V. DIS
— Pour les mots commençant par di qui ne se trouveraient pas à leur ordre alphabétique, v. le mot qui suit le prédxe.
DI. Chim. Abréviation et symbole de didyme.
DIA (gr. dia, à travers, avec, de, par, etc.), préfixe qui entre dans la composition de certains mots, avec des sens très variés. (En pharmaceutique, ce mot indiquait autrefois, en composition avec un radical, une préparation faite au moyen de la substance désignée par le radical.)
DIA interj. Mot dont se servent les voituriers pour faire aller leurs chevaux à gauche.
— Fam. IS^'€ntend7-e ni à dia ni à huhau (ou à hue). N'écouter aucune raison, ii L'un tire à dia et l'autre à liukau (ou à hue'^. Se dit do deux personnes qui, dans la conduite de l'affaire dont elles sont chargées, prennent des moyens qui se contrarient.
DIA (de l'arabe dia, prix du sanç) n. f. Sorte de vendetta en usage chez les Arabes ; peine du talion.
Dia {Dea). Mythol. Divinité romaine, protectrice des champs; les Frères arvalcs lui rendaient un culte.
DIABANTITE n. f. Silicate hydraté naturel, appartenant au genre chlorite. Variété deripidolite.
DIABASE (du gr. diabasis, passage) n. f. Roche dont la structure granitoïde ou ophitique représente un mélange de plagioclase et daugite. (Cest lo gn'instein des Allemands : le greenstone des Anglais.) Sa pâte, verte, est d'un grain si fin qu'on la croirait absolument compacte.
DIABASE ou DIABASIS {ziss) n. f. Ancien nom de diverses espèces de poissons du genre h^mulony vulgairement goreite^, qui habitent les mers chaudes.
DIABASOPHYRE n. f. Lithol. Nom donné par les géologues français à une diabase porphyroïde.
— Enxycl. La diabasophyre est le diabaaporpkyrit des Allemands. La structure de cette roche consiste en cristaux de labrador ou d'un autre plagioclase basique, et de pyroxène augite, dans une pâte granulitique de feldspatli et daugite. Quel(|ues minéraux autres, comme amphibole, biotite, magnétite, ilménite, y sont représentés.
DIABASPEGHSTEIN (spèk'-chta-in' — de diabase, et do l'allem. pechstein, stéatite) n. m. Lithol. Nom donné à une roche basique vitreuse, intimement liée au mélaphyre et nommée aussi mélaphyrpedistein ou pechstein melaphyrique.
DIABATHRARIUS {ri-uss) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type do la tribu des diabathrariinés, comprenant des charançons oblongs, grisâtres, tachés do brun ou de jaune, et de taille médiocre. (On connaît deux espèces do diabathrarius, qui habitent le Cap.)
DIABATHRARIINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des curculionidés, compre- Dant les genres diabathrarius , atelicus, strongylorhiyius. {Les charançons de la tribu des diabathrariinés sont caractérisés par leurs tarses à troisième article en palette.) —
Un DIABATHRARUSK.
DLABATHRUM (/rom*) n. m. Antiq. rom. Chaussure légère â l'usage des femmes et dont on ignore la forme, que les Romains avaient empruntée aux Grecs.
DIABÈTE (du gr. diabètes; do diabaincin, traverser) n, m. Méd. Maladie caractérisée par une urine contenant des éléments anormaux, généralement de la glycose.
— Physiq. Diabète ou Vme de Tantale, Vase muni d'un siphon, disposé de manière qu'au moment où il se trouvtî rompu jusqu'au bord, hi liqueur qu'il contient s'écoulo tout entière dans le pied.
— Encycl. Méd, On comprend sous le nom de diabi-te UD grand nombre d'états pathologiques, qui ont pour principal caractère clinique la polyurio ou exagération dans la quantité des urines.
Diabète sucré ou Diabète vrai. La glycosurie caractérise cette forme de diabète ; elle peut atteindre des quantités considérables : 300, 500 et mémo l.OOO grammes par vingtquatre heures. Les .symptômes qui accompagnent la glycosurie sont : la polydipsie (ou exïigération do la soif), la polyurio, la polyphagie et l'amaigrissement.
fréquemment, ces symptômes s'accompagnent de démangeaisons, de furoncles, d'anthrax, de gingivite, etc. Les organes des sons sont souvent atteints, la vision surtout. La frigidité est la règle.
Les complications les plus habituelles sont : l'albumi- Dtirie, les troubles psychiques, la eangrène, la pneumonie,
la phtisie, la paralysie; enfin, pour terminer la scène, lo coma diabétique. Co coma est la complication la plus redoutable, et, en général, la derniôro do l'existence du diabétique.
Par le diabétomètre, ou la liqueur de Fehling, qui, par la chaleur, donne un précipité d'oxyde de cuivre, la recherche du glycose dans l'urine est facile, et le diagnostic s'en déduit tout do suite, pourvu que cette glycosurie soit permanente.
