DIFFUSION — DIGESTE
an étranglement b (le plâtre peut ôtre remplacé par un disque do graphite comprimé de 1 à 2 millimètres d épaisseur). Un bouchon de verre rodé c, se mauœavrani par une tige mobile t, établit ou supprime la communication. Les tubulures latérales supérieures permettent d'amener en contact du diaphragme le gaz à étudier. La tubulure latérale h permet d'extraire le gaz diffusé. Cet appareil est suspendu à une corde enroulée sur un petit treuil que l'expérimentateur fait tourner pour plonger rapidement le tube dans le mercure ou l'en tirer, en diminuant ainsi la pression intérieure.
DIFFUSION {di-fu — rad. di^us) n. f. Physiq. Action de répandre; état do ce qui est répandu : liiFFusiON de la lumière, de la chaleur, etc. Il Fig. Plus grande division, propagation : La diffusion des connaissances.
— Chim. V. la partie enejcl.
— Littér. Trop grande aliondance de paroles, défaut do concision : Diffusion du style. La diffusion est la clarté des faibles. (V. Cousin.)
— Méd. Distribution d'une substance dans toutes les parties du corps par la circulation ou l'assimilation : Tous les poisons n'agissent pas par diffusion, il Anévrisyne par diffusion, Tumeur sanguine produite par l'extravasation du sang.
— Anton. Agglomération, centralisation, concentration, convergence.
— Encycl. physiq. Diffusion des gaz. BerthoUot a montré que doux gaz qui n'exercent aucune action chimii|UO l'un sur l'autre se mélangent, chacun d'eux se coniporiaD comme s'il était seul ot, par suite, occupant tout 1 espace qui lui est offert. V. mélange des gaz.
Diffusion des gaz à travers les cloisons poreuses. Quand deux gaz sont séparés par une cloison poreuse sèche, la diffusion peut avoir lieu ; mais, alors, les pressions ne sont plus les mêmes do chaque côté do la cloison, et les gaz y sont mélangés dans dos proportions différentes. Graham a montré que le rapport existant entre le volume do l'air qui pénètre et celui du gaz qui se diffuse varie en raison inverse des racines carrées des densités de l'air et du gaz. Thomson a admis que les vitesses d'entrée et de sortie étaient à chaque instant dans ce mémo rapport. Bunsen, à l'aide de son diffusiomètre (v. ce mot), a établi les lois suivantes : 1" Les parois du diaphragme n'exer^ccnt aucune attraction sur les gnz qui les traversent ; 2" En dirigeant au-dessus du diaphragme un courant de gaz à la pression ordinaire, si le tube gradué contient le même gaz à une pression plus faible, mais constante, la vitesse de propagation à travers le diaphragme est proportionnelle à la différence des pressions et à un coefficient de frottement dépendant à la fois de la nature au gaz et de la nature du diaphragme : 3" La diffusion des gaz différents suit un rapport constant gui ne vérifie pas la loi de la raison inverse des racines carrées de Graham; pour l'oxygène et l'hydrogène, on trouve 3,34 au lieu 'de
Diff'usion de la lumière et de la chaleur. Los ondes lumineuses ou calorifiques qui tombent sur la surface d'un corps mat se réfléchissent dans toutes les directions. Cela tient simplement à co que la surface d'un corps dépoli présente, en chacun de ses éléments, une infinité do petites facettes ayant toutes les directions; la réflexion sur chacun© de ces facettes se fait bien spéculairement, mais, par rapport à l'ensemble de l'élément, elle se fait irrégulièrement. La lumière réfléchie irrégulièrement se nomme lumière diffuse ; c'est même à cette lumière diffusée par les objets que nous devons do les apercevoir. La diffusion de la lumière par les corps dits blancs est très intense ; oUe est presque nulle pour les corps noirs ou doués d'un poli parfait.
La diffusion de la chaleur, reconnue par Herschel, a été étudiée par Melloni, par de La Provostaye et Desains et par L. Godard. Un faisceau de lumière solaire vient frapper normalement une plaque do verre recouverte do poudre, blanc de céruse, etc. ; une pile thermoélectrique, placée dans une direction faisant avec la normale un angle quelconque, indique une radiation diffusée, ce qui permet do trouver le pouvoir di^usif da corps dans une direction déterminée, en entendant ainsi lo rapport de la quantité do chaleur diffusée dans cette direction, à la quantité de chaleur reçue par la surface du corps.
Si B représente l'intensité do la diffusion dans la direction de la normale, la formule 6 = B cos a donnera l'intensité do la diffusion dans la direction qui fait avec la normale l'angle a.
