‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 667 sur 870 · IV -.J I •■ J2 '-. 7 ■ 3A 3V Zi*"^2û · texte numérisé non relu

IV -.J I •■ J2 '-. 7 ■ 3A 3V Zi*"^2û

Carré diabolique.

colonnes, par tranches perpendiculaires aux génératrices, par lignes à 45 degrés menées de gauche à droite ou de droite à gauche, en commençant par le haut, est toujours la même. Voici un carré magique de seize cases : nous avons placé en dehors de ce carré les nombres qui complètent les lignes à 45 degrés lues de haut en bas, de gauche à droite et do droite à gauche, sur lo cylindre vertical autour duquel le carré est supposé enroulé.

G. Arnoux, dans un ouvrage intitulé : les Espaces ariUimétiques hypermagiqucs, a montré comment la diaboHe n'est, à son point de vue, qu'un cas particulier de ce qu'il appelle Yhypennagie. On a donné des méthodes pour construire des carrés satanigues ou à 2 degrés, c'est-à-dire des carrés magiques qui restent magiques lorsqu'on élève au carré tous les nombres qui y figurent. Plus récemment, enfin, G. Tarry a construit des carrés qu'il a appelés cabalistiques, et qui sont à la fois *' diaboliques » et sataniques.

DIABOLIQUEMENT (ke-man) adv. D'une façon extrêmement méchante : Machiner diaboliquement «"fCon/itrflïioj?. Inventer diaboliquement une imposture. \\ Extrêmement, prodigieusement, en diable : Bien de plus diaboliquement opiniâtre que les petits génies. (Virey.)

DIABOTANUM (nom' — du gr. dia, avec, et botaaê, herbe) n. m. Pharm.

Emplâtre fondant et résolutif, autrefois très usité, dans la composition duquel entraient beaucoup de plantes, parmi lesquelles la ciguô, la valériane, l'ellébore, les baies de laurier. Taunée, l'élatérion.

DIABROSE (du gr. dia, à travers, et brôsis, action de manger) n. f.

Méd. Erosion, corrosion.

DIABROSE n. f. Espèce d'araignéo

d'Australie. DiaiH.n...M,. . i..i«).

DiABROTiCAn.f. Genre d'insectes coléoptères phytojihages, famille des chrysomélidôs, comprenant des formes do petite taille, lisses, ovales ou arrondies, et do couleurs variées. (On connaît près do cent cinquante espèces de diabrotica; toutes sont américaines.)

DIABROTIQUE [tik' — rad. diahrose) adj. Pharm. Qui produit la corrosion intermédiaire entre les escarrotiques et les caustiques : Médicament diabrotique.

— n. m. Médicament diabrotique : Employer les dia- BROTiQUES. (Vieux.)

DIACALPE n. f. Bot. Genre de fougères, à sores involucrés, globuleux, origi-

)s, globi i de l'Ind

Diacantha fgr. 2 fois).

naire de l'Inde et de Java.

DIACANTHA n. f. En-

tom. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille deschrysoméirdés, tribu des chrysomélinés, comprenant des formes à corselet large émettant un proIongemenLqui recouvre on partie l'écusson. (Les diacantha habitent les régions chaudes do l'Afrique ; on en connaît une dizaine d'espèces, de taille moyenne.)

— Bot. Syn. de barnadésie.

DIACANTHE (du gr. di, deux, et akantha, épine) adj. Qui porto deux épines au-dessous de chaque feuille.

DIACARYON (du gr. dia, avec, et karuon, noix) n. m. Pharm. Extrait que Ton préparait autrefois avec des noix vertes et du miel, et qui avait été mis en vogue par Galieu. ii On disait aussi dianucum, et rob nucum.

DIACATHOLICON (du gr. dia, avec, et do katkoUkos, universel) n. m. Pharm. Electuairo purgatif, que l'on préparait avec la pulpe de casse et de tamarin, le séné, la rhubarbe, la réglisse et lo fenouil, et qui était regardé comme une panacée universelle.

DIAGAUSIE (kô-zt — du gr. dia. à travers, et kausis, action de brûler) n. f. Echauffement excessif.

