‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 657 sur 870 · DÉTENUE — DÉTERMINISME · texte numérisé non relu

DÉTENUE — DÉTERMINISME

la détermination artificielle des sexes a fait l'objet de nombreux travaux et expériences.

Il semble actuellement établi que les jeunes animaux sont toujours hermaphrodites, jusqu'à un certain stade de leur développement; or los deux glandes sexuelles qui les distinguent jouont lo rôle de parasites et, chez les animaux à sexes séparés, cos parasites sont antagonistes; donc, suivant les conditions réalisées dans lo milieu intérieur du jeune animal, ce sera le parasite le mieux adapté à ces conditions qui l'emportera sur l'autre, en vertu de la sélection naturelle; le sexe unique, succédant à l'hormaphroditisme embryonnaire, sera donc déterminé par les conditions réalisées dans le milieu intérieur du jeune individu. Mais le milieu intérieur est en relation avec la milieu extérieur (conditions de nutrition, de température). I']n modifiant la nourriture donnée à de tout jeunes tétards do grenouille, Yung est arrivé à obtenir 92 femelles sur 100 individus nourris avec do la viande de grenouille, tandis qu'avec une nourriture végétale, il n'y avait que Si p. 100 do femelles. Pareil résultat aurait été obtenu par Scliank, chez des mammifères. Il y a, cependant, des cas où le sexe est certainement détermine dans l'œuf fécondé indépendamment des conditioJis ultérieures du développement.

— BiBuoGR. : Diising, die Factoren welche die sexvalitnt entscheidcn (léna, 1883);Geddes et Thomson, l'Evolution du sexe (Paris, I8ti2) ; Le Dantec, la Sexualité (Paris, 1899),

DÉTERMINÉMENT (/èr') adv. D'une façon nette, précise : Contracter une obligation déterminémrnt. n Sûrement, positivement, d'une façon certaine : Etre déterminkment royaliste, n Résolument, d'une façon décidée : Le cœur veut bien plus déterminément que l'esprit. (M™* de Grafrigny.) ii Hardiment, courageusement : Aller détermi- NÉMENT au feu.

DÉTERMINER {ter' — lat. determinare ; du préf. de, et de terminus, terme) v. a. Préciser, définir, fixer le caractère, les limites de : Déterminer les caractèi^es d'une plante, la dista7^ce d'un astre à la terre, n Régler, fixer, établir : Dans les bureaux d'octroi, on se sert de l'alcoomètre pour déterminer les droits d'entrée. (A. Rien.) il Décider: Déterminer so?i choix d'après ta raison.

— Par ext. Occasionner, produire, former : Blessure qui DÉTERMINE ia mort. Il Conduire à l'exécution de : L'intelligence détermine les actes. (Lamenn.) ^

— Par anal. Inspirer une détermination, uno résolution : Avant de déterminer l'intelligence au suicide, il faut l'avoir domptée. (B. Const.) ii Régler lo mouvement do, donner l'impulsion à : On ignore ce qui détermine les diverses parties des corps organisés à aff'ecter dans leur développement certaines foi'mes spéciales.

— Manèg. Déterminer un cheval. Le décider à avancer. Déterminé, ée part. pass. du v. Déterminer.

— Ferme, résolu, décidé : Des soldats déterminés. iiQui indi(iue un caractère résolu : f/n air déterminé, ii Complètement adonné à, intrépide, comme on dit encore dans le même sens : Un ÔHveur déterminé.

— Gramm. Proposition déterminée on principale, Proposition dont un des termes est déterminé par une proposition déterminative ou secondaire.

— Bot. Se dit de certaines parties de la plante qui cessent de croître après avoir formé des organes de nature déterminée. (C'est ainsi qu'une inflorescence déterminée ou définie est celle dans laquelle l'axe principal et ses ramifications successives cessent de croître après avoir porté une fleur terminale, etc.)

— Math. Problème déterminé. V. indétermination.

— Substantiv. Personne résolue, décidée, que rien n'arrête, qui est capable de tout : // ne faut pas le fâcher, c'est un déterminé.

— Anton. Incertain, indécis, indéterminé, irrésolu. — Vague, indéfini.

Se détermirter, v. pr. Etre déterminé, n Prendre une détermination, un parti, il Prendre plus do précision, plus do force : Succès qui se détermine.

DÉTERMINISME {ter, nissm' ■— rad. déterminer) n. m. Philos. Système philosophique qin nie l'influence personnelle sur'la détermination, et l'attribue tout entière à la force des motifs : Qu'est-ce que le dctehminisme ? — Une idée brutale qui place datis les choses le pi^ncipe de nos déterminations, et fait ainsi de l'être pensarit le bilboquet de la matière. (Proudh.)