L. Godard a montré que cette loi du cosinus de l'obliquité s'applique à toutes les substances mates; et, en employant des plaques do verre recouvertes de poudres, d'épaisseurs croissantes, a montré que cette loi no s'applique que lorsque la plaque a une certaine épaisseur ; uo plus, le pouvoir diffusif est lié à la couleur do la substance. I^a lumière polarisée, diffusée par les surfaces dépolies de verre ou de métal, étudiée avec un analyseur, montre on général une polarisation partielle ; mais, dans certaines directions neutres, cette iiolarisation disparait complètement. Gouy a montré quo, suivant ces directions neutres, la lumière est polarisée circulairemont, et elli])tiquemeut, dans leur voisinage.
— Chim. Diffusion moléculaire. Graham appelle ainsi la propriété quo possèdent les corps solides et li(|uides do se disséminer ù, travers un corps liquide qui peut les dissoudre. C'est un cas particulier lie rendosmoso.
— Technol. La diffusion, dans les sucreries, consiste A extraire, en faisant usage d'appareils appelés diffuseurs, le jus sucré quo renferme la betterave. Grâce à ce procédé, lo jus sucré ne contient pas les impuretés quo l'on trouve dans lo liquide similaire obtenu pur pression.
II existe industrioliemnnt doux modes de diffusion : la diffusion intermittente et la diffus-on continue. Dans lo premier modo, les racines, après lavage, sont débitées on cossottos par lo coupe-racines; on amène cos cossettos dans les diffuseurs, où elles sont épuisées par do l'eau chaude. Le jus obtenu do cotte façon est envoyé ù, la. carbonatation, tandis que les cossettes épuisées sont devenues les pulpes, dont on nourrit et engraisse les bestiaux.
La di^uition continue diffère de la précédente on ce quo le travail d'extraction des jus sucrés s'opère d'une manière continue, co qui dispense do vider les diffuseurs dès quo les cossettes sont épuisées.
En distillerie, on procède également à la diffusion des e«SBettes dan^ les (/iy7"i«c'ur5-»i(ïc^Ta(ewr«. V, distillation.
DIGALLIQUC (lik*) adj. Se dit do l'acide appelé aussi acide lannif/ue ou tannin, qui est formé de l'union de deux molécules d'acide galli(iae. V. tannin.
DIGAMBARA n. m. Nom donné aux adhérents de la plus ancienne et de la plus stricte des deux sectes entre lesquelles se partage la religion djaine.
— Encycl. Les adhérents du digambara se distinguaient primitivement surtout par une observation rigide à l'excès des règles de leur religion et de l'ascétisme indien, par leur nudité complète et par leur refus d'accorder aux femmes la possibilité de parvenir au nirvana et de leur permettre de se réunir en congrégations religieuses. Actuellement, leurs religieux n'observent plus la règle de nudité que pendant les repas pris à l'intérieur des maisons.
DIGAMB {du préf. di, et du gr. gamos, mariage) adj. Bot. Se dit tles capitules des composées, quand ils renferment des fleurs des deux sexes.
DIGAMMA (du gr. digamma, proprem. double gamma; de dis, deux fois, et gamma) n. m. Sixième lettre de l'ancien alphabet grec.
— Encycl. Le digamma a.vaït la forme graphique de l'F latin, ce qui justifie sa dénomination de double gamma (5i'j'a[ji}ia ou 5f[-a(ipov), et son nom grammatical était Faû. Il avait la valeur d'une consonne et so prononçait comme lo w anglais ou le ou français. Cette lettre disparut do l'usage chez les Ioniens, et ne fut plus employée que comme chiffre, avec la valeur do 6. L'Iliade et VOdgssée ne contiennent pas de dii;amma. Mais les règles de la versification permettent de conclure que le digamma existait dans la prononciation dos aèdes qui récitaient ces chants. Cette lettre se retrouve, d'ailleurs, dans les inscriptions éoliennes. L'équivalent du digamma est l'esprit rudo dans les dialectes ioniens, le v en latin, le w en allemand et en anglais.
DIGASTRIQUE {strik' — du préf. di, et du gr. gastèr, stros, ventre) adj. cl n. m. Anat. Se dit d'un muscle de la région supérieure et latérale du cou, qui a deux portions charnues renflées, séparées par un tendon plus étroit : Rainure digastrique. Le digastriqoe.
— Encycl. Le digastrique, mastoïdo-génien de Chaussier, inséré d'une part à l'apophyse mastoïde, d'autre part à l'os maxillaire inférieur, derrière la symphyse du menton et, en son milieu, à l'os hyoïde, décrit, en se réfléchissant à la partie supérieure et latérale du cou, un arc de cercle dont la concavité regarde en haut. Ce muscle n'est recouvert que par la peau, le peaucior et l'aponévrose cervicale. Par la concavité de son bord supérieur, il embrasse la parotide et la glande sous-maxillaire. Quand il so contracte en totalité, il élève l'os hyoïde, ou abaisse la mâchoire inférieure. Si celle-ci est lixo et que son ventre antérieur se contracte seul, l'os hyoïde est porté en haut et en avant ; il est, au contraire, porté en haut et en arrière si c'est le ventre postérieur qui entre seul en action.
