DIEU — DIEZ
comme l'a dit Foletz. Si l'on considère uniquement la Cncrrr des Dieux sous le rapport de la forme, on j)eut ulurs rappeler lo seiitiniont de Joseph Cliéuior, qui y voit « uiio composition originale, où le talent se varie ot so soutif-nt d'une nianiùro continue ». II ost écrit, comme la J'ucetle do Voltaire, en vers do dix pieds, et comporte dix chants. Le sujet ost la victoire remportée par lo christianisme sur les vieilles divinités de l'Olympe; mais cotte victoiro est tournée en dérision.
Dieux (les Amodrs dks), suite de vingt estampes gravées par Jacopo Caraglio, d'aprùs les dessins de Pierino dol Vaga. Cetto série ost peut-être le chof-d'reuvre do Pierino. — Dispensés dos pudeurs humaines, los diou-t so livrent à leurs amours avoc un élan tempéré par une sorte de sérénité majestueuse et suus dos formes tellemont idéalisées, que la beauté du spectacle en efface l'indécence. Los estampes de Caraglio sont rares; voici quels sont les sujets : Amours de Saturne et de Philyre; Jupiter et Simélé ; Jupiter et lo ; Jupiter transformant lo en vache; Jupiter pasteur ; Jupiter et Antiope; Neptune çt Thétis; Pluton et froserpine ; Mars et Vénus; Vénus et Adonis; Apollon poursuivant Daphné; Apollon et Hyacinthe; Diane et Pan ; Mercure et Hersé ; Bacchus et Ariane ; Hercule et Déjanire ; Vulcain et Cérés ; Vénus et Cupidon ; Amours de Janus ; Vertumne et Pomone.
Dieu et la Bayadère (le), opéra-ballot en deux actes, paroles de Scriho, musique d'AuDer, représenté à l'Opéra lo 13 octobre 1830, — La pièce est amusante et gaie ; la musique, aimable et séduisante. Parmi les meilleures pages do la partition, il faut signaler surtout une ouverture 'excellente, une jolie chanson dialoguée à deux voix : Aux boi-ds heureux du Gange; le bel air dOlifour : Quel vin, quel repas délectable, et de délicieux airs de ballet.
Dieu (île). V. Yeu (lie d').
Dieu {Louis de), orientaliste et théologien hollandais, né à Flessingue en 1590, mort en 1642 à Levde, où il professait les langues orientales. Le premier, il compara d'une manière satisfaisante l'hébreu, le chaldéen ot le syriaque. Ses principaux ouvrages sont : Grammatica trilinyuis : Hebraica, Syriaca et Cnaldaica (1628); Historir Christ! et S. Pétri persice conscriptse (1639); Rudimenta linçux Persicx (i639); Critica sacra (1693).
DiEUCHIDAS de Mégare. historien grec de l'époque alexandrine. II avait compose une histoire de la ville de Mégare (Megarika), qui a été utilisée par Diogène Laérce.
DIEU-CONDUIT (rfu-i) n. m. Mar, Nom donné autrefois ù une image pieuse qui représentait le saint ou la sainte sous la conduite de qui on voulait mettre le navire, il
PI, Des DlEU-CONDUIT.
DIEUDONNÉ (do-né) n, ra. Donné par Dieu, surnom attribué à des fils du prince dont la naissance est regardée comme uoe faveur du ciel.
DiEUDONNÉ 1" ou Deusdedit (saint), pape de 614 à 617, ou, selon d'autres, de 615 à 618. Il se signala par sa charité envers les lépreux. C'est le premier pape dont los bulles aient été scellées avec dos sceaux de plomb. — Fête le s novembre.
DiEUDONNÉ II ou AdÉODAT, pape, de 672 à 676. Il était bénédictin. Il mit le premier en tête de ses lettres la formule Saint et bénédiction apostolique ; il fut aussi le premier pape qui data ses actes des années do son pontificat.
DiEUDONNÉ (Jacques-.4ugustin), sculpteur et graveur français, ne et mort à Paris (1795-1873). Elève de Gros et de Bosio, il s'adonna à la gravure en médailles et remporta un second prix, en 1819. Parmi ses œuvres, nous citerons : les médaillons du duc d'Orléans, du duc de Baguse, du duc de Iteggio, etc., et une médaille représentant la Mort du duc de Berry. A partir de 1824, il s'adonua à peu près entièrement à la sculpture. Il exécuta la statue du duc d'Angoulême, les bustes de Charles X, de Louis-Philippe, de la princesse Adélaïde; le Mariage de Louis-Philippe à Palerme, has-roliof ; etc.
DiEUDONNÉ (AIphonse-Emilo), acteur, né à Paris en 1S3J. Elève do Samsoii, il joua à Lisbonne, suivit, en 1855, Rachel on Amérique, jiuis fut attaché à l'Ambigu (1857), au Gymnase (1860), au théâtre Michel à Saint-Pétersbourg (1861), au Palais- Royal (1874), au Vaudeville (1875), et enfin aux Variétés (1897). Cet excellent acteur, plein do verve et do gaieté, a créé avec un vif succès un grand nombre do rôles, dont un des derniers a été celui de Labosse dans lo Nouveau jeu do Lavedan (1898).
DIEUDONNEA (do-né-a) n. m. Bot. Genre de cucurbitacéos dont une espèce, le dieudonnea rhizantlui, est uno sorte do liane des forêts vierges des Andes péruviennes, (Ses tiges rameuses s'enroulent jusqu'au sommet des plus gramls arbres.)
DiEUE, comm. do la Meuse, arrond. ot à 12 Idlom. do Verdun, sur la Meuse, qui reçoit lo ruisseau de Dieue; 1.070 liai). Port sur lo canal de l'Est. Carrières de pierre. Faliri(|uo de chaises, broderies, moulins.
DlEULAFOY (.Ioseph-Marie-.\rmand-Michol), autour dramatique français, né i Toulouse en 1762, mort A Paris en 1823. D'abord avocat ii Toulonso, puis planteur ;\ Saint- Domingue, où il fut ruiné lors de l'insurrection do 1793, il so rendit il Paris et écrivit soit seul, soit en collaboration, nombre de pièces pleines d'esprit et do gaieté: le Moulin de Sans-Souci (1798); Défiance et um/ice T 1801) ; (es Pages du duc de l'e«d(!mo (1807) ; /iaynrd au Pont-Neuf {i»os) ; le Duel par la croisée (1818) ; /a Pauvre fille (1823) ; etc.
DiEULAFOir (Georges), médecin français, né àToulouse en isio. V.t\ 1887, il occu^ie la chaire do pathologie interne ii la Facilité, est (ilu prolesseur do cliniijue ù l'ÏIôtel-Dieu do Paris en 1896, et enfin membre do l'Académie de médecine. C'est en 1869 quo lo professeur Gubler présenta A l'Académio l'aspirateur de Ùieulnfoy, composé d'un récipient dans lequel on a fait lovido.ot armé d'une aiguille crouso. Dans lo Traité de l'aspiration, l'invonteiir incliquo l'application do cette méthode nouvollo au diagnostic et au traitement de tontes los collections liquides, en insistant surtout sur lo traitement de la plenrésio par la thoracentèse. On lui iloit. on outre, dos travaux importants sur la tuberculose, sur le mal de Bright, surtout lians ses rapports avoc la chlorose, sur rappontlicito qui, d'après lui, doit être opérée aiissilêt le diagnostic posé. Ses principaux ouvrages sont : De la mort subite dans la fièvre typhoïde (1HI19) ; Des progrés réalisés par la physiologie e.Tpérimentale dans la connaissance des maladies du système
ux f 1875) ; Traité de l'aspiration des liquides morbides ) ; De la thoracentèse par aspiration dans la pleurésie
nen^eux {
aiguë (1878); Manuel de pathologie interne ;i898),'ouvrago
classique ; Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris (1897).
DiEULAFOY (Marcel-Auguste), ingénieur et archéologuo français, frèro du précédent, né à Toulouse en 1844. Elève do l'Ecolo polytoclinique, il outra dans le corps des ponts et chaussées, et devint ingénieur do 1" classe en 1880. Chargé, en 1881, d'uno mission archéologique en Perse et en Susiano, il parvint, dans trois campagnes successives au milieu do grands d.angors, à découvrir les palais do Darius ot d'Artaxer.xès, aies mettre au jour et à rapporter en France des fragments considérables qui figurent au musée du Louvre (1886). Il a été élu, en 18'à:>, membre libre do l'Académie dos inscriptions. On lui doit los ouvrages suivants : l'Art antique de la Perse (1884-1889); l'Acropole de Suse (1890-1894 ) ; le lloi David (1897). — Sa femme, Jane-Paule-ftachel Magre, dame Dieulafoy, néo à Toulouse en 1851, a partagé les travaux et les dangers de son mari, dans los fouilles de Perse (lsai-1886). Elle a publié : la Perse, la Chaldée et la Susiane (1886); A Suse (18S8) et des romans : Panjsalis (1890); Vo/onïaire (1892) ; Frn-e Pelage (1894); Déchéance (1897); etc.
DiEULEFIT, ch-l. de canton du départ, de la Drôme, arrond. et à 29 kiloin. de Montélimar; 3.544 hah. Centre manufacturier important : filatures, moulinories de soie, draperies, poteries. Co fut uno place forte des calvinistes au XVI" siècle. Les protestants y ont encore une église consistoriale. — Le canton a 16 comm., et 9.684 hab.
DiEULIVOL, comm. de la Gironde, arrond. et à 18 kilom. de La Réole, près du Drot ; 515 hab. Vignobles compris dans l'Entre-Deux-Mers et qui fournissent dos vins blancs et des vins rouges. Les principaux crus sont : aux Petits, cru Favereau, au Bourg, au Breton, à Martineau, etc.
DiEULOUARD, comm. de Meurlhe-et-Moselle, arrond. et à 21 kilom. de Nancy, sur la Moselle ; 1.993 hab. Ch. de f. Est. Sources abondantes. Aciers raffinés et puddiés. Brasseries. Ruines d'un château du XI" siècle. Aux environs, vestiges de la ville romaine ou camp de Scarpoua.
DIEUTELET [lèj n. m. Petit dieu. (Mot de Ronsard.)
DiEUZE, ville d'Allemagne (Alsace-Lorraine), cercle et à 20 kilom. de Château-Salins, sur la Seille et le canal des Salines; 3.500 hab. Avant 1871. elle faisait partie de l'ancien département français do la Meurthe. On y extrait chaque année plus de 500.000 quintaux de sel. Fabriques de produits chimiques, de gélatine, de broderies. Un chemin de fer en part pour aboutir ù la ligne de Paris à Strasbourg. — Patrie d'Edmond About.
DIÈVE (^mot flamand [à rapprocher de l'allemand tief, et de l'angl. deep, profond]) n. f. Dépôts argileux qui constituent l'étage turonien, dans le nord de la France.
DiEZ. Géogr. V. DiETZ.
DiEZ (Friedrich), littérateur allemand, fondateur de la philologie romane, né à Giessen en 1794, mort à Bonn en 1876. 11 prit part, en 1813, à la campagne de France. Il avait étudié la philologie et le droit et, fixé à Goettingue, il s'occupait de langues et littératures modernes. Gœthe, qu'il vit à léna en avril 1818, lui signala les publications de Raynouard sur la poésie provençale. Diez fut nommé, en 1821, lecteur à Bonn pour l'italien, l'espagnol et le portugais. Professeur extraordinaire en 1823, il fut nommé, en 1S30, dans la même université, professeur ordinaire de langues germaniques, tout en conserservant sa fonction de lecteur. Ses premiers ouvrages sont: Vieilles romances espagnoles (IS21) ; Essai stir les cours d amour ( 1 825), traduction française par do Roisin (1842); ;« Poésie des troubadours (1826), traduction française par le même (1845); Vie et rruvres des troubadours (1829), Ces publications inaugureront uno méthode nouvelle dans l'étude des littératures romanes. Ses œuvres maîtresses sont sa Grammaire des langues romanes (lS;t6-lS38) , traduite en français sur la 3" édition par A, Uriichot, G, Paris ot Morol-Fatio (1872-1876); ot son Dictionnaire étipnologique des langues romanes (iS53), Diez a abordé los langues romanes avoc un esprit vraiment historique ot scientifique. Citons encore, parmi ses antres publications, les Monuments des anciennes langues romanes (ISI6); Deux anciens poèmes romans (1852); Anciens glossaires romniis (1865) ; Formation des mois dans les langues 7'omanes (1875); enfin, Opuscules et comptes rendus, ouvrage posthume (18S3).
DiEZ (Catherine), femme do lettres allemande, néo ù Neplilen ( Wosiplialie) en ISIO. morte en lS8i. Avec sa sœur, /■.■/i.V((/)(7/) tiuinn-:, elle jmhliatles poésies, dos récits, des romans, etc., qui se distinguent par la finesse du sentiment. Nous citerons ; Couronne poétique {\Mi) ; Fleurs des prés de la .'^ieg et Fleurs des champs du Jlhin (1847); Contes du printemps (1851); Nouveawr contes des champs, des bois et des prés (1854); l'Oncle Martin (1859); Kdith {18IÎ7) : les Femmes de ta Sitile {ISG3)', lo Premier Amour de Henri Heine (1870); etc.
Diez (Wilhelm), neintro et illustrateur allemand, né A Bayreuth on 1839. Il illustra, entre autres, l'Histoire de la Guerre de Trente ans, do Schiller, et collabora aux « Fliegendo Bllitter ", journal satirique do Munich, et A la " Gormauia u, do .Scliorr, h'ièvo de Piloty, il est devenu un des principaux reprt'Sentaiits de la poi'nturo de genre de l'école de Munich. Nous citerons, parmi ses tableaux : Adoration des bergers; Marché aux chevaux; te Piquenique (galerie nationale de Berlin) ; et Son Excellence en voyaqe ; un Chevalier routier du mot/en Age, qui ont figuré Il l'Exposition universelle do 1873. Il est, depuis 1871, professeur il l'Académie dos beaux-arts do Munich.
DiEZ (Robert), statuaire allemand, né A Pîlssneek |Savc-Meiuingen| eu 1814. Elève de l'académie de Dresde (isiî;t) et de .Scliilling \18fi7), il obtint un premier prix pour Sun groupe : Vénus consolant l'Amour, 11 fondu tin utolior
DIÉZEUGMENON — DIFFERENTIEL
en 1873 et a produit un certain nombre de travaux appréciés : la Musique et le Vin; Obéron et Titania, au nouveau théâtre de la cour, à Dresde ; la statue du margrave Henri l'Illustre, pour l'Albrechtsburg, à Meisseu ; le Voleur d'oies, décorant la fontaine de la place Ferdinand, à Dresde, etc.
DIÉZEUGMENON (gén. plur. du gr. diézeugménos, disjoint] adj. Nom donné par les Grecs à leur troisième tétracorde, lorsqu'il était disjoint du second.
DiEZMANN ou DiETRiCH le Jeune, landgrave de Tliuringe, Jils d'Aibert et de Marguerite, tille de l'empereur Frédéric II, né vers 1260, mol't en 1307. Il fut élevé, ainsi que sou frère, par son oncle Dietrich de Landsberg, lorsque, par suite des amours scandaleuses d'Albert et do la princesse d'Eïsenberg, Marguerite fut contrainte de quitter son mari. Les deux frères furent en lutte constante avec leur père et avec l'empereur d'Allemagne Albert, qui voulait leur enlever leurs Etats. Ils battirent ce dernier complètement à Lucka (1307) et le forcèrent à abandonner ses prétentions.
DiEZMANN (Jean-Auguste), littérateur allemand, né à Gazon près de Groitzsch en 1805, mort en 1869. En 1831, il fonda les Feuilles contemporaines pour servir de distraction utile ou le Monde et le Temps ; il dirigea en outre plusieurs journaux. De plus, il traduisit de l'anglais et du français une quantité d'ouvrages, et publia des études intéressantes sur Gœthe et Schiller.
DIFFA (déformation du mot arabe dhiyâfa [hospitalité]) n. f. Nom donné par les Arabes d'Algérie à la réception faite à des hôtes, et dans laquelle un ropas tient la première place. (L'usage de la diffa est fondé sur le texte du Coran et admis comme obligatoire par la coutume.)
DIFFAMABLE [di-fa] adj . Qui peut être diffamé : Certaines gens ont une si inauvaise réputation qu'ils ne sont plus dif-
FAMABLES.
DIFFAMANT {di-fa-ynan), ANTE adj. Qui est propre, qui est de nature à diffamer : Discours, Ecrits diffamants.
DIFFAMATEUR, TRIGE (di-fa) n. Celui, colle qui diffame par des paroles ou par des écrits : Cei-tains journalistes se sont érigés en diffamateurs publics.
DIFFAMATION [di-fa, si-on) n. f. Action de diffamer; paroles diffamatoires : Etre en butte à des diffamations.
— Dr. Allégation d'un fait qui est de nature à porter atteinte à. l'honneur ou à la considération : La plainte d'une injure publique ne peid jamais être une diffamation.
— Enctcl. Dr. rom. La diffamation, comme nous l'entendons aujourd'hui, rentrait dans la catégorie des injures. Les écrits diffamatoires étaient punis des peines de l'injure; il en était de même de l'outrage par paroles. Les coupables étaient notés d'infamie. Les individus de basse condition étaîeut frappés de verges ; les autres étaient punis de l'exil temporaire, ou privés de certains droits. Valentinien et Valens punirent de mort les écrits diffamatoires.
— Dr. franc, anc. La diffamation n'a pas été plus spécifiée par l'ancien droit français que par le droit romain. On appelait de ce nom toute calomnie répandue dans le but de donner de la publicité à une imputation injurieuse. Un édit de 1626 punit de mort la diffamation écrite. Une déclaration de 1728 prononce la peine du carcan et, en cas de récidive, celle des galères pour cinq ans.
— Dr. act. La diffamation est ainsi définie par l'article 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse : « Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé. » Elle ss différencie de l'injure, aux termes du même texte, en ce que linjuro ne renferme l'imputation d'aucun fait précis. V. injure.
La diffamation n'est considérée comme publique que lorsqu'elle est commise par l'un des moyens de puljl-ication que déterminent les articles 23 et 28 de la loi du 29 juillet 1881. Pour la diffamation publique envers les particuliers, la juridiction compétente est le tribunal de police correctionnelle; pour la diffamation publique envers les corps constitués ou les fonctionnaires publics, la compétence appartient à la cour d'assises. La preuve des imputations diffamatoires envers de simples particuliers ne peut, en principe, être faite ; au contraire, la vérité du fait diffamatoire, quand il est relatif aux fonctions, peut être établie dans le cas d'imputation contre les corps constitués ou les fonctionnaires publics.
Les diffamations commises par cartes postales ou cartestélégrammes, circulant à découvert, fout l'objet do la loi du \\ juin 1887. Les diffamations envers la mémoire des morts peuvent être poursuivies par les héritiers, aux conditionsprécisées par l'article 34 de la loi du 29 juillet 1881.
Lorsqu'elle n'est pas publique, la diffamation est considérée comme une injure simple. En ce cas, suivant la qualité de la personne diffamée et aussi suivant les circontances, elle tombe tantôt sous l'application de l'article 471, § 11, du Code pénal, tantôt sous le coup des articles 222, 224 ou 226 du même Code.
DIFFAMATOIRE {di-fa) adj. Qui est fait ou ditdans l'inteution de diffamer : Libelle, Ecrit, Discours diffamatoire.
DIFFAMER {di-fa — lat. diffamare; du prêf. di, et do fama, réputation) V. a. Attaquer dans la réputation, chercher à déshonorer : Certaines gens diffamknt un honnête homme uniquement parce qu'il est d'une opinion différente de la leur. Il Déshonorer par sa conduite : Diffamer ses aïeux. (Boileau.)
— A signifié Défigurer, salir, gâter :
Le Parnasse surtout, fécond en imposteurs, iJi/ftima le papier par ses propos menteurs.
BOILCAU.
Diffamé, ée part. pass. du v. Diffamer.
— Par ext. Réputé funeste ou dangereux : Au milieu de» Scylln et des Charybde, lieux diffames par /an/ </*? naufrages... (Fléch.)
— Blas. Lion diffamé, Lion représenté sans queue. Il Armes diffamées. Armes dont on a retranché quelque pièce, ou auxquelles on a joint certaines pièces déshonorantes, pour punir un crime commis par celui qui les porte.
— Stn. Diflamé, malfamé. L'homme diffamé a été signalé comme un homme inf^àme; l'homme malfamé a seulement une réputation mauvaise.
Se diffamer, v. pr. Se faire tort à soimême dans l'opinion publique; attaquer sa propre réputation : C'est SR diffamer soi-même que
D'nr;.'f!ijl h un lion r.iinpant L-t dilTamé do s:iblc.
d'écrii'e pour diffamer les autres, il Se décrier les uns les autres.
— Syn. Diffamer, décrécUter, décrier, etc. V. décréditer.
DIFFARRÉATION {di-fa, si-on — lat. di ffarreatio ; du préf. di, et de farreum, gâteau de froment) n. f. Dr. rom. Cérémonie religieuse, qui servait à dissoudre la manus dans le mariage, lorsqu'elle avait été établie par la con/"arreafio; c'était une sorte de cérémonie inverse.
DIFFÉREMMENT {di-fé-ra-man) adv. D'une manière différente à :
L'homme, en différents temps, fen&e différemment.
Destodches.
DIFFÉRENCE [di-fé-ranss — lat. differentia ; du préf. di, et de ferre, emporter) n. f. Défaut de similitude, caractère autre, manière d'être qui n'est pas la même : L'égalité est dans la société, sauf la différence des fortunes, sauf la DIFFÉRENCE des rangs, sauf la différence des facultés, sauf enfin l'inégalité. (Ballanche.)
— Faire la différence. Sentir la différence, Remarquer en quoi une personne, une chose diffère d'une autre, n Faire, Mettre de la différence entre deux personnes, entre deux choses. Reconnaître qu'elles sont différentes, les juger différentes.
— Algèbr. Calcul aux différences finies. Calcul ou théorie des différences rinies des fonctions, correspondant à des accroissements finis des variables, qui y entrent, il On dit
aussi CALCUL DES DIFFÉRENCES FINIFS. V. CALCUL.
— Bours. Ecart qui existe, au moment de la liquidation, entre le taux des valeurs vendues et achetées et le taux des mêmes valeurs au moment où le marche a été consenti : Payer la différence. Toucher la différence.
Il Différence de bourse. Solde débiteur ou créditeur d'un compte, résultant de la compensation de deux opérations se faisant contre-partie respectivement. (Les opérations de bourse se résolvant par des différences ont été reconnues légales par l'article i*"" de la loi du 28 mars 1885.)
— Logiq. Différence spécifique, Attribut essentiel et spécial, qui distingue l'espèce de toute autre espèce du même genre.
— Mar. Ecart entre le tirant d'eau de l'arrière et celui de l'avant, n Ecart qui existe entre les résultats fournis par l'estime et ceux que donne l'observation, il Ecart de route fait par le bâtiment en vingt-quatre heures : Différence en latitude. Différence en longitude.
— Mathém. Excès d'une quantité sur une autre : 3 est la différence de 8 à iO.
— A la différence de. Différemment de.
— Alh;s. littér. : l" Des dieux que nous servons connais la différence, vers do Voltaire dans la tragédie d'A/zire. Guzman, gouverneur des possessions espagnoles en Amérique, vient d'être assassiné par le cacique Zamore, auquel il avait ravi sa maitresse et ses Etats. Sur le point d'expirer, il adresse ces belles paroles à son meurtrier ;
Des dieux que nous servons connais la ilifférence : Les tiens t'ont commandé le meurtre et la vengeance. Et le mien, quand ton bras vient de m'assassiner, M'ordonne de te plauidre et de te pardonner.
Ces vers, qui rappellent la réponse de François de Guise au huguenot qui venait d'attenter à ses jours, sont empruntés au Tamerlan du poète anglais Rowe.
Dans l'application, ils s'adressent à un adversaire pour lui faire sentir la supériorité d'une opinion, d'une doctrine, sur celle que lui-même professe.
2o Les mortels sont égaux ; re n'est point la naissance, C'est la seule vertu qui fait leur différence,
Allusion à un passage de Mahomet. V. égal.
— Syn. Différence, disparité, dissemblance, diversité, inégalité, variété. La différence est ce qui distingue une chose d'une autre, sans qu'il soit nécessaire que ces choses aient pu jamais semoler de même nature, l^a. disparité est ce qui empêche les choses d'êtres semblables ; elle suppose que les choses paraîtraient telles, si Ion ne montrait pas en quoi elles diffèrent. La dissemblance est apparente, visible, relative à la forme. La diversité implique un défaut d'accord, une opposition; ou dit la. diversité des opinions, des caractères, pour exprimer ce qui empêche les hommes de vivre en bonne intelligence. L inégalité so rapporte à la quantité, au degré, ou bien à un changement qui empêche une chose d'être conséquente avec elle même. La variété est multiple ou collective : elle fait considérer lesdifférencesqui distinguent plusieurs choses sous le rapport du plaisir qui peut en résulter pour les yeux du corps ou de l'esprit.
— Anton. Analogie, parité, ressemblance, similitude.
DIFFÉRENCIATION [di-fé-ran-si-a-sî-on) n. f. Action do différencier; résultat de cette action.
— Biol. Différenciation histologique. Série des phénomènes qui donnent naissance aux éléments des divers tissus pendant le développement d'un organisme.
— Philos. Dans le système d'Herbert Spencer, passage de l'homogène à l'hétérogène, qui est la loi du progrès.
— Enctcl. Biol. Un organisme pluricellulaire animal ou végétal est une agglomération d'un grand nombre d'éléments histologiques de types divers, qui dérivent tous, par des bipartitions successives, d'un élément primitif unique appelé œuf ou spore. Le fait que ces éléments de types divers proviennent d'un élément primitif unique est ce qui constitue la différenciation histologique.
La différenciation cellulaire n'est guère apparente au début de la segmentation de l'œuf; elle le devient quand la gaslrula (v. ce mot) est constituée.
^ Bot. La différenciation, chez un végétal, porte, d'une part, sur la forme extérieure du corps : réduit à un thalle chez les végétaux inférieurs, il peut subir une différenciation primaire qui auiorise la distinction de membres divers (racine, tige, feuille); puis les membres do môme nom peuvent subir des différenciations secondaires fré- (luentcs, surtout parmi les feuilles, et qui aboutissent à la constitution des écailles protectrices, des carpelles, des étamines, ou bien encore des piquants, des flotteurs, etc. ^ La différenciation porte, d'autre part, sur la constitution di:s éléments anatoraïqucs, et elle peut atteindre soit leur membrane (cutinisation, lignification, etc.), soit le contenu (figuré ou non) du cytoplasme, etc.; d'où la constitution des divers tissus végétaux (tissus conducteurs de soutien, de protection, etc.).
DIFFÉRENCIER {di-fé-ran-si-é. — Prend deux i de suite aux deux prom. pors. pi. de l'imp. de l'ind. ot du prés, du
subj. : No\is différenciions. Que vous différenciiez) v. a. Distinguer, ne pas confondre, mettre de la différence, constituer une ditrérence entre ; Ce qui différencie l'homme, ce n'est pas le plus ou 7noins de vigueur^ c'est l'intelligence. (E. Pelletan.)
— Mathém. V. différentier.
Se différencier, v. pr. Etre différent; se distinguer, se rendre différent.
— Anton. Comparer, rapprocher. — Identifier.
DIFFÉREN CIO MÈTRE [di-fé-ran-si — de différence, et du gr. 7nétron, mesure) n. m. Instrument destiné à mesurer la différence de tirant d'eau. (II se compose de deux tubes communiquant avec la mer, placés l'un à l'avant, l'autre à l'arrière et dans l'intérieur. Ils sont gradués, et on peut ainsi, en cours de route, conserver le navire dans de bonnes lignes d'eau.)
DIFFÉRENCIOMÉTRIQUE {di-fé-ran-si, trik') adj. Mar. Qui a rapport à la détermination du tirant d'eau d'un navire ; Procédé, Appareil différenciometrique.
DIFFEREND {di-fé-ran — rad. différer) n. m. Débat, contestation sur un point déterminé : Apaiser, Assoupir, Vider, Terminer, Accommoder un différend, ii Partager le différend. Accorder les parties en prenant un moyen terme.
— Syn. Différend, altercation, contestation, etc.V. altercation.
DIFFÉRENT (di-fé-ran), ENTE [du lat. differens, part, prés, de di/ferre, différer] adj. Qui dilfère, qui n'est pas semblable ou identique ; Tous les hommes sont semblables par les paroles; ce n'est que les actioîis qui les montrent différents. (Mol.) Il Distinct, divers : Les différents peuples du monde. S'y prendre a différentes reprises.
— n. m. Monn. Signe particulier au directeur ou au graveur : Les coins de monnaies portent le différent du directeur de la fabrication et celui du graveur général.
— Anton. Analogue, pareil, ressemblant, semblable, similaire. — Identique, même.
DIFFÉRENTIATION {di-fé-ran-si-a-si) n. f. Mathém. Opération par laquelle on trouve la différentielle d'une fonction.
— Encvi L. La di/férentiation d'une fonction a pour objet la recherche de la différentielle de cette fonction.
La différentiation d'une équation entre plusieurs variables consiste dans la mise en équation des différentielles des deux membres, lesquelles doivent être efi'ectivement égales par l'hypothèse même que l'équation reste toujours satisfaite.
— Di/férentiation sous le signe { . On peut avoir à différentier, par rapport à une lettre considérée jusque-là comme représentant une constante, une intégrale portant sur une fonction où cette lettre entre comme paramètre. Ainsi
f(x,y,z...)dx
représente une fonction de x, y, z, etc., dont on peut avoir à prendre la dérivée par rapport à y. On démontre aisément que la dérivée et la différentielle d'une intégrale, par rapport à un paramètre considéré comme variable, s'obtiennent en dérivant ou différenliant l'expression placée sous le signe J . Ainsi,
f{x,y,z...)dx = dy f ■
df(x,y,z...) dy
dx.
THFT±RENnEh,BLl.^(di- fé-ran-si-èV— rad. di fférentier) arlj. Mathém. Qui prueêde par différences infiniment petites. Il Calcul différentit I, Calcul qui s'occupe des quantités variables dans leur mode d'accroissement par différences infiniment petites.
— n. f. : Une différentielle. V. la partie enrycl.
— Algèbr. Equations différentielles. V. équation.
— Comm. Droit différentiel. Droit payé sous forme de taxe dont la valeur peut varier suivant la provenance de l'objet soumis au droit, ii Tarif différentiel. Nom donné au tarif perçu sur un chemin de fer ou sur une voie de transport quelconque et qui varie entre les différents points de cette voie de transport.
— Electr. Galvanomètre différentiel. Galvanomètre dont le cadre est composé de deux circuits égaux semblablement disposés
et dont les ac- ^
tiens sur l'aiguille aimantée peuvent se retrancher ou s'ajouter en dirigeant le courant d'une maniôre convenable dans les deux circuits.
— Mécan.
En gren âges différentiels , Nom sous lequel on désigne, dan s l'industrie, diverses combinaisons d'engrenages au moyen d e s-
quelson transmet à une roue dentée un mouvement composé, équivalent à la somme ou à la différence de deux autres mouvements.
— Méd. Diagnostic différentiel. Celui qui sert à établir pour des maladies qui ont des signes communs les symptômes qui les distinguent.
— Encycl. Différentielle d'une fonction. Différentielle partielle et totale d'une fonction de plusieitrs variables. Différentielle des divers ordres des fonctions de plusieurs variables. V. calcul.
Différentielle rationelle. C'est une expression de la forme
Ffa-) , , , „ F(x) , . . „
-~~ dx, dans laquelle -rr^ est une fonction rationelle
de la variable .r. On démontre que 1 intégrale d une telle
difforentinllu est toujours exprimable par des fouiMious
algébriques et logarithmiques. V. intégrale, fonction
ratiounclle.
Engrenage difl^rfiitiel.
R. roue calice sur l'arbre AB. — C, mue folle sur l'arbre AB. — D, E. roues folles sur les axes respectiTs et engreonût nvec les roues R et C. — K, roue folle sur l'arbre AB et recevant le mouvement qui rèbulte des roues R et (J.
DlFFÉRENTlER(f^-/''^-ran-*i'-fl — rad. différence. [Prond doux i do suito aux doux prom. pors. pi. de l'imp. do l'ind. ot du prôs. du subj. : Nous différcntiions. Que ruus di/ft'rentiifz]) V. a. Mallicni. Pi-Piidro lu dillorontiolln : Dikkkukn- TiKR une fonction, il Quel.|uos-uns ùcrivonl DiKKiiKiiNcitiii.
Différentié, ée part. pass. Dont ou a délomiiiKi la ditrùrontiollo : {hiantilt- dikfkrentiéi!:.
Se dilTérentier, v. pr. Ktro différentié.
DIFFÉRER ((/(-/(' — ^^^- differre; du prôf. di, ot do fcrre^ portor. [Chango IV forme eu è ouvert devant uno syllabe muette : Je diffère; cxcoptti au futur simple ot au ooudit. prés. : Je différerai. Il différerait]) v. a. Kemottro, ronvuyor, no pas exécuter sur-le-champ : Difkkrkr sùu départ. DiFKÉUKK de partir.
— V. n. N'ôtro pas semblable, pas pareil; n'ôtropas idouli(luo; ôlre nu autre : La calomnie difkèrk de la médisance en ce que celle-ci publie le mal d'autrui et que l'autre l'invente. (Do Bruoys.)
— Différer dû blanc au noir, du tout au tout, Etre coraplôtoment différent.
Différé, ée part. pass. du v. Différer.
— Piîov. : Ce qui est différé n'est pas perdu, Parce qu'on a retardé rexécution de quelnue chose, ce n'est ^as uno prouve qu'on y a renoncé.
Se différer, v. pr. Etre différé, renvoyé à un temps plus é\oi<xné:Malgré le proverbe. cequi si-.mvvP.REseperdsotivent.
~ Anton. Avancer, hâter, précipiter.
DIFFICILE [di'fi-sii — lat. difficilis ; du préf. priv. di. et de facilis, facile) adj. Qui n'ost pas facile, caii ne se fait qu'avec peine : Travail, Opération difficile. Bien n'est plus DIFFICILE à dire aux hommes que la vérité. (Volt.) il Qui n'est pas commode, qui offre des obstacles ou des dangers matériels ; Chemin difficile. Cheval difficile, ii Pénible, douloureux, misérable : Tous les débuts sont difficiles.
— Qui ne se comprend qu'avec peine : Texte difficile.
— Se dit soit d'un être qui a le caractère mauvais, pou agréable : Compagnon difficile. Cheval difficili-: ; soit de 00 caractère lui-même : Un caractère difficile, il Exigeant, malaisé à satisfaire : A mesure qu'on se forme le goût, on devient plus difficile. (Ste-Beuve.) il Se dit des choses qui exigent impérieusement, pour réussir et prospérer, certaines conditions : Le camélia est très difficile sur le choix du terrain.
— Difficile à ferrer. Se dit d'un cheval qui résiste quand on veut le ferrer, il Fig. Se dit d'une personne qui se laisse difticilement diriger.
— Paov. : Jeunesse est difficile à passer, Dans la jeunesse on modère ses passions avec peine.
— Substantiv. Faire le ou la difficile. Ne céder qu'avec peine, faire de la résistance : Une dame pla'U beaucoup plus quand elle fait un peu la difficile. (Brantôme.) 1| Ne se montrer satisfait de rien.
Le difficile n. m. chose difficile ; point difficile : En tout, les hommes sont sujets à prendre le difficile pour LE BEAU. (Turgot.)
— Anton. Aisé, facile.
DIFFICILEMENT (di-fi) adv. Avec difficulté, avec peine.
— Anton. Aisément, facilement, sans effort, sans peine, couramment.
DIFFICILES NUG^ {des niaiseries laborieuses). Ce mot, que l'on attribue le plus souvent à Horace, est de Martial (liv. II, ép. Lxxxvi). Le poète exprime heureusement cette pensée judicieuse que, depuis lors, on a souvent reproduite : " Il est honteux de s'appliquer laborieusement à dos niaiseries et à des sottises. »
DIFFICULTÉ {di-fi — lat. difficultas ; de difficilis, difficile) n. f. Peine, obstacle que l'on trouve à faire une chose : Eprouver des DifFicuLTÈs. Ne s'exprimer qu'avec DiFViciJLTé.
— Objection : Soulever une difficdlté. Il Répugnance, hésitation : Pardonner avec difficulté, n Contestation légère : Amis qui 'ont quelque difficulté ensemble.
— Texte ou chose quelconque, difficile à entendre : Les odes de Pindare sont hérissées de difficultés. Il Morceau do musique difficile à exécuter.
— Jeu. Jouer la difficulté. Au billard, Chercher à faire un carambolage d'une manière autre que celle qui apparaît tout d'abord comme la plus simple, la plus facile.
Il Fig. Chercher à réussir par des moyens compliqués.
— Turf. Etre en difficulté. Se dit d'un cheval de course qui a de la peine à suivre le train.
— Loc. div. Sans difficulté. Sans peine; d'une manière certaine : Comprendre san.s difficulté, ii Sans résistance, sans objection : Nul ne se rend sans difficulté, il Nœud de la difficulté. Ce qui la constitue essentiellement : Gouverner le peuple et le laisser libre, voilà le nœud de la DIFFICULTE. Il Trancher la difficulté. Faire un coup d'autorité, recourir à uno solution violente ; décider au lieu d'argumenter. Il Souffrir, Eprouver des difficultés. Etre sujet à des objections : Affaire qui éprouvera bien de.s difficultés. 11 Faire difficulté, des difficultés, Présenter dos objections, ne pas se décider sans peine, sans lutte, sans résistance, il Fam. Etre, le père des difficultés. Faire des objections à tout , voir à tout dos inconvénients : D'Aqursseau
ÏÏTAIT LE PÉRK DES DIFFICULTÉS ; (7 COUpait UU CflCVeU CU
quatre. fSt-Simon.) [Vieux.]
— Anton. Alnance, facilité.
DIFFICULTISTE (di fi. tisst') n. Personne qui cherche les ditli<uki's pour se dcmiier le mérite de les vaincre.
DIFFIGULTUEUSEMENT I di-fi) adv. D'uno façon difficultueusc. avec lieaucuup de diffumlté ; en faisant beaucoup dn .lilliiMiltés.
DIFFICULTUEUX {di-fi, tu-ei't), EUSE adj. Qui fait hoaucoiij) <lo dillicultcs, qui est pointilleux : Homme, Esprit DIFFICULTUEUX. Il Qui présente do nombreuses difficultés ; Entreprise difficcltueuse.
-- Substantiv. Personne pointilleuse, qui voit partout dos diflit-ultés : Faire le mvvwvL'TVKVX.
DIFFIDATION (di-fi, si-on — lat. diffidatio, défi ; do diffidare, défier) n. f. Food. Nom donné aux guerres nue les seigneurs d'Allomagno se faisaient entre eux, ponaant le xiV et le xv" siècle. (La diflidatiou fut abolie on 1495, par la diète do Worms.)
DIFFLOBIGÈRE {di'fio,fèr' — du préf. di, et du lat. flos, oris, et gcrere, portor) adj. Bot. Qui porte doux fleurs.
DIFFLUANE [di-fiu — du !at. diffïucrc, s'éparpiller on coulanl) II. Tii. ('Iiim. {Composé qui so lormn coniointoment avec l'acnlci leiiruturique, lorsqu'une solution aquciisfï d'acido ulluxuni(|uo e»t maintenue quelque temps on ébullitiun.
DIFFÉRENTIER — DIFFUSIOMÈTRE
Difllugie.
DIFFLUENCE {di-fiu-anss) n. f. Etat de ce qui est diffluent : Diffluenck des humeurs.
DIFFLUENT {di-fiu-an), ENTE [rad. diffluer] adj. Qui so réi»aiid, i\m s'épanche : Enqorgements dikfluents.
— Astron. Etoiles diffiuentes. Etoiles qui paraissent se confondre entre elles.
DIFFLUER {di-flu-é — lat. diffiuere ; du jiréf. di, ot do finrrr . coulur) v. n. Se répandre, s'éjianrlinr do tous côtés.
DIFFLUGIE {di'fiu-jl) n. f. Zool. Genre do foraminifèros, type de la famille des diffiugiidés, comprenant dos animalcules mi(TOScopiquos vivant dans les eaux douces otsauma.tres.(On connaît quelques espèces do ce genre.)
DIFFLUGIIDÉS (di-fiu) n. m. pi. Zool. Famille de protozoaires rhizopodes foraminifères amiboïdes, caractérisée par la présence d'uno carapace chitinouse oblongue, incrustée de corps étrangers, recouvrant le corps qui émet des pseudopodes filiformes et larges, ceux-ci sortant ipar une étroite ouverture de la coquille. — Uji diffldgiidé.
DIFFORAIN, AINE {di-fo-rin, en' — du préf. di, et du lat. forerisis, habitant de la ville) adj. Nom donné, dans quelques coutumes, aux habitants de la campagne, par opposition à ceux des bourgs et des villes. — Substantiv. : Les dif-