DIASTOLE
Diasemia (gr. d'un tiers).
DIASPASIDE {spa) n. f. Genre d'herbes vivaces, de la famillo dos goodoniées, à fouilles alttM'nes linéaires et à ik'urs axillairos ot solitaires, compronant une soulo os- YÎ-Ci\ (pli habite l'Australie.
DIASPASME {spassin' ~ du gr. diaspasma , déchirure) n. m. Intervalle ou pause marquant suspension de sens on séparation entre plusieurs vers d'un chant, chez les anciens Grocs.
DIASPHENDONÈSE (xfan — du gr. dïasphendon^sis ; do dia, avec, ot syi/i. //</.. nr, fronde, bandage, ressort) n. f. Ant. gr. Genre do supplice par écartèlement. (On attachait les doux pieds du patient à deux arbres plies de force, qu'on laissait ensuite reprendre leur position première.)
DIASPINEL ou DYASPINEL {spi-nèV) n. m. Coram. Etoffe de prix, qui était une variété de drap de soie, dont on se servait, autrefois, pour faire des chasubles, des chapes, des dalmatiques et autres ornements d'Eglise, n On disait
aussi DIASPMEL.
— Joaill. Variété de calcédoine, appelée aussi diapse par les lapidaires du moyen âge, et qui est l'héliotrope ou jaspo sanguin des minéralogistes.
DIASPON (spon) n. m. Chim. Explosif formé de 92 à 99 parties de nitroglycérine et de 5 à 7 parties de cellulose de bois légèrement nitrée.
DIASPORAMÈTRE OU DIASPOROMÈTRE {spo — du gr. dia-^pora, dispersion, et jjiétroji, mesure) n. m. Instrument qu'emploient les fabricants d'instruments d'optique pour déterminer par expérience le rayon de courbure rigoureusement exact qu'ils doivent donner à une lentille devant être accolée à une première lentille pour rendre l'ensemble absolument achromatique.
— Encycl. Le problème de l'achromatisme des lentilles peut être ramené à celui de l'achromatisme des prismes (de même substance que les lentilles). Taillant dans les deux substances deux prismes d'ano;les quelconques A et A', on cherchera à achroniatiser chacun d'eux avec un troisième prisme, d'angle variable, dit dtasporamètre.
A cet effet, Rochon utilise deux prismes d'angle 6, l'un fixe, l'autre mobile autour de l'axe de l'appareil, dont la rotation est mesurée par un cercle gradué vertical, de sorte que leur ensemble constitue un prisme unique dont l'angle peut varier de 0 à 2 9. Le prisme d'angle A à achromatiser sera placé en avant, éclairé par une fente qui fournit un spectre ; A et la fente sont affectés à un nouveau cercle divisé vertical et, à toute rotation du diasporamètre, on fait tourner A et la fente d'un angle convenable, de calcul aisé, en sorte qu'il reste d'angle opposé au diasporamètre, mais à section droite parallèle. L'arête du diasporamètre varie de position, en effet, suivant la rotation du prisme mobile.
On continue la rotation du diasporamètre jusqu'à disparition des couleurs, et le prisme A est alors acnromatisé par un prisme dont l'angle est une fonction simple de la rotation. Le plus grave inconvénient de cet appareil est de faire suivre constamment le mouvement par le prisme A, et Jamin y remédie en faisant tourner également, en sens inverse, les deux parties du diasporamètre, ce qui est équivalent à une rotation double pour l'une d'elles, mais ce qui laisse invariable la section droite.
Brewster reçoit limage d'une fente sur un prisme A à arêtes parallèles à la fonte ; il forme un spectre de largeur a; un autre prisme donne un spectre opposé de largeur b; en tournant le second prisme d'un angle o, on réduit la largeur du spectre à b cos a et les deux prismes sont achromatisés lorsque b cos a = a. II reste à opérer do môme avec le prisme A'.
Signalons, enfin, le diasporamètre de Boscovich.
DIASPORAMÉTRIE ou DIASPOROMÉTRIE ( spo, tri — rad. diaspnra>nétre) n. f. Physiq. Science do l'achromatisme des lentilles ou des prismes.
DIASPORE {spor — du gr. diaspora, dispersion) n. m. Hydrate naturel d'alumine.
— Encycl. Le diaspore, dont la formule est IPAPO% contient de 14 à 15 p. 100 d'eau; son poids spécifique varie de 3,3 à 3,5 ; sa dureté est égale à 6. Cette espèce minérale cristallise dans lo système rhombiquo. Sa couleur ordinaire est vordâtre ou jaunâtre. On lo trouve dans les schistes ayant subi l'action du métamorphisme, en compagnie du corindon. Lo minéral qui nous occupe a été appelé diaspore par Haiiy, parce que, exposé à la flamme d une bougie, il crépite avec violence et se dissipe en une multitude do parcelles blanches ot brillantes.
DIASPRE {asspr') n. m. Nom donné anciennement au jaspe.
DIASTALTIQUE {staf- tik' — gr. diastaîtikos, propre à séparer) adj. Anat. Se dit de l'cnsomblo dos organes, des phénomènes nerveux qui aboutissent à la contraction dos muscles : Action diastaltujue.
— Encycl. L'arc diaslaltique de Marshall Hall se compose d'un groupe de nerfs sonsitifs, d'un groupe de nerfs moteurs, et do la moelle où dos relations sont établies entre ces deux groupes.
DIASTASE, DIASTASIS {sta-ziss — gr. diastasis , disjonction) n. f. Chir. Ecarlement do doux os articulés sans luxation.
— Chim. Principe immédiat que l'on a trouvé dans les céréales et les tubercules de pommes de torro : C'est sur ta /•traction spéciale de la niASTASii que se fondent surtout les industries de la fabrication de la bière, du sirop de dextrine, de la dextrine f/ommeusc, etc. (Payen.)
— Encycl. Chim. et bot. La betterave contient dans sa racine du sucre cristallisable ; la pomme do terro ronforme do la fécnlo ; les grains do l'orge, do l'amidon. Ce sont là dos espèces do réserves (pie ces plantes consomment au moment do la floraison otqui leur lournissont les aliments nécessaires à leur dôvelonpomont. Tous les végétaux possèdent, sous dos formes diverses, des réserves alimentaires du mémo genre; mais ces réserves ne sont pas assimilables sous la forme où nous les trouvons : elles doivent, au préalable, subir une transformation. Le principe qui accomplit cette opération porto lo nom do dia.stase ou ferment soluble : il n'apparaît dans les plantes qu'au moment où sa présence devient nécessaire, quand la respiration oxydanto so manifeste. La diastaso de la betterave intervertit le sucro cristallisable; celle des graines transforme l'amidon endoxtrinoot en maltoso. Los ferments qui vivent aux dépens des matières sucrées, do l'amidon, do la caséine, do l'albumine, doivent d'abord, pour les
rendre assimilables, les modifier au moyen d'une diastaso qu'ils sécrètent; les plantes insectivores : drosera, dariingtonia, etc., possèdent une diastaso qui leur permet do diyércr leur proie. Les ferments solubles portent encore lo nom de ferments 7wti fif/urés ou indirects; on les désigne aussi sous les noms de dinstascs enzymes ou zymascs, et,
fdus particulièrement dans les graines, émulsine; dans es sucs végétaux, ferments peptogênes ou saccharigènes. Les diastasos se rencontrent dans certains organes animaux : diastase des glandes salivaires, ptyaline; des follicules gastriques, pepsine; du pancréas, pancréatine.
Les dia.stasos desséchées perdent leur action vers 80"* ; mais, à l'état sec, elles ne perdent leur activité qu'à une température supérieure ; ainsi, la pepsine est encore active à 150^. Chaque diastase possède son maximum d'action à une température déterminée.