— I'Jncycl. Phil. On nomme déterminisme, dans lo sens le plus général du mot, lo conditionnement dune choso par une autre. 11 n'est pas nécessaire quo la raison déterminante réside dans un sujet distinct do la chose déterminée : la détermination peut être soit externe ou transitive (une bille poussée par une autre bille), soit interne et immanente funo action déterminée par uno habitude, les propriétés au triangle déterminées par sa nature). La raison déterrainanto peut être soit logique ou rationnelle, soit eilicicnto ou causale. C'est pour cela quo l'on distingue souvent deux sortes de déterminismes : l'un logique ou de conséquence, l'autre causal ou de production. A ces deux déterminismes correspondent deux sortes de sciences : les sciences rationnelles, qui visent à construire des déterminismes logiques de propositions; les sciences expérimentales, qui s ert'orcent de découvrir le déterminisme des [)hénomènos naturels.

Dans les doux sens indiqués, lo mot « déterminisme » désigne une liaison soit entre des phénomènes, soit entre des propositions. Il peut désigner aussi une doctrine qui afiirmo quo tout ce qui est dans lo monde a sa raison déterminée: que tout se produit infailliblement quand certaines conditions sont données et ne se produit pas dans lo cas contraire. Cotte doctrine domine depuis longtemps les sciences oxpérimentalcs, surtout la physique ot la chimie. ElJo a eu do la peine A s'assujettir la'physiologîo. Avant Claude Bernard, on admettait volontiers quo les fonctions vitales s'accomplissent irrégiilièroment sous l'inlluence do forces mystérieuses ot arbitraires : Claude Bernard a opposé à cotto manière de voir la doctrine du déterminisme vital, d'après laquelle les phénomènes physiologiques apparaissent toujours identiques et conformes a uno loi invariable, lorsqu'ils surgissent dans un certaiu nombre do conditions rigoureusement déterminées.

Mais c'est surtout en psychologie mie le mot « déterminisme « a eu une grande fortune. Il y désigne la doctrine qui, étendant aux actions buniainès la lot de raison sul'tisanto , anirnie quo, dans l'homme , les résolutions résultent nécessairement do motifs donnés, de mémo que, dans la nature, los faits résultent oécessairomout

DETERMINISTE - DETOURNE

de causes données. Il est l'opposé de la doctrine du libre arbitre.

Les arguments que les déterministes opposent à cette doctrine sont nombreux ; on ne peut rappeler ici que les principaux. Le déterminisme prétend s'appuyer d'abord sur les faits : il argumente a posteriori; puis, sur des postulats do la raison, il argumente a priori. Voici ces arguments :

L Arguments a posteriori : V Possibilité de prévoir les actes des volontés. Une connaissance même médiocre du caractère d'un homme et dos circonstances dans lesquelles il est placé nous suffit ordinairement pour juger du parti qu'il prendra. 2* Les statistiques. Elles démontrent que les actes réputés libres sont soumis à certaines lois lîxes; faut-il parler de liberté, là où s'applique la loi des grands nombres ?

IL Arguments a priori. 1» Loi de la conservation de la force. La mécanique rationnelle démontre a priori et la science physique véritîe a posteriori cette loi. Appliquonsla aux mouvements du corps humain. Ces mouvements ne sont jamais que la transformation de mouvements antérieurs provenant des forces de l'organisme, lesquelles sont empruntées au monde physique, selon des lois nécessaires. La volonté ne peut s'exercer que par des mouvements ; pour qu'elle fût libre, il faudrait qu'elle pût créer du mouvement , ce qui contredirait les données de la science. 2" La causalité univej'selle. Un acte libre serait une exception inadmissible au principe de causalité, une rupture du déterminisme de la nature. 3" Le principe de raison suffisante. Il ne suflit pas qu'un acte ait sa cause dans la volonté qui le produit, il faut qu'il ait une raison qui explique l'action de cette cause elle-même. Cette cause, c'est le motif. A moins de faire intervenir le hasard, un acte est donc toujours déterminé par des motifs. Or les motifs ne sont pas libres; l'acte ne l'est donc pas non plus.

DÉTERMINISTE {ter', nissl') n. et adj. Se dit des partisans du déterminisme : ColUns, Priestleij sont déterministes. (Proudh.) Il Qui appartient au déterminisme : Les

opinions DliTIiRMINISTES.

DÉTERRAGE {lè-raj' — rad. déterrer) n. m. Action de soulever hors do terre un soc de charrue.

— Action de retirer de terre un objet qui y a été momentasément enfoncé : Opérer le déterrage d'un piquet.

DÉTERREMENT {iè-re-7nan) n. m. Action de déterrer.

DÉTERRER (tè-ré — du préf. priv. dé, et de terre) v. a. Tirer de terre : Déterrer un trésor, ii Par ext. Trouver, découvrir : Ce fut Liecazes qui déterra le maréchal Ney dans les montagnes d'Auvergne, où il s'était caché. (Chateaubr.)

Déterré, ée part. pàss. du v. Déterrer.

— Substantiv. Personne morte, retirée de terre, ii Avoir l'air d'un déterré. Etre excessivement pâle, défait.

