SIENS
CLUNISTE (nissf) n. m. Religieux de l'ordre do Clunv.
CLUNY(lat. C/u«/acum),ch.-l.decant.do Saône-et-Loire, arr. et à 23 kilom. de Mâcon, sur la (irosno ; 4.273 hab. (Clunisois, oises.) Ch. de f. P.-L.-M. Important marche do bétail, bœufs, porcs; élevage des chevaux, haras. Dans la vallée do la Grosne, beaux pâturages, où l'on élève les bœufs blancs du Charolais, souvent croisés avec la race de Salers, pour leur donner plus do résistance. Plateaux du Charolais à l'ouest, coteaux du Mâconnaisâ l'est, plantés do vignobles, do vergers, couronnés de bois. La ville doit son origine à la célèbre abbaye bénédictine de Cluny (v. plus loin), dont les bâtiments ont été transformés en écolo. Outre son abbaye, Cluny possède do nombreux monuments historiques -. les deux paroisses Notre-Dame, église gothique du xiv siècle, et Saint-Marcel (xu' s.), avec un beau clocher roman. Quelques maisons romanes do Cluny» sont justement réputées. L'hépital conserve doux statues avec bas-reliefs, do provenanco italienne, et qui devaient faire partie du mausolée que lo cardinal do Bouillon, abbé do Cluny, grand aumônier do Louis XIV, voulait élever â la mémoire do sos parents. En 1865, a été fondée à Clunv une écolo normale destinée à former des maîtres pour l'onsoignoment spécial des lycées et dos collèges, pour certaines parties do l'onsoignoment des écoles normales ot pour la direction dos grandes écoles communales. Cotte écolo a été remplacée par uno ilcole professionnelle. (V. EcoLii.) — Le canton a 25 comm. ot 15.392 hab.
Cluny (point un). On nomme amsi : 1" uno sorte de dentelle mécanicpio que l'on emploie pour la confection des bonnets ot autres cuilfuros do femmes ; 2» un tulle grossier de coton, (jue l'on trouve dans lo commerce sous forme do bandes do 10 centimètres environ do hauteur.
Cluny 'AunAYiî nu). Los troubles et les désastres caus'-s par los invasions dos Normands avaient rendu néccssniro, en Franco, une réfurnio générale do l'ordre do Saint-Monolt. Elle fut accomplie â Cluiiy. En 910, tîuillaumo, duc d'Aquitaine, fonda dans co lieu, alors désurk,
Armes do Cluoy.
un monastère destiné â être le contre ot lo modèle d'une congrégation do bénédictins réformés. Lo premier abbé en fut saint Bernon. Son successeur, saint Odon, établit les règlements connus sous le nom do . Coutumes de Cluny II, oui ne furent rédigés qu'au XI" siècle. La mortilication, l'obéissance ot lo silence, lo travail manuel, l'étudo des lettres sacrées ot profanes, l'hospitalité envers les étrangers en étaient les principalos prescriptions. Sous les .successeurs d'Odon : Aymard, Mayeul, Odilon, tous honorés comme saints, Cluuy jota un grand éclat par lo spectacle do ses vertus ot la renommée de son savoir; un grand nombre de monastères se soumirent à sa direction, ot son abbé fut appelé l'arclii-nl)bé. C'est sous le gouvernement de saint Hugues (1049-1109) que la gloire de la congrégation de Cluny parvint à son apogée. Troublée un moment par lo règne orageux de l'abhé Pons (1109-1122), la paix fut rendue au monastère par Pierre le Vénérable, 1 ami et aussi l'adversaire courtois de saint Bernard (1122-1156). Déjà, pendant lo x- et le xi" siècle, Cluny avait été le foyer le plus actif, non seulement de la vie monastique, mais de l'esprit chrétien. De son sein sortirent saint Grégoire VII et ses plus zélés collaborateurs dans l'œuvre de la réforme du clergé séculier, les papes Urbain II et Pascal XI, une foule de cardinaux et d'évéques. Dans ses immenses possessions, les terres incultes devenaient fertiles, les marais étaient desséchés, les huttes misérables des paysans se transformaient en maisons. Sa bibliothèque était l'asile de la littérature antique et des écrits des Pères. Aussi les papes se plaisaient-ilsà répandre leurs faveurs sur cet illustre monastère. Agapet II le déclara exempt à jamais de toute juridiction épiscopale ; Gélase II donna à son abbé le rang de cardinal. Les rois de France le prirent sous leur