‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 695 sur 870 · PALMÉ, EE · texte numérisé non relu

PALMÉ, EE

DIGITIQUE adj. Il Acide digitique.Y. digitaline.

DIGITOGÉNATE {ji, jé-nat') n. m. Sel dérivant de l'acide digitogénique.

DIGITOGÉNINE n. f. Chim. V. DIGITALINE.

DIGITOGÉNIQI;e 3.iV}.\\ Acide digitogénique y. digitalise.

DIGITONINE n. f. Chim. V. digitaline.

DIGITOXINE n. f. Chim. V. digitaline.

DIGITUS Dei est hic {le doigt de Dieu est là), locution latine qui signilio que l'action de la Providence se manifeste d'une manière évidente dans telle circonstance.

DIGLÈNE ou DIGLENA {glé) n. m. Genre de vers rotateurs, famille des hydatinidés, comprenant des formes à pied fourchu et à deux yeux frontaux. (Les diglènes sont de minuscules animaux, vivant dans les eaux stagnantes. L'espèce type habite l'Europe.)

DIGLOSSA n. f. Genre d'insectes coléoptères bracliclytres, famille des stajiliylmidés, triliu des gymnusinés, compriMiant de petites formes habitant l'hémisphère boréal et qui vivent dans le sable au bord de la mer.

— Encyl. Les diglossa sont noires ou brunes, et présentent cette particularité de se tenir enfouies dans les plages submergées à marée haute. L'espèce type du genre, diglossa SHÔmar/Hrt, est assez commune sur les côtes océaniques et méditerranéennes de la Franco.

DIGLOSSE on DIGLOSSA n. m. Ornith. Gonru d'oiseaux passereaux don ti rostres, triliu des crerébinés, comprenant dos formes assez petites, ressemblant à des piosgrièches, et dont on conn.'iU une dizaine d'espèces, habitant l'Amérique du Sud.

(Lc;s diglosses sont bruns ou noirs, mar-

Diglossc.

qués do blanc, avec le ventre roux; ils sont insectivores.)

— Hot. Syn. do tagktk.

DIGLOTTIDE n. f. Bot. Syn. de galipée.

DIGLUCOSE n. f. Composé qui n'est probablement autre qu'un mélange, et, (lui a été obtenu par A. Gautier en traitant par le gaz ctilorhydriquo ù. 0° C. une solution de glucose dans l'alcool absolu.

ïo — 01

DIGLYCOLAMIDIQUE {dik' ~ du préf. di, do ghjcol, ot do amnlique) adj. Se dit d'un acide qui résulte du remplacement de deux atomes d'hydrogène par le résidu monoatomique de l'acide glycolique dans l'ammoniaque.

DIGLYPHE (du préf. di, et du gr. gluphé, gravure) n. m. Archit. Console à deux cannelures ou gravures en creux. (C'est une sorte de corbeau ornementé.)

DIGLYPHIDE n. f. Bot. Syn. de chrtsoglosse.

DiGNA ou DONGNA, femme d'Aquilée, en Italie (auj. en Autriche-Hongrie), morte en 452. La prise d'Aquilée par les Huns, que commandait Attila, fut marquée par des scènes horribles de carnage et de viol. Voici le récit de Paul Diacre : « Une femme de haute noblesse, Dongna (aussi appelée Digna), brillait par sa beauté, mais plus encore par sa pudeur. Sa demeure donnait sur les murs mêmes de la ville ; une tour élevée dominait les eaux transparentes de risonzo. Du haut de la tour, ayant enveloppé sa tête, elle se précipita dans le goufi're, donnant un exemple remarquable de la crainte qu'elle avait que sa pudeur fût blessée. » A ce récit la légende a ajouté ce dialogue : Attila lui-même voulut faire violence à la jeune femme. Elle le pria de monter au haut de sa maison : " Suis-moi, lui dit-elle, si tu veux me posséder; " et, en prononçant ces mots, elle s'élani.-a dans l'espace.

DiGNAG, comm. de la Charente, arrond. et à 14 kilom. d'Angûulême; 1.126 hab. Belle église romane. Au village de Pouyaud se trouve une jolie tour carrée à deux ctag^es, reste d'un château construit au commencement du xvi" siècle. Non loin do là, on voit aussi une autre tour d'un château du xv* siècle.

DiGNANO, bourg d'Italie (Vénétie [prov. d'Udine]); 2.1j0 hab.

