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DIAS

qui donne passage à l'aorte, au canal thoracigue, à la veine azygos et iiuelquolois au grand sympathique gauche (ouverture aortique).

La face supérieure ou tlioracique du diaphragme est fortement unie au péricarde dans sa partie moyenne ; ses parties latérales sont en rapport avec le cœur, les deux poumons et la plèvre. La face inférieure ou abdominale est en contact avec l'estomac, le foie, la rate et les reins ; le pancréas et le duodénum correspondent aux piliers du diaphragme.

Le diaphragme est un muscle essentiellement inspirateur. Lorsqu'il entre en contraction, sa convexité thoracique s'aplatit, et la poitrine se trouve ainsi augmentée, aux dépens de la capacité de l'abdomen.

Le diaphragme, en comprimant les viscères abdominaux, contribue puissamment au vomissement, à l'acte de la défécation, à la miction, même à l'expulsion du fœtus lors de l'accouchement. Il concourt aussi à produire le bâillement, le sanglot, le hoquet, le rire, la toux et l'éternuement.

— Art vétér. Chez les animaux à station quadrupédale, le diaphragme est tendu entre les reins et rexlrémitô postérieure du sternum, de manière à avoir une direction de haut en bas et d'arrière en avant.

Il est rarement le siège de maladies ; on n'observe guère que la hernie diaphragmatique, et encore, seulement, chez le cheval et le oliien.

— Pathol. Le diaphragme est susceptible de présenter diverses lésions, qui sont : les ruptures {pression excessive sur l'abdomen, chute, contraction violente); les perforations par propagation d'une lésion des organes voisins, et les plaies en général. Ces lésions, qui se présentent rarement, sont d'une grande gravité.

— Techn. Le générateur à diaphragmes superposés , imaginé par Bout'gny , d'Evreux, se compose d'un corps vertical cylindrique, et de plusieurs trémies, alternativement convexes et concaves, et percées de petits trous. Ces pièces { ou diaphragmes ) sont étagées dans la chaudière, de manière à rece- Diaphragme (Pompe agricole à), voir successivement l'eau

à vaporiser, qu'elles divisent en pluie fine avant son arrivée dans la partie sphérique du fond, le tout afin d'obtenir une vaporisation très rapide. — On construit également des pompes à diaphragme, dont le rendement est très considérable.

DIAPHRAGMER V. a. Munir d'an diaphragme un générateur, un télescope.

DIAPHRAGMITC n. f. Méd. Inflammation du diaphragme.

DIAPHRAGMODYNIE (de diaphragme, et du gr. odunê, douleuri n. 1'. Douleur du diaphragme ; rhumatisme musculaire du diaphragme : La diaphragmodynie est une affection probable , plutôt que démontrée.

DIAPHYLLE n. f. Bût. Syn. de buplëvre. DIAPHYSAIEŒ [zèr — rad. diaphyse) adj. Hist. nat. Qui sépare.

— Anat. Qui se rapporte à la diaphyse.

DIAPHYSE (du gr. rfmp/(us/s, interstice) n. f. Hist. nat. Séparation, cloison.

— Anat. Corps des os longs. V. os.

DIAPHYSISTÉ, ÉE {sté) adj. Bot. Syn. de articulé, en

parlant des plantes marines composées d'articles.

— n. f. pi. Division des algues thalassiophytes. — Une

DIAPHYSISTÉE.

DIAPNOÏQUE ipno-ik' — du gr. diapnoê, transpiration) adj. et n. m. Se dit des médicaments qui n'excitent qu'une légère transpiration : Substance DIAPNOÏQUE. Un DIA- PNOÏQUE.

DIAPOSITIVE (du gr. dia, à travers, et de positive) n. f.

Phot. Photocopie positive sur verre, destinée à être projetée ou àétre utilisée comme vitrail devant une fenêtre.

DIAPRE ou DIASPRE (du

bas lat. dijasperus, même sens ; peut-être dérivé du \a.i. jaspis, jaspe) n. m. Techn. Tissu de soie : drap façonné ou brocart d'origine orientale, ou sa contrefaçon.

— Joaill. Syn. de diaspinkl.