DIACAUSTIQUE {kâ-stik' — rad. diacausie) adj. Phys. et géom. Syn. do caustiqle par refraction. V. caustique.

— Méd. Se dit des lentilles de cristal dont on se sert pour cautériser certains ulcères, au moyen de la concentration des rayons du soleil.

DIACÉNISME {sé-nissm' — du gr. dia, avec, et do cène) n. m. Liturg. Semaine do Pâques, dans la religion grecque orthodoxe.

DIACENTROS {sin-tross — du gr. dia, à travers, et ken- Iron, centre) n. m. Astron. Ancien nom du petit diamètre do l'orbite d'une planète.

DIACÉTAMIDE n. f. Chim. V. ACÉTAMIDE.

DIACÉTONALCAMINE (5^-/0) n. f. Chim. Base à fonction amino et alcool secondaire C^H'^AzO, résultant de l'hydrogénation de ladiacétonamine par l'amalgame de sodium.

DIACÉTONAMINE {sé-to) n. f. Chim. Base C'H"AzO, résultant do la combinaison de deux molécules d'acétone et dune molécule d'ammoniaque avec élimination d'une molécule d'eau.

— Encycl. On obtient ce produit en faisant arriver à la surface de l'acétone maintenue à l'ébuUition un courant de gaz ammoniac. Les vapeurs qui se dégagent passent dans un tube chauffé par un courant de vapeur d'eau et vont se condenser dans un récipient refroidi ; le produit distillé est neutralisé par l'acide sulfurique ; on évapore l'excès d'acétone, le sulfate de diacétone est dissous dans l'alcool, il cristallise par refroidissement; ce sulfate est enfin traité par la soudo.

DIACÉTONE n. f. Syn. de dicÉtone.

DIACÉTONIQUE {sé-to-nik') adj. Chim. Se dit des corps qui contiennent deux molécules d acétone dans leur molécule ; en particulier, d'un alcool CH'^O', résultant de l'action do l'acide azoteux sur la diacétonamine.

DIACÉTOTARTRATE [sé-to) n. m. Chim. Sel de l'acide diacétotartriijuo.

DIACÉTOTARTRIQUE {sé-to, trik') adj. Chim. Se dit d'un acide qui dérive de l'acide tartrique par la substitution do deux radicaux acétyles à deux atomes d'hydrogène typique alcoolique de cet acide, et se dit aussi de l'éthor neutre qui dérive du tartrate d'éthyle par la substitution de deux molécules d'acctyle à deux atomes d'hydrogène.

DIACÉTYLACÉTATE (sé-ti-la-sé) n. m. Sel dérivant de l'acido diacétylacétiquo.

DIACÉTYLACÉTIQUE {sé-tî-la-sê) adj. Se dit d'un acide (CH'.CO)' = CH.C0'H non connu à l'état libre, mais dont on connaît certains sels. Il On dit aussi acétylacétyla-

CETIQUE.

DIACÉTYLACETONÈ {sé-ti-la-sé) n. f. Tricétone CH'.C0.CH*-C0-CH'.C0.CH», obtenue en hydratant la diméthylpyrone.

DIACÉTYLE {se) n. m. Premier terme de la série des o-dicétones; il a pour formule : CH'-CO-CO-CH'. Syn.

BIACÉTYLE.

DIAGÉTYLÈNE (sé-^i) n.m. CMm. Carbure CH = C - C h Cil que l'on obtient en traitant l'acide diacétylène-dicarbonique par une solution de chlorure cuivreux; le précipité rouge qui se forme, traité par une solution concentrée de cyanure do potassium, produit le gaz diacétylène. Syn. biacétylènh.

DIAGÉTYLÈNE -DICARBONATE {sé-ti) n. m. Chim. Sel dérivant do l'acido diacé* tylène-dicarbonique.

DIAGÉTYLÈNE- DIGARBONIQUE {sé-ti, nik') adj. Chim. Se dit d'uu acide C0'H-C=C=-CO'H qui se forme dans l'oxydation de l'éther pro- ^.'^ pargilique.