DiGNANO, ville d'Austro-Hongrie (Istrïe), près de l'Adriatique: 2.150 hab. Vin et olives; commerce de bois; haras. Cl). -1. d'un district peuplé de 15.100 hab.

DIGNE (gn mil. — lat. dignus) adj. Qui mérite, en bonne ou en mauvaise part : Digne de récompense, de châtiment. Il Qui est dans le cas d'obtenir, à qui il convient d'accorder : yel fait envie, qui est digne de pitié,

— Qui a de l'élévation dans les sentiments ou, dans la conduite, une noble retenue : Un homme digne. Une co7idnite, Un maintien digne. Il Qui affecte une gravité, une noblesse exagérée ou déplacée : Ai-oir un petit air digne (/((( déplaît. (Dans les deux sens qui précèdent, digne se place toujours après le substantif.)

— Bon, honnête, honorable : Un digne homme. Une digne femme, il Excellent, distingué en son genre, très apte à remplir ses fonctions : Un rêve, c'est que toutes les circonscriptions envoient à la Chambre de dignes représentants. I! Convenable, bien choisi, qui s'accorde, qui est approprié, en bien ou en mal : Conduite qui n'est pas digne d'un honnête homme. Qui s'aime plus que son frère n'est pas digne du Christ. (Lamenn.)

— Rem. Digne est un de ces adjectifs, comme bo7i, brave, dont le sens se modifie suivant qu'il est placé avant ou après le substantif. Un digne homrne est un honnête homme; un homme digne est un homme qui a un air de gravité, de retenue un peu hauta,ine.

— Allls. HiST. : Au plus digne, Paroles prononcées par Alexandre, à son lit de mort. Ses généraux lui ayant demandé à qui il laissait l'empire : «Au plus digne,» répondit-il. L'application de ces paroles se fait le plus souvent dans un sens familier.

— Syn. Digne (être), mériter. On est digne par ses qualités, par sa nature; on mérite par ses actions, par sa conduite. Ainsi, être digne est absolu, se rapporte à l'essence même des choses; mériter est relatif à tel ou tel fait, à telle ou telle circonstance.

— Anton. Indigne.

Digne (lat. Dinia), ch.-l. du département des Basses- Alpes, à 830 kilom. de Paris, entourée de hautes montatagnes, au confluent du Mardarie et du ruisseau des Eaux- Chaudes avec la Bléone; 7.276 hab.

{Dignois, oises, ou Diniens, ennes.) Ch.de f. P.-L.-M. Evêché sutfragant d'Aix, tribunal de i" instance, cour d'assises, lycée, séminaire. Fruits ; pruneaux, miel. Industrie des peaux de chevreau, des pâtes; marbreries.

Peu de monuments. La cathédrale otfre un mélange de tous les styles employés, depuis le gothique flamboyant. Les autres monun>ents sont modernes. Ancienne capitale des Bodntntii, évêclié au iv' siècle. La ville a été très éprouvée par la peste de 1G29. Patrie du général Desmichels. — L'arrondissement a 9 cant., 83 comm., et 40.345 hab. ; le canton, 18 comm., 10.791 hab.

DIGNEMENT {gn mil.) adv. D'une manière digne, en proportion exacte, soit avec le mérite, soit avec les circonstances ; /ft'com/jense/' dignement. Faire dignement les honneurs de sa maison, il En termes convenables, dignes du sujet : Toute philosophie ne parle pas dignemknt de Dieu, de sa puissance. (La Bruy.) n D'une façon conforme ù. ce qu'exigent certains précédents : Achever dignement une journée bien commencée.

— Rem. Cet adverbe ne peut se joindre qu'aux verbes pris en bonne part ; on ne dit pas : Il a été puni dignement, mais : // a été puni comme il le méritait.

— Anton. Indignement.

DIGNIFIER (gn mil. — du lat. dignus, digne, et facere, faire. — Pj-cnd deux i de suite aux deux premières pers. du pi. de l'imparf. de l'ind. et du près, du subj. : Nous dignifiions, Que vous dignifiiez) v. a. Elever en dignité : DiGNiFiER un favori. (Pou usité.) Il Donner de la dignité à ; Dignifii:r une numifeslation par un calme solennel.

DIGNITAIRE (yïî mil., et ter' ~ra.d. dignité) n. m. Homme revêtu de quelque dignité : Les dignitaires de l'Etat. Les grand.i dignitaires de la cour, de la jnaison du roi.

