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DESTINER

DESUETUDE

pied sur cliaque homme ; le Christ arrive; l'âme humaine espère un moment être délivrée de la fatalité ; les Destinées, inciuiètes, redemandent à Dieu leur aûcien empire, qui leur est rendu par la Grâce.

DESTINER (dé-sti — lat. destinare, même sens) v. a. Assigner un but, un emploi à : Destiner son fils au barreau. Il Se proposer de donner, réserver : Destiner une belle récompense à quelqu'un, il Décider irrévocablement ; Dieu ne DESTINE jamais la fin sans préparer les moyens. (Mass.) [Vieux.] Il Destiné pour. (A également vieilli.)

Se destiner, v. pr. Avoir dessein de se consacrer à. Il Avoir dessein de s'unir par le mariage.

— Rem. On ne doit pas employer desthiev dans le sens de se proposer, former la résolution. Ne dites donc pas : J'ai destiné d'aller vous voir, mais .Tai résolu.

DESTITUABLE (dè-sti) adj. Qui peut être destitué. DESTITUER {dé-sti — lat. destituere, même sens) v. a. RévoLjuer de ses fonctions : Destituer ini préfet.

— Priver, dénuer •.\yE.s'ïVT\}Z'R guelqu'mi de ressources .{y x.) Il Fig». Etre destitué du sens commun.

— Fig. Rendre inutile : Non, l'homme qui s'aide ne destitue d(is la Providence. (K. de Gir.)

Se aestituer, v. pr. Etre destitué.

— .Anton. Nommer. — Douer, munir, nantir. DESTITUTION (dés-ti, si-on) n. f. Action de destituer,

révocation : Etre frappé, menacé de destitution. Pour la multitude, les révolutions ne sont guère autre chose que des destitutions. (Proudh.)

— Anton. Démission, résignation, nomination.

— Encycl. La destitution est l'un des modes par lesquels prennent fin les fonctions publiques ; mais tous les fonctionnaires ne sont pas révocables : certains d"eutre eux jouissent du privilège de l'inamovibilité.

Au premier rang, il faut citer les conseillers à la Cour de cassation, à la Cour des comptes, aux cours d'appel, et les juges des tribunaux de première instance. Ces magistrats ne peuvent ê*re exclus des fonctions qu'ils occupent que dans des circonstances exceptionnelles dont la Cour do cassation est seule ju^e, comme conseil de discipline de la magistrature (loi du 20 avr. 1810, art. 58 et 59 ; loi du 30 août 1883;.

Les officiers jouissent de privilèges analogues; la loi du 26 mars 1832 (art. 24} distingue entre le grade et l'emploi : le gouvernement peut les priver de l'emploi ; quant au grade, il est leur propriété et ne peut leur être enlevé que dans des conditions déterminées par la loi, et dans des circonstances exceptionnelles.

Les membres de l'enseignement supérieur ne peuvent être révoqués que par les conseils de discipline, conseil académique et conseil supérieur de l'instruction publique.

La destitution des officiers publics et ministériels (notaires, avoués, huissiers, commissaires-priseurs, greffiers) est. au point de vue de ses conditions et de ses effets, régie par des règles particulières. La loi la plus récente intervenue sur la matière est celle du 10 mars 1898.

DESTORTOIR (dé-stoj-' — du lat. detortus, écarté) n. m. En T. de véner., Sorte de gros bâton de médiocre longueur, avec lequel les veneurs se garantissent du choc des branches, quand ils entrent sous bois, il On dit aussi estortoir, et détortoir.

Destouches (Louis Camos, chevalier), né en 1668, mort en 1726. Il devint commissaire général de l'artillerie française, puis fut contrôleur général de l'artillerie allemande. Dune liaison galante avec M""* de Tencin. il eut un fils, qui fut d'Alembert. On l'appelait Destouches-Canon, pour le distinguer de son homonyme, l'auteur dramatique. Destouches (André-Cardinal), compositeur français, né et mort à Paris (1672-1749). Il donna à l'Opéra son premier ouvrage, Jssé (1697), qui obtint le suffrage de Louis XIV. Il devint surintendant de la musique du roi et, en 1713, inspecteur "^énéral de l'Opéra. Il fit représenter à ce théâtre : Amadis de Grèce (1699) ; Marthésie, reine des Amazones {1699): Omphale (1701); le Carnaval et la Folie (1704) ; Callirhoé (1712J ; Télémaque (1714) ; Sémiramis (1718J ; les Éléments, opéra-ballet [avec Michel-Richard de Lalande] (1725); les Stratagèmes de l'amour (1726).

DESTOUCHES(PhilippeNÉRicAULT, dit), poète comique français, né à Tours en 1680, mort en 1754. Une comédie tirée d'une nouvelle de Cervantes, le Curieux impertinent , fonda sa réputation d'abord en Suisse, où elle vit le jour, puis en France, où la Comédie-Française la représenta en 1710. Dès lors, Destouches, honoré de la protection des grands et de l'amitié de Voltaire , partagea son temps entre la diplomatie et les lettres. Il entra à l'Académieen 1753. Il écrivit vingtsept pièces de théâtre, dont les principales sont : le Médisant M715) ; le Philosophe marié (1727); le Glorieux (1732), qui est resté son chef-d'œuvre ; l'Ambitieux (1737); le Dissipateur (1753); etc. Par ses défauts commo par ses qualités, Dostoucnes se trouve avoir assez bien rempli lo programme de la comédie purement classique, un peu abstraite et froide, qu'à tracé Boilcau au IIP chant de VArt poétique.

Des Touches 'Charles-René-Dominiquo Sochet, chevalicrj, contre-amiral français, né en 1727 à Luçon, mort en 1793. Enseigne en 1742, chef d'escadre en 1784, mais ayant déjà quitté la mer par suite de l'altération de sa santé, il fut promu contre-amiraJ en 1788, et figura en cette qualité sur l'état de la marine jusqu'en 1792. Il combattit sur V Artésien à Ouessanl, commanda le Neptune, convoyeur de troupes en Amérique, sous les ordres de Ternay. II livra aux Anglais, en vue du cap Henri fi78l), une bataille qui resta indécise. Dos Touches prit part aux opérations de Yorktowo et contribua à la prise de l'île de Saint-Christophe. Ketraiié en 1793 et retiré à Luçon. il fut arrêté à cause do ses opinions antirépublicaines et jeté dans la prison de Fonienay. Délivré par une bande de Vendéens, il combattit avec eux àSavcnay. et réussit, après la défaite, à se cacher aux Prinquiaux, où il mourut la même année.

Philippe Destouches-

Des Touches (le Chevalier), roman de Barbey d'Aureviily 1, 1864;. Vers la fin de la Restauration, da'iis une antique maison de Valo^nes, six personnages, d'allure vieillotte et routinière, s entretiennent des choses d'autrefois : M"«» Sainte et Ursule de Touffedelys, le vieux baron de Fierdrap, l'abbé de Percy, et M"" Barbe, sa sœur; enfin, une autre vieille fille, Aimée de Spens, atteinte dune surdité presque complète. M"* Barbe de Pcrcy raconte les évasions du célèbre chef chouan le chevalier Des Touches, auxquelles elle-même. Aimée, et M"" de Touffedelys ont été, dans leur jeunesse, étroitement mêlées. — En ce temps-là, au plus fort de la lutte contre les Bleus, le château de Touffedelys servait de refuge aux chefs chouans. Un jour, on y apprit que Des Touches avait été pris par les Bleus et demeurait captif à Avranches. Douze de ses compagnons, déguisés en blatiers, essayent de le délivrer, et, armés seulement do leurs fouets de cuir, engagent un sanglant et étonnant combat avec toute la population d'Avrancbes. Ils échouent, et Des Touches est transféré à la prison de Coutances. Les Douze, et parmi eux l'héroïque M^'" de Percy habillée en homme, forcent la prison et rendent la liberté au chevalier. Mais un d'entre eux, le fiancé de celle qu'on appelait alors la belle Aimée de Spens, fut tué d'une balle au cœur, et la pauvre Aimée commença sa douloureuse existence do vierge veuve. Tel est le récit de M"* de Percy.

Une suite de tableaux d'un coloris extraordinaire, des descriptions complaisantes de scènes sanglantes, avec un singulier mélange de détails humoristiques; un contraste perpétuel entre ces ombres falotes, surannées, et leur passé héroïque; enfin, un style violent, imagé, hautain ou familier, toujours audacieux, font de ce roman une œuvre des plus remarquables.

