DÉTOURNEMENT — DÉTROIT
— SvN. Détresse, adversité, disgrâce, infortune, malheur, misère. V. aI)VI-;i;siti:.
— Anton. Abondance, prospérité.
DÉTRESSER {Ivé-sé — iln prél'. priv. dé, et do tresse)
V. a. Défaire, en parlant d'un objet tressé : Détresse» dt;s cheveux , des cordes.
Se détresser, v. pr. So dél'aire , on parlant d"ua objet tressé.
DÉTRET {Iré) n. m. Etau à main pour petites pièces. u<s<.cvi.
DÉTRICHAGE [c/iitj' — rad. diHricher) n. m. Première opération (|u'on lait subir aux laines avant do les peigner, et qu; consiste à les trier alin de les séparer par .sortes.
OÉTRICHER (du préf. dé, ot du gr. trij', trikims, cheveu) V. a. Kairo le dctrichage.
DÉTRICHEUR, EUSE n. Ouvrier, ouvrière fpii détriclio les lames.
DÉTRIMENT ( man — lat. detrimentum ; do drlerere, user) n. m. S'est dit pour Détritus, débris, l'ragments : Des Di-iTRiiyENT.S t/c coqutUes ont formé nos montagnes calcaires. (Burt'.) Il Auj. Dommage, préjudice : Recevoir, Causer un grani dktrimiînt.
-~ ,lu détriment de. Au préjudice do : Acquérir la fortune AO dktriment Dlî sa réputation.
— En T. d'astrol., Situation d'une planète qui se trouvait dans un signe opposé à sa maison.
— Syn. Détriment, dommage, préjudice, tort. Le détriment est proprement l'impression que reçoit celui dont les intérêts sont compromis, ou qui subit une perle quelconque. Le dommage est la perte même, ce en quoi les intérêts sont compromis. Tort ajoute à l'idée de dommage celle d'être toujours causé par une personne et d'être fait avec injustice. Enfin, préjudice ajoute aussi à l'idée do détriment celle d'une atteinte à des droits réels ou d'une usurpation. On employait autrefois, comme synonyme de détriment ou do préjudice, le mot dam.
DÉTRIPLER (du préf. priv. dé, et de triple) v. a. Diviser ce qui était triple : Détripler une feuille de papier. (Peu usité.)
— Art. milit. Détripler les files, Les composer de deux hommes au lieu de ti'ois.
Se détripler, v. pr. Etre, devenir détriplé. DÉTRIS ((n'ss) n. m. Genre de composées astérces, habitant l'Afrique.
— Enctcl. Les détris sont des herbes parfois frutescentes, à feuilles entières ou dentées, à fleurs dimoi-phes en capitules solitaires ; on en connaît près de cinquante espèces, de la région abyssinienne et de î'.ifrique australe; certaines sont cultivées comme plantes d'ornement, àcause de leurs belles fleurs bleues.
DÉTRITAGE [tnj' — rad. détriter) n. m. Action de passer les olives, les graines sous la meule du dètritoir.
DÉTRITER mIu lat. deterere, broyer) v. a. Ecraser sous la meule du dètritoir : DliTRiTER dès graines, des olives.
DÉTRITION {si-on — rad. délritcr) n. f. Usure par frottement : On n'oàse)-ve, le plus .louvent, sur les co{iuilles fossiles, ni DÉTRITION ni ruptures, rien gui annonce un transport violent. (Cuv.)
DÉTRITIQUE {lik') adj. So dit, en géologie, de tout ce qui so compose de détritus, c'est-à-diro de matériaux résultant de la démolition d'une roche. (Les sables, les graviers, les éléments des brèches et des cônes de déjection, etc., sont de nature ou d'origine détritique.)
DÈTRITOIR (rad. détriler) n. m. Moulin scr\'ant à écraser ou brover principalement les olives," avant d'en exprimer l'huile.
DÉTRITUS {tuss — mot lat.
qui sigintio broyé) n. m. Résidu, restes, amas des débris :
Les houillères sont formées de DÉTRITUS végétaux.
— En T. do pathol., Résidu organique qui remplace le tissu DtHrilolr des parties dégénéresceules.
DÉTROIT (/roi — du lat. diatrlctus, serré) n. m. Autref. !• District, étendue d'uue juridiction : Un juge hors rfc son détroit: 2" Isthme : l.e détroit de Panama, il Auj. Bras de mer plus ou moins resserré qui l'ait communiquer doiix mers, deux lacs et sépare deux punies de terre : J.e dktroit de dibraltar. l.e détroit de .Magellan. \\>^o dit particulièrement, en Franco, du détroit de la Manche, oiii sépare ce pays do l'Angletorro : -Yos voisins de l autre calé
du DÉTROIT."
— Par ext. Défilé : Les détroits des monlaijnes.
— Fig. Peine, angoisse, difliculté, embarras :
Naviro faisant les slpnauK do dtStroisc.
— Anat. Nom de deux rétrécissements nue présente lo bassin: lo détroit supérieur et le détroit inférieur.
— Mar. Ancre de détroit, Ancro tonuo sous lo beaupré par son orin, qui est alors un grelin entier.
— MoU. Détroit-de-Magellan, Nom vulgaire du cône m.agollanique.
— SvN. Détroit, col, délllé, etc. 'V. COL.
— Encvcl. Les détroits sont il'iino importance capitale dans l'économie du mondo :
s'ils disparaissaient, les mers s'assécheraient, du moins les petites mers. C'est lo cas do la Caspienne, dont lo niveau liaisse, depuis sa séparalion Ancro lïo détroit ou on galôro. d'avec lo grand réservoircom-
mun; ce serait le cas de lu Ralliquo, si les passages du Sund so fermaient; celui do la mer Noii-e, si lo Bosphoro s'obstruait; celui même do la Méditorranéo, si lo détroit ilo Gibraliur était foi'iné.
DÉTROIT — DÉTUMESCENCE
Leur importance commerciale est telle que, là où ils n'existent pas, Ihomme en crée d'artificiels par le percement des isthmes : ainsi a-t-on fait pour réunir la Méditerranée à la mer Rouge; ainsi veut -ou faire dans rAmérique, entre l'Atlantique et le Pacifique. Quant à 1 importance politique et militaire de ces passages, elle est immense, comme on le sait par 1 exemple de Gibraltar, sans parler des autres.
— Dr. mar. La question des détroits est l'une des plus délicates du droit maritime international. Pour connaître leur situation juridique, il faut faire une triple distinction :
1" Détroit conduisant à vne mer fermée et dont les deux rires appa r~ tiennent à un même Etat qui le domine de ses batteries^ Bans ce cas, l'Etat exerce son empire sur le détroit ; il y possède des droits de souveraineté et de juridiction ; il peut en interdire le passage ; toutefois, on admet que le passage innocent appartient aux na-
Détroit : 1. Elévation; 2. Représenté sur une carte géographique-
vires marchands des autres Etats. C'est le cas du détroit de Kertch, qui aboutit à la mer fermée d'Azov.
2" Détroit conduisant à une mer ouverte et dont les deux rives appartiennent à un même Etat. L'accès du détroit doit demeurer libre, mais l'Etat riverain exerce sa juridiction dans la zone littorale et des deux côtés. La liberté d'accès du détroit admet, toutefois, les restrictions inhérentes au droit de conservation des Etats sur les côtes desquels le détroit est situé. Ainsi, le riverain peut, pour sa propre sécurité, prendre certaines précautions à rencontre des navires de guerre ou de transport militaire, mais il doit laisser libre passage aux navires marchands des autres Etats, dont la navigation est pacifique. La situation des détroits du Bosphore et des Dardanelles a été réglée par les conventions du 13 juillet 1841, du 30 mars 1856, du 13 mars 1871 et du 13 juillet 1878.
S" Détroit appartenant à des Etats différents. Les Etats peuvent exercer leurs droits de juridiction et d'empire sur les eaux littorales ; si le détroit n'a pas une largeur supérieure à il kilomètres (6 milles), ils exercent chacun leurs droits jusqu'à la ligne médiane.
Les Etats riverains ne peuvent percevoir des droits de péage sur les détroits qui sont libres. Jusqu'à une époque relativement récente, le Danemark en percevait sur les détroits du Sund et des Belts ; à la suite de protestations émanées des autres Etats, et spécialement dos Etats-Unis, le Danemark, en vertu d'une convention du 14 mars 1857, a renoncé à tout prélèvement do droits de péage; mais, à titre de compensation de ses frais d'entretien des détroits, les Etats maritimes se sont engagés à lui payer une somme d'environ 92 millions de francs.
