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DESLANDES

DESMAZIÉRIE

mal digérés, et où l'on trouve les idées philosophiques du temps. Nous nous bornerons à citer : Histoire critique de la philosophie (1737) ; Essai sur la marine et le commerce (1743) ; Pygmalion ou la Statue animée (1740), ouvrage qui fut condamné par le parlement de Dijon ; l'Optique des 7JiŒurs (1742); etc.

Deslandes (Pierre de Lacnat), directeur de la manufacture de glaces de Saint-Gobain, né à Vergoncey, près d'Avranches, en 1726, mort en 1803. Deslandes apporta de grandes améliorations à la fabrication des glaces, supprima le soufflage, perfectionna le coulage de façon à obtenir des produits d'un grande dimension, substitua l'emploi des sels de soude à celui de la soude brute, et introduisit à Saint-Gobain le douci et le poli, qui n'étaient précédemment donnés qu'à Paris.

Deslandes (Paulin), auteur dramatique français, né en 1806, mort en 1866. D'abord chanteur à l'Opéra-Comiquc, il perdit la voix et il écrivit alors pour le théâtre, le plus souvent en collaboration, de nombreux vaudevilles et quelques drames et comédies. Parmi ses pièces, nous citerons : la Modiste et le Zorrf (1833) ; l'Ange gardien f 1837J. qui eut un vif succès ; les Canuts (1843) ; la Gamine (1850); la Peine du talion (1853) ; le Conscrit de Montrouge (1857); la Dernière Grisette (1864) ; etc.

Deslandes (Raymond), auteur dramatique français, né à Yvetot en 1825, mort à Nice on 1890. Il collabora d'abord à de petits journaux, puis se tourna vers le théâtre et écrivit, le plus souvent en collaboration, un grand nombre de vaudevilles, de comédies, etc., dont plusieurs ont eu du succès. Nous nous bornerons à citer : On dira des bêtises (1855) ; la Femme d'un grand homme (1855) ; les Comédiennes (1857); les Domestiques (1861); le Marquis Harpagon (1862) ; un Gendre (1866) ; Gilberte (1874).

DeslandRES (Adolphe-Edouard-Marie), organiste et compositeur français, né à Paris en 1840. Il obtint, en 1860, le second grand prix de Rome. Deslandres, maître de chapelle et organiste de l'église Sainte-Mario des Batignolles, a beaucoup écrit dans tous les genres. Comme compositeur de musique religieuse, on connaît de lui un oratorio; un Stabat Mater; une Messe solennelle ; une Messe de Saint- André; des recueils de cantiques; deux recueils de motets ; etc., puis deux cantates : la Barque brisée et la Bannière de Jeanne d'Arc, un Chant populaire à Jeanne d'Arc, des morceaux d'orgue et de piano, de nombreuses mélodies vocales, etc. Au théâtre, Deslandres a donné les opéras-comiques : Dimayiche et Limdi (1872); Fridolin (1875); le Chevalier Bijou (1876) ; le Baiser (1884).

Deslauriers, dit Bruscambille, comédien français. V. Bruscambille.

DESLONGCHAMPSIA [dê-lon-chan-psi -— de Deslongchamps, natural. franc.) n. f. Paléont.' Genre de mollusques gastéropodes prosobranches, famille do lissurellidés, comprenant des coquilles patelliformes, à crochet subcentral, fossiles dans le terrain jurassique. (L'espèce type du genre est la deslong rhampsia Eugenii.)

DÈS LORS loc. adv. V. DÉS.

Deslts (Charles Collinet, dit), littérateur et auteur dramatique, né et mort à Paris (1821-1885). Il fut pendan' quelques années acteur en province, puis, en 1846, se mit à rcrire des nouvelles, des romans et des pièces de théâtre. Jeslys avait de la verve, do l'imagination et savait susciter l'émotion et l'intérêt, tout en restant dans les données morales. Il fut d'une extrême fécondité. Parmi ses récits, nous c.terons : les Bottes vernies de Cendrillon (1849); le Millionnaire (1852); Rigobert le rapin (1854) ; les Compagnons de minuit (1857); la Marchande de plaisirs (1S60)\ les JJcits de la grève {\^Q2); le Canal Saint-Martin {1862) ; les Compères du roi (1867) ; la Maison du bon Dieu (1875); le Capitaine Minuit (1880); etc. Deslys a écrit pour le théâtre des livrets d'opéras-comiques et des drames : le Pont rouge (1858); le Casseur de pierres (1867); etc.

DESMACELLE ou DESMACELLA {déss, sel') n. f. Genre d'époQges fibreuses halichondrines, famille des macidonidés. comprenant des formes massives ou ramifiées dont la charpente est constituée par des corpuscules siliceux et des spicules droits ou courbes. (L'espèce type est la desmacella pumilio, du golfe du Mexique.)

DESMAGIDON (dèss, si) n. m. Genre d'épongés, type de la famille des desmacidonidés , comprenant des formes habitant la Méditerranée et dont la charpente est composée de spicules en trident. (On peut prendre comme exemple de ce genre le desmacidon caducum, des côtes d'Algérie.)

DESMACIDONIDÉS {dèss, si-do) n. m. pi. Famille d'épongés fibreuses, sous-ordre des halichondrines, comprenant des formes massives ou ramifiées, dont les spicules siliceux sont mobiles. (Les genres principaux aes desmacidonidés sont : desmacelle, desmacidon , esperia, mtjxilla.) — Un DESMAcinoNiDÉ.

Desbsahis (Joseph-François-Edouard de Corsembleu), poète français, né à SuUy-sur-Loire on 1722, mort à Paris en 1761. Il débuta dans les lettres sous les auspices de Voltaire, se fit connaître par des poésies i"ugitivos,agréableset fracieuses. et écrivit pour le théâtre des petites comédies, ont une, le Billet perdu ou l' Impertinent, en vers, fut jouée en 1750 avec succès, bien qu'elle manque d'action et d'intrigue. Une des meilleures productions de ce poète aimable, est le Vot/age de Saint-Germain ou Vo>/age d'Epône. une édition à pou près complète des Œuvres de Desmahis a paru à Paris en 1778.

DesMAISEAUX (Pierre), critique et historien français, né on Auvergne en 1666, mort à Londres en 1745. Il s'était réfugié dans cette ville après la révocation de l'édit de Nantes, et y était devenu secrétaire de la Société royale. On a de lui : Vie de Saint-Evrrmond (1711) ; Vie de Uayle (1722); Vie de Boileau-Despréaux (1712); Life of John Haies ami Chillingworth fi719). II a, en outre, éaité les Œuvres diverses df //a y^e (1727-1731) et les Lettres de Bayle, publiées sur If.s originaux (1729). Mais c'est son édition des Mélangea curieux' de Saint-Evremond (1706) qui est son meilleur titre littéraire.