Destouches (François-Séraphin DE),'compositeur allemand, né et mort à Munich (1772-1844), fut élève d'abord de Grtinberger, puis de Joseph Haydn. Il fut attaché au service du duc de Saxe-Weimar, et devint professeur d'harmonie à l'université de Landshut. On connaît de lui deux opéras : la Nuit de Thoinas, représenté à Munich en 1792, et la Rupture, à Weimar. Il a écrit des chœurs pour Wanda, tragédie de AVerner; pour un dramo intitulé les Hussites de Naumbourg , et des ouvertures pour les pièces de Schiller : la Fiancée de Messine, la Pucellc d'Orléans, Guillaume Tell et Wallenstein , etc.

DestOUNIS (Gabriel Spiridonovitch), historien et helléniste, né en 1818, professeur de philologie grecque à l'université do Saint-Pétersbourg. On lui doit plusieurs ouvrages sur les historiens byzantins : les Manuscrits grecs du mont Athos (1881), et là Topographie de Co7istantinopîe au moyen âge (1882-1883).

DESTOUR (déss) ou DASTOUR {dass — pors. deslûr, prêtre) n. m. Prêtre et docteur du mazdéisme ou religion de Zoroastre. ii Destour-destouran, Grand prêtre du mazdéisme.

DESTOURI (dèss) n. m. Tissu de soie du genre brocart, qui était en vogue au moyen âge et se fabriquait en Asie Mineure, à Aniioche.

Destrem (Jean-Marie), journaliste et romancier français, né â Poitiers en 1S42. Il a écrit dans divers journaux. Il s'est surtout montré un conteur humoriste et brillant dans des nouvelles très châtiées de forme. Il a publié en volumes : Roche fort et la Commune (1871); les Cinq cent mille francs de Rosalie, roman (1884) ; l^s Déportations du Considat et de l'Empire (1885); le Théâtre du petit Hugues (1886); Faites entrer! (I886j ; Drames en cinq minutes (1887), recueil de nouvelles.

Destrem (Hippolyte), philosophe français, né à Carcassonne en 1815, mort à Paris en 1894. Il fut d'abord banquier, puis collabora à divers recueils, fonda la Rénovation, et devint le chef de l'Ecole fouriériste. On lui doit plusieurs ouvrages curieux, notamment : Du moi divin et de son actio)! sur l'univers (1864). et la FiUu}'e Constitution de la France ou les Lois morales de l'ordre politique {\Sii-i'èS2} .

DESTRIER ou DEXTRIBR {dèss, ou dèk-stri-é. [V. la partie encycl.]) n. m. Cheval d'armes, dit aussi « cheval de lance « , parce que c'était celui sur lequel l'homme d'armos allait à la charge.

— Encycl. Le destrier éta it le plusgranddeschevaux de guerre : il était ainsi appelé parce que récu3-er, en marchant, le lenait à droite (à dextre).L'ccuyeTie menait en main, et le chevalier l'enfourchait lorsque quelque grave danger se présentait.

Le destrier était aussi le cheval de cérémonie que les seigneurs montaient dans les occasions solennelles. Il ne faut pas confondre le destrier avec le coursier, non plus qu'avec le palefroi, la haquenée, le roussiu ou roncin et le double cncval.

DESTRIER f (/(■■«-//•(-*? — du lat. f/e-Wera, main droite) n. m. Eu Provence, Marteau de forgeron.

DESTRUCTEUR, TRICE (dè-strulc' —\at.destructor, tri.r. même sens ; de destruere, détruire) n. Personne (|ui détruit, qui anéantit: L'histoire des destructkurs du genre humain n'e^t ignorée depersonne. (D'Alemb.) ii Personne qui ravage, qui commet des dégâts : Les soldats abandonnés à la licence sont de grands dkstrccteurs.

— Fig. Personne ou objet qui cause des changements radicaux, qui amène des suppressions : Le Christ a été un puissant destructkdr. (Dargaud.)

— adj. : L'oisiveté est une des causes destructrices de l'hnnnrahilité des frmmcs. (M™* Romicu.)

DESTRUCTIBILITÉ {dè-struk') n. f. Aptitude à être détruit : 'Tout ce qui est organisé renferme en soi un principe rfc DERTRiTTiniLiTÉ. (B. Barbé.)

— Antox. Indestructibitité.

Destrier.

DESTRUCTIBLE Idè-struk') adj. Qui peut être détruit.

— Amon. Indestructible.

DESTRUCTIF, IVE {dè-struk') adj. Qui détruit: qui est propre à détruire : La misère est destructive de la vie humaine. (M. Lévy.) Il Qui caractérise la destruction, qui est de la nature do la destruction, qui a rapport â la destruction : Des propriétés dkstructivilS.

DESTRUCTION {dè-stru-ksi-ûn) n. f. Action de détruire, d'anéantir : L'industrie a pour but la production ; la guei're, /((DESTRUCTION. {Mïch. Chev.) Il Aptitude ou penchant à détruire : La destruction est l'instinct des enfants.

— Kig. Changement radical, suppression : La destruction des abus.

— Biol. Destruction organique ou plastique. Décomposition des substances vivantes en substances brutes.

— Encycl. Les substances vivantes qui composent les plastides peuvent se trouver à trois états différents : 1* repos chimique ou vie élémentaire latente; 2" réaction chimique dans les conditions qui déterminent l'assimilation ou vie élémentaire manifestée; 3° réaction chimique dans toute autre condition, et alors destruction plastique condiùsant à la mort élémentaire, si elle est assez prolongée. - La destruction plastique peut se faire d'une infinité de manières, et donne, dans chaque cas, des résultats différents; elle peut se faire sous l'influence de substances nuisibles (poisons), ou sous l'influence de la disparition des substances alimentaires utiles. Le cas le plus intéressant de destruction organique est celui qui se produit dans les tissus au repos, chez les animaux supérieurs; alors. la destruction des substances plastitjues donne naissaiice à des produits utilisables, que 1 on appelle « substances de réserve ». V. desassimilation.

— Anton. GoDStruction, éditication, fondation, reconstruction.

OBSTRUCTIONNISTE [dé-slru-ksi-o-nissl' — rad. destritclio/ij n. m. Membre d'une secte chrétienne, qui enseignait que les réprouvés seront réduits au néant. Syn. an-

NlIIILATIONNISTIi.

DESTRUCTIVITÉ {dé-struk') n. f. Penchant à la destriKtioii ; La ih:structivitë est fréquente chez les enfants.

Destutt de Tracy (Antoine-Louis-Claude, comte), l)hilosoplie français, né à Paris en 1754, d'une famille écossaise, mort en 1836. Colonel du régiment de Penthièvre, il embrassa, en 1789, les idées nouvelles, et fut député de la noblesse aux états généraux. A l'Assemblée constituante, il siégea à gauche. Puis il s'installa à Auteuil, où il s'occupa d'études philosophiques. Sous la Terreur, il fut arrêté. Inscrit pour être jugé le 11 thermidor, il fut sauvé par la chute de Robespierre. Membre de l'Institut, dans la section des sciences morales et politiques (1795), il fut nommé par le Directoire, en 1795, membre du comité de l'instruction publique. Sous le Consulat, il siégea au Sénat. Napoléon ne l'aimait pas, le considérant comme le chef des idéologues. En 1814, ce fut Destutt qui proposa au Sénat la déchéance de l'empereur. La Restauration le nomma pair de France et lui rendit son titre de " comte ».