— En'cycl." Techn. Les diaprés ou diaspres se fabriquaient, au moyen âge, à Damas et â Bagdad; l'Italie les copia, après les croisades, dans ses manufactures de Lucaues. On les employait pour les ornements sacerdotaux et les vêlements d'apparat. Au xiV siècle, on donna aussi ce nom à une étotfc do laine, semée ou bigarrée de fleurettes.

DIAPRER (par corrupt. de diasprc) v. a. Semer, parer de couleurs variées : Le printemps dia- PkE lefi campagnes de riches couleurs.

— Fam. Consteller, semer par places :

DiAPRER un corps de meurtrissures.

— Kig. Emailler, parer d'ornements variés : IJiaprlr ses phrases de mots grecs et latins.

Diapré, ée part. pass. S'entendait autrefois pour toute surface, d'un tissu comme d'un métal, ou d'une céramique, oroéode figures, do rinceaux, de hôtes, de diverses couleurs.

— Blas. Se dit du champ ou des pièces d'un écu, fjuand ils sont couverts d'ornomcnU d un métal ou d'un émail difl'ércnts, imitant les incrustations d'un objet damasquiné. fLcs écus diaprés D'cxistcDl guère qu'eu Allemagne et dans les Flandres.) . — Honic. : Prune diapeëe ou substantiv. Diaprêi:.

Diapré (x« s.).

a. oemer, parer

D'argent.

îi In ra8C6 d'azur

(liapriSe d'or.

Diaptomus {gr. lo fois).

Se diaprer, v. pr. Se parer, s'émaillor de diverses couleurs.

DIAPRERIE u. f. Linguist. Syn. de diaprure.

DIAPRUN (du gr. dia, avec, et du lat. prumnn, prune) n. m. Pharm. Electuaire purgatif de pruneaux, de la vieille pharmacopée.

DIAPRURE n. f. Variété de couleurs d'un objet diapré : Les diaprures des prairies.

DIAPTOMUS (muss) n. m. Genre de crustacés copépodes nageurs, famille des calanidés, comprenant de petits animaux aquatiques, dont les mâles ont les antennes asymétriques. (L'espèce type du genre est commune dans les eaux stagnantes d'Europe.)

DIAPTOSE (du gr. dia' ptôsis, intercidence) n. f.

Procédé pour s'assurer de la justesse des sons, dans l'exécution vocale.

— Encycl. Ce procédé, qui nous semble empirique et d'une efficacité contestable, était accepté de J.-J. Rousseau. " Diaptose, dit-il, intercidence ou petite chute. C'est, dans le plain-cliant, une sorte de périélèse ou de passage qui se fait sur la dernière note d'un chaut, ordinairement après un grand intervalle en montant. Alors, pour assurer la justesse de cette finale, on la marque deux fois, en séparant cette répétition par une troisième note que l'on baisse d'un degré, en manière de note sensible, comme ut, si, ut, ou mi, ré, mi. » Nous pensons que la question do la justesse n'entrait pour rien dans la coutume du procédé, qui indiquait simplement la conclusion finale du chant. Cest ce qui nous semble ressortir de ce qu'en dit l'abbé heheuî {Traité pratique du chant ecclésiastique), qui nous apprend que la terminaison des antiennes se faisait soit par périélèse ou circonvolution, soit par diaptose. «Cette seconde manière de finir l'intonation, dit-il, consiste en ce que la première des deux notes qu'on ajoute pour faire la cadence est sur la même corde que la note sur laquelle on finira : de sorte que la seconde qu'on ajoute, et qui est plus long^ue, se trouve entre deux notes de même son; c'est ce qui forme l'intercidence, à la différence de la première manière, qui est la circonvolution. «

DIAPYÈME (du gr. diapuéma, même sens) n. m. Méd. Suppuration, il On dit aussi diapyèse n. f.

DIAPYÉTIQUE {tljc -— rad. diapyème) adj. et n. m. Méd. Se dit d'un médicament qui produit la suppuration : Substance DIAPYÉTIQUE. — Un DIAPY'ÉTIQUE. Syn. SDPPURATIF.

DiARA, contrée do la Sénégamble, bornée au N. par la Gambie, â l'E. par le pays de Diamarou, au S. par le Firdou et le Pakao, et à 10. par le Kiân.