Des conventions ont parfois restreint les droits des riverains sur les détroits, en ce sens que les Etats riverains ne peuvent élever sur leurs rives ni fortifications, ni ouvrages militaires. Oii dit alors c|ue les détroits sont neutralisés. Le traité du 23 juillet 1881 a agi do la sorte pour le détroit de Magellan entre la république Argentine et le Chili. Aux détroits proprement dits on peut assimiler les canaux maritimes, qui sont des détroits artificiels. Le principal de ces canaux est le canal de Suez, dont la situation est régie par la convention do Constantinople du 29 octobre 1888.
— Anat. Le détroit supérieur ou abdominal établit une ligne de démarcation naturelle entre le grand et le petit bassin. 11 est formé, en arrière, par le promontoire et l'aileron du sacrum ; en dehors et sur les côtés, par le rebord mousse qui limite la fosse iliaque interne; en avant, il suit la branche liorizontale du pubis jusqu'à la symphyse pubienne. Il a la forme d'une ellipse à plan incliné vers l'avant, dont le grand diamètre transversal a 134 millimètres, et dont le petit diamètre antéro-postérieur, diminué encore par la saillie du promontoire, n'a que 108 millimètres, normalement. Lorsque, à la fin de la grossesse, le fœtus tend à passer dans le petit bassin, 1 extrémité qui se présente s engage obliquement dans le détroit supérieur, et les rétrécissements de celui-ci sont souvent cause de dystocie.
Le détroit inférieur ou p^rïn^û^, très irrégulîer, est délimité par le coccyx, le bord inférieur du grand ligament sacro-sciatique, fa tubérosité de l'ischion, la branche ascendante de l'ischion, la branche descendante du pubis, la symphyse du pubis et le ligament pubien inférieur. Le détroit inférieur, complètement osseux et immobile dans sa moitié antérieure, est presque totalement ligamenteux dans sa moitié postérieure, limitée par les ligaments sacrosciatiques et par le coccyx. Aussi est-il plus rarement, par ses malformations ou son exiguïté, cause de dystocie.
Détroit, rivière des Etats-Unis d'Amérique, qui va du lac Saiut-Clair au lac Erié. Largeur moyenne : 800 mètres, La rapidité du courant est de y.r.oo mètres à l'heure ; aussi la navigation est-elle toujours libre|: elle n'est jamais arrêtée, sur la rivière Détroit, comme cela so produit sur les autres rivières de ces régions.
DÉTBOIT, ville des Etats-Unis (Etat de Michigan^ ch.-l, du comté do AVayne, sur la rivière do son nom, le long de laquelle elle s'étend sur plusieurs kilomètres; 205.875 hab. Point do jonction do nombreux chemins do fer, qui l'unissent à Port-Huron, Mackinac, Lansing, Chicago, Tolcdo, Lafayetto et Toronto. Peu do ports dans lo monde voient un mouvement do navires aussi considé-
rable. Grands établissements métallurgiques de tout genre (principalement travail du cuivre), scieries, minoteries, brasseries, distilleries, tanneries, manufactures de tabac, chantiers de constructions navales, etc.
DÉTROITS (gouvernement des). Géogr. V. Strait's Settlements.
DÉTROMPEMENT [tron-pe-man) n. m. Action de détromper ; état de celui qui est détrompé. (Vieux.)
DÉTROMPER {tron — du préf. priv. dé, et de tromper) v. a. Désabuser, tirer d'erreur : De quelque manière que les qetïs se trompent, ih sont toujours difficiles à détromper. I Nicole.) Il Dissiper, détruire," en parlant de l'erreur. {Peu usité en ce sens.)
Le détromper, n. m. Etat de celui qui est détrompé. .(.■hateaubr.l
Se détromper, v. pr. Sortir de son erreur.
— Syn. Détromper, désabuser. V. désabttser.
DÉTRONGATION [si-un — lat. detruncatio; du préf. de, et de truncus, tronc) n. f. Chir. Séparation de la tête d'avec le tronc du fœtus, au cours de l'accouchement.
— Encyci.. La détroncation est une opération chirurgicale, qui consiste à séparer la tête du tronc d'un fœtus, lorsque des ol)Stacics insurmontables s'opposent à son expulsion, notamment dans les présentations de l'éiiaule irréductibles.
DÉTRÔNEMENT [man) n. m. Action de chasser du trône ; état d un souverain détrôné : Le dêtrônement d'un rut. Il Par ext. et fig. Renversement, destruction.
DÉTRÔNER (du préf. priv. dé, et de tj'ône) v. a. Chasser, déposséder du trône, dépouiller de la puissance souveraine : DÉTRÔNER un roi.
— Fig. Faire perdre son influence, son crédit, sa réputation à : DÉTRÔNER ïtne mode, le faux goût, l'ignorance.
Détrôné, ée part. pass. du v. Détrôner.
— Jeux. Jioi détrôné, Jeu d'enfants, qui consiste à lutter contre un des joueurs, placé sur un endroit élevé, pour l'en faire tomber et lu remplacer, ii Fig. Jouer au roi détrôné. Se dit de personnes qui s'efforcent de s'enlever successivement une position,
DÉTRÔNEUR n. m. Celui qui détrône, n Par ext. Celui qui abolit, qui provoque une suppression. (Peu us.)
DÉTROQUAGE {kaj' — rad. détroquer) n. m. Dans les parcs à huîtres. Action d'enlever lo mollusque du support auquel il s'est fixé, pour le transporter dans le parc d'engraissement.
DÉTROQUER {ké) V. a. Faire le détroquage. Se détroquer, v. pr. Etre détroqué.
DÉTROUSSEMENT {trou-se-man) n. m. Action de détrousser, ét;it de celui qui est détroussé : Le détrouSSe- MENT d'un voyageur.
DÉTROUSSER (trou-sé — du préf. prïv. dé, et de trousse) V. a. Détacher, laisser retomber un objet retroussé : Détrousser une robe, son manteau. \\ Voler, dépouiller de ses liardes ou de ses bagages : Les seigneurs du moyen âge DÉTROUSSAIENT les voyageurs sur la grande route. (Proudh.)
— Chass. et faucoun. Se dit d'un oiseau ou d'un chien qui arrache le gibier à un autre, ou du chien qui arrache sa proie au faucon.
Se détrousser, v. pr. Détrousser son vêtement, il Se piller mutuellemeat.
— Syn. Détrousser, attraper, dérober, dévaliser, escamoter, escroquer. V. attraper.
— Anton. Trousser, retrousser.
DÉTROUSSEUR {trou-seur'), EUSE n. et adj. Se dit de voleurs qui détroussent les passants : Des détrousseurs de grands chemins. Bace détrousseuse.
De Troy, famille de peintres. V. Trot.
DÉTROYAT (Pierre-Léonce), marin et journaliste français, né à Bayonoe en 1829, mort à Paris en 1898. Lieutenant de vaisseau en 1860, il fut chef du cabinet militaire d'i l'empereur Maximilien (1804) et ministre de la marine du Mexique. Il collabora ensuite au journal « la Liberté », dont il prit plus tard la direction. Il fut général auxiliaire pendant la guerre de 1870-1871, et alla ensuite fonder, en Espagne, un journal, la Europa. De 1892 à 1893, il prit la direction du théâtre de la Renaissance, qu'il transforma en théâtre lyrique. On lui doit : la Cour de Borne et l'empereur Maximilien (1867^ ; l'Intervention française au Mexique (1868) ; Lettre à S. M. Guillaume I", roi de Pj^usse (1871), etc. Il fit jouer, en 1870, une comédie : Entre l'enclume et le marteau, et écrivit plusieurs livrets d'opéra : Henri V///(I883); Pedro de Zalemea (1884); etc.
DÉTRUIRE (lat. destruere ; du préf. de, et de struere, édifier) v. a. Démolir, ruiner, abattre : Détruirk un montiment, un pont, une jetée, il Faire disparaître, faire périr : Détruire des animaux nuisibles, des papiers compromettants.
— Fig. Effacer, faire cesser : Détruire une fâcheuse impression. On «e détruit pas aisément le préjugé ni l'habitude. (Lebrun.) n Renverser la puissance, l'autorité, le crédit de : S'appliquer à valoir mieux que ses ennemis, c'est commencer à les détruire. (Prévost-Paradol.)
Se détruire, v. pr. Etre détruit, dégradé, tomber en ruine, n Tomber, s'effacer, disparaître.
— Détruire sa propre personne, se donner la mort : L'homme est le seul être sensible qui se détrdisk lui-même dans un état de liberté. (B. de St-P.) ii Ruiner sa fortune, sa réputation, son influence : L'utilité de l'action de la presse SEDÈTRXjn par l'abus journalier qu'elle fait de sa puissance. (E. de Gir.) ii Détruire, ruiner à soi : Pour paraître avoir la taille fine, les femmes se détruisent la santé. (Kostan.) ii Se donner la mort l'un à l'autre ; s'exterminer.
