‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 687 sur 870 · DIÈTES PRINCIPALES · texte numérisé non relu

DIÈTES PRINCIPALES

classées par ordre chronologique.

Diète d'ATlgsbourg (1518). C'est celle oii l'on voit apparaître le nom de Luther. Le cardmal Cajétany parla longuement des dani;'ers et des troubles que causait la. doctrine du réformateur et conjura l'assembléo d'y remédier. Le pape avait appelé Luther à Rome. Celui-ci refusa de s'y rendre, encouragé et soutenu par l'Electeur de 8axe. Il consentit, toutefois, à se présenter devant la diète d'Augsbourg, pour y exposer ses doctrines.

Diète de "Worms (1521). Elle fut convoquée par Charles-Quint pour s'occuper des affaires intérieures de l'empire, reconstituer la Chambre impériale, établir un conseil do régence de l'Empire; enfin, la diète s'occupa do Luther, cité devant elle, et qui avait obtenu un saufconduit de l'empereur. Excommunié par le pape, il se rendit quand même à Worms et composa en route le cantique : C'est un rempart que notre Dieu. Il défondit éncrgiquement sa doctrine, et refusa toute rétractation (16 avr.}. L'empereur demanda sa mise au ban ; mais, le 27 avril, Lutlier s'enfuit de Worms et fut enlevé en route par des cavaliers du duc de Saxe qui le conduisirent à la Wartbourg. où il resta caché et put traduire trauquiliemeut la Bible en allemand.

Diète de Nuremberg (1523). Elle fut convoquée par Ferdinand, frère de Cliarlos-Quiut, et devait s'occuper de secourir la Hongrie, assaillie par les Turcs, et de réprimer l'hérésie de Luther. La diète se plaignit des maux que la cour de Rome imposait à l'Allemagne et rédigea un long mémoire en cent articles, appelé les Cenlum gravamina. Les principales plaintes concernaient les indulgences qui épuisaient les provinces, la collation des béuolices et les artifices dont Rome se servait pour conférer ceux d'Allemagne au préjudice du droit des possesseurs. Enfin, la diète lan<;a un édit qui défendit aux luthériens de publier aucun ouvrage contre l'Eglise catholique.

Diète de Nuremberg (1524). Elle rejeta la réforme du clergé, que lui présentait le cardinal Campége, comme insuffisante. Celui-ci s'adressa alors à t(uelques princes et évoques qui acceptèrent son projet à Ratisbonne ; d'où protestation des autres membres de la diète, qui se réunirent à Spire, malgré la défense de l'empereur, mais en trop petit nombre pour prendre des résolutions importantes.

Diète de Spire (1526). Ce fut la première où les luthériens demandèrent la liberté do prêcher leur doctrine dans toutes les provinces d'.\llemagne.

Diète de Spire (1529). Elle rétablit l'édit de Worms et annula le décret de la diète précédente. Plusieurs princes et villes protestèrent énergiquement. C'est de cette solennelle protestation que les luthériens prirent, à partir de ce moment, le nom de « protestants ».

Diète d'Augsbourg (1530). EUo fut présidée par Charles-Quint lui-ni<"'me. Los six princes qui avaient signé la protestation de Spire présentèrent alors une profession de foi que Mélanchthoa avait rédigée et qui prit le nom de Confessio7ï d'Auysbourg. Ouverte en juin, la diète durait encore en août sans qu'il fut possible d'amener une eutente entre catholiques et protestants.

Diète de Cologne (1530). Elle élut roi des Romains Ferdinand, frère de Charles-Quint, malgré l'opposition des

firotestants qui se réunirent à Smalkalde, où ils jurèrent a fameuse ligue qui porte ce nom, puis à Francfort, d'où ils envoyèrent une protestation contre le vote de la diète de Cologne.