Les diastases ont des compositions chimiques variables, mais elles sont toutes oxydables; leur oxydation affaiblit et même détruit leur pouvoirdiastasique;la lumière exerce aussi une influence dans le mémo sens, de sorte que les diastases devront être conservées à l'obscurité dans un espace privé d'ox^-gène ; on préfère les conserver â l'état sec lorsqu'on le peut.
DIASTASIFÈRE [sta — de diastase, et du lat. ferre, porter) adj. Se dit de la matière d'origine animale ou végétale qui renferme la diastase : Matière diastasifère.
DIASTASIMÈTRE [sta — de diastase, et du gr. métron, mesure) n. m. Instrument servant à mesurer approximativement les distances dans les opérations géodésiques. Il On dit également diastimètre.
DIASTASIQUE {sta-zik') adj. Chim. Qui se rapporte à la
diastase : Action diastasique.
DIASTATE ou DIASTATA {sta) n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des piophilidés. comprenant de petites mouches oblongues, à ailes ordinairement tachetées, avec les nervures transversales très écartées. (On connaît une douzaine d'espèces de diastates. propres à l'Europe; telle est la diastata adusta, brune et fauve, de France, qui vit au bord des eaux.)
DIASTATITE {sta — du gr. diastates, différent) n. f. Nom donné par Breithaupt à un silicate naturel d'alumine, de chaux, de fer et de magnésie. Variété de hornblende.
DIASTÉMA (s/e) n. m. Bot. Genre de gesnéracées, tribu des gesnérées, habitant l'Amérique du Sud. (Les diastémas, dont on connaît plus de treize espèces, sont des herbes grêles, à feuilles couchées, à petites fleurs axillaires.)
DIASTÉMA {sté — du gr. diastêma, atos. interstice) n. f. En composition, le mot désignait autrefois une scission, une séparation entre deux parties qui sont normalement jointes : vnxsTÊ^dXTébjtrie (gr. élutroJi, vagin), division longitudinale du vagin en deux parties ; diàsté- MAxencéphalie , division complète des deux hémisphères encéphaliques; etc.
DIASTÉMANTHE {sté) n. m. Bot. Genre de graminées, tribu des rotbœlliacées, habitant l'Australie. (Ce sont des herbes à chaume ramifié, à larges feuilles engainantes, à fleurs en épis.)
DIASTÉMATIE {sté, tî — du gr. diastê/yia, intervalle) n. f. Tératol. Fento sur la ligne médiane du corps.
DIASTÈME(s/cm'— dugr.rfms/ewa, intervalle) n. m. Mus. Dans la musique ancienne, ce mot signifiait proprement in(errrt//e; mais c'est celui par lequel les Grecs désignaient l'intervalle simple (nous dirions diatonique), par opposition à l'intervalle composé, qu'ils nommaient système. (Il en résulte que lo système se composait d'au moins deuxdiastèmes, par conséquent d'au moins trois sons.)
— Zool. Intervalle normal entre les dents de divers animaux. (Chez les mammifères, le diastème constitue ce qu'on nomme vulgairement la barre; c'est lo vide existant entre les canines et les molaires. Les singes supérieurs, euxmêmes, comme les anthropoïdes, possèdent un diastèmo : c est un des caractères aualomiques les plus nets par lesquels ils ditVèrcnt do l'homme, qui n'en a jamais et présente toujours la continuité dentaire.)
DIASTÉMENTÉRIE (sté, rt — du gr. diastêma. intervalle . et oitéron, intestin) n. m. Tératol. Scission longitudinale anomale du canal intestinal.
DIASTICTUS [sti-ktuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des aphodiidés. compronant de petites formes très voisines des psammobius, dont elles diffèrent par leur prothorax non cilié latéralement, leurs tarses postérieurs à éperons grêles. (L'espèce type du genre, lo diastictus vulneratus, habite l'Europe.)
DIASTIMÈTRE n. m. Géod. Syn. do diastasimètre.
DIASTIMOMÈTRE {sti — du gr. diastêma, intervalle, et métron, mesure) n, m. On désigne sons ce nom toute une catégorie d'instruments au moyen dos(iuels on peut mesurer les distances entre divers points, sans qu'il soit besoin do déplacer l'Instrument ou do se déplacer soimême. Il On dit rncoro lUASTOMiÏTRli.
DIASTIMOMÉTRIQUE {sti, trik' — rad. diastimomùtrc) adj. So dit dos appareils, tels que les studias, les télémètres, les télémètres, à l'aido desquels on peut mesurer la distance qui sépare doux points sans Ôtro obligé de la parcourir, n On dit également DiASTOMicTRiouii.
DIASTOLE (.î/or— du gr.r/irtWo^S distension) n. f.PhysioI. Mouvement do dilatation du cœur et des artères.
— Cliir. Instrument dont on so servait autrefois pour ouvrir la bouche.
— Gramm. anc. Signe qu'on introduisait dans certains mots composés, pour les distinguer de mots de même forme et do sens difl'érent. Il Décomposition d'une diphtongue en deux vovelles, comme dans cu-i pour cui. n Changement d'une syllabe brève eu loncue, par le redoublement d'une consonne, commo dans rcltigio pour relitjio. n Répétition d un ou plusieurs mots après une incise ou une parenthèse, commo dans l'oxemplo suivant : //AMOim, en Atant à ce mot tout CQ que h raffinement des mwurs et ta dtUicatessa
Mâchoire de lion montraut eu D, D les dlast^mcs.
DIASTOLTQUE — DIAUGEIE
des sentiments lui ont donné de noble et de poétique, Tamour reste encore itn des premiers vœux de la riature.
— Log. anc. Espèce de définition ou de distinction.
— Anton. Systole.
— Encycl. Physiol. La diastole est le relâchement du cœur succédant à la systole ou contraction cardiaque. On doit distinguer la diastole auriculaire de la diastole ventriculaire qui la suit. Dans un sens plus général, on peut dire encore que la diastole est la dilatation du cœur ou des artères au moment où le sang pénètre dans leur cavité. V. CIRCULATION, CŒUR.
DIASTOLIQUE [sto-lik') adj. PhysioI. Qui a rapport à la diastole : Mouvement diastolique.
DIASTOMA {sto) n. m. Paléont. Genre de mollusques gastéropodes cténobranches, famille des cérithiidés, comprenant des coquilles allongées, turriculées, à bouche oblique, fossiles dans les terrains éocènes.
DIASTOMÉTBE n. m. Géod. Syn. de diastimomètre.
DIASTOMICODON (sto) n. m. Paléont. Genre de mammifères pénssodactyles, famille des macrauchénidés. comprenant des formes" assez petites, fossiles dans les formations des Pampas. V. macrauchenia.
DIASTOPORE ou DIASTOPORA [sto] n. m. Zool. Genre de bryozoaires, type de la famille des diastopohdés, comprenant de petites colonies dendroidos, rameuses et tubu- Ieuses.[On connaît de nombreuses espèces de diastopores ; quelques-uns vivent dans les mers du'S . (diastopora 7'epe7is), la plupart sont fossiles dans le jurassique et le crétacé.]
DIASTOPORIDÉS {sto) n. m. pi. Zool. Famille de bryozoaires gymnolémates cyclostomates, section des incrustés, comprenant les genres diastopora, herenicea, discosparsa. discoporella, Defrancia, buskia. (Les diastoporidés forment des colonies encroûtantes ou rameuses, parfois libres, avec cellules tubuleuses couchées.) — Un diastoporidè.
DIASTRÉPHOPHYLLE [stré — du gr. diastréphein, contourner, et phuilon, feuille) adj. En T. de bot.. Qui a ses feuilles rejetées de côté, il On dit aussi diastrophylle.