Il Travailler à la ruine l'un de lautro.
— Syn. Abattre, démolir, renverser, ruiner. V. abattre. Il Abolir, anéantir, exterminer. V. abolir.
— Anton. Bâtir, construire, édifier, ériger, élever, fonder.
DÉTRUISANT {zan), ANTE adj. Qui détruit.
Detta, bourg d'Austro-Hongrio, Hongrie) [comitat de Ternes]), sur la Berzava, affluent do la Temos; 3.550 hab. Culture du riz.
DETTE [dèf — lat. debitum; de debere, devoir) n. f. Ce quo l'on doit à quelqu'un, particulièrement une somme d'argent : Contracter des dettes. Payer ses dlittes.
— Fig. Obligation morale : Dette de reconnaissance.
— Loc. dîv. : Dettes criardes, Petites sommes que l'on doit et qui amènent des réclamations verbales fréquentes et souvent bruyantes. Il Dette d'honneur. Dette au payement de laquelle l'honneur est particulièrement engagé. (Se dit surtout des dettes de jeu, qui n'ont d'autre garantie que la bonne foi.) il Etre perdu de dettes, En avoir énormément. Il Fig. Avouer la dette. Confesser la dette. Reconnaître qu'on a tort, convenir d'un fait qu'on avait quelque intérêt à cacher. (Vieux.) ii Payer sa dette à la société. Purger sa peine ; être exécuté, il Payer sa dette à la patrie, Faire son temps de service militaire. — Avoir des enfants qui pourront servir l'Etat, ii Payer sa dette à la nature. Mourir. Il Faire sa dette de quelque chose, Prendre la dette sur soi, Répondre pour autrui, se rendre caution pour quelqu'un, se déclarer responsable.
— Prov. : Cent ans de chagrins ne payent pas un sou de dettes, Il est inutile de se chagriner, ii Qui paye ses dettes s'enrichit, En payant ses dettes, on s'évite des ennuis et des frais judiciaires ruineux.
— Comm. Dettes actives. Créances, sommes dont on est créancier, il Dettes passives, Dettes proprement dites, sommes dont on est débiteur.
— Dr. Dette caduque, Celle qui a cessé fd'étre exigible, pour laquelle il y a prescription, ii Dette civile. Dette ordinaire, qui ne résulte ni d'une opération commerciale, ni dune condamnation en matière criminelle, n Dette claire ou liquide, Celle dont la cause est certaine, et qui consiste en une somme déterminée, ii Dette exigible, Dette dont on peut exiger actuellement le payement, n Dette commerciale uu cofisulaire. Celle qui a pour origine une opération de commerce, n Dette de communauté. Dette à la charge de la communauté, des deux époux, n Dette hypothécaire, Dette garantie par une hypothèque, il Dette chirographaire, qui résulte d'une obligation non hypothécaire, n Dette légale. Dette imposée par la loi : La légitime des enfants, les aliments que le père doit à son fils et le fils à soîi père, S07it des dettes légales. Il Dette légitime. Celle qui a une cause honnête et connue, il Dette de lit entier. So disait, anciennement, d'une dette contractée du vivant des deux époux.
Il Bette personnelle, Celle qui donne action contre la personne du débiteur, ii Dette privilégiée. Dette pour laquelle Je créancier a un privilège spécial de priorité, n Dette ■propre, Dette à laquelle un des conjoints est tenu sur ses biens personnels, ii Dette réelle. Celle à laquelle on n'est obligé qu'en raison d'un immeuble que l'on détient, il Dette simulée, Dette qui n'existe qu'en apparence, et qui est ordinairement annihilée par une contre-lettre, ii Bette de société. Dette qui emporte la solidarité de tous les asso ciés, à raison de leurs affaires communes.
— Fin. Bette publique ou simplem. Dette, Ensemble des engagements à la charge d'un Etat.
— Anton. Créance.
— Enctcl. Fin. La terminologie consacrée par le budget français groupe sous le nom de dette publique ceux de ces engagements qui ont un caractère permanent et dont le détail figure dans les écritures du Trésor. Les autres, c'est-â-dire les obligations ordinaires et courantes de l'Etat envers les particuliers ou pour l'exécution des services publics, dont les prévisions figurent aux budgets des divers ministères, constituent les dettes de l'Etat.
La dette publique comprend : l" la dette consolidée, appelée encore perpétuelle ou inscrite; 2° la dette remboursable à terme ou par annuités, englobant la dette flottante ; 3" la dette viagère.
La dette consolidée est l'ensemble, en capital inexigible, des engagements perpétuels dont l'Etat s'acquitte par le payement trimestriel de coupons de rentes dont les types, autrefois divers : 5 p. 100, 4 1/2 p. lOO, 4 p. 100, 3 p. 100, sont aujourd'hui ramenés, par suite d'une série de conversions, à deux : le 3 1/2 p. lOO et le 3 p. loû. Elle a été constituée, à l'origine, comme liquidation des arrérages consentis par l'ancienne monarchie, par la loi du 24 août 1793, qui a créé le grand-livre do la dette publique, et fixée à 40.216.000 francs de rentes 5 p. lOO, en exécution de la loi du 9 vendémiaire an VI, qui, après remboursement des deux tiers du montant de chaque inscription au grand-livre, à l'aide de bons au porteur reçus en payement des biens nationaux, maintint le tiers restant en rentes. Ce tiers prit le nom de tiers consolidé.
I^a dette française, remboursable à terme ou par annuités, comprend : 1° la dette flottante, composée des effets à payer, des versements des correspondants du Trésor [départements, communes, établissements publics, etc.), et des fonds particuliers des comptables.
Enfin, la dette viagère se compose des pensions de retraite, tant civiles que militaires, à titre d'indemnité ou de récompense nationale.
Dettes (Contre les), traité moral de Plutarque. — Cet ouvrage n'est pas, à proprement parler, un traité ; l'auteur, au lieu de disserter sur les causes du mal, nous fait toucher la plaie du doigt, en traçant un tableau saisissant des inconvénients que les dettes entraînent après elles. Rarement, dit-il en commençant, les dettes proviennent de la nécessité ou seulement d'une cau.se avouable ; le plus souvent, elles sont le résultat de la mollesse et d'un luxe fastueux. Les gens riclies, au lieu d'employer leur fortune à des choses utiles, empruntent sans nécessité pour se procurer des frivoliti's. Et, sur un ton tantôt sérieux, tantôt plaisant, Plutarque peint les exigences des créanciers et les infortunes des débiteurs.
Dettelbach, ville d'Allemagne (Bavière [cercle de Basse-Franconie]), sur le Mein ; 2.120 hab. Hôtel de ville gotliique. Près de là est conservé, dans un monastère datant de 1505, une image miraculeuse de la Vierge, qui est l'objet d'un pèlerinage suivi.
DETTEUR(rfè-^ej'r*), EUSE n.Autref. Débiteur, débitrice.
DeTTINGEN , ville d'Allemagne (Bavière [cercle do Bassr-Fran.nijie]), sur le Mein; 620 hab. Le 27 juin 1743, défaiio dc^ Français, sous les ordres du maréclial de Nouilles, i)ar les Autrichiens et les Anglais, que commandait George IL
DetT'VA ou Gyetva, bourg d'Austro-Hongrie (Hon-
grie), près de la Sziatina, aflluont du Daniibe par le ran ; 6.270 hab., Slovaques pour la plupart.
Dettwiller ou Dettweiler, village de la Basso- Alsace (cercle et caut. de Savorne); 2.074 nab.
DÉTUMESCENCE ( misssanss — lat. detumescentia, môme sens) n. f. Mcd. Dégonflement d'une tumeur.
— Par ext. Dcgoullouient d'un ob et quelconque : Le flux
est ime intumescence, le reflux est une nÊruMESCENCE des euux. iliiirt".)
— Anton. Intumascence.
DÉTURBATEUR, TRICE (du lat. dettirbare, troubler) aiij. Astrun. Qui troulilo, contrario, dorante lo mouvomoui des corps côlostes ; Les forces déturbatrk'ks de l'orbite lujiaire. Il On dit plus souvent pbrtukuatedr, tuiok.
Deuben, hourg d'AUomagno (Saxo [cercle do Dresde]), sur la Wcissoritz, affluent do l'Elbo ; 6.900 hab. Fabri^uo d'émcri et do velours, verrerie.