DESMAN (dèss) a. m. Genre do mammifères insectivores, famille dos talpidés, tribu des myogalinôs, comprenant des animaux de moyenne taille, vivant au bord dos eaux comme les loutres, «lont ils ont Ja fourrure.

Desman des Pyréuées,

— Encvcl. On connaît deux espèces de desmans : la plus grande [myogale mosckata) ou desman musqué, grosse comme un fort écureuil, brune, habite la Russie méridionale et orientale ; la plus petite {myogale Pip-enaica) vit dans les Pyrénées. Le desman musqué est chassé pour sa fourrure; il possède sous la queue des glandes musquées très odorantes. Les mœurs des desmans, qui, parleurs formes extérieures, rappellent les musaraignes, sont celles de ces animaux et des rats d'eau; ils vivent d'insectes aquatiques et de petits poissons. A l'époque tertiaire (miocène), l'habitat du desman de Russie s'étendait jusqu'en Angleterre.

DESMANTHE {dèss) n. f. Genre de légumineuses mimosées. (Les desmanthes [environ 8 espèces habitant l'Amérique] sont des plantes herbacées ou suffrutescentes, à feuilles bipinnées, dont les fleurs sont groupées en capitules pauciflores.)

DESMANTHODIUM {dèss, di-om') n. m. Genre de composées-radiées voisin des hélianthes. (Les desmanthodium sont de grandes herbes glabres, à feuilles opposées, habitant le Mexique, dont les fleurs forment de petits capitules, groupés en glomérules ou eu corymbes.)

Desmarais (Régnier), littérateur et grammairien français. V. Régnier.

Desmarchais (le chevaher Renaud), navigateur français de la première moitié du xviii" siècle. 11 commanda à dîtférentes reprises des vaisseaux de la compagnie des Indes. De 1724 à 1726, il visita les côtes de la Guinée et la Guyane, en recueillant des observations et des documents do tout genre, qu'il communiqua ensuite au P. Labat. Grâce à ces documents, ce dernier a publié, en 1730 : Voyage du chevalier Desmarchais en Guinée^ dans les îles voisines et à Cayenne (1730).

DESMARELLA {dèss, reV) n. m. Genre de protozoaires flagellâtes, comprenant des formes voisines des codosiga, et réunies en colonies moniliformes, où les individus sont accolés latéralement sur une seule rangée. (Les desmarella vivent dans les eaux salées de l'Angleterre.)

Desmares (Toussaint-Gui-Joseph), oratorien, prédicateur et écrivain français, né à Vire en 1599, mort en 1669. II prêcha avec une telle ardeur les doctrines jansénistes qu'on lui interdit la chaire (1643). Envoyé en 1653 à Rome, pour défendre ces doctrines, il prononça à ce sujet un long discours devant Innocent X, sans parvenir à faire triompher sa cause, retourna en France, fut contraint do se cacher, et mourut chez le duc de Liancourt, où il s'était réfugié. On a de lui plusieurs écrits do controverse et son Discours sur la grâce efficace, prononcé en 1653 devant Innocent X.

Desmarest (Nicolas), physicien, géologue et minéralogiste français, né à Soulaines (Champagne) en 1725, mort en 1815. Fils d'un pauvre maître d'écolo de village, il publia, en 1753, sur la question de savoir si l'Angleterre et la France avaient été autrefois réunies, un mémoire qui le fit connaître du monde savant. 11 faut citer aussi son Dictionnaire de géographie physique; ses remarques sur les basaltes et sur diverses autres roches dont il a démontré l'origine ignée ; sa carte minéralogique et géologique de l'Auvergne, etc.

Desmarest (Anselme-Gaétan), zoologiste français, né à Paris en 1784, mort à Alfort en 1838- Professeur, en 1815, à l'Ecole vétérinaire d'Alfort, où il occupa successivement les chaires de zoologie, d'anatomie et de botanique, membre de 1 Académie de médecine, membre correspondant de l'Académie des sciences, il a laissé quelques travaux descriptifs, dont le plus important est la hlammalogie (1820-1822). — Son fils, Eugène Desmarest (1816- 1889), a été aide-naturaliste à la chaire d'anatomie comparée du Muséum d'histoire naturelle et secrétaire, pendant plus de trente ans, do la Société cntomologique de France. 11 a laissé quelques mémoires sur les insectes.

DESMARESTIE {dé, ré-stl — de Desmarels. n. pr.) n. f. Genre d'algues marines, de la famille des sporochnoïdées, tribu des mélanospermées. Y. fucds.

Desmarets (Jeani, avocat général au parlement de Paris, né vers 1312, supplicié à Paris en 1383. II joua un rôle important dans les luttes civiles de la guerre de Cent ans, lutta contre Robert le Coq et les partisans de Charles le Mauvais, soutint le duc d'Anjou contre les ducs de Berry et de Bourgogne. II rendit à la cause royale les plus grands services. Charles VI, à l'instigation de ses conseillers, le fit arrêter et condamner au dernier supplice comme fauteur de troubles et do séditions.

Desmarets (Samuel), en lat. Maresius, théologien protestant, né à Oisemont (Picardie) en 1599, mort à Groningue en 1673. Consacré au synode de Charenton, eu 1620, il fut attaché à l'Eglise do Laon, à celle do Falaise, en Champagne, puis à celle de Saumur. Il accepta, en 1643, une place de pasteur à Groningue, où la chaire d'histoire ecclésiastique lui fut donnée bientôt après. C'est lu qu'il mourut. Parmi les 104 volumes qu'il a écrits, et qui sont complètement oubliés, nous citerons : Collegium theologicum sive Brève systema unirersse theologise (1645; réimprimé et augmenté en 1649, 1656, 1662,1673); Apo/o^ianowi.ssimapro S. Augustino, Jansmio et jansenistis coritra po7itificem et jesuitas (1654); la Sainte Bible française (1669), accompagnée do notes.