Destutt a exposé sa philosophie dans les Eléments d'idéologie (1801), auxquels se rattachent la Grammaire générale (1803). la £o(/j^î(e(1805), le Traité de la volonté {\9,\b). Pour lui, la pensée, quel qu'en soit le mode, se réduit à sentir. II y a des sensations actuelles, d'autres qui ne sont que des souvenirs, d'autres qui résultent de comparaisons, et enfin des désirs; de là, quatre facultés : sensibilité, mémoire, jugement, volonté. La Grammaire et la /.o^jçue développent avec une grande finesse d'analyse la théorie sensualiste du langage. En morale, Destutt de Tracy reproduit les idées de Hobbes, moins son despotisme,

Destutt de Tracy (Antoine-César- Victor, comte), homme politique français, fils du précédent, né à Paris on 17S1, mort à Paray-le-Frésil en 1864. .Sorti de l'Ecole polytechnique, il se" distingua à Austerlitz, servit en Espagne de 1808 à isn, fut nommé colonel par la première Kf^stauraiion, et donna sa démission en 1818 pour so con- ■>acrer aux sciences et à la politique. Député de l'Allier de 1822 à 1824, il siégea dans les rangs de l'opposition. Elu le nouveau en 1827 et réélu jusqu'en 1848, il fut, à cette date, envoyé à la Constituante par les électeurs de l'Orne ; li s'y lit remarquer par la modération de ses vues. Aussi, Louis Napoléon, â peine président, lui confia-t-il le porteleiiille de la marine dans son premier ministère. A l'Assemblée législative, Destutt de Tracy ne joua qu'un rôle effacé. H lit une vive opposition à la politique personnelle de lElysée, et rentra dans la vie privée, après le 2-Décembre.

Destutt de Tracy (Marie Nkwton, comtesse), née à stockport (Angleterre} en 17S9, morte en 1850. Amenée on France par sa mère, elle épousa, vers 1809, le colonel, depuis général Leiort, tué à Ligny. Sous la Restauration, rjle éjjousa en secondes noces Victor de Tracy, et eut pendant trente ans un des salons les plu.s brillants de Paris. l'Mle n'avait donné de son vivant qu'une Notice sur Destutt de. TraCjf, son beau-père. Après sa mort, on publia d'elle : Essais divers, lettres et pensées de .1/°" de Tracy (1853).

DÉSUDATION (si-on — du lat. destidatio. sueur) n. f, lu' fi ['II" Il <li' jtotits Itoutons ayant la forme do grains ili> inilict, (jui se produit surtout chez les enfants malpropres.

désuet {zu-è), ETE (du lat. desuetus) adj. Tombé en déstiéludo.

DÉSUÉTUDE (du préf. lat. de, et de suetudo, coutume, liabitiide) n. f. Cessation d'une coutume ou d'une loi. produite par le défaut de pratique ou d'application : La vÈsuéti:de entame journellement la langue. (E. Littré.)

— Biol. Arrêt prolongé du fonctionnement d'un organe.

— Encycl. Dr. En droit romain, où la coutume était l'une des sources de la loi, il était naturel que l'usage pût modifier la loi ou l'abroger. On ne peut admettre rien de st-mblablo dans le droit français, parce que l'usage, ici, i:o peut fonder la loi. En conséquence, aucune loi ne peut toml>er en désuétude, c'est-à-dire cesser d'être obligatoire par suite d'un non-usage prolongé, pas plus qu'elle no peut être modifiée par un usage contraire.

— Biol. Lamarck a le premier remarqué ce phénomène cssontiol, que les organes s'hypertrophicnt par l'habitude et s'atrophient par la désuétude. Ceci est une conséquence naturelle de la loi d'assimilation fonctionnelle.

La constatation de Lamarck n'aurait (|uuiie importance secondaire, si elle s'appliquait uniquement aux individus ;

mais lo grand naturaliste a soutenu quo los variations acquises sous rintluonco do l'iialiitudo ou Uo la dosuétudo sont hi'nUlilain'u. pourvu qu'oUos soient aivpiisos ù la t'ois par los doux soxos. Ainsi s'oxplitiuo l'adaptation d'une espôco à do nouvoUos conditions do miliou, pourvu que ces conditions de milieu so inaintionnont pondant plusieurs générations. L'atropine progressive des orf^anes par dosuôtude est expliquée par les néo-darwiniens comme un résultat do la sélection naturelle ; il est, on etfet, avantageux pour un animal que les orgauos inutiles disparaissent ot ne dépensent pas la nourriture dont ont besoin les organes ([ui lonctionnent.

Clicz l'homme, los partisans du système de Lamarck regardent plusieurs organes rudimontaires, comme provenant do Vinlluence do la désuétude au cours do nombreuses f^énérations; los plus célèbres sont l'appondico vermiculairo du cœcum, le plantaire grêle et la glande pinéalo ou troisième œil qui fait lo plafond du troisième ventricule cérébral.

— BiHi,. : Lamarck, P/ii7osop/ii(,* roo/o(7(i7((c (Paris, ISO").

DÉSUINTAGE n. m. Techn. .\utre orihogr. du mot Dt:s-

SUlNTAGi;.

DÊSUINTERv. a. Tocha. V. dessdinter.

DÉSULFURANT {rail), ANTE adi. Qui produit la désulfuration : L'action dusdlfurantk ac ta chaux.

DÉSULFURATION [si-ûn) n. f. Action de désulfurer, do priver de soufre : La d(vSULFURATIO*n des laines.

— Encycl. Tcchn. La dêsiiffuvation est l'onsemble d'opérations qu'en métallurgie on pratique pour éliminer lo soufre que peut contenir une fonte. Autrefois, on se bornait à faire passer le soufre dans le laitier. Aujourd'hui, on a recours au procédé Rollot, en faisant usage d'un cubilot revêtu intérieurement d'uno matière basique , chaux ou dolomie. et en chargeant le cubilot de fonte ot de coke mélangé de spath-fluor ot do castine.

DÉSULFURER (du préf. priv. d>}, ot du lat. snlfiir, uris, soufre) V. a. Otor le soufre do : Drsulkdrer des eaux.

Se désulfurer, v. pr. Etre désulfuré.

Desulo, comm. du royaume d'Italie (Sardaigne [prov. de Caglianj), sur lo versant occidental du Gennargentu;

DÉSULTEUR (lat. demltor; de saltare, sauter) n. m. Nom, chez les Romains, d'écuyers qui, dans les jeux, faisaient des exercices do vollige sur un ou plusieurs chevaux.

— Encycl. Des pierres gravées montrent des désiiiteurs conduisant quatre et jusqu'à dix chevaux, ils sautaient de l'un sur l'autre, s'y couchaient, eulin so livraient à tous lesexercicesencoreen honneur dans les cirques mo- lU ï *îev -t ^//

DÉSULTOIRE (du lat.

desuUare, même sens) adj . Quipasse, qui saute d'un sujet à un autre :

Style DiiSDLTOiRE. Désulteur.

DÉSUNION n. f. Action de désunir; état de ce qui est désuni : La désunion des pierres d'une voûte, w Séparation, disjonction : La déstîNiON des provinces d'un Etat.

— Fig. Mésintelligence, destruction de l'union dos cœurs ou des volontés; cessation d'uno alliance : Mettre la DESUNION dans une famille.

DÉSUNIR V. a. Séparer, disjoindre, faire cesser l'union de : DÉSUNIR des planches, \\1sq\ot, faire cesser l'union, 1 alliance de : Désunir deux proinnces. il Séparer, mettre un terme entre: Amis désunis par la mer. it Présenter, traiter séparément : Questions qu'on 7ie peut pas désunir.

— Fig. Faire cesser une union morale : Désuniu des intérêts.

Désuni, ie part. pass. du v. Désunir.

— ^Ia^èg. Galop désuni, l'as désuni. Galop, Pas dans lesquels les pistes sont combinées d'une façon irréguliôre.

Il Cheval désuni, Choval dont lo galop, dont lo pas est désuni, il Cheval désuni du devant, Choval qui, galopant à droite, part de la jambe gauche do devant, n Clicval désuni du derrière, Choval qui, galopant à droite, lient la jambe droite postérieure on arrière sur la gaucho.

— Miner. Cristal désuni, CrisUl dont les facettes, produites par une loi très simple, sont coupées par d'autres facettes, disposées suivant une loi très compliquée.

Se désunir, v. pr. Etre, devenir désuni.

— Fig. So divi,ser, cesser d'être uni moralement.

— Manég. Changer do jambe on galopant, devenir di-suiii, en parlant d'un cheval : Cheval qui siî désunit.

DÉSUNISSANT ini-san), ANTE adj. Qui produit la désunion : J'UrV't DESUNISSANTE. (Vioux.)

DÉSURE n. f. Sorte de lilot de péclio en forme do trublo sans manche, mais à maillos très serrées.

DÉSUSITÉ (zU'Zi),ÈE adj. Qui n'est plus usité : Pratiques nKsusiTÈiis. (Mot uécessairo, mais qui n'est plus employé.)

Desuviates, peunlo liguro, client dos Salluvions, établi sur l(!s imrds de l'étang de Desoaumos (Bouchos-du- Klionc . — l'n. itnr Descviate.