Diète de "Worms (1536). Elle fut convoquée pour décider du sort de Jean de Loydo, le chef des anabaptistes. Diète de Francfort (1539). Charles-Quint y accorda une trêve de quinze mois aux protestants pour qu'ils eussent le temps de mieux s'instruire des points concernant la religion ; on décida que l'accord de Nuremberg et l'édit de Ratisbonne seraient conlirmés et que la paix continuerait jusqu'à la diète générale : mais catholiques et protestants devaient fournir aide à l'empereur contrôles Turcs.

Diète de Ratisbonne (1541). Elle fut réunie par Charles-Quint pour mettre un terme aux divisions religieuses qui troui>lai6nt l'Allemagne. II proposa aux députés de réunir un colloque auquel serait soumis un mémoire : le Livre de la Coticorde, en vingt-deux articles. Il fut composé : du côte catholique, de Jean Eck, Jules Prtug. Georges Gropper ; du côté protestant, de Philippe Mélanclithon, Martin Bueor et Jean Pistorius, présidés par le comte palatin Frédéric et Granvello. Les évoques refusant d'examiner le Livre de la Concorde, la diète fut dissoute et convoquée à nouveau pour 15-i2 à Spire, où, malgré l'opposition des protestants, la majorité vota la réunion d'un concile général à Trente. En attendant, une dicte fut réunie en 1.^4» à Nuremberg, où les protestants se plaignirent vivement des catholiques et s'élevèrent en outre contre l'iniquité des impôts et la guerre contre les Turcs. Diète de Spire (1544). Kilo fut réunie par Charle.s- Quint pour demander des secours extraordinaires contro les Turcs et contro lo roi de Franco. En ce qui concernait les protestants, elle suspendit de nouveau l'exécution de l'édit d'Augsbourg. avec défense expresse d'inquiéter personne pour cause de religion ; elle déclara <iue chaque parti jouirait des biens ecclésiastiques dont il était possesseur.

Diète de "Worms (1545). Charies-Quint déclara qu'il avait fait la paix avec la France pour s'appliquer à pacifier les querelles de religion. Mais les protestants refusèrent do se .soumettre aux décisions du concile do Trente; d'où, à Ratisbonne et ù. Worms, nouvelles diètes

Ïui amenèrent la guerre entre protestants et catholiques, /empfrreur battit l'Electeur de Saxo et le landgrave do Ilcsst: et hrs lit prisonniers.

Diète d'Augsbourg (1547-1549). EIlo proclama ï Intérim, c'est ù-dire le règlement pour Ja doctrine qu'il

fallait recevoir dans l'empire jusqu'à ce que le concile eût rendu une décision. Los ]>rinces, sauf Brandebourg et Deux-Punts, racceplèrent. Les villes lo refusèrent.

Diète d'Augsbourg (1550). Elle fut convoquée pour assurer l'observance do l'Intérim, voté à la diète précédente. Ce lut la dernière grande dicte. Celles qui suivirent ne roulent que sur les réclamations des seigneurs catholiques lésés par les protestants. A la diète d'Augsbourg (I5S2), on voulut introduire le calendrier de Grégoire XIII en Allemagne; mais, les protestants s'y opposant, on leur accorda le droit de se servir de l'ancien calendrier.

Diètes de Ratisbonne. A partir de 1622, presque toutes les diètes se tiennent à Ratisbonne. Mais leurs votes deviennent de plus en plus une simple formalité. Elles disparaissent avec l'Empire, pour reparaître après la chute de Napoléon. La première diète s'ouvrit à Francfort, le 5 novembre 1816. Elle était composée de représentants de tous les Etats de la Confédération germanique et devait s'occuper surtout d'empêcher et, au besoin, juger les difficultés qui s'élevaient entre les membres de la Confédération ; elle pouvait voter l'emploi de la force armée, en cas de résistance du condamné. Après l'assassinat de Kotzebue, la dièto fut investie, par les souverains coalisés, d'un pouvoir dictatorial et de la police de l'Allemagne, ce qui la rendit impopulaire. Après les fêtes de Hambach (1833), elle écrasa le parti libéral-démocratique, oui prit sa revanche en 18^8. La diète, dissoute, fut remplacée par le parlement do Francfort, composé de représentants de toute l'Allemagne. Rétablie en 1851, elle disparut après les événements do 1870 et fit place à, un Parlement allemand (Reichstag) qui siège à Berlin depuis 1874.