DiARBÉKIR OU DiARBEKR, vilayet de la Turquie d'Asie, dans le Kurdistan et l'Arménie. II est compris entre les vilayets d'Erzeroum au N., de Van au N.-E., de Bitlis à l'E-, "de Mossoul au S.-E., d'Alep au S.-O. et de Mamouret-ul-Aziz à l'O. D'une superficie de 46.800 kil. carr., il est peuplé de 471.500 hab. Région montagneuse, où naît, à 1.100 mètres d'altitude, le Tigre, elle a un climat assez dur l'hiver, mais sain. Lo sous-sol renferme du charbon et du cuivre. Le sol est couvert de forêts; il produit aussi de l'orge, du blé, du coton, du tabac, des fruits. Les habitants fabriquent des soieries, des cotonnades, des lainages, des tapis, des maroquins.

DiARBÉKIR ou DiARBEKR, ville forte de la Turquie d'Asie (anc. Amida), ch.-l. du vilayet de Diarbékir, sur le haut Tigre; 3.5.000 hab. Elle est déchue de son ancienne importance (elle compta jadis 200.000 hab.). Malgré le climat [fièvres endémiques], cette ville doit à sa situation entre la mer Noire et le golfe Persique d'avoir conservé une certaine importance commerciale et industrielle. Elle fabrique des soieries, cotonnades et maroquins; elle renferme des teintureries, verreries, poteries. Tête de la navigation du Tigre par radeaux, elle entretient aussi des relations par caravanes avec Alep, Smyrne, Constantinople et Bassora.

DIARDIGALLE ou DIARDIGALLUS [hiss) n. m. Sousgenre d'euphcomus (oiseaux gallinacés, famille des phasianidés), fondé pour un magnifique faisan d'Indo-Chine, le diardigalle prélat [diardigallus ûiardi). [Cette espèce est de la taille du faisan commun, gris violet ; la tête porte une huppe retombant un peu en arrière, des caroncules rouges ; le dos est marqué de jaune d'or, le croupion écaillé de roux luisant, la longue queue, verte, est fourchue. La femelle est fauve et rousse.]

Diariuinsiveyî(??'umur6anar«7nco»îmenfanî(« Journal » ou « Mémoires de la cour romaine » [sous Ale.xandre VI], 1483-1506). — Ce journal, écrit par Jean Burchard, maître des cérémonies pontificales, est un compte rendu des cérémonies et des fêtes que l'auteur avait à régler. Mais, chemin faisant, celui-ci raconte bien d'autres choses, sans excepter les crimes et les anecdotes les plus scandaleuses. Une édition complète en a été donnée par L. Thuasne : Johannis Burchardi Argentinensis, capelU' pontificia? sacrorum rituum magistri, Diarium sive Rerum urbanarum commentarii (Paris, 1883-1885).

DIARRHÉE (a-r^ — du lat. diarrhœa, gr. diarrhoia; de diarrhein, couler à travers) n. f. Evacuation alvine fréquente et liquide.

— Encycl. Méd. La diarrhée consiste en des selles plus ou moins nombreuses, dues à une quantité d'eau, venue do l'intestin grêle et très supérieure à la normale. Chacune des selles est précédée de coliques d'intensité variable, avec sensation de défaillance plus ou moins marquée. La diarrhée reconnaît dos processus fort divers : les infections; les intoxications d'origino interne (urémie), ou d'origine externe; les entérites, les aliments (on excès, de mauvaise nature, etc.); les catarrhes des voies biliaires; cerlaincs diathèsos peuvent donner lieu à ce symptôme (artbritismo, nervosismc).

Au point de vue thérapeutiaue, nous diviserons les diarrhées en deux groupes : celles par excès de péristal-

tisme intestinal, donnant lieu à des coliques, ot celles dues à l'hypersécrétion. Le régime doit primer la médication. Il faut donner une alimentation nourrissante sous un petit volume et sans résidu cellulosique, modérer les boissons. Le lait, les œufs, la viande crue sont employés avec succès. Le riz, l'amidon, les coings jouissent d'une réputation méritée comme aliments antidiarrhéiques.

L'opium, la morphine, le diascordium calment et la douleur due aux coliques, et les contractions intestinales.

Le sous-nitrate de bismuth, la craie préparée, l'eau de chaux, le talc, le tanin, le ratanhia, le cachou doivent être réservés aux diarrhées par sécrétion exagérée sans douleurs.