protection; tous les princes de la chrétienté le comblèrent de leurs bienfaits. L'abbé saint Hugues put, en vingt années, construire une église, chef-d'œuvre de l'architecture romane, qui fut pendant longtemps le plus vaste édifice de la chrétienté, et dont l'étendue ne fut dépassée que par Saint- Pierre de Rome. Telles étaient les proportions des bâtiments claustraux qu'en 1245 le pape Innocent IV, douze cardinaux, un grand nombre d'évéques et d'abbés, saint Louis et sa cour, l'empereur de Constantinople, Beaudoin, et une foule de seigneurs purent v recevoir l'hospitalité' sans troubler aucunement le recueiflomont des quatre cents moines qui y menaient la vie religieuse. La décadence do Cluny commença avec le xiv siècle. L'abbaye, tombée en commende, fut trop souvent troublée par les compétitions et les discordes intestines. Jean de Bourbon , qui construisit à Paris l'hôtel de Cluny. en 1458, tenta une réforme, restée à peu près sans résultats. Les Guises, qui devinrent les maîtres du monastère, y ajoutèrent de nouveaux bâtiments, mais ne firent rien pour y réveiller l'antique ferveur. Il fut pillé, en 1562, par les calvinistes, et sa riche bibliothèque dispersée. Fermée en 1789, l'abbaye fut abandonnée sous le Directoire et le Consulat, à des spéculateurs qui la démolirent en grande partie, sans épargner sa superbe église. Il n'en reste aujourd'hui qii une chapelle construite par Jean de Bourbon, quelques arcades ogivales, un des logis abbatiaux et les deux pavillons élevés par les Guises.
— BiBLioGR.: Lorain, Essai historique sur labbaue de C/uny (Dijon, 1839). "^
Cluny (collège de), collège fondé on 1269 par Yves de Vergy, abbé do Cluny, et situé près de la Sorbonno. Los jeunes religieux de l'ordre y venaient achever leurs études do théologie. II fut supprimé par la Révolution et, jusque vers 1815, il servit d'atelier au peintre David.
Cluny (mdsée de l'hôtkl de), musée d'antiquités nationales situé à Paris, boulevard Saint-Germain et boulevard Saint-Michel. Il comprend los ruines du palais nommé communément les Thermes de Julien (v. Thermes) et l'ancien hôtel do Cluny. L'hôtel de Cluny fut construit vers le milieu du xiv siècle, par Pierre de Chaslus, abbé do Cluny, et entièrement réédilié par Jacques d'Amboiso, frère du ministre do Louis XII, dans los dernières années du xv» siècle. L'hôtel do Cluny appartient, par son stylo, à 1 époque de transition, et participe do l'art ogival et du style de la Renaissance.
En 1790, il devint propriété nationale, fut vendu, ot resta propriété particulière jusqu'en 1836. A cetto époque, il
CLUBIQUK - CLUSERET
ments, meubles et objets d'art du moyen âge et de la Renaissance. Il so trouve, cependant, des objets très remarquables des époques antérieures, ainsi que du xvi' au xviii" siècle.
Cluny (théâtre de). Construit à Paris , boulevard Saint-Germain, en 1863, pour être une .salle de concerts, Il s ouvrit en janvier 1864, sous le nom d'Athénée musical; mais, presque aussitôt, il fut transformé en salle de spectacle ot fut appelé, en novembre 1864, théâtre .Saint-Gormain. On y joua lo vaudeville, l'opérette, le drame, sous les directions do Gérault, Moniot, Bartholy, Godard qui ne purent y attirer lo public. Larochelle l'acheta, lo rouvrit en 1866, lui donna le nom de . théâtre do Cluny . , qu il a conservé depuis, et le quitta en 1871. Après lui, Pournin et en 1886, Derembourg et Léon Marx en prireat la direction, que ce dernier a gardée seul depuis 1888. Le théâtre joue le vaudeville, l'opéretto et surtout la comédie boulTo.
CLUPE n. f. Nom scientifique des poissons du genre hareng, ii Terme général par lequel on entend tous les
Muaâo de Cluny,
appartenait à Du Sommerard, consoillor à la Cour dos comptes, qui y avait installé sa précieuse collection d'objets du moyen fige et do la Renaissance. A sa mort, arrivée en 1812, la ville do Paris aciioia l'hôtel et lo musée, et les céda à l'Etat l'année suivante, avec los ruiuos romaines des Thermes do Julien.