Deubler (Konrad), surnomma le Paysan philosophe, né en 1814 à Ooisern près d'ischi, mort uaiis les environvS do Goisorn on 1S84. Il visita Vienne, Dresde, puis le nord de l'Italie. Il rédigeait un journal de ses impressions et réflexions : c'est ce qu'il a écrit do plus spontané, de plus naïf. Il inclina du côté des spéculations philosophiques; il entra en correspondance avec Strauss, ù. l'occasion de sa Vie de Jésus. Après l'échec do la révolution de 1848, il s'occupa activement de répandre dans les campagnes les journaux républicains. Inculpé de haute trahison eu 1853, il fut ac(iuitto, mais, launée suivante, étaii condamné à deux ans do forteresse. A peiue sorti, il encourait une nouvelle condamnation (1857). Dés lors, il vécut dans la retraite.
DeuCAUON. Myth. gr. Fils de Prométhée et de Pandore. 11 est l'ancêtre mvthique de la race hellénique. (D'après la légende, Zeus s irrita des crimes du genre humain et inonda la torre pour le détruire. Seuls, Deucalion et sa femme Pyrrha purent échapper. Sur le conseil de Prométhée, ils s'étaient construit un grand coffre ou vaisseau, qui flotta pendant neuf jours et aborda entin sur le sommet du Parnasse. Ils consultèrent alors l'oracle de Thémis, pour savoir comment repeupler la terre : l'oracle leur ordonna de se voiler la face et de jeter derrière eux les os de leur grand'raere ; c'est pourquoi ils jetèrent des pierres, os de la terre, qui est la grand'mère de tous les nommes. Cha<iue pierre lancée par Deucalion devint un homme; de cliaque caillou jeté par Pyrrha naquit une femme. Cette œuvre accomplie, Deucalion éleva un temple à Zeus Phryxios, et institua, sous lo nom de hijdrophories. des fêtes commémoratives du déluge. D'après la tradition ordinaire, tous les épisodes de cette légende sont localisés en Thessalie. Mais il y avait à ce récit bien des variantes : on faisait aussi aborder Deucalion sur l'Athos ou l'Etna ; on lo faisait naître à Dodone ou à. Delphes ; on montrait son tombeau à Delphes et à Athènes. Quoi qu'il en soit, Deucalion passait pour être l'ancêtre commun de toutes les races helléniques. Il eut deux tîls : Amphictyon, fondateur des amphictyonies, et Hellen, père d'..^olos, de Doros et de Xoutlios [père lui-même d'Achœos et d'Ion].) — Fils de Minos et de Pasiphaé, ou de Crété. (Il fut le père d'Idoménée. Il prit part à l'expédition des Argonautes et à la chasse de Calydon.) — Fils d'Héraklès et d'une Thespiade. — Fils d'Hyperasios et d'Hypso. (Il était frère d'Amphion.) — Guerrier troyen, tué par Achille.
DEUIL {deu-ill [Il mil.] — du lat. doUum, tiré de dolere, se livrer à la douleur) n. m. Profonde tristesse, causée par un grand malheur : Un jour de défaite est un Jour de dedil.
— Ethol. Signes extérieurs par lesquels il est d'usage de témoigner sa douleur pendant un certain temps, après la mort de quelqu'un : Vêtements de deuil. Voiture de deuil. Prendre te deuil, il Couleur des vêtements que l'on porte, de certains objets dont on se sert lorsqu'on est en deuil ; Le violet est le deuil des rois. (Michelet.) il Temps pendant lequel se porte le deuil : Dkuil près de finir, il Dépenses que l'on fait pour prendre le deuil : Donner tant à une veuve pour son deuil, il Cortège, convoi funèbre : Aller voir passer le deuil d'u7i grand personnage.
— Poétiq. Ombres de la nuit; ténèbres, ii Aspect triste et sombre de la tecre pendant l'hiver : Le deuil de la nature, de la terre.
— Loc. div. : Grand deuil. Costume de deuil complet, que l'on porte particulièrement pendant les promiors temps qui suivent la mort d'un proche parent, ii Petit deuil. Costume de deuil moins sévëro, que l'on prend après lo grand deuil, ou à l'occasion de la mort d'un parent moins rapproché- Il Demi-deuil, Costume que les parents d'un défunt portent après que s'est écoulée la moitié du temps de leur aouil. — Moitié du temps consacré à porter le deuil entier.
Il Deuil de cour. Costume de deuil que prend la cour lors- (lu'il meurt uu membre de la famille rognante, ou un prince (l'une autre maison souveraine, il A/at/asin de deuil, lîouliquo oLl l'on vend des vêtements et certaines parures do deuil. Il Mener, Conduire le deuil. Marcher à la tèto du convoi funèbre. — Fig. Mener le deuil de, Mourir après. être lo dernier survivant de : Louis XIV avait, pour ainsi dire, MENÉ LE DKUIL de son siècle. (Villom.)
— Fam. Porter le deuil de sa bUmc /tisseuse, Avoir du linge sale, ii Avoir les ongles en deuil. Avoir les ongles malpropres, noirs sur les bords, il Faire son deuil de, Prendre son parti de, se résigner à. il Faire le deuil sur la fosse. Acquitter sur-le-champ une dette pou hounèto contractée par lo défunt.
— Entom. Grand-deuil, Petit-deuil, Espèces de papillons.
— Anton. Allégresse, joie, etc.
— Encycl. L'idée de traduire les sentiments qu'inspire la porte do ses proches par des signes visibles se retrouve chez toutes les nations qui ont laissé dos souvenirs historiques. Chez certains peuples, aux manifestations de la douleur so mêlent dos i)ratK|ues cruoilos : mutilations, fuKtigations, voire sacrilîcos humains. Les Hébreux déchiraient leurs vêtements pour téniuigner publiijuoment du leur douleur. Les Egyptiens se rasaient les sourcils, loru de la mort de leurs ascundants. Les Grecs avaient la mèinu coutume ut s'habillaient du noir, au moins pour les funérailles. Chuis les Koiiiains, lu deuil n'était qu'uiiu obligation morale pour les hominus; les femmes suulus y ùtaïunt rigoureusuinunt astreintes; elles tlovuiunt quitter leurs bijoux pendant une année. 11 y eut dos deuils publics, soit à cause d'événements malheureux, soit par suite de lu perte d'un chef. Lo premier deuil public par ordre fut cului qui suivit la mort d Auguste. A Homo, les mères portaient lo deuil do leurs enfants avec des vêlements bleu azuré.
En Franco, jusqu'au xiv» siècle, lo deuil no paraît pas avoir été observé. Dans l'ancienne société monarchique, lo roi no portait pas lo deuil; il so vêtait de pourpre, aussitôt quo lo» funérailles de son prédécesseur étaient terminéoB. Lo grand chancelior no portait le deuil de personne, pas mémo de ses père et mère. En rrvanchu, lu reiuo vouvo devait ruster pendant un an dant> t>a ehaïuijre
DETURBATEUH — DEUTÉROSAURE
tapissée do noir. Les dames de moindre condition no gardaient la ohambro quo pendant quarante jours. A partir du wi" siècle, les hommes se vêtirent do noir. Au xvii', lo roi et lus cardinaux portaient lo deuil violet. Do nos jours, lo deuil se porto en noir, dans tout lo monde chrétien ; en bleu ou on violet, chez los musulmans ; on cris, en Abyssinio ; en bleu, au Japon et dans une partie do la Chine. Dans les états monan-hiques lo deuil do certains personnages est considéré comme affectant touto la cour ot sa durée fait l'objet d'ordonnances royales.
En Franco, lo deuil d'une veuve est d'un an et six semaines ; le deuil pour un père ou une mère est d'un an ; pour un grand-père, une grand'mère, un frère ou une sœur, de six mois ; pour un oncle, une tante, uu cousin ou cousine germaine, de trois mois. Bien entendu, la sévérité du deuil peut être modifiée par l'adoption du demideuil qui, pour les femmes veuves, n'est aumis quo dans les six dernières semaines. Autrefois, les parents ne portaient jamais lo deuil de leurs enfants. De nos jours, cette abstention n'ost plus admise que pour les enfants audessous de trois mois.
Dans l'armée française, les officiers portent le crêpe a^i bras gauche, ainsi qu'un nœud d'épée. Les hommes de troupes peuvent porter le deuil de famille, en mettant un crêpe au bras gauche. Le décret du 24 messidor an IV ordonna que le deuil des colonels serait porté pendant un mois par les ofriciers, à la poignée de Vépée. En cas de décès du Président de la République, le deuil du drapeau est porté par toute l'armée jusqu'à l'élection de son successeur; le deuilàl'épée l'est pendant un mois pour tous les officiers.
Dans la marine, en signe de deuil, sur les rades, les vergues de l'avant et celles de l'arrière sont apiquées à contre-bord, tandis que le pavillon national est alors en berne et seulement bissé à mi-màt.