— Syn. Déterrer, exhumer. Le premier appartient au langage ordinaire et exprime simplement l'action de fouir la terre pour retirer ce qui y était caché. Le second ajoute à cette action une idée de solennité, ou la présente comme l'exécution d'un ordre supérieur. Tous les deux se disent au figuré pour découvrir àes choses cachées ; mais exhumer est d'un style plus relevé.

DÉTERREUR (tè-reur'), EUSE frad. détei^rer] n. Personne habile à découvrir des choses rares ou cachées : Un grand deterreur de manuscrits.

DÉTERSIF, IVE [ter — du lat. detergere, supin detersum, nettoyer) adj. Méd. Propre à nettoyer, à purifier : Une lotion DÉTEBSivE. Un clystère détersif.

— n. m. Remède détersif ; Les eaux thermales sont des

DÉTERSIFS.

— E.NCYCL. On désignait, avant l'antisepsie méthodique, sous le nom de détersifs, des substances médicamenteuses iriitantes, que l'on employait pour nettoyer les plaies sanieuses, les ulcères languissants, afin do hâter leur cicatrisation. Les anciens médecins avaient à leur disposition une foule de détersifs, tels que les onguents styrax, segyptiac, l'eau pha^édénique, le vin aromatique, la poudre do quinquina, le nitrate d'argent, auxquels sont venus s'ajouter l'acide phénique, l'iode, l'iodoforme, etc. L'action irritante du médicament ne doit pas dépasser une juste mesure, pour ne pas causer la mortification du tissu.

DÉTERSION {ter') n. f. Effet produit par les détersifs; action de dcterger : La détersion d'une plaie des intestins.

DÉTESTABLE (tèss) adj. Qui mérite d'être détesté, haï : Tout gouverrieme/it, dans ce bas monde, est une chose détestable. (Chateaubr.)

— Par exagér. Très mauvais : Sonnet détestable.

— Syn. Abominable, e.xécrable. V. abo.misablr.

— Ant. Adorable, aimable, chérisBable. Excellent, exquis.

DÉTESTABLEMENT ! testa) adv. D'une façon détestable.

DETESTATIO SACRORUM , acte religieux par lequel, chez les Romains, un fils rt'nooi;'iit îiu cuite de sa famille.

DÉTESTATION {té-sta-si) n. f. Action de détester; sentiment de haine : Le méchant prenant la vie en détesta- TION. (Kératry.)

— Mystic. Horreur religieuse pour le péché et pour les occasions du péché : Le renoncement au monue et la dé- TESTATioN de ses vanités sont essentiels au salut de chaque chrétien. (Buss.)

DÉTESTER {té-sté — lat. detestarï; du préf. priv. de, et de testari, attester) v. a. Haïr, éprouver do l'horreur pour : Le plus sûr moyen de se faire détester en société est de contredire à tout propos. (Boitard.) Il Réprouver^ maudire, dire du mal de : Détester son crime, son péché.

— Par exagér. Avoir une grande antipathie pour : Détester les bavardages, les Jeux de mots.

— V. n. Jurer, maugréer. (Vieux.)

Se détester, v. pr. Avoir horreur de soi-même, ii Avoir une bornnir mutut-Uo.

— ?>VN. Déteuter, abhorrer, exécrer, haïr. V. abhorrer.

DeTHIER (Laurent-François), homme politique français, né et mort à Theux (Belgique) [1757-1843], ancien membre du conseil dos Cinq-Cent.s et du Corps législatil. H s'associa à la révolution liégeoise (1787). Après la réunion du pays do Liégo à la France, il représenta le départemcnf-dorOurthe au conseil des Cinq-Cents. Il fut membre du Contrrés national belge après la révolution do 18:iO. Il a publié ; /Jes principeu conHlitutifs des sociétés civiles en Europe et en France (an IXj ; Dcb révolutions récemment

Armes de DetmolJ.

opérées chez les peuples compris dans les limites naturelles de la France et séparés d'elle depuis l'asservissetnent des Gaules (an VII).

Deti (Jean-Baptiste), cardinal italien, né à Florence en ir.8i, mort en 1G30. Il dut d'être fait cardinal à dix-sept ans, à son oncle Clément VIII. De mœurs dissolues, il fut nommé doyen du sacré collège, et ce fut certainement un érudit. On a de lui ; Relatio facta in consistoHo coram Urbano Vlîl super vita et sanciitate B. Andrex Corsiiii, tpiscupi Fisulani.

DÉTIARER (du préf. priv. dé, et de /mrei v. a. Oter la tiare ù. : Détiarer un pape.

DÉTIÉDIR (du préf. dé, et de tiédir) v. n. Devenir, faire devenir ticde : Faire dëtiédir de l'eau. \\ On dirait mietix

TIEDIR.