Lo muséo souvrit on 1814. Depuis, dos annexes ont été ajoutéos. Ln musée ostprincipalomout consacré aux mono-
Abbaye de Cluny (au xvme s.).
poissons du groupe des chipes, de la famille des clupéidés.
— E.NXTCL. Les principales formes comestibles sont les harengs, les melettes (dont le sprat), les harengules (marcotte ou blanquette), les sardinelles. les aloses (dont fait partie la sardinei et les anchois; l'anchois de Norvège est un sprat, melelta vulfiaris ou sprattus; l'anchois Se Desmarest,la sardinella auriculata.
CLUPÉIDÉS n. m. pi. Famille de poissons physostomes abdominaux, comprenant les harengs, les anchois, les aloses, les élops, etc., toutes formes à corps comprimé, couvert de grandes écailles minces, à appareil operculaire complet, à nageoire dorsale non prolongée, à anale très longue. — Un clcpéidé.
— Encîcl. Les clupéidés comptent parmi les poissons les plus utiles pour l'alimentation ; répandus dans les eaux douces et salées, ils voyagent souvent par bancs composés d innombrables individus qui quittent les grands fonds pour frayer dans le voisinage des côtes. Les clupéidés ont des représentants dans toutes les mers du globe ; ils abondent surtout dans l'hémisphère boréal
CLOPÉOÎDE (de dupe, ot du gr. eidos, aspect) adj. Qui ressemble à une clupo, à un hareng.
Clusaz (La), comm. de la Haute-Savoie, arrond. et à 22 kilom. d'Annecy, au-dessus du confluent du Nant de Fernuy avec le Nom, affluent du Fier, près du col des Aravis; i.002 hab. Carrières do molasse. Bois; fromages.
Close-ET-MIJOUX (La\ comm. du Doubs, arrond. ot à 4 kilom. de Pontarlicr, sur lo Doubs, dans une cluso étroite, non loin des forts do Joux et de Larmont ; 920 h. Fabriques do chaux hydraulique et d'absinthe ; scieries.
CLUSE Iktuz' — mot du patois jurassien) n. f. Coupure transversale dans los rides parallèles ou plis synclinaux des ch.iines de montagnes.
— Encvcl. Ces coupures, presque toujours dues à dos dislocations, soutirés nettes dans le Jura (défilés du Doubs à Pont-de-Roido, et du Rhône à Bollogarde). Mais elles existent plus ou moins déformées par les eaux courantes dans toutes les chaînes do moniagnos (vallées alpestres du Rhône en aval do Martigny, du Rhin en aval do Coiro, do l'Adige on aval do son confluent avec l'Eisach, du Danube aux Portes do Fer, do l'Indus ot du Brahmapoutre à la traversée do l'Himalaya, du Yang-Tso-Kiang dans les Alpes du Yun-Nan). Elles sont, en général, pittoresques, surtout (^uand un barrage y accumule les eaux en lao (lacs de Nantua, do Cômo, ilajcur, de Thun, d'Uri). Moins larges, moins riches et moins habitées que los vallées longitudinales, elles servent souvent do voie naturelle do communication entre ces dernières (le chemin do fer transalpin du Bronucr utilise la grande cluso do l'Adige ot do l'Eisach).
CLUSE interj. Cri par lequel lo fauconnier excite les chiens do chasse, chargés d'aider le faucon pour faire sortir la pièce do gibier réfugiée dans un buisson après avoir été poursuivie par l'oiseau : Cluse I clusk !
CLUSEAU (zo) a. m. Bot. V.chineau.
CLUSER v. a. Exciter on criant • cluso ■ : Clcsbb le» cliieus. i| Ctuser la pièce de tjibier. Exciter les chiens, ou criant cluse, à la faire sortir du buisson.
CluSERET iGusiave-Paiil),oriicior et homme politiquo français, né à Paris on 1823, mort près d'Hvères en 1900. Il entra à Saint-Cyr, fut promu, en 185.'., ail grade do capitaine, cl .piilla peu après l'armée. Il iirit part, en 1860, conmio colonel. A roxpédiiion do Garibaldi dans los IVu.v- Sicilcs, et, en 1862, conimo général des armées du Nord, à la guerre do Sécession. Eu 1867, il passa en France, s affilia à rliilernaliuiuile et chercha, pondant la guerre, â amener à Lyon ol à .Marseille un uiouvenlont iusurroctionnol. Revenu à Pans, nommé membro do la Commiino, délégué par elle à la Guerre, puis destitué, il vécut on evil après 1871, revint on Franco on 1881, oi ohiint des électeurs do Toulon un siège législatif (1898). Il a publié, oa 1887, deux vuliimo» do .uémorroj.