Diète de Francfort (1820). Après l,e Congrès de "Vienne et en vertu des actes internationaux' qui en furent la conséquence, trente-neuf Etats formèrent la Conft^dération germanique, constituée à Vienne et définitivement organisée à Francfort. Le Bundestag ou Diète fédérale était présidé par l'Autriche. Cette assemblée se déclara dissoute le 24 aolit 1866, après que l'Autriche, vaincue à Sadowa, eut été exclue de la Confédération germanique, à laquelle fut substituée la Confédération de l'Allemagne du Nord, avec un lieîcfistag pour organe.

DiETERICI (Frédéric-Henri), orientaliste allemand, né à Berlin en 1821. Il fit de longs voyages en Europe et en Orient, et devint, en 1850, professeur à l'université de Berlin. Il est surtout connu par d'importants travaux sur les Arabes. Ses principaux ouvrages sont : la Logique et la Psychologie des Arabes (1868); Anthropologie des Arabes (1871); la Philosophie des Arabes au X" siècle (1876-1879); le Darwinisme au x" et au xiX" siècle (1878).

DIÉTÉRIDE (gr. diétêris, idos ; de dis, deux fois, et de étos, année) n. f. Chronol. Cycle de deux ans, en usage dans certains calendriers des* anciens Grecs.

DIÉTÈTE (gr. diaitêtès, même sens)n. m. Antiq. gr. Arbitre chargé de juger certains procès privés, à Athènes. 1! Nom donné quelquefois aux juges, au temps de Justinien.

DIÉTÉTIQUE [tik') n. f. Science de la diète, il Science des règles ayant pour objet la conservation de la santé, aujourd'hui appelée HYCiiiNE.

— adj. Qui se rapporte au régime alimentaire : Régime

DIKTiiTiqCE.

DIÉTÉTIQUEMENT \kc-man) adv. Conformément aux préceptes di.* la diététiquo.

DIÉTÉTISTE {tisst') n. m. Médecin expectant (vieux mot), ([ui uni 1^1- suriout la dièto comme moyen d'action dans les iiialadiL-s et surveille les symptômes.

DiETHER l'Ancien. Dans les légendes allemandes, c'est le nom du fils aîné d'Amelung. A la mort de son père, il reçut en partage Brisach et la Bavière, et fut le père des Harlungs.

DiETHER le Jeune, héros des légendes allemandes. Il était fils do Dietmar, frère de Diether l'Ancien, et fut chassé d'Italie par leur oncle, avec son frère Dietrich de Berne. Il devint ensuite le favori d'Erkas, femme d'Etzel (Attila), et partit avec les fils de ce dernier, Erp et Ortwin, à la conquête du royaume des Amales; mais il fut tué à la bataille de Ravenne.

DIÉTHOXALATE {ksa) n. m. Sel dérivant do l'acide diéthoxalique.

DIÉTHOXALIQUE {ksa-lik') n. m. Se dit d'un acide oxalique, dans lequel un atome d'oxygène est remplacé par deux radicaux éthyles.

DIÉTHOXYGLYCOLATE [ksi) n. m. Sel dérivant de l'acide diéthoxyglycolifiue.

DIÉTHOXYGLYCOLIQUE {ksi, lik') adj. Se dit d'un acide glycol (C'H*0}^CH.CO'H, contenant deux éthols et un groupe acide liés au mémo atome de charbon. (On l'obtient, non isolé, mais à l'état d'éther éthylique, à l'aide de l'acide dichloracéti(|uo et de l'alcool.)

DIÉTHYL ou DIÉTH préfixe qui, placé devant le nom d'un corps, sert à former le nom d'un composé (co composé représente chimiquement le corps dans lequel deux groupes monovalents ont été remplacés par deux groupes éthyles) : L'acide 'DiiiTHYLacétique dérive de l'acide acétique par :,ubslitntion de deux éthyles à deux atomes d'hydrogène.