DesvALLIÊRCS (Maurice), auteur dramatique, né à F*aris en isr.7. Il a fait jouerdes comédies, dos vaudevilles, dos oiiérettes, où la netteté et la vivacité du diah)gue se joignent ù l'cutente dos otf'ots scéniques. Plusieurs do ses pièces, surtout celles on collaboration avec G. Foydeau et Mars, ont eu un vif succès. Nous citerons entre autres : Prâti'-moi ta femme {lèS'A) ; Un duel, s'il vous plaii (1885); les Fiancés de Loches (1888); l'Affaire Edouard (188y); le Mariage de Uarillon (1890'); les Douze fetnmes de Jnphet (1800); la Demoisrlle du téléphone (l^dl); Champiqnol mal- (jré lui (IWi); L'JIotel du libre érhanqe (1881); le Truc de Séraphin (isiiOi; Mam'zello Quat'Sous (18'J7).

DeSVAUX f Augusto-Nirni8e'),l)otaniste français, né on 1784, uiort ù. Angers eu 1850. Directeur du jardin boiani-

Armoiries de Deavres.

que d'Angers, il a laissé un herbier des plus remarquables. Son principal ouvrage est un Traité général de botanique.

DESVAUXlE n. f. Bot. Syn. de centrolépis.

Des Vergers (NocI). V. Vergers (Des).

DeSV^RNOIS (Nicolas-l'hilibort, baron), général français, né ;'i Lons le-Sannior on 1771, mort on 1859. II so fit remarquer par sa bravoure dans la campagne d'Egypte. 11 suivit ensuite, à Naplos, Joseph Napoléon, puis Murât, qui le nomma colonel ot baron. Maréchal do camp et gouverneur de la Calabre', il dut signer la capitulation do Campe (1815). Il rentra alors on France, auprès ile Murât, <iui lo fit lieutenant général. Il fut retraité enlisas, avec le grade do maréchal do cami) honoraire.

Desvres, ch.-l. de cant. du Pas-de-Calais, arr. et à 18 kiloin. do Boulogne, au pied du mont Pelé et du mont Hulin ; 4.712 hab. {Desvrois,oises.) Ch. de f. Nord. Forôt. Ce bourg, jadis ville assez considérable, fut pillé par les Normands au ix« siècle, détruit par Philippe Auguste en 1215, ruiné par les Anglais en 1346, et dévasté par los Bourguignons en 1543. — Lo canton a 23 comm. et 12.740 hab.

De Swert (Jules), violoncelliste et compositeur belge, né à Louvain en 1843, mort à Ostonde en 189J . Il a écrit pour son instrument deux concertos avec orchestre, des fantaisies et morceaux de genre avec piano. '1 a fait représenter en Allemagne deux opéras : les AU ïgeois, trois actes (I87S), ouvrage qui obtint un grand suctès, et Hammerstein (1S84).

DÉSYMPHYSER (sin-fi — du préf. priv. dé, et de symphyse) v. a. Chir. Faire la section de la symphyse du pubis : Desymphyser le pubis. Pratiquer la symphyséotomie. (Peu usité.) V. sympiivséûtomie.

DeSZCZYNSKI (Joseph), pianiste et compositeur polonais, né àWilna en 1781, mort on 1844, se fit connaître par la musique qu'il écrivit sur le chant historique do Sigisraoud III contenu dans la grande Epopée nationale de J.-U. Niemcewicz. Outre deux opéras qu'il fit représenter, dont l'un intitulé : la Maison sur la grande route, on a de lui trois concertos pour piano et orchestre, deux messes de Requiem, des mélodies vocales, des marches pour les uhlans de Krasinski, des quatuors et sextuors, des polonaises, etc.

Deszk, comm. d'Autrichc-Hongrie (Hongrie [comitat de Torontal]), sur le Maros, affluent de la Theiss; 2.730 h.

DÉTACHAGE (chaf) n. m. Action d'ôter des taches : Detaciiagb du linge, des vieux livres, des estampes.

DÉTACHANT [chan), ANTE adj. Propre à enlever les laciies : La benzine est une substance détachante.

DÉTACHE (rad. détacher) n. f. Petite couche, le plus souvent d'argile, qui, dans une mine, sépare un filon d'avec la roche encaissante, il On dit aussi lisière.

DÉTACHE-CHAiNE(c/ié»') n. m. Artill. anc. Pétard pour faire sanior la «.li.uiie formant un passage.

DÉTACHEMENT {man —rad. détacher) n. m. Etat de celui qui n'est pas ou qui n'est plus attaché, qui est exempt de lien moral : Le détachicment du monde et de ses l)iens.

— Troupe isolée du corps principal : Commander un DÉTACHEMENT. Il Réuniou d'ombarcatious quo l'on détache de l'escadre ou do la flotte pour un service spécial.

— Encycl. Art milit. p]n campagne, le détachement est un groupement militaire de faible effectif, formé momentanément en vue d'uno opération déterminée. Les détachements peuvent comprendre dos troupes do plusieurs armes ot être pourvus ou personnel do tous les services accessoires.

En temps do paix, la qualification do " détachement " est donnée lo plus souvent à des fractions constituées, telles que bataillons, compagnit-s, escadrons ou batteries, stationnées dans une autre garnison quo le régiment dont elles font partie. On comprend aussi, sous ce nom do " détachement », dos groupes d'hommes quo los besoins du service font diriger sur un point quelconque. Au point de vuo administratif, pour qu'un groupe d'hommes du mémo corps forme détachement, il faut qu ils soient au moins au nombre de six, cadres compris. Au-de-ssous de six, ils sont considérés, traités ot payés comme voyageant isolément.

DÉTACHER (du préf. priv. dé, et du rad. de attachn-) v. a. Délier : r» co qui était attaché : Détacher un chien, IfS mains d'un captif ; 2" co qui attachait : Détacher un nœud, un cordon.

— Par ext. Disjoindre co qui était on contact ou adhérent : Dktacuer des pierres d'un mur. Détacher un fruit du rameau. Il Eloigner, écarter : Détacher un bateau du rivage, il Isoler, extraire : Détacher une belle page d'un livre. Il Faire cesser l'union do : Détacher un hameau d'une commune pour le donner à une autre.

— Envoyer on détaclicmcnt : Dét.vcher une patrouille pour une reconnaissance, w Knvoycr, expédier; Détacher conti'e des brigands une brigade de gendarmes.

— Fig. Hrisor los lions moraux qui unissaient : Détacher de quelqu'un les cœurs, les esprits, il Inspirer lo détachement, lo renoncement : Plus la prospérité multiplie les plaisirs, plus elle en nÉTACHE. (Mass.")

— Fam. Prononcer do temps on temps : Dét.vcher des bribes de latin, il Lancer, appliquer, en parlant d'un coup : Détacher m» vigoureux coup de poing.

— Détacher les yeux de. Cesser do regarder.

— Mus. Exécuter avec netteté, mais sans marteler, en parlant dos notes.

— Peint. Fairo ressortir, donner du roliof t : Bien détacher /('S figures.

Détaché, ée part. pass. Qui n'est plus lié, attaché (au propr. ot au t'iiX-). Il Qui n'a plus d'attachement : Peux-tu voir UiU J*^' pU-urs trim œil si dt'Uiché ?

COKNULIJ!.

— Ascét. Qui pratique lo délachomont dos choses do la terre : Ce ministre (Lo i'oUior) si fortuné et si détacbè tout enscmbto. (Boss.)

DESUINTAGE - DETAILLE

— Bot. Stipule détaché, Stipule dont la base seule tient au pétiole,

— Fortif. Fort détaché. Ouvrage détaché. Fort, Ouvrage (pli est isolé, qui n'est pas relié par des constructions à 1 ensemble des fortifications.

~ Littér. Morceaux détachés. Extraits d'un auteur.

— Mus. Note détachée, Note non liée aux autres et comme lancée isolément.

— n. m. Mus. Manière de rendre une note détachée : Faire bien les détachés.

~ Turf. En T. do courses, on dit qu'un cheval est détaché, quand il galope en avant dos autres chevaux.

Se dètticher, v. pr. Etre, devenir détaché, it S'écarter, s'éloigner. Il Détacher les yeux, cesser de regarder, ii Devenir distinct, il Ressortir, étro distinct, saillant, apparent. H Briser un lien moral ; renoncer à une ati'ection, à une alliance ; se désintéresser : Se détacher des affaires.

