‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 646 sur 870 · C. Délavions · texte numérisé non relu

C. Délavions

— V. n. Horlog. Se dit d'une montre, d'une pendule .'i sonnerie, quand les heures sonnées no correspondent pas aux heures indiquées par les aiguilles : Cette pendule

DÉSUEL'RË.

Se désheurerf v. pr. Etre dérangé; se déranger do se3 habitudes régulières.

DÉSHrvERNER (dé-zi) v. a. Faire sortir dos quartiers

d'hiver : Hioshiverner un corps d'armée. (Pou usité.)

DÉSHONNÊTE((^t*-ïo-He/')adj. Qui est contraire à l'honnêteté, à la bienséance, aux bonnf s mœurs : Ecrit, Pensée, Parolr. Action ni^:sHONNlh'i-:. Lieu déshonnîîtr.

— Syn. Déshonnôte, malhonnête. Une action déshonnête est contraire A la pureté, à la pudeur; ce qui est malhonnête est contraire à la probité ou aux convenances. Do plus, malhonnête peut se dire dos personnes, ot déshonnête ne se dit quo dos chosos ; quand il s'agit de personnes, on remplace déshonnête par impur, impudique, otc.

DÉSHONNÊTEMENT(rf(,'-zo-né) adv. D'un© façon déshonnôte.

DÉSHONNÊTETÉ [dé-zo-nê] n. f. Caractère d'une chose déshonnrio : La déshonni>teté dans les discours, dans les actions, li Manière d'agir déshonnôte.

DÉSHONNEUR [dé-zo-neur') n. m. Perte do l'honneur; état d une personne déshonorée : Tomber dans le déshon- NKUR. Faire quelque chose à son déshonneur, h Se dit particulièrement do l'état d'une femme qui s'est laissé séduire.

— Prier quelqu'un de son déshonneur, Lui demander une chose qui pourrait lo déshonorer, n Solliciter de lui une chose qui lui coiJte beaucoup ; Demander de l'argent à un avare, c'est le prier de son déshonneur. (Cette locution a vieilli, surtout dans lo dernier sons.)

— Syn. Déshonneur, honte, ignominie, infamie, opprobre, turpitude. Déshonneur se rapporte à l'opinion du monde ; hojite se rapporte à la conscience ; l'homme déshonoré a perdu l'estime des autres hommes; celui qui sent sa honte n'ose plus se regarder lui-même. L'i^noyninie est lo comble du déshonneur, elle suppose qu'on est tombé dans un mépris profond; l'opprobre n'est autre chose quo l'ignominie manifestée par un fait particulier. L'infamie est une grande honte provenant de fa. conduite publique, ou au moins de celle qui a eu beaucoup de témoins. La turpitude ditfère do 1 infamie en ce que c'est la honte attachée à des actions secrètes.

DÉSHONORABLE (dè-zo) adj. Qui n'est pas honorable, qui déshonore : Accepter UJie mission déshonorable. Afficher des sejttiments deshonobables. (Peu usité.)

DÉSHONORABLEMENT(rff-;o) adv. D'une façon déshonorablo : Se conduire deshonorablement. (Peu us.)

DESHONORANT [dé-zo, ran), ANTE adj . Qui déshonore ; qui est propre à. déshonorer : Conduite déshonorante. Se livrer â des trafics déshonorants.

— Anton. Glorieux, honorable.

DÉSHONORATION {dé-zo, si-on) n. f. Action de déshonorer. (Peu usité.)

DÉSHONORER {dé-zo) V. a. Priver do son honneur, couvrir d'opprobre ; porter atteinte à la dignité de ; dégrader, avilir : Une grâce payée avilit celui gui la reçoit et DESHONORE cclui ^ui la fait. (Duclos.) il Séduire, en parlant d'une femme : Deshonorer une jeune fille.

— Par ext. Déparer, gâter : Déshonorer uji inonumejit par de maladroites restaurations.

Déshonoré, ée part. pass. du v. Déshonorer.

— Substantiv. Personne déshonorée : Epouser une déshonorée.

Se déshonorer, v. pr. Perdre son honneur; s'avilir, se couvrir d'ignominie.

— Syn. Déshonorer, décréditer, décrier. V. décréditkr. DeshouuÈRES (dé-zou-li-èr) [Antoinette du Ligif.r de

La Garde, M""], femme de lettres, née à Paris en 1638, morte en 1G94. Elle fut mariée à treize ans à un ofticier. Deshoulières, qu'elle ne rejoignit qu'en 1657, pendant la guerre de Flandre.

Elle apprit le latin, l'italien, l'espagnol ; elle s'intéressa à la philosophie et prit parti pour Gassendi contre Doscartes ; elle fut l'élève du poète Jean Hénault. Femme d'osprit, femme savante, très romanesque, un peu libertine, oUe se mêla aux sociétés du temps et passa par l'hôtel de Rambouillet, à sou déclin. Eu 1(Î77, elle fut l'âme do la cabale qui préféra la Phèdre do Pradon à celle do Racine, et elle composa, à cotte occasion, certain sonnet crnol quo Boileau ne lui pardonna pas. Elle jouit, on son temps, d'une grande réputation poéti(iue. On lui fait tort, aujourd'hui, on no se souvenant plus <iuo de sa pièce un peu mièvre et gémissante sur les petits moutons. Mais cotto bergère fut aussi une moraliste délicate : outre dos idylles, elle composa des éiiloguos, des odes, dos énigmes, des madrigaux, des élégies, même une tragédie. Ses meilleures pièces sont des poésies religieuses (lu'olle ht vers la lin do sa vie. — Sa tille, ANToiNETTK-THÉRf'.sK Destioulières (i66ti- 1718), fut aussi uno femme de lettres ot s'adonna à la poésie; mais son plus clair mérito fut d'éditer les poésies do sa mère, en Itîys.