DIACHAINE ikèn) n. m. Fruit sec indéhis cent, composé do deux achaines rapprochés. (Ou l'observe chez les ombellifùres et les rubiacôes.) 11 On écrit aussi diachêne, dia-

KÎiNE.

DIACHALASE OU DIACHALASIE {ka, zi — du gr. dia, â travers, et khalasis, relâche- ^4 ment) n.f. Chir. Ecartemont ou relâchement "'- * dos sutures du crâne. (Vieux.) Diachee.

DIAGHÉE(c/it')n.f.Gcnre do champignons de la classe des myxomycètes, caractérisé par une fructification simple et pédicelléo, par un capilhtium dont les

Diachila (gr. 3 fois).

filaments, allant de la columelle à la membrane externe, forment un réseau, et par des spores violettes. Ils vivent sur le bois en décomposition.

DIACHÊNE n. m. Bot. V. DIACHAINE.

DIACHILA [ki] n. f. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu des élaphrinés, comprenant de petites formes trapues et bronzées, vivant au bord des eaux.

(On connaît quelques espèces de diachila, répandues dans Thémisphèro boréal.)

DIAGHORÈSE [ko — du gr. diakhôn/tn. évacuer) n. f. Méd. Nom générique des exerétions. il Evacuation alvino ou urinaire. (Peu usité.)

DIACHROMATOPSIE (kro, psî — du gr. dia, à travers; k/iromn, a tas, couleur, et opsis, vue) n. f. Pathol.

Aberration visuelle qui colore les objets.

DIAGHROMUS (kro-muss) n. m.

Genre d'insectos coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu des harpalinés, comprenant une seule espèce habitant l'Europe et la région circaméditerranéenne. (Le diachromus germanus, assez commun dans les terrains argileux et humides, est roux, avec lo corselet et la moitié postérieure des élytres bleus ; une pubescence rousse le revêt en dessus.)

DIACHYLON OU DIACHYLUM [lom* — du gr. dia, avec, et chulos, suc) n. m. Espèce d'emplâtro. qu'on emploie généralement étendu sur une toile.

— adj.; Emplâtre diachtlon.

— Encycl. L'emplàtro diachylon gommé du codex, vulgairement appelé diachylon ou diachyhim, est composé des substances suivantes : emplâtre simple, 48 grammes; cire jaune, 3 grammes ; térébenthine, 3 grammes; poix blanche , 3 grammes ; gomme ammoniaque, 1 gramme; bdellium. 1 gramme; galbanum,

I gramme, et sagapénum, 1 gramme. Pour le préparer, on chauffe l'emplâtre simple iusqu'à liquéfaction, puis on ajoute la poix blanche, la térébenthine et la cire, préalablement fondues ensemble et passées à travers un linge, et enfin les gommes-résines, que l'on a divisées à chaud dans de l'alcool à 56 degrés centésimaux. On fabrique avec l'emplâtre diachylon gommé un sparadrap nommô vulgairement diachylon ou diachyhim, comme l'emplâtre lui-même, en liquéfiant remplâtre sur un feu doux et en l'étendant sur des bandes do toile, de soie ou même de papier. Ce sparadrap, destiné à être appliqué sur la peau pour faire des pansements, doit être agglutinatif ; on l'emploie aussi queK|uefois comme résolutif et comme fondant.

II importe, surtout quand on l'applique sur des plaies, qu'il ait été préparé et conservé asoptiquement.

DIAGHYME ikim' — du gr. dia, à travers, et khiimos, nu) u. m. Bot. Nom donné au parenchyme vert des feuilles.

DIACIDIE f.î'V/0 "i- f- Genre d'arbustes de la Guyane, de

la famille dps malpighiacées.

DIAGH'YTON n. m. Antiq. Sorte de vin doux, que les vignerons romains faisaient avec du raisin séché au soleil.

— Encycl. Les grappes, très mûres, étaient soigneusement nettoyées et séchées sur des roseaux. Puis on détachait les grains, que l'on jetait dans une futaille. On les recouvrait de moût de bonne qualité, et quand, au bout de six jours, ils en étaient imbibés, on les portait au pressoir.