Le pronostic est grave, surtout s'il y a des complications, mais il est curable dans la moitié des cas. Lo traitement est surtout alimentaire. On doit supprimer de l'alimentation les féculents, le pain, les sucres, etc., et prendre des viandes grillées, des légumes herbacés, des œufs, etc. ; enfin, faire des exercices musculaires, de la gymnastique. L'opium, la morphine, l'antipyrino, abaissent momentanément la quantité du sucre urinàire.
L'étiologie du diabète est discutée ; le climat peut être incriminé. Mais c'est l'influence alimentaire qui semble la plus manifeste. Toute alimentation défectueuse par exci-s doit être incriminée, car elle est une des causes du ralentissement de la nutrition.
On peut concevoir ainsi la glycosurie diabétique : le sucre musculaire provient du sang qui le reçoit au foie par transformation en glycogène, soit du sucre alimentaire, soit des matières alimentaires. Cette fabrication se fait sous l'influence du pneumogastrique, avec centre réflexe au niveau du 4* ventricule, (v. bdi.be.) La glycosurie se produira donc par production exagérée du foie, par défaut de dépense ou par lésion ou compression du plancher du 4" ventricule (diabète bulbaire). Enfin, sans en connaître la pathogénie, signalons le diabète par lésions du pancréas [diabète pancréatique).
Diabète insipide ou Pseudo-diaoèfe.Le seul symptôme commun est la polyurie ; on a ainsi : l" le diabète insipide vrai ou hydrurie, sans augmentation de matériaux solides de l'urine; 2" le diabète azoturique, avec excrétion surabondante des matériaux organiques ; 3" le diabète albumineux (v. albuminurk;) ; 4** le diabète avec élimination exagérée de substances salines, qui se divise en diabètes phosphatique, oxalique. V. glycosurie expérimentale.
— Art vétér. Le véritable diabète est très rare chez les animaux domestiques; on ne l'a peut-être encore constaté que chez le chien. Ce qui est beaucoup plus commun, même chez lo chien, c'est une polyurie, qu on a nommée diabète insipide parce qu'il n'y a pas de sucre dans l'urine, et qui est caractérisée par une abondante diurèse d'une urine claire, aqueuse, peu minéralisée, et cinq à six fois plus abondante que normalement. Elle s'accompagne, comme l'autre, d'une soit" ardente et d'une anémie grave, qui devient plus ou moins rapidement mortelle.
DIABÉTIQUE (/;&') adj. Pathol. Qui tient du diabète, qui en est affecté : Affection mABÉTiQDE. Malade diabktique.
— n. Malade atteint de diabète : Un diabétique.
DIABÉTOMÈTRE (do diabète, et du gr. métron, mesure) n. m. Méd. Instrument employé pour constater la présence du sucre dans l'urine des diabétiques : Le DiABÉTO- MÉiTRE de liohiquet est le plus employé.
— Enctcl. L'action qu'exercent les sucres sur !a lumière polarisée a été utilisée depuis longtemps pour l'analyse des urines saccharines , c'est-àdire des urines des malades affectés de diabète sucré. On se sert soit du saccharimètre de Soleil, soit du saccharimètre à pénombre {v. saccharimètre), et, mieux encore, d'instruments construits exprès pour les recherches cliniques, mais qui reposent sur les principes des saccharimètres.
DIABÉTOSE n.m.Clum. Glucose retirée du- foie des diabétiques.
DIABLAGE {blaf) n. m. Techn. Opération qui consiste à essorer la soie teinte, en faisant usage d'essoreuses spéciales appelées diables.
DIABLE (lat. diabolus ; du. gr. diabolos, proprem. « calomniateur») n. m. Démon, esprit malin, mauvais ange, d'après les croyances chrétiennes ; mauvais génie en général : Etre possédé du diable. Une tentation du diable.
— Fig. Personne très emportée, ou d'une pétulance excessive : C'est un diable que cet en/cinï-^à.' ii Personne très habile, très remarquable en quelque chose : C'est u?i diable pour l'adresse.
— Le mot diable entre dans une foule de jurons et dans quelques formules imprécatoires, exprimant soit un désir qu'il advienne du mal à (|uelqu'un, soit une sorte de serment avec imprécation sur soi-même en cas de parjure : Que le diable m'emporte, t'emporte! Au diable si l'on m'y rattrape! Du diable si l'on vous ouvre. Il Au diable. Se dit lorsqu'on renonce à faire une chose difficile ou très péni- I)le : Au DIABLE les affaires pour ce soir!\\Au diable soit. Le diable soit de ou simplem. Au diable. Sorte de malédiction ou d'imprécation : Au diable soit le bavard! Le DIABLE SOIT DE toi ! li Au diable zot. V. diabi.ezot.