Deuil, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 22 kilom. de Pontûise, dans la vallée de Montmorency, non loin do la Seine ; 3.040 hab. Ch. de f. Nord. Eglise romane des XI* et XII" siècles. Aux environs, le cliâteau de la Chevrette, ancienne habitation de M"" d'Epinay, et l'Ermitage, habité par J.-J. Rousseau en 1756 et 1757.
DeÛLE, rivière du nord de la France, affluent de la Lys, dans laquelle elle se jette à Deulémont. Elle nait dans le département du Pas-de-Calais, en amont de Fiers. Elle est canalisée à partir d'Eleu, passe à Lens et va se joindre, à Courrières, au canal de la Deùle. Vallée basse, marécageuse, nombreux bras. Cours, 85 kilomètres.
DeÛLE (canal DE la), commence à Fort-de-Scarpe,
Eres Douai, emprunte le lit de la Deùle, relie la Scarpe à 1 Lys ; à Courrières, fait sa jonction avec la Deùle canaliste, à Bauvin avec le canal d'Aire, à Marquette avec celui de Roubaix.
Deulémont, comm. du dép. du Nord, arrond. et à 13 kilom. de Lille, au confluent de la Deùle et de la Lys, qui y sert de frontière à la Belgique ; 1.958 hab. Briqueteries, distilleries. Fabriques de pannes et de carreaux. Elevage do bestiaux. Eglise du xii* siècle.
Deulin (Charles), écrivain français, né à Condé-surl'Escaut (Nord) on 1827, mort on 1877. Il collabora à do nombreux journaux et publia en volumes des récits, notamment : les Contes d'un buveur de bière (18i38), qui eurent un très grand succès; Contes du roi Gambrimts (1874); Mistoires de petite ville (1875) ; etc. On lui doit aussi quelques livrets d'opérettes.
DEUNUM (nom' — mot turc) n. m. Métrol. Mesure agraire en Asie Mineure et dans certaines parties do la Turquie d'Europe. Elle équivaut à peu près à 9 ares du système métrique.
DEUNX (d^'-onlcss — mot lat., du préf. de, et do unx, douzième) n. ni. Onze douzièmes d'une valeur ou quantité quelconque, il Comme fraction de l'as, Monnaie do compte chez les Humains.
DeuRHOFF (Guillaume), philosophe et théologien hollandais, né et mort à Amsterdam (1650-1717). iT exerça touto sa vie lo métier do fabricant de paniers ; mais, tout en se livrant à son travail manuel, il lut los ouvrages do Descartes et do Spinoza, ainsi que dos traités do théologie, et il so créa un système théologico-philosophique, qu'il exposa dans plusieurs ouvrages. Les idées de Deuruoff soulevèrent do violentes controverses. Forcé de quitter sa patrie, il se réfugia dans le Brabaut et finit par revenir à Amsterdam, où il trouva un protecteur dans lo baron do Pallandt. Les divers traités qu'il a fait paraître ont été puhliés sous lo titre de Système surnaturel et scriptural de la t/uhlogie, tiré de la connaissance de Dieu, des aons de la grâce et de la Sainte Ecriture (1715).
Deurne, bourg dos Pays-Bas (prov. de Nord-Brabant) ;
DeuRNE-LEZ-ANVERS, comm. manufacturière et in- (lustnello do BelgiijUiï (prov. d'Anvers), arrond. admin. ot judic. d'Anvers ; tl.7i)0 hab.
DeUS NoguEIRA RaMOS (Joâo de), poète lyrique portugais, né à, Sao Bartolomou de Mossinos (prov. d'Algarvo) on 1830, mort à Lisbonne on 1896, Après avoir dirigé, à Béja, uu journal « O Bojense «, il revint dans sa ville natale ot fut élu député en 1868. C'est surtout comme poèto lyrifiuo qu'il s'illustra par Flores do Campo (1870); Jtumo de /'tores (1870); Folhas soltas (1876), remarquables par lo stylo autant quo par lo senliment ossentiollemcnt populaire et naïf.
Deusdedit, pape. V. Dieudonnk.
DeUSDEDIT, cardinal du xi" siècle, auiour d'une célèltro iullocliun carioiiii|Uu dcilicc au papt> \'ici(ii' 111,
DEUS DEDIT, DEU3 ABSTUUT, SIT NOMEN DOMINI DBNEDICTUM [Dieu me l'a donné. Dieu nie l'a ûté, que le nom du Seigneur soit béni). V. Jeu.
DCUS DET (dé-uss-det' — mots lat. signif. que Dieu donne) n. ni. PiiMiiiers mots d'une litanie, Deus det nobis pacem, qui ho chante aux Rogations : Connaître une chose cojnme non l-)i:i:.s DIT, c'est la bien connaître.
DEUS, ECCE DEUS I {le dieu, mici le dieu!) A poino arrive sur le nvago do l'Italie, Enéo vient consulter la Hibyllo du Cumos. La prêtresse d'Apollon lutto d'abord coiitro l'inlluenco du diou qui va parler par sa bouche, nifliN elle se laisse ontln entruiner par l'intipiration propUwliqus. Kll« »'ii«;he : ■ Le diuu viunt, voici 1« dieu! »
{Enéide, liv. VI, v. 46.) Et. tandis qu'elle parle, ce no sont plus, sur son visago, les mémos traits ; ses cheveux on désordre so hérissent, son soin haletant se soulève, sa taille somblo grandir.
On rappelle quelquefois lo cri do la sibylle, à propos do la transiorniation d'un être humain qu'uuo puissance sup6riouro semble posséder.
DEUS EX MACHINA. Ces mots latins désignent proprement l'intorvoution, dans uno pièce do théâtre, d'un dieu, d'un étro surnaturel, descendu sur la scène au moyen d'un© machine, et, au liguré, le dénouement, plus heureux quo vraisemblable, d'une situation tragique. Dans les pièces modernes, et quelquefois dans la vie réelle, lo notaire qui apporte un héritage inattendu, l'oncle d'.\mérique revenant juste à temps pour tirer d'embarras son neveu ou sa nièce, jouent le rôle do deus ex machina.
DEUS NOBIS H^C OTIA FEGIT (C'est un dieu qui nous a fait ces loisirs), mots quo Virgile [égl. I'", v. 6 1 mot dans la bouche du berger Tityre, sous le nom duquel il raconta à un autre berger comment il a obtenu d'Auguste la restitution de son patrimoine. (Les écrivains ont fait de nombreuses allusions à ce passage.)
DEUTÉRAGONISTE {iiisst' — du gr. deuteragônistês ; do deutéros, second, ot agônistès, champion) n. m. Antiq. gr. Artiste qui remplissait les rôles de second ordre dans les représentations scéniques.
— Encycl. Avant Eschyle, on s'était contenté d'un seul acteur. Eschyle en ajouta un second, qui fut appelé dcutérngoniste, tandis que l'acteur principal portait le nom de nroiagoniste. Il n'employa un troisième acteur que dans lAgamemnon, les Choéphores et les Euménides, dans ses dernières pièces. Co troisième acteur fut appelé tritagoniste. Sophocle et Euripide se contentèrent généralement de trois acteurs.
Lo protagoniste était chargé du personnage principal. Le deutéragoniste ne servait, le plus souvent, qu'à provoquer l'expression des sentiments du protagoniste. Quelquctois, mais rarement, il était l'autour des maux du personnage principal.
DEUTERGIE {tér'-ji — du gr. deutéros, deuxième, et ergon, œuvre) n. f. Méd. Eff'et secondaire d'un médicament se produisant consécutivement à l'efl'et principal. (Vieux.)
DEUTÉRIE {ri ~ du gr. deutérion, arrière-faix; de deutéros, second) n. f. Chir. Rétention de l'arrière-faix dans la matrice.
Deuterie, maîtresse du roi des Francs de Metz, Théodebert. Elle était dame de Cabrières, en Auvergne, et issue d'une illustre famille gallo-romaine. Le roi répudia pour elle, en 535, sa femme Visigarde, fille du roi des Lombards, \Vacon. EUo devint jalouse de sa fille, dans la crainte détre supplantée par elle dans le cœur de son amaut. Elle fut accusée de l'avoir fait précipiter dans un torrent par un attelage do bœufs furieux. Deuterie fut chassée de la cour en 542, pendant que Visigarde rentrait en faveur; mais elle laissa à la cour son fils Théodebald qui, on 548, succéda à son père.
DEUTÉROCAMPTE ou DEU- TEROCAMPTA ^^^ canp') n. m.
Genre d'msectes coléoptères phytophages, famille des chrysom'élictés, tribu des chrysomélinés, comprenant des formes américaines voisines dos doryphoresetdes épigraphis. (On connaît une centaine d espèces do deuterocampta ; toutes habitent l'Amérique du Sud, sont de taille moyenne et tachetées.)