— Fam. Etre lancé, appliqué, on parlant d'un coup : Les coups de poing se détachent avec vigueur, w Arg. Déta~ cheritn pain. Donner une gifle ou un coup de poing, ii Sport. Se détacher du peloton. Se dit du cheval qui distance les autres.

— Mus. Etro émis nettement, en parlant d'uno note.

— Anton. Attacher.

DÉTACHER (du préf. priv. dé, ot de tache)Y. a. Oter, faire disparaître les taches de; Détacher (/es e^oy/'es.li Absolum. : Saï'on à détacher.

Se détticher, v. pr. Etre détaché, purgé de ses taches.

— Anton. Tacher, salir, souiller.

DÉTACHEUR, EUSE (mémo étymol. qu'à l'art précéd.) n. Personne qui se charge d'ôter les taches des étoffes. Il On dit plus ordinairement dégraisseur, euse.

DÉTACHOIR (rad. détacher [anton. de attacher]) n. m. Nom de l'une dos pièces do la machine à couper les flans des médailles et des monnaies.

DÉTAFFER {ta-fé — du préf. priv. dé, et do taf) v. a. Arg. Rassurer, aguerrir.

DÉTAIL (ta-ill [Il mil.] — subst. verbal de détailler) n. m. Action de diviser en morceaux : Faire le détail d'ioie pièce de toile, ii Vente par petite quantité, par opposition à la vente en gros : \endre. Acheter au détail.

— Par anal. Exposé circonstancié; énumération complète; circonstances développées : Faire le détail rf'wn compte. Les détails d'un événejuent. \\ Cas particulier, circonstance déterminée: On croit à la Pi'ovidence en gros; o« croit au règne du hasard et de l'intrigue dans le détail. (Ste-Beuve.) il Parties considérées indépendamment de l'ensemble : La nature est sublime dans ses masses, minutieuse dans ses détails. (De La Peyrouse.) n Parties accessoires ou minutieuses : La politique a pour règle de sacrifier les détails à l'ensmible. (Vacherot.) il Minutie, objet de peu d'importance : Dans les choses de détail, les femmes se piquent d'être plus sévères et plus exactes que les hommes. {H. Beyle.) n Aptitude ou penchante s'occuper des détails : Il avait la prévoyance de Turenne, la valeur de Créqui, je ne sais quoi de Frézelière et le détail de Jacquier. (M"* de Maint.) [Peu us. en ce dernier sens.]

— Fam. C'est un détail!.... Cela n'a pas d'importance, cela n'est rien.

— Loc. adv. En détail. Dans le détail, d'une façon circonstanciée. Il Par petites parties, en parlant d'uno vente : Vendre en gros et en détail, ii Par parties ou successivement : On meurt ainsi en détail, ap7-ès avoir vu inoimr tous ses amis. ("Volt.) n Dans les cas particuliers, dans les circonstances isolées : Les hommes, fripons en détail, sont EN GROS de très honnêtes gens. (Montesq.)

— Anton. Ensemble, gros.

— Archit. et peint. Un détail, en architecture, comprend divers ornements, tel que lo modUlou, la rosace, la feuille d'acanthe, et, en peinture, so compose d'un grand nombre de motifs décoratifs, comme les tapisseries, broderies, draperies, végétaux, etc.

— Art milit. Guerre de détail. Guerre (\}x\ se fait par petits engagements, et sans action générale ou importante. Il Officier de détail. Officier chargé do pourvoir à la solde et à l'habillement dans un bataillon détaché, dans une fraction qui n'a pas do conseil d'administration. (Dans certains cas, routes, séjour dans un camp, on appelle aussi «officier de détail" celui qui rt^glo l'installation des liomnies ot s'occupe des distributions.) il Itevue de détad, Hevuo qui a pour but de s'assurer si les hommes sont bien en possession do tous les oHots d'habillement ot d'équipement réglementaires, et si ces olfets sont on bon état. (Elle so passe généralement dans los chambres.)

— Comm. Vendre au détail. Débiter des marchandises do toute nature par petites quantités, n Marchand au détail. Marchand qui écoule ses marchandises en les vendant par quantités aussi petites que le désire l'acheteur.

— Fin. Droit de détait. Droit perçu sur certaines boissons vendues au détail. V. noissoNs.

— Littér. et b.-arts. Parties secondaires ou moins importantes d'un ouvrage : Un peintre de genre ne peut négliger les DÉTAILS.

— Mar. milit. Service relatif à rembarquement ot à la conservation du matériel, du gréemcnt, des munitions ot au service intérieur du bord : C'est le second qui, sur un grand bâtiment, est chargé du détail. H Rapport du capilaino sur l'état, les qualités et les défauts do son navire. Il liurenu du détail. Chambre du bord où sont tenus les

registres do co service.

DÉTAILLANT {ta-itl-an [Il mil.]). ANTE n. et adj. So dit d'une personne qui détaille, qui vend au détail : Un

ïHurc/((lfi(^ DETAILLANT. UnC DÉTAILLANTE.

Détaille (.lean-Baptiste-£"</oim*'(/). pointro français, né A Paris en 18 iS. Elùvo do Moissonier, il débuta au Salon do 1807 par un Coin de l'atelier de Meissonier. Detaillo s'est particuliéremont attaché à reproduire dos scènes do la vio militaire. Peintre habile, fin observateur, il arriva rapidement à la réputation. 11 a exposé ; une Halte (1868); Itepos pendant la manœuvre, au camp de Saint-Maur (ISGO); Engagement entre les Cosaques et les g^irdrs rf'/toHneur en /*/■*" (1870). Depuis la cnorro do 1870-lSll, il a exposé dos tableaux qui en roprésonlont pour la phmnrt dos épisodes ot qui ont obtenu un succès très vil. Nous citerons: /es Vainqueurs (18721; En retraite (l&Ti); Charqe du 9' régiment de cuirassiers dans le village de Morsbronn, It'O aotU iS70 (\&li>; le Itégimcnt qui passa, Paris eu déambre IS74{\&i:>). En reconnaissance (1870): ^'<i/ii/ aux blessés (1877); Bonaparte en Egypte (IS78); Inawjurution

DÉTAILLER — DÉTENTlOiN

du nouvel Opéra, aquarelle; la Défense de Champigny par la division raron (1879). Ensuite, le peintre ne prit pius part régulièrement au Salon, très occupé par le panorama do Rezonville, qu'il rit en collaboration avec Alph. de Neuville, et par un autre que les deux artistes firent pour Vienne. Détaille exposa, au Salon de 1884, le Soir de Rezonville, toile panoramique, dont les personnages sont de trop petite dimension, et, en 1S8S, le Rêve, toile acquise par l'Etat pour le musée du Luxembourg. Depuis, Détaille a célébré les grands faits de l'histoire militaire de la France: 3.\eQ, la Sortie de la garnison de Haningue , il a exalté l'héroïsme de Barbanègre ; avec les Victimes du devoir , celui des sapeurs-pompiers de Paris.

L'expédition de Tunisie lui a inspiré la Brigade Vtncendon j^eiame.

et Bizerte, deux toiles excellentes; après un séjour en Russie, il a exposé les Cosaques de l'alaman, sans parler d'une suite de tableaux exécutés chez l'empereur Alexandre IIL Le prince de Galles et le duc de Connaught, quoique dénommés « portraits», sont dos toiles d'histoire par l'ampleur et les dimensions. Enfin, Chàlons. 9 octobre 1896, exposé en 1898, reste la plus juste image d'une revue désormais historique. Chez Detaille, l'exécution est calme, précise et saisissante. Ed. Détaille a été nommé membre de l'Académie des beaux-arts en 1S92, et président de la Société des artistes français.

DÉTAILLER {ta-ill-é [Il mll-l — du préf. dé, et de tailler) V. a. Diviser en parties : Détailler une pièce d'étoffe. 1! Par ext. Vendre en détail ; Détailler du vin.

— Par anal. Raconter, exposer en détail, entrer dans les détails de : Détailler une aventure.

— Théàtr. Réciter en observant les nuances de chaque idée, en disséquant chaque phrase, en faisant sentir chaque mot. Il On dit aussi détailler le couplet.