— ■ Loc. div. Du diable. De tous les diables, Extrême, excessif : Une faim du diable. Un tapage de tous les DIABLES. Il Enragé, endiablé, insupportable : Quel homme du diable! 11 Avocat du diable. Ecclésiastique de la chancellerie romaine, chargé de contester les mérites dune personne dont on proiioso la canonisation. — Dans les conférences religieuses, Celui qui soutient la thèse contraire au dogme, il Diable de. Singulier, extrême, ennuyeux, dangereux : Un diable de temps, il Comme un diab'le. Comme un beau diable. Comme tous les diables. Avec emportement, en furieux ; extrêmement : Se démener comme kn beau diable. Il Comme diable en miracle ou en miracles. Sans raison, à l'étourdie. (Vieux.) il Le diable et son train. Un très grand nombre do choses diverses : Mitonner une affaire de contrebande, cigares, étoffes, liquides, le diable et son train. Il I*as pour un diable, pour un beau diable. Pour rien au monde, n Diable à quatre. Personne terrible, redoutable, turbulente, il Bo}i diable, Homme do bonne humeur, do bon caractère, commode à vivre. Il Méchant
Diabétomètre de Robiquet
diable. Homme méchant, qui cherche à nuire ou qui est difficile à mener, n Pauvre diable, Homme qui est dans la misère. — Homme qui se trouve dans une fâcheuse situation. 11 Grand diable, Homme de grande taille. — Objet extrêmement long : Un grand diable de discours, il Etre possédé du diable. En théologie, Etre sous l'action particulière, être livré au pouvoir du démon. — Fig. Etre livré à des passions fougueuses, à une ardeur excessive, il Avoir le diable au corps, Etre vif, emporté, passionné. — Avoir beaucoup d'entrain, d'animation. — Faire preuve de beaucoup d'adresse, de courage, de force, de talent ou d'esprit. Il Donner son âme au diable, Faire un pacte avec le diable, lui céder son âme en échange de biens terrestres. Il .Se donner au diable. Se dit lors(iu on se donne beaucoup de mal pour réussir. — Signifie aussi Se désespérer, s'emporter avec fureur: Quelle vie l je me donne au diable, il Domier, Envoyer au diable, à tous les diables, à tous les cinq cents diables. Maudire, exécrer, renvoyer avec colère. Il Aller au diable, à tous les diables, au diable Vauvert, Aller fort loin, se perdre, disparaître tout à fait. — Signifie également Manquer, échouer. (Le château de Vauvert, que des chartreux, sous Louis IX, firent passer pour hanté afin d'en obtenir la donation, se trouvait en denors d'une des portes les plus éloignées du centre de Paris ; de là les locutions proverbiales : Aller au diable Vauvert, Courir au diable Vauvert, dont le peuple a fait par corruption Aller au diable au vert.) n Etre au diable, Etre excessivement loin, on ne sait où. ii Faire le diable contre quelqu'un. Lui faire le plus de mal qu'on peut, n Dire le diable contre quelqu'un, En médire ou le calomnier impitoyablement, ii Faire le diable. Faire le diable à quatre. Faire beaucoup de bruit, causer beaucoup de désordre, s'emporter à l'excès. Il 5e démener comme un diable dans un bénitier, Faire mille contorsions, se donner beaucoup de mouvement, ii Ne valoir pas le diable. Ne rien valoir, être fort mauvais, n Ne craindre ni Dieu ni diable. Se dit d'un méchant homme, d'un homme déterminé, qu'aucune crainte n'arrête, n iVe croire ni à Dieu ni à diable. Etre athée, incrédule. Il Brûler une chandelle au diable. Flatter un pouvoir injuste pour en obtenir quelque chose, il Crever l'œil du diable i^ou au diable). Parvenir, réussir en dépit des envieux, n Tirer le diable par la queue, Avoir beaucoup de peine à se procurer de quoi vivre, ii Loger le diable dans sa bourse, N'avoir pas le sou. ii Etre battu du diable. N'avoir aucun repos, n Le diable bat sa femme et marie sa fille. Se dit quand il pleut et qu'il fait du soleil en même temps, n Courir comme si le diable vous emportait, Courir de toutes ses forces, il Il Le diable s'en rit. Le diable ne fait qu'en rire. Se disent en parlant d'un fâcheux événement qui n'inspire aucune pitié. Il Le diable s'en pende. Le diable chante la grand'- 7nesse. Se disent d'un hypocrite qui prend le masque de la piété, de la vertu, il C'est le diable. C'est là le diable. Voilà le diable. Voilà ce qu'il y a de pénible, de difficile, de fâcheux, de contrariant, n Ce sei'ait bien le diable si. Il serait bien surprenant que. il C'est le diable à confesser. C'est une chose extrêmement difficile, n II n'est pas si diable qu'il est noir. Il n'est pas si méchant qu'il le paraît, ii Cela se fera, ou il faudra que le diable s'en mêle {à moins que le diable ne s'en mêle, si le diable ne s'en mêle, veuille Dieu, veuille diable), Cela aura lieu malgré tous les obstacles, n Le diable s'eri mêle. Se dit d'une affaire qui tourne mal. n Quand le diable y serait, Quand ce serait le diable. Quels que puissent être les obstacles ou les moyens employés, il Le diable n'y veri'ait goutte. Se dit en parlant d'une chose fort difficile à comprendre, à débrouiller, il Le diable en prendrait les ar7nes. Se dit en parlant d'une cliose qui excite de l'indignation, de la colère, un grand mécontentement, il Le diable est déchaîné. Il arrive de grands malheurs, n Le diable n'y perd rien. Se dit en parlant d'un mal ou d'un sentiment violent que l'on cache, mais qui existe réellement ou qui éclatera plus tard, il Le diable ne lui ferait pas faire. On no lui ferait pas démordre. (Se dit d'une personne entêtée.) il Le diable pourî'ait 7nourir que je n'hériterais pas de ses cornes. Je n'ai aucun héritage à attendre; je n ai jamais eu aucune chance heureuse, it // ji'est pas plus dévot que le diable n'est saint. Se dit d'un homme qui n'a pas la moindre dévotion. Il Quand il dort, le diable le berce. Se dit d'un homme inquiet, qui roule toujours dans sa tête quelque dessein contraire au repos des autres ou au sien, il II est comme le valet du diable, il fait plus qu'on ne lui commande ou simplement // fait le valet du diable. Se disent d'un homme qui, par zèle ou par tout autre motif, fait plus qu'on ne demande de lui. ii II mangerait le diable et ses cornes. Se dit d'un très grand mangeur, ii Femme qui a la beauté du diable. Femme qui n'est pas jolie, mais qui a la fraîcheur do la jeunesse, n Diables bleus. V. la rubrique Pathol.