DIACLASE (du gr. dia, à travers, et klasis, rupture) n. f. Géol. Mot créé en 1879 par Daubrée, pour désigner les grandes cassures du sol qui ne sont pas accompagnées de rejet. V. lithoclase.

— Chir. Ancienne méthode d'amputation, qui consistait à briser les os, puis à séparer les parties molles par une forte pression, sans se servir ni de scie ni d'instrument tranchant. 1 On disait aussi diaclastie.

DIACLASITE n. f. Silicate naturel de magnésie, de fer et de chaux, qui cristallise dans le système du prisme droit à base rhombo.

DIACLASTIE n. f. Chir, Syn. de diaclase.

DIACO (du gr. diakonein, servir) n. m. Clerc conventuel de l'ordre de Malte.

DIAGODE (du gr. dia, avec, et kâdcia, tête de pavot) n. m. Pharm. Se dit d'un sirop primitivement compose avec des têtes do pavots blancs.

— Encycl. Le sirop diacode du codex de 1866 se prépare ainsi : extrait d'opium, oef,r>0; eau distillée, 4g',50; sirop de sucre, 995 grammes. 20 grammes de ce sirop contiennent OCSOI d'extrait d'opium. Il est prescrit pour provoquer le sommeil , pour calmer une tou.\ d'irritation ou une excitation nerveuse trop exaltée. La dose varie de 10 à 30 grammes, en une ou deux fois. 11 est aussi la base de potions calmantes.

DIACODON n. m. Paléont. Genre de mammifères insectivores, famille des ictop'sidés, comprenant des formes voisines des leptictis. et fossiles dans le tertiaire de l'Amérique du Nord [diacodon celatus et alticuspis [éoccne dt "W'yoming]).

DIAGOLOCYNTHIDE {sin — du gr. dia, avec, et kolokynlhis, idos, coloquinte) n. va. Phavm. Electuaire drastique des anciennes pharmacopées, dont la coloquinte faisait la base.

DIAGONAL, ALE, AUX adj. Qui appartient au diacre ou au diaconat : Devoirs diaconaux. /'onctions diaconales.

DIACONAT («a — du lat. rimcojiKS, diacre) n. m. Office ou ordre do diacre : Becevoir le diaconat. Etre élevée Etre promu au diaconat. Exercer le diaconat.

~ Encycl. V. diacre.

DIACONATE n. m. Sel dérivant de l'acide diaconique.

DIACONESSE {uêss — lat. diaconissa; de diaconus, diarre) n. f. Hist. relig. Femme qui, dans la primitive Eglise, était préposée au service du temple et au soin des pau-

vres : Les anabaptistes français ont conservé les diaconesses. Il Femmo do diacre, dans lo temps où il était permis aux diacres do so marier, il Daas certaines soctos prutestantes, Femmes qui so consacrent à des œuvres do piotô et do charité. (On a dit aussi diaconsise.)

" Kncycl. Hist. rolig. Plusieurs femmes remplissaient un minisiére do charité auprt^s do Jéstis-('hrisl et de ses apôtres (Luc, VIII, 2-7). Lo livre dos Actes et les ICpîtres do saint Paul mentionnent les noms do plusieurs veuves, qui secondaient par leur zèlo les projjjrés do la foi. Pline le Jcnno, dans sa loiiro à Trajan (lli), déclare avoir soumis à la torture dos chrétiennes qu'il appelle jninistrs'. c'est-à-dire auxiliaires ou coadjntricos. Mais c'est dans les Constitittions apostoliques (VIII, 28) que l'un trouve pour la première fois le nom, l'offico et l'organisation des diaconesses. C'étaient des vierges ou des veuves, (|ui portaient un vêtement particulier, plus sévère que celui des autres femmes, et qui recevaient de rêvé(|UO une sorte do consécration. Elles étaient chargées principalement d'assister les femmes dans la cérémonie du haptêmc ; elles aillaient aussi les diacres dans l'instruction dos jiMuies filles, visitaient les malades et les pauvres. A l'église,

fiendant les ofHces, elles exerçaient une sorte do srirveilanco sur la partie féminine do l'auditoire. Lo concile ^lo Chalcédoine (451) fixa pour l'admission parmi les diaconesses l'âge moyen de quarante ans. Cette institution acquit une grande importance dans l'Eglise d'Orient, où les mteurs rendaient difiîcile aux hommes l'accès des familles ; Théodose et Justinien la réglementèrent. L'Eglise d'Occident so montra moins favorable aux diaconesses; bientôt, même, les conciles d'Orange (441), d'Epauno (r>07), d'Orléans (533) rirent des règlements qui les supprimèrent. On ne sait exactement jusqu'à quelle dato l'iustitutiou dura en Orient.