Se détailler, v. pr. Etre divisé par morceaux, ii Etre vendu au détail, il Etre raconté, exposé, décrit minutieusemi^nt. il Détailler à soi, exposer à soi-même en détail.

DÉTAILLEUR, EUSE Ua-itl [Il mil.]) ou DÉTAILLE- RESSE [fa-ill-e-rèss [Il mil.]) n. et adj. Se disait d'une personne qui vendait au détail : Ifn marchand détailleur.

— n. m. Autref. Sous-officier remplissant l'office d'écrivain.

DÉTAILLISTE Ita-ill-isst' [Il mil.]) n. et adj. Se dit de

l'écrivain ou de l'artiste qui excelle dans les détails : Les

écrivains anglais sont généralement détaillistes.

DÉTALAGE n. m. Action de détaler des marchandises,

DÉTALER (du préf. priv. dé, et de étaler) v. a. Retirer

de l'étalage ; Détaler des marchandises.

— V. n. Partir avec hâte; aller vite.

— Manèg. Courir légèrement et avec grâce.

— Mar. Etre un fin voilier : Ce navire détale bien. Détaliens (les), comédie d'Aristophane, dont il reste à

fieine quelques fragments. — Dans les -y<?7a/ie«s, comme dans es Adelphes, de Térence, un vieillard est père de deux enfants, dont l'un a été élevé à la campagne, et l'autre à la ville- Un des fragments qui nous sont parvenus est un dialogue entrele père et un de ses fils (le citadin), auquel le vieillard demande compte des leçons qu'il a reçues de ses maîtres. DÉTALINGUER {ghé — du préf. priv. dé, et de étalinguer) v. a. Délaclier le câble ou la chaîne d'une ancre, ou larguer l'étalingure do cale d'une chaîne.

DÉTALLER [ta-lê — du préf. priv. dé, et de lalle) v. a. Débarrasser ime plante de ses talles ou rejetons.

DÉTAPER (du priv. dé, et do tape) v. a. Mar. Oter les tapes ou bouchons des canons, des écubiers, dalots, etc.

— Techn. Détaper des formes à sucre, Otor le bouchon de linge mouillé qui en ferme le sommet.

Se défaper, v. pr.

Etre détapé.

DÉTAPISSER ( pi se — du préf. priv.

dé, et de tapisser) V. a. Oter les tapisseries de : DÉTAPIS- SER un salon.

DÉTARE ou DÉTA- RION (mot sénégalais) n. m. Genre do légumineuses- césalpiniées, type de la tr-ibu des détariées, comprenant deux espèceSf qui habitent la Sénégambio.(Oosont des arbres à feuilles alternes paripennôes stipulées, à fleur en épis, dont le fruit est assez analogue à 1 abricot.) ii On écrit aussi détae.

DÉTARIÉ. ÉE adj. Bot. Qui ressemble aux délares.

-- II. 1". pi. Tribu de légumineuses, qui a pour type le genre déiare. — Une détarié^.

DÉTAROQUER [lié — du préf. priv. dé, et <ie taroque) v.a. Arg. Démarquer, en parlant du linge : Détaroquhr des itiiinn.s draps).

DÉTARTRAGE '.traj') n. m. Action de détartrer, d'enlever le tartre : /.e détautragu des tonneaux.

DÉTARTRER (du préf. priv. dé, et do tartre) v. a. Enlever le tartre de : Détartrer une chaudière.

DÉTASSER (ta-sé — du préf. priv. dé, et de tasser) v. a. Dclaire, déplacer, en parlant d'objets mis en tas.

DÉTAXE (takss — subst. verbal de détaxer) n. f. Diminution do taxe opérée par les services administratifs, les compagnies do transport, etc., eu faveur des parliculiers ou des commerçants qui ont payé indûment ot qui^ par conséquent, y ont droit.

DÉTAXER (tak-sé — du préf. priv. dé, et de taxer) v. a. Supprimer la taxe de : Détaxer une denrée, ii Réduire la taxe do : Détaxée le» lettres dont le poids est supérieur à quinze grammes.

Détare

tecteiir (min.).

Détective (phot.).

Detchanj, monastère serbe, fondé par le roi Etienne Ourocli. et achevé ou 1335. 11 est situé près d'ipek (haute Albaoiel.

DÉTCHOGS { Bdé-mtch'og), divinités féminines, auxquelles les Thibétains attribuent une puissance presque égale à celle des Bouddhas. Elles sont généralement bienveillantes. (Dans l'Inde, on les nomme Samvaras, mais on leur accorde un pouvoir beaucoup moins étendu.)

DÉTÊCE((t5s) n. f. Dr. féod. Usité dans l'expression Détëce de service, Défaut de service féodal, résultant de l'état de veuve ou de fille tenant fief. (En pareil cas, le seigneur pouvait parfois forcer la femme à se marier.)

DÉTECTEUR {ték') n. m. Techn. Nom d'une pièce dû certaines serrures de sûreté, appelée aussi délateur.

— Min. Appareil servant à reconnaître la présence du grisou dans les raines de houille et imaginé par feni, îii^^^flS W.-E. Garforth.

— Encycl. Min.

Le détecteur, composé d'une poire de caoutchouc munie d'une tubuiure, s'emploie de la façon suivante : après avoir chassé l'air de la poire, on introduit la tubulure dans la crevasse suspecte. Si le gaz qu'on en retire brûle avec une flamme bleue au contact d'une lampe, c'est du grisou. Cet appareil n'est plus guère employé aujourd'hui.

DÉTECTIVE (iéA-"— motangl.)n.m.

En Angleterre, Agent de la police de siireté.

— Phot. Nom donné aux appareils à main, de forme parallélépipédique.

DE TE FABULA NARRATUR (c'est de toi qu'il est question dans ce récit). Horace (lîv. I, sat. l", V. G9), après avoir peint la folie de l'avare, qu'il compare à Tantale, s'interrompt, pour dire à sod interlocuteur supposé : ... Quid rides? mutato nomlDC, de te Fabula narralur.

Tu ris? Change le nom (ce sera ton histoire). Les applications de ces mots sont faciles. DÉTEINDRE (findr' — du préf. priv. dé, et do teindre. Se conjugue comme ce dernier) v. a. Efi^'acer, détruire la couleur de : Déteindre de la laine.

— V. n. Perdre sa couleur; déposer sa couleur : Etoffe gui déteint, h Déteindre sur guelque chose, Communiquer à cette chose une partie de sa couleur.

— Fig. S'etfacer, perdre ses apparences : L'hypocritn porte un masque qui déteint. (LaRochef.-Doud.) ii Laisser des traces, produire une impression durable ; se communiquer : Les vocations manquées déteignent sur toute l'existence. (Balz.) Il Déteindre sur quelqu'un, Lui faire adopter ses habitudes, ses idées.

— Pop. Mourir.

Se déteindre, v. pr. Perdre sa couleur : Etoffi: qui se DÉTEINT rapidement au soleil.

— Pop. Perdre ses forces.

DÉTELAGE [laj') n. m. Action de dételer les chevaux d'une voiture.

DÉTELER (du préf. priv. dé, et du radie, de atteler [a remplacé la forme régulière désatteler], — Se conjugue comme atteler) v. a. Détacher, en parlant d'un attelage : Dételer un cheval, des bœufs, il Séparer de son attelage, on parlant d'une voiture ou d'une charrue : Dételer une voiture, une charrue. Il Absol. Faire dix lieues sayis dételer.

— Fig. et fam. S'arrêter dans la voie que l'on suivait. (S'emploie particulièrement en parlant d'un homme que la perte do ses forces oblige à dire adieu aux femmes.)

— Anton. Atteler.

DÉTENDAGE [(an-daj') n. m. Tiss. Action de détendre la chaîne d'une otofi'o on faisant usage du détendoir.

— Typogr. Action do détendre le papier mis à sécher. DÉTENDEUR {ta7i) n. m. Second cylindre, d'une capacité

plus grande ([uc celle du premier cylindre, d'une machine compound, où la vapeur se détend en chassant le piston après avoir agi dans le premier cylindre, n On dit aussi cylindre DE DÉTENTE, et CYLINDRE k BASSE PRESSION. V. COM- POUND.

DÉTENDOIR {tan) Q. m. Sorte de treuil dont se sert le tisserand pour tendre et détendre la chaîne d'une étotfe.

DÉTENDRE [tandr — du préf. priv. dé, et de tendre) V. a. Relâclier, en parlant d'un objet tendu : Détendre une corde, un arc.