~ Ilist. Grands dignitaires de l'Empire, Titulaires des six grandes dignités instituées par Napoléon T'''" : le grand électeur, l'archichancelier de l'Empire, l'archichancelior d'Etat, l'architrésorior, le connétable et le grand amiral.

— Se dit au féminin, dans les communautés, des religieuses revêtues des principaux offices.

Armes de Digne,

DIGNITÉ [an mil. — rad. diijne) n. f. Respect que mérite iiuelqu'uii : Compromeltre sa mGNiTK. ii Majesté, grandeur, maniôro dV'trc nui inspire lo respect : La rvt/ularilé des mœurs fait toute la niGNiri-; des femnies. i,M™" de Rémusat.) Il Noblesse et gravité dans l'aspect, dans les manières : O'n tnaintien pttùy) de dignitk.

— En mauv. part, Solennité, gravité ridicule dans le ton ou dans les manières.

On B'onfornie avec art dans un noble stleoce ; La (tignuv souvent masque rinaufilBancc.

Voltaire.

Con-

— Par anal. Noblesse d'une matière, d'un sujet former son sti/le â la dignitk de ta matière.

— Hautes fonctions, charge ou titre éminent : Aspirer à la DiGNiTtî ^piscnpale.

— Astrol. Situation d'une planète dans le signe où elle a sa principale influence.

— Hist. Grandes digniti's de l'Empire, Fonctions exercées par les six grands dignitaires do l'Empire, sous Napoléon l'f. V. DIGNITAIRK.

— Relig. Haute fonction exercée par un membre do chapitre ecclésiasiii|ae, comme celles d'archidiacre, do prévôt, de grand chantre, etc. ii Officier qui exerce une de ces fonctions : Toutes les dignitks donnèrent leur démission. (N'est usité qu'au plnr. daus ce dernier sens.1

— Stn. Dignité, gravité, majesté. La dignité est la f/rnvite considérée par rapport à la fonction, au rang i|u'ûn occupe ; c'est le sentiment profond des convenances do son état et le soin avec lequel on évite tout ce qui pourrait alfaiblir le respect auquel on a droit. La f/ravité est relative au caractère ; elle suppose le goût des choses sérieuses ot l'habitude d'écarter tout ce qui est frivole ou trop familier. Majesté suppose quelque chose de grand par soi-même ou par l'opinioD, qui frappe les yeux, qui éblouit, qui impose le respect.

— Anton. Indignité. — Platitude, trivialité, vulgarité.

— Encycl. Hist. Les dignités, en France, ont, bOus l'aiicienne monarchie, été conférées à certains officiers ayant une part dans l'exercice de la puissance publique, ou attachées à des ordres conférant quelque titre honorilique et enfin à des seigneuries. Elles étaient ecclésiastiques, on temporelles. Quelques-unes étaient héréditaires. Colles-ci émanaient de la royauté. Plusieurs y sont retournées par voie de réversion et de réunion.

Le sénatus-consultc du 28 floréal an XII, qui constitua le gouvernement impérial, en créa six : celles de grand électeur, d'arcliichancelier de 1 Empire, d'archicliancelier d'Etat, d'architrésorier, de connétable et de grand amiral. Ces grands dignitaires, nommés par l'Empereur, à vie, jouissant des mêmes honneurs que les princes français et prenant rang immédiatement après eux, étaient membres de droit du Sénat et du conseil d"Etat. Ils formaient le grand conseil do l'Empereur; iU étaient membres du conseil privé et composaient le grand conseil de la Légion d honneur. Lo séuatus-consultc du 2 février IS08 ajouta un septtcme grand dignitaire : le gouverneur général des départements d'au delà des .-Vl-. pes. Les grands dignitaires disparurent avec l'Empire. Ni la Restauration, ni la monarchie de Juillet, ni même le second Empire, n'ont rétabli de cliargcs analogues.

— Milit. La dernière dignité militaire qu'il y ait en France est lo maréchalat, qu'on a souvent le tort d'assimiler à un grade. Les deux titres do grand officier et grand-croix do la Légion d'honneur sont ofticielleniont qualifiés de <- dignités « ; la qualiticaiion do « grades » étant donnée aux trois autres. V. m.vréch.\l.