DÉTIGNONNER {gno-né [Il mil.] — du prév. priv. dé, et de tignon) v. a. Arracher le tignon de : DËTiGNONNER une femtne.

Se détignonner, v. pr. S'arracher le tignon l'une à l'autre.

DÉTIRER (du préf. dé, et de tirer) v. a. Tirer pour étendre en tous sens : Détirer du linge, des rubans. \\ Etendre, en parlant des membres, pour les dégourdir ; Détireb ses bras.

— Fi^. Amplifier : Détirer un sujet. (Peu usité.)

Se detirer, v. pr. Allonger ses membres pour les dégourdir : On SE DÉTIRE lorsqu'on s'éveille.

DÉTIREUSE n. f. Machine servant à élargir les tissus en les tirant et étendant en tous sens.

DÉTISER (du préf. priv. dé, et du rad. de attise)') v. a. Ecarter les tisons de : Détiser le feu. (Vieux.)

— AisTON. Attiser.

DÉTISSER (ti-$é — du préf. priv. dé, et de tisse}-) v. a. Défaire un objet tissé : Dét(SSi;r une étoffe.

— Mauuf. Défaire un tissu pour remédier à un oubli, une erreur ou un défaut commis pendant l'opération du tissage. (On détisse aussi les étoÊfes pour les décomposer, les analyser.)

Se détisser, v. pr. Etre, devenir détissé.

DÉTITRER (du préf. priv. dé, et de titre) V. a. Priver de son titre : Dêti- TRKR un noble. Il Priver d'une qualité, d'une propriété ; Détitrer de l'eaude-vie, une monnaie.

Detmold, ville d'Allemagne, capitale de la principauté de Lippe- Detmold, sur la Werra, affluent du Weser, près du Teutoburgerwald, dont un sommet, le Grotembourg, la domine au S. ; 9.750 h. Quelques établissements d'instruction, un théâtre, une bibliotliè(|ue. Aux environs, carrières de gyp.se et de marbre, châteaux de plaisance. Sur le Grotembourg, monument a la mémoire du héros germain Armintus ou Hermauu.

Detmold (ordre de la Croix d'honneur de). Institué le 18 avril 1890, cet ordre comprend quatre classes, dont deux portent le ruban eu sautoir et deux à la boutonnière, plus une grand'croix qui se porte en écharpe, et est, d'ailleurs, réservée au prince régnant de Lippe- Detmold. Le ruban est rouge, liséré d'or. L'insigne est d'or pour les trois premières classes, et d'argent pour la quatrième.

Detmold (Joan-Hermann), avocat, iioninio politique allemand, né et mort à Hanovre tl807-185G). Lorsqu'on 1838 le roi Ernest-Auguste voulut renverser la constitution hanovrienne, Detmold, député de Miinden, s'en constitua le défenseur. Condamné en 1843 à l'emprisonnement, il ne rentra dans la politique qu'en 1848 et fut élu membre de l'Assemblée nationale constituante àOsnabruck. Il prit le portefeuille de la justice, puis celui de l'intérieur. Nommé, par le roi de Hanovre, ministre plénipotentiaire près de la Diète, il occupa ce poste jusqu'en 1851. Il a publié : Faits et opinions du seigneur Piepmei/er (1849j, pamphlet qui eut beaucoup de succès.

DÉTO n. m. Genre de crustacés isopodes euisopodes, famille des oniscidés, tribu des oniscinés, comprenant des cloportes à antennes externes, de neuf articles, à dernières fausses pattes avec lames terminales très longues. (Les détos ne s'enroulent pas complètement comme les porcellions, dont ils ont les dimensions et l'aspect. L'espèce type est le delo echinata, d'Asie Mineure.)

DÉTONANT (nnn), ANTE adj. Qui produit une détunation : Mélanges détonants.

DÉTONATEUR n. m. Agent mécanique uu cliimique qui produit la détonation. Il Sorte de capsule en cuivre, contenant Déto (gr. 2 fois). du fulminate de mercure pur ou mélangé avec du chlorate de potasse et d'autres substances s'il y a lieu, et servant à amorcer les cartouches de dynamite.

— Encycl. Milit. On a d'abord donné ce nom aux substances comme le fulminate de mercure, qui, détonant sous l'action d'un choc, sunt employées pour déterminer, par la flamme aiusi produite, la détonation de matières t-'xjjlosives, telles que la poudre. Mais on appelle maintenant surtout détonateurs des appareils ou artifices spéciaux dont la disposition est généralement tenue secrète et qui ont pour but de provoquer, par leur détonation, celle do certains explosifs modernes que le sîmjdo coiitaci d'une flamme no suffit pas à faire détoner, et qui ne pc^uvent détoner que par iulluenco et par la provocation d une charge daniorçago.

DÉTONATION [ni-on — rad. détoner) n. f. lîriiit i)roiluit par une explosion : Une violente détonation. (V. exi'LcpsioN.) Il Le mot s'applique étraleinent au phénomène do brusque décomposition chimique qui, en produisant tout

Croix d'honneur de Detmold.

d'un coup une énorme quantité de gaz, est précisément la cause de la force impulsive des explosifs.