DIASTROPHIE [stro-fi — du gr. diaslrophè, distorsion) n. f. Pathol. Nom générique de la luxation des os et du déplacement des muscles, des tendons ou des nerfs. (Vieux.)
DIASTROPHIS n. m. Bot. Syn. de ^ethionéme.
DIASTYIX [stiV — du gr. dia, entre, et stulos, colonne)
n. m. Archit.
Edifice dont
les colonnes
sont éloignées
de trois dia- ^
mètres ou six D, diastyle.
modu I e s, 1 e
plus large entre -colonnement usité chez les anciens.
DIASTYLIDÉS n. m. pi. Famille do crustacés cumacés, comprenant les genres diastyliSj diastylopsis , leptostylis.
— un DIASTYLIDE.
DIASTYLIS (sti'liss) n. m. Genre do crustacés, type de la famille des diastylidês, comprenant de petits animaux marins à thorax globuleux, à abdomen long, filiforme, terminé par une pointe et deux styles divergents. {Répandus surtout dans les mers du N., les diastylis no dépassent guère 1 centimètre de long.)
DIASYRME (sirm' — du gr. diasurmos, raillerie) n. m. Rhétor. Figure opposée à l'hyperbole, et ayant pour objet d'amoindrir l'importance d'une chose ou d^un homme.
DIATÉRÉBATE n. m. Sel dont l'acide, l'acide diatérébique, na pu être obtenu à l'état libre.
DIATÉRÉBILÉNATE D. m. Chim. Il Diatéréhilénate de potassium, Sel de potassium, C'H*0'*K', que l'on obtient en chauffant Volide diatérêbilénique ou acide térébilénique avec une solution de potasse.
DIATÉRÊBILÉNIQUE (7u7i-")adj. Se dit d'un acide qu'on n'a pas encore obtenu à l'état libre, mais dont on connaît le sel de potassium.
DIATÉRÉBIQUE [bîk') adj. Se dit d'un acide qu'on no connaît pas à l'état libre, et qui se transforme en son olide [acide térébique) quand on veut le mettre en liberté.
DIATERPÉNYLIQUE [lik') adj. Se dit d'un acide qu'on n'a pu obtenir à 1 état libre; sou olido est l'acide terpényliquc C'H'=0'.
DIATESSARON {té-sa — du gr. dia, avec, et tessara, ûuatrej n. m. Mus. auc. Nom que les Grecs donnaient à 1 intervalle de quarte.
— Adjectiv. Pharm. Thériaque diatessaron, Médicament employé comme emménagoguo et aussi contre les piqûres venimeuses, et composé de quatre substances : myrrhe, gentiane, aristoloche et baies de laurier, dont on faisait un électuaire au moyen du miel.
DIATESSARONER [té-sa) V. H. Mot forgé et employé par Jean de Mûris et plusieurs des anciens musiciens, pour caractériser une façon de procéder dans le déchant plutôt par quartes que par quintes, l'un n'étant d'ailleurs pas plus agréable que l'autre et devant produire sur l'oreille une impression à peu près analogue, la quarte étant le renversement de la quinte.
OIATHERMANE (^èr' — du gr. dia, à travers, et thermos, chaleur; adj. Piiysiq. Qui laisse passer la chaleur : Corjfs, Substance diathÉrmane.
— KSCYCL. V. IJIATHERMANÉITË.
DIATHERMANÉITÉ {ter') a. m. Physiq. Propriété dont jouissent les corps diathermanes. Il Ou dit aussi diatbërmansie.
— Encycl. La diathermanéité est aux rayons calorifiques ce que la transparence est aux rayons lumineux ; il n'existe aucune substance complètement diathermane ; il y a toujours une certaine quantité de chaleur absorbée par le corps. Cette quantité absorbée varie avec la longueur d'onde du rayon correspondant. La diathermanéité fut étudiée d'abord par Mellooi, à l'aide de l'appareil appelé banc de Melloni{v. chaleur), puis par Manon, Jamin, etc. Biot a établi (v Mém. de l'Acad. dos sciences», t. XIVj la loi mathématique de la diathermanéité ; il a montre, conformément aux expériences de Melloni, que l'ioteDsité d un faisceau de chaleur qui a traversé une
lame doit changer ; l" avec les sources calorifiques donnant des faisceaux d'inégale intensité ; 2° avec la nature du milieu traversé ; 3° avec l'épaisseur de la lame traversée, et cela de façon que l'intensité d'un rayon qui traverse une lame décroit eu progression géométrique quand l'épaisseur croît en progression arithmétique. 1 étant l'intensité d'un faisceau, si l'on désigne par la^ l'intensité du faisceau qui sort d'un corps d'épaisseur e, a est appelé le coefficient de trunsmission du faisceau à travers le.corps.
DIATHERMANSIE n. f. Physiq. Syn. de diathermanéité. Il On dit aussi diathebmie n. f. et diatherma- NiSMK n. m.
DIATHERMIQUE [tèr'-mik' — du gr. dia, à travers, et thermos, chaleur) adj. Physiq. Se dit quelquefois pour diatherrfane.
DIATHÉSATION [si-on — rad. diathèse) n. f. Méd. Généralisation d'une aff"ection d'abord locale.
DIATHÈSE {du gr. diathêsis, disposition) n. f. Tempérament morbide, caractérisé par un mode anormal de la nutrition et qui, héréditaire ou acquis, entraine, chez l'individu qui en soufi're, certaines affections locales dont les symptômes et les lésions dénotent ordinairement l'origine. * — Encycl. Les médecins ont jadis distingué les diathèses rhumatismale et goutteuse (réunies par Bazin sous le nom d'arihritis), les diathèses tuberculeuse, syphilitique, rachitique, herpétique, et mémo des diathèses partielles, comme les diathèses variqueuse, anévrismale, ulcéreuse, vermineuse, catarrhale, etc. Ainsi étendu à des maladies et à des affections si diverses, dont l'étiologie et la pathogénie sont aujourd'hui, en grande partie au moins, élucidées, le terme de « diathèse » perd toute signification précise. Il en a une cependant, traditionnelle (Hippocrate) et rigoureuse : celle de disposition ou de tempérament morbide. Aujourd'hui, il faut admettre, avec Bouchard, que la diathèse est un mode particulier de nutrition, et on ne peut en admettre rigoureusement que deux, Varthritis7ne et la scrofule, caractérisés par des affections spéciales, et, chez les malades, par un faciès et un habitus spéciaux aussi. Tandis que la diathèse arthritique se traduit par des migraines, de l'asthme, de la dyspepsie, de l'eczéma, du diabète gras, de la gravelle, de la goutte, du rhumatisme, la diathèse scrofuleuse se manifeste par do la blépharite, de l'impétigo, des coryzas, de la leucorrhée, l'hypertrophie des amygdales, Tengorgement des ganglions lymphatiques, et enfin la tuberculose, qui en est la terminaison la plus habituelle.
Les diverses modalités cliniques de chaque diathèse sont rarement réunies chez le même individu; dans les familles pathologiques, elles s'échelonnent, par hérédité similaii'e ou pa.v hérédité homologue (v. hérédité) chez les divers enfants, mais elles aboutissent presque toujours, d'une part à la tuberculose précoce, d'autre part à l'idiotie et à la démence, c'est-à-dire de toute manière à l'extinction de la race. Cependant, certains médicaments (l'iode sous toutes ses formes, le sérum artificiel en injections sous-cutanées) et surtout une hygiène appropriée, peuvent éloigner notablement le terme fatal.
DIATHÉSIQUE [zik') adi. Qui appartient à une diathèse ou qui en découle : Maladies, Affections diathésiques.