DEUTËROCANONIQUE {nïlc' — du gr. deutéros. second, et de canoyiigue) adj. So dit des livres de l'Ancien et du Nouveau Testament qui ont été admis après les autres dans lo canon de l'Ecriture.
— Anton. Protocanonique.
— Encycl. Livres deutérocanoniques. V. canon. DEUTÉROGAME (du gr. deutéros, second, ot gamos,
mariage) n. Personne mariée pour la seconde fois.
DEUTÉROGAMIE {ml) n. f. Etat du doutéroganie : La DEUTi-aioGAMii-: csl un étal d'imperfection aux yeux de l'Eglise,
DEUTÉROLOGIE {ji — du gr. deutéros, second, et logos, discours) n. f. Antiq. Réplique que faisait un défenseur officieux devant les tribunaux atliénions, la partie étant toujours obligée de faire ollo-mCmo lo premier discours.
— Chir. Traité sur la nature et les connexions do l'arrière-faix (Scyxifiov en grec).
DEUTÉROLOGIQUE(y(A-') adj.Chîr. Qui so rapporte à la dcutérologio ou ;i larriôro-faix : Etude UKUTÉROLOGigni:.
Deuteronome. C'est le cinquième et dernier livre du Pentateugue : il contient lo résumé et comme uno nouvelle édition des précoptes donnés au peuple juif par Moïse de la part do Dieu. Do là lui vient son nom i,en grec Atu-:ipov(iiii.tov, Seconde loi). Au lieu do so rattacher au livre des A'om6re« comme ce dornier se rattache au Lévitique ot à VExode, il est en lui-même uu tout complot. Sa forme aussi diffère de celle dos autres livres du Pentateugue : il se compose principalement, non do récits, mais do discours. La tradition juive a toujours profossé ù l'égard du Deuteronome lo plus profond respect ; (dlo est uuauiino pour en attribuer la rédaction :ï Moïse; les deruiois versets, relatifs à la mort du grand législateur, ont été probablement ajoutés par Josué. Les juifs voyaieut dans le Deuteronome la clef do leur histoire, la source do leur oulto ot l'explication do toutes leurs institutions. L'Eiïliso cailioliuue a adopté et sanctionné do son autorité la tradition do la syuagoguo. Los rationalistes considèrent lo Deuteronome comme d'origino plus récente ; mais ils no s'accordent pas sur ta date qu'il conviendrait, dans cotto hvpotbèse, do lui assigner ; los uns en placent la rédaction au tomns du roi Josias, los autres après lu captivité, ou mémo A 1 époque des Macchabées.
DEUTÉROPATHIE lli — du gr. deutéros, second, ot pathos, douicur) n. f. Méd. Airoction socondairo, état morbido qui so développe sous l'intluonco d'une autre maladie. (Vx.)
DEUTÉROPATHIQUE (^'A') adj. Méd. Qui a los caractères de la deutéropatliio . Accidents ukuti^kopathuoues.
DEUTÉROSAURE OU DEUTEROSAURUS {ttf , sô-russ) n.m. Paléont. Genre do reptiles anomoduntiens. voisins des cijnodraco, comprenant do grandes formes, fossiles dans lo grès permiea dOronbourg i^Russie).
Deutérocaœptc (gr. 3 fois).
DEUTÉROSCOPIE — DEUX-QUATRE
— Encycl. Les deutérosaures se caractéi'isent par leurs grandes incisives pointues et arquées, avec la convexité au dehors: il y en a cinq sur chaque intermaxillaire, puis une canine et de puissantes molaires pointues. Espèce type : deuterosaurus biamiicus.
DEUTÉROSCOPIE (sko-pî — du gr. deutêros, second, et skopein, voir) n. f. Méd. Hallucination nommée communément SECONDE VUK.
DEUTÊROSE (du gr. deutêros, second [la première loi étant celle que contient la Bible]) n. f. HJst. Recueil de préceptes rabbiniques, chez les Juifs ; ils lui donnent aussi le nom de Mischna. (Dansi'origine, les Juifs avaient plus d'une deutérose. Saint Epiphane en cite quatre espèces.)
— Sociol. Hôpétiiion ou reproduction d'une chose quelcon(|ue ; Il faut une deutérose de l'idée révolutionnaire, une nouvelle manifestation du socialis7ne, (Proudh.)
DEUTO (du gr. deutêros, en composition deutos, second). Chim. Préhxe qui indique le second rang en général, et particulièrement le second degré parmi les composés d'un même corps, [On emploie plutôt maintenant bi ou di- Ainsi, on dit Bicarboné , Bisulfure, Bichlorure , etc., au lieu de DE^TOcarboné, DEVTosulfure, DKvrochlorure, etc.]
DEUTOVERTÉBRAL, ALE, AUX {vèr) adj. Anat. Qui a rapport à la deutovertèbre.
DEUTOVERTÉBRE (l'èr'— du préf. deuto, et de vertèbre) n. f. Anat. Vertèbre secondaire.
DEUTSCH, mot allem. signifiant allemand, et que l'on trouve dans un certain nombre de noms géographiques.
DeuTSCH-BROD, ville d'Austro-Hongrie {Bohême), sur la Sazawa, sous-alfluent de l'Elbe par la Moldau ; 5.750 hab. En 1422, défaite de l'empereur Sigismond par l'armée hussite de Ziska. Ch.-l. d'un district peuplé de 75.500 hab.
Deutscher Bund(ou Ligue allemande), fondée en ISIO par Stuckradt et Luxheim, dans lo but d'établir des constitutions représentatives dans les différents pays d'Allemagne. Quand le Tugendbund fut dissous, beaucoup de membres s'affilièrent au Deutscher Bund; il fut dissous à son tour et remplacé par les Burschenschaften. Il comptait parmi ses membres l'étudiant Karl Sand, qui assassina l'écrivain Kotzebue.
Deutsgh-eylau. Géogr. V. Eylau.
DeutSGH-FEISTRITZ, ville d'Austro-Hongrie (Styrie); 2.900 hab- Mines et fonderie d'argent et de plomb.
DeuTSCH-KRAWARN, bourg d'Allemagne (Prusse [Silét-iej), sur l'Oppa, affluent de l'Oder; 3.100 hab.
Deutsch-KREUTZ. Géogr. V. Nemet-Kekesztur.
Deutsgh-KRONE, ville d'Allemagne (Prusse, .prov. de la Prusse-Occidentale), entre les deux lacs Amt et Radun ; 7.000 hab. Forges, constructions mécaniques, scieries. Ch.-I. d'un cercle peuplé de 66.000 hab.
Deutsch-LEUTEN, bourg d'Austro-Hongrie (Silésie); 2.700 tiab.
Deutsch-LIEBAU. Géogr. V. LiEBAU.
DeutSCHNOFEN, bourg d'Austro-Hongrie (Tyrol); 2.420 hab. Aux environs, couvent et pèlerinage de \Veissenstein.
Deutsch-PIEKAR, bourg d'Allemagne (Prusse [prov. de Silésie]), à la frontière de Pologne; 3.070 hab. Mines de calamine.
Deutsch-RASSELWITZ, bourg d'Allemagne {Prusse [prov. de Silésie]); 3.070 hal).
Deutsch-wagram. Géogr. V. \Vagr.\M.
DeuTZ, ville d'Allemagne (Prusse-Rhénane), cercle de Cologne, vis-à-vis de cette ville à laquelle elle est réunie depuis 1888, sur la rive droite du Rhin. Industrie assez active {soieries, velours, rubans, carrosseries, fonderies). Elle commença par être une fortere.'sSe romaine [Tuitwn].
Deutz (Simon), fils d'Emmanuel Deutz, grand rabbin du Consistoire central des Israélites français. On ignore la daie de sa naissance et celle de sa mort. Il abjura sa religion pour se faire catholique, et fut alors accueilli avec confiance par la société catholique et aristocratique.
Le pape le recommauda à la duchesse de Berry, qui lui donna toute sa confiance. Après sonéquipée eu Provence et en Vendée (1832), la duchesse de Berry se réfugia et se cacha à Nantes. Thiers, alors ministre, donna, dit-on, cinq cent mille francs à Deutz pour trahir la duchesse. Ce qu'il y a do certain, c'est que Deutz partit pour Nantes avec deux commissaires spéciaux et fit arrêter la duchesse. Victor Hugo a traduit l'indignation unanime, dans sa poésie : A / homme qui a livré une femme. Mais l'or mémo que la trahison lui avait donné, Deutz le perdit dans des spéculations financières.
DEUTZIE(rï— do A>eu(c,n.pr.) n. f.