— Philos. La dignité est lo respect de soi. Elle est l'empire absolu que l'homme sait acquérir sur lui-même et qui lui permet non seulement d'échapper â l'esclavage honteux dos passions, mais même de se préserver de certaines faiblesses tt imporfections, qui font tache sur la nature humaine. Le sentiment de la dignité, c'est la conscience s'affirmant hautement par les actes et l'attitude extérieure de l'individu. L'école criliciste fait reposer la morale sur le principe do dignité; on d'autres termes, sur le respect de la personne humaine. V. dkvoir.

De même que Kant, Proudhon adopto le principe do dignité comme base de la morale. Il voit dans le respect ue la personne humaine la source de tous les droits et de tous les devoirs ; mais il fait de ce respect un sentiment dérivé de l'expénencc, et non pas une idée a priori. Il a développé sa théorie dans l'ouvrago : De la justice dans la Itéoolution et dans l'Eglise.

DIGNUS EST INTRARE I i/i Hostro dorlo corporc). Il est digne d entrer ^dans nuire docte corps). Réponse cliantéc en chœur par les médecins, apothicaires et autres sarants, dans la fameuse cérémonie du Malade imaginaire, de Molière, lorsque Argan vient do subir victorieusement son burlesque examen do médecine. (Ces mots, que l'on cite fréquemment, s'emploient toujours par plaisaotcnc.)

DiGNT, comm. d'Eure-et-Loir, arrond. ot à 29 kilom. do Dreux, près de la source du Couasnon, affluent de 1 Euro ; l.in liab. Filature de laine; chaux hydraulique.

DiGOIN, ch.-l. do cant. do Saônc-ot-Loiro, arrond. et à 2:. kil. de Charollos, sur la Loire, près de l'embouchure du canal du Centre et du canal latéral : 5.8G9 hab. {Digoinuis. 'lises.) Ch. do f. P.-L.-M. Carrières do pierre ù chaux hydraulique, marnières, cliantiers do construction do haicaux, fer là.Chizeuil). Importante fabrique de céramique. Eglise avec clocher du xi' siècle; pont suspendu sur la Loire, beau pont-aqnoduc du canal latéral qui traverse le fleuve. — Le canton a G comm. et 10.093 hao.

DIGON n. m. Mar. Hampe de flamme ou do pavillon, que l'on attache au bout d une vergue, n Anciennom. Assemblage do plusieurs pièces do bois, qui augmentaient la longueur do la gorgère.

— Pêch. Fer barbelé, que l'on ajuste au bout d'une perche pour liarponner lo poisson plat dans lo sable, a la basse mer. il On dit aussi ancon.

DIGONE lu préf. di, et du gr. gânia) adj. Qui a deux

;ins.;les. Peu usité.)

DIGONOCARPE n. m. Bot. Syn. do CUPXNIE.

DIG0N0P0RE3 ( por') n. m. ]d. Grouno do vers turbellariés dendrocèles, comprenant surtout des formes marines. et qui se répartissent dans les familier de» stijloc/iîdés, leptoftlanid'H , céplialnleptith's . euri/liplidés. (Les larves des digonopores ont été jadis décrites comme appartenant a un gonro spécial : rhysanotoon.) — Un DiooNoroRik.

DIGOT {go) n. m. Instrument pointu, que l'on désigne quelquefois sous le nom d'aiguillette, et au moyen duquel ou pique et on retire du sable un coquillage marin, comosliblo, que l'on appelle vulgairement co»fea«.

DIGRAMME (du préf. di, et du gr. gramma, signe, consonne) M. m. Gramm. Double siyne employé pour figurer uiio ariioulatiou unique, comme cl, pr, qn, etc. : Le di- GUAMMEî est aur consonnes <e que lu diphtongue est aii.r logelles. (Peu usité.)

DIGRAPHIE {fi — du préf. di, et du gr. grap/iein, écrire n. f. Tenue des livres en partie double, par opposition ;i

UMGRAPHtE. V. CO mot.

Ri:m. Cette expression, ainsi que chacun de ses dérivés, peut être appliquée à tout ce qui concerne la comptabilité en partie double, remplaçant ainsi plusieurs mots et allégeant le langage comptable. Ses dérivés sont : digvaphe, digrapkié, éc, digraphique, digraphier, digraphiquèment, etc.

DIGRESSER [gré-sé — du lat. digredi ; du préf. di, et de grndi, marcher) v. n. Faire des digressions : Monfargne niGRicssR continuellement avec beaucoup de naturel et de bonhomie.