DIATHYRON (du gr. dia, entre, et thura, porte) n. m. Antiq. gr. Couloir qui reliait la porte extérieure à la porte donnant sur la cour, dans les maisons grecques, n Le pluriel diathyra désignait un avant-toit ou péristyle couvert devant une porte.
DIATOME n. f. Bot. Genre d'algues, qui a donné son nom à la famille des diatomées.
DIATOMÉES n. f. pi. Bot. Famille de phéophycées ou algues brunes. — Une diatomee.
— Encycl. Los diatomées {cent soixante-dix genres, avec une multitude d'espèces) sont des algues microscopiques, d'eau douce, saumâtre ou salée, qui forment, au fond de l'eau ou sur la terre, une couche brune ou rougeâtre, de consistance gélatineuse. Le corps d'une diatomee est formé d'une simple cellule ou frustule, aplatie en forme de disque circulaire , elliptique ou losangîque. La membrane cellulosique est fortement incrustée de silice, ce qui lui donne une grande dureté; sa surface est ornée de stries et de dessins délicats, qui font de certaines espèces de diatomées des objets commodes pour apprécier les qualités d'un mi- Diatomées : 1. Carapace de pin-
*„ „„ /? „/ I ■ , \ 1 nulaire; 2 et 3. Déduplication
croscope (test-objects) La. d'une frustule de diatomee; 4. File membrane comprend deux de frustules dans leur gaine gôvalves, emboîtées l'une latineuse.
dans l'autre comme le fond
et le couvercle d'une boîte, et coïncidant avec les deux faces parallèles du disque. Les carapaces do diatomées, s'accumulant au fond de l'eau en masses considérables après la destruction des protoplasmes, forment le tripoli. Les diatomées vivantes se déplacent par des mouvements brusques et saccadés. Elles se multiplient par déduplication : le noyau d'une frustule se divise en deux parties; entre celles-ci se forme une cloison cellulosique, parallèle aux valves, se dédoublant plus tard de manière à séparer les deux moitiés du corps protoplasmique, qui s'écartent en emportant chacune une valve. Les mômes phénomènes do bipartition se renouvelant plusieurs fois de suite, une cellule initiale donne naissance à une file de cellules semblables à elle, qui, chez certaines espèces, restent unies par une gaine gélatineuse. La déduplication donne deux cellules légèrement inégales et aboutirait, par suite, à une réduction extrême do la dimension des frustules sans le phénomène de la formation des auxospores : une frustule do dimensions minima écarte ses deux valves, et son corps protoplasmique, mis à nu, se nourrit, s'accroît de manière à reprendre des dimensions normales, puis s'enveloppe d'une membrane cellulosique, qui enrin s'incruste do silice. On a observé chez certaines espèces {*»rirelle par exemple), la conjugaison de deux auxospores formées par deux frustules rapprochées : c'est un phénomène d'isoqamic. Genres principaux : mélosire, coscinoflisoiic, fraf/ilaire, diatome, f/nntphonéme, surirclle, cymatopAcurc, naiiculc, ptnnulairc, pleurosigme, etc.
DIATOMELLE fnîi^/') n. f. Bot. Genre d'algues de ia famille des tabellariées, à frustules en carre long, à bandes droi. les. (La seule espèce connue est la diatomtlle de Balfour.)
DIATOMINE n. f. Nom donné par N?egeli au mélange do chlorophylle et d'un pigment jaune qui teinte les chromoloucites des diatomées.
DIATOMIQUE adj. Chim. Syn. de biatomique.
DIATON (du gr. dia, entre, et de ton) n. m. Mus. Intervalle qui sépare deux tons successifs.
DIATONI n. m. pi. Antiq. gr. et rom. Parpaings employés dans la construction des murs do l'appareil emplecton, et qui, étant disposés en assises, à intervalles réguliers, avaient pour but de lier les parties de la construc- > ^>C>^ tion et d'en consolider l'ensemblo.
DIATONIQUE {nik' — rad.
diaton) adj. Mus. Qui procède par tons et demi-tons naturels, et par degrés conjoints:
Gamme diatonique. Intervalle DIATONIQUE. A, diatonl.
— Genre diatonique. Un des
genres de la musique ancienne, qui, avec le genre chromatique et le genre enharmonique, formait le système musical de la Grèce : Le genre diatonique modulait peu ou point ; le genre chromatique aiiaïY des modulations fréquentes ; le genre enharmonique consistait en modulations pratiquées par un procédé particulier de substitution dénotes.
— n. m. : Ze diatonique se dit par opposition au chromatique.
— Encycl. La gamme diatonique est la gamme normale, naturelle, quelle que soit sa tonalité, avec ses cinq tons et ses deux demi-tons, tandis que la gamme chromatique procède uniquement par demi-tons. (V. GAMME.) Un intervalle diatonique est celui qui sépare une note de sa note immédiatement supérieure ou inférieure. Un demi-ton diatonique est un demi-ton entre doux notes naturelles, comme de mi à fo, de si à do. V. chromatique, et demi-ton.
DIATONIQUEMENT [ke-man) adv. D'une manière diatonique, par tons et demi-tons naturels, à l'exclusion de toute note altérée, do tout intervalle chromatique.
DIATRAGACANTHE (du gr. dia, avec, et de tragakant/ios, arbrisseau qui produit la gomme adragante) n. m. Pharm. anc. Poudre adoucissante, qui est composée d'amidon, de sucre, de réglisse, do semences froides majeures (concombre, melon, citrouille, courge), do graines de pavot blanc et de gommes *~ adragante et arabique.
DIATRÈTE (du gr. dia, à travers, et teirein, user) n. f. Archéol. Nom donné à des vases ou coupes antiques do cristal, do pierre précieuse ou de verre, ornés d'appliques à jour ou d'inscriptions découpées d'un travail très délicat.
DIATRIBE (gr. diatribe, proprem. Diatrète.
" broiement », et, par ext., Exercice d'école, dissipation) n. f. Critique amère et violente : Lea diatribes sont moins faites pour exulcéi'er qu'une épigramme fine et mordante. (Volt.)
— Encycl. On donne aujourd'hui le nom de diatribe k une critique amère et violente; mais ce mot signifiait autrefois simplement une dissertation, comme le mot grec StaTpieij. Plusieurs érudits du xvi* et du xvii" siècle ont donné le titre latinise de Diatribse à des écrits de controverse littéraire ou théologique. C'est sans doute dans le ton, quelquefois injurieux, de la dissertation littéraire d'alors qu il faut chercher l'origine du sens de critique amère ôt violente donné, vers le milieu du xviu* siècle, au mot « diatribe». Voltaire arbora franchement le mot avec sa signification nouvelle, dans la Diatribe du docteur Akakia, médecin du pape (Rome-Berlin, 1752), dirigée contre Maupertuis, président de l'académie de Berlin. Plusieurs autres opuscules de Voltaire, auxquels l'auteur donna le titre de Diatribes, ne sont plus dans le genre du libelle diffamatoire. Ainsi, les quatre diatribes dont il fit suivre la Défense de mon oncle (1767) touchent à des points de philosophie et d'histoire ancienne; le ton satirique y règne, mais elles n'attaquent pas directement un ouvrage ou une personne.
DIATRIBER v. n. Ecrire, prononcer des diatribes. (Peu usité,)
DIATRIBEUR n. m. Auteur de diatribes, d'une diatribe.
DIATRITAIRE (ter' — du gr. dia, à travers, et tritos, troisième) n. m. Méd. Membre d'une secto de médecins, qui ne donnaient des aliments à leur malade que de trois en trois jours.
— Adjectiv. Qui appartient à la secto des diatritaires : Médecin diatritaire.