Des Houx (Henri). Biogr. V. Durand-Mobimueau. DÉSHUILCR (dé-su-i) V. a. Enlever l'huile de : Désrui-

i.i:r de la laine. (Peu usité.)

— En T. do foulon. Faire disparaître par lo foulage l'huile dont ou avait imbibé la chaîne et qui graisse le drap.

DÉSHUMANISER {dé-zu) V. a. Faire perdre le carac* lèro humain.

DÉSHYDRATATION [dé-si, s\-on) n. f. Chim. Action do déshydrater : La déshydratation des sels.

DÉSHYDRATER ((/t'-ci)v. a. Chim. Priver d'oau : Désmy- DitATiiu (/(■ la chaux.

DÉSHYDROOÉNATION {dé-zi, jé-na-si) n. f. Action do ■léshydrogénor. ii On dit aussi DÉsHYpnoûÉNiSATiON, mais l'un ot l'autre sont peu usités.

Mi°« DeshouUèrea.

DÉSHYDROGÉNER — DÉSINVOLTURE

DÉSHYDBOGÉNER {dé-zi, îé-né) V. a. Débarrasser d'hydrogène : Deshydrogèneb de la houille.

DÉSHYPOTHÉQOER {dé-zi, té-ké) V. a. Purger d'hypothè4ues : Déshypothéquer un immeuble.

DESIDERATA D. m. pi. Linguist. V. desideratdm.

DÉSIDÉRATIF, IVE(du lat. rfesirfermm, désir) adj . Gramm. Qui exprime l'idée de désir : Le conditionnel a souvent une valeur désidérative. (Peu usité.)

DESIDERATUM {dé-zi-dé-ra-tom' — mot lat. qui signifie chose désirée) n. m. Ce qui manque, ce qui reste à trouver ou à résoudre : La paix, voilà le desideratum du progrès.

Il PL Des DESIDERATA.

Desideri (Ippolito), missionnaire et jésuite italien, né à Pistoie en 1684, mort à Rome en 1733. Il se rendit au Thibet, où il arriva en 17i6, après avoir passé par Surate, Delhi, Lahore, Cachemire et le Boutan. Il s'aliéna l'esprit des missionnaires capucins, qui obtinrent son rappel en 1727. Il vint se justifier à Kome. mais on ne lui donna pas l'autorisation de retourner au Thibet. Ses manuscrits sont au Collège de la propagande. Il a traduit le Kangiar de Zoubaka, livre religieux du Thibet en 108 volumes.

DesidERIO, sculpteur italien, né à Settignano (Toscane) en 1-12S, mort à Florence en 1464. Il reçut presque enfant les leçons de Donatello, se perfectionna par l'étude dos œuvres de ce célèbre maître, et acquit un talent aussi éminent que précoce. On doit à cet artiste des bas-reliefs placés dans la galerie de Florence, les belles sculptures de l'autel du Saint-Sacrement à Saint-Laurent, la chaire de l'église de Badda près de Florence, la statue do boisdelaiT/aae/emeà Santa-Triuita; mais son chef-d'oeuvre est le magnifique mausolée de Carlo Marsuppinï, qu'il éleva dans l'éghse de Santa-Croce, et qui est regardé comme un des plus beaux morceaux de la sculpture florentine au XV* siècle. Ce monument est également remarquable par la richesse de l'mvcntion et par le fini de l'exécution.

DesideRIUS (saint). V. Didier (saint).

DÉSIGNATEUR {gn mil.) n. m. Antiq. rom. Nom par lequel on désignait plusieurs fonctionnaires.

— Encycl. Au théâtre, le désignateur conduisait les spectateurs à leurs places marquées par un numéro auquel correspondait celui de la tessèi'e distribuée d'avance. Aux jeux du cirque, le dési^nateur était un officier de police qui prenait les dispositions nécessaires et distribuait les prix. Enfin, on appelait « désignateurs u , dans les cérémonies funèbres, ceux qui ordonnaient les convois, faisaient marcher chacun à son rang, organisaient et présidaient les jeux funèbres dont ils étaient aussi les juges. Ils commandaient au personnel subalterne préposé aux funérailles, avec lequel il ne faut pas les confondre. Ils marchaient entourés de licteurs et de massiers portant des faisceaux que l'on déposait ensuite sur les lits de parade, dressés en l'honneur de la déesse Libitine. Ces désignateurs étaient choisis par les consuls, et leurs fonctions étaient honorées.

DÉSIGNATIF, IVE {gn mil. — du lat. designatus, désigné) adj. Distinotif, qui désigne spécialement : La faux est l'emblème désignatif de la mort.

DÉSIGNATION (gna-si [gn mil.]) n. f. Action de désigner, de signaler une chose par une indication spéciale : Za désignation rfe la demeure est essentielle dans les exploits d'huissier.

— Dénomination, appellation : Personne connue sous telle

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