Desmarets (Henri), compositeur français, né à Paris (-■n 1662, mort â Lunéville en 1741. Il fit représenter à l'Opéra : Didon {Ï&QZ) ; Circé (1694); Théogène et Chariclée (1695); les Amours df- M omus (1695); Vénus et Adonis (1697); les Fêtes galantes (1698); Iphiqénie en Tanride (1704). Ce dernier fut terminé par Campra, l'ami de Desmarets, celui-ci ayant dû s'exiler de France à la suite d'un mariage clandestin. Réfugié en Espagne, il devint maître do chapoUo; puis il se rendit ù J>unéville, où le duc do Lorraine le nomma surintendant do sa musique. C'est seulemont sous la Régence que Dosmarots put fairo déclarer

Desmarets de Salnt-Sorlin.

son mariage valable. Il reparut alors une dernière fois à l'Opéra, avec un ouvrage intitulé : Henaud ou la Suite d'Armide (1722).

Desmarets (Charles), chef de la police sous le Consulat et l'Empire, né à Compiègne en 1763, mort en 1S32. Il a laissé des Mémoires publiés en 1833.

Desmarets DE Saint-Sorlïn (Jean), littérateur français, né et mort à Paris (1596-1676). Il étudia non seulement les lettres, mais encore la musique, la peinture et l'architecture. Une adroite flatterie à l'adresse de Richelieu lui valut la faveur du ministre. Membre de l'Académie française dès sa formation, Desmarets on fut, en outre, pendant quatre ans, le premier chancelier. Il écrivit une tragédie : Aspasie, œuvre médiocre, mais qui réussit avec éclat (1636).

Richelieu, enchanté de ce triomphe , voulut qu'il lui fît chaque année une pièce semblable. De là ces œuvres théâtrales, qui ne sont remarquables que par leur médiocrité : Scipion l'Africain, M irame,Roxane, XvL^xcomédies ; les Visionnaires, comédie ; Erigone, tragicomédie en prose (1639); Europe, pièce allégorique.

Mirame, dont le cardmal avait indiqué le sujet et à laquelle il travailla, dit-on, lui-même. Une autre, les Visionnaires, eut un succès inouï, dû aux nombreuses allusions que l'on y vit contre les femmes célèbres de l'époque. Desmarets contribua à la composition de la fameuse Guirlande à Julie, ofl'erto à M"" d'Angennes.

Richelieu le nomma conseiller du roi, contrôleur de l'extraordinaire des guerres, secrétaire général de la marine du Levant. A partir de 1645, Desmarets passa de l'excès du relâchement à la dévotion la plus vive. Cette conversion s'opéra pendant qu'il écrivait son poème de Clovis ou la France chrétienne , en vingt-six chants (1657), poème médiocre. Il composa dans le même esprit les poèmes do Marie Magdelcine ou le Triomphe de la grâce (1669) et Esther. Son traité : De la comparaison de la langue et de la poésie française avec la grecque et la latine (1670), ouvrit la «querelle des anciens et des modernes». Desmarets, dont les idées de réforme hantaient le cerveau malade, en vint à se croire appelé à combattre les jansénistes de Port-Royal, par haine desquels il se jeta dans le camp des jésuites. Il rêva la formation d'une milice sacrée, de 144.000 hommes , qui, sous les ordres du roi Louis XIV, marcherait à une croisade universelle contre l'impiété et l'hérésie. Il fit condamner au bûcher un fou, Simon Morin, qui se croyait le fils de Jésu.s-Christ.

Desmarets mourut dans la maison du duc de Richelieu, dont il faisait partie comme intendant. Il laissait plus de quarante ouvrages, dont aucun ne lui a survécu.

Desmarres (Louis-Auguste), médecin français, né à Evreux en 1810, mort à Neuilly en 1882. Il fit faire d'immenses progrès à l'oculistique, pratiqua le premier l'iridectomie, joignit à une grande habileté dans son art une inépuisable charité, et eut la gloire d'avoir De Graefe pour élève. Son principal ouvrage est : Traité théorique et pratique des maladies des yeux (Paris, 1854-1858).

DESMARTUS {dèss, tuss) n. m. Genre de protozoaires radiolariens, famille des zygartidés, comprenant des animalcules marins, dont on connaît quelques espèces habitant le Pacifique nord.

Desmasures (Louis), en latin Masurius, poète français, né â Tournay vers 1510, mort vers 1580. Protégé par le cardinal Jean de Lorraine, par le cardinal Du Bellay, puis secrétaire de Catherine de Danemark, duchesse de Lorraine, près de laquelle il vécut à Nancy, il embrassa le protestantisme et se réfugia en Allemagne. Plus tard, il rentra en Lorraine et devint ministre à Metz, à Sainte-Marie-aux-Mines et à Strasbourg. On a de lui, outre des traductions en vers de Virgile, des Psaumes de David, des Echecs de Jérôme Vida : Chant pastoral sitr le parlement de France (1559); David combattant, triomphant et fugitif, tragédies saintes (\Sô5); Eglogue sur l'enfance de Henri du Pont, fils premier-né de Charles, duc de /,orra/ïi(;(1566), et diverses poésies latines réunies sous le titre de : Ludovici Masurii poemata (1579).

DESMATODON {dtss) n. m. Genre de mousses, intermédiaire entre les trichostomum et les barbula.

— Encycl. Ce sont des plantes petites et délicates, à peine ramifiées, caractérisées par la réunion à leur base des dents du péristome (d'où le nom); elles vivent sur la terre et les rochers, dans les lieux humides et froids, particulièrement dans les Alpes, où elles atteignent la limite des neiges éternelles.

DESMATODONTOÏDÉ, ÉE {dèss — de desmatodon, et du gr. eidos. forme) adj. Bot. Qui ressemble à un desmatodon.

— n. f. pi. Groupe de mousses, ayant pour type le genre desmatodon. — Une desmatodontoÏdée.

DesMAZE (Cliarles-Adrien), magistrat et écrivain français, né à Saint-Quentin en 1820, mort à Paris eu 1900. Entré en 18i5 dans la magistrature, il fut attaché au ministère de l'intérieur comme directeur de la sûreté générale, et exerça ces fonctions jusqu'en 1860. Il fut nommé juge d'instruction au tribunal de la Seine, et, en 18G5, conseiller à la cour de Paris. On doit à Desmaze des ouvrages sur l'archéologie et les beaux-arts, parmi lesquels : La Tour, peintre du mi Louis XV (1853); le Parlement de Paris (1859); te Châlelet de Paris (1863): P. Bamus, sa vie, ses écrits, sa mort (1864); les Pénalités anciennes : stipplices, prisons, etc. (1866); ta Sainte-Chapelle du Palais de Justice de Paris (1872); les Métiers de Paris, d'après les ordonnances du Châtelet (1873); les Communes et la romuté (1876); l'Université de Paris, 1200-1815 (1876); l'Œuvre du peintre La Tour, avec trente photographies (1877); Histoire de la médecine légale en France d'après les lois, registres et ari'èts criminels (1880); etc.