DIATRITE (du gr. dia, entre, et tritos, troisième) n. m. Méd. Diète de trois jours.
DIATROPE n. m. Bot. Syn. de buplèvre.
DIATRYPE n. m. Genre do champignons, de l'ordre des pvrénomycèles, du sous-ordre des sphériacées, vivant sur les branches de divers arbres.
— Encycl. Ce genre, qui sert de type à la famille des diatrypées, est caractérisé par ses périthèces disposés en une seule file et plongés dans un stroma, ses spores cylindriques, unicellulaires, brunâtres, plus ou moins incurvées, au nombre de huit par asque. Dans un genre voisin, le duitri/pelle. il y a beaucoup de spores dans chaque asque.
DIATRYPÉES n. f. pi. Famille do champignons pyrénomycètes sjdiériacés, ayant pour type le genre diatrype. — Une diatbypék.
DIATRYPÈSE (du gr. dia,' à travers, et trupân, percer) n. f. dur. l'l',pece de suture du crâne.
DIATYPOSE (gr. diatupôsis ; de dia, avec, et tuplein, frapper) n. f. Khétor. ISyn. peu usité do hypotypose.
DIAUGEIE (ô-jé-t) n. f. Genre d'insectes diptères bracbycèros, famille dos muscidés, comprenant des mouches très allongées, habitant l'Amérique du Sud. (L'espèce tvpe du genre est la diaugeia angusla, grise et noiro, dont l'abdomon transparent, blanc, est varié de brun LBrésiij.)
Ton
DIAULE {âl' — gr. diiiulê; Jo dis, doux fois, et «»/(*, espace) n. m. Métrol. anc. Double stado, ou «Uonduo do 400 métros environ, ii Course double, qui consistait à. parcourir lo stade dans toute sa longueur, à tourner autour de la borne, et à revenir par l'autre côté au point do départ.
— Adjoctiv. Course diaule, Course dans latiuello le coureur parcourait lo diaule ou double stade.
DIAULE (Sr — du préf. di, et du gr. (IhIos, flûte) n, t". Antiq. gr. Klùte double, à deux corps. Il Air de flûte qu'on exécutait dans les coméaies, pondant que la soône restait vide.
— Adjoctiv. : Flûte diaule.
DIAULÉION {â-lé) n. m. Antiq. gr. Air (ju'on jouait sur la flûte double, ou diaule.
DIAULODROME (ô-h — do diaulc, et du i^v. dromos, cou- Diaule.
reur) n. m. Antiq. gr. Coureur
qui, dans les jeux publics de la Grèce, exécutait le diaule ou course double.
DIAVOLINO (mot ital. qui signif. petit diablr) n. m. Espèce de bonbon italien.
DiAZ (Miguel), explorateur espagnol, né en Aragon dans la seconde moitié du xv" siècle, mort vers 1514. Il prit part à la seconde expédition de Colomb. Obligé, en 1495, par suite d'un duel, à se réfugier dans le sud de Saint-Domingue, il y épousa une femme indigène. Grâce aux indications que celle-ci lui fournit, Miguel Diaz put, avec l'aide do Barthélémy Colomb, découvrir les mines do Saint-Christophe; il contribua, plus tard, à la fondation de Nueva-Isabella (depuis Santo-Domingo), dans le voisinage des districts aurifères. Il fut, jusqu'à sa mort, un fidèle partisan do Christophe Colomb.
Diaz de Lugo (Juan Bernardo), érudit et canoniste espagnol, né à Séville dans les dernières années du xv* siècle, mort en 1556. Remarquable par son érudition, il occupa des charges ecclésiastiques en Espagne, puis fut envoyé en Amérique, où il resta treize ans, et fut ensuite nommé évéquo de Calahorra. C'est en cette qualité qu'd occupa une place importante au concile de Trente. On lui doit; Instrucioti de préludas (l530); Avisos para todos tas curas de anii7ias (l53y) ; Practica criminalis cajionica (1540) ; Soliloquios entre Dios y et aima (1541) ; etc.
Diaz de Solis (Juan), navigateur espagnol, né à Librixa vers la (in du xv siècle, mort en 1516. Chargé par Ferdinand le Catholique do poursuivre, de concert avec Pinzon, la découverte de la côte du Hrésil vers le sud, Diaz de Solis aborda au cap Saint-Augustin, longea les côtes en se dirigeant vers le sud jusque vers 40 degrés de latitude S., et en prit possession au nom de la couronne de Castille. Emprisonné à son retour, par suite de ses dissentiments avec Pinzon, Diaz de Solis reçut sa liberté Four continuer la reconnaissance de la côte atlantique de Amérique du Sud. II découvrit au cours de ce voyage (1516) 1 estuaire formé par la réunion de l'Uruguay et du Parana, et périt dans une embuscade. Sébastien Cabot le dépouilla, un peu plus tard, do l'honneur de cette découverte (1525): il pénétra plus avant dans l'estuaire, et lui imposa le nom de Rio de la Plata qu'il a gardé depuis.
Diaz de Toledo (Pierre), prosateur espagnol du XV" siècle. Il a laissé un recueil de trois cents proverbes et sentences, traduits de Sénèque : Proverbios de Seneca {1482K une glose des proverbes du marquis de Santillane (1552), et de nombreux ouvrages restés en manuscrit.
Diaz DEL Castillo (Bernai), conquérant et chroniqueur espag^nol du xvi« siècle, né à Médina del Gampo. Parti pour le nouveau monde en 15H, il assista à la découverte du Yucatan, puis à la conquête du Mexique. Le récit de ses campagnes, publié pour la première fois on 1632 (Madrid), a été plusieurs fois traduit en français (Jourdanet, 1877; J.-Nl. de Hérédia, 1878-1887). C'est un document des plus précieux pour la connaissance de l'histoire des conquistadores.
Diaz (François), missionnaire espagnol de l'ordre de Saint-Dominique, né vers 1580, martyrisé en Chine eu 1646. Ayant réussi à pénétrer on Chine en 1635, il y prêcha l'évangile durant onze ans. Après avoir essuyé une foule de mauvais traitements, il fut lapidé par l'ordre des mandarins. Il a composé un Catéckismp en langue chinoise et uti Dictionnaire chinois-castillan, contenant 7.160 caractères.
Diaz (Juau Martine), général espagnol. V. E.\ipkci-
NAUO.
Diaz DE San BuENAVENTURA (Francisco), écrivain mystique espagnol du xvii" sieili-, né en Galice, mort ù. Rome en 1728. Il fut un des hauts dignitaires de l'ordre des franciscains, commissaire
fônéral dos missions, membre 0 la congrégation do l'Index, etc. On lui doit plusieurs ouvrages : Ëspejo scrafico ( 1683) ; iirvinarin srrnftro (1700) ; etc.
Diaz de La Pena (Nar-
cisso-Virgilo), peintre français, né à Bordeaux en I807 do parents espagnols, mort à Menton en 1876. Orphelin à dix ans et sans fortune, il fut recueilli par un pasteur do Bellevuo. Mordu un jour par uno vipère, il subit l'amputation d'une jamho. On lui chercha un niéiier sédentaire; il apprit la pointure industrielle. Son goût artistique s'éveilla alors. 11 avait uno im- ^ ,.,
pétuouso facilité, avec un don '/) '"
do la couleur tout û, fait ospa- d1« do La Pc5a.
gnol. Diaz est un talent prime-
Huutier,qui<iébordo on esquisses exubérantes, en « études i d'une clialour otd'un chatoyant admirables, mais qui repu gncra toujours au tableau composé ot ù la pouséo.