— Fig. Explosion soudaine de passions : Il y a des mélanges d'opinions qui occasionnent la diiTONation. (Balz.)

DÉTONEMENT (man) n. m. Bruit de ce qui détone, ou bruit qui y ressemble : Le detonement de l'océan.

DÉTONER (lat. detonare; du préf. de, et de tonare) v. n. Produire une détonation : Les fougasses détonent d'une vianiere sourde. (Percy.)

— Kig. Produire une soudaine explosion de passions.

DÉTONNATION {to-na-si) n. f. Action de détonner.

DÉTONNELER {to-ne-lé — du préf. priv. dé, et de to7t- }ieau] V. a. Tirer du tonneau, transvaser, en parlant d'un liquide contenu dans un tonneau ; Détonneler de la bière.

DÉTONNER {io-né — du préf. priv. dé, et de ton) v. n. Chanter faux, non point d'une façon accidentelle et seulement en manquant la justesse de l'intonation d'une ou de plusieurs notes, mais en sortant violemment du ton de manière à s'égarer complètement.

DÉTORDEUSE n. f. Machine spéciale que l'on emploie dans les teintureries pour détordre mécaniquement les écheveaux nouvellement teints ou venant de subir le lavage.

DÉTORDRE (du préf. priv. dé, et do tordre. — Se conjugue comme ce dernier) v. a. Défaire un objet tordu : Détordre un câble, du liyige.

— Fig. Dérouler : Les Parques détordent artificiellement notre vie. (Montaigne.)

— Filât, Défaire les rubans de laine tortillonnés.

— Teint. Exprimer les écheveaux passés au bain de teinture, ou qui viennent de subir le lavage. (On détord les écheveaux soit en faisant usage de Vespart, soit mécaniquement en employant la machine dite aétordeuse.)

Se détordre v. pr. Etre, devenir détordu, il Se fouler : Se i)etori»re le pied, le poignet, le cou. (Vieux en ce sens.)

DÉTORQUER {ké — lat. detorquere ; du préf. de, et de torquere, tordre) v. a. Expliquer, interpréter d'une manière forcée : Detorquer un texte. (Vieux.;

DÉTORS {tor). ORSE [du préf. priv. dé, et de tors] adj. Qui n'est plus tors, qui est détordu : De la soie détorse.

Du fil DETORS.

DÉTORSE (rad. détors) n. f. Chir. Nom que l'on donnait auirelois à l'entorse.

DÉTORSION n. f. Action de détordre : La détorsion d'une runle.

— Cliir. Action de se fouler un membre; résultat de cette action : La détorsion du pied, du poignet. (Vieux.)

DÉTORTILLER {Il mil. — du préf. priv. dé, et de tortiller) V. a. Défaire un objet tortillé : Détortiller du fil, des cheveux.

Se détortHler, v. pr. Se défaire, en parlant d'un objet tortillé.

DÉTORTILLONNAGE {Il mlL, et o-riaf — rad. détortillonner) n. m. Opération qui consiste, dans le travail des laines longues, à détordre les rubans ou fragments de rubans.

DÉTORTILLONNER {Il mil., et 0-»e*— du préf. priv. dé, et de torfillun)v. a.. Détordre la laine tortillée, la soumettre à l'opération du détortillonnage.

DÉTORTILLONNEUSE {Il mil., et o~neuz') n. f. Machine employée, dans les filatures de laine, pour exécuter le détortillonnage.

DÉTORTOIR n. m. Véner. V. destortoir.

DÉTOS. Myth. gr. Descendant de Céphale. Sa famille étant bannie d'Athènes depuis le meurtre de Procris par Céphale, il alla avec son parent Chalcinos consulter l'oracle de Delphes. Il leur fut répondu qu'ils eussent, à leur arrivée dans l'Attique, à sacrifier à Apollon dans le lieu où ils rencontreraient <• une galère à trois rangs, allant fort vite sur la terre ». A leur arrivée, ils aperçurent un serpent qui fuyait dans les broussailles ; ils comprirent le sens «le l'oracle, sacrifièrent au dieu, et entrèrent à Athènes, où on leur accorda le droit de cité.

DÉTOUCHER (du préf. priv. dé, et de toucher) v. a. Remettre à flot un navire qui a louché : Detoucher une frégate.

— V. n. Se remettre à flot après avoir touché.

Se détouciier, v. pr. Etre remis, se remettre à flot.

DÉTOUILLER {tou-ill-é [Il mil.]) v. a. Ecarter, séparer des sarments de leur souche commune, lorsqu'on veut, après trois ans, les employer à remplir les vides.

DÉTOUPER (pour désétouper) v. a. Déboucher, en parlant de ce qui est bouché avec de l'étoupe : Détouper les joints des bordages.