Si la déperdition de l'eau était trop considérable, il faudrait sans hésiter avoir recours aux injections souscutanées de sérum artificiel. Enfin, depuis les travaux de Bouchard, on doit réaliser l'antisepsie intestinale avec le naphtol-p chez l'adulte, l'acide lactique chez l'enfant.

— Art vétér. Diarrhée des veauœ. C'est une maladie grave et assez fréquente, due, le plus souvent, â la substitution du régime artificiel au rêeime naturel. Aussi le meilleur traitement à opposer à cette maladie est le retour au lait maternel.

DIARRHÉIQUE {a-ré-ik') adj. Pathol. Qui tient de la diarrhée, qui se rapporte âla diarrhée : J-lux diarrhéique. Matières diarrhi^:iques.

— Substantiv. Personne aflfectée de diarrhée : Guérir

un DI.\RRHÊ1QUE.

DIARRHÈNE (a-rèn') n. f. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des festucées, dont l'espèce type habite l'Amérique.

DIARRHODON {a-i'o — du gr. dia, avec, et rhodon, rose) n. m. Pharm. anc. Nom donné à diverses préparations astringentes, électuaires, trochisques, poudre, dans lesquelles entraient les roses.

DIARTHRODIAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui a rapport à la diarthrose : Cartilage di.vrthrodial.

— Articulation diarthrodiale. Syn. de diarthrose.

DIARTHRON n. m. Genre d'herbes grêles, de la famille des tïiymélacées, tribu des thymêloes. (Les fleurs sont hermaphrodites, disposées en épis grêles, latéraux ou terminau.x. Les deux espèces connues sont originaires de l'Asie.)

DIARTHROSE (du gr. dia, à travers, et arthrôsîs, articulation) u. f. Anat. Articulation mobile par glissement des surfaces articulaires.

— Encycl. Les diarthroses présentent des mouvements divers en rapport avec la forme des surfaces articulaires, et, à ce point de vue, les anatomistes les ont divisées en un certain nombre de genres. Mais, dans toutes les diarthroses, qui sont les articulations mobiles par excellence, on trouve les surfaces recouvertes de cartilage articulaire et, entre ces surfaces, une ou plusieurs poches synoviales pour faciliter le glissement. V. sy'Noviale.

DiAS (Vicente), navigateur portugais du xv" siècle, né à Lagos (Algarves). En 1446, il participa à l'expédition dirigée par Gomez Pires, qui découvrit le fleuve Sénégal. On croit qu'il remonta ce fleuve sur une partie de son cours.

DiAS (Diniz), navigateur portugais du xv' siècle, né à Lisbonne. Il fut chargé, en 1445, par don Henri de Viseu, d'explorer la côte de Guinée, et vit, le premier, le cap Vert.

DiAS ou DiAZ (Barthélémy ou Bartholomeu), navigateur portugais du xv« siècle, mort en 1500. Chargé, en 1486, par le roi Jean II de poursuivre la découverte du littoral africain, il s'avança d'abord le long de la côte atlantique de l'Afrique australe, à environ deux degrés au S. du tropique du Capricorne, et à 120 lieues au delà du point le plus éloigné reconnu par les précédents navigateurs; puis il se dirigea directement au S. par la pleine mer, doubla sans s'en apercevoir l'extrémité méridionale du continent, et ne loucha la terre que 40 lieues plus à l'E. Après s'être avancé jusqu'au Rio do Infante (la grande Rivière des Poissons), Barthélémy Dias revint sur ses pas en longeant la côte. C'est alors qu'il découvrit la pointe terminale de l'Afrique, qu'il nomma cabo Toi-mentoso ou cap des Tempêtes (le roi de Portugal changea plus tard ce nom en celui de cabo de Buen Esperanza ou cap de Bonne- Espérance, pour ne pas décourager les navigateurs). Rentré à Lisbonne en décembre 1487, Diaz y fut bien accueilli ; mais il se vit, dix ans plus tard, préférer Vasco de Gama pour la direction de l'expédition de 1497. II accompagna d'abord ce navigateur dans l'Inde, puis, en 1500, Pedro Alvarez Cabrai au Brésil; il périt dans une tempête, au cours de cette expédition.