DIÉTHYLACÉTONE n. f. Chini. V. miOTHYLClixONE.

DIÉTHYLALLYLCARBINOL n. m. Alcool de formule (.'/C'H'')'.C^H'.OH, dérivé de l'alcool méthylique par substitution d'un éthylê et de deux allylos ù. trois atomes d'hydrogène.

DIÉTHYLBENZÈNE (6m-5i??i') n . m. Carbure d'hydrogène, dérivé de la benzine par substitution de deux éthyles à deux atomes d'hydrogène. Syn. de piiényldikthyle.

— Encycl. Il existe" trois rfic7/n//6eH-ènes C"H*(C*H^)*, que l'on peut obtenir par la méthode générale de Friedel et Crafts, en faisant réagir sur le benzène le bromure ou l'iodure d'éthyle en présence du chlorure d'aluminium.

DIÉTHYLBENZOATE {bin) n. m. Sel dérivant do l'acide

diérJiyilH-nzoiquo.

DIÉTH YLBENZOÏQUE {hin-so-ik') adj. So dit d'un acide C"ir*0' que l'on obtient on chaujfant vers 210» le diéthylcarbobenzoate do potassium avec de la potasse caustique!.

DIÉTHYLCARBINOL n. m. L'un dos alcools amyliques secondaires. V, amyliquk.

ÏO — 01

DIÉTHYLCARBOBENZOATE [bin) n. m. Sel dérivant de

l'acide diéthylcarbutienzoïque.

DIÉTHYLCARBOBENZOÏQUE [bin-zo-ik') adj. So dit d'un acide C'*H"0% qui se forme dans l'action de la potasse alcoolique sur la désoxybenzoine.

DIÉTHYLCÉTONE {se) n. f. Acétone (C'H*)'C0 qu'on obtient, entre autres façons, en traitant le chlorure d'acétyle par le perchlorure de fer, et en décomposant par 1 eau la combinaison formée. Syn. diéthylacétone, pen-

TANONE.

DIÉTHYLÉNIQUE (ni'/c") adj. Désigne un composé renfermant doux fois la ionction carbure éthylénique : Cornposés DiÊTHYLÉNiQUES. (Pour Ics désigner d'après la nouvelle nomenclature, on fait suivre le nom du carbure saturé de la terminaison dicne; ainsi, CH»=CH-CH^-CH = CH' est le pentano-rfù'/)p.)

DIÉTHYLINE n. f. Corps obtenu par Berthelot en chauffant à iriO«C., pendant quatre-vingts heures, de la glycérine, de l'éther bromhydn([uo et de la potasse en excès.

DIÉTHYLPHÉNYLPROPIONATE n. m. Sel dérivant do l'acide diéthylphénylpropionique.

DIÉTHYLPHÉNYLPROPIONIQUE (nik') adj. Se dit d'un acide (C=H\C*H')' C(CfP)(CO^H), qui seforme quand on traite par l'acido suU'uriquo un mélange d'acide pyruviquo et d'étnylbenzène.

DIÉTHYLPHOSPHINE {sfîn') n. f. Base qui résulte de la substitution de deux radicaux éthyles à doux atomes d'hydrogène dans l'hydrogène phosphore, et qu'on peut considérer comme de la diéthylamine dont l'azote est remplacé ]ta.r du pliusphore.

DIÉTHYLPROPYLGARBINOL n. m. Alcool de formule (C^H*)\COH. C''H\ qu'on obtient en laissant en contact à froid un mélange d'iodure d'éthyle, d'éthylpropylcétono et de zinc.

DIÉTHYLSUCCINATE n. m. Sel dérivant de l'un des acides diétliylsucci niques.

DIÉTHYLSUCCINIQUE {nik') adj. Se dit de deux acides (C'H')'-C-H- = (CO'Hj^ : l'un, l'acide dissymétrique, qui n'est pas connu; l'autre, l'acide symétrique, qui présente deux isomères stéréochimiques.

DIÉTINE (dimin. de diète) n. f. Hist. Nom donné aux diètes particulières et sans grande importance historique : DiÉTiNES de Pologne.

DIÉTINÉS n. m. pi. Tribu d'arachnides aranéides, famille des thomisidés, caractérisée par le céphalothorax rétréci en avant, les pinces garnies en dessous dune bande do poils, les yeux latéraux antérieurs plus saillants que les autres. (Les diétinés sont considérés souvent comme une subdivision de la tribu des misuméninés; ils comprennent les genres : dicta, pasias, loxobates, etc.) — Un

DIETINÈ.

SiETMAR, comte de Saxe, mort vers 1048. Il est connu pour s'être révolté contre l'empereur Henri II. et ]iour avoir essayé de s'emparer traîtreusement de Henri HI. 11 fut lue t-n duel judiciaire.

Dietmar ou DitHMAR {Thietmar, Tiethmar), évoque de Mursebourg, né vers '.>76, mort en 1018 {ou en 1019), historien allemand. Parent des empereurs de la maison des Othons, il fut, après avoir été abbé de Waldeck (1002), placé, en 1009, à la tête de l'évéché frouticro de Mersel)ourg , théâtre des guerres contre les Magyars et les Wendes, et résolut, presque seul lettré en ce pays, de fixer par écrit les événements auxquels il assistait. Sa chronique, genre d'annales intitulées Chronicon. en huit livres, allant de 908 à 1018, écrite dans le latin du x* siècle, est, cependant, un document des plus précieux, surtout pour les années de 1014 à 1018.

Dietrich, forme gothique du nom de Théodoric (Thierry signifiant « prince, élu du peuple »)• C'est un prénom fort en faveur en Allemagne ; il se retrouve dans les épopées germaniques des temps héroïques comme nom d'un personnage aux exploits fal)uleux, jjrésento dans divers poèmes, appelé lu.i\ioi Lfietrich de Berne ou ùietrich.

Dietrich de Eilenburg ou de Landsberg,

deuxième fils du margrave Conrad de Meissen. né en ILTO, mort en 1185, fondateur du monastère de Dobrilugk (prov. de Brandebourg [Prusse centrale]), adversaire de Henri le Lion.

Dietrich Kagel'wit ou Kogelwut (c'est -à-diro au CapucItoTi), archevêque de Magdebourg, né vers 1300 à Stendal, mort on 1367. Il fut moine en Brandebourg, à Lehnin, un de ces monastères de Cîteaux par le travail desquels l'extrême Est de l'Allemagne put être rattaché à l'Empire. Ayant rendu, en qualité de protonotaire du Brandebourg, de grands services politiques à Charles IV, empereur d'Allemagne, il fut nommé, en 13ô3, évêquo de Minden et chancelier pour la Bohême; en 13(:>1, archevêque de Magdebourg.

Dietrich, dit rOpprimé, margrave de Meissen. né en ll(i2, mort en 1221. Fils du mnrgrave Olhon lo Riche, il éijousa Julta, fille de Ilerman ï'^ landgrave de Thuringe, son allié. Frustré dans son héritage par son père, au profit de son frère Albert, il fit la guerre à ce dernier et le vainquit. L'empereur Henri VI, convoitant les riches mines de Meissen, se prétendit héritier d'A!l)ert, qui était mort en Palestine en 1195. La mort de l'empereur lui permit enfin, en 1197, d'entrer en possession do sa part. Il mourut empoisonné, après une guerre contre la ville de Leipzig, révoltée.

Dietrich (Veit) [Vitus Theodords], théologien protestant allemand, né en 1506 à Nuremberg, mort en 1519. Amanuensis, c'est-à-dire secrétaire de Luther (1527-1530), cju'il accompagna dans tous ses voyages, il devint, sur I intervention de Mélanchthon, pasteur à Nuremberg, sa ville natale.

Dietrich (Dominique), ammeister [président ou magistryi,) de Strasbourg, né en 1G20, mort en 1092. Il signa, en 1C.81, après avoir lutté jusqii'au bouton faveur de la neutralité de sa ville natale, à Illkirch, l'acte de capitulation avec Louvois. En 1085, mandé à Paris et mis on demeure do so convertir au catholicisme, il persista dans sa foi (H fut exilé à Ouérct. Il ne reçut qu'on 1089 la permission do rentrer ù Strasbourg.

DiETRICH (Pliilippc-Frôdôric, baron de), minéralogisto et liuinnie politique français, petit-fils do Dominiquo, né à Straslfourg on Uis, mort ù. Paris en 1793. En 178G il fut noniniiS associé lihro de rAcadéniio des sciences, puis commissaire royal ù la visite des mines, bouches à fou et forêts du royaume. A la fois monarchislo et partisan do la Révolution "française, il fut élu premier maire constitutionnel de Strasbourg en 1790. C'est chez lui que Kouf^et de risie chanta, pour la première fois, la Marseillaise. 11 dut émigrer ù la suite dos événements du 10 août 1792; rentré entranco, il fuiarrt>té et transféré à Paris, il fut condamné à. mort par le tribunal révolutionnaire. Son principal ouvrage est intitulé : Desci'iption des yites de minerai et des bouches à feu de France (Paris, 1786-1800).

DiETRICH, prince d'Anhalt-Di;ssau, troisième fils du duc Ltiupuld I"'', né à Dcssau en 1702, mort en nii9, général prussien, connu sous le nom do der alte Dessauer (le vieux do Dossau). En 1716, il prit du service en IloUaudo ; on 1718, on Prusse ; se distingua dans la guerre do la succession do Pologne: dans les deux premières guerres de Silésie : i MoUwitzol à Hohenfriedberg, où il fut blessé. Feld-maréchal en 1747, il quitta lo service en 1750 et prit, en 1752, son fréro le duc régnant Lèopold II étant mort, la régence du duché d'AnhaU-Dcssau, qu'il conserva jusque, la majorité de l'iiériticr, en 175S.

DiETRICH (Adam), dit le Botaniste de Ziegenhain,

naturaliste allemand, né à Ziegenhain, prés léna, on 1711, mort en 17S2. 11 élait eu correspondance avec Linné, tout en étant simple paysan, et fut la souche d'une famille de botanistes dont: FiiKoÉBic-GoTTLiiiB Dietrich, son pctiilUs, né en 176S à Ziegenhain, mort en 1850 à Eisenach, qui fut professeur de botanique après avoir été simple jardinier, et dotiton possède : Journal économique et botanvjue du jardinaf/e (Eisenach, 1795-1804), et Lexique du jardinaije et de la botanique (1802-1810); — Nathan-François- David Dietrich, son arriôre-petit-fils, neveu du précédent, né en 1800 à Ziegenhain, mort en 188S à léna, parmi les nombreux ouvrages duquel nous citerons : Encyclopédie des plantes {ISA i-}S5ô); ta Flore de l'AUemag7ie{lSZ^); Flora uriiversalis (1831-1856).

DiETRICH (Chrétien-Guillaume-Ernest, appelé parfois Dietrici , peintre et graveur allemand, né à Weimar en J712, mort à Dresde en 1774. 11 étudia son art à l'académie de cette dernière ville, sous la direction de Thiele. 11 inonda l'Alloniagne de dessins et de tableaux sans originalité. Mais Dietrich valait surtout comme administrateur et professeur. En 1743, il était inspecteur de la galerie de Dresde; on 1763, directeur de la manufacture de porcelaine do Meissen, en 1765, professeur à l'académie de Dresde. Il rendit de grands services dans ces diverses fonctions.

DiETRICH (Albert), musicien allemand, né en 1829 près de Meissen, auteur do lieder, de quatuors, de sonates, etc., et de deux opéras : Bobin Hood, première représentation à F>ancfort-sur-le-Mein (1879); l'Enfant du dimanche (1886).