CLUSES — CLYTIOS
Cluses, ch.-l. de cant. de la Haute-Savoie, arrond. et à 14 kiloni. de Bonneville, au pied de la montagne de Châtillon et au débouché d'un détilé de l'Arve, dans la vallée de Bonneville : 2.403 hab. [Clusiens, emtes.) Cb. def. P.-L.-M. Ecole nationale et fabrication d'horloeerie; fabrication de chaussures. Eglise du xvi" siècle. Cluses a été incendiée en 1844 et reconstruite depuis. Aux environs, au-dessus du hameau de Balme, grotte de ce nom. — Le canton a 10 comm. et 10.358 hab.
CLUSIACÉES n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre clusie ou clusier. — Utie cldsia-
CÉE. Syn. deGUTTXFKRES. GUTTIERS.
— Encycl. La famille des clusiacées comprend des arbres et des arbrisseaux à feuilles coriaces et persistantes. Les fleurs sont disposées en grappes axillaires ou en panicules terminales. Le fruit est une capsule ou une drupe sèche et dure en dehors, molle et charnue au dedans.
Cotte famille a des affinités avec les théacêes et les hypéricinées. Les clusiacées habitent les régions tropicales d'Amérique, d'Asie et d'Afrique. Presque toutes contiennent un suc propre, laiteux, jaunâtre, qui, par la dessiccation, donne une gomme-résine jaune ou brune, plus ou moins acre, drastique et purgative. La gomme-gutle en offre un exemple bien connu.
CLUSIANTHÈME n. m. Bot. Syn. de garcinie.
CLUSIE {zî) ou CLUSIER {zi-é [de Léciuse. botan. franc.]! n. m. Genre type de la famille des clusiacées et do la tribu des clusiers, renfermant des arbres ou des arbustes, à latex jaune gummo-rèsineux, des régions tropicales des deux Amériques.
— Encycl. Plusieurs clusiers vivent en parasites sur d'autres arbres. Tel est, entre autres, le clusier rose {dusiarosea) qui croît aux Antilles. Il atteint environ lOmètres de hauteur ; sa graine se lixe sur l'écorce des arbres voisins; en se développant, il les étreint de ses racines et finit par les faire périr. On emploie sa résine pour panser les plaies des chevaux ; on sen sert aussi en guise de goudron pour les bateaux.
CLUSIÉES n. f. pi. Bot. Tribu de la famille des clusiacées, ayant pour type le genre clusie. — Une clcsiée.
CLUSIELIX (zi-èV) D. f. Genre de clusiacées, dont la seule espèce cunnue est un arbuste de la Nouvelle-Grenade.
CLUSIOPHYLLE n. m. Bot. Syn. de cunurie.
Clusium, ville de l'Italie ancienne (Etrurie), capitale des Etais de Porsenna ; auj. Chiusi.
Clusius, surnom de Janus, à Rome, lorsque son temple était fermé, c'est-à-dire en temps de paix.
Glusone, rivière de l'Italie continentale, affluent du Pô, qui sort des .\lpes près du mont Genèvre et passe à Fenestrelle, près de Pigoerol.
Glusone, ville d'Italie (Lombardie [prov. de Bergame];, dans le val Seriana, près du Serio ; 4.000 hab. Forges, tuileries, papeteries. — Ch.-I. d'un circondario peuplé de 60.000 hab.
Clussais. comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 18 kilom. de Melle ; 1.352 hab. Minerai de fer, chaux.
CLUTE n. f. Houille belge de qualité inférieure.
GluthA, fleuve côtier de la Nouvelle-Zélande. (V. Mo- LYNEux-, — Nom d'un comté de la Nouvelle-Zélande (île du Sud [prov. d'OtagOj), peuple de 6.440 hab. Ch.-l. Balclutha.
CLUTHALTTE {de Clutha, anc. nom de la Clyde, et de lithos. pierre) n. h Silicate hydraté naturel d'alumine, de la série des zéolites. Variété d'analcime.
GLUTIE ou CLUYTIE [si — do Cluyt, botan. hoUand.. en lat. Clutis) n. m. Genre d'euphorbiacées, tribu des jatrophées, renfermant des plantes frutescentes do l'Afrique australe et de l'Orient. (Certaines espèces sont cultivées en serre ; tel est le cluytia pulclîella, dont les pieds femelles sont particulièrement recherchés.)