DESMAZIÉRIE {dé-ma, rt) n. m. Genre de lichens du Pérou, à apothécies épaisses, subpédicullées, latérales ou

terminales, portant, on dessous, des appendices. (Cos Ucliens sont fruticuleux, do forme variable, ponctués do noir extôrituiromont.)

DESMA2IÈRES(.U'an-Baptiste-Honri-Josoph), botaniste français, no a Lillo on 18G2, a réuni iino ricno collection de cryptogames, qui est au Muséum de Paris.

DESMBCTA3IE {(lé-stnèlc', zî — du gr. desrnos, ligament, et cklasis, extension) n. f. Distension ou extension dos ligaments.

DesmichELS (Louis-Alexis, baron), général français, né dans les Basses-Alpes on 1779, mort à Paris on 18-15. Entré au service à quinze ans comme volontaire, il fit les campagnes d'Italie et d'Kgypte, et fut nommé colonel à Esslmg (1809). Il se distingua ensuite en Espagne et en Italie, sous le prince Etigôno, qui le nomma général do brigade; lo litre no lui fut confirmé qu'on 1823. Resté on demi-solde sous la Restauration, il reçut, en 1831,16 commandement du Finistère, qu'il échangea, en 1833, contre celui de la province d'Oran. Il commença par battre trois fois Abd-el-Ivader et par s'nmparer d'Arzew et do Mostaganem ; mais il eut la faiblesse do signer, avec Abd-el- Kader, un traité (févr. iS3t) dont les clauses publiques étaient fort honorables, mais dont une partie secrète reconnaissait à l'émir des privilèges excessifs. Rappelé, pour ce fait, par Drouet d'Erlon (1834), Desmichels fut nommé, en 1835, inspecteur général do la cavalerie.

Desmichels (Ovide-Chrysanthe), historien français, né au Val (Var) en 1793, mort en 1866. Il entra, en 1812, à l'Ecole normale et occupa plusieurs postes universitaires importants. On a de lui une Histoire générale du. moyen âge (1827), qui fut longtemps classique.

DESMIDE ou DESMIDIE {dès.'!, di) n. f. Bot. Genre d'algues, habitant les eaux douces stagnantes, qui a donné son nom à la famille des dcsmidiées,

DESMIDIÉES (dèss) n. f. pi. Bot. Famille d'algues, de l'ordre des chlorophycèes. — Une desmidêe.

— Encycl. Les desmidiées (desmide, pédiastre, cosmarc, staurastre, clostèro, etc.), sont des algues vertes et microscopiques qui habitent les eaux douces, limpides et dormantes, surtout les flaques où vivent des sphaignes, sur lesquelles elles se fixent fréquemment. Leurs cellules, isolées ou réunies en filaments, contiennent du sulfate de calcium et sécrètent extérieurement une sorte de gaine muqueuse ; souvent, elles sont divisées en deux segments symétriques par un étranglement médian ; elles sont animées d'un mouvement propre qui les porte vers la lumière. Elles se multiplient par déduplication : une cloison se forme au niveau de l'étranglement ; puis chaque moitié de la cellule initiale se complète en produisant contre la cloison une nouvelle moitié, symétrique de la première, de telle sorte que les deux moitiés de la cellule nouvelle soient d'âges difi"érents. Elles se reproduisent par isogamie : deux cellules, s'étant rapprochées, et ordinairement disposées en croix, émettent deux protubérances qui se fusionnent; les deux protoplasmes s'épanchent dans le canal qui se gonfle, et se conjuguent en un œuf : celui-ci, en germant, se divise en deux moitiés, qui se développent en doux thalles distincts.

DESMIDOCRINUS {dèss, nuss) n. m. Genre d'échinodermos crinoïdes eucrinoïdes, famille des carpocrinidés, comprenant dos encrines à cinq bras, divisés dès la base en plusieurs branches simples et articulées. (Les desmidocrinus sont fossiles dans le silurien supérieur de Scandinavie.)

DESMIDOPHORE ou DESMIDOPHORUS (dèss, russ) n. m. Genn' .1 iiisf< m^s ^Nil.-i.pi.rrs rh ynchophores, famille des curi;uliijnid''s, triKu 'les irhypunnés, comprenant des charançons à rostre médiocre, roliuste, peu arqué, à corps écailleux. (Les desmidophores sont do taille moyenne, bruns ou noirs tachetés do jaune et do gris, avec des tubercules ou des poils sur les élytres. On en connaît une vingtaine d'espèces asiatiques et quelques-unes de Madagascar.)

DESMID0RCHI3 n. m. Bot. Syn.

de BODCKROSIB.

DESMAZIÉRES — DESMOULEA

Desmidophore (gr. de moitié).

DESMINE (dèss) n. f. Silicato hydraté naturel do potasse, de soudo et do chaux, appartenant à la classe des zéolithos. Il Nom par lequel on désigne, on Allemagne, la stilI)ito.

DESMIOGNATHE {dèês — du gr. desmios, lié, et fjnaihos, mâchoire) adj. et n. m. Monstre double chez lequel à un sujet principal est unie, sous lo cou, une tôte parasite liée seulement par dos parties mollos.

DESMIOSPERMÉES (dr.'is. spèr') n. f. pi. Bot. Série d'algues do la familln des fioridées, qui comprend les corallinêcs, les c/iondrccs, les rhodoméiées, etc. — Une dks.miosrKKMtii:.

DESMIPHORE ou DESMIPHORUS (dèss, t'uss) n. m. Genre d'insectes roléoptèros, type de la tribu dos desmi-

Î)horinés, comprenant des formes robustes, à antennes onguos. [Los dosmiphores sont de taille moyenne; on on connaît une vingtaino d'espèces, qui habitent les régions chaudes do l'Amérique du Sud : desmiphora korticollis (Brésin.]

DESMIPH0RINÉ3 {d('$s) n. m. pi. Tribu d'insectes co- Iéoptèr(^s longicfirru^s, famille dos cérambycidés, voisine dos lamiinés, et caractérisée par les cavités cotyloïdos dos pattes intermédiaires ouvertes, celles-ci non ochancréos. (Los desmiphorinés sont do taille moyenne, allon-

fés, hérissés do poils fins disposés on faisceaux; ils abitont l'Amérique et comprennent les trois genres : desmipfiorp. pyrracitf, terchtrtes.) — Un desmiphoriné.