DIAULE
Diaz débuta au Salon do 1831 par des I^sqnisses très romarciuéos. En 1835, désireux de se poser en artiste sérieux, il donna la Bataille de Medina-Cœli, sa seule toile n composée ». Diaz ne renouvela pas cotte tentative, et lit bien. Vers 1840, il commença la série do ces Nymphes, Vénus. Amours (les Nymphes de Calynso, 1840), Cupidons, Hnx- «/neuscs, etc., qui séduisirent la société élégante. Entre 1844 ot 1859, il produisit Bas-lirt'au, VOricntale, les IJohrmiens, le Maléfice, etc., où so montrent toutes les qualités do l'artiste. Enlin, lo Diaz le plus connu, c'est lo peintre de ces tableautins ensoleillés où revivent les sites de la forêt de Fontainebleau. La Mare aux vivèrcs (1857) est la pièce maîtresse de cet art, dans lequel Diaz s'est montré l'égal et, sous certains rapports, le précurseur des maîtres de Barbizon. Diaz n'a que peu produit après 1859.
Diaz (Porfirio), président de la République Mexicaine, né en 1828. Sorti, en 1849, do l'université d'Oaxaca, il entra dans l'artillerie ot devint général. Lors de l'invasion française, il combattit dans les rangs des juaristes. Après le départ dés Français en 1867, il prit d'assaut Puobla. Il fut mis ensuite à la tête des troupes répuljlicaines lancées contre l'empereur Maximilien. et remporta une série de victoires : à ïulancingo sur le colonel Visoso, à Miahuatlan sur le général Oronoz, à La Carbonera, à San-Lorenzo, et s'empara de Mexico après un siège de deux mois. En 1871, Porfirio Diaz prit les armes contre Juarez, puis, en 1876. contre le successeur de celui-ci, Lerdo deTejada. Il le vainquit à Huamantla (12 nov. 1876i, battit le général Iglesias à Guanaxato (3 déc.) et fut élu, l'aimée suivante, président de la République pour trois ans. En novembre 1880, il rentra dans la vie privée, et fut remplacé par Manuel Gonzalès. Mais, en 1884, cédant aux sollicitations de ses partisans, il se porta comme candidat à la présidence, et fut élu. Ses pouvoirs lui furent toujours renouvelés depuis lors, et son administration favorisa le progrès social et économique au Mexique.
Diaz de La Pena (Eugène), compositeur français, fils de Narcisse Diaz de la Peûa, né à Paris en 1837, mort à Celleville (Calvados) en 1901. Il fit ses études musicales au Conservatoire, où il remporta un second prix d'harmonie en 1858. Il donna au Théâtre-Lyrique, en 1865, un opéracomique en deux actes : le Roi Candaule. Diaz prit part au concours ouvert en 1867 pour les trois scènes musicales françaises, et mit en musique le poème de la Coupe du roi de Thulé, imposé aux artistes pour le concours relatif à l'Opéra. Sa partition fut couronnée, et la Coupe du roi de Thulé fut représentée, le lO janvier 1873. à ce théâtre. Depuis lors, Diaz n'a donné à lOpéra-Comit^ue, en 1890, que le drame lyrique en quatre actes intitule Benvenuto. On ne connaît de lui, en dehors de ses productions secniques, que quelques mélodies vocales.
DIAZEUXIE n. f. Bot. Syn. de lycosëride.
DIAZEUXIS (ksiss) n. f. Nom sous lequel on désignait, dans l'ancienne musique, lo ton, c'est-à-dire l'intervalle qui séparait deux tétracordes disjoints, et qui formait, par conséi|uent, la diapente ou la quinte de la première note du premier de ces tétracordes.
— Enctcl. « La diazeuxis, dit J.-J. Rousseau, se trouvait, dans la musique grecque, entre la mèseet laparamèse, c'est-à-dire entre le son le plus aigu du second tétracorde et le plus grave du troisième; ou bien entre la nète synnéménon et la paramèse hyperbolion, c'est-â-dire entre le troisième et le quatrième tétracorde, selon que la disjonction se faisait dans l'un ou l'autre lieu ; car elle ne pouvait se pratiquer à la fois dans toutes les deux. »
DIAZINES n. f. pi. Nom générique, donné à trois composés isomères qui résultent du rem|dacement, dans la pyridine, d'un des groupes Cil tri valent par un atome d'azote trivalent. [Ces composés sont également connus sous les noms des pyridazine (a-diazine), pyrimidine (ft-diazine),/^)/razine. a/o!ùje (Y-diazine).] — Une diazine.
DIAZO n. m. Chim. Syn. de diazoÏqde.
DIAZOAMIDÉ adj. m. tl Composés diazoamidés. Se dit des composés qui prennent naissance dans l'action de l'acide azoteux sur les composés amidés libres, en solution alcoolique froide. Syn. di.vzoaminé.
DIAZ0AMID0BENZ0L'7i(>i)n.m. Chim. Dérivé diazo'i'que do l'aniline.
— Encycl. Le diaznamidobenzol, C"II"Az*, peut s'obtenir en faisant agir l'acide azoteux sur une solution alcoolique d'aniline, refroidie jus(|u'à ce qu'une goutte du liquide cristallise par évaporation. On verse alors dans leau le diazoamitfobenzol, '|ui se sépare d'abord sous forme d'une couche dense et ne tarde pas à se prendre eu masse. On !o lave ù l'alcool froid et on fait cristalliser dans la benzine. Le diazoamidobenzol fond vers 91" ot détone vers 2lM)^ 11 est insoluble dans l'eau, pou soluhle dans l'alcool froid, très soluble dans l'éther et la benzine. Il forme des combinaisons avec les sols métalliques. L'acide nitrique donne du nitrate de diazobenzol ; le bromo forme un bromure de diazobenzol ot do la tribromaniline. Ses dérivés substitués s'obtiennent en traitant par l'acide azoteux les anilines substituées. C'est ainsi qu'on a préparé les dérivés monobromé, dibromé, tétrabromé, bichloré, tétracliloré ot dmitré.
DIAZOANISAMIDANISIQUE adj. Chim. Syn. dooxYAM-
SAMUjUi:. 11 Ou dit {m>,>,l l.l.VZu.'iMSOXYANlSAMWUE.
DIAZOBENZINE n. f. Chim. "V. AZOÏQUK.
DiAZOBENZOATE (6i«) n. m. Sel dérivant d'un acide diazubciizoïquo.
DIAZOBENZOÏQUB [bin-zo-ik') adj. Chim. So dit de l'un des acides répondant à la formule C'H*Az'OV Los trois isomères prévus par lu théorie, ou tout au moins leurs sels, sont connus.
DIAZOIQUE adj. Chim. V. AZoYyUlî.
DIAZOME l'du gr. diasôma. ceinture) n. m. Antiq. gr. Se dit des paliers ([ui étaient ménagés de distance on distance dans les gradins des théâtres grecs et formant comme autant do ceintures.
DIAZONE n. f. Zool. Genre d'acéphales sans comiillos (tuniciers!, ayant pour type la diazonv violette do la Méditerranée.
DIAZO-OXYBENZAMATE {lisi-biu) n. m. Chim. Soi dérivant de lucido diazo oxybenzauuquo.
— DIBENZYLCARBONATE
DIAZO-OXYBENZAMIQUE {.ksi-bin, miA-") adj. Chim. Se dit d'un acide obtenu par l'action de l'acide azoteux sur l'acide oxybenzaniique refroidi.
— Encycl. Acide diazo-oTybenzamique. Ce corps se présente sous la forme do fines aiguilles d'un beau jaune verdàtro, inodores ot insipides. Insoluble dans l'eau et l'ah-ool. très pou soluble dans lo chloroforme, cet acido peut êtio porto à 100" sans subir de décomposition, mais il explose à 180"*. L'acide nitrique fumant le décompose avec assez de violence pour ennanimor le tout.