DiAS DE NoVAES (Pau!), capitaine portugais du XVI" siècle, petit-fils du précédent, mort en 1589. Nommé, en 1574, par don Sébastien gouverneur général d'Angola, il débarqua dans le Loanda, y fonda la ville de Saint-Paul,

finis s'établit dans le territoire d'Angola, dont il vainquit e roi en 1577 et en 1583- Il fut arrêté par la mort au milieu de ses conquêtes.

<■ DiAS (Filippe), né à Bragance vers 1540, mort en 1601, prédicateur et théologien. Élève de l'université de Salamanque, il entra dans l'ordre des franciscains, et acquit une grande réputation comme orateur sacré. Ses Sermons. imprimés â Salamanque en 1585, à Lyon en 1586, et à Cologne en 1604, étaient fort estimés de saint François de Sales. On a encore de lui une Somme des prédicateurs, écrite en latin (Venise, 1586).

DiAS (Balihazar), poète portugais, né à Madère. II était aveugle de naissance. On ne sait presque rien de sa vie, sinon qu'il vécut en Portugal sous le règne du roi Sébastien et s'adonna â la composition de pièces dramatiques, espèces de Mystères connus sous le nom à.'autos. Les plus connus sont : les Autos du roi Salomon (1612), de la Passion (1613), de saint Alexis, de sainte Catherine, etc.

DiAS fFernand), voyageur brésilien du xvii* siècle, né à Saint-Paul, mort vers 1682. Chargé, en 1671, de rechercher dos mines d'émeraudes qu'on croyait exister dans l'intérieur du Brésil, Dias s'avança jusqu'au lieu qu'il appela lieino dos Mapaxos, où il découvrit des pierres brillant d'un vif éclat, qui n'étaient pas des ômeraudes, mais, vraisemblablement, de simples aigues-mahnes.

DiAS (Ileiiriquo), général brésilien, né à Pernambouc vers nioo, mori en 16ti2. C'était un nôgro allVanchi qui, par SOS grandes qualités, arriva, on 1639, au coniman«l(! ment d'un régiment. Il prit une part active à la longuo guerre qui eut pour résultat le renvorsoment do la suprématie hollandaise au Brésil. C'est pendant ces campagnes qu'il remporta les victoires do Guarairas , d'Ohnda et d'Kstauoia (1648).

DiAS (Pedro), jésuite portugais, né à Gouvoa en 1621, mort à Bahia en 1700. Après avoir exploré les possessions portugaises d'Afrique, il entra dans la compagnie do Jésus, et fut missionnaire au Brésil. Il publia une Grammaire de la tangue d'Anyola (Lisbonne, 1597).

DiAS-CAMARGO (Antonio), explorateur brésilien du xvii" siècle, né dans la province de Saint-Vincent. C'est lui qui, lo premier, vers 1665, pénétra dans la province do ^Iinas, où il découvrit dans un ruisseau, appelé Kibeirao do Carmo, une énorme quantité d'or, à l'endroit où s'éleva par la suite lopulonto ville de Villa-Kioa. On ignore quel lut, à partir de cette époque, le sort de Dias.

DiAS (Gabriel), compositeur portugais du xvii' siècle, qui fournit sa carrière en Espagne. Il fut d'abord chantre de la chapelle de Philippe IV, à Madrid. On connaît de lui quantité de messes et motets, et le catalogue de la célèbre bibliothèque musicale du roi Jean IV de Portugal renferme 497 mélodies populaires de sa composition.

DIASCÉVASTE {a-sé-vasst' ~ dn gr. diaskeuastès. arrangeur) n. m. Littér. gr. Nom donné aux grammairiens qui, avant les alexandrins, réunirent et remanièrent les poèmes homériques, il On dit aussi diaskévaste.

— Encycl. Les critiques alexandrins, dans leurs travaux sur Homère, désignaient sous le nom de diaskeuastai^ tous leurs prédécesseurs. On sait que les poèmes homériques furent, pendant des siècles, livrés à la discrétion des rapsodes, qui en récitaient des morceaux à la cour des