DESMITE (déns — du gr. dcsmos, lion) n. f. En T. do méd., Inflammation des ligaments.

DESMOCARPE (dèss) n. m. Section du genre cadahn, dans lu lamillndos napparidées, comprenant les espèces à. fouilles trifoliées ot corolloa dipétalos.

DESMOCÈRC {dèss, sèr') n. m. Genre do coléoptères

longicorncs, dont l'ospôco unique habite les Etats-Unis.

DESMOCHÈTE (drss, kèt') Tï. f. Gonro do sous-arbrissoaux, di) l;i lainilli' dis ;imaranthacéos, originaire do l'Asio et do l'Afrique in>pica!n.

DESMOCHÉTÉ, ÉE {dèss^ ké) adj. Bot. Qui rossomblo à uiio dcsmocliètn.

— n. f. pi. Tribu do la famille des amaranthacéos, ayant pour type le genre desmochélc. — Une nivSMOciiÈTÉE.

DESMOCHŒNUS {dtss, h'é-miss) n. m. Genre de cypéracéos, voisin dos scirpus, habitant la Nouvello-Zélando.

— Encycl. L'espèce typO: lo desmochœnus sph-atis, est une plante remarquable, à grand chaume issu d'un rhizome écailleux ot ligneux; les feuilles, nombreuses, sont rudes et à bords tranchants; l'inflorescence, de la longueur do la main, est formée d'épiUets insérés on spirale autour do la tige.

DESM0CLADU3 {dàss, diiss) n. m. Genro de rostiacées, habitant l'Australie. (Les desttwcladus sont des herbes à rhizome horizontal et écailleux, à chaumes arrondis, munis de larges gaines, avec un soûl épi aux rameaux fertiles.)

DESMODE (dèss) n. m. ZoOl. Genre do chéiroptères phyllostomes, dont le type est le desmode roux, originaire du Brésil.

DESMODÈRE (dèss) n. m. Zool. Genre do coléoptères longicornes, dont l'unique espèce varie de couleur (noir, rouge OU brun) et habite le Brésil.

DESMODIB {di) 0. f., DESMODE OU DESMODION {dèss) n. m. Genre de plantes légumineuses.

— Encycl. Les desmodies (desmodium), appartenant à la tribu des légumineuses papilionacées-hédysarées, sont des herbes ou des sous-arbrisseaux dont la gousse se divise, comme celle des sainfoins, en une série d'articles monospormes et indéhiscents; leurs feuilles sont ordinairement trifoliolées, avec deux folioles latérales souvent très petites. La plupart des espèces, très nombreuses (plus de trois cents), sont tropicales. Le trèfle ou sainfoin oscillant {desmodium gyrans) est une plante bisannuelle du Bengale, haute d'environ 1 mètre, remarquable par les mouvements spontanés de ses feuilles : quand la plante est exposée à une température d au moins 22", chacune des deux petites folioles latérales tourne lentement autour de sa base, de manière A décrire un tour complet Deimodie.

dans un temps qui varie entre

deux et cinq minutes, tandis que la grande foliole reste

immobile.

DESMODYNIE {dèss. 7\î — du gr. desmos, ligament, et o</.v?u\ douleur) n. f. Méd. Douleur dans les ligaments.

DESMOGNATHES {dèss) n. m. pi. Division d'oiseaux, établie par Huxley^ et renfermant les formes chez lesquelles les maxillaires et les palatins sont unis directement ou par l'intermédiaire d ossifications de la cloison nasale, le vomer manquant ou restant rudimentaire. —

Un DESMOGNATHB.

DESMOGOMPHES {dèss, qonf) u. m. pi. Zool. Famille d'infusoires rotifères à mâchoires en étrier sur lequel sont étendues les dents qui sont, par suite, arrêtées par la base et le sommet. — Un desmogomphe.

DESMOGRAPHIE (^f}5.9, fî — àw gr. desmos, ligament, et grapheiu, décrire) n. f. Anat. Description des ligaments.

Des Moines, rivière des Etats-Unis d'Amérique,

baignant la partie septentrional» de l'Etat d'Iowa. Elle

Prend sa source dans un groupe de lacs situés dans Etat do Minnesota et, après un cours de 700 kilomètres. se jette dans le Mississipi. Elle est navigable sur la moitié de son parcours.

Des Moines, villedesEfats-Unis(Etatd'Iowa), sur la rivière Des Moines; 50.000 hab. Commerce considérable. Beaux édifices, capitolo luxueux, hôtel de ville, opéra, université, etc. Capitale de l'Etat dlowa.

Desmolets (Pierre-Nicolas), littérateur oratorien et éiliteur français, né et mort à Paris (1078-1760). Il devint bibliothécaire de l'Oratoire, et publia plusieurs compilations, fort utiles à ceux qui s'occupent d'histoire littéraire. On a de lui : Nouvelles littéraires (1723 et 1724) ; Continuation des Mémoires de littérature et d'histoire de Salengre (1726-1731), avec l'abbé Goujet; Recueil de pièces d'histoire et de littérature (1731), avec l'abbé Granet.

DESM0L0GIE {dèss, Ji — du gr. dcsrnos, lien, et logos, traité) n. f. Anat. Etude, traité des ligaments.

DESMOMYAIRES {déss', mi-èr') n. m. pi. Ordre de tuniriors thaliacés, comprenant les salpes proprement dits, formes cylindriques, aplaties, munies de zones musculaires parallèles ou croisées, et d'un manteau épais. (Une seule famille com^)oso l'ordre dos dosmomyairos, celle dos sal-

pidés.) — / Il hKSMOMYAIKE.

Desmonceaux, oculiste, né et mort a Paris (173-i- 1806). 11 entra dans les ordres, s'occupa des maladies dos yeux ot imagina divers remèdes. Grâce à uno pension que lui fit Louis XVI, il put donner gratuit*^mont ses spécifiques. Son principal ouvrage est un Traité des maladies dfis geux et des oreilles (1786).

DESMONCUS {dèss, knss) ou DESMONQUB (dèss-monk') n. m. Gonro do palmiers américains, do la tribu des cocoïnées. (Les desmoncus ont la tigo grêle, à port do roseau, souvent grimpante; les feuilles à longues gaines, épineuses lo plus souvent, pennées; spadicos axillaires. Los quatorze espèces connues habitent lo Mexi(|Uoot lo Brésil.)