Le diazo-oxybenzamate de potassium se présente sous forme d'aiguilles brillantes et irisées d'un blanc jaune. Desséché à l'air ot porté à uno température supérieure à 160", ce sel détone. Plusieurs éthers correspondants ont été réalisés; entre autres, les composés éthyliques et méthyliques.
DIAZOTATION {si-on) n. f. Action par laquelle on transforme un aniino aromatiijuo on un diazoïque, en faisant réagir sur 1 ami ne l'acide nitreux. V. azokjue.
DIAZOTOLUÈNE n. m. Chim. Syn. de AZOTor.uiDiNE.
DIAZOT'YPIE (pt) n. f. Procédé photographioue, basé sur la destruction par la lumière des composés du sulfite de sodium et des dérivés diazoïques, qui permet d'obtenir des photocopies positives de diverses couleurs.
DIBADJ (mot arabe) n. m. Etoffe de brocart, de satin ou lie velours, brochée d'or ou d'argent. {Dîbadj ou Dîbadjèk est aussi le nom que l'on a parfois donné aux préfaces des ouvrages littéraires dont le style est généralement très orné et enrichi de métaphores et de figures qui les font ressembler, suivant les idées des Orientaux, à des étoffes richement brodées.)
DIBAPHE (du préf. di, et du gr. baphé, teinture) adj. Antiq. Teint <leux fois : Pourpre dibaphe.
— n. f. Robe des magistrats, garnie de bandes de pourpre.
DIBAPTISTE {ba-tisst' — dn préf. di, et du gr. baptizein, baptiser) n. Hist. relig. Nom donné à des sectaires de l'Eglise grecque, qui, au ix" siècle, croyaient à la nécessité dun second baptême.
DlB-BAKOUI (en turc n grande capitale »), souverain légendaire de l'antiquité mongole ; fils d'.A.bouldja-Ivhan ou Japhet, fils de Noé ; il eut (Quatre fils : Kara-Khan, Our-Klian, Kour-Khan et Kouz-Kban. Son petit-fils fut le célèbre Oughouz, fondateur de la nation turque. L'identification historique de ce personnage n'a pu être faite.
DlBDIN (Charles), écrivain, compositeur et acteur anglais, né à Southampton en 1745, mort en 1814. Il avait dix-huit ans lorsqu'il fit représenter à Covent-Garden la Jhise du berger, pastorale dont il avait écrit la musiijue et
Hu'il fit suivre d autres ouvrages nombreux : Padhck; te ubilé; le Miroir comique; Voyage musical en Angleterre; le Caprice du moment; etc. Il fonda quatre théâtres, où il parut comme acteur. Mais les revers arrivèrent, et Dibdin se fit marchand do musique dans le Strand. On lui doit un Abrégé de musique, plusieurs fois réédité. Enfin, il a publié une Histoire du théâtre (1795), uno autobiographie intitulée Professional life of Ch. Dibdin ^803), et divers autres écrits. —Son fils, Thomas Dibdin, acteur et auteur comme lui, né à Londres en 1771, mort en 1841, fit jouer à Covent-Garden un grand nombre de pièces, dans lesquelles se trouvent, à défaut de beaucoup d'art, une gaieté comnunicative et, en grande abondance, une verve facile et >opulaire. Citons le Fougueux Courrier et Mère-l'Oie.
DlBDIN (Thomas Frognall), bibliographe anglais, neveu de Charles Dibdin, né à îCensington en 1776, mort en 1847. Chapelain du roi, il se livra tout entier à l'étude de la bibliographie. Après avoir débuté par un petit traité plein d'humour : liibliomania (Bibliomanie, 1809), il publia : Antiquités bibliographiques d'Aïu/leterre , d'Ecosse et d'Irlande (1810-1819); Bibliotheca Spcnceriana (1814-1815), publication somptueuse; liibliographical Decameron ^1817), livre unique dans son genre, contenant l'histoire do la calligraphie, do l'enluminure des manuscrits, do l'art typographique, de la reliure, etc. ; Voyage bibliographique, archéologique et pittoresque en France et cïi AllemaQ7ie (1821). Il a écrit sa propre histoire, sous lo titre de iiouvenirs d'une vie littéraire (1836).
DIBENZOYLBENZÈNE {bin, H'-bin-zèti') n. m. Corps de foriiiulo C'U''-C(M>H'-r()-C*HS dérivé par oxydation, à I aido de l'acide clirumique, du dibenzylljenzôno. (Comme ce dernier, il existe sous deux modifications isomériques : 1" l'a-dibenzoylbenzèno, qui se prépare aisément, est insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'éther, très solublo dans le chloroforme; 2" le p-dibonzoylbenzène, plus difficile à obtenir, uno partie do ce dernier étant détruite par l'agent oxydant.)
DIBENZOYLBENZOATE {bin . it'-bin-zo) n. m. Sel dérivant d'un ai'ido dibenzoylhenzoïquo.
DIBENZOYLBENZOÏQUE {bin. iV-bin-zo-îk') adj. Se dit de l'un (luelconque des deux acides dérivés, au moyen do I ;icide chrouiique, du dibenzyltoluèno. (Lo dérive a. fond à SO** et lo dérivé p à 210".)
DIBENZYLACÉTATE {bin, sé-tat') n. m. Sel dérivant do l'acide dibenzy lacé tique.
DlBENZYLAGÉTlQUE(ôm,$(*-/i/t') adj. So dit d'un acide répondant à la formule (C*H'-CIP)« CH-CO'H, et que l'on prépare en chauffant trois heures durant, dans un appareil ù rellux, un mélange d'éthor dibenzyluialouiquo et do potasse alcoolique.
DIBENZYLACÉTONE (6in, sé-ton') B. m. Acétone, do formule (C'IP-CIP)'CO, provenant do la distillation sôcho du phénylacétate do calcium.
DIBENZYLBENZÈNE (ôifi. sil-bin-zèn') n. m. Nom de Tun quelconque dos carbures aromatiques C*H'(C*H»-CH»1, so produisant dans l'action du zinc on poudre sur un mélange do benzène ot do chlorure do bonzylo soumis ensuite à la distillation. . ... • .
— Encvci,. Si l'on dissout dans l'alcool bouillant lo môlaugo résultant, dos lamelles brillantes iVa-dibenzylbenzéne se déposent par refroidissement, tandis une lo dérivé ? reste en solution. Leurs composés nitrés, étudiés par Basler,ont quelque application dans l'industrie do la teinture.
DIBENZYLCARBONATE {bin) U. m. Sol dérivant d'UQ acide diben/ylcarljoniquo.
DIBENZYLCARBONIQUE — DICHAPÉTALE
DIBENZYLGARBONIQUE {bin, 7ïik') adj. Se dit de plusieurs acides de constitutions différentes ; il est logique de ranger simplement sous cette dénomination ceux correspondant à la formule C^H*-CH=-CH*-C*H'-CO»H.
DIBENZTLE {bin) n. m. Hydrocarbure isomère du dicrésyle et du benzvle-toluène.
— En'ctcl. Découvert par Cannizaro et Rossi dans l'action du sodium sur le chlorure de benzyle, le dibenzyle a été obtenu également en faisant agir la benzine sur le chlorure d'étliylène en présence du chlorure d'aluminium. Il cristallise en aiguilles incoloros fusibles à 5'^^ L'acide chromique et l'acide nitrique étendu ne l'attaquent pas. Les autres oxydants, en lui enlevant do l'hydrogène, le convertissent"en stilbène. Fondu avec de la potasse, il se transforme en diosydibenzyle, lamelles fusibles à 185".