Bot. Genre do saxifragacécs philadelpbées-
— Enxycl. Le genre deutzie (deutzia) comprend six ou sept espèces do l'Inde tempiréo, do la Chine et du Japon , cultivées dans les jardins d'Europe pour leurs fleurs ordinaire- Deutzie; a, fleur. niant blanches. Ce sont des arbrisseaux
puboscoQts, à feuilles opposées et simples. Une espèce ((ieuir(acre/ïa/aou»ca/ira),dontles feuilles portent sur leurs bords do petits crochets très rudes, est employée par les ébénistes japonais, sous le nom do joso, pour polir le bois.
DEUX ideû — du lat. duos, qui a donné d'abord dous, devenu dcus , dkiîx (adj. numér. Un plus un : Nous avont DKiJX yeux, deux narines, ii Deuxième, second : Page dkdx, ArticU deux. — A la suite dos noms propres, (/eux s'écrit ordinairement II : fienri II, roi de France, w Par cxt. Petit nombre indéterminé : Avoir dkux mots à dire. N'avoir pas plus de raison qu'un enfant de deux jours.
— Pop. Jj;s deux cocottes, Lo nombre 22. ii Les deux scnurs. Les fosses.
— Fam. N'en pas faire à deux fois, Se décider sur-lechamp, sans bcsitcr, ne pas balancer. (On dit aussi n'e.n
D'arjrent k trois
tourteaux de sable;
deux et un.
FAIRE NI u.NE NI DEUX ) 11 II n'y n pas deux voix (ou deux avis). Tout le monde est d'accord.
— pROV. : Deux avis valent mieux qu'un, On ne saurait prendre trop de conseils, ii Deux sûretés valent mieux qu'une, Ou ne saurait prendre trop de précautions.
— Blas. Deux et un. Se dit do la disposition ordinaire de trois pièces, dont deux sont vers le chef et une vers la pointe, comme les trois fleurs de lis de France. (Lorsque la disposition est inverse, on dit les pièces « mal ordonnées w.)
— Manèg. Cheval à deux mains, Cheval qui, attelé à une voiture avec un autre, peut être placé indifféremment à droite ou à gauche, n Cheval à deux ^ns. Cheval qui est également propre à être attelé et à être monté.
— Substantiv. n. m. S'emploie souvent en sous-entendant le nom auquel il se rapporte, et prend alors le caractère d'un véritable substantif : Quand on est avec un ami, on n'est pas seul et l'on n'est pas DEVX. {Ba.rthél.) w Touslesdeux, Toutes les deux, L'un on l'une et l'autre, ensemble ou séparément : iV""* de Afaintenon, gui avait aimé Fénelon comme elle aima Racine, les abandonna tous Liis deux. (Laliarpe.) nTous deux ou Toutes deux,h'\in ou l'autre, ou L'un et l'autre ensemble, n A deux. Deux ensemble : Travailler, Jouer À DEUX. Il Deux à deux. Deux par deux. Deux ensemble, par couples : Les alexandrins vont deux à deux. — Marcher deux à deux comme frères mineurs. Marcher deux à deux â la file. Il En deux. En deux parties : Partager un pain en deux. Diviser une planche en deux, il De deux en deux, Par une succession périodique de temps ou d'ordre: De deux jours EN DEUX jours. Il De deux jours l'un, Un jour sur deux, une fois tous les deux jours, ii Donner, Piquer des deux. Faire sentir à la fois les deux éperons L son cheval pour accélérer sa course. — Par ext. Aller très vite, faire diligence : Pour 7'éussir en affaires, il faut souvent piquer des deux.
Il C'est deux. Ça fait deux. Ce sont des cas bien différents, deux choses qui ne sont pas comparables. |[ A^e pas savoir dire deux. Etre d'une ignorance complète, ii Cela est clair comme deux et deux font quatre. Cela est évident, incontestable.
— Nombre deux : Le produit de deux multiplié par nicux. Il Second jour du mois ; Le deux du courant, il Chiffre (2}
qui marque un nombre de deux unités : Deux cent vingtàeux s'écrit par tj'ois deux.
— Chass. Catégorie de plomb plus petit que le n" un et plus gros que le n" trois. (Cette classification a lieu en ce qui concerne lo plomb de chasse dit o plomb do Paris >■.)
— Jeux. La plus basse carte, marquée de deux points : Le deux de trèfle, de cœur, de pique, de carreau, il Face d'un dé ou d'un domino, marquée de deux
points : Ametier deux deux, n Double deux, Domino sur lequel le point de deux est répété de chaque côté, ti Ajnener le double deux. Amener le deux sur chacun des deux dés.
Il Ba/le de deux. Au jeu de trois dés. Coup dans lequel chacun des trois dés amène le point de deux, ii Deux d'amour. Au domino, Nom que l'on donne familièrement au numéro « deux ". Il Deux mille deux cent vingt-deux. Deux carreaux, deux cœurs, deux piques, deux trèfles, au jeu de la manille, il Etj'e à deux de jeu. En être au même point, n'avoir aucun avantage l'un sur l'autre. — Fig. Avoir les mêmes prétentions ; ne se rien devoir ; s'être rendu l'un à l'autre les mêmes mauvais services.
Deux-ACREN, comm. de Belgique (Hainaut), arrond. admin. de Soignies, arrond. judic. de Tournai, au confluent delaMarcq et delà Dendre, "affluent de l'Escaut ; 3.681 hab. Bourg industriel.
Deux-amants (côte et prieuré des), sur la commune d'Amfrevillc-sous-Ies-Monts (Eure). Le nom a fait naître une légende qui a pris une certaine importance dans la poésie du moyen âge ; l'un des lais de Marie de Franco lui a été consacré. V. Amfre ville- sous-les-monts.
DEUX-CENT-VINGT-ET-UN (les) n. m. pi. Nom historique donné aux députés qui votèrent, le 15 mars i830. la tameuse adresse contre le ministère Polignac et le gouvernement de Charles X, manifeste qui fut le prologue de la révolution de Juillet. — Un dedx-cent-vl\gt-et-un.
Deux-chaises, comm. de l'Allier, arr. et à 30 kiloni. de Moulins, entre le Cher et laSioule; 1.233 hab. Houille.
Deux-Epêes (ordre des), nom donné quelquefois à 1 ordre des chevaliers porte-glaive, qui fut créé en 1204 par Albert do Brennes, évoque de Riga, pour défendre les missionnaires chrétiens contre les idolâtres.
DEUX-DENTS {deù-dan) n. m. Nom vulgaire que les pêcheurs do la Méditerranée donnent à une variété do dauphin, lo dauphin diodon ou dauphin bidenté.
DEUX-HUIT {dcû-u-it') n. m. Dénomination d'une mesure,
Les deux (cartes).
iwmtj:i\i^m'\!^^^m
Mesure k deux-huitpeu usitée, qui a la noire pour unité de mesure; elle se
marque à la clef par la fraction -.
— Par ext. Morceau dont la mesure est à deux-huit. DEUXIÈME {zi-èm' — rad. dcu.T) adj. numér. Qui occupe
le second raug, qui vient après le premier : Etre deuxikme sur une liste. Loger au deuxii'^.me étage. \\ Deuxième régiment : Le deuxième hussards. H Se disait autrefois pour Second jour du mois : Le deuxième janvier {610.
— n. m. Personne qui occupe le raiigqui suit le premier: Flèce qui est le deuxième de sa classe. Il litage d'une maison situé au-dessus du premier : Occuper tout le deuxième.
DEUXIÈMEMENT (c/-é,. adv. En second lieu. DEUX-MÂTS {deû-mû) n. m. Bàtimoat ù. dctix-mâts.
Deux-mers (canal des), canal projeté entre la Méditerranée et l'Océan, â travers le sud-ouest de la France. Cette réjjion est desservie actuellement par le canal latéral à la Garonne et par le canal du Midi. Mais ces voies ne sont accessibles qu'à la batellerie fluviale. On songe à les remplacer par un canal dit « des Deux-Mers », où pourraient s'engager les plus gros navires.
Deux -MONTAGNES, comté du Dominion canadien (prov. de Québec), à 10. et près de Montréal, sur le lac des Deux-Montagnes, qui est une expansion de l'Ottawa ; 668 kil. carr. ; 15.027 hab., presque tous Canadiens-Français.
Deux-NÈTHES ( département des ) , compris dans l'eminre de Napoléon l" et formé, en 1801, après la conquête do la Belgique. 11 s'appelait ainsi du nom des deux rivières qui traversent le territoire : la Grande et la Petite Is'cthe. Il était composé du Drabant septentrional, du marquisat d'Anvers et de la seigneurie de Malines. — Anvej-s en était le chef-lieu.
DEUX-'POIHTS {deu-pou-in) n.m. Typogr. Signe do ponctuation qui se ligure par deux points superposés (:).