— Prov. : Le diable était beau quand il était jeune, La jeunesse donnf toujours quelque cliose d'agréable, même au.x personnes les jdus laides, il Le diable sait beaucoup parce qu'il est vieux, Les vieillards ont beaucoup d'expérience. Il Les menteurs sont les enfants du diable, Proverbe venant de ce que, dans l'Ecriture. le dial»le est nommé le Père du mensonge, il Quand le diable fut vieux, il se fit ermite, Les libertins deviennent volontiers dévots sur leurs vieux jours, il II vaut mieux tuer le diable que si le diable vous tuait, II vaut mieux tuer sou ennemi que d'être tué par lui; il vaut mieux faire du mal à quchiu'un que de s'en laisser l'aire par lui. li Le diable n'est pas toujours à la porte d'un pauvre homme, Un iiuinmo malheureux ne l'est pas à tous les instants, li Le diable est bien lin. Se dit pour prévenir une personne quelle ait à prendre garde à elle, à ne pas se laisser suri)reudre par les tentations, tl Ce qui vient du diable retourne au diable, Lo bien mal acquis ne se conserve pas. ne fait aucun profit.
Il C'est péché de calomnier le diable (prov. espagii.). Il ne faut calomnier personne, pas même les plus méchantes gens.
— Archéol. Tables du diable. Nom que le peuple donne aux dolmens, il Mur du diable. Nom populaire donné à un mur construit par les Romains, et qui paraît avoir entouré les champs décumates en Germanie.
— Artill. Instrument on usago dans les arsenaux pour constater l'état intérieur des canons.
— Bot. Diable en haie, Nom donné en Normandie à la clématite. Diable.
— Econ. dom. Tuyau do tôle noire pour
activer le feu d'un fourneau en donnant du tirage.
— Jeux. Nom donné à un jouet fait do deux boules
crousos réunies par une tipo, et porcôns do plusieurs trous, qui peut tourner sur une ronio on produisant un runiloniout soooro. Il Autre jouot ayant l'aspect ^-^i
oxtôriour il'uno boito avei; son couvercle. (Quand on soulùvo le couvorclo, un ressort à boudin se détend brusquement et l'ait sortir un tlialilotin.)
— Man^iJ^. Sorte de machine do bois, attachée sur le cheval pour imiter un cavalier et habituer l'animal à se laisser monter.ilVoituro sans caisse, ù, quatre roues, dont on se sort
pour essayer les chevaux on peut se tenir debout.
— Mar. Tire-bonde pour les futailles.
— Matb. Courbe du diable. Nom donné à la courbe quiapouréquation )/*-x*-t-ai*+ÔY''=o.
— Mus. anc. Cadence du diable. Trille imaginé parTartini, à qui le diable, disait-on, l'avait enseigné, et qui consistait dans une note tenue parle doigt annulaire, le petit do
Diables (jeux).
Il Espèce de calùcho, dans laquelle
Diable de dressage.
t battant, tandis que les autres doigts exécutaient diverses notes sur la corde voisine.
— Pathol. Briat de diable. V. la partie encycl. il Diables bleus. Nom donné par les Anglais à une sorte de spleen, de mélancolie. (On dit avoir des diables bleus [blue devils]).
— Techn. Chariot à deux roues, dont les ma<:ons se servent pour transporter des fardeaux, ii Charrette à quatre roues fort basses, qui sert au transport de certaines marchandises, il Sorte de brouette très basse, sans caisse, dont ou se sert pour le chargement et le déchargement dos marchandises et des colis.
Il Levier à l'usage du fabricant de glaces et du maréchal, il Machine armée do dents, dont on se sert pour carder et nettoyer le coton brut, les déchets, la laine et le crin, il Ciseaux du plus petit modèle.