DIGRESSEUR {grè-seur') n. m. Celui qui aime à faire des digressions, qui fait beaucoup de digressions : Dieu nous garde des digresseurs 1

DIGRESSIF igrè-sif), IVE adj. Qui consiste en digressions, qui est formé de digressions : Méthode, Marche ni- GRi;ssivE.

DIGRESSION {grc-si-on — lat. digressïo, même sens) n. f. Rhétor. Ecart dans le discours, action de sortir du sujet que Ion traite : Tomber, S'égarer dans des digre-ssiONS ronlinuefles.

— Astron. Eloignement apparent d'une planète par rapport au soleil : A sa plus grande digression, Mercun^ est encore frés roisin du soleil, il On dit aussi élongation.

DIGRESSIONNAIRE {grè-si-0-nèr') n. m. Celui qui fait des digressions.

DIGRESSIVEMENT {grù-si) adv. Par digression, en faisant une digression : Jtaconter digressivement une anecdote.

DIGUAIL 'di-gùij') n. m. Pcch. Grand filet en forme de tramail et avant une nasse à l'extrémité d'une manche.

(Ce filet se tend à poste fixe, au pîod des digues d'un étang ou d'un cours d'eau.) il On dit encore diguveau, diguiai". DiGUiAL, uiRii, etc.

DIGUE idigh' — de l'anc. frauc- digue, venu du flam. dijh-, même sens) n. f. Coustruction de maçonnerie, do charpente, de (erre, de fascines ou d'autres matières, destinée à retenir les eaux, il Obstacle naturel qui s'oppose à. l'écoulement des eaux, ii Obstacle destine ù. briser l'eflbrt des lames de la' mer : Digue de Cherbourg.

— Fig. Barrière, obstacle, moyen de comprimer, dar rêior : La morale oppose une digue « nos passions.

Où sont «'PS graiiJs guerriers ilont les fat.iles lignes Dcv.iicuC il ce torrent o|iiioâer tant Je digues ?

Uoiix&u-

— Encycl. Les digues protègent cl défendent de grandes longueurs de côtes contre les ulTorts dévastateurs des eaux de mer; elles améliorent les rades naturelles, ou suiii employées pour créer des )>orts ariiliciels; tantôt leur construction est destinée ù protéger les propriétés riveraines

Di^iie lie Clici'ljoiir;;

d'un cours d'eau de toute inondation; tantôt elles servent de retenue d'eau dans le Voisinage décluses, elles sont alors en partie submergées; tantôt, enfin, elles servent à établir do puissants barrages, au moyen desquels il devient possible d établir dans uno vallée d'immenses réservoirs où viennent s'emmagasiner les eaux qui doivent alimenter un canal ou une ville.

Les digues en maeonneric sont des barrages ou des murs 'le soutènement, construits pour résister ù la poussée de l'eau. Ces constructions doivent avoir des fondations parfaitement encastrées dans un sol imperméable, afin d empêcher l'eau do passer au-dessous ou sur les côtés extrêmes. Pour s'opposer aux inondations d'un cours d'eau à régime variable, on établit des digues en terro et en fascines: leur talus du côté de l'eau est très incliné et ofl're souvent une pente de pins d'un mètre par mètre de hanleur; du côté opposé ù l'eau, l'inclinaisoD du talus esi moins considérablo.

DIGNITF: — DIHÉLIE

Lorsqu'il s'agit do construire une digue dont lo but est de préserver un port, on commoDce par procéder à une sorte d'enrochement, en coulant au fond de l'eau des blocs do ciment aggloméré ou des blocs de roches très dures ; ces enrochements sont destinés à recevoir et à briser les premiers efforts des vagues. Ce mode de procéder s'api)eile construction à pierres perdues. I^es blocs, s'enchevêirant les uns dans les autres, finissent par former uu talus assez régulier, sur lequel s'établit la maçonnerie proprement dite. Le profil que Ion donne généralement aux digues des ports est un enrochement à large base, ou un mur à parois presque verticales. Ce genre de digues prend plus souvent lo nom de jetée.

Les digues destinées à protéger des rontr<^ps basses contre l'envahissement de la mer s'appellent digues de polders.

Digue ; i. De barrage de vallée ; S. Contre l'inondation 3. De polders en fascinage.