— Détacher, en parlant d'une tenture, d'un rideau : DÉTENDRE une tapisserie, n Enlever les tentures ou les rideaux : Détendre tin salon, un 7nur, tin lit.

— Fig. Faire cesser une tension morale, reposer, calmer : Les distractions sont Jiécessaires pour détendre l'esprit. Il Affaiblir, détruire la force de : Les pleurs détendent la colère. \\ Détendre l'arc, Reposer son esprit. Il Détendre la lyre, Mettre fin à l'inspiration poétique.

Se détendre, v. pr. Devenir détendu, ii S'éclaircir, devenir moins rigoureux, en parlant du temps.

— Fig. Se reposer, se donner du relâche, il Sortir d'une espèce de défiance mutuelle : Les rapports entre natio}is semblent se détendre, ii S'aliaiblir, perdre de sa vigueur.

DÉTENIR (lat. detinere. — Se conjugue comme t<-uir'\ v. a. Garder en sa possession, retenir, ot, souvent, retenir injustement : Détenir la fortune d'un mineur.

— Retenir prisonnier : La justice ne dédommage pas ceu-T qu'elle a détends injustement.

Détenu, ue part. pass. du v. Détenir.

— Substantiv. Personne retenue prisonnière, et personne condamnée à la détention : La colonie agricole de Mettray est composée de jeunes détenus acquittés comme ayant agi sans discernement, {h. -3 . Larcher.)

Se détenir, v. pr. Etre détenu.

— Encycl. Jeunes détenus. La détention des mineurs ou jeunes détenus a été organisée par la loi du 5 août 18jû, dont le but est l'éducation et le patronage des jeunes détonus ; elle ordonne la séparation des jeunes détenus d'avec les autres condamnés ou prévenus ; organisa leur éducation morale, religieuse et professionnelle, et platée les jeunes détenus, pendant trois années après leur liuération, sous le patronage de l'Assistance publique.

A, détente d'aime ù. feu.

La principale maison de détention pour les jeunes détenus, située rue de la Hoquette à Pans, fonctionna depuis 1836, et était officiellement désignée sou* le nom de Maison centrale d'éducation correctionnelle, ou Maison de la Petite Roquette, ou encore Prison des jeunes détenus. Vers la fin de 1 année 1895, les jeunes détenus furent transférés à la maison pénitentiaire de Montesson, la Petite Roquette devant être démolie.

DÉTENTE {tant') n. f. Techn. Petite pièce d'une arme à feu, sur laquelle on presse pour détendre le ressort et déterminer l'explosion, il Pièce d'horlogerie qui fait partir la sonnerie, il En général, toute pièce qui permet, à un moment donné, de mettre en mouvement ou d'arrêter un mécanisme quelconque.

— Par ext. Mouvement d'un corps qui se détend : i'ti fusil dur à la détente.

— Fig. et fam. Etre dur à la détente, Ne pas donner facilement son argent.

— Fig. Détente du temps. Changement qui rend la température moins rigoureuse, ii Détente de la maladie, Diminution de sa violence, ii Détente de l'esprit, Contention d'esprit moins grande, n Détente dans les relations, Amélioration des rapports, cordialité plus grande.

— Mécan. Expansion d'un fluide gazeux précédemment soumis à une pression. (C'est, en somme, une période de la distribution durant laquelle la vapeur du cylindre se détend, c'est-à-dire augmente de volume, tout en diminuant de pression.) il Organe des machines à vapeur, ayant pour objet principal d'économiser le combustible, tout en profitant du travail fourni par l'élasticité de la vapeur.

— Encycl. Armur. La détente des armes à feu'portatives a généralement la forme d'un levier coudé qu'on fait pivoter autour d'un axe en appuyant avec l'index sur une de ses branches , ce qui, en dégageant 1 autre branche du ressort de l'arme, lui permet de se détendre, et détermine une percussion énergique sur la capsule, d'où résulte l'inflammationdecelle-ci.Les détontes sont garanties par le pontet de la sous-

farde ; elles jouent ans une feute, au moyen d'une goupille ou d'une vis qui traverse leur tête, La détente a été souvent perfectionnée dans le but do la rendre aussi douce que possible, afin que le tireur puisse agir dessus graduellement et sans brusquerie, pour ne pas déranger l'arme au moment où va partir le coup et éviter les départs accidentels. On a imaginé, dans ce but, des armes dont la détente est munie dt. deux bossettes. Le tireur agit d'abord sur la première, en même temps qu'il prend la ligne de mire et vise le but ; un léger effort du doigt lui permet de déclancher la seconde, juste au moment jugé opportun pour faire partir le coup.

Le chargement par la culasse a déterminé de nombreuses modifications dans les mécanismes de détente.

Le fonctionnement de certains canons à tir rapide comporte aussi l'emploi d'une détente.

— Mécan. Dans les machines à vapeur, tant que la vapeur agissant sur l'une des faces du piston est restée en communication avec la chaudière, elle agit à pleine pression ; si, au contraire, la communication a été interrompue avant que le piston soit arrivé au bout de sa course, la vapeur se détend et agit encore jusqu'au moment où, les pressions exercées sur les deux faces devenant à peu près égales, il n'y a plus production de travail.

L'emploi de la détente peut avoir pour objet soit l'économie de combustible, soit une diminution momentanée dans la rapidité du mouvement. Dans le premier cas, la période de détente est réglée d'avance ; dans le second, elle doit pouvoir varier à volonté.

Dans les machines les plus modernes, la détente normale peut être modifiée par l'intermédiaire d'un régulateur, de façon que la vitesse soit ramenée à sa valeur normale lorsqu'elle s'en est écartée par suite d'un accroissement ou d'une diminution momentanée dans l'énergie des résistances passives ou actives.

On a imagine un grand nombre de moyens ingéoioux pour obtenir la détente, la régler, la moditier automatiquement ou à la main. V. distribution de vapeur, et tiroir.

DÉTENTEUR, TRICE [tan) n. Personne qui détient quelque chose en sa possession : Détenteur légitime. Les dé- TËNTKLRS d'une succession.

— Tiers détenteur. Personne qui détient, à titre non précaire, tout ou partie d'un fonds grevé d'un privilège ou d'une hypothèque, sans être obligée persouuellemcnt ^u pa3enieut de la dette.

DÉTENTILLON (tan, et H mil.) n. m. Détente que relève la roue des minutes, dans une horloge.

DÉTENTION [tan-si-on) n. f. Action de détenir ; état d'un objet détenu.

— Action de retenir quelqu'un prisonnier; état d'une personne détenue : Une injuste détention.

— Dr. crim. Peine afflictive et infamante, qui consiste à être détenu cinq ans au moins et vingt ans au plus dans un» forteresse : Être puni de cinq ans de détention, h Détention préventive. Détention fondée sur la prévention et antérieure au jugement : Tout abus de la détention préventive est iinc atteinte que la justice se porte a ellemême. (K. do Gir.)

— Encycl. La détention a été mise au nombre des peines légales par la loi du 28 avril 1S32 ; cette peine, d'une durée de cinq à vinç^t ans, est particulièrement destinée ù. la répression des crimes politiques.

La détention consiste à être renfermé, avec dispense de travail et liberté des communications, dans l'une des forteresses situées sur le territoire continental do la Frauce. Ce sont des règlements d'administration publique qui ont désigné successivement les lieux do détention : DûuUens, Belle-Isle-en-Mer, Corte.Thouars. Un décret du ïO janvier 187-1 a affecté le fort de l'île Sainte-Marguerite aux condamnés à la détention. Quant au régime auquel sont soumis ces condamnés, il a été réglé notamment pat des décrets du SS et du 26 mai 1872.

— Détention préventive. La détention préventive (emprisûiinoinoiu do gardo) est celle que subit un inculpé uvant le jugement.

La iléiontion préventive est do droit en matière criminelle; mais elle n'est permise on matière corroctiouuolle que lors(|ue lo délit peut ôtro puni d'une peino d'emprisonnement (C. instr. crim.,art. 131).

La détention préventive est subie on exécution des mandats de dépôt ou d'arrôt décernés par les juges d'instruction ou des ordonnances de prise de corps décernées fiar les chambres do mise en accusation ; et, en cas de détts de police corrcctionnello flagrants, par un mandat do dépôt émané du procureur do la République. V. mandat.