Il Machine employée pour pétrir le caou-
Diable : 1. De camioQûeur; 2. De construclion.
tchouc.iiSorte d'essoreuse, appelée aussi hydro-extracteur, pour sécher les soies qui sortent de teinture, il Point du diable, Point do tapisserie consistant en une double croix.
— Adjectiv. Tapageur, turbulent, scélérat ; Il ij a des ennemis si oiables ! (M"'^ de Simiane).
— Interj. Marque la surprise, l'admiration, l'inquiétude, le mécontentement : Diable ! comme vous y allez! ii Est souvent un mot explétif, donnant seulement à la phrase un certain air de juron : Qui diable vous a dit cela ? Que DIABLE me veut-il ? Que diable .' te voilà grand comme père et mère, il Fi au diable. Exclamation de mépris, de chagrin.
— IjOC. adv. En diable , Extrêmement : Mentir kn DIABLE. Cette eau-de-vie est forte en diable.
— A la diable. Très mal, sans ordre, au hasard : E/re coiffé k LA ni.vitLt:.
— Syn. Diable, démon. V. démon.
— Encycl. Théol. Les théologiens nomment diables les anges déchus, ennemis de Dieu et tentateurs des hommes. Ils les appellent encore démons, d'un mot grec (Saijjiwv) qui, dans la mythologie classique, s'applique à des êtres intermédiaires entre les dieux et les hommes. Ils disent aussi esprits malins, esprits de ténèbres, mauvais anges. La foi enseigne que Dieu a créé tous les anges purs et bons, et quo le libre arbitre dos anges fut soumis par Dieu à une épreuve mystérieuse. Tandis que les uns en sortiront vainqueurs et furent admis aux joies étornollos du ciel, les autres résistèrent à Dieu, qui les condamna aux sui)plices sans lin do l'enfer ; ce sont les diables ou démons. Ils cédèrent dans leur révolte à l'impulsion d'un chef, souvent appelé le Diable par oxcollonco, Satan (c'ost-à-dir(ï l'Ennemi, ou lo Mauvais), ou encore Lucifer (le Brillant), par allusion à l'éclat des perfections dont il jouissait avant ua chute, ou entin Azazeî, lielzébutk.
En perdant la grâce de Dieu, les démons ont conservé une partie des dons qui rendent la nature angélique supériouro à la nature humaine. Aussi sont-ils encore capables d'exercer une certaine puissance qui se manifeste do trois manières : l" ils tentent les hommes et s'oil'orcent do les porter au mal pour les entraîner dans leurs propres sup-
S lices ; 2" ils tiennent les pécheurs endurcis sous leur omination; ils peuv<înt m(>mo en certains cas jeter un trouble profond (fans les facultés humaines par {'obsession et la possession ; 3" ils ont un pouvoir mystérieux sur la nature matérielle, ai* point môme do produire parfois des IMosiiges et dos prodiges. Mais Dieu, on leur permettant d'exercer ainsi, pour dos raisons que connaît sa sat^ossc, leur activité malsaine, la contient dans do justes limites. Il veille à ce quo l'homme ne soit pas tenté au delà do ses forces. En môme temps, il a donné ù. son Eglise le pouvoir do combattre ofllcacoment les démons par los prières, les bénédictions liturgiques et los exorcismos. Knhn, les prodiges diaholiquos se distinguent toujours dns miraclins divins par la présence do quoique élément, impur ou ridicule, qui en trahit l'origine.
L'exmtonco d'ôtros malfaisants inférieurs à la divinité, mais d'une nature supérieure à la naturo humaine, était généralement admise par los peuples anciens. Lo déchiffromont des tablottos assyriennes montre quo los Chaldéens croyaient qu'un Otro supérieur nommé Tiamaf
Diable (sculpture de la façade de N.-D. de Paris).
s'était révolté contre les dieux, et un antique glossaire appelle le serpent » l'ennemi des dieux ». Les Perses croyaient que les esprits mauvais ou dews combattaient les izeds, c'est-à-dire les bons. Los méfaits dos dévalas occupent uno grande place dans la mythologie hindoue. Kntîn, les Grecs, en admettant l'existence dos démons, distin^Miaiont les bons {agathodxmones) dos mauvais {caco- (Lrinoncs). Ou voit quo les divers peuples so sont rencontrés dans cette croyance, laquello apparaît ainsi profondément oura(nnéo dans l'immanité.
~ Théol. prétest. Les théologiens do la Réforme conservèrent assez longtemps l'enseignement do la scolastique sur \qs déjnons. Luther avait uno conception très vivo et très réaliste de Satan. Pourtant, au xviii" siècle, Duncan, professeur à l'académie de Saumur, s'elforce d'expliquer par la psychologie et la physiologie les phénomènes relevés dans l'atTaire d'Urbain Grandior. Au xvii" siècle, en Allemagne, Christian Thomasius et Balthasar Becker commencèrent l'attaque contre la croyance à Satan. Les rationalistes expliquaient les maladies démoniaques par la psychologie expérimentale et les assertions de l'évangile par le système de l'accommodation. Les supranaturalistos, tout en conservant les récits évangéliques, n'admettaient pas d'influences semblables dans les temps modernes.
