GRAPHIQUE
DIAGRAPHITE n. f. Sorte de roche schisteuse, dont on fait les crayons à dessin.
DIAGRÈDE (du bas lat. dïagredium, corrupt. du gr. da~ criidion, petite larme) n. m. Pharm. Ancien nom d'une préparation de scammonce.
— Art vétér. Poudre de scammonée.
DiAHOT ou Grande-rivière, nom du plus important des cours d'eau de la Nouvelle-Calédonie, long d'environ 120 kilomètres et navigable jusqu'à 40 kilomètres de son embouchure. (Celle-ci forme un port étroit, mais offrant un bon mouillage.]
DIAION idi-a-yon — du gr. dia^ avec, et îon, violette) ^-. u.^c~t;n^ A ir, ,.;^\^,t^
uiAïun \ui-a-yon — au ^
n. m. Pastille à la violette.
DIAIRE idi-èr' — lat. diarius ; de dies, jour) adj. En T. de méd., Qui se termine au bout d'un jour : Fièvre diaire. Syn. de éphémère.
DIAKÈNE n. m. Bot. V. diaohaink.
DiAKOVA, DiAKOVO ou DlAKOVTTZA. localité de la Turquie dEuroi)e (.\lbanie [vilayet '\e KossovaJ), sur la RiéUa, affluent du Drin Blanc ; Jl.OOO hab.
DiAKOVAR, DeakOVAR, ou DjakOVO, bourg d" Austro-Hongrie (Slavouie Lcomitat do Virovititz]) ; 9.200 hab.
DiALAFARA, canton du Soudan français (Kaarta [cercle de Bafoulabéji, sur la rive droite du Sénégal moyen. Village principal Diala, sur un sous-affluent du Bak-Hy.
DIALANTATE n. m. Sel dérivant de l'acide dîalantique.
DIALANTIQUEi^7c')adj.Chim. Se dit d'un acide, C*°H*'0\ qu'on obtient en traitant par la potasse en excès le composé cristallisé qui se forme quand on fait passer un courant d'acide chlorhydrique dans une solution alcoolique d'acide alantiquo.
DIALDANE n. m. Chim. Aldéhyde, C'H"0', dérivé do l'aldol par réunion de deux molécules on une, avec élimination dune molécule d'eau.
DIALE (lat. dialis; du gr. Zens, Dios, Jupiter) adj. m. Antiq. rom. Qui était consacré à Jupiter, au culte do Jupiter : Flaininc diale. V. flamine.
DIALECTAL, ALE, AUX {lék') adj. Qui a rapport, qui appartient ù. un dialecte : Formes dialectales. Jdiotismes
DIALECTAUX. *
DIALECTE (l/^kf — du gr. dtale/ctos, môme sons) n. m. Formes particulières qu'a ])rises une langue dans une ville, uno province, une contrée ; Le dialecte ionien. Le DJALECTK attique.
— Encycl. Les dialectes sont los différentes formes d'une langue; ils dérivent d'un type uniq^uo. Ijorsquo l'un dos dialectes on usage dans un pays acquiert une influence prépondérante, soit par la puissance du jieuple (jui lo parle, soit parle génie des écrivains qui l'emploient, il passe lui-même à l'état de type, de langue liiiérairo, et annule presque les autres. C'est ainsi que lo toscan, manié par Dante, Pétrarque et Boccacc, est devenu la langue littéraire do l'Italie. Lorsque les peuples de mémo langue se divisent en ditTérentes nations d'une égale puissance, les dialectes dérivés du type primitii deviennent eux-mêmes dos langues. Ainsi les langues latines : l'italien, lo français, l'espagnol et le portugais, simples dialectes vis-à-vis du latin classique, et plus lard du roman, sont dovonuos des langues ayant elles-mêmes leurs dialectes.