L"nc grande partie du littoral hollandais est ainsi protégée. Ces digues sont d'une construction toute partioulièrer Ou a recours, pour soutenir lo sable et l'argile, à l'emploi de branches d'arbros. de roseaux et même de paille. On en forme des fascines, des clayonnages, des saucissons qiio l'on relie et que Ton enchevêtre : le revêtement de ces digues de polders est généralement fait avec du gazon. Le pied des talus repose sur des cordons superposés de fascines: la crête do la digue est en moyenne à un niveau supérieur â l mètre, mais ne dépassant pas 2 mètres audessus des plus hautes eaux.

Lorsque le sol supportant les cordons de fascines est compressible, les fascines do soutènement sont ellesmêmes établies sur des plates-formes de même matière.

DIGUE-DIGUE [dtyh'-digh') n. f. Arg. Attaque d'épilepsie. 1 Bottriir de digue-digue. Faux épilepti(|uc.

DIGUEMCNT (digh'-nian) n. m. Ilydraul. Action de diguer. Il Ouvrage servant do digue. ^On dit plus souvent

ENDIOCEMENT.)

DIGUER ighê) v. a. Hydraul. Munir d'une digue ou do digues : Digcer h» fieuvè. i: On dit plus ordinairement endiguer.

— Manèg. Frapper fortement de l'éperon : Digcer son cheval,

DIGUET '(/hè) n. m. Eu Normaudie, Petit morceau do bois eu pointe, pour aiguillonner les àncs.

DiGUET Charles), littérateur français, né au Havre en 183G. 11 se rendit à Paris, où il collabora à des journaux et à des revues, et publia un grand nombre d'ouvrages très divers, récits, romans, ijuésîcs, livres de chasse, etc. C'est un conteur spirituel, uu écrivain agréable et fin, un ! cullaborateuraciit du " Journal des chasseurs ". Parmi ses I lenvrcs. nous citerons : les Jolies Ecmmes de I*aris i\$~0); Histoire galante de Henri / V (IS75); le Livre du chasseur (ISSO); Moi et l'autre (18S0); Mémoires d'un fusil (188lt): .Mémoires d'un lièvre (1885); Chasse de mer et de grèves (1886); ta Vie rustique (I88S); la Chasse au marais ("iSSDi: Xos (t»j(5... les ùètes (1896) ; la Chasse en France (IBOl) ; etc.

DIGUETIA (ghé-si) n. f. Genre d'arachnides aranéides, famille des sicariidés, comprenant dos araignées californiennes, voisines des/)ene(/07>s et des p/ecireui'HS. (L'espèce type du genre est la diguetia canitics, dont l'habitus et les mœurs sont colles des ségestries.)

DIGUIAU (gbi'O) ou DIGUIAL (ghi) n. m. Pèeh. Syn. de

DIGUAII,. 1 PI. Des DIGCIACX.

DiGULLEVILLE (Guillaume de), poète français du xiv siècle, né à Digulloville (Manche^. Il était moine do l'ordre do Citeanx et con)posa, à l'imitation du Itoman de la liose. uu immense poème allégorique, dont lo plan présente de singulières analogies avec la Divine Comédie, que l'auteur, pourtant, no connaissait pas. Les doux premières parties de ce poème : le Pèlerinage de la vie humaine et le Pèlerinage de l'âme, furent écrites de 1330 A 1335 ot remaniées plus tard ; la troisième, le Pèlerinage dv Jésus- Christ, \cts 13.'>5. Cette œuvre, plusieurs fois imprimée aux XV* et xvi* siècles, a eu un très grand succès et a servi do modèle notamment au célèbre Voyage du pèlerin. do John Biinyan. Stilrzinger on a donné uno nouvelle édition pour loKoxburghe-Club (1895).

DIGYNE ijin' ~ du préf. di, et du gr. gunv, femelle) adj lïot. Qui a deux organes femelles, deux pistils, ou un seul surmonté do deux stigmates, ou deux stigmates sossilos ; /'leur diov.sk. Plante digynic.

— Térat. Qui a les organes du sexe féminin doubles.

DIGTNIE Ot*"' — f»**- f^'OU'**") n- *"• Classe do plantes du système do I*iuné, comprenant colles <|ui oui doux pistils uu deux stigmates.

DIHÉLIE [di-é-ll — du gr. (/(<i. ii travers, ol /it'/iojr. soleil^ n. f. Astron. Ordonnée do l'orbite ollipliquo do la terre, passant par colui dos doux foyers qu'occupe lo soUil.

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