Les protestants donnent aujourd'hui le nom de diaconesses à des femmes de leur religion qui se consacrent à l'exercice do la charité. Le D' Fliednor, à Kaiserswerth (Allemagne) en 1836, le pasteur Antoine Vermeil à Paris, en 1841, conçurent le dessein de les réunir en communautés et de leur donner des règles. Cette innovation ne fut pas sans succès. Actuellement, il y a, dans toute l'étendue des pays protestants, environ 75 maisons de diaconesses et près do 8.500 sœurs. Dans la haute Eglise anglicane, elles ont adopté des costumes et des pratiques qui les font ressembler do très près aiLX religieuses catholiques. Les diaconesses s'occupent surtout du soin des malades et de l'instruction des enfants.

DIACONICUM {kom' — du lat. diaconus, diacre) n. m. .\rchéol. chrét. Dans les basiliques antiques, Salle attenante à l'autel, appelée encore vestiarium et mutatoriinn. (C'était là que les diacres préparaient les vases sacrés et revêlaient les ornements sacerdotaux. Il y avait aussi un diaco7iicum mains, véritable sacristie dans laquelle était installée la bibliothèque de l'Eglise, se gardaient les vases et les ornements hors du temps des offices, était reçu l'évèque, et siégeait le clergé comme tribunal.)

DIACONIE {ni — du lat. dtaconia, même sens) n. f. Hist. rolig. Charge de diacre, dans la primitive Eglise, il Aumônerie d'un monastère grec, ii Chapelleàlaquelloestannexée une espèce d'hôpital, où les diacres de Rome distribuent des aumônes et des remèdes aux pauvres, ii Sorte de bureau do charité, établi dans chaque consistoire protestant.

— Encycl. On appelait diaconie idiaconia ou diaconium), dans l'Eglise primitive, un hôpital ou un hospice destiné à recevoir les pauvres, les malades, les vieillards et les intirmes, parce que, à l'origine, ces établissements étaient desservis par les diacres. Ce nom bientôt passa à des chapelles ou oratoires de Rome desservis par des diacres et auxquels étaient joints un hôpital ou bureau pour la distribution des aumônes. Il y avait sept diaconics.une dans chaque quartier, et elles étaient gouvernées par dos diacres, appelés cardinaux-diacres. Leur chef portait lo nom d'archidiacre. L'hôpital avait, pour le temporel, un administrateur appelé le Père de la diaconie, qui était soit un prêtre, soit un laïque.

DIACONIQUE («tA-' — dugr. rfiaÂTonein, servir)n.m.Nom donné autrefois aux sacristies des églises, n Partie du siège pontifical où siègent les diacres, à la droite du "apo. il Livre qui explique les devoirs du diacre, dans Eglise grecque, il Prière que l'on fait, dans l'Eglise grecque, après l'urdination du diacre.

DIACONIQUE {nik' — du préf. rf/, et de aconit) adj. Chim. Se dit d'un acide C*H' "O", qui se produit quand on chaulfo un mélange d'acido citrique et d'acide chlorhydriquo vers aoO". Il On dit aussi diconique.

DIACONISER (du lat. diaconus, diacre) v. a. Faire diacre ou diaconesse : Diaconisicr un clerc, une veuve.

DIACOPE n. m. Genre do poissons acanthoptèros, famille des porcidés, tribu des serraninés, très voisins des serrans, dont ils dureront par le prôoporculo à bord muni d'uuo entaille où rentre une saillie de l'intoroperculo.

— Encycl. On connaît plusieurs espèces do ces grands et beaux

foissons des mers de Indo; leur chair est très recherchée sur les marchés.