L'antiquité no nous fotiruit do documents que sur les idiomes littéraires; c'est à poino si los auteurs anciens mentionnent l'oxislonco dos dialectes qui n'étaient que parlés et qui, pourtant, étaient innombrables. Nous no connaissons des dialectes grecs que los dialectes littéraires. On les ramène aux types principaux suivants : l'éolion, l'ionien, l'attiquo, lo dorion et la langue commune. Mais la langue grecquo, parlée sur une étendue do pays considérable, en Grèce, en Asie Minoure, dans l'Italie méridionale, se subdivisa en un grand nombre do dialectes. Du laconion, du béotien, il reste ;i poine quelques formes, quelques inscriptions. Le dialecte attique, dérivé do l'ionion primitif, devint le grec par exrdlonco, Athènes étant devenue la roino de la Grèce. Il faut remarquer qu'aueun do ces dialectes no s'est employé pur : ils so sont muluelloment emprunté des formes.
.' Le latin classimie, dit Max Millier, est un dos nombreux dialectes parlés par les habitants aryens do l'Italie lusquo, ombrien, sabin, mossapion, latin, otc.) : c'était lo dialecte du Latium; dans lo Latium le dialecte de Komo, ÎL Komo mémo lo dialecte des patriciens, prévalurent dans la littérature. Si los plébéiens avaient ou lo
dessus au lieu des patriciens, le latin eût été fort différent do ce qu'il est dans Cicéron. Après avoir été adopté comme la langue do la législation, do la religion, de la littérature et do la civilisation générale , le latin classique devint fixe et immobile. » Mais le latin populaire continua à se développer; il s'altéra différemment dans les différentes parties do l'empire romain et donna plusieurs dialectes, qui devinrent les langues romanes. Chacune d'elles, à son tour, se transforma en dialectes : c'est ainsi que le français renfermait 1ns deux langues d'oc et d'oïl, qui elles-mêmes comprenaient, la première, les dialectes languedocien, provençal, auvergnat, gascon, etc.; la seconde, les dialectes normand, picard, bourguignon. Chacun de ces dialectes se divisait en sous-dialectes, et ainsi do suite.
C'est dans le nombre de leurs dialectes que les langues puisent leurs grands éléments de vie. Au milieu des commotions politiques, lorsqu'un mélange plus intime des diverses fractions du mémo peuple s'effectue, de la fusion des dialectes naît une langue nouvelle rajeunie.
— Syn. Dialecte, idiome, langage, langue, patois. Une langue est l'ensemble des mots dont un peuple fait usage. Langage a aussi quelquefois le même sens; mais, le plus souvent, il désigne la manière dont on se sert de la langue, dans telle ou telle circonstance particulière; de plus, un langage n'est pas seulement un ensemble de mots, c'est aussi un système de signes quelconques propres à exprimer la pensée ; on dit : le langage du geste, des fleurs, etc. 'L'idiome est la langue considérée dans ce qu'elle ado particulier pour ses tournures, pour ses manières d'associer les mots; ou bien, c'est une langue dont l'usage est peu répandu, c'est la langue d'un petit peuple, d'une tribu isolée. Entin, le dialecte est une variété dans la langue principale, et cette variété consiste, soit à prononcer les mets d'une façon particulière, soit à leur donner des terminaisons un peu différentes de celles qu'admet la langue mère, sans altérer les lois générales et le caractère propre de celle-ci. he patois est proprement la manière dont s'expriment les paysans ou au moins les gens peu lettrés d'une province, quelquefois même d'une région moins étendue que la province.
DIALECTICIEN, ENNE {Irk'-ti-si-in, en' ~ du gr. dialcktikos, qui sait raisonner) n. Philos. Personne qui enseigne la dialectique, ou qui fait usage de la dialectique : L erreur propre aux dialkcticiens est de croiz-e que la réalité augmente avec la généralité et dans la même proportion. (J. Simon.) Il Personne habile dans la dialectique : Un grand dialecticien.