Desmond (comtes de), ancienne famille irlandaise, qui eut, au ninyon ftgo, uno influenco et uno puissance considérublos, ôt dont on avait coutumo do dire, on An-

gleterre : a Gagner lo comto do Desmond à la causo royale, c'est se rendre maître sans peine du Munster tout entier. » Les principaux membres do cette famille sont : Maurice Fitztiiomas, créé comto do Desmond ou 1329. Il appuya Edouard III contre l'Ecosse f 1335), puis se révolta et devint lo chef du parti do la noblesso anglaise néo on Irlande, qui résista à main arméo aux prétentions sur l'Irlande des Anglais nés on Angleterre. [Battu par Ralph d'Ufford (1310), il reçut son pardon on 1349 ot fut vice-roi d'Irlande de 1355 à 1356]; — Geralh Fitzgerald, -l" comto do Desmond, fils du précédent, justicier d'Irlande en U67, et qui fut un dos agents les plus dévoués de la causo royale dans le Munster ; — Thomas Fitzgerald, 8" comte, né vers 1126, mort en H68, qui fut adjoint, en 14G3, au duc de CÎaronco dans le gouverncmont do l'Irlande. [H appuya vivement l'opposition de Warwick au mariage d'Edouard IV, encourut ainsi la haino d'Elisabeth et fut impliqué dans un complot irlandais. Jugé .sommairement, il fut exécuté à Drogheda, le 14 février 1468]; — Jamks Fitzjoiin Fitz- GiiRALD, 14" comte, lequel se lança dès 153iidans la révolte du comté d'j Thomond. [Poursuivi à outrance par Prey, il dut faire sa soumission, et même renonça à la suprématie du papo en 1540. Il en fut récompensé par de hauts emplois, et mourut lo 27 octobre 1558]; — Gerald Fitzgerald, 15" comto, né au commencement du xvi* siècle, mort on 1583. [U entra en lutte avec ses voisins, dès qu'il eut succédé à son pèro (I55S), et s'attaqua surtout au comte d'Ormondo. Le gouvernement anglais dut le tenir éloigné d'Irlando jusqu'en 1564. Dès son retour, il reprit les hostilités contre Ormonde. Une grande bataille eut lieu sur les bords de la Black-Water. Elisabeth fit comparaître les deux comtes devant elle et leur imposa un arrangement qui fut bientôt violé. Desmond, en 1579, se souleva pour secourir un corps do troupes envoyé par Philippe II et menacé par les forces royales. U fut défait et traqué comme uno béto fauvo sur son propre territoire, que ses ennemis transformèrent en désert. Fait prisonnier A plusieurs reprises, il réalisa d'audacieuses évasions. Il fut enfin surpris dans le bois de Glanaginty par quelques soldats qui lui tranchèrent la tête. Le titre de <■ comte de Desmond », passé un moment dans la famille des comtes de Denbigh, est aujourd'hui éteint.]

DEEMONOTE ou DESMONOTA {dèss) n. f. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des chrysomélidés, tribu des cassidinés, comprenant des cassides américaines, dont on connaît une trentaine d'espèces. (Les desmonotes sont de taille petite ou moyenne ; les angles postérieurs de leur corselet sont recourbés en arrière et embrassent la base des élytres; leur coloration est ordinairement métallique.)

DESMONQUE n. m. Bot. V. desmoncus.

DESMOPATHIE {dèss, tl — du gr. desmos, lien, et pathos, douleur) n. f. Maladie des ligaments.

DESMOPHYLLUM {dèss, lom') n. m. (grf a'^fo'isî.

Genre danthozoaires madréporaires, famille des turbinolidés, tribu des turbinolioés, comprenant des polypiers pierreux, fixés par une large base et dépourvus de columelle, (Les desmophyllnm vivent en diverses mers \desmophyllum costatum (Méditerranée)], ou sont fossiles dans les terrains crétacés et terti^iires.)

DESMORRHEXIE {dèss, rè-ksî — du gr. desmos, ligament, et rhêxis, rupture) n. f. Pathol. Rupture ou déchirure des ligaments.

DESMOSCOLÉCIDÉS {déss, si-dé) n. m. pi. Groupe de vers nématodes aberrants, comprenant de petites formes marines renflées, paraissant cerclées de bourrelets saillants d'où naissent des soies disposées par paires. (Les desmoscolécidés progressent sur le dos, et avancent au moyen de leurs soies par des mouvements qui rappellent ceux des chenilles arpenteuses. Les principaux genres sont desmoscolex et trichoderma, qui habitent les mers d'Europe.) —

Un DESMOSCOLÉCIDK.

DESMOSCOLEX {dèss, lékss) n. m. Genre do vers nématodes, type du groupe des aesmoscolécidés, comprenant de petits animaux marins à sexes séparés, et possédant, chez les femelles, deux soies ventrales très longues (Los desmoscolex, qui vivent parmi les algues, sont blanchâtres et presque microscoiiiquos.)

DESMOSTACHYS {déss, sta-kïss) n. m. Genre de mappiées, habitant l'Afrique tropicale et Madagascar. (Les desmostacht/s sont des arbustes grimpants, à feuilles membraneuses ou coriaces, à petites fleurs en épis lâches.)

DESMOTOMIE {dèss, mi — du gr. desmos, lien, ot tomè^ section) n. f. Anat. Dissection des ligaments.

DESMOTRICHUM n. m. Bot. Syn. deDKNDROBiON.

DESMOTROPIE {d'ss, pi — du gr. desmos, lien, et iropos, changement) n. f. Propriété on vertu de laquelle uno molécule chimique peut passer d'un équilibre à un autre par une migration intérieure de ses atonies.

— Encycl. En général, une molécule chimique, édifice en équilibre, représente, après avoir été engagée dans une réaction, un nouvel équilibre, proche parent du premier; mais, dans certains cas, des diltérences considérables entre l'état initial et l'état final sont observées : c'est ainsi que les cyanures dérivant do l'acide cyanhydriquo (CAzH) donnent, on réagissant sur les iodurôs alcooliques, tantôt des nitriles(R-CaAz), tantôt des carbylamines (C@Az-R) il faut admettre, pour expliquer ces faits, que l'atomo d'hydrogène do la molécule (CAz II), tantôt est lié au carbone (II-CaAz), tantôt à l'azote (CsAz- II), pour donner uno forme ou l'autre selon les réactifs; cos corns sont dits tautomères : ils répondent â uno seule foruuilo sous certaines circonstances extérieures bien déterminées; celles-ci venant à se modifier, ta migration do Ihydro^èno a lieu; le corps tautomôre est dit alors changer détat desmoiropique.