DïBENZYLÉTHANE (bin) n. m. Carbure de formule CH*-CH^(J'H'-CH*)', préparé par Grœbe en traitant iacétophénone par un mélange d'acide iodhydrique et de phosphore rouge.
DIBEN2YLGLYG0LIQUE {bin, ko-lik') adj. Se dit d'un acide répondant à la formule (C^H'-CH')'COH-CO'H, et
Sar conséquent semblable à l'acide oxatotuique. {Son anhyride a été obtenu par Spiegel sous forme do prismes disposés en étoiles.)
DIBENZYLIDÈNE-ACÉTONE {bm, sé-ton') n. f. Composé qui, d'après Bêhal, serait identique à l'acétone correspondant à l'acide cinuamique. (Obtenu eu saturant de gaz chlorhvdrique un mélange d'aldéhyde benzylique et d'acétone, il cristallise en beïles lamelles rougeâtres.)
DIBENZYLMÉTHANE n. m. Carburo obtenu par Grrebe. en réduisant la dibenzylacétone par l'acide iodhydrique et le phosphore rouge. [Ce liquide incolore, d'odeur agréable, répond à la formule (C'H^-CH'j'CHV]
DlBIL-AL-KHOZZAÎ, poète arabe, né à Koufa en 765, mort en S60 à Tibb- 11 appartenait à la tribu de Khozza et s'appelait Mohammed ou Hasan, ou, suivant d'autres, Abd-er-Rahman ; quant à Dibil, c'est un sobriquet qui signifie " vieux chameau ». Dibil fut le favori des deux califes Haroun-al-Rachid et Mamoun, se rendit dans le Khorasan avec l'iman Ali-er-Rida et fut gouverneur de Semendjan, dans le Tokharistan. Il est surtout connu comme poète satirique.
DIBLASTIQUES {stik' — du préf. rft, et du g;r. blastos, bourgeonj n. m. pi. Grande division du règne animal, dans laquelle le naturaliste anglais Ra}'- Lan k ester range les animaux dont l'embryon est muni de deux feuillets primitifs provenant de la segmentation de l'œuf. — Un dibla-
STIQUE.
— Enctcl. Au groupe des diblastiques correspondent les cœlentérés. En effet, chez les cœlentérés, l'embryon, au sortir de l'œuf, se présente, en général, sous l'aspect d'une larve ciliée, dont le corps est formé de doux couches différentes. L'externe est l'ectoderme; l'interne estl'entoderme.
DIBLEMMA {blèm') n. m. Bot. Genre de fougères, groupe des tœnitidées, habitant la région indo-malaise.
— Encycl. Les diblemma sont caractérisés par le dimorphisme de leurs sores; les uns étant linéaires, continus, placés sur un réceptacle marginal, les autres arrondis ou oblongs, irréguliers, avec le réceptacle placé sur les veinules anastomosées ou récurrentes.
DIBOLXB ou DIBOLIA n. f. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des halticidés, comprenant de petites altises noires ou métalliques, à tête très enfoncée dans le corselet, à tibias postérieurs armés d'un large éperûn fourchu.
— Encycl. Les dibolia comptent d'assez nombreuses espèces ; quinze habitent l'Europe, dont six le bassin de la Seine. Elles vivent dans les friches des coteaux calcaires, les plaines sablonneuses, ou dans les lieux humides, sur DiboUe (gr. 4 fois). les menthes, comme la dibolia occultans.
Les larves mineuses dévorent surtout les labiées et se métamorphosent dans la terre. Une des espèces les plus communes est \a. dibolia femoraU3,\eTt bronzé, qu'on trouve au pied des sauges.
DlBONG. Géogr. V. Dihong.
DlBRA ou DiVRA SiPÉRÉ, ville de la Turquie d'Europe (Albanie), sur le Drin Noir; 4.000 hab. Fabrication de cmrs et d'objets en acier. Ch.-l. d'un district peuplé de 75.000 hab.
DIBRACHYA [ki-a) a. m. Bot. Section du genre morinda, propre à l'île de Bornéo, il Section du genre pelargoninm. renfermant les formes à tiges faibles et ramitiées, à feuilles ressemblant à celles du lierre.
DIBRAQUE ibrak' — - du préf. di, et du ^r. brakhus, court) n. m. Gramm. Pied de vers grec ou latin, formé de deux brèves. Syn. de pyrrhique.
DIBROM {brom'j préfixe qui, placé devant le nom d'un corps, forme le nom dun composé qui n'est autre que le corps lui-même, où deux atomes de brome ont été substitués à deux groupes monovalents : L'acide DiBROMO^artrique dérive de l'acide tartrigue par la substitution de deux atomrs dç brome à deux atomes d'hydrogène.
DlBROUGARH ou DlBRUGARH, ville do l'Inde anglaise Assamj, sur le liibrou, près de son confluent avec le Brahmapoutra; 7.155 hab. Ch.-I. de district. Son port, Dihroumokh, e.st le point do départ de la navigation des gros paquebots sur le Brahmapoutra.
DIBSÉ n. m. Espèce de sucre de raisin, do glucose.
DlBUTADES, artiste et potier grec, de Sicyone, qui, suivant la légende, aurait découvert en mftme temps le dessin et la plastique- Sa fille, désespérée de voir partir Bon amant, voulut au moins conserver son image. Pendant que celui-ci dormait, elle s'aperçut que l'ombre de son profil se dessinait nettement sur le mur, et imagina de cerner celte silhouette d'un trait et de la fixer par cet artifice. Son père, dit-on, s'avisa de remplir l'espace ainsi circonscrit avec de largile, et obtint de cette façon le premier
bas-relief. D'autres historiens n'attribuent à Dibutades que l'invention de la roue de potier.
DIBUTYLE n. ra. Chim. V. bcttle.
DIBUTYLÈNE n. m. Chim. Carbure d'hydrogène C'H'% contenant les éléments de deux molécules de butylène.
DIBUTYL-PHOSPHINE {sfiix') n. f. Chim. Base organique phospliorce, qui résulte de la substitution de 2 radicaux butyle à 2 atomes d'hydrogène dans l'hydrogène phosphore, et qu'on peut considérer comme de la butylamine dont l'azote est remplacé par du phosphore.
DIBUTYL-PHOSPHINIQUE isfi-nik') adj. Chim. Se dit de l'acide qui résulte do l'oxydation de la dibutyl-phosphine. (Cet acide est monoatomique et monobasique.)
DIBUTYRINE n. f. Chim. V. butyrine.
DIBUTYRIQUE [rik') adj. Chim. Qui se rapporte à la dibutyrine.
DICAGITÉ [si'lé — lat. dtcadtaSy même sens) n. f. Raillerie piquante, il Penchant à dire des mots piquants. (Inus.)
DiCyEOMA {sé-o) n. m. Bot. Genre de céomacées formant sur les feuilles des taches brunes. (Les spores sont ovoïdes, et quelquefois doubles.)
DICAGE {kaf) n. m. Trav. publ. Nom que Ton donnait, dans la Flandre maritime, aux canaux et ouvrages destinés à l'écoulement des eaux ou au dessèchement des terres, il Nom donné aussi à l'administration chargée de surveiller ces travaux.
DICARBOTÉTRIMIDE n. f. Chim. Syn. de dicyano-
DIAMlDi:.
DICARBOTHIONIQUE {ti-o-nik') adj. Chim. Se dit do l'un des acides sulfocarboniques.
DICARPE {du préf. di, et du gr. karpos, fruit) adj. Bot. Se dit de bulbes qui produisent deux tiges l'une après l'autre.
DICARPÉE n. f. Bot. Syn. de limêole.
DICARPELLAIRE {pél'-lèr — du préf. di , et de carpe liai re) ad}. Bot. Qui a deux carpelles: Fruit dicabpel-