La détention préventive a pour tempérament la liberté provisoire. Depuis la loi du 15 novembre I8î)ï, la détention préventive est, sauf exception, déduite de la durée de la peine prononcée.

DÉTENUE {nâ] n. f. Dr. Action do détenir : La détenuk d'un gage. (Vieux.)

DÉTERGENT {ter'-jnn), ENTE adj. Méd. Propre à dèterger : Lotion uétkrge.ntb. h On dit plus souvent détiïr-

SIK, IVK.

— n. m. Topique détergent : Emploijcr les détergents. DÉTERGER (tèr'-ié — lat. detcrr/ere : du prcf. de. et de

tcrijcrt; nottoyor. Prend un e après le g devant a et o ; A'ons déterneons. Nous déterfjedmes) v. a. En T. de méd.. Nettoyer, laver, purifier : Déterger «h ulcère. Dêterger les intestins.

Se déterrer, v. pr. Etre, devenir détergé.

DÉTÉRIORANT [ran], ANTE adj. Qui détériore, qui est propre à doiériorer : Une (/(//uence détériorante.

DÉTÉRIORATION {.îi-o« — lat. deterioratio, même sens) n. I'. Action de détériorer, ou de so détériorer; son résultat : Les passions sont souvent des causes de détérioration physique.

— Fig. Décadence; dépravation : La détérioration de Vavt.

— Anton. Amélioration, amendement, perfectionnement, réformation et réforme, régénération.

DÉTÉRIORER (du lat. detcrior, inférieur en qualité) v. a. Abimer, ûter de sa valeur à : Détériorer des meubles, des terres. L'ivrognerie détériore l'espèce.

— Fi^. Dépraver, faire dégénérer.

Se détériorer, v. pr. Perdre de sa valeur, de ses qualités. Il Fig. Dégénérer, so dépraver.

— Avec suppression du pronom réfléchi : Laisser dété- RioRKR des marchandises.

— Anton. Améliorer, amender, perfectionner, réformer, régénéner.

DÉTERMINABILITÉ {ter') n. f. Caractère de ce qui est déterniiDable ; La variaOilitt} est indice et condition de déterminabilité. (Proudb.)

DÉTERMINABLE [ter) adj. Qui peut être déterminé : Descartes voulait, s'était imposé la jnission de déterminer tout ce qui est déterminable. (H. Martin.)

-- Anton. Indéterminable.

DÉTERMINANCE [tèr'-mi-nanss) n. f. Acte de l'ancienne université, se composant de thèses soutenues sur les ouvrages qui servaient do base à l'enseignement.

DÉTERMINANT {tèr'-mi-nan), ANTE adj. Qui détermine, décide : Les motifs déterminants de nos actions.

— n. m. Algèbr. V. la partie encycl.

— Biol. Théorie des déterminants. Théorie de Weissmann destinée à expliquer l'hérédité.

— Enctcl. Algèbr. Considérons 7i* nombres, rangés en n lignes horizontales et n colonnes verticales :

On a.pY>^\\e déterminant de ces n* nombres, la somme algébrique dos produits obtenus on prenant de toutes les manières possibles un élément et un seul dans chaque ligne et dans chaque colonne, chacun de ces produits étant affecté du signe 4- ou du signe — , suivant que lo nombre total des inversions (v. permuT/U-ion) des indices inférieurs et des indices supérieurs est pair ou impair. Ce déterminant est du n" degré. Ainsi, le déterminant :

est par définition

"î "i — "i "i le déterminaDt :

est par définition :

Pour développer un déterminant du 3* degré, on peut appliquer uno règle pratique connue sous lo nom do règle de Sarrus. Soit le déterminant :

On écrit au-dossous do la 3* ligne les deux premières abc a' b' c' a" b" c" abc

Lo dôvoloppomont est :

oô'c" 4-a'i"c + a"6c'-

a"à'e-aà"c' — a'bc".

Ce développement indique suffisamment comment il faudra pi'uoéder.

/h'tfnuiriants 7ntneurs. Quand, dans nn déterminant, on supprime /: lignes et k colonnes, on obtient un déterminant mineur du k" ordre du détcrmiuaiit considéré; on représente un déterminant mineur du k' ordre par la notation :

A {«'ffl'" ) ' P' ■?' indiquant les rangs dos k lignes

supprimées; p',q\ los rangs des k colonnes supprimées. Si Ton supprime par exemple la p" ligne et lo q' colonne, qui se croisent à l'ôlcment a , on obtient le f^<î/crminant mineur du t" ordre \' .

Le développement du déterminant peut s'écrire :

On dit qu'il est développé par rapi)ort aux éléments de la p" ligne. On peut de même le développer par rapport aux éléments d'une colonne.

Il résulte de cette forme de développement d'un déterminant quo :

Si Ion multiplie, ou si l'on divise tous les éléments d'une mémo ligne ou dune mémo colonne par un même nombre, lo déterminant est multiplié ou divisé par ce nombre.

Si les éléments d'une môme ligne ou d'une mÔme colonne sont chacun la somme de m termes, le déterminant considéré est égal à la somme de m déterminants. Ainsi :

La théorie des déterminants s'introduit en algèbre dans la discussion d'un système de n équations du premier degré à n inconnues. "V. équation du premier degré.

— Biol. Le fond de la théorie de Weissmann est l'hypothèse, aujourd'hui inadmissible, de l'existence de ôio/)/iore.î, c'est-à-dire de particules représentatives des caractères individuels, et qui se trouvent dans le noyau des cellules, d'où elles émigrent vers le protoplasma pour lui donner ses caractères propres.

L'hérédité s explique, d'après "Weissmann, par le fait eue tous les biopliores de l'individu se trouvent réunis dans le no^'au des cellules sexuelles.

Weissmann admet que tous les biophores déterminatifs d'une cellule donnée sont réunis dans le plasma germiuatif en un groupe indestructible qui est lé déterminant de la cellule considérée. C'est ce déterminant qui sera le caractère héréditaire grâce auquel chaque cellule du parent se retrouvera chez le fils avec toutes ses particularités.

Do même quo les biophores d'une cellule sont réunis dans le plasma germinatif en un groupe stable qui est le déterminant de la cellule considérée, do même tous les déterminants des cellules d'un organe sont réunis en un

troupe de second ordre, qui est, en réalité, le déterminant e l'organe ou ide, et ainsi de suite les ides sont groupés en idantes... Il est évident que la théorie de Weissmann est aussi compliquée que le phénomène qu'elle est destinée à expliquer. Elle se complique encore par la nécessité d'introduire, pour l'explication de certains faits usuels, la notion de déterminants de bourgeo7inement, de déterminants de remplacement, de détej'minants de réserve, etc. Une des conséquences les plus curieuses de la théorie de Weissmann a été d'amener son auteur, et avec lui tous les néodarwiniens, à nier V hérédité des caractères acquis que cette théorie n'explique pas.

DÉTERMINANTE {ter') n. f. Mot créé par Cabanellas pour désigner l'intensité maximum de courant que peut supporter une machine dynamo-électrique sans s'échaufl'er.

DÉTERMINATEUR (ter), TRICB n. et adj. Se dit d'une personne qui. en histoire naturelle, détermine une espèce, un caractère naturel.

DÉTERMINATIF, IVE (ter") adj. Qui décide, qui tranche : L'esprit critique rend les hommes déterminatifs.

— Grainm. Qui détermine le sens en lo précisant, il Adjectifs déterminatifs , Adjectifs qui so joignent au nom pour en préciser, pour en déterminer la signification : Il y a quatre sortes ^'adjectifs déterminatifs, qui sont : les adjectifs démonstratifs, les adjectifs possessifs, les adjectifs 7iuméraux, et tes adjectifs indéfinis. \\ Complément déterminntif. On appelle ainsi tout mot qui fixe, qui précise la signification dun nom : L'odeur de la rose est agréable, {liose est complément détorminatif du nom odeur.) \\ Proposition complétive déterminative , Proposition qui, dans

phrase, remplit à l'égard d'un nom ou d' nom le rôle do complément détorminatif: Les fables que

uno phrase, remplit à l'égard d'un nom ou d'un pronom le rôle do complément détorminatif: Les fables que La Fontaine a composées sont des chefs-d'œuvre. {Que La Fontaijie a composées est une proposition complétive déterminative.)

— n. m. Mot détorminatif : L'article est toujours un

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