DiETRICH (Antoine), peintre d'histoire allemand, né à Meissen en 1833. Ses principales œu\Tes sont : Jîodolphe de Habsbourg devant le corps d Ottokar, roi de Bohème; Faust, près de Marguerite, dans son cachot ; les fresques do la grande salle des fêtes de l'Ecole de la Croix, à Dresde ; saint Paul prêchant à Athènes (Zittau) ; etc.

DiETRICH le Jeune. V. Diezmann.

DiETRICH de Niem (ou de Nieheim), historien allemand, né vers 1340 dans le diocèse de Paderborn, mort en 1418 à Maestricht. Chanoine de Bonn en 1361, il vécut, à partir de 1371, à la cour de plusieurs papes et fut appelé, en 1396, au siège épiscopal de Verden, dont il se démit, quatre ans plus tard, pour retourner à Rome. Il fut envoyé par lo papo, en 14I4, au concile de Constance. Sou principal ouvrage a pour litre : I)e schismate (le Schisme) [Nuremberg, 1532],

DiETRICH DE ThuringE, chroniqueur allemand du xiir siècle. Il était moine au couvent des dominicains d'Erfurth et écrivit, vers 1289, une vio de sainte Elisabeth, en latin, qui tigure dans la plupart des Vies des saints.

DIÉTRICHITE {kit") n. f. Alun naturel de zinc, qui se présente en cristaux fibreux à éclat soyeux, jaunes ou bruns.

DiETRICHSON (Lorentz Henrik Sogelcke), littérateur et poète norvégien, né à Bergen en 1834. Il a été professeur à Upsal (1861), à Stockholm (1869), et à Christiania (1875). On lui doit des recueils de vers, des pièces do théâtre et divers ouvrages : Littérature des pays septentrionattx (1860); Introduction à l'étude de la littérature suédoise (lKfi2) ; Eléments de littérature Hon'(.V/ïe7?ne(1866-18G9); le Monde du beau (1867-1869), ouvrago très estimé; etc.

DlETRICHSTElN, famille nohlo do Carinthie, où se trouve lo chiteau familial. Elle apparaît au début du XI" siècle; au xn% elle était établie à Bamberg. Sos chefs étaient barons et devinrent princes en 1769. Les membres les plus éniinents de cette fauiiilo furent ; pANCKAci: de Dietrichstein, mort en i508, qui combattit Mathias Corvin; — Son fils, Sigismond de Dietricbstein (1484-1533), grand échanson do Carinthio (l.>00), liaroii d'empire (1514), lequel se signala aux oôtésdo Bayard dans la guerre contre Venise et fut le favori do Maximitien 1"; - Adam de Dietrichstein (i527 1590) un des plus habiles conseillers do Ma\imilien II et diplomate remarquable; — Fkan^ois de Dietrichstein (1570-1636), cardinal et ôvénuo d'Olmutz (1599). fils du précédent. [Il rendit do grands services à la maison d'Autriche, il fut l'ennomi acharné des protestants, qui eurent i)eaui-onp i soufi'rir do lui] ; — François-Josi:i'11 de Dietrichstein, major général et diplomate. Il se signala à l'assaut do Valenciennes (1792) et dans diverses ambassades; — Mauricic de Dietrichstein U775-1864K aido do rainp du général Mack et précepteur du duc do Reiclistadt. cous(Mllor aulique, chambellan, etc.

DiETSCH ( Picrro-/.o»is-Philippe), compositeur français, né ù. Dijon on l«08. mort à Paris on 1865. Il devint maître de cliupelle ù la Madeleine. En 1842, il faisait représenter à lOpcra \\i\ ouvrage en deux artes : le Vaisseau fantôme, dont le livret avait été tiré par Paiil Foucher do celui île Kicliard Wagner. ('et opéra n obtint aucun sui-cès. Dielscdi, après avoir été (picdqiio temps irliof d'orchostro à l'Opéra, devint professeur d'harmonie, do rontronoint et do fugue & l'Ecolu do musique roligiouso foadéo ot uirigôo par

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