rinces et dans les fêtes publiques. Pisîstrate et son lils [ipparque tirent faire une recension des poèmes homériques par des poètes et des savants, parmi lesquels Onomacritos d'Athènes, Orphée de Crotone, Zopyre d'Héraclée et peut-être Simonide do Céos, qui s'appliquèrent à retrouver fa véritable suite des poésies attribuées à Homère. Ils ne se contentèrent pas de grouper ensemble les ditférents fragments dos poèmes homériques qui avaient rapport à un même événement, à un même personnage; ils furent chargés de revoir et de corriger ce premier travail de coordination. Çà et là se trouvaient des lacunes, qu'il fallut combler : on introduisit par endroits des vers intermédiaires, destinés à relier les divers épisodes. De là ces passages évidemment interpolés qui coupent la trame, au lieu do la renouer. On ne tarda pas à regretter ces corrections, ces additions, et de nouveaux arrangeurs ou diascévastes, appelés diorthontes (correcteurs) [v. dior- THOSTES], recherchèrent, pour les retrancher, tous les vers suspects d'interpolation. Dès le iV siècle av. J.-C, la critique grecque avait reconnu et noté d'un signe convenu les passages apocryphes.

DIASCÈVE {a-sèv —àngv.diaskeuêf revision) n. f. Littér. r. Correction que les auteurs dramatiques grecs devaient aire subir à leurs pièces, lorsque ces pièces n'avaient pas remporté le prix, et qu'ils voulaient les présenter à un nouveau concours, il On dit aussi diaskève.

— Encycl. Trop souvent, la diascève n'était pas faite par l'auteur lui-môme. Elle n'était pas, alors, sans danger. Aussi les Athéniens rendirent-ils, sur la proposition do Lycurgue, un décret portant qu'un exemplaire officiel des grands tragiques serait déposé au templo d'Athéné, et que ce texte dértuitif servirait seul aux représentations sur le théâtre de Dionysos.

DIASCHISMA {a-chiss — du gr. dia, à travers, et schizein, fendre) n. m. Dans la musique ancienne, Intervalle qui formait la moitié d'un demi-ton mineur. « Le rapport, dit J.-J. Rousseau, est de 24 à V'eoo, et par conséquent irrationnel. »

DIASCIE {a-sî) n. f . G enre d'herbes annuelles ou vivaces, de la famille des scrofulariées-hémiméridées, propre à la région du Cap. (On en connaît environ vingt espèces.)

DIASCORDIUM {skor-di-om' — du gr. dia, avec, et do scordiiim) n. m. Pharm. Electuaîrc astringent et sédatif, à base de scordium.

— Encycl. Voici, d'après le Codex, la formule du diascordium, où lo principe le plus actif n'est certainement pas le scordium, mais bien l'opium (l gramme contenant oe^ooo d'extrait d'opium): feuilles sèches do scordium, 60 gr. ; fleurs de roses rouges, racine do bistorte, de grentiane et do tormentille, semences d'épino-vinette, benjoin en larmes, dictame de Crète, galbanum, gomme arabique, do chaque 20 gr. ; cannelle de Coylan, 40 gr. ; gingembre, poivre long, extrait d'opium, de chaque 10 gr. ; bol d'Arménie (terre argileuse), 80 gr. ; vin d'Espagne, 200 gr. ; miel rosat, 1.300 gr. Dose : 2 à 4 gr. délayés dans une potion ou enveloppé do pain azyme, à cause de son goût ot de sou odeur désagréables.

DIASÉBCSTE {bùsst') n. m. Electuairo purgatif, qui a pour baso les sébostos.

DIASEMIA {sé) n. f.

Genre d'insectes lépidoptères microlépidoptèros, famille dos pyralidés , compronant dos petites tordcuses européennes , dont on connaît doux espèces : la diasemia litterata ùi\ixdiasemia rambui'ialis .

DIASÈNE nu DIASENNE {sim' — du gr. dia, avec, ot do

s^.'fi'.'l M. m. Kle>-tiiairo purgatif, qui a pour base lo séné.

DIASIE izl) n. f. Gonro do plantes herbacées, do la famille des irid<'ns, compronant plusieurs espèces, qui croissent au cap de Bonne-Espérance.

DIASICS {zî — du gr. Zens, Bios, Jupiter) n. f. Antiq. gr. Eêtcs do Zous Moilichios, à Athènes.

DIASOSTIQUE (stik' — du gr. diasôzein, consorvor) adj. Méd. anc. ii lUUjimc diasosliquc. Celui qui est hygiénique, qui contribue à entretenir la santé. (Pou us.)

DIASOSTIQUE {stik'- mômo étymol. qu'ù l'art, précéd.) n. f. Partio do la médecine, qui a pour objet la consorvatfon do lu santé.

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