DESMOTROPIQUE {dèss, pik') adj. Qui résulte do la dcsmotropio : Utat desmotroi'IQL'K.

DESMOULEA {dess, U'-a) n. f. Sous-gonro do nasses (mollusques gastéropodes), comprenant les espèces & coquille globuleuse, épaisse, épiderniéo, à spire courte ot conique, à. bouche ovale. (Los desmoutea habitent les mora

DESMOULINS — DESOPILANT

Camille DesmoulÎDS.

chaudes [desmoulea pinguis {Sénégal}], ou sont fossiles dans les terrains tertiaires [desmoutea conglobata], etc.)

Desmoulins (Laurent), poète satirique français, né au xv= siècle, mort vers 1525. Il était prêtre à Chartres. On a de lui un ouvrage en vers, intitulé Cathoîicon des maladvisez, autrement dit le Cymetiére des malheureux (Lyon, 1512), satire dirigée contre les i^Tognes, les paresseux, les avares, les simoniaques, et écrite en style aussi coloré que virulent; la Dêploration de la feue royne de France, à 1 occasion de la mort d'Anne de Bretagne (1514).

Desmoulins (Lucie-Simplice-Cami7/e-Benoist), publiciste et homme politique français, né à Guise (Aisne) en 1760, mort à Paris en 1794. Il fut, au collège Louis-le- Grand, le camarade de Robespierre, et entra, en 1785, au barreau de Paris. Un léger bégayement l'empêcha de remporter les succès que méritaient sa prompte intelligence, sa vive imagination, ses idées généreuses et son talent d'écrivain. La Révolution allait lui permettre d'utiliser ces précieuses qualités. Il en annonce l'approche dans une première brochure, la Philosophie du peuple français (1788^; il en hâte la marche en appelant aux armes la foule réunie dans le jardin du Palais-Royal et agitée par la nouvelle du renvoi de Necker (12 juill. 1789); il essaye enfin d'en diriger les destinées, soit par la part qu'il prend aux délibérations du club des Cordeliers, soit surtout par les pamphlets dans lesquels il donne carrière à sa verve généreuse et à ses idées républicaines.

Dans le premier, la France libre (11 juill. 1789), il proclame le droit de la nation à choisir son gouvernement.

Le suivant, le Discours de la Lanterne aux Parisiens, est ua appel à la modération. De novembre 1789 àjuillet 1791, il fait paraître les Révolutions de France., publication périodique dans laquelle il combat avec violence la cause de la contre-révolution. Après l'affaire du Charap-de-Mars, il se recueille un instant. Il rentre dans la politique par la publication de la Tribune des patriotes (avr. 1792), prend une part active à la journée du 10 août, devient le secrétaire de Danton et est nommé député de Paris à la Convention nationale. Son insuffisance oratoire, quelque versatilité dans ses admirations, certaines maladresses de parole l'empêchèrent, malgré son jacobinisme, d'obtenir comme député autantde succès que comme pamphlétaire. Il continua, d'ailleurs, ses campagnes de presse d'abord contre les girondins, qu'il attaqua dans l'Histoire des Brissotins, puis contre les nébertistes, contre lesquels il fonda le Vieux Cordelîer (déc. 1793). Ce journal, d'abord encouragé par Robespierre, excita bientôt sa dérîance, lorsqu'il soutint la politique de Danton et des Indulgents et la formation d'un Comité de clémence. Aussi Camille Desmoulins fut-il enveloppé dans la disg:ràce des danionistes. Arrêté le 31 mars 1794, il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire, et exécuté le 5 avril. — Sa femme Anne-Louise Duplessis-La- RiDON, connue sous le nom de Lucile Desmoulins, née à Paris en 1771, morte en 1794, était la fille d'un premier commis à l'administration des finances. Quand son mari fut arrêté, Lucile Desmoulins protesta dans une lettre indignée à Robespierre ; accusée elle-même de complicité, elle fut condamnée à mort et exécutée, le 13 avril 1794.

DESMWRGIE [dé-smur-jl — du gr. desmos, lien, et ergon, ouvrage) n. f. Chir. Art d'appliquer les bandages, les ligatures.

DeSNA, rivière de Russie, affluent de droite du Dnieper, qui naît à 90 kilomètres de Smolensk, sur un plateau de 200 à 300 mètres, et s'en va par bois, marais, prés et cultures, à travers les gouvernements de Smolensk, d'Orel et de Tchernigof. Elle passe devant Briansk, Troubtchevsk, Novgorod-Seversk, Tchernigof, Oster, et conflue avec le Dnieper, à 7 kilom. en amont de Kief. Sous un climat très continental, elle est gelée quatre mois par an, en décembre, janvier, février, mars. Cours environ 900 kilomètres dont plus de la moitié navigable.

DesnoiRESTERRES (Gustave Le Brisots), littérateur français, né à Bayeux en 1817, mort à Paris eu 1892. Il publia un certain nombre de romans, de nouvelles, etc., mais s'est surtout occupé du xviu" siècle et en a scruté le côté intime avec talent et fait revivre avec habileté rintéressante physionomie. Outre les ouvrages précédents, il a écrit : Intérieurs de Voltaire (1855); les Cours galantes, série de tableaux historiques fort remarquables ; 3/. de Balzac (1851) ; la préface d'une édition annotée du Tableau de Paris de Mercier (1852); M. Prosper, comédie en un acte (1861) ; la Musique française au xviii* siècle; Gluck et Piccini (1872) ; Voltaire et la société française au xviii» siècle (1867-1875), son oiivrage capital, qui a été couronné par l'Académie française ; (Jrimod de La Heynière et son groupe (1877); Epicuriens et lettrés, xvii* et xviii"' siècles ( 1879); Iconographie voUairienne (1879); la Comédie satirique au xvm« siècle (1884), ouvrage curieux sur les rapports du théâtre avec la société, les mœurs, la politique; le Chevalier ùorut et les Poètes légers au xviii* siêc/e(1887).

DesnOYER (Louis-François-Cliarles) , auteur dramatique, né à Amiens en 1806, mort en 1858. Sans grande originalité, mais extrêmement fécond, il fut, de 1829 à 1852, un des grands fournis-scurs des théâtres du boulevard. Beaucoup de ses pièces furent écrites en collaboration, principalement avec Léon BeauvaUet, Eugène Nus et Dennery. Parmi les meilleures, nous citerons : le Naufrage de la Méduse, drame en cinq actes (1839) ; la Mère de la débutante (1841); le Roi de Rome (1850); la Bergère des Alpes, drame en cinq actes (1852). Do I84i à 1847, Ch. Des- Doyer a été régisseur général du Théâtre-Français ; il fut ensuite directeur de l'Ambigu-Comique.