Cluvier (Philippe), appelé aussi Cluwer, Cluver (en lat. Cluverius), géographe et antiquaire allemand, né à Dantzig en 1580, mort à Leyde en 1623. Il apprit en Pologne Ta langue de ce pays et étudia la jurisprudence à Leyde. Cédant ensuite à son penchant, il se livra, sur le conseil de Scaliger, aux études historiques et géographiques. Cluvier, après une vie assez aventureuse, se fixa détiuitivement en Hollande en 1616. Ses ouvrages les plus connus sont la Germania anliqua (I6l6); l'Introduction à la géographie f/énértile, ancienne et 7)wderne {1629), premier essai d'un traité systématique de la géographie historique et politique ; Sicilia' antiqua; libri Jl, Sardinia et Corsica antiqux {IGia) ; Itatia antiqua {IG2A). [Ces deux derniers ouvrages ont été publiés par les soins do Daniel Heinsc.]
GluySEN, bourg de Belgique (prov. do Flandre orient.), arrond. adniin. d'EecIoo, arrond. judic. de Gand, près du canal de Gand à. Terneuze ; 1.535 hab.
ClUYT (Théodore-Auger) [en lat. Clutius]^ botaniste hollandais du xvi' siècle, devint directeur du jardin botanique de Leyde, dont il lit un des plus beaux de l'Europe. On a de lui un ouvrage sur l'histoire naturelle et les propriétés des abeilles (Leyde, 1598). — Son fils, le botaniste AcoFB Cluyt, fit de longs voyages en Europe (;t en Afrique, et devint directeur du jardin do Leyde. On lui doit, entre autres ouvrages : l'Art d'emballer et d'envoyer au loin le» arbres, les plantes, les fruits et les graines (Amsterdam, 1631, on liollandaisj, lo premier écnt do ce genre qui ait été publié.
CLUYTIE n. f. Bot. V. cldtik.
CLUZELLE {zéV -— de iJucluzeau, botan. franc.) n. f. Genre d'algues micro.scopiques, formé aux dépens des palmelles, et comprenant une seule espèce, qui croît dans les eaux douces.
GlwTD, fleuve c6tier de la Grando-Brotagno (pays de Oallesj. qui scjciio dans la mer d'Irlande, après un cours de 55 kilom. Sa vallée est la plus belle du pays de Galles.
Glwydd, vallon d'Ausiralio {Nouvelle-Galles du Sud), dans la vallée de Lithgow. Là fut découvert pour la première fois, en 1841, de l'or en Australie.
CLYBATI8 (N'm) n. m. Genre de composées, voisin des irixih. renfcnnant des herbes vivaccs qui habitent lo Chili. Clyde. ville des P^tais-Unis (Etat de New- York), sur le Grand Canal; 2.030 hab. Verrerie.
GlydE, fl''uvo cAticr d'KcossQ qui coule dans l'ouest des J..owlauds et fio jcito (iaus lo canal du Nord par un
Clyinène.
estuaire ou « firth » très profond. Courte (150 kilom. environ), mais très régulière de débit, cette rivière est canalisée, reliée par des voies d'eau et de fer à Edimbourg et à Leith sur l'estuaire du Forth, et se trouve ainsi être le centre d'activité des riches Pays-Bas d'Ecosse ; elle arrose Glasgow, un des premiers ports de la Grande-Bretagne.
Clyde (golfe de la), nom donné à l'estuaire de la Clyde et au bras de mer où il aboutit, entre l'île d'Arran et l'Ecosse. Profond, contourné etdigité, parsemé d'îles, fermé de berges abruptes, il est un des plus beaux » firths » écossais, que leurs formes et leur origine glaciaire rapprochent des tiords.
Clyde, rivière de la Nouvelle-Galles du Sud (^Australie), qui descend des montagnes Bleues au Pacifique, au S. de Botany-Bay.
Glydebank, ville d'Ecosse (comté de Dumbarton), sur la Clyde; 10.590 hab. C'était, en 1S81, un village do 1.635 'hab. Le village voisin de Kilpatrick serait, d'après la tradition, le heu de naissance de saint Patrick, patron do l'Irlande.
CLYDESDALE (rféss) adj. EcoD. rur. Se dît d'une race de chevaux que l'on trouve particulièrement dans la vallée de la Clyde en Ecosse.
— n. m. