‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 684 sur 870 · DIDACTIQUE · texte numérisé non relu

DIDACTIQUE

— Enctcl. Si l'on voulait appliquer la désignation de didactique en se conformant au sens étymologique, elle embrasserait tous les livres propres à l'instruction. Mais le genre didactique proprement dit est restreint ordinairement à une espèce de poème qui présente au fond un enseignement réguliersous une forme agréable. L'enchaînement logique des diverses parties y est voilé à l'aide d'images variées, de pittoresques descriptions, d'épisodes choisis avec goût se reliant à l'œuvre par une pensée morale, par un souvenir historique ou mythologique. Hésiode est le plus ancien poète grec dont les vers se rattachent à la poésie didactique. Les Œuvres et les Jours renferment un grand nombre de préceptes moraux ou techniques. La Théogonie réunissait les généalogies divines en un système où là poésie se joignait aux conceptions philosophiques. Il faut rattacher au genre didactique, chez les Grecs, les poèmes philosophiques Sur la riature, de Xénophane, do Parménide et d'Empédoclo, et les /'/i^nomèncr d'Aratus.

Les Latins excellèrent dans le genre didactique ; leur génie s'y déploya sur des sujets variés : Caton l'Ancien, Ennius, "Varroo, Cicéron tirent des poèmes didactiques. Lucrèce, dans son De natura rerum, mit la poésie au service de la philosophie. Vir^^ile a donné dans les GéorgiflMe* le chef-d'œuvre du genre didactique. U Art poétique d'Horace, où le poète lixa les règles de la poésie latine, est, dans le style libre de la conversation, une épître didactique. \j Art d'aimer et les i^osfes d'Ovide appartiennent au genre didactique, auquel se rattachent aussi les noms de Cûlumelle, Ausone, Avienus, etc.

Les poètes chrétiens essayèrent d'appliquer le poème didactique à l'enseignement îles préceptes de la religion. Les poètes latins modernes ont cultivé aussi le genre didactique; citons-en deux des plus célèbres et des derniers venus : René Rapin avec son poème des Jardins (1GC5) ; Jacques Vanièro avec sou Prs'.dmm rusticum {1101).

Dans la langue française, il y a beaucoup de poèmes qui sont purement didactiques ou qui se rapprochent do CO genre; mais il n'en est qu'un qui soit resté classi-

3ue : l'AW poétique do Boiloau. lîien loin de cotte œuvre e maître, nous placerons la Heligion do Louis Racine, les Discours sur l'homme do Voltaire, la Peinture de Lemierrc, la Déclamation théâtrale de Dorât, les Lettres à Emilie sur la mythologie do Desmoutiers. Citons aussi Delille, que sa traduction des Géorgiques a placé surtout parmi Ie.s poètes didactiques, et qui s'y rattache aussi par ses poèmes des Jardins et de l'/ïomme des champs. Mais ces dernières œuvres rentrent plutôt dans le genre purement descriptif, de même aue les Saisons de Saint-Lambert et les Mois de Roucher. Mentionnons en outre, à titre de curiosités, quelques ouvrages techniques et surtout mnémotechniques en vers; et d'abord le Jardin des racines grecques, pstr le P. Lancelot; le Code civil mis en vers, par Flacon, et la Géographie de la France, en vers techniques, par Balestrier; etc. Do nos jours, le genre didactique, surtout en France, paraît presque complètement abandonné.

DIDACTIQUEMENT fke-man) adv. Dans l'ordre didactique : Procéder didactiquement.

DIOACTYLE tdu prôf. di, et du (a^. dakiuloa, doigt) adj. Zool. Qui possède deux doigLs, qui se termine par deux appendices opposables en manière de doigts : Fourmilier didacttlk. Les écrevïsses, les iiomards ont des pinces

DID4CTTLES.

— Métr. anc. Se disait d'un pied composé de deux dactyles. Il Substantiv. : Un didactyle.

DIDACTYLON n. ni. Bot. Genre de graminées, tribu des roitliœlliêes, habitant les îles de la Sonde. (Les didactylous sont des herbes cespiteuses, simples ou ramifiées, annuclics.)

Didakhê (c'est-à-dire enseignement ou doctrine [des douze apôtres]). C'est un des monuments les plus anciens de la littérature chrétienne primitive. Ce petit livre était conservé au palais du Phanar à Constantinople, dans la bibliothèque du Saint-Sépulcre. Il a été découvert en 1875 et publié pour la première fois, en 1883, par Philotée Bryennios, métropolitain orthodoxe de Nicomédie. C'est un traité destiné à l'enseignement des catéchumènes. Il se divise en deux parties. Dans la première (I-VI), les préceptes essentiels de la morale chrétienne sont exposés sous l'image do deux voies : la voie de la vie, et la voie de la mort; dans la seconde, l'auteur rappelle d'abord (VII-XI) les principaux actes de la religion chrétienne ; il décrit le baptême, le jeûne, l'eucharistie ; il expose ensuite (Xl-XV) l'organisation de la société chrétienne, où il distingue les apôtres, les prophètes, les docteurs, les évoques et les diacres. La conclusion est une exhortation à la vigilance, fondée sur l'espérance de la venue prochaine du Seigneur. Parmi les critiques, les uns assignent pour date à cette œuvre les environs de l'année 135 ; d'autres la font remonter aux premières années du ii"' siècle. Elle était fort estimée des anciens : Clément d'Alexandrie, Eusèbe et saint Alhanase l'ont citée plusieurs fois.

DiDAM, bourg des Pays-Bas (prov. de Gueldre), arr. de Dœsbourg ; 3.930 hab. Elève de bétail ; grains, fourrages.

DIDASCALE {skaV ~- du gr. didaskalos, celui qui enseigne) n. m. Hist. ecclés. Docteur de l'Eghse grecque.

DIDASGALIG [ska-lî — rad. didascale) n. f. Antiq. gr. Instructions qu'un poète donnait aux acteurs, sur la manière dont ils devaient jouer les rôles de ses pièces, il Nom donné quelquefois à la représentation elle-même, aux concours dramatiques.

— Philol. Comptes rendus ou procès-verbaux des concours tragiques et comiques, n Edition d'une pièce de théâtre, ii Petite note qui, chez les Latins, se plaçait en tête d'une pièce de théâtre pour indiquer l'origine, la date de la représentation, etc. u Répertoire de pièces de théâtre.

— Philos. Art d'enseigner; ensemble de préceptes.

— Enctcl. Antiq. gr. Le mot didascalia avait, chez les Grecs, plusieurs sens. A l'origine, il désignait seulement les instructions données par le didascalos ou metteur en scène, c'est-à-dire par le poète lui-même, aux acteurs et aux choreutes. Plus tard, le mot s'appliqua aussi à la représentation elle-même, aux concours tragiques et comiques, même aux éditions de pièces de théâtre. Mais, do plus en plus, on réserva le nom de didascalies aux

firocès-verbaux ou comptes rendus officiels des concours ittéraires. C'est presque le seul sens qu'ait conservé le mot chez les modernes, du moins en épigraphie grecque. Ces procès-verbaux étaient cooservés dans les archives de l'Etat. Plus tard, ils furent aussi gravés sur des stèles, qu'on plaçait près du théâtre, dans l'enceinte de Dionysos. On a retrouvé dans les fouilles un certain nombre de didascalies. Les plus anciennes paraissent appartenir au IV' siècle avant notre ère; mais l'usage remontait beaucoup plus haut. Aristote, Dicéarque, Callimaque, Eratosthène, Aristophane de Byzance, et autres savants, avaient composé des recueils do ces documents, auxquels ont été empruntés la plupart des renseignements précis que donnent les scoliastos sur les représentations dramatiques. — Chez les Latins, on appelait n didascalies » les courtes notices qu'on mettait en tète des pièces de théâtre, et qui renseignaient le lecteur sur les circonstances de la représentation à Rome.

DIDASCALIQUE [ska-lik' — rad. didascalie) adj. Qui concerne l'enseignement.

DiDAY (François), paysagiste suisse, né et mort à Genève (1802-1877). Cet artiste étudia à Paris et à Rome, mais sans se donner de maître : c'est un autodidacte. II eut le mérite d'oser, le premier, s'attaquer à la montagne et de peindre les spectacles alpestres de son pays natal. Il débuta, au Salon de I840, par trois toiles qui furent remarquées : le Soir dans la vallée; un Chalet datis les hautes Alpes; un Torrent dans les Alpes. La première, surtout, porte l'empreinte d'un vrai talent. Le Glacier de Bosenheim, au musée de Lausanne depuis 1842, est une vigoureuse peinture. Le Chêne et le Jioseau, que l'on vit à Paris en 1855, et qui appartient maintenant au musée de Genève, est un tableau d un grand style. Le succès de Diday fut très grand en France, vers 1840. Il a vite passé de mode, après avoir été un peu surfait. Il n'en a pas moins fondé un genre qui a fourni une histoire honorable. Une » fondation Diday », en outre, fait revivre le généreux artiste dans le musée de sa ville natale.

DiDE (Auguste), ancien pasteur protestant et publiciste français, né à Nîmes (Gard) en 1839. Sa thèse, qu'il soutint à Strasbourg, sur la Co7wersioïi de saint Paul, le classa dans la partie la plus radicale du protestantisme libéral. En 1868, il fut nommé l'un des trois pasteurs de l'Eglise libérale, fondée par Allianase Coquereî fils. En 1885, il fut élu sénateur par le département du Gard. Au terme de son mandat, il n'a pas été réélu. 11 a écrit : Genève et l'orthodoxie. Essai sur le positivisme; Hérétiques et révolutionnaires; J. Barni, savie et ses œuvres.

Ilarédigé pendant plusieurs années le journal •< le Protestant libéral », et fuddé la revue la ItévolU" lion française.

DIDEAU(rfo)

n. m. Pôch.

Grand filet avec poche centrale, qu'on tend sous les arches d'un pont, n On l'appollo encore dié-

DEAU, CDIDEAO, CtC.

Didée (gr. d'un tierB).

DIDÉCAÈORE (du préf. di. et du gr. déka, dix, et édra,

hast . ai^. Se dit. en minéralogie, des cristaux où l'ensemble d("î I acos (itl'ro la combinaison de deux solides à dix faces.

DIDÉCÈNE [sén ') n. m. Chim. Hydrocart ure polymère du décène, extrait des huiles de résine.

DIDÉE ou DIDEA [dé) n. f. Genre d'insectes diptères brachycères , famille des syrphidés , comprenant des mouches vertes et brunes, à grosse tête saillante en avant, à ailes larges. (L'espèce type du genre est la didea fas~ data, qui habite la Franco.)

DIDELOTIA {dé, si-n) n. m. Genre d'arbres, de la famille des légumineuses-césalpiniées, série des amherstiécs, habitant l'Afrique tropicale.

DIDELPHES idèlf) n. m. pi. Ordre de mammifères, plus ordinairement appelés marsupiaux. — Un didelphe.

DIDELPHIEN {del'-fi-in, en' — du préf. di, et du gr. delphus, matrice) adj. Zool. Qui possède une poche et des os marsupiaux : Les sarigues sont des mammi fères didelvuie^s. (Ce terme, aujourd'hui inusité, s'employait jadis par opposition à monodelphien.)

DIDELPHODUS {dèl', duss) n. m. Paléont. Genre de mammifères carnivores créodontiens, famille des proviverridés, comprenant de petites formes fossiles dans le tertiaire de l'Amérique du Nord.

DIDELPHOPS'(/êr-/'''>p5s)n.m. Paléont. Genre de mammifères iii;ii>iipiau\, famille des didclphyidés, comprenant des sarigues lossiji-s dans le tertiaire de l'Amérique du Nord.

DIDELPHYIDÉS [dèl') n. m. pi. Zool. Famille de mammifères marsupiaux rapaces, comprenant les sarigues et les chironectes, genres américains. — Un didelphyidé.

DIDELTE (rié/r) ou DIDELTA (rf^r) n. m. Genre d'herbes subinermes, de la famille des composées, tribu des arctotidées,dont les espèces croissent au cap de Bonne-Espérance.

DIDEMNIDÉS (rfèm") n. m. pi. Zool. Famille d'ascidies composées (synascidies), caractérisées par leur corps divisé en deux régions : une thoracique et une abdominale.

— Un DIDEMNIDÉ.

DIDEMNUM idèm''nom') ou DIDEMNE {dèmii') n. m. Zool. Genre d'ascidies, type de la famille des didemnidés, comprenant des colonies d'animaux marins, habitant les mers chaudes. (Tel est Icdidemnum styliferum, de la mer Rouge.)

DiDENHCIM, village de la Haute-Alsace (cant. Sud de Mulhouse), sur l'ill et près du canal du Rhône au Rhin ; 1.100 hab.

DIDERME [dèrm') n. m. Genre de petits champignons myxum\ceies, colorés et météoriques, que l'on trouve surtout en automne, sur le bois mort et les mousses.

Diderot (Denis), .philosophe et écrivain français, né à Langres en 1713, mort à Parts en 1784. Fils d'un coutelier, il fut envoyé au collège des jésuites de sa ville natale, où il fit de brillantes études. Il alla les continuer au collège d'Hareourt, sur les conseils de ses maîtres. Il entra, au sortir du collège, chez un procureur, qu'il quitta pour mener, pendant dix années, une vie toute de privations et d'études, approfondissant les mathématiques et les langues vivantes. Marié, il fut distrait de ses affections domestiques, par plusieurs liaisons (M"" de Puisieux ; Sophie Yolland). Diderot débuta par des traductions et d'obscurstravauxde librairie.

C'est ainsi que , chargé de la traduction de l'encyclopédie anglaise d'Eplira'im Chambers, il persuada au libraire d'élaborer une œuvre nouvelle :

ce fut l'origine de 1'^»cyclopédie. Il s'adioignit le mathématicien d^Alembert, qui partagea la direction de l'entreprise et écrivit le Discours préliminaire, h' Encyclopédie, dont le tome I*' parut en 1751, avec un grand succès, fut suspendue en 1752 et en 1759. Ces persécutions découragèrent d'Alembert, et Diderot resta seul pour achever l'œuvre (le dernier volume parut en 1772). Entre temps, il avait publié une traduction de YEssai sur te mérite et la vertu, de Sliaftesbury ; la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux gui voient (1749), qui lui valut d'être enfermé à "Vincennes; les Peiisées sur l intei'prétation de la nature (1754); le Fils naturel et les Entretiens sur le Fils naturel (1757); le Père de famille (175fi); Du poème dramatique (1759). En 1773, Diderot entreprit un voyage en Russie, pour remercier Catherine II de lui avoir acheté sa bibliothèque, qu'il avait vendue pour doter sa fille. Auprès de l'impératrice, il dépensa en projets do réformes, en utopies, tout ce que sa prodigieuse imagination lui suggérait. De retour en France, il écrivit : Jacques le Fataliste, la lieligieuse, le Neveu de Hameau et VEssai sur les règnes de Claude et de Néron. 11 mourut dans un appartement de la rue de Richelieu, que Catherine II avait fait louer pour lui, et pour lequel il avait quitté son quatrième étage de la rue "raranne.

Diderot s'assimila presque toutes les sciences de son époque, l'antiquité classique, los littératures étrangères, faisant ainsi le tour du monde avant de le refléter dans ses écrits. Il procède peu par inspiration ; presque toutes ses œuvres ont pour point de départ une lecture, une conversation, et ne sont que l'expression d'un état passager de son activité mentale, au lieu d'être le résultat d'un long et

fiatient travail. De là une certaine impression do hâte que aissent ses écrits. ~ Diderot est athée. Pour lui, Dieu n'existe pas, et le tiosoin d'un Etre suprême ne se fait même pas sentir pour sanctionnor une morale, celle-ci n'étant qu'une invention humaine, une duperie, car elle

consiste à rofrônor dos besoins tout naturels, et c'est à. la nature que nous devons obéir. Etre bienfaisant, voilà la soulo obligation morale. Admirateur onthousiasto de la vio et de sos formos, Diderot annonce lo rùgno des sciences naturelles ot leur prédominance sur la math6mati.|ue. Il remet l'homme dans la nature, ot, un pou avant Holvétius ot d'Holbach, ramène la morale ù, la physiologie. — Le style de Diderot, c'est Diderot lui-mfimo. Sa phrase traduit l'impression du moment ot prend tous les tons, depuis la déclamation, d'un lyrisme quelquefois emphatique, jusqu'au » naturalisme » lo plus précis. A côté de telle invocation, où court lo souille robuste d'un Ijucrôco, à côté do tel tableau, où apparaît déj:V lo charmo descriptif d'un Chateaubriand, so trouvent dos scènes d'une crudité naïvo, des inia^^os vulgaires. Il prend, pour rédiger la partie technologique do V Encyclopédie, un style clair et concis do spécialiste. Enfin, dans sos A'a/o/i«(1765-176G-17G7), il rencontre, pour parler do la pointure, dos expressions si justes, môlant à la description purement littéraire les détails tocluiiquos indispensables, qu'il est regardé avec raison comme le fondateur de la critique d'art.

— BtBUOGR. : Œuvres de Diderot, édit. Assézat ot Tournons (Paris, 1875-1877); Rosenkrauz, Diderot's Leben und HVr/fe(Ijeipzig, 1866); Ducros, Z>/rferoi (Paris, 1894).

DIDEROTE u. f. Bot. Syn. do ocurosie.

DI0E5ME n. m. Bot. Syn. de rapistrk.

DiDGEL, branche du Tigre, dans le vilayot de Bagdad (Tur(iuio d'Asie).

DiDIA fGiîNs), famille à laquelle appartenaient Didius (JuLiANus), empereur romain, ot Didia (Clara), lillo do 00 dernier et do Manlia Scantilla. V. Didius Jdlianus.

DIDIDÉS n. m. pi. Famille d'oiseaux, de l'ordre des celombinês, comprenant les genres dronte (didus), pezophaps et apterornis,(\m sont aujourd'hui éteints, mais comptaient encore, au xvir siècle, des représentants vivants aux Mascareignes. (V. dronte.) — un dioidé.

Didier ou Dizier (saint), évoque de Langres, né près de Gênes, mort on Champagne à la tin du m* siècle. Après s'è'tre illustré par sos vertus épiscopales, Didier se dévoua pour aller auprôs do Chrocus, roi des Vandales, demander grâce en faveur de la ville do Langres. Le barbare lo lit mettre à mort, au lieu où fut bâtie, plus tard, la ville de Saint-Dizier. Il est honoré, en Belgique, sous le nom do Désir, ot en Languedoc sous ceux do Deséry, et de Drésery. — Fête le 23 mai.

— Un autre saint Dizier, lecteur de saint Janvier, fut décapité à Pouzzolos, pendant la persécution de Dioclétien. Fcto lo 19 novembre.

Didier (saint), prélat, né à Autua vers 540, massacré près de Lyon, en 608. Il devint évoque de Vienne, en 596. Brunehaut, irritée dos reproclios qu'il lui adressait sur sos dérèglements, le fit déposer par un synode, réuni à Chalon-sur-Saône, et l'exUa dans l'île Barbe, près de Lyon. Il obtint sa grâce, quatre ans après; mais, comme il s'efforçait do détacher lo roi Thierry de Brunehaut, colle-ci lo rit lapider. — Fôto lo 11 février.

Didier ou Desiderius (saint), évoque do Cahors, né à Alhi en 59ô, mort en 655. Descendant d'une riche famille d'Aquitaine, il fut trésorier royal sous les règnes de Clotaire II et do Dagobert 1". Didier devint d'abord

fouvcrneur de Marseille, puis, en 629, évoque do Cahors. os vertus lo lirent honorer comnio saint. C'est le même sa,int qui est appelé saint Géry, dans certaines parties du midi do la Franco et saint Désiré, dans d'autres.

Didier, duc de Toulouse, tué sous les murs do Carcassonuo en 587. Il fut un des meilleurs généraux de son temps. Il envahit l'Austrasio à la tôte dos armées du roi de Neustrio, Chilpéric ; mais Gontran envoya au secours du jeune Childebert l'habile tacticien Mummulus. Didier fut vaincu dans les environs de Limoges. A la mort do Chilpéric (584), Didier se pronou'.'a en faveur do Ciondo- ■wald, fils adultérin de Clotaire I•^ au détriment do Childebert. Gontran intervint pour la seconde fois. Didier s'cmi)rossa do faire la paix avec lui et il conserva lo gouvernement do Toulouse. Didier crut pouvoir profiter do la révolte des Goths do Soptimanie contre Rècarède pour ^assiéger Carcassouno, mais fut tué sous la place.

Didier, duc d'Istrio, dernier roi des Lombards, mort en ral)liayo do Corbie en 775. Lorsque Astolphe. roi des Lombards, mourut sans enfant en 756, Didier revendiqua la couronne, les armes â la main. Le pape Etienne 11 intervint en sa faveur, et il fut couronné en 757. Charlemagno épousa la tillo do Didier, D e s i d e r a ta, puis la répudia.Cefutlorigino de la rupture entre lo roi dos lioni-

bards et lo monaripio franc. Didier donna asile aux (ils do Carloman, frère de Charicniagno, dont lo grand emj)ereur avait saisi les domaines. Charlomagne envahit ITtalio : Didier fut assiégé dans Pavio, en 771, où il fut bientôt obligé de capituler. Il fut exilé au monastère do Corbio, où il mourut, l'année suivante. Son dis Adalgino se retira ù Constantinoplo.

Didier (Jean-Paul), conspiratour français, né A Upio (Drôme) on 1758, décapité A Grenoble en 1810. D'abord avocat au parlement do Grenoble, il embrassa, on 1788. la cause des réformés ; en 1789, collo do la Révolution ; en noii, celle do la résistance royaliste à la Convention; en 1791, collo de la réaction thermidorienne. Agent dos émigrés à Paris, il so rallia an Consulat, ({ul en fit un professeur à l'Ecolo de ilroit de Grenoble (1802), puis aux Bourbons (18M),qui lo nommèrent maître des roquôlos au conseil d'Etat. No se trouvant pas suftisammont récompensé do son royalisme, il se mit à conspirer contro Louis XVIII. Anrès avoir vainement essayé d'entraîner à Clermont lo général Exelinans, il se rendit A Grenoble, où il réussit A gagnf-r qu(dc|ues ofliciorsoii demi-solde et des paysans dos villa^'os voisins. Il dirigea, le 4 mai 1816 au soir, une priso d'armes, dont lo général Donnadieu, commandant la division, fut prévenu; los paysans qu'il conduisait contro Gro-

onaic de Didier.

noble furent dispersés à coups de fusil, et lui-mfimo s'enfuit en Savoie. Découvert et livré par les autorités sardes, il fut condamné A mort par la cour prévôtale de l'Iséro, ot mourut avoc courage.

DlDIER{Charles), littérateur suisse, d'origine française, ne a Gonùvo en 1805, d'une famille protostanto réfugiée on Suisse, mort A Paris en 1864. Grand voyageur, Charles Didier avait visité l'Italie, l'Espagne, lo Maroc, l'Allemagne, ^'^''gypto, l'Arabie. Devenu aveugle, il so donna la mort. Ses j>rincipau,Y ouvrages sont; Home souterraine (1833), celui de sos livres qui a lo plus contribué A sa réputation ; une Année en Espagne (1S37) ; Campagne de Home (1842); Promenade au Maroc (1844); Séjour chez le schérif de La Mecque (1857) ; Cinquante jours au désert (1857) ; Cinq cents lieues sur le Nil (1858).

Didier (Henri-Gabriel), avocat et homme politique français, né A Fresnes-en-Woovro (Meuse) en 1807, mort A Paris en 1891. D'abord professeur libre A Fontenay-aux- Koses, ot rédacteur du « Bon Sens », il fut ensuite avocat A Sedan ot A Paris, puis magistrat. Elu député d'Al^'or A la Constituante do 1848, réélu A la Législative, il vota constamment avoc la gauche. Après le 2-Décembre, Didier reprit sa placo au barreau do Paris, fut nommé, en 1870, procureur do la République, et, plus tard, conseiller A la Cour do cassation. Il fut élu sénateur inamovible en 1881. Il a publié plusieurs ouvrages estimés; entre autres : le Gouvernement Jnilitaire et la Colonisation de l'Algérie (18S'>).

Didier (Jules), peintre et lithographe français, né à Paris on 1831, élève do L. CogniotetJuIes Laurens. Il obtint on 1857 le grand prix de Rome pour lo paysage historique. Il a peint presque exclusivement des scènes rustiques, dos paysages et des animaux. Voici ses principales œuvres : Troupeau, de bœvfs passant un que dans la campagne de Home (1864) ; les Bords du lac Trasimène (1866) ; le Labuurat/e sur les ruines d'Ostie (186G) [au musée du Luxembourg]. Par la suite, l'artisto peignit do beaux paysages [Saint-Pair ; Vue de la forêt de Compièqne ; En Charolais, etc.). Didier a fait aussi de belles lithographies.

Didier (Adrien), graveur français, né A Gigors(Dr6me) en 1K38. Il se rendit, en 1860, A Paris, où il reçut les leçons de Ilenriquel Dupont et de Flandrin. A partir do 1865, il exposa régulièrement A tous les Salons. Sos principaux modèles ont été Rubens [Jugement de Midas) ; Léonard {Portrait d'Andréa del Sarto) ; Holbein {Anne de Clèves) ; Ingres [Francesca di Himini); Raphaël (Portrait d'homme) ; Hcnner (Madeleine); Bonnat [Thiers); etc. A l'Exposition universelle de 1878, où l'artisto remporta une première médaille, on put voir : Portrait de J.-Paul Laurens, d'après lo maitro ; au Salon triennal, la Vierge au coussin vert, d'après Solari. En 1899, il exposait encore deux figures d'après soo maître H. Flandrin : la Justice et la Vigilance.

DIDINXUM (nt-07»*) n. m. Zool. Genre d'infusoires péritriches, famille dos trichodinidés, compronantdes animalcules microscopiques nageant librement, ovales ou subcylindriques, pouvant émettre une trompe pour s"emparer des micro-organismes dont ils se nourrissent.

DiDION (Isidore), général ot mathématicien français, né A Thionvillo en 1798, mort A Nancy en 1878. Ancien élève do l'Ecole polytechnique, il entra dans l'artillerio en 1819, fut professeur d'artillerie A l'Ecole d'application do Metz, adjoint A la Direction des poudres, et directeur do la capsulerie de guerre. Il a été promu général en 1858. Examinateur d'admission A l'Ecole polytechnique, il fut élu membre correspondant de l'Académie des sciences (1873). On lui doit, entre autres ouvrages : Traité de àalistigue [\M'i) \ Mémoire sur la balistique (1849); Lois de la résistance de l'air sur les projectiles (IS^il) ; Progrès des sciences et de l'industrie appliqués à l'artillerie (1875).

DIDIPLASE (du prêt", di, et du gr. diplasios, double) adj. Miner. Qui provient do la réunion de deux rhomboïdes et do deux dodécaèdres.

DIDISQUE n. m. Bot. Syn. de TRAciiYMiiNB.

DiDiuS (Titus), général romain, qui vivait vers la fin du 11" siècle avant notro ère. Il vainquit, vers 100, les Scordisquos, qui avaient envahi la Macédoine, obtint les lionneurs du triomphe, fut élu consul en 98; devint, l'année suivante, proconsul d'Espagne, lit uno guerre heureuse aux Coltibériens ot combattit plus tard contro les Marsos. D'après Appion, il mourut on 89.

Didius Julianus (Man-us Soverus), empereur romain, né A Mihiû l'an 103 de notro ôro, mort A Rome en 193. Edile et prêteur sous MarcAurôle, il gouverna succossivemont la Belgique, la Dalmatio, la Gernianio inforieuro, la lîithynie, fut consul on 79, puis proconsul d'Afrique. Quand Pertmax ont été massacré par les prétoriens (193), il leur acheta la pourpre. Le sénat confirma son élection, mais !o peuple romain no voulut point le reconnaître. En môme temps, les légions do Syrie, d'Illyrio, de Bretagne, élisaient trois empereurs. L'un d'eux, Soptime- Sévèro, vint camper A trois journées do Romo. Aussitét, Didius fut abandonné de tous, otlo sénat le fit périr. 11 avait régné soixante-six jours. Il n'avait ou le temps que do marier sa fille Didia ; do la déclarer Augusta ot do frapper dos monnaies on son honneur.

DiDO (lat. Dido, Didon) n. f. Planète téloscopiquo, n" Ï09, découverte on 1879, par C.-H.-F. Petors.

DIDODÉCAÈDRC (du préf. di, et do dodécaèdre) adj. So dit. eu minéralogie, d'un cristal produit parTunieDdodoux

dodécaèdres.

» DiDON, nommée aussi EUssa ou Elisa, fondatrice do Carlhiigc. suivant la tradition. Sos aventures ont été contées par Timée. par Justin, par Ntjovius, surtout par Virgile et ses commentateurs. D'après leurs récits, Didou ou Klissa était fille de Mutto ou do Bol, roi do Tyr, ot sœur do Pygmallon, qui succéda A Mutto. Très jeûne, elle avait épousé Sicharbas ou Sichéo, prôtro d'Iléraklés, que Pygmalion fit tuer, dans l'iutontiou de s'emparer do sos trésors. Mais Didon réussit A s'enfuir avoc los trésors, ot oUo emmena avec ollo do nombreux Tyrious. Etlo aborda

Didius Julîanus.

DIDEROTE — DIDON

on Chypre, puis en Afriq^uo, sur la côto do Zougitane. Jarbas, roi des tribus voisines, refusa d'abord de laisser les fugitifs s'établir dans lo pays. Pourtant, il consentit A leur accorder la portion do terrain que pourrait couvrir la peau d'uu bœuf. Didon fit découper cotte peau eu bandes si étroites, qu'elle obtint un terrain a.ssez vaste pour y bâtir uno citadelle. Elle y construisit Byr.sa, qui fut toujours l'acropole de Carthage. Cependant, Jarbas demanda la main de la princesse, menaçant, en cas de refus, d'attaquer et do massacrer les Tyriens. Pour gagner du temps ot sauver ses compagnons, Didon feignit de consentir ; mais, le jour vouu do s'exécuter, elle monta sur un bûcher et s'y frappa d'un coup do poignard. — Telle est la légende sous sa première forme, telle que la connaissaient les Grecs. Vers le temps do la première guerre punique, so forma, A Rome, la tradition qui mettait on présence l'ancêtre dos Romains et la fondatrice do Carthage. Nœvius admettait déjA qu'Enée, se rendant en Italie, avait étépoussé par les vents sur la côte d'Afririue, s'y était fait aimer de Didon , T>uis l'avait aoandonnée. On sait tout lo parti que Virgile a tiré <!<■ cettelégeiide, dans le quatrième chant deV Enéide. — Didon- Elissa fut toujours honorécàCartha^'o, comme fondatrice de la cite.

— Iconogr.

On ne connaît aucune effigie

' de Didon appartenant incontestablement à l'antiquité. Les compositio^^ modernes relatives A la princossecarthaginoisr sont n o m breuses. Rappelons, entre autres : Didon faisant bâtir Carthage, tableaudoV.-H. Janssens, au musêedeBru- i... .... .> ... ...,..,., ^,.,...» lv-jj,^».

xe 11 e s ; la

mémo scène peinte par Turner, à la National Gallery. La mort de Didon a fourni des sujets de composition à Raphaël, au Guercliin (Nîmes), etc. On attribue aussi Ace maître uno Didon abandonnée (Grenoble). Cette dernièro scène a été traitée encore par G. -A. Donducci. Claude Lorrain a point Didon pleurant le départ d'Enée. Didon sur le bûcher a été pointe par Piotro Testa (musée dos Offices) ; par Sébastien Bourdon ; par Lebrun ; par Ch. Natoiro (musée do Nantes); par Rubens; par Aut. Ceypol; par Nie, Vloughel; etc.

— Art dram. Peu do sujets ont été aussi fréquemment abordés au théAtre que l'histoire do Didon. Nous citerons : Didon, tragédie du poète valoncion Cristobal do Viruès (xvi' s.); — Didon se sacrifiant, tragédie on cinq actes ot en vers, avec chœurs, d'Etionne Jodelle ; — />irfon, tragédie, par Guillaume do La Grange (1576); — Didon se sacrifiant, tragédie de Hardy (1603); — Didon, tragédie do Scudëry (1030); — Didon la c/iaste o\i les Amours d'iliai'bas, tragédie de Bois-Uobort (1042); — Didon, tragédie-opéra, par M"" do Saiutonge, miisi(pio de Desmarost (1093); — Didon abandonnée, tragédie de Métastase (1724). [Galuppi, Scarlatti (1724), Porpora (1742), Piccini (1707), Paisieno(1797), Paër (1810) et Morcadanto (lS23)en firent dos opéras]; — Didon, tragédie do Lo Franc de Pompignan, représentée en 1734. [L'auteur s'est inspiré du ouatrièmo chant de l'Enéide et, plus encore, do la Jîér*hiice ao Racine et des tragédies do Boisrobort ot do Métastase. Le Franc a imité !a simplicité d'action de Racine, mais en ofirant uno conception plus théâtrale.] — On peut encore mentionner Didon, opéra en trois actes, poème de Marmontel, musiqiio do Piccinni, roprésontô à l'Opéra lo I" décembre 1783.

Didon (le p. Henri), prédicateur ot écrivain catholiiiue.né en 1840 au Touvot (Isère), mort A Toulouse en u»oo l'intré chez les dominicains, il prononça ses vœux on 1862. Il so plaça de bonne heure au premier rang des prédicateurs contemporains. Eu 1871, il prononça l'oraison funèbre de Ms'Darboy. Plus tard, en 1879, il commence, A Saint • Philippedu-Koule,surrjn(^(MO- /K6i7i/''(/i/"Nir(rt7ff, une série lie conférences (lu'un ordro de l'archovéquo do Paris interrompit. Le général des doniinicaiiis lui conseilla de so retirer pendant (|uidquo lemps au couvent do Corhara, eu Corso. Ses livres 8ur les Allemands M884) ot sur Jésus-Cfirist (1890), furent los fruits do doux

vovaRos qu'il entreprit : l'un on Altomagno, Kautro en Palestine. Lo P. Didon se voua ensuite A l'éduontion chrétienne do la iounosso ot prit la diroctioa do l'écolo Alborl-IO'Graua A Arcuoil, près do Paris*

L« P. Didon.

DIDONIS

DIDYMOPLEXIS

DIDONIS (niss) n. f. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocères, famille des nymphalidés, tribu des njonphalinés, comprenant une jolie espèce de l'Amérique centrale et méridionale. (La didonis biblis est brune, avec les ailes marquées de rouge dans le bas.)

DIDORON (rfi — du préf. di, et du gr. dôron, palme) n. m. Métrol. gr. Mesure linéaire, équivalant à deux palmes. (Cette mesure n'est guère mentionnée que par les poèmes homériques, par Hésiode et les scoliastes.)

DiDOS (Désirée Pochonet, dame). V. Désirée.

DiDOT, famille de libraires et d'imprimeurs parisiens. Le premier fut François Dldot (16S9-1759), reçu libraire en 1713. Ce fut lui qui édita les œuvres de l'abbé Prévost. Il avait pour enseigne : A la Bible d'oj\ li eut deux Hls : Francois-Ambroise" (1720-1804) et Pierre-François (1732- 1795(. François-Ambroise fut uu libraire de beaucoup de goût et d'initiative. Il fit graver par Wailard et par son propre îils Firmin de nouveaux caractères, d'une élégance remarquable. Il fit paraître la Collection de divers ouvrages frajiçais imprimée par ordre du comte d'Artois (64 Tol.), qui est une merveille d'exécution. On lui doit aussi la Collection des classiques frajiçaîs destitJée à l'éducation du Dauphin (33 vol.). C'est lui oui, le premier, introduisit en France, à Annonay, la fabrication du papier vélin, que, jusque-là, l'Angleterre était seule à produire. — Son frère, Pierre-François, perfectionna la fonte des caractères et fonda la papeterie d'Essonncs. Co dernier avait trois fils : Henri (1765-1852), graveur en caractères ; Didot- Saint-Léger (1767-1829), qui fit construire la première machine pour la fabrication du « papier sans fin », inventée par Robert, et Didot Jeune (1794-1871), qui succéda à son père comme libraire et fit paraître le Voyage du jeune Anacliarsis. Une de leurs sœurs avait épouse Bernardin de Saint-Pierre.

A François-Arabroise succéda, en 1789, son fils aîné, Pierre (1761-1853). Il exécuta de magnifiques impressions connues sous le nom d' « éditions du Louvre ». — Son fils Jules continua sa maison à Paris. Il transporta ensuite à Bruxelles son imprimerie, qu'il vendit au gouvernement belge pour en faire l'Imprimerie royale. — Firmin (1764- 1836), frère de Pierre, fut un graveur et fondeur de caractères sans rival ; c'est à lui

que l'on doit l'invention de la stéréotypie. En 18 11, Firmin Didot était l'imprimeur de l'Institut. De 1827 jusqu'à sa mort, il représenta, à la Chambre, l'arrondissement de Pso^enlle-Rotrou. On lui doit la traduction en vers des chants de Tyrtée, des œuvres de Théôcrite et des Bucoliques. Dès 1811, il s'était associé ses fils Ambroise et Hyacinthe. Am- BROiSE (1790-1876), après avoir beaucoup voyagé en Orient, s'adonna à l'étude du grec. H procéda, sous la direction de Hase et des frères Dindorff, à la refonte du Thésaurus grxcx lingue do Henri Estienne, et en grava lui-même les caractères. Il commença la Bibliothèque des auteurs grecs, et réimprima également le Glossarium medix et infime latinitatts de Du Cango. Elu, en 1872, membre de l'Académie des inscriptions et belleslettres, Ambroise Firmin-Didot a laissé de nombreux et importants ouvrages d'érudition. — 'Son frère Hyacinthe (1794-1880) se consacra à la direction de la papeterie du Mesnil, ainsi que son fils, Paul, auquel on doit dos travaux sur l'application de la chimie et des sciences à l'industrie du papier. — Frédéric, le troisième fils de Firmin, mort jeune, avait fondé une papeterie dans le royaume do Naples. (Les Didots ont été autorisés à faire précéder leur nom patronymique de celui de Firmin.)

DIDRACHME [draqm' — du préf. rfi, et de drachme) n. f. Métrol. gr. Poids et monnaie d'argent, chez les peuples de race grecque, qui avait la valeur de deux drachmes, et qui varièrent comme la drachme, selon les temps et les lieux.

DIDRIMITE n. f. Variété de mica, appartenant au genre mnscovite. (On le trouve particulièrement au ZÎUcrthal, dans le Tyrol.)

DiDRON (Adolphe-Napoléon), écrivain et archéologue français, né à Hautvillers (Marne) en 1806, mort à Paris on 1867. En 1835, il fut appelé au comité des monuments historiques, et fut nommé, en 1838, professeur d'iconographie chrétienne à la Bibliothèque royale. En 1839, Dîdron commença avec Lassus une monographie de la cathédrale do Chartres, qui resta inachevée. En 1844, il fonda les Annales archéologiques, consacrées aux arts du moyen âge. Il fonda aussi une librairie archéologique, une fabrique de vitraux et dornements. Ou peut dire qu'il fut un des restaurateurs des études archéologiques en France. Outre des articles de revues, il a publié : Bulletin arcfiéologiquc du comité des arts et mojiu/iumts (1840-1847) ; Histoire de Dieu, iconographie des personnes divines (1843) ; Manuel d'iconographie chrétienne, grecque et latine (1845); Manuel des œuvres de bronze et d'orfèvrerie du mouen âge (1859) ; Verrières de la Rédemption à Notre-Dame de Chàlons-sur-Marne (1863); etc.

DzDRON (Edouard-Amédée), peintre verrier et écrivain d'art français, né à Paris en 1836, Elève et fils adoptif du précédent, il a continué pendant plusieurs années la grande et luxueuse publication des « Annales archéologiques «.Didron donna la table générale et détaillée de celte publication. Do 1864 à 1880, 0 a écrit dans le journal « le Monde » sur l'art cl l'archéologie. Il a publié on outre : les VitrawE du Grand- Andeb/ (1863); les Vitraux à l'Exposition universelle de i867 (1868); Etude sur les images ouvrantes et ta Vierge en ivoire du Louvre (1870); les Nouvelles Verrières de la cathédrale d'Anvers (1873); Du rôle décoratif de la peinture en mosaïque (1875) ; Rapport sur les cristaux, la verrerie et les vitraux à l'Exposition universelle de IBIS (1880) ; Rapport général sur les arts décoratifs à l'Exposition de 1818 (1882); etc. Comme dessinateur, Dîdron a exposé aux Salons ao 1857 et de 1859.

Ambroise Firmin-Didot.

Diduncule.

DiDSBURY, localité d'Angleterre (comté de Lancastre), sur la Mcrsey; 7.400 hab. Un des bourgs situés dans la banlieue de Manchester.

DIDUCTEOR, TRICE (du lat. diducere, supin diductum, conduire çà et là) adj. En T. d'anat-, Qui produit la diduction : Muscle diducteur. Force didcctrice.

DIDUCTION {ksi-on — rad. diducteur) n. f. En T. d'anat., Mouvement de latéralité de la mâchoire inférieure, qui s'écarte à droite et à gauche de la mâchoire supérieure.

— Encycl. La diduction, qui fait accomplir aux molaires leur rôle de meules, existe chez l'homme; elle est beaucoup plus marquée chez les herbivores et surtout chez les ruminants : chez ces derniers, la mâchoire tout entière pivote autour de l'un des condyles, pendant que l'autre se déplace largement dans la cavité condylienne, en raison de la cavité de l'articulation. Pendant la rumination, chaque condyle sert alternativement de pivot pendant un temps variable, qui est d'environ un quart d'heure dans l'espèce bovine.

DIDUNCULE [don) ou DIDUNCULUS {don, luss) n. m. Genre d'oiseaux, type de la famille des didunculidés, comprenant un singulier pigeon terrestre, qui habite les îles Samoa et des Navigateurs. (Le didunculus strigirostris , de la taille d'un ramier, est roux avec toute la partie antérieure

vert bronzé; son bec, jaune, crochu, bombé, avec la mandibule inférieure dentée en avant.)

DIDUNCULIDÉS [don) n. m. pi. Famille d'oiseaux, de l'ordre dos pigeons ou colombins, dont le genre diduncule est le type. — Un didunculidé.

DIDUS (duss) u. m. Nom scientifique des oiseaux du genre dronte. V. ce mot.

DIDYMAION n. m. Antlq. gr. Temple d'Apollon, à Didy me, prés de Milet. il On dit aussi didymeion ou didyméon.

DIDYMALGIE (jî — du gr. didumos, testicules, et algos, douleur) n. f. Pathol. Douleur des testicules.

DIDY MALGIQUE ijik') adj . Qui a rapport à la didymalgie.

DIDYMANDRE n. f. Bot. Syn. de i.acistème.

DIDYMANTHE n. m. Petit arbrisseau, de la famille des salsolacées, tribu des camphorosmées, qui habite l'Australie.

DIDYMASPIS {spiss) n. m. Paléont. Genre de poissons ganoides placodermes, famille des céphalaspidés, comprenant des formes fossiles dans le silurien supérieur de l'Angleterre, et caractérisés par leur bouclier céphalique divisé en deux régions : l'antérieure en demi-cercle, la postérieure en carré.

DIDYME (du gr. didumos, jumeau) adj. Bot. Se dit d'un organe, et particulièrement d'une anthère, formé de deux lobes disposés symétriquement de chaque côté de la ligne médiane.

DiDYME (mémo étymol. qu'à l'art, précôd.), ancien nom de la constellation des Gémeaux.

DIDYME ou DIDYMIUM [mi-om') n. m. Chim. Corps qui se rencontre dans uu assez grand nombre de minéraux ; dans les apatites, le marbre de Carrare, la scheelite, la cérite, la gadolinite, enfin dans la monagite, dont on a découvert dernièrement de grands gisements dans l'Amérique du Nord.

— Encycl. Le didyme se trouve dans ces minéraux, en même temps que deux autres métaux du même genre : le cérium et le lanthane. On l'extrait par traitement des minerais à l'aide de l'acide sulfurique et par cristallisations fractionnées des sulfates ainsi formés. On avait extrait le didyme sous forme d'un métal jaunâtre, de densité 6,54, altérable à l'air et brûlant à la température du rouge. On avait aussi préparé des sels de didyme, parmi lesquels on peut citer : le nitrate, le sulfate, le carbonate, les phosphates, les vanadates, molybdates. tungstates; enfin, divers sels doubles : bromure de didyme et de zinc, fluorure de didyme et de potassium, nitrate do didyme et d'ammonium, sulfate de didyme et de potassium, etc. En 18S6, Auer von AVelsbach a scindé le didyme de la cérite en deux parties : le praséodyme et le néodyme ; enfin, les recherches récentes de plusieurs savants tendent à prouver que ces deux corps sont eux-mêmes d'une nature complexe.

Didyme, ville antique de l'Asie Mineure, sur l'emplacement de laquelle est bâti le village turc de Joronda. Elle était située près de Milet et possédait un temple d'Apollon, où l'on accourait de toutes parts consulter l'oracle. La statue du dieu, œuvre do Comachus de Sicyone, fut emportée à Ecbatane par Xerxès à l'époque des guerres médiques, et restituée plus tard par Séleucus Nicator. Ce temple, brûlé par Darius ou par Xerxès, fut reconstruit, auiv« siècle av. J.-C, par Pœuios et Daphnis; du nouvel édifice, ruiné par un tremblement de terre, il reste encore trois colonnes, qui s'élèvent sur un amoncellement de débris. Les fouilles entreprises en 1873 par Olivier Rayet et Albert Thomas ont permis de le reconstituer et de constater qu'il était plus grand que l'Artémision de Delphes. Les archéologues français découvrirent dans les ruines les bases sculptées des dix colonnes de la façade principale. Quelques-uns des marbres ainsi recueillis furent donnés au Louvre par de Rothschild.

Didyme, surnom de saint Thomas, apôtre. V. Thomas (saint).

Didyme (Arius). philosophe grec, né à Alexandrie à une. date inconnue. Il fut le maître d'Auguste et resta ensuite son ami. Il se rattachait à l'Académie et professait l'éclectisme inauguré par Aniiochus. Il avait écrit un grand ouvrage, YEpitomc, dont il ne reste que des fragments et oïl il résumait les idées principales des platoniciens, dos péripatéliciens, dos pythagoriciens et des stoïciens,

Didyme, grammairien et critique alexandrin (i" s. av. J.-C.j. II avait composé un nombre considérable d'ouvrages : 3.500 suivant Athénée, 4.000 d'après Sénèque. On

appréciait surtout ses travaux sur la diorthose d'Aristarque, où il comparait les éditions d'Homère par Aristarque. Son ardeur au travail et sa critique impitoyable lui avaient valu le surnom de Khalkentéros (homme aux entrailles d'airain). Les ouvrages de Didyme ont péri, mais on en connaît nombre des fragments par les scoliastes. Il nous renseigne sur les travaux des grammairiens d'Alexandrie.

Didyme (saint), martyr, né à Alexandrie, mort en 304. Une jeune chrétienne, nommée Théodora, avait été enfermée, à cause de sa foi, dans un lieu de prostitution. Un soldat, dont on ne connaît pas le nom, changea d'habits avec elle et lui permit ainsi de s'évader. Traduit devant le préfet d'Alexandrie, Eustathius, il refusa d'indiquer la retraite de la jeune fille, et préféra se laisser mettre à mort. Métaphraste identifie le martyr Didyme avec l'héroïque sauveur de Théodora ; Corneille a usé de son opinion dans la tragédie qui porte le nom de la jeune martyre. — Fêle le 5 avril.

Didyme, théologien et chef de l'école d'Alexandrie, né en :ui, mort en 396.11 perdit la vue dès l'âge de quatre ans. 11 acquit, cependant, une grande connaissance des lettres sacrées et profanes, et fut placé à la tète de l'école d'Alexandrie, qu'il dirigea de 340 à 395. Saint Jérôme fut son élève, ainsi que Rufin et Palladius. Dans les controverses contre les ariens, Didyme, qu'on avait surnommé l'Aveugle, fut un des plus courageux défenseurs de la doctrine du concile de Nicée. Mais, fervent disciple d'Origène, il reproduisit presque toutes les opinions de son maître, et il fut, longtemps après sa mort, condamné avec tous les origénisies par le II* concile de Latran (649). Ses ouvrages étaient nombreux; la plupart ont été perdus. Il n'en reste qu'une traduction latine d'un livre Sur le Saint- Esprit, faite par saint Jérôme en 386; le texte grec d'un Commentaire sur les EpUres canoniques, d'un livre Contre les jnanichéens, et d'un traite Sur la Trinité.

Didyme ( Gabriel ) ou Z"Willing, réformateur allemand, né en Bohême en 1487, mort en 155S. Consacré prêtre en 1513, il fut gagné aux idées de Luther. Avec Carlstadt elles prophètes de Zwickau, il soutint le parti de la réforme radicale. Il séjourna quelque temps à Altenbourg et à Torgau; mais, en 1549, fut destitué par Maurice do Saxe pour avoir repoussé l'intérim de Leipzig.

DIDYMÉES {mè — rad. Didumaios, surnom d'Apollon, particulièrement honoré à Didyme) n. f. pi. Antiq. gr. Fêtes que les Milésiens célébraient en l'honneur d'Apollon, dans le temple de Didyme.

DIDYMION n. m. Genre de champignons appartenant aux myxomycètes endosporées, caractérisé par la membrane du sporange, qui se divise en deux couches, par ses cristaux de calcaire formés de grains ou disposés en croûte à la face externe, et par ses spores violettes.

DIDYMITE n. f. Géol. Variété de mica, appartenant au genre inuscovite.

— Pathol. Inflammation des testicules. (Mot peu emjdoyé.) V. OBCHiTi-:.

DIDYMOCARPE (du gr. didumos, double, et karpos, fruit) adj. Bot. Dont les fruits sont doubles.

— n. m. pi. Genre do plantes, de la famille des gesnéracées, type de la tribu des didyvwcarpées. (Les quarante espèces connues croissent en Asie; quelques-unes sont cultivées dans les serres d'Europe.) — Un didtmocabi'E.

DIDYMOCARPE, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapi'orto au genre didymocarpe.

— n. f. pi. Tribu de la famille des gesnéracées cyrtandrées. ayant pour type le genre didymocarpe. — l ne ni-

DYMOCARPEE.

DIDYMOCHITON n. m. Bot. Syn. de épicharis. DIDYMOGHLAMYS [kla-miss] n. m. Bot. Genre de rubia-

cées, j^érie des génipées.

— Encycl. Les didymochlamys sont des plantes herbacées de la Colombie, à feuilles alternes, distiques, à fleurs penlamères disposées en faux capitules, les inflorescences étant enveloppées de deux larges bractées ovales, d'où le nom do la plante (5i5j|jloç />a[Jii;, double manteau).

DIDYMOCHLÈNE [klèn') n. f. Bot. Genre de fougères arborescentes, à sores indusiés elliptiques oblongs. (Originaire des pays tropicaux.)

DIDYMOCRATÈRE n. m. Genre de petits champignons mucorinés à spores cylindriques, présentant une ouverture circulaire.

DIDYMOCYRTIS {sir'-tiss) n. m. Zool. Genre de protozoaires radiolariens, du groupe des polysphéridés, famille des actinommatidés, vivant en diverses mers et fossiles dans les terrains tertiaires. (Leur squelette est composé do trois co(|uilles concentriques, sphériques et réunies par des prolongements rayonnants; la coquille externe est divisée en deux moitiés par un étranglement médian, ce qui leur a fait donner leur nom par Kseckel.)

DIDYMODE ou DIDYMODON n. m. Genre de mousses, ayant certains caractères communs avec les trichostomes. (l^es didymodons habitent les régions montagneuses de l'Europe; l'espèce la plus commune [didymodon rubellus] monte jusqu'aux neiges éternelles.)

DIDYMOGLOSSUM {som') n. m. Genre de fougères hyménophv liées des régions tropicales, que l'on doit faire rentrer dans le goure trichomaue. V. ce mot.

DIDYMOGRAPTUS [ptuss) n. m. Paléont. Genre de méduses, famille desdichograptidés, comprenant des colonies à deux rameaux simples, dont les empreintes se trouvent dans le silurien inférieur de l'Amérique du Nord.

DIDYMONEME n. f. Genre d'herbes à chaumes dressés, rigides, de la famille des cypéracées, tribu des rhynchosporées.

DIDYMOPANAX (nakss) n. m. Genre d'araliées. à corolle formée de pétales valvaires. (Les didymopanax sont des arbres à feuilles simples ou composées dtgitées, à fleurs en ombelles, habitant l'Amérique. Certaines espèces sont cultivées pour l'élégance d© leur feuillage.)

DIDYMOPHYSE n. f. Genre do plantes, de la famille des cruf-iféros, tribu des thiaspidéos, qui habite l'Arménie

DIDYMOPLEXIS (plè-ksiss) n. m. Genre d'orchidées, tribu dos pogonidées néottiées, habitant les Indes orientales et lOcéanie. (Les didymoplcxis sont des herbes grêles, sans feuilles, à fleurs petites.)

DIDYMOTHÈQUE {tel!') tï. m. Bot. Gouro do phytolacr;u'tHîs ^yi'*^'^l'*'i"^»"t^os. (Los didymothônuos sont dos plantes sutt'rùtoscoalos, ù feuillos altornos, étroites, à fleurs dioïquos, à fruits capsulairos, ronforniant uno arillo. Los trois espùces connues sont ori^iiiairos de 1 Australie.)

DIDYNAME (du prof. (/(, ot du pr.

tliiiuiniîs, puissance) adj. Eu T. do bot., So dit d'iHaminos au nombre do quatre, dont doux lony;uos et doux courtes ruinmo coUos dos labiées.

DIDYMOTUlilQUE — DIELEGTRICITE

Diiiyrnolliii^ue : a, Ihur niAle ; b, Heur feniclU-.

Armes de Die,

DIDYNAMIE {mt) n. f. Etat d'uno pkiiite à ôtainiues didynamos.

Il t'iasso do Linné, ronforrliant les [liantes à 6taniinos didynamos (tliyni, diij;itale).

DIDYNAMIQUE {>ni/c') adj . Qui appariioui ù. la didynamio.

Die, ch.-l. d'arr. do la Drômc,;\ à ti7 kilom. do Valonco, sur la Drômo; 3.081 hab. {Diois , oises.) Vins blancs estimés sous lo noiu do " clairette de Die ». Filatures, nioulinorios à soie, pâtes, papeteries, mé^issorio. Dio a conservé d'anciens nionumenis romains, dos autels, un arc do triomphe (porto Saint- Pierro). Découvorios de bas-roliofs, de mosaïques, d'inscriptions, do médailles. Ancienne capitale des Voconces, cité romaine {Dca Aut/usta Voco)itîont7n), ovôcliô au ni" siècle , capitale du comté de Diois. L'évôchô fut supprimé on 1790. — L'arrondissement a y caut., 117 comm.,53.33uli., lo canton, 15 comm. et e.753 hab.

Die {Béatrice, comtesse de), fomme poète du xii" siècle. Fille do Guigue VI, dauphin de Viennois (mort en 1142), elle épousa Guillaume I", comte do Valentinois (1158-1189).

Après son mariage, comme nous l'apprennent ses vers, ello aima le prince troubadour Rambaud d'Orange. Il reste d'elle, outre une tenson avec ce dernier, quatre chansons, d'un style élégant et délicat, les plus passionnées peutêtre ([ue nous ait laissées la littérature provençale, où elle fait l'éloge de son amant et se plaint de sa froideur. On a récemment conjecturé qu'elle était l'auteur d'un traité didacttriue et moral, aujourd'hui perdu et dont Fr. da Barberino a analysé quelques fragments. Mais il est plus probable ([u'il s'agit d'une autre comtesse de Die, ayant vécu seulement au xm* siècle.

DiÉ (saint) ou DiEUDONNÉ (en lat. Deodatiis), solitaire, mort vers 510. Après avoir été moine dans un monastère d'Isioudun, il se retira dans un ermitage près de Cliambord, où lo roi Clovis lui donna l'argent nécessaire pour construire un couvent. Ses reliques, gardées au village do Saint-Dié-en-Biaisois, furent placées, par ordre de Louis XI, dans une châsse en argent, que dos voleurs firent disparaître, en 1518. — Fête le 21 avril.

DiÉ (saint) ou DiEUDONNÉ (en lat. Deodatus), évoque do Nevers, né vers 600, mort à Jointures (Lorraine) en 679. Elu évoque do Nevers en G56, il prit part au concile de Sons en 657. Ayant renoncé aux fonctions épisoopales, il se lit ermite et' habita successivement différentes solitudes des Vosges, do l'Alsace et de la Suisse. Enfin, grâce aux libéralités de Childéric II, roi d'Austrasie, il bâtit un monastère dans une vallée des Vosges, nommée la « vallée de Galilée ». C'est autour de ce couvent que s'éleva, plus tard, la ville appelée do son nom Saint-Diié. Ses reliques, que l'on y conservait, furent brûlées par les Suédois, ou 163^. — Vête le 19 juin.

DiEBITSGH-ZABALKANSKY f Charles - Frédéric- Antoine, comte DK,, feld-maréchal do l'armée russe, no à Grossleippe (Silésie) on 1785, mort à Pultusk on 1831. 11 était fils d'un aide de camp de Frédéric II. Placé à l'école dos cadets, à. Berlin, il entra au service de la Russie comme lieutenant, et devint lieutenant général après Leipzig. Dans la campagne do France (1811), il conseilla à l'emporour Alexandre de marcher droit sur Paris ; ce plan réussit, et le tsar le nomma, on 1820, major général. A l'avènoment de Nicolas (1825), Diebitsch déjoua plusieurs conspirations. 11 fit la campagne contre les Turcs (1828), fut nommé commandant on chef à la place do Wittgonstoin : les Ottomans furent refoulés, et les lialkans furent franchis. II prit Andrinoplo et allait s'omparer do Constantinople quand la paix fut signée à Andrinoplo. iJiobitsch avait reçu lo bâton do fold-maréclial et lo titre do Zabalkansky (qui a passé do l'autre côté dos Balkans). Chargé d'agir contre la Pologne, il battit les Polonais â Ostrolenka, mais fut battu à son tour, et mourut subitement, suivant les uns par suicide, suivant les autres du choléra. DlÉBOLT (Georges), statuaire, né à Dijon on isi6, mort à Paris en 18G1. Klèvc de Darbois, Kamoy et Dûment, il remporta le prix do Romo on l8-tl. Il envoya do Rome une Famille chrétienne ensevelissant son enfant aux catacomht's, bas-relief d'un sentiment exquis et (|ui fut roniartpié ; une chartnante es(iuisse, V Enlèvement de Déjànire; lo portrait de Schnctz^ directeur do la villa Médicis ; la Méditation, figure do marbre, do gran<lour naturelle (musée do Carcassonno). Uno Sap/to (1817) est au muséo do Dijon. De retour d'Italie, il exécutait la statue de d'Alernfiert, pour la façade do l'IIùtel de villo do Paris; puis les bas-roliofs, do bronze, pour le soubassement do la statue équestre de ]\'apnléon, par le comte do Niouworkerko ; doux bustes do marbre : lo Ti/pe sévère ot le Type t/racicux. Bientôt aprèsi' 1H51), futoxposée, au rond-pointdost'hamps- Klysécs, pour la fèto du i mai, la /''rtiuce rémunératrice, statue colossale décorative, qui eut un immense succès ot pour laquelle la villo do Paris offrit à l'autour uno grande médaille d'or. Diébolt décora lo pavillon do Uohan et fit les (|uatro («ils-de-bœuf du pavillon Turgot. Lo nouveau Louvre possèile entre autres do cet autour : la statue de Ihicercean. Citons encore, parmi los bonnes choses du maître ; les Deux Hnnommécs ot los /Jeux groupes d'enfants do la ra<;ado du palais dos Champs-Elyaôos ; les doux soldats du pont do l'Aima, lo Zouave en tenue de eampnijnc ot lo Grenadier; un joli hustc de l'Impératrice. Mais lo groupe do Héro ot Léandrc est lo cliof-d couvre do Diébolt.

DiEBOURG ou DiEBURG, ville d'Allemagne (gr. -duché

do H(^sso-l^a^nlstadt \ prov. do 8l.arkonl)ourg|), sur le (îorsl'ronz, affiiirnr du Mom ; 4.500 hab. Tanuorio, briqueterie, l'ii.d. d'un cerclo peuplé do 53.000 hab.

DIECBOLIQUE [èk'-ho-lik' — du gr. diekbolê, sortie par un lieu étroit) adj. Méd. Qui provoque l'avortemoDt : Potion diecholique.

DiECK (Charles-Frédéric), jurisconsulte allemand, né â Kall)0 en 1798, mort à Halle on ISU, où il était, depuis 182(1, professeur do droit. Nous citerons, parmi ses nombreux écrits : Du droit criminel des Romains (1822); le Droit cojnmun féodal et allemand (1823) ; Jfistoire, antiquités et institutions du droit privé allemand (1826); Histoire littéraire du droit féodal {IS7S) ; la Léfjitimation par niaria;/e sufiséqucnt (1332); les Mariages de co7iscience et les mésalliances (1838); etc.

DIECTASE \è-ktaz' — du gr.rfie^^asts, allongomont) n. f. Phénomène grammatical, particulier au grec homérique, ot qui consiste dans la résolution apparente d'uno voyelle longue on deux voyelles do mémo timbre : l'une brè-ve, l'autre longue. Ainsi, ôçwffi (ils voient) est écrit, dans Homère, iùow<i'..

DIECTASIQUE {è-kta-zik' — rad. diectasite) adj. Qm s'éiciul en deux sens ditférenls.

DIECTASITE [è-kta — du préf. di, et du gr. ektasis. cxtmsion) adj. Qui résulte de deux décroissemonts sur un même bord ou sur un mémo angle.

DIÉCULE (du lat. diecula, dimin. de dies, jour) n. m. Petit jour, crépuscule du matin, dans Rabelais.

DiEDILOVA, bourg do Russie (gouv. de Toula [district de Bogorodit.sk]), sur la Chîvorona, affluent do l'Oupa ; O.500 hab. Mines de fer.

DiEDO (François), jurisconsulte italien, né à Venise, mort à Vérone en 1484. D'abord professeur de droit à l'université de Padoue, Diodo fut envoyé, en 1474, comme ambassadeur auprès du roi de Hongrie, Mathias Corvin, pour l'amener à s'allier avec les Vénitiens contre les Turcs: puis il se rendit avec le môme titre à Rome (1481), où le pape .Sixto IV le reçut avec les plus grands honneurs. Il était depuis un an podestat de Vérone lorsqu'il mourut. On a de lui des Discours, des Lettres et une Vte de saint Roch.

DiEDO (Jacques), historien italien, né à Venise en IGSi, mort en 1748. Il était sénateur dans sa ville natale. On a de lui une Histoire de la république de Venise, depuis sa fondation jusqu'en il47 (1751).

DIÈDRE (du préf. di, et du gr. édra, base) adj. Géom. Portion de l'espace, comprise entre deux plans qui se coupent et sont limités à leur droite d'intersection.

— Encycl. Los deux plans qui limitent le dièdre sont appelés les faces du dièdre ; leur droite d'intersection est appelée arête du dièdre. Pour désigner un dièdre, s'il est seul, il suffit de placer deux lettres sur l'arôte et de nommer les deux lettres ; ainsi, on dit : le dièdre AB. Si plusieurs dièdres ont la même arête, on place une lettre sur chaque face et doux lettres sur l'arête, on nomme les quatre lettres à la suite los unes des autres en ayant soin de placer les lettres de l'aréto entre les lettres dos faces ; ainsi ou dit ; le dièdre PABQ.

On dit que deux dièdres sont opposés par l'arête lorsque les faces do l'un sont formées par lo prolongement des faces do l'autre. On dit que deux dièdres sont adja- Dièdre

cents lorsqu'ils ont môme arête, une face commune, et sont situés de côté et d'autre do la face commune. On apijelle angle plan ou rectiligne d'un dièdre l'angle plan que l'on obtient en élevant dans chaque face une perpendiculaire en un même point do l'arête. Si om ot On sont perpendiculaires au point O do l'arête AB, l'angle mon est le rectiligne du dièdre. Ce rectiligne caractérise lo dièdre, car on démontre que le rapport de deux angles dièdres est égal au rapport de leurs rectiligncs.

DIEF {di-èf) n. m. Min. Nom donné, dans les houillères, à uno couche argileuse d'épaisseur variable, interposée entre les liions d'un mémo gisement,', et qui retient los eaux d'infiltration, il On dit également dibvk.

DiEFENBACH (Laurent), philologue et ethnologue allemand, no à Osthoim (Hosse) en 180G, mort à Darmstadt (;n 18k;j. 11 fut past(Hir, voyagea à l'étranger, devint, en isiS, député d'Olfonbach au parlement de Francfort, et so fixa dans cotto ville, dont il fut nommé bibliothécaire. Il connaissait les langues ot littératures les plus diverses. Outre des poésies, des nouvelles, des ronums, on lui doit dos ouvrages d'érudition : C(.*//jc« (1839-1840); Dictionnaire comparatif de la langue gothique (1846-1851) ; Grammaire pragmatique allemande (1847); Origines /t'uro/)C« (1861) ; Préparation à l'étude des peuples et de la civilisation (1864) ; Giossarium latino-qermanicwn mediae et infimx jeïafts (1857), supplément à l'œuvre do Du Cango; Vocabulaire du haut cl du bas allemand, avec E. Wiilcker (1874) ; iLthnographie de l'Europe orientale (1880).

DlEFFENBACH (Joan-Frédéric), chirurgien allemand, né à Kbuigsbcr;.' en 171)1, mort â Berlin en 1847. 11 abandonna vite la théologie, à laquelle son père lo destinait, pour so livrer â l'étude do la médecine. Elève do Walthor â Bonn on 1820, docteur ù Wurzbourg on 1822, il so rendit célèbre à Berlin par son habileté chirurgicale et y obtint los titres do cliirurgion do la Charité en 1830, puis do professeur do clinique. Il faut citer, parmi ses ouvrages : Expériences chirurqicales, spécialement en ce qui concerne le rétablissement des parties détruites du corps humain (1829-1834): la Chirurgi''. opératoire (1844-1849), sou chofd'ceuvro; 'l'héories chirurgicales {li\0), publiées par son élùvo Phillips.

DlEFFENBACH (Ernest), naturaliste allemand, cousmï du précédent, né ot mort à Gîosson (1811-1855J. Il fit partie, on 1839, d'une expédition anglaise dans la Nouvolle-Zélanilo, qu'il explora on partie, ot devint onsuite professeur do géograpnto ù Oiossen. Il a publié on anglais : Voyages dans la NouveUe-Zé lande (1843).

DIEFFENBACHIE [di-fèn, chî — de Dirffvnlmch. n. pr.) n. f. Bot. (ieiiro d'aroïdées. (Los dietfenbachioK sont dos plantes sulfrutoscootos do 1 AmérÎQjuo iropiculo. On oa

connaît environ six espèces, cultivées la plupart dans los serres d'Europe pour leur beau feuillage.)

DiEGHEM. com-' muno do Belgique (prov. do Brabant), arrond. admin. ot judic. de Bruxelles, sur la Woluwo, affluent de la Senne; 2.012 h. Papeteries.

Diego (formo

ospagn.du nom Jacques). Sous le nom de Miracle de Diego, il existe un célèbre tableau do Murillo.

(V. coisiNE des anges.) La Vie de saint Diego a été peinte, dans l'église des Espagnols, à Rome, par Annibal Carrache, dont les compositions ont été gravées en une série do vingt planches, par S. Guillaiu.

Diego, village d'une cinquantaine de cases, situé dans une presqu'île à l'intérieur de la baie do Diégo-Suarcz (Madagascar). Dos casernes et divers établissements militaires se trouvent dans le voisinage de sou port.

DiÉGO-GARCIA, île anglaise de l'océan Indien, la plus méridionale du groupe <les Cliagos.

DiÉGO-SUAREZ, baie située dans la partie nord do Madagascar. Ouverte à TE. par un goulet de 3 kil. de largeur, que l'îlot de ISosy-VoIaiia partage en deux passes dont la

Dieffenbachie : a, fleur.

Nnsy-Farto ',

( Sjie

Jf> I Cail/oav blanca > f »'^<'onl-a»aratra <% X.

fljS'P*'^'* hoajLanijDPpiiJei».

.VVl** ^ - RAIF np Cap Mme

^ «lleduSéputrt BMlt Ut ^■

■- DIÈGO-SUAREZ ~ ^^^

^C fctnmonio

plus méridionale est seule accessible, elle se divise, à l'intérieur, en quatre baies secondaires : au N. les baies du Tonnerre et des Cailloux-Blancs; au S. celles des Français et de la Nièvre. L'ensemble constitue un port naturel do premier ordre; au centre les navires trouvent do 2.") à 30 mètres d'eau, et ils peuvent atterrir par dos fonds do 12 à 15 mètres. Lo territoire environnant la baie de Diégo- Suarez a été cédé i la France par le traité de 1885, ([ui a mis fin à la guerre franco-hova. D'abord colonie distincte, il forme, depuis 1896, uno province do la colonie de Madagascar et a pour chef-lieu Antsirane, bâtie sur un plateau dominant la rade. Diégo-Suaroz a été classé au nombre des points d'appui do la flotte. V. Madagascar.

DiEGULIS. roi thraco (milieu du iii« s. av. J.-C). Pour so venger d'Altalo II, roi do Porgame, qui avait été cause do la mort de son gendro Prusias, il s'empara de la ville de Lysimachio, ot on traita los habitants avec uno épouvantable férocité. Ses principaux sujets so réfugièrent à la cour du roi de Porgame. Celui-ci marcha contre Diegulis, b.'t'iiipara de son royaume, et le fit lui-même prisonnier.

DIÉHIQUE \é-ik") adj. Clum. Se dit d'un acido C'H'O*, pr-ibaliU'uifiit identique à Vacide glyoxylique, et qu'on obtient on o.xydant le sucre par lo permanganate do potasse.

DiEHL iMichol-CViaWc.v^. érudit français, né à Strasbourg eu 1859. Elèvo de l'Ecole normale supérieure, membre dos écoles françaises de Homo (1881-1883) et d'Athènes (1883-1885), professeur dhistoiro à la Faculté des lettres de Nancy, puis de Paris (1899), a fait son domaine do l'histoire byzantine, ot ses travaux sont do ceux qui ont rendu à. rèmpire grec sa vraie physionomie. Nous citerons ses Etudes sur l'administration byzantine dans l'exarchat de Havenne (1888), ses Excursions archéolofiiques en Grèce (1890), son Afrique bqzautine ( 1896), mais il faut, i^ coté do ces livres, remarqua\)lcs par une science précise, un rare talent d'exposinon. des vues réellement neuves, mentionner des piildicalious épigrapliiques, des èuivtos d'administration, d'histoire et d art byzantins. Il a donné au .VouiydM Liinmsse illustré de nombreux articlosd'histoire byzantine.

DiEKIRCH. ville du grand-duché du Luxembourg» sur la Sure, affluent do la Moselle; 3.500 hab. CU.-I. d'un district peuplé de 19.000 hab.

DXEL DU Parquet (Jacques), gouvorneur des Antilles frau^aisos liepuis 1038, mort à Saint-Pierre \.Martiniipie) en IG.%8. Lieutenant général du roi aux .\ntilIos, pour la Compagnie des îles d Amérique, il rit prospérer la colonie, introduisit, en 1039, la culture de la canne à sucro i\ la Martinique, ot fonda doux nouveaux établisseiuenls A Sainie-Lucio et A la Grenade, qu'il acheta en 1650. Mais il lui fallut disputer la possession de ces îles aux CaraUies et aux Anglais. Diol battit les Caraïbes et leur imposa la paix un pou plus tard (16571. Après sa mort, sa veuve, qui 1 avait déjA. on 1646, remplacé avec beaucoup d'énergie pendant sa lutte contre Poincy et les Anglais, essaya do gouverner la Martinique: mais elle dut quitter l'ilo bieu- (ùt après, ot mourut en revenant on ^Yanco (16r«9).

D1ÉLECTRICITÉ (Wr", si) ». f. Electricité moléeuluiro, qu'on admet connue polarisée dans les ror|is iselnnls.

— Constanle de diélcctricilé. Ka|>port do la capacité

Diélytre.

DIÉLECTRIQUE — DIÈSE

d'un condensateur formé d'un diélectrique donné, à sa capacité lorsque le diélectrique est constitué par l'air.

DIÉLECTRIQUE n. m. Electr. V. isolant, besistancë élecirique.

DIÊLECTROLYSE {îèk' — du gr. dia, à travers, et de électroly&e) n. f. Mêd. Méthode d introduction do certains médicaments dans les tissus par voie d'électrolyse.

— Encycl. La diélectrolysey imaginée et dénommée par Broudel, d'Alger, permet d'introduire dans les tissus, par voie électrolytique, certaines substances médicamenteuses et en particulier l'iode. Il suffit d'appliquer sur la peau une plaque d'amadou trempée dans une solution d'iodure de potassium et de la faire communiquer par un conducteur avec le pôle négatif d'une pile, dont l'autre pôle est relié par un conducteur avec un autre point d'un corps ; l'iode électrolysé se porte à travers les tissus au pôle positif. Cette méthode parait applicahle à l'arsenic, au mercure, au fluor.

DIÉLYTRE n. f. Bot. Genre de papavéracéos-l'umariacôes.

— Encïcl. Les dicli/tres, encore appelées diclytres ou dicentres, ont leurs deux pétales externes dilatés en sac ou en éperon. Ce sont des plantes vivaces. originaires de l'Amérique du Nord, de l'Asie centrale et orientale. On en connaît une douzaine d'espèces. Le dieltjtra speclahilis ( cœur-de- Jeannetle ou de Marie), est souvent cultivé dans les parterres, où il forme des touffes hautes de 60 à "5 centimètres, remarquables par leur feuillage élégamment découpé et leurs p:rappes pendantes de jolies fleurs roses. La dielytra formosaa. une souche riche en corydalino et en une résine acre; on l'emploie, aux Etats-Unis, comme antiscrofuleuse et antisjphilitique.

DIEM PERDIDI {J'ai perdu ma journée), mot célèbre de l'empereur Titus. (Quand il avait passé une journée sans trouver l'occasion de faire du bien, d'accorder une grâce, il s'écriait : « Mes amis, j'ai perdu ma journée! ») Ces belles paroles de Titus sont souvent rappelées, soit sous leur forme latine, soit en frani^ais.

DiEMEN (Antoine "Van), amiral et gouverneur hollandais, né à Cuylenbourg en 1593, mort à Batavia en 1045. Cadet dans les troupes de la Compagnie hollandaise des Indes, il se fit remarquer du gouverneur de Batavia et devint conseiller ordinaire de la compagnie, puis premier conseiller en 1631, et succéda, en 1636, au général Brouwcr comme gouverneur général dos Indes hollandaises. Grâce à lui, la Compagnie s'éleva au plus haut degré de prospérité. Il prit aux Portugais Ceylan et Malacca, soumit Amboine, étendit les relations commerciales des Hollandais jusqu'au Japon et au Tonkin, et améliora beaucoup l'administration intérieure des colonies. En même temps, il faisait faire des voyages do découvertes. A son initiative est due en particulier la découverte de l'Ile ou terre de Van-Dieraen, par Abel Tasman , en 1642; c'est encore d'après les ordres de ce gouverneur que Tasman explora, en 1644, le golfe de Carpentarie et la terre d'Arnheim, et que fut entrepris un voyage de découvertes dans la mer du Japon. Van Diemen venait de demander son rappel en Europe quand il mourut, laissant la réputation d'un administrateur aussi habile qu'intègre.

Diemen (terrf de Van-). Géogr. v. Tasmanie.

DiÉMER (Louis), pianiste et compositeur français, né en 1843. Il obtint au Conservatoire les premiers prix de piano, d'harmonie et de fugue, et Iç second prix d'orgue. Diémer succéda à Marmontel comme professeur au Conservatoire. Il s'est produit comme compositeur. On lui doit deux trios pour piano et cordes, deux concertos de piano, deux sonates pour piano et violon, de nombreux morceaux de genre pour piano, un recueil do mélodies vocales, etc.

DiEMERBRŒCK (Isbrand de), médecin hollandais, né à Montfort en 1609, mort à Utrecht en 1674. Il se rendit à Angers, y prit le titre de docteur, passa en Allemagne, se dévoua dans l'épidémie de peste de Nimègue en 1636, devint recteur de l'université d'Utrecht. Ses principaux écrits sont : De peste libri (/uatuor {\G\A) ; Anatome corporis humani (1695); Opéra omnia anatomica et medica (1685).

DiEMERINGEN, village de la Basse-Alsace (cercle de Saverne [cant. de Drulingen]), dans la vallée de l'Eicliel ; 900 hab. Mine de fer; fabrique do cotonnades. Aux environs, sources salines.

DIÉNIE [ni] n. f. Genre d'orchidées, qui croît en Asie et dans l'Amérique tropicale. (Les diénies sont des herbes terrestres, à feuilles membraneuses, à pétiole cylindrique, à fleurs en grappes terminales, vertes ou brunes.)

DiENNE, comm. du Cantal, arr. et à 10 kilom. de Murât, sur la Santoire, affluent do la Rue; 1.180 hab. Fabrication de fromages façon Roquefort.

OIENNÉAÈDRE {('ri-né — du préf. di, et de ennéaèdre) adj. Qui est formé do deux pyramides à neuf faces, accolées par leurs bases.

DiEPENBEECK 'Abraham van), peintre flamand, élève de Knbens, né â Bois-le-Duc en 1596, mort à Anvers en 167j. Il a laissé de nombreux dessins à Assise, à Amalfi, à Piso, à Rome, à Florence, et dans d'autres villes. Rentré en Belgique en 1635, il peignit do grands vitraux pour les églises d'Anvers; il travailla aux décorations de Sainte-Gudulc. Il lit le portrait de William Cavendish et ceux du roi Charles II et de sir Cartwright. Parmi ses tableaux, rappelons : saint Norbert dotmant la bénédiction abbatiale au bienheureux Waltman ( celte page est à Dcurno, près d'Anvers); Extase de saint lionaventure (Anvers) ; au Louvre, Clélie passant le Tibre, et deux portraits; Èntévemefit de Ganymède (Bordeaux). Presque tous les graveurs flamands ont reproduit ses œuvres. On remarque, â Berlin, deux morceaux d'un grand prix : Clélie fuyant Porsenna, une Vierge à l'Enfant et le Mariaye de sainte Catherine. Dresde possède un Triomphe de Neptune; "Vienne, une Allégorie sur le néant des choses humaines.

SlEPENBEEK, ville de Belgique (prov. de Limbourg), arr, admin. et judic. do Ilasselt, sur la Demer; 3-642 hab.

DiEPENBROGK (Melchior de), cardinal et prince-évôque de Broslau, né en 1798 à Bocholt en Westpbalio, mort

à Jobannisberg en 1853. Elevé à l'Ecole militaire de Bonn, il lit la campagne de France (1814), en qualité de lieutenant, dans le régiment de Salm, oue son père commandait. Après la guerre, il embrassa l'état ecclésiastique et fut ordonné prêtre en 1823. En 1845, le roi Louis I" de Bavière le nomma baron, puis prince-évêque de Breslau; le pape Pie IX lui donna le chapeau de cardinal, en 1850. C'était un orateur d'une grande éloquence. Outre sa Lettre pastorale do 1845, qui eut en Allemagne un grand retentissement, il a publié une V'je de H. Suzo (1837).

DiEPENHElM, comm. des Pays-Bas (prov. d'Overyssel), près de l'Yssel ; 1.550 hab.

SiEPHOLZ, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Hanovre]), sur la Hunte, affluent du \Veser ; 2.900 hab. Fabrique de cigares et de faux, cardage de laine. Ch.-l. d'un cercle peuplé de 21.200 hab.

Dieppe, ch.-l. d'arr. delà Seine-Inférieure, à 54 Icilom. de Rouen, à l'embouchure de l'Arques dans la Manche; 22.439 hab. {Dieppois, oises.) Ch. de f. Ouest. Tribunaux de 1" instance et de commerce, collège communal, école d'hydrographie, q^uartier maritime du sous-arrondissement du Havre. Port important; transit de voyaf'eurs et de marchandises avec l'Angleterre, par les paquebots de Dieppe à Newhaven. Dieppe reçoit à l'importation les cliarbons, fer.

acier, les laines d'Angleterre, les bois et le lin du Nord, et exporte de peaux, des cuirs, des denrées agrî coles, des œufs, des légumes et dc^, fruits. Pêche très productive, alimentant en grande partie le marché do Paris. Nombreux départs de bateaux allant, chaque année, pécher la raorueàTerre-Nouveeten Islande.

Conserves de maquereaux et de harengs, corderic, tonnellerie, huilerie; dentelles; travail do 1 ivoire très anciennement pratiqué dans la ville. Baius de mer fréquentés.

Située dans une brèche dos hautes falaises crayeuses du pays de Caux, la ville do Dieppe est séparée par son port du faubourg du PoUet, habité surtout par des pécheurs. Elle est dominée par un château fort, dont les hautes murailles et les quatre tours roudos datent du xv* siècle (1453). Les autres monuments intéressants de Dieppe sont : l'église Saint-Jacques i^xii", xiii' s.); l'église Saint-Remi (xvi" s.). Place du marché, décorée de la statue d'Abraham Duquesne par Dantan aîné (1S44). — L'arrondissement a 8 cant., 168 comm., 105.855 hab. ; le canton, 9 comm. et 27.404 hab.

— Bistoire. L'importance du port de Dieppe date de la conquête de l'Angleterre par les Normands. Après la réunion de la Normandie à la Franco par le roi Philippe Auguste (1202), des marins dieppois entrèrent souvent en conflit avec les marins anglais. Pendant la guerre de Cent ans, Dieppe lutta courageusement pour rester française : elle soutint même un siège contre Talbot, qu'elle força à se retirer (1442). En même temps, les Dieppois équipaient des

Armes de Dieppe.

Château de Dieppe.

navires pour les voyages lointains, et découvraient les premiers le littoral do l'Afrique, depuis les îles Canaries jus- (|u'à la Côte d'Ivoire. Au xvi" siècle, ils exploraient le nouveau monde et l'extrême Orient. Au xvir siècle, cependant, Dieppe avait cessé d'être un grand port; la révocation de l'édit de Nantes dispersa les protestants dieppois, qui étaient nombreux, puis la ville fut bombardée et en grande partie incendiée par une flotte anglaise (1694). La prospérité de Dieppe se développe au xix" siècle, grâce aux relations commerciales très actives avec l'Angleterre, favorisées surtout par le traité do 1860. Des travaux ont été accomplis, do 1880 à 1886, pour améliorer le port.

DIERAMA {dl) n. f. Genre d'orchidées, dont on ne connaît qu'une espèce {dierama ensifolium), et qui est voisin du genre geissorhiza.

DiERBACH (Jean-Henri), botaniste allemand, né et mort à Heidelberg (1788-1846), où il était professeur de botanique. Ses principaux ouvrages sont : Flora Heîdelbergensis (1819-1820); Contribution à l'étude de la flore allemande (1825-1833); Flora mythotogica (1833); etc.

DIÉRÈSE (du gr. diairésis. séparation) n. f. Gramm. Division de deux voyelles consécutives en deux syllabes. 11 Tréma, double point indiquant cette division, ii En prosodie. Manière de décomposer les mots en syllabes, qui consiste à diviser certains groupes de voyelles ne formant, en prose, qu'une seule syllabe, comme cela a lieu dans lo mot diamant. Il Nom donné quelquefois à la tmèse, ou division dos mots composés.

— Chir. Division, séparation, écartement des parties dont la continuité ou le rapprochement pourrait être nuisible.

— Anton. Crase, synérëse.

DIÉRÉSIF, IVEadj. Gnimm. Qui appartient à la diérèse; qtii indique une diérèse : L'n est un signe diérésif. (Ragon.)

DIÉRÉSILE (rad. diérèse) n. f. Genre de fruits, qui so divi.sunt en plusieurs coques à la maturité.

DIÉRÉSILIEN, ENNE adj. Qui a les caractères d'une di''Tésilo : Fruit i)it^:Bt:siLiKN.

DIÉRÉSIQUE (:t/c') adj. Oramm. Qui appartient, qui a rap}jort à la diérèse, qui est marqué du signe indiquant la diérèse ; L'î diêresique commence une syllabe dans ateul, liéromo. (Ragon.)

DierviUe.

DIÉRÉTIQUE (tik') adj. Chir. Qui se rapporte à la diérèse : Procédé diébètique.

DIERGRAPHE (rfi-ér'— du gr. dia, pendant; ergon, travail, et graphein, écrire) n. m. Sorte de compteur contrôleur universel, ainsi appelé par son inventeur, l'ingénieur Pradel, parce qu'il enregistrait la durée et la nature d'un travail au moment même où ce travail s'effectuait.

— Encycl. Cet instrument s'appliquait aux dislances que parcourent les véhicules, à l'écoulement des eaux, sous quelque pression et avec quelque rapidité qu'il ait lieu, au sillage des navires, pour faire connaître les différentes vitesses de leur marche, à l'arpentage, au travail à poste rixe exécuté par les hommes ou les machines, à l'enregistrement astronomique du temps entre deux faits, Ole.

DiERICX ( Charles - Louis - Maximilien), jurisconsulte et historien belge, né à Gand en 1756, mort en 1823. Il fut conseiller pensionnaire de sa ville natale, et membre du conseil de Flandre.

Il défendit, en 1790, les droits de Joseph II pendant la révolution brabani:oune, et se réfugia en France. Rentré dans son pays, il fut jeté en prison lors de l'entrée dos Français, mais il s'évada et gagna la Iloilande. Depuis, il no s'occupa plus que d'histoire. Ses principaux ouvrages sont : Mémoires sur la ville de Gand (1814-1816): Mémoire sur les lois, coutumes et privilèges des Gantois jusqu'à la 7-èvolutionde l'un jr>40\\S\l-lSlS); Mémoires sur le droit public et politique de la ville de Gand {ISW); etc.

DIÉRUCINE n. f. Chim. V. érucinb.

DIERVILLE idi-èr') n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des rubiacées, intermédiaires entre les chèvrefeuilles et les cinchonées, à feuilles opposées, à fleurs jaunes, roses, ou blanches.

DiERX (Léon), poète français, né à la Réunion en 1838. Il suivit les cours de l'Ecole centrale, puis se fixa définitivement à Paris. fSon premier volume, Poèmes et poésies, est de 1864. Il publia, en 1867, les Lèvres closes; une u scène dramatique », la Bmcontre, représentée à la salle Taitbout eu 1875, et, en 1871», les Ama7its. Léon Dierx appartient au Parnasse ; il a la pureté, la précision, l'éclat du stylo. Ce fut lo disciple de Leconte de Lisle, mais avec moins de grandeur dans les conceptions, moins d'ampleur et de magnificence dans la forme. Son plus beau recueil est les Lèvres closes. Dans les Amants, qui marque mieux son originalité intime, il se contraint moins, il se départ do l'impassibilité olympienne qu'imposait la discipline du Parnasse. II y a là de la tendresse, une grâce sentimentale ou même voluptueuse f|u'on ne lui avait pas jusqu'alors connue. Signalons encore les Paroles du vaincu (1871).

Il a été proclamé prince des poètes par les jeunes, après la mort de Mallarmé, en 1898.

DiERZAViNE (Gabriel Romanovitch). 'V. Derjavine.

DiESDORF, localité d'Allemagne (Prusse [prov. do SaxcJ); 2.520 hab.

DiESBACH [bak'] (famille de), famille allemande établie à Berne, et dont les membres occupent, dès le xiv* siècle, une place importante dans la magistrature de cette ville. Enrichie au commencement du xv* siècle par le commerce, elle acheta une partie de la seigneurie de Diesbach (près de Thun) , dont elle prit les armes. — Nicolas de Diesbach (né en 1430, mort en 1475) fut le plus ardent champion de l'alliance française, après s'être laissé acheter par Louis XI. 11 fit conclure, sous l'influence du roi de France, la paix perpétuellc enive les cantons et l'Autriche (Senlis, U juin 1474), et, en octobre, l'alliance avec la Franco dirigée contre Charles le Téméraire. Lui-même prit une part active au début de la guerre contre la Bourgogne. — Ses cousins, Guillaume de Diesbach (mort en 1517) et Louis (1452- 1527), furent, comme lui, tout dévoués à la France. Le premier, qui passait pour être lo plus riche Bernois de son temps, fut conseiller à Berne, ambassadeur, et se battit à Morat. Louis a laissé des mémoires intéressants. Il est l'ancêtre de la branche existante. — Son fils Sébastien (né en 1480, mort vers 1540) commanda les Suisses à la Bicoque (1522), puis les troupes réformées, et dut se retirer à Frinourg, après s'être attiré le mécontentement do ses concitoyens. — Joseph de Diesbach (1772-1838), avoyer de Fribourg, s'est rendu très populaire par son dévouement au bien public et à la cause de l'égalité politique.

Diesbach (Jean), savant autrichien, néon 1729 à Prague, mort en 1792 à Vienne. Professeur à Olmutz, à Brunn, à Prague et à Vienne, il donna des leçons de mathématiques à l'archiduc François, qui fut empereur d'Allemagne sous le titre do « François II » et empereur d'Autriche sous celui de « François I" ». Il a composé, en latin, plusieurs ouvrages de philosophie et d'histoire naturelle; on particulier, un traité Des attnlntts des coj'ps (Prague, 1761), et un Traité des actes kiimaitts (Prague, 1773).

DIÈSE (du gr. diésis, quart de ton [autrof. fém.]) n. m. Mus. anc. Intervalle d'un quart de ton (dièse enharmonique mineur). \\ Intervalle d'un demi-ton mineur Idièse chromatique). Il Intervalle do trois quarts de ton {dièse enharmonique majeur).

— Mus. mod. Intervalle d'un demi-ton dont on hausse une note. Il Signe qu'on ]tlace à, la clef, ou accidentellement devant une note, pour indiquer qu'il faut hausser d'un demi-ton toutes les notes placées sur la même ligne, il Double dièse, Celui qui hausse une uote d'un ton. il Fig. Elévation de ton.

Léon Dierx.

poème patriotique.

in

— Ailjectiv. So dit iVuno note affectée d'un diôso : Fa TukRK. Il Fig. Dont le ton ost plus 61ov(V.

- - Kncycl. Do inr-mo (|uo lo Ik^iuo!, lo dièse s'omploio ilo doux la<:oiis, (:"ost-i-diro éiuiI y alo Jii>se tonal, ou pormanont, ot lo diôso accidentol. Lo'proinior, qu'on pourrait uualilicr aussi do di6so initial, est celui qui so place on tflto d'un morceau, immi^diatomont après la clef, dont il constitue r « armure », ot avant lo signe indicatif de la mosuro. Ainsi placi-V, lo dit^se exerce son action, tout lo long du morceau, sur toutes les notes qui so trouvent sur le môme dogrô (|ue lui. à n'importe quelle octave, à moins qu'un bécarre no vienne aceideiitolloment annuler cette action et remettre la noto dans son état naturel ot normal. Il va sans dire que la clef peut porter ainsi un, doux, trois ot jusqu'à sept disses, selon la tonaliti^ adoptée, ot c'est precisomont lo nombre do cos dièses qui détermine cotto tonalité. Ajoutons que la position de ces diôsos n'est pas arbitraire ; elle ost, au contraire, absolument régulière, lo premier so trouvant toujours placé sur lo fa, et les autres suivant toujours à la quinte supérieure do celui qui précède, dans cet ordre par consi Un dièse no saurait don

fa do sol ré la r Ordre des dlèsea.

quont : fa, do, sol, ré,' la, mi, si.

être employé sans ceux qiii viennent avant lui dans l'ordre naturel do succession, c'est-à-dire quo le dièse placé sur le do doit être précédé de celui du fa; q^ue la présence de ceux-ci est nécessaire pour qu'un troisième puisse être posé sur le sol, ot ainsi de suite. Quand il y a dos dièses à la clef, il suflit do

f)rendre un domi-ton au-dessus du dernier dièse pour avoir a tonique du ton majeur et, par conséquent, pour connaître lo ton dans leq^uol est écrit le morceau.

Quant au dièse accidentel, dont l'action n'est que momentanée, il se pose immédiatement devant la note qu'il doit altérer. Il n'agit que dans la seule mesure où il est placé, et son action, ne dépassant pas cette mesure, s'étend sur toutes les

Eb wI majeur on en mf mlifbur

notes de même nom, à quelque octa've que ce soit.

Il est un autre signe dont la valeur ost double de celle du dièse simple : c'est le double dièse, qui sert, lorsque la note est déjà diésée, à la surélever d'un nouveau demi -ton, c'est-à-dire à l'élever d'un ton entier. Le double dièse se figure de deux manières : soit par deux dièses placés l'un contre l'autre, ainsi : J( J, soit, beaucoup plus communément, par une petite croix entourée do

quatre points, ainsi : )( ou ^Ê, Ijô double dièse no s'emploie jamais qu'accidentellement et, par conséquent, il ne saurait prendre place à la clef. Lorsqu'on veut laire cesser son action, on place, devant la note frappée précédemment par lui, soit un dièse simple, soit, plutôt encore, un diôso suivi d'un bécarre ; J tj ; cela indique que la note redevient diéséo simplement.

DIÉSER { zé. — Change ^ en ^ devant une syllabe muette : Je dièse. Qu'ils diésent; exee[)té au fut. de l'ind. ot au cond. prés. : Je diéseraî. Tu aicseruis) v. a. Mus. Marquer d'un dièse; hausser d'im demi-ton : Dièser w« fa, un do.

Se diéser, v. pr. Etre diésé.

Dies iras, l'une des quatre seules proses qui, depuis la réforme opérée par lo papo Paul V, aient conservé

Tons majeurs ou mineurs avec des dièses à la clef.

in fa—vil— la Te— -slè' Da----vid cura Sl-"bvl— la * ^ o- —

Tu--ba mi--rum Spar-gensso-num PerSepulchra

— **** c/ ' tj» ' - c^

scriphia pro--fe — re---tup. In quololum

con-"ti ne-""lur.Un--de mun-dus ju — di---ce — -tur.

La-cT7"mo -sa di--e3 il— la, Oua re— surgel

ft- vit-la Ju--di-can-dus ho — mo re-ua

Hu-ic ep-go par ce De-us , Pi--e Je-su Dominei

dO"-na ei---"i3 requiem A men

Le Diea iras a trois phrases miiBlcnlefl, qui se r^p^tent six fols BVoc des [tarolcH diflV^rentes. 11 ko tcrtiilno par utiu autre [ihraao {Lacryniosa) ot par le Pic Jcsu.

lour place dans lo Missel romain, La poésie ot la mufliqtin sont éfçalement admirables dans cette hymne dune f^andr'ur solfniiello, d'un <'aractère si profondénuuit dramatique. C'est la proso des morts; prose terrible à la

fois et touchante, que l'Eglise entonne aux heures où elle porto le douil do ses enfants. On la cbanto aux messes di's morts.

Un 11(5 connaît ni l'autour dos paroles et de la musique de co cliaiiL, ai l'époquo à laquidlo il a dû 6tro écrit.

Une lé^onile prétend que lo Dies irx aurait été composé, durant la nuit qui précéda son supplice, par un moine espaj^nol condamné au bilchor. Légende aussi, l'opinion qui attribuerait ce chant à saint Grégoire. Un moine cclostin , Benoît Gononcos, prétendait avoir trouvé la preuve qu'il était dû à saint Bonavonture. D'autres croient pouvoir affirmer (ju'il est l'ceuvre do Mathieu d'Aquaporta, du diocèse de Todi, mort cardinal en 1302, tandis que les biographes de l'ordre dos dominicains on font honneur, les uns à Hunibort, général de leur ordre, qui mourut on 1277, les autres à Latinus Frangipani, qui, devenu cardinal sous le nom do de l/rfiniis, mourut on 1295. Le P. Gandolti croit que lo Dies irx est l'ouvrage d'Augustin, moine do l'ordre de Saint-Augustin, surnommé Ihujellense, ot d'autres pensent que la poiisie, tout au moins, en est due au carclinal Malal)ranca, dit « Orsini h, du nom de sa mère, sci'ur du pape Nicolas UT. Enfin, l'opinion la plus répandue est que la musique do ce chant a été composée par un moine do l'ordre dos frères mineurs, nommé Thomas do Celano, qui vivait au milieu du xiii" siècle, ot qui fut le disciple ot l'ami intime de saint François d'Assise.

DIÉSINGIE {zin-jî) n. f. Genre de plantes grimpantes, do la faniiUo des légumineuses, tribu des phaséolées, comprenant cinq ou six espèces, qui croissent au Brésil,

DIÉSIS iziss) n. m. Ane. mus. gr. Petit intervalle qui marquait la dîH'érence entre deux sons approximatifs; tels, par exemple, que ut dièse et ré bémol.

— Encycl. Dans ses Notices sur divers manuscrits grecs relatifs à la musique, Vincent s'exprime ainsi : « L'intonation simultanée de deux sons forme ce que l'on nomme en général un intervalle, et, on particulier, c'est tantôt un diésis, tantôt un demt-ton, tantôt un ton. Le diésis est tantôt la moitié du demi-ton, tantôt le tiers (du ton), suivant la doctrine d'Ansto.xèue. n

DiESKAU (Louis-Auguste), officier allemand, né en 1701, mort en 1767. Il entra au service de la France, devint aide de camp du maréchal de Saxe, fit la campagne dos Pays-Bas, et fut nommé, en 1748, maréchal de camp et gouverneur de Brest. En 1755, il partit pour le Canada à la tête de troupes françaises destinées à opérer contre les Anglais. Il faillit s'emparer de B'ort-Edouard; mais, abandonné dans un vif engagement par ses auxiliaires indigènes, il reçut quatre blessures, dont la dernière ne lui permit plus de servir. Il finit ses jours en Europe, pensionné par le gouvernement français.

DiESPITER (dérive du lat. dies, jour, et pater, père, le pèro du jour), autre nom donné à Jupiter chez les Latins.

DiESSENHOFEN, ville de Suisse (cant. de Thurgoviel, sur le Rhin; 1.840 hab. Tanneries, huileries, poteries, fabrication de cartes à jouer. Commerce de bestiaux. Cetie ville, fondée en 1176, enlevée aux Autrichiens par les confédérés en 1460, souffrit des combats livrés par les Français sous ses murs aux Autrichiens et aux Russes (1799). Ch.-l. du district de Diessen/wfen, peuplé de 3.800 hab.

DzEST, ville de Belgique (prov. du Brabant méridional), arrond. admin. et judic. de Louvain, sur la Demer, sousaffluent do l'Escaut: 8..'^3l bab. Brasseries, distilleries, fabriques de bonneterie et draperie. La ville est fortifiée.

DiESTERWEG (Frédéric-Adolphe-GuiUaumo) , philoloo;uo allemand, né à Siegen (Westphalie) en 1790, mort à Berlin on 1866. Il fut directeur de l'école modèle à Francfort-sur-lo-Moin (1812), du séminaire des instituteurs à MOrs , qu'il administra de 1S20 à 1832. Appelé à l'Kcole normale de Berlin (1S32), il so prononça contre le système pédagogique qui, dans son pays, soumettait l'enseignement au contrôle et à la dépendance de l'Egliso protestante. Ces idées soulevèrent contre Diestorweg do vives colères, ot, en 1847, il fut mis en disponibilité, puis on retraite en 1850. Outre doux revues publiées et rédigées par lui : Feuilles rhénanes pour l'éducation et l'enseignement et Annuaire des professeurs, on a do Diestorweg plusieurs ouvrages, dont les plus importants sont : Guide pour former les maîtres (1830); Voyage pédagogique dans le Danemark (183G) ; Traité de géographie mathématique et astronomie populaire (1840); Cours pratique pour l'étude de la langue allemande {lS\l-l»\\)); etc. Les Œuvres choisies de Diesterweg ont été traduites ou français par P. Goy, directeur de l'Ecolo normale do Toulouse (1884).

DIESTIEN, ENNE (di-éss-ti-in, en' — de Diest, n. do ville) adj. Se ilit duno portion de la série pliocène de Belgique. (Ce nom avait été indiquii par Dumont pour désigner des sables et grès ferrugineux très développés aux environs do Diest et de Louvain. Le fossile caractéristiquo lo plus abondant du système diostion ost la terebratula grandis.)

— n. m. : f.e dikstikn.

DIESTUS [é-stuss) n. m. Genre d'arachnides aranéidos, famille des clubionidés, tribu des œdîgnathés, comprenant des araignées grandes ou moyennes, trapues, brunes ou rousses, (pli habitent l'Amérique du Sud. (On connaît une vingtaine d'espèces do dieslus; une des plus communes ost lo diestus vaiidus. qui met ses œufs dans un eo<^on do soie rose ressemblant à une graine do pithecoctenium {\ngnoniacéosl.) Syn. iiypsinotus.

DiET (Arthur-Stanislas), architecte français, né ù Amboiso en 1827, mort à Paris on 1890. Elève do Duban et do Blouot, il obtint lo prix do Rome, on 1853. Il entra à l'Aradémio des boau.x-arts en 1884. On doit 4 cet architecte des travaux importants, parmi lesquels : la nouvolle Préfecture de police et lo nouvol IIùtol-Dieu do Paris, lo musée d'Amiens, etc.)

DIETA {di-é) n. f. Genre d'arachnides aranéidos, type do la iribu des diétinés. comprenant des araignées glanros, rosàtrcs ou vert paie, dont on connaît plusieurs espèces, habitant les régions cbaudesdo l'Asie et do l'A fritjuo.( L'espèce type ost la dieta Parnassia du sud de rin<ie, tonguo do 7 à 8 millimètres, vert pdlo avec l'abdomen blanc.)

DIÉTAIRE (ItV ~ rad. diète) n. m. Anli([. rem. Officier préposé à la distribution des vivres sur les navires.

DIÉTAL, ALE, AUX udj. lilst. Qui appartient, qui n rapport à la dièto ; Interrègne mÙTAL. Décret oi^tal.

Page 1