— Fam. Détouper ses oreilles, Se préparer à écouter avec grande attention.

— Agric. Débarrasser une terre, par arrachage, des broussailles ot des épines qui la recouvraient.

DÉTOUPILLONNER {Il mil., et o-né) v. a. Débarrasser un oranger ou uu citronnier des toupilles ou rameaux inutiles.

DÉTOUR (vieux franc, destorn, subst. verbal de destorner, devenu détourner) n. m. Endroit qui va en tournant ; changement de direction : Village qui se montre an détour d'un chemin. Il Circuit, sinuosité : Les détours d'un souterrain. Il Ligne sinueuse décrite dans un mouvement : Faire des détours e^î courant, en patinant.

— Par ext. Voie qui s'écarte du chemin direct : Prendre un détour pour arriver.

— Fig. Secrets replis ; Le cœur humain est un labyrinthe dont il n'est pas aisé de démêler les tours et les détours.

Il Moyen détourné : L'admrrattoîi rétrospective est un des mille détours de l'envie. (Th. Gaut.)

~ Sajis détour, Sincèrement, nettement, sans ambages ni subterfuge, n Etre sans détour. Etre d'un caractère franc, ne savoir cacher ni farder la vérité.

— Allus. littkr. :

Nourri dans le sêrail, yen coimais les détours. Vers de Hacine. V. sérail.

DÉTOURNE fsubst. verb. de détourner) n. f. Opération, dans repmglono, par laquelle on amène du mémo côté

toutes les tûtos dos aiguilles ou dos épingles que l'on veut a ni 1 or.

— Arg:. Vol à la ilètoiirnf. Vol consistant A onlovor dos marcliaiHliscs dans un magasin, eu détournant Tattontion.

DÉTOURNEMENT [man) n. m. Action do dùtourner :

Des DKTOUKNKMKNl.S (/(.' tète.

— Soustraction l'raudulousc, vol : Dca dktodrniîmknts lie fonits.

— Oi-tonrnempnt de miucin; Acte pai* loquol on onlôvo A sa famillo un jouno lioinuio et surtout uno jenno lillo avant sa majorito, dans un but do dobaurho. \'. MiNi;on.

DÉTOURNER (du pr6f. priv. dé, ot do tour) v. a. Tourner d'un autre côté : Dktournkk la tête. \\ Tourner en sons contraire, défaire co qui était tourné : Détùdrnkr une corde roulée sur un cylindre, ii Découvrir en fouillant :

Un jour un coq fUtonrna

Une perle. . . La Fontaine.

— Par est. Dévior, écartor, éloig'ner, changer la direction de : Dktourner une rivière de son cours, ii Ecarter de son but, de sa tin, do sa destination : Dêtodrnkr un objet de son véritable usage, il Dénaturer, on parlant du sens : DÈTOURNiiR un mot de son sens propre.

— Soustraire i'raudulousoment : Détourner des papiers, des fonds, des livres.

— Engager, par séduction, à quitter la maison do ses parents ; Dktourner des mineurs.

— Fig. Donner un autro cours à : Dktournkr les soupçons, la conversation, il Distraire, écarter, éloigner : Détourner quelqu'un de ses occupations, d'un dessein dangereux. Il Eloigner, conjurer, empêcher : Détourner l'orage.

— Détourner les yeux. Détourner la vue, le regard, Refuser ou no pas donner son attention, il Détourner l'oreille ou les oreilles. Refuser d'écouter.

— Télégr. électr. Faire subir un détour, télégraphiquemeut pariant, à une dépèclio expédiée.

— Véner. S'assurer quo la bêto trouvée dans une enceinte n'en est pas sortie, et entourer cette enceinte do brisées afin de la reconnaître, il Chercher à l'aide du limier et trouver la reposée du cerf.

— Techn. Détourner les aiguilles, Les ranger de façon que les tôtes soient du même côté.

— v. n. Tourner, clianjjor la direction de marche : Détourner à inain droite. {Mol.) [Vieux.]

Se détourner, v. pr. Etre détourné : Le sanglier se détourne de la même manière que le cerf. (E. Chapus.) Il Se tourner d'un autro côté : Se détourner pour ne pas voir quelqu'un, il S'écarter do son chemin.

— Fig. Se détourner de, Abandonner, renoncer à : Se détourner d'un dessein, il S'éloigner, s'écarter de : Que votre colère se détourne de nous. Il Fuir, renoncer à. la société de : Socrate sk détournait des sophistes.

— Syn. Détourner, distraire, divertir. Détourner, c'est s'emparer d'une cliose pour l'employer â son usage particulier; distraire, c'est séparer du reste, mettre à part, et cela souvent dans une bonne intention; divertir, c'est changer la destination ou l'emploi. Distraire une personne, c'est l'empêcher de songer à une chose ; la divertir, c'est l'amuser en éloignant de son esprit toute pensée sérieuse; la détonmer d'nn dessein quelle avait conçu, c'est la pousser à y rononcor.