Citons le dîacope Seh3>, jauno et rose doré, rayé en long de rouge vif, lequel atteint 1 métro (côte de Coromandol) et le diacope rivul'ita (orafi des Hindous), encore plus grand, violet et lileu, qui est répandu do la mer Rouge à l'Australie. DIACOPE ou DIACOPÉE (du gr. dUkopé, incision) n. f. Cliir. Fracture longitudinale d'un os et parliculiôrement dos os clu crùiie.

— Gramm. Un des noms do la kmôso ou hyperbato grammaticale.

DIACOPRÉGIG ijî — du gr. dia. avec ; kopros, excrément, et aix, aif/n.s, chèvre) n. f. Pharm. Médicament fait d'exorétnents de clièvro, employé autrefois contre lo goitre ot les maladies do la raie, du Voie, des glandes parotides.

DIACORDE n. m. Mus. V. DicoiiDrî.

DiACOS, patriote grec, né on 1788, mort en 1820. Lorsque les Crocs commenceront à so soulever contre In domi- QAtiou turque, Diacus so mit à la tête d'un corps do mon-

Dlacoiic.

tagnards ot fît prisonnier, près de Négropont, le frôro du caiuiacan de Livadio. 11 ne consentit à rendre son captif qu'à condition que lo caïmacan évacuerait la Livadio et rendrait la lil)orté aux Grecs qui étaient entre ses mains. Ces conditions, d'abord acceptées, furent ensuite violées par les Turcs, qui égorgeront plusieurs de leurs prisonniers. Diacos vengea cette trahison en taillant on pièces la troupe du chef turc. Il souleva ensuite tous les habitants de la Béotio, en leur persuadant qu'il agissait d'après l'inspiration d'une vierge miraculeuse. Il marcha avec eux contre les Turcs; mais, accablés par le nombre, presque tous ses compagnons furent tués. Diacos, blessé et fait prisonnier, subit avec courage l'horriblo supplice du pal. DIACOUSTIQUE {stik' — du gr. dia, à travers, ot akouein, entendre) n. f. Physiq. Partie de l'acoustique qui s'occupe de la réfractio'n dos sons ot do l'étude des propriétés qu'ils acquièrent en traversant divers milieux.

DIAGRANIEN, ENNE (n(-!n, ('«'— du gr. dia, prép. indiquant séparation et mouvement, et krariion, crâne) adj. So dit du maxillaire de la mâchoire inférieure qui est mobile sur le crâne. (Peu usité.)

DIACRE (lat. diaconus; du gr. diakonos, serviteur) n. m. Ecclésiastique dont la principale fonction est, aujourd'hui, do servir à l'autel le prêtre ou l'évéque et de réciter l'Evangile.

— Encycl. Théol. Les diacres sont des ministres sacrés, d'un ordre immédiatement inférieur aux prêtres. Us oui, pour fonctions de chanter l'Evangile aux messes solennelles et d'assister lo prêtre à l'autel. Ils peuvent porter l'Eucharistie enfermée dans le ciboire, et même, en cas de nécessité, donner la communion. Ils ont le droit de prêcher et de conférer le baptême, mais ils no peuvent exercer ce droit qu'avec une permission spéciale de l'évéque. Les insignes liturgiques du diacre sont : l'amict, l'aube, le cordon, l'étole, qu il porte en écharpe sur l'épaule gauche, et la dalmatique. Celui qui reçoit le diaconat est astreint, comme les prêtres, à la récitation quotidienne du bréviaire, au célibat et au port de l'habit ecclésiastique. Depuis le concile de Trente, les jeunes clercs sont régulièrement ordonnés diacres dans leur vingt-troisième année : ils reçoivent le sacerdoce à vingt-quatre ans accomplis. Ainsi, lo diaconat est, dans les séminaires, la dernière étape de la préparation au sacerdoce.

Pour ordonner les diacres, l'évéque impose sa main droite sur chacun des ordinands en lui disant : « Recevez le Saint-Esprit et le don de force ; » puis il fait touchera chacun des nouveaux diacres un calice plein de vin et une patène contenant une hostie; il lerevêtensuitede l'étole et de la dalmatique.