— Iconogr. Il n'est pas de figure qui ait plus prêté à la fantaisie des artistes que celle du diable auquel ils donnent souvent une forme quasi humaine. Son corps est généralement couvert de poils rudes et noirs; de grandes cornes ornent son front, accompagnées de larges oreilles pendantes. Ses pieds sont fourchus ; au lieu de mains, il a des grifi'es. Il a une longue queue, un museau fantastique, des yeux effrayants. Dans VHortus deliciarum (xr s.), une miniature représente le mauvais esprit sous la ligure d'un oiseau. De même au xvi" siècle.
Mais, où le rôle du diable devient bien plus important, c'est dans les représentations qui figurent sur les vitraux, sur les colonnes, sur les arcades sculptées des cathédrales. Souvent, il déploie deux ailes de chauves-souris. Les artistes rivalisent de bizarrerie : les têtes d'oiseau, de chien, de dragon, de singe, de taureau, sont posées tant bien que mal sur un corps humain. Les pieds sont empruntés aux faunes, aux sylvains, ces ancêtres du diable catholique.
Le diable joue, en quelque sorte, le principal rôle dans la scène de la pesée des âmes au jugement dernier. Sur les portails des basiliques, à Notre- Dame de Paris, saint Michel • prend les âmes et les met dans sa balance, mais le diable s'accroche avec ses griffes au plateau pour faire basculer l'appareil. Les artistes ont vu quelquefois dans lo diable une véritable trinité du mal, et l'ont représenté avec trois visages. On a même figuré quelquefois trois têtes au bas du cgrps, trois ou quatre têtes à la poitrine, trois têtes ou trois faces au-dessus du tronc, toutes trois surmontées do trois cornes de cerf. A la main droite de cet étrange monarque du mal, est un sceptre fleuronné do trois têtes monstrueuses. Du reste, à. partir du xiv* siècle, ce n'est plus le premier art chrétien si gai, si serein ; l'imagination est obsédée de tourments, de terreurs. Le sombre symbolisme de l'Apocalypse se montre partout comme uno sanglante menace contre le siècle méchant.
— Pathol. Bruit de diable. Le bruit do diable est un souflle intense et sonore, ayant une certaine analogie avec le bruit que l'on entend lorsqu'on applique à sou oreillo l'orifice d un gros coquillage univalvo. Bouillaud l'a comparé au bruit produit par lo jouet connu sous lo nom do diable. Il siège toujours dans le triangle susclaviculairo, à l'endroit où passent les gros vaisseaux du cou, l'artère carotide et la veine jugulaire externe, et se perçoit plus souvent à droite qu'à gauche, et il est plus commun chez la femme que chez l'iiomme. Le bruit de diable est toujours le signe d'une altération pathologique du sang.
Diable amoureux (le), roman allégorique, par Jacques Cazotto, publié en 1772. — Un jeune Espagnol, Alvare, apprend d'un de ses amis l'art do .se soumettre le démon. Il va dans des ruines faire dos incantations, et Belzébutb lui apparaît successivement sons plusieurs formes, notamment sous celle d'un jeune page qui so trouve, enfin, être une jolie fille, Biondotta. Elle poursuit Alvare do ses tentatives amoureuses, et finit par triompher do sa vertu. A co moment, Belzébutb reprend ses formes do monstre, et disparaît. Dans ce roman, Cazotte semble no vouloir raconter qu'un long rêvo, mais co rêve est plein d'agrément. Du fond, d'abord très sombre, ressortent des couleurs vives, fraîches et brillantes ; lo lecteur, qui s'attendait à tout autre chose, est intéressé par une histoire bien humaine, par un amour tendre et délicat. Il n'y a point d'héroïne de roman plus jolie ni plus touchante que Biondotta. Lo dénouement est vague, aussi vaporeux que tout l'ouvrage, et le drame reste suspendu entre les otiorts du démon et ceux do sa victime.
Le Diable amoureux a donné naissance au roman anglais do Lewis, te Moine, qui reproduit sous dos couleurs sombres la fiction originale du conteur français.
Diable boiteux (le), roman satirique français, par A.-R. Lo Sago (1707). — Lo titre et lo plan de ce roman sont tirés d'une nouvelle espagnole de don Luiz Vêlez do Guevara : cl liiablo cojueto. Mais l'imagination, la grâce, l'esprit et la vivacité appartiennent ontiôremeut à la plume do Le S;ige. Le plan est intéressant. Un diable, Asmodée, délivré do sa prison, uno bouteille, par don Cléofas Léandro Zambullo, écolier d'AIcala, donne à co dernier lo don do voir à travers les toits et les murs de la ville do Madrid co qui so passe chez les particuliers do toutes les conditions. La couleur, romanesque et mystérieuse, de la fable originaire, plait et attache aussi bien par son propre mérite t|ne par les anecdotes amusantes et les observations fines sur la vie liumaino dont elle est le cadre. La critique y est vivo et pi(|uanto: les traits ont do la finesse et de la naïveté. L'autour a l'art d'y mêler des récils épisodinucs qui soutiennent l'intérêt; c'est d'un do ces récits, de l'histoire des amours de lïolflor et do Léonoro, quo Beaumarchais a tiré son drame iVEugénic Les caraclôros à la manière do
DIABLE — DIABLOT
La Bruyère abondent. Les contemporains prétendirent que I^e Sago avait, sous dos noms et des circonstances do son invention, raconté beaucoup d'anecdotes parisiennes et tracé les portraits de maints personnages do la cour et do la ville. On nommait Dufrosny, Ninon do Lonclos, M"* de Lambert, Baron.