— adj. Où Ion emploie la dialectique : L'éloquence de liobespierrc, d'abord sèche, verbeuse et dialecticienne, s'éleva et s'cclaircit. (Lamart.)
DIALECTIQUE {lèk'~tik' — gr. dialektikos même sens [de dialegesthai, s'entretenir, discuter, en particulier discuter par demande et par réponse]) adj. Philos. Qui appartient à l'art de raisonner ; Les procédés dialectiques.
— Arguments dialectiques. Dans la philosophie de Kant, Arguments seulement probables, et ne reposant que sur des faits contingents.
— Gramm. Qui appartient à un dialecte : Mot dialectique. Forme dialectique. La conjugaison est ce qui offre le plus de champ aux variations dialectiques. (E. Littré.)
Il Dans ce sons, on dit aussi et plus souvent dialectal. DIALECTIQUE (lek'-tik' — même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Art de raisonner avec méthode ou avec subtilité : Toute saine niALECTigtiK se fonde sur la définition. (V. Cousin.) Il Raisonnement méthodique, enchaînement de preuves.
— Encycl. La dialectique est, à proprement parler, l'art de discuter. Mais on ne discute pas seulement avec les autres, on discute aussi avec soi-même. Envisagée à ce dernier point do vue et comme moyen de critiquer ses propres idées, la dialectique n'est autre chose quo la méthode philosophique. C'est le rôle qu'elle a joué dans la première période do la philosophie grecque depuis Zenon, qui, au dire d'Aristote, fut son inventeur, jusqu'à Platon, où elle atteint son apogée. Ainsi, la dialectique est tout à la fois l'art do dist'uier et uno méthode philosophique.
Comme méthode philosophique, elle fait son apparition quand la raison commence A réfléchir sur elle-même et à comprendre les principes. C'est l'école d'Eléo qui établit la différence de la raison et de l'opinion, et c'est Zenon d'Eléo qui inaugure l'art de la dialectique, lequel reçoit ce nom soit parce quo Zenon discutait en interrogeant et en répondant, soit que l'on ait voulu exprimer par là. lo caractère discursif de cette méthode <iui marche do conséquence en consétjucnco. La dialectique do Zenon est négative; elle consiste à pousser jusqu'à la contradiction la doctrine comnattuo. Socrate inaugure une nouvelle dialectique qui comprend deux parties :
l'ironie ou réfutation do la fausse science ; lu maïeulique ou accouchemont dos ûmes qui sont grosses do la vérité, ot qui emploie deux procédés :
Vinduction, qui conduit do ce qu'il y a do particutior dans les choses à ce qu'elles renferment do plus général; \a définition, qui montre dans la notion générale la vraie raison dos choses particulières. Platon fait de la dialectique lo mouvement de l'âme qui va vers la vérité. Il on a donné lo symbole dans l'allégorie do la caverne. Ce voyage do l'Ame, comme Platon l'appelle, débute par la simple conjecture, puis la croyance, qui constituent l'opinion; il se continue parla pensée discursive, qui commence à fonder la science en nous faisant concevoir les irffV* on types d'après lesquels nous jugeons dos choses sensibles; oniin un dernier élan nous découvre l'idéo une qui relio toutes les autres, l'idéo du bien. C'est lA la dialectique ascendante. La dialoctiquo descendante consiste A redescendre des principes pour constituer los sciences narticulièros. Dans les temps modernes, Hegel a renouvelé la dialectique par l'idoutilication du rationnel ot du réel. La vraie science do lu \>vnséo no fuit qu'un avoc la vraie scionco do l'être. La raison absolue est au-dessus du principe do contradiction, ot la dialoctiquo procède pur tlièso, untithèso ot synthèse.
C'est avoc Aristoto quo la dialoctiquo prona l'autro srns
Ln dialcctlquo (sculi>-
turc t)o la caihMrolo
de Laon, xin* s.].