DiGBY, comté du Dominion canadien (Nouvelle-Ecosse), à la rive Est de la baie de Fundy, où il projette le Digby Neck, presqu'île très effilée; 2.644 kil. carr. ; 19.897 hab., dont 8.500 Acadiens-Français.
DiGBT (sir Everard). conspirateur anglais, né en 1578, mis â mort on 1606. Très bien accueilli à la cour d'Elisabeth, il continua, sous Jacques I", à jouir de la plus haute considération. Mais Digby entra en relations avec François Trosham, esprit fougueux, qui parvint à lui persuader que les catholiques allaient être persécutés, et qu'il fallait, afin d'éviter ce malheur, renverser lo gouvernement. Digby entra donc dans la fameuse conspiration des poudres. Les conjurés parvinrent à introduire des barils de poudre dans les caves du Parlement, et l'un d'eux, Guy Fawkes, devait y mettre le feu quand le roi, les princes et sa suite viendraient assister à l'ouverture de l'assemblée. Le complot fut découvert. Arrêté avec ses complices, Digby fut condamné à la peine capitale. Pendant sa captivité'à la Tour, il écrivit des Notes qui ont été publiées en 1678.
Digby (sir Kenelm), philosophe et chimiste anglais, fils du précédent, né à Gayhurst, près de Newport Pagnell, en 1603, mort on 1655. A vingt ans, il fut nommé gentil- ' homme de la chambre par Charles I". En 1628. à la tête d'une escadre équipée à ses frais, il alla combattre les Algériens et les Vénitiens, et s'acquit une grande réputation de courage ot d'habiloié. En 1636, il vint on France et se convertit au catholicisme. Lorsque éclata la révolution on Angleterre, Digby, ayant embrassé le parti du roi, fut emprisonné. Mis on liberté, en 1643, sur l'intercession de la reine do Franco, il émigra dans ce dernier pays, y jouit de l'amitié do Descartos et d'autres savants. Après la Restauration, il retourna en Angleterre, fut fort en faveur auprès de Charles II, et se consacra à ses travaux philosophiques. Ses principaux ouvrages sont : Conférences avec une dame sur le choix d'une religion (i651); Traité sur la natui'e des corps (1644); Traité sur l'âme, prouvant son immortalité (1644) ; Traité de l'attachement à Dieu; De la guérison des blessures par la poudre de sympathie (1658); Discours sur la végétation des plantes (1661); Mémoires particuliers de sir Kenelm Diqby, etc., écrits par Itii-iiiéme, publiés pour la première fois en 1827.
Digby (John), premier comte do Bristol, homme politique anglais, né en 1580, mort à Paris en itïSi. Il débuta, en 1611, par une ambassade à Madrid. Pair d'Angleterre en 1617, il remplit différentes missions en Allemagne, fut créé comte de Bristol on 1622, retourna en Espagne et ne put réussir à atteindre le but de ses longs efforts, le mariage du fils de Jacques I" et de la fille de Philippe III. A l'avènomeut de Charles I"(1625), il fut emprisonné. Au début des démêlés du roi avec lo Parlement (1639), il se jeta dans l'opposition; ensuite il revint au parti de la cour en 1042, s'attira par là la haino des presbytériens, ot vit ses biens confisques. Il .se retira on France, où il mourut. Il a , composé son Apologie (1647).
Digby (George), deuxième comte de Bristol, homrao politique anglais, fils aîné du précédent, né à Madrid en 1612, mort à Chelsoa en 1G77. 'Tour à tour do l'opposition et du parti du gouvernement, il .so battit bravement sous les onlros do Charles I" et de Charles II, et so réfugia on Franco après lajournéo do Dunbar (1650); pourvu par Mazarin d'un commandement (1651), il fut bientôt (1653) expulsé pour intrigues contre le ministre. Il séjourna aux Pays-Bas jnsqu'A le restauration do Charles II (1660), retourna alors dans son pays ot y joua un rôle important
dans les débats de la Chambre des lords. Outre une correspondance étendue avec son cousin, sir Kenelm Digby (1638-1639), il a laissé: une Apologie { lGi2); the Adventure of five houjs (1663); Elvira, comédie (1671).
DIGÈNE (jèn' — du préf. di, et du gr. génos, race) adj. Hisl. nat. Qui naît ou s'accroît par deux surfaces, n Qui a les doux sexes.
DIGÉNÉE Ué) n. f. Bot. Genre d'algues marines, de la famille dos rhudomélées, caractérisé par une fronde filiforme, dichotome, striée de veines longitudinales, qui vit dans de la Méditerranée.
DIGÉNÈSE (je) n. f. Mode de reproduction double, ayant liou Suit par voie directe, soit par bourgeonnement ou scissiparité. (Les méduses présentent des phénomènes do digénése.)
DIGÉNÉSIQUE (jé-né-sik') adj. Zool. Qui a rapport à la digénèse : Phénomène digénésiqde. il On oLit aussi digéné-