Chez les protestants, le nom de " diacres » est donné aux assistants volontaires du ministre^ qui se chargent, par charité chrétienne, do visiter les malados et d'assister les pauvres. Mais ce titre n'implique aucune consécration sacramentelle. — Hist. relig. D'après les Actes des apôtres (VI, 1-6), le nombre des fidèles s'étant accru, les apôtres résolurent de so réserver la prière et lo ministère de ta parole, et de confier à sept hommes, élus par l'assemblée, le soin des tables, c'est-à-dire des agapes, et l'assistance dos pauvres. Los fidèles choisirent Etienne, Philippe, Prochoro, Nicanor, Timon, Parmeoas et Nicolas, à qui les apôtres imposèrent les mains. Cet exemple fut suivi par les autres Eglises, et les diacres figiirérent bientôt partout à côté des prêtres et des évêqucs. Dans l'église, outre leur ministère auprès do l'évoque pendant l'office, ils donnaient la communion aux fidèles avec le calice, mais non sous l'espèce du pain, sauf en l'absence dos prêtres. Do plus, ils étaient spécialement chargés do renseignement ot do la préparation des catéchumènes. Hors do l'église, ils remplissaient dirt'éronts exercices do charité, comme la visite des malades, la répartition des aumônes entre les pauvres, ot, en temps de persécution, l'assistance ot l'exhortation dos confesseurs dans les prisons. Ils accompagnaient et assistaient l'Ôvôque dans l'accomplissomont do tous les devoirs do sa charge; les Constittitions apostoliques disent que los diacres sont les oreilles, les veux, la bouche ot le cœur do l'évéque. Us avaient la garue ot l'administration des biens de l'Eglise. Il semble qu'il n'y eut d'abord qu'un diacre à Rome ; on on compta sept dans la suite ; il y en eut trente-huit à Eplièse, et cent à Constantinoplo 'sous Justinien. Souvent on prenait, parmi les diacres, les prêtres ot même les évoques.

Souvent, aussi, on voit dos diacres se contenter do leur titro pondant toute leur vie; par exemple saint Ephrom ot, beaucoup plus tard, saint François d'Assise. Dans les Eglises très importantes, il y avait à la tête dos diacres un ou plusieurs archidiacres, qui assistaient l'évêquo; lo diocèse était divisé, pour cettol raison, on archidiacon('s. C'est vers lo IX" et lo X* siècle que los fonctions dos diacres échurent à des prêtres. IjO diaconat dovint dè.s lors ce qu'il est aujourd'hui : uno période dans le stage qui précède lo sacerdoce. Cependant, plusieurs souvenirs do l'ancionno discipline furent conservés : telle, par oxemplo, l'existouco dos quatorze cardinatu-diacros

Diacre (vn^ s.).

Diacre actueL

DIACONICUM — DIADÈME

de l'Eglise romaine; tel, aussi, le nom des grands vicaires, assistants immédiats de l'évoque, qui portent le titre d'« archidiacres ».

DIACRE (môme étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. Co mot signifiait anciennement aussi bien le vêtement liturgique, la dalmatique du diacre, que la dalmatique ou tuniquo royale portée lo jour du sacre et celle qui habillait le roi et ses effigies à ses obsèques. Le diacre des obsèques de Charles VII (i46i) était recouvert d'un manteau semé de cinquante petites fleurs de lis d'or, etc.

Diacre. Biogr. V. Warnkfrid (Paul).

DiAGRIE, région montagneuse, du nord de l'Attique, qui s'étendait jusqu'au canal d'Eubée et à la valléo do 1 Asope. Ses habitants s'appelaient Diacrions ou Montagnards , par opposition aux Pédiéens, habitants do la plaine, et aux Paraliens, habitants des côtes. Dans la Diacrie se trouvaient la valléo de Marathon et le district de Tétrapolis,avec les trois bourgades d'Œnoo, de Probalyntos et de Tricorytos. On y comptait aussi Aphidna, Rhamnus et Pœania, patrie de Démosthène. Les coteaux do la Diacrie étaient couverts de vignes, et le long des routes qui, d'Athènes, conduisaient à ses villages, se rencontraient de longs bois de daphnoïdes. Elle était habitée par une population travailleuse et gaie, qui se vantait d'avoir inventé l'ancienne comédie et qui parlait le dialecte le plus pur de toute l'Attique. Les Athéniecs aimaient fort à venir s'y divertir aux jours do fête.