Desnoyers 'Augustc-Gaspard-Louis Boucher, baron), graveur français, né et mort à Paris (1779-1857). L'intelligence avec laquelle il traduisait lo style de ses modèles lui valut, dès 1801, la commande de la Belle Jardinière de Rapha?-!. En 1806, il exécuta lo Ptolémée II Philadelpke, d'après Ingres ; le portrait en pied de Napoléon, d'après

Gérard; le Marie-Louise. Membre de l'Institut en 1816, Desnoyers fut nommé graveur du roi en 1825, et reçut, en 1828, le litro de a baron o . Après 1S4S, son talent s'alourdit. Parmi les œuvres du baron Desnoyers, il faut citer : la Belle jardinière (1804) ; la Vierge au donataire, la Vierge au linge et la Vierge à la chaise (18U); la Vierge au poisson (1822) ; la Vierge a'Albe (1827) ; la Vierge au berceau (1831) ; la Belle jardinière de Florence (i841); la Vierge de Saint- Sixte (1846); etc.

Desnoyers (Jules-Pierre-François-Stanislas). géologue et historien français, né à Nogent-le-Rotrou (Eure-et- Loir) en 1800, mort en 1887. Il fut élu, en 1830, secrétaire de la Société géologique de France. Il entra, en 1862, à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Parmi ses écrits sur la géologie, nous citerons : Mémoire sur la craie (1825); Obse7'vations sur quelques systèmes de la formation oolithique du nord-ouest de ta France (1825) ; Observations sur les terrains tertiaires de l'ouest de la France (1832) ; Recherches géologiques et historiques sur les cavernes à osse* ments (1845), etc. Ses principaux écrits historiques sont : Topographie ecclésiastique de la France pendant le moyen âge èl dans les temps modernes jusqu'en 1790 (1853-1854); Instruction pour les recherches à faire en Orient sur les colonies gauloises de l'Asie Mineure (1855) ; etc.

DesnOTERS (Louis-Claude-Joseph-Florence), journaliste et romancier français, né à Replonges (Ain) en 1802, mort à Paris en 1868. Il collabora à de nombreux journaux, puis fonda avec Philipon le Charivari et contribua largement au succès du « Journal des Enfants », en y publiant en feuilletons l'un de ses deux meilleurs ouvrages : les Mésaventures de Jean-Paul Choppart (1836); l'autre, Aventures de Robert-Bobert et de son ami Toussaint-Lavenette, parut dans « le Siècle » lors de sa fondation (1840), et obtint également un très grand succès. Il fut l'un des fondateurs do la Société des gens de lettres.

Desnoyers (Fernand), littérateur français, né et mort à Paris (1828-1869). Cet écrivain, d'un sentiment délicat, d'une originalité singulière, appartenait à ce petit clan d'hommes de lettres qui mirent jusqu'au bout en action la Vie de Bohême, de Murger, et ses œuvres, dispersées au hasard, n'ont jamais été recueillies. On a de lui : le Bras noir, pantomime (1856) ; le Salon des refusés (1863) ; Petit Tableau de Paris illustré, mœurs, curiosités, etc. {1^64). Parmi ses fantaisies poétiques, on cite surtout : Madame Fontaine, l'Amour dans les blés, les Poèmes du vin,\es Vers fantasques et la célèbre apostrophe A Casimir Delavigne :

Habitants du Havre, Havrais !

Je viens de Paris tout exprès

Pour jeter à bas la statue

De Df-lavigue (Casimir) ;

Il est des morts qu'il faut qu'on tue!-.. Ce dernier vers est passé en proverbe.

Desnoyers de Biéville. Biogr. v. Biéville.

DÉSOBÉIR V. n. Ne pas obéir à, ne pas exécuter les ordres de : Desobéir à ses parents, à ses maîtres, w Etre rebelle, faire une infraction à : Dksobéir à la loi.

Désobéi, ie part. pass. A qui l'on n'obéit pas, dont on n'exécute pas les ordres ; Maître constamment désobéi par ses élèves.

— Syn. Contrevenir, enfreindre, etc. V. contrevenir. DÉSOBÉISSANCE (bé-i-sanss) n. f. Action de désobéir;

manque d obéissance : Désobéissance aux chefs, aux lois. Il Habitude de désobéir : Il faut sévèretnent réprimer la DESOBEISSANCE chez les enfants.

— Encycl. Milit. La désobéissance dans le service, quand le refus d'obéir est formel et que le chef qui donne 1 ordre l'a fait constater par d'autres militaires pris à témoin, peut motiver la comparution devant un conseil de guerre do l'homme qui a désobéi.

DÉSOBÉISSANT (bé-i-san), ANTE adj. Qui désobéit; qui a l'habitude de désobéir : Enfants désobéissants.

— Substantiv. Personne qui désobéit, qui a l'habitude de désobéir : Les désobéissants ne méritent pas d'indulgence.

DÉSOBLIGEAMMENT (Ja-jnayi) adv. D'une façon désobligeante.

DÉSOBLIGEANCE {janss) n. f. Action de désobliger ; acte désobligeant.

DÉSOBLIGEANT (jan), ANTE adj. Qui désoblige, qui a l'habitude de désobliger : Procédés désobligeants. // ne faut presque rien pour être cru fier, incivil, méprisant, désobligeant. (La Bruy.)

— n. m. Caractère de ce qui est désobligeant : Défiance qui est du dernier désobligeant. (Balz.)

— n. f. Voiture à deux places, étroite et très incommode. (Vieux.)

DÉSOBLIGER (je. — Prend un e après le g devant un a ou un o : Nous désobligeons. Je désobligeais) v. a. Desservir ; être désagréable : En obligeant les uns, on désoblige les autres.

Se désobliger, v. pr. Se desservir mutuellement ; être désagréable l un à l'autre. Il Se rendre un mauvais service à soi-même.

DÉSOBSTRUANT {stru-an), ANTE adj. Méd. Qui est do nature à dissiper les obstructions : Médicament désobstruant. II On dit aussi désobstructif, ive.

— n. m. Remède employé contre les obstructions. DÉSOBSTRUCTIF, IVE adj. Méd. Syn. de désobstruant,

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