— Détourner, écarter, éloigner. Détourner une chose, c'est s'en garantir en la dirigeant d'un autre côté ; ou détourne le cours d'une rivière. Ecarter, c'est mettre de côté ou repousser un peu ce qui était trop près; on écarte une branche qui gêne pour le passage. Eloigner, c'est envoyer loin, tenir à distance; on éloigne ce qui nuit, ce qui est dangereux, ce qu'on no veut plus voir.

DÉTOURNEUR, EUSE rad. rff'/ourner) n. Arg. Voleur, voleuse qui dérobu dos marchandises dans l'intérieur des boutiqui^s.

DÉTRACTATION "i. f. Liuguist. et dr. V. dêtraction.

DÉTRACTER 'du prôf. dé, et du lat. trahcre, supin tractum, tirer, extraire, pour signifier Diminuer, amoindrir) V. a. Déprécier injustement, rabaisser le mérite de : Dk- TRACTER le caractère d'uti honnête homme. (Vieux.)

Se détracter, v. pr. Rabaisser son propre mérite, il Dire injustement du mal l'un de l'autre.

DÉTRACTEUR, TRICE (rad. détracter) n. Personne qui cherche à rabaisser le mérite d'autrui : Le temps où nous vivons ne manqnepasdc détracteurs. (Dupin.) Il Adjectiv. : Esprit détracteur.

T- Anton. Partisan, prôneur.

DÉTRACTION {tra-ksi-oH — rad. détracter) n. f. Dépréciation injuste du mérite d'autrui. Il On dit rarement détractation, ot plus rarement encore détrectation.^

— Dans le langage général. Action do retrancher, d'ôter.

— Dr. anc. Droit de détraction. V. la partie encycl.

— Encycl. Dr. anc. T^o droit régalion d'aubaine ayant été aboli dès avant nsu par des conventions diplomatiques nombreuses, on avait laissé subsister un simple droit tle détraction, en vertu duquel le roi distrayait à son profit uuo certaine quotité dos successions ab intestat ou testamentaires qu'il permettait aux étrangers de recueillir dans le royaume. Ce droit était ordinairement de 10 p. 100. La loi des G- 18 aoftt, 1700 abolit le droit do détraction, eu mémo temps que le droit daubaino.

DÉTRANCANER v. a. A I.yon, Dévider la soie qui est sur roqui't., i-t dont on n'a plus besoin.

DÉTRANGER (7V. — Prend un e après le g devant A et o : Mous di'trifiigi'ons. Vous détranqeâtes) v. a. Chasser, déiruiro les mulots, les taupes et autres petits animaux (jut i[il"estcnt les j.irdms.

DÉTRANSPOSER (v/jy — du prôf. priv. dé, et do transposer) V. a. Typogr. Remettre ù sa place une page, uno ligne, etc., qui avilit (Hé transposée.

Se détransposer, v. pr. Etre détransposô.

DÉTRANSPOSITION {spo-zi-si-on) n. f. Action do détranspustT.

DÉTRAPE (subst. verb. de détraper) n. f. Dialert. Lo fait d'êtro débarrassé. (Syn. uébarras.) 11 Lo liou où l'un so débarrasse. Syn. déharras, déciiarok.

DÉTRAPER (du préf. priv. dé, ot do trnpe) v. a. Rotiror un aniuKii do la trapo oil il est pris : Détrapkr un renard, lin iiaoïir/ii'.t. (Vieux.)

DÉTRAQUEMENT (ke-man) n. m. Dérangement d'un objet qui so détraque ; état d'un objet détraqué : Z-e détra-

quement d'une horloge. Il Fiç. Trouble apporté dans lo lonctionnement dos organes, lo jeu des facultés : Les excès amènent le détraquement de la machine.

^DÉTRAQUER {/cé — du préf. priv. dé, ot do trac ou do trace; iiroprem. » détourner de sa voie ") v. a. Troubler le fonctionnement régulier do ; DÉTRAQUER une montre, une serrure.

— Fig. Déranger, faire dévier do ses habitudes régulières ou do ses aptitudes ordinaires : Trop de travail déiRAQUK iesp7-it.

— Chass. Détraquer un piège, Lo détendre.

— Manég. Déranger un cheval do ses l)onnes allures, notamment au galop.

Détraqué, ée part. pass. du v. Détraquer.

— Substantiv. Personne dont les facultés physiques ou intellectuelles sont dérangées : L'alcoolisme grossit le nombre des DÉTRAQUÉS.

Se détraquer, v. pr. Etre, devenir détraqué.

— Fig. Etre dévié de ses habitudes régulières ou do ses aptitudes ordinaires, il Perdre l'osprit, la raison.

DÉTRECTATION n. f. Linguist. V. DÉTRACTION.