Diable au moulin (le), opéra-comiquo en un acte, paroles de Carmen et Michel Carré, musique do Govaert, représenté à l'Opéra-Comiquo lo 13 mai 1859. La pièce est vivo, alerte et gaie; mais la musique, bien quo très agréable, manque un peu de légèreté pour un tel sujet.
Diable à quatre (le) ou la Double Métamorphose, opéra-comique en trois actes, paroles do Scdaine, musique parodiée do divers compositeurs italiens, avec quelques morceaux nouveaux de Pliilidor, représenté à l'Opéra- Comiquo do la foire Saint-Laurent le 10 août 175G. Remanié en 1809 par Solié, en 184r» par Ad. Adam, te Diable d quatre reparut encore à la scène avec succès.
Diable amoureux (le), ballet-pantomime en trois actes et huit tableaux, scénario do Sain^Goo^ges, cliorégraphie de Mazilier, musique de Benoît (l"' et 3* actes) et Rebor (2" acte), représenté à l'Opéra lo 23 septembre 1840. — Ce ballet obtint un grand succès. Dix ans plus tard, Saint-Georges reprenait son sujet et en tirait le livret d'un joli opéra-comique, que Grisar mettait en musique, et qui fut représenté au Théâtre-Lyrique.
DIABLE n. m. Entom. Nom donné à divers insectes de couleur noire, ou armés d'appendices en forme do cornes, ou pourvus de longues antennes. Il Demi-diable, Insecte hémiptôre.
— Ichtyol. Diable de mer. Nom donné à plusieurs poissons d'une forme hideuse, tels que les grandes raies, la baudroie, le chaljot épineux, etc.
— Mamra. Diable des bois. Espèce de singe. 11 Diable de Java, Pangolin et espèce d'iguane.
— Ornith. Diable enrhumé, Tangara. il Diable des savaries, Ani.
Diable (pont du), nom que l'on donne, en plusieurs endroits, à des ponts très hardis et ayant coûté beaucoup de peine à établir, comme si le diable seul avait pu venir à bout d'une telle entreprise. Quelque légende se rattache toujours à l'origine de ces ponts. — Le pont du Diable le plus célèbre est celui qui a été jeté sur la Reuss, au pied même du Saint-Gothard, sur la grande route qui va de Lucerne à Milan.
Le pays de Galles, en Angleterre, a également son pont du "Diable à uno seule arche, jeté au-dessus d'un abîme de plus de 66 mètres do profondeur, où le Mynach s'élance en formant do magnifiques cascades.
Diable (île dd\ nom d'une dos trois îles qui constituent lo groupe des îles du Salut, sur les côtes de la Guyane fram^aise.
DIABLEMENT adv. Fam. En diable, excessivement : Enfant diablement étourdi.
Dlablerets, massif calcaire dont le j)ic le plus élevé atteint 3.246 mètres, et qui dresse ses pointes et suspend ses glaciers au N.-O. de Sion, dans les cantons de Berne, de Vaud et surtout du Valais. Pentes terribles, ascensions difficiles. Les plus vastes de ses mers do glace s'inclinent vers la rive droite du Rhône par la Lizerno et par la Grande Eau.
DIABLERIE (ï't — rad. diable) n. f. Mag. Sortilège, maléfice; action où intervient lo diable : La diablerik /lorissait au moyen âge.
— Fam. Intrigue, machination secrète : Tenez pour certain qu'il t/ a toujours tfuch^ue diablkrib cachée sous un étalage de modéi'ation. (Founer.) il Malice, méchanceté : Vous êtes trop convaincu de la diablerie de ce monde pour croire d sa justice. (Proudh.) il 'Vivacité, fougue, emportement : La DiABLKBiii naive des sens chez les amoureux de dix-sept ans. (Ste-Beuve.) il Chose du diable, fâcheux inconvénient : Avoir la bourse vide, voilà la diablkrib.
Il Tableau, image quelconque, représentant des scènes où figurent des démons : Les DlAJJLLRiiiS de Callot et de leniers.