DIACRIEN, ENNE [kri-in, en' — du gr. dia, à travers, et akros, sommet) adj. Hist. gr. Nom donné aux habitants des districts nord de l'Attique, dans ia région du Parnès. 11 Nom donné quelquefois aux habitants d'un quartier d'Athènes, voisin de l'Acropole, ii Nom d'un pai-ti politique à Athènes, vers le temps do Selon.

DIACRISB (du gr. diakrisis, action de discerner) n. f. Crise caractéristique d'une maladie, il Evacuation qui accompagne parfois cette crise.

DIACRITIQUE [tik' — du gr. dia, à travers, et krinein, distinguer) adj. Gramm. Se dit, en terme de grammaire hébraïque, de certains signes typographiques ou points qui changent ou modifient le son de la lettre à laquelle ils sont attachés.

— Méd. Se dit des signes qui servent à distinguer une maladie d'une autre : Hymplômes diacritiques.

DIACYDONION {si — de dia, et du gr. cydonion, coing) n. m. Electuaire purgatif, à base de coing.

DIADECTE [dékt') ou DIADECTES (dé-ktèss) n. m. Genre de reptiles fossiles, type de la famille des diadectidéa, comprenant de grandes formes à crâne triangulaire, très large et coupé à pic en arrière, à museau en pointe mousse, à dents presque égales, à l'exception des canines saillantes. (L'espèce type, que l'on rencontre dans le permien du Texas, est le diadectes sideropelicus, qui atteignait 2 mètres de long.)

DIADECTIDÉS {dèk^ n. m. pi. Paléont. Famille do reptiles anomodontiens thériodontes, caractérisés par les molaires allongées en travers, ordinairement à deux pointes, les incisives en cône tronqué, le vomer couvert de petits denticules. (Les diadectidés, voisins des cynodontidés, sont représentés dans le permien de l'Amérique du Nord par les genres empedias, diadecte, kélodecte, bolosnare, chilonyx et métarmosaure.) — Un diadectidé.

DIADELPHE [dèlf — A\x préf. di, marquant la dualité, et du gr. adelpkoSy frère) adj. En T. do bot., Se dit des étamiues lorsque leurs filets sont unis en deux faisceaux.

DIADELPHIE {dèl-fi — rad. diadelpfie) n. f. Bot. Réunion des filets des étamines en deux faisceaux.

— Encycl. La diadelphie est i^gale quand les doux faisceaux sont composés d'un même nombre de parties, et inégale dans le cas contraire. Chez les papilionacées, un des faisceaux a neuf pièces, l'autre une seule.

DIADELPUIES [dèl-fi) Q. f. pi. Bot. Nom d'une des classes

do Linné.

DIADELPHIQUE {dèl-fik*) adj. Bot. Qui se rapporte à la

diadelphie.

DIADELPHITE {déV) Q, f. Afséniate hydraté naturel do manganèse ot do fer.

DIADÉMATIDÉS n. m. pi. Zool. Famillo d'écliinodermes écliinidos, comprenant los oursins réguliers, caractérisés par un test mince, dos arabulacros étroits, ilo longs lub<'rculos creux, et les mâchoires non réunies on arc. — in

DIADÉMATIDÉ.

— Encycl. Les rf(«rfema/(t/t's sont répandus surtout dans les mors chaudes; los formes fossiles apparaissent dans lo jurassique et atteignent leur développement maximuiu dans les formations mésozoïquos- Genres principaux : diadcma, astropyga, eckinothrijo, cottaldïa, temnopleurtts.

DIADÈME (du gr. diadèma, mémo sens) n. m. Sorte de bandeau dont les hommes ot les femmes do l'antiquité faisaient usage pour retenir leur chovoluro ot qui devint

. HObrou,

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