Deux-ponts (en lat. Biponlum, en allem. Zweibriicken), ville d'Allemagne [Bavière], cercle du Palatiuat-Rhénan, sur la Schwarzbach, sous-affluent de la Sarre parla Blies, prèsduHarz; 12.000 hab. Industries diverses, notamment la brasserie. Cette ville a une écolo réale. Ancien palais des ducs de Denx-Ponts, détruit par les Français en 1793 et restauré depuis.
Le territoire forma jadis un comté, qui revint au Palatinat en 1394 ; puis il fut érigé en duché. Un de ses ducs devint roi de Suède en 1654 (Charles X de Deux-Ponts). Après la mort de Charles XU de Suède, il passe à la branche des Birkenfeld, qui règne sur la Bavière.
Deux-ponts, famille princière d'Allemagne, issue de la maison palatine de Bavière. Les comtes palatins descendant de Henri I", hls cadet de Simon 1", comte de Saarbruck, ne formèrent qu'un seul tronc jusqu'à la mort de Robert IIl, empereur palatin du Rhin (1410). A ce moment, ils se divisèrent en deux branches : un fils de Robert III, Louis, donna naissance à la vieille ligne électorale qui s'éteignit en 1559 ; le fils cadet, Etienne, à la seconde ligne encore vîvace, la ligne palatine de Deux- Ponts, do Simmern, de Sponheim et de Veldenz. La ligne de Deux-Ponts se partagea, dès 1459, en ligne de Simmern, qui recueillit, plus tard, l'héritage de la vieille ligne électorale et s'éteignit en 1685, et en ligne de Deux-Ponts. La branche de Deux-Pont-s jeta, en 1514, le rameau de Veldenz ; la tige principale se subdivisa de nouveau, en 1569, en : îSenbourg, Deux-Ponts et Birkenfeld. Le rameau de Deux- Ponts-Neubourg, après l'extinction des diverses lignes ainées, hérita à son tour du chapeau électoral (1681) et le porta jusqu'en 1799; celui de Deux-Ponts s'éteignit en 1731, et le rameau de Birkenfeld subsista seul.
Deux-Ponts-Neubourg. Les principaux membres de cette branche sont : Wolfgang (1526-1569), un des jjIus déterminés partisans de la Réforme, qui publia, en 1557, une liturgie luthérienne et favorisa l'instruction populaire. (Allié aux huguenots de France, il leur amena, en 1569, une armée de 17.000 hommes, etmouruten route) ; — Wolfgang-Gdh.laume (1578-1653), qui fut occupé presque toute sa vie de la querelle avec la maison de Brandebourg au sujet de la succession de Clèves et de Juliers; — Wolfgang-Guillaume (1615-1690), qui eut la douleur de voir son pays » brûler " par Montclar et par ordre de Louis XIV ; — Charles-Théodore (1724-1 799), qui, après avoir commencé son règne par d'utiles réformes, devint bientôt célèbre en Europe par sa vie scandaleuse et la vénalité de ses fonctionnaires.
Deux-Ponts-Deux-Ponts. Les principaux membres de cette branche sont : Jean-Casimir, venu de bonne heure à la cour de Suède, ami et compagnon de Gustave-Adolphe, et qui épousa sa sœur Catherine ; — Son fils Charles- Gustave (1622-1659), lequel devint roi de Suède (Charles X) le iGjuin 1654, après l'abdication de la reine Christine. [Il eut pour fils Charles XI (1655-1 697), auquel succéda CharlesXII.j
DEUX-QUATRE [deà-katr') n. m. Dénomination d'une mesure à deux temps, qui a la blanche pour unité do me-
sure. On la marque à la clef par la fraction -.
— Par ext. Morceau dont la mesure est à deux-quatre : Exécuter un decx-quatre.
XjjNjirçjifrifJirir^^
Mfûure â deux-quatre.
Deux-Roses (guerre des\ guerre civile qui ensanglanta l'Angleterre au xV siècle et fut provoquée parla rivalité politique des deux maisons royales d'York et de Lancastre, qui portaient dans leurs armes : la première, une rose blanche, la seconde une rose rouge. De là sa dénomination.
Elle eut pour origine les prétentions de Richard, duc d'York, descendant par sa mère de Lionel, second fils d'Edouard III, au trône d'Angleterre, occupé par Henri VI de Lancastre, issu de Jean de Gand, troisième fils du même Edouard III. L'irritation causée en Angleterre par la fin désastreuse de la guerre do Cent ans, l'impopularité du mariage de Henri VI avec une Française, Alarguerite d'Anjou, la faiblesse physique et morale du roi parurent à Richard des circonstances favorables à la réalisation de ses vues ambitieuses. Secondé par un parti puissant dont l'âme était Richard, comte de ÂVarwicK, il nt, en 1451 et en 1452, deux tentatives sur Londres); elles échouèrent. Mais en 1454. profitant d'une de ces périodes de troubles cérébraux auxquels Henri VI était sujet, le duc d'York réussit à se faire décerner la régence par le Parlement, sous lo nom de » Protecteur du royaume ». Une fois rétabli, Henri VI lui ota ses pouvoirs et donna ainsi le signal do la guerre des Deux-Roses.
Richard no quitta Londres que pour y revenir bientôt il la tête d'une armée. Battu et fait prisonnier à la journée do Saint-Albans (mai 1455), Henri Vl est ramené à Londres par son ennemi, auquel il rend le titre de Protecteur. Aussi énergique que belle, la reine Marguerite ne put so résigner à cette tutelle d'un candidat au trône; elle fit rendre contre les yorkistesun iiill d'attaindcr, c'cst-à-diro uu édit do proscription (1459). Non moins tenace, Warwick
roprond les armes, arrive à. Londres où il est reçu avec oiithousiusnio, bat les lancastriens à Northnmpton (MflO) et lait uommor Richard d'Yurk ht^ritier prôsoniptif do la coiirouno. Aussitôt, Mar^nieritc lùvo uno uouvoflo armée et livre aux yorkistes la terrible bataille de Waketiold (1460). Kichard y périt, son lils fut égorgé, ot ses principaux partisans furent décapités après la victoire. Ces exécutions, en provoquant dos représailles, donneront dés lors un car:ictéro d'atrocité à la guerre des Doux-Rosos. Lo lils do KiclKird, Kdouard, accouru dés l'annonce de la mort dû son péro, battit les troupes royales à la Croix-de-Moriimer (Util), mais sou lieutenant Warwick fut hu-m^mo vaincu <(uol(iues jours après par Marguerite à Saint-Albans, ot dut relàcner Henri VI qu'il traînait à sa suite. La reine ne put toutefois rentrer dans Londres : yorkiste dans l'âme, le peuple londonien u'ouvrit les portos de la capitale qu'à Edouard d'York et l'acclama roi sous le nom d'Edouard IV. Nullement décourafjée, Marguerite appela sous la bannière de Lancastro la hdèlo et belliqueuse noblesse des comtés du Nord, oi\ elle recruta une armée do GO. 000 hommes. Mais elle éprouva uno sanglante défaite ù. Towton (lUîl). Plus tard, Edouard IV s'étant brouillé avec Warwick, celui-ci alla en Franco so réconcilier avec Marguerite d'Anjou, puis il repassa le Détroit, marcha sur Londres, ot, justiliant une fois de plus son surnom do kingmaker (faiseur de rois), rétablit Henri VI sur le trône (U70). Quelques mois plus tard (ini), il trouvait la mort sur le champ de bataille de Barnet, cl Marguerite, accourue à son secours, était elle-même faite prisonnière à Tewkesbury. Ce nouveau revers eut pour conséquence l'assassinat de Henri VI. à la Tour de Londres. II ne restait plus qu'un rejeton de Lancastro, Henri ïudor. Sa victoire à Bosworth (1485), sur Richard III, de la maison d'York, qui périt oans la mêlée, termina la guerre des Deux-Roses, et son mariage avec Elisabeth d'York, tille d'Edouard IV, en réunissant sur uno seule tCte les droits des doux roses, acheva d'éteindre leur longue rivalité. DEUX-SEIZE {deû-sèz') n. m. Dénomination d'une me-
-H^HW'^Jim
Mesure à deux-seize, sure, très peu usitée, qui a la croche pour unité do mesure ; elle se marque à la clef par la fraction -^.
— Par oxt. Morceau dont la mesure est à deux-seize. Deux-Sèvres (département des), départ, de la région occidentale de la France, qui tire son nom des deux rivières qui le traversent : bèvre Nio-rtaise et Sèvre Nantaise. Formé, en 1790, de trois pays de l'ancienne province du Poitou (Niortais, Thouarsais, Gâtine), il est compris entre les départements do la Vienne, de la Charente, de la Charente-Inférieure, de la Vendée, de Maineet-Loire. Superf. :