.
DÉSIRER ou DESIRER (vieilli) v. a. Souhaiter la possession ou la réalisation de : Dksibek la fortune, la santé. Il Souhaiter la présence ou la naissance do : Heureux celui que l'on désire! Ménage qui DÉSiBEi un fils.
— Particulièrem. Convoiter les faveurs de : C'est un vilain amant que celui qui vous désike plus qu'il ne vous aime. (Mariv.)
— Se faire désirer. Faire attendre sa présence. 11 Laisser à désirer, Etre défectueux, n'être pas irréprocliable.
— Prov. : Cœur qui soupire n'a pas ce qu'il désire, Les soupirs que Ton pousse sont ordinairement la preuve qu'on n'est pas entièrement satisfait.
Se désirePf v. pr. Etre désiré : Il n'y a rien qui SE désire tant que la fortune. Il Désirer la présence ou la possession l'un do l'autre.
— Gramm. Désirer, suivi d'un infinitif sans préposition, est l'expression simple d'un désir qui n'a rien d extraordinaire : Je DÉSIRE le voir, l'entendre. La préposition de, mise entre lo verbe désirer et l'infinitif suivant, annonce qu il s'agit d'une chose difficile, indépendante do la volonté, ou quo le désir est ardent, plus qu'ordinaire : Si lo chose était possible, tous les hommes DKSlRiiRAiENT D'avoir du génie.
— Syn. Désirer, convoiter, avoirenvie, etc. V. convoiter.
— AlLUS. HIST. :
On ne peut désirer ce qu'on ne connaît pas. Vers de Voltaire. V. connaître.
DÉSIREUR et DÉSIRECX [reû), EUSE [vieilli] n. m. Qui désire : Caligula, iXéron, ces désireurs de l'impossible. (Alex. Dum.) [Inus.]
DÉSIREUX {reù), EUSE adj. Qui désire: Homme dksi- RKUX de domination. Femme désiheuse déplaire.
DÉ3IS (ziss) n. m. Genre d'arachnidos aranéides, type do la tribu des destinés, comprenant des araignées do taille moyenne, lisses, brunâtres, couvertes do poils, ot qui vivent au bord de la mer dans les régions tropicales.
— Encycl. Les désis font leur coque soyeuse dans les trous des récifs de coraux ot vivent de petits crustacés marins; à marée haute, ils restent submergés; certains paraissent même complètement aquatiques, comme los areyronètes. L'espèce type du genre, desis maxHlosa, haoïto la Papouasie ; les "cinq autres sont do l'Océanio, do la Malaisie et du sud do l'Afrique.
DÉSISTÂT {sta) n. m. Dr. anc. Svn. de désistement, d.uis lo ressort du parlement de Toulouse.
DÉSISTEMENT {ste-mayi) n. m. Action do se désister; a.ru^ par lequel on renonce à une procédure commencée : Signer son désistument. Envoyer son désistement.
— Encycl. Le désistement fait l'objet dos articles 402 ot 403 du Code de procédure civile. 11 constitue une faveur accordée au demandeur de retirer son action, tout en conservant le droit do la renouveler; mais il no dépend pas du demandeur seul : il doit être accepté par lo défendeur, qui pont, s'il lo préfère, suivre le procès. Le désistement se fait généralement par acte d'avoué ; il peut résulter aussi d'une déclaration faite à l'audionco, dont lo tribunal donne acte. Une fois accepté, lo désistement a pour ('(lots : l* de remettre los choses au mémo état (ju'avaut la demande ; 2" de mettre tous los frais à la charge de celui qui s'est désisté.
En procédure criminelle, los principes qui régissent lo désistement peuvent se résumer ainsi: V tout prévenu condamné pont so désister du recours par lui formé contre la sentence do condamnation; 2» lo ministère public ne peut jamais se désister, ni de l'action par lui introduite, ni du recours par lui exercé contre la décision du tribunal ; 3" lo désistement de la partie civile est sans olfet au point do vue de l'oxorcico do l'action publiouo; il n'y a d .'xccption ù cette règle qu'on matière d'adultère et do dilfanialioii.
DÉSISTER [sté] (SE) [du lat. desistere, cesser] v. pr. Faire ai:to do renonciation ; cesser do poursuivre on justice : Sk DKSisTKU d'une prétention. Su DESISTER d'un appel.
DÉSITALIANI3ER v. a. Dépouiller dos habitudes, dos miL"urs, \\ei la louriiuro iUiliennc : L'Autriche n'a jamais pu DÉsiTALiANisKR SCS provinccs italiennes.