— Tbéâtr. On donna lo nom do diableries, vers lo xiv" ou lo w" siècle, à des pièces populaires dans lesquelles le diaiilo jouait le principal rôle. Auparavant, on disait
.niABLiii. L'un des plus célèbres trouvères du xiii' siècle, Rutebeuf. a donné au diable, dans lo Miracle de Théophile, un rôle d'une si grande importance, que cette pièce peut être regardée comme une diablerie. On joua des dianle-rios jusque dans la première moitié du xvi" siècle. Eloi d'Amerval a publié un recueil intitulé ; Diableries (1507). On a donné aussi lo nom de « diableries » ù des contes dont le plus important personnage était lo diable, et qui avaient pour sujet les manœuvres, les persécutions ou les tours singufiers de co vieil ennemi do l'humanité chrétienne. C est dans co sens que M"'" do Sôvigné a écrit : .< Si nous étions des sylphes, nous pourrions vous conter queUpio diablerie, u
DIABLESSE (blèss) n. f. Diablo femelle.
— Parext. Femme méchante, acariâtre ou extrêmement vive. Il Une bonne diablesse. Une femme do joyeuse humeur et d'un caractère bon et facile, il 6'hc i/rande diablesse, Uno femme de grande taille. \\ Une pauvre diablesse, Uno femme misérable ou digne de pitié.
— Adjectiv. Qui est méchant© ou turbulente : Une femme diablessk est quelquefois pire qu'un vrai diaulë. (Dancourt.)
DIABLETEAU n. m. Lini:uis(. V. nniu.oTKAU.
DIABLEZOT, DIABLE ZOT. AU DIABKX ZOTI {dodinblc, et d'un mot zot, dont lorigiue est lucortainol, interj. Foiu, point du tout ! (Exclamation marquant la mauvaise humour.) [Vieux.]
DXABLIFIER (SE) [do diable, et du lat. fieri, devenir] V pr. Burlesq. Se changer on diablo.
DiABLiNTES, petit peuple dos Gaules, dont !o territoire, peu considérable, so trouvait renfermé dans celui des Ceuomanui, c'est-à-dire dans lo diocèse du Mans. Sa capitale était yi/6/ai«s (Mayenne). — Un, lue DiaulïNTK.
DIABLON n. m. Voilo d'étai do porrucbo, qui so hisse au-dessus du diablotin. (Rare.) il Ou dit aussi diahlot.
DIABLOT {bli)) n. m. Linguist. Petit diablo. (Vieux.)
— Mar. V. DiAOLON.
DIABLOTEAU — DIACONESSE
Diablotin (jeux).
DIABLOTEAU (lo) n. m. Linguist. Petit diable, ii On a dit aussi diadletkao.
— Ornithol. Nom vulgaire du stercoraire pomarin. DIABLOTIN, INE n. Petit diable, petite diablesse, ii Fam.
Enfant vif, espiègle, turbulent.
— adj. Qui est propre au diable, ou aux enfants espiègles : Humeur diablotine.
DIABLOTIN n. ni. Art culin. Plat d'entremets, consistant on do la crème aux œufs, divisée en petits carrés et frite.
— Confis. Espèce de dragée faite de chocolat et recouverte do noupareilio, qu'on met souvent en papillotes.
— Jeux. Sorte de petit pétard, contenu dans un papier tordu en forme de papillote, et qui renferme le pétard en même temps qu'un bonbon et une devise.
— Mar. Yoile d'étai du perroquet de fougue, qui se hisse au-dessus du foc d'artimon, ii Petit nuage irrégulier, qui apparaîtdansles temps d'orale.
— Ornithol. Oiseau voyageur, du genre pétrel, très commun aux Antilles, où il arrive deux fois par an , en mars et en septembre.
— Pharm.anc.
Nom que l'on donnait à des pastilles employées comme aphrodisiaques , appelées aussi DIABLO- TINS STIMULANTS ou PASTILLES STIMULANTES.
— Philos, soc. Nom donné par Fourier aux nourrissons do la catégorie la plus turbulente.
— Techn. Ouvrier qui. dans un moulin, amène, à l'aide d'une pelle, les olives sous le passage de la meule, il Cuve, appelée aussi RiiPosoiR, qui reçoit 1 indigo nageant encore dans les eaux mèros.
DIABOLICISME (sissm' — du lat. dtabolits. diable) n. m. Caractère, nature d'un être méchant, diabolique.
DlABOXilE (li) n. f. Arithm. Caractère des nombres formant un carré diabolique.
DIABOLIQUE {lik') adj. Linguist. Qui vient du diable, qui est inspiré par le diable : Tentation, Suggestion diabolique.
— Fig. Qui a quelque chose do méchant, de mauvais ou de malin : ffomme diabolique. /m'e«/ion diabolique. Temps, Breuvage diabolique. Sourire diabolique. Il Très pénible, très difficile, tel que le diable seul en viendrait à bout : Travail diabolique.
— Arithm. Carré diabolique, Carré magique, ainsi désigné par Lucas, et tel que, si on le divise en deux rectangles égaux ou inégaux par une ligne horizontale ou verticale, de toutes les façons possibles, lo carré doit rester magique après l'échange des deux fragments du carré.
— Encycl. Arithm. Si l'on enroule ancarré diabolique sur un cylindre, de sorte que les deux côtés verticaux ou horizontaux soient juxtaposés, la somme des nombres lus par
A, diablotin.
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