DÉTREMPE {tranp' — rad. détremper) n. f. Peint. Cou-' tour broyée dans de l'eau, à laquelle on ajoute do la colle, généralement de la colle de peau ; La détrempe s'emploie souvent pour les plafonds et pour les mui's. La peinture en DÉTREMPE. Il Ouvrage exécuté avec des couleurs de ce genre : Les détrempes ne se conservent que dans des lieux tout à fait à l'abri des injures de l'air. 11 Procédé de la peinture en détrempe : La détrempe a été longtemps toute la peinture.

• — Fam. Personne en détrempe. Personne de tr^s médiocre valeur. 11 Ressemblance en détrempe. Ressemblance légère. Il Œuvre en détrempe, Œuvre littéraire banale, sans portée, peu colorée, il Mariage en détrempe, Mariage simulé, union extralégale» déguisée sous une apparence de mariage, i! Peindre en détrempe. Manquer de vigueur, n'avoir pas de durée.

— Métall. Action de détremper l'acier en portant le métal au rouge.

— Enctcl. La peinture en détrempe, appelée aussi peinture à la colle, est le ^enre de peinture dont il a été fait peut-être le plus anciennement usa^e. Au moyen âge, avant l'invention de la peinture à l'huile, les artistes, principalement ceux d'Italie : Cimabué, Giotto, Fra Angelico, Mantogna, lo Pérugin, ont exécuté en détrempe la plupart do leurs tableaux portatifs, la fresque -étant réservée pour les peintures sur murailles.

Quand on veut peindre en détrempe sur des murs, on commence par les rendre bien secs ; puis on les revêt d'un enduit de plâtre uni; on laisse bien sécher cet enduit et on donne ensuite une ou même deux couches de colle chaude.

Les couleurs sont détrempées avec de l'eau pur^et maintenues dans une consistance un peu épaisse; à mesure que l'on veut les employer, on prend avec la brosse ou le pinceau un peu de colle liquide contenue dans un récipient placé sur des cendres chaudes. On applique les couleurs un peu plus que tièdes. Pour obtenir des teintes franches et justes, il faut peindre au premier coup et no jamais appliquer sur des couleurs déjà posées des couleurs différentes. Après la retouche, on unit promptement les teintes avec une brosse que l'on trempo dans de l'eau pure. Presque toutes les couleurs fines sont d'un bon emploi dans ce genre de peinture, sauf lo stil de grain, le cinabro, lo vermillon. La dessiccation des couleurs étant très rapide, la peinture en détrempe no doit être pratiquée c|ue par des mains très exercées.

La peinture en bâtiment use aussi beaucoup do la détrempe.

DÉTREMPER (Iran — du lat. distemperare, môme sens) jir. a. Iml'iher d'un liauido; délayer dans un liquide : DÊ- TRKMPKU de la chaux, de la suie. n'Opérer le mélange appelé ■i détrempe ». il Détruire totalement ou partiellement la trempo de l'acier en lo faisant recuire.

— Fig. Adoucir, rendre moins amer, moins triste : Détremper l'amertume. (Boss.).ii Alfaiblir, ôior toute vigueur à : DÉTREMPER les caractères.

Se détremffert v. pr. Etre détrompé (dans les différents sens do l'actif).

DÉTREMPEUR (tran) n. m. Techn. Ouvrier qui détrempe V-.icwr en lo recuisant, c'ost-â-diro on portant sa température au rouge cerise.

— Art culin! Aide do cuisine, qui détrempait dans 1 eau les viandes ot les poissons salés.

DÉTRESSE {tréss — du lat. disti'ictio, étreinte; de distringere, étreindre) n. f. Affliction poignante , angoisse causée par un besoin, un embarras, un danger; besoin, embarras, danger qui cause cette peine : Cri de détresse. Etre en dktrksse. Tomber en détresse. Tirer quelqu'un

de la DÉTRESSE.

— Ch. do f. On dit qu'un train est en détresse lorsou en un point quelconque do la voie il se trouve dans Vimpossibilité absolue d'avancer ou do reculer. (Cet accident qui, par sos conséquences, intéresse au plus haut point lo service do l'exploitation de la ligne, est dtl, soit à une avarie subito ot imprévue so produisant à la locomotive, soit à un blocage du frein automatique, soit, encore, â ce que la machine n'a plus la pression nécossairo pour traîner les wagons qu'elle remorque.)

— Fr.-maçonn. Sigjie de détresse, Sïç;no particulier par loquol un franc-maçon . so trouvant on grand danger, réclame hsocoursde sos frères,

— Mar. JVavirc eu détresse, Bâtiment en position dangereuse par suite d'avaries, do voie d'eau ou d'épidémie â bord. Il Signaux de détresse.

Canon de détresxc , Signaux faits, Coups do canon tires à inlervallos réguliers, par un navire demandant du secours. .

— Sport. Klat d'un clioval qui, dans uno course, donne dos signes do fatigue faisaut présumer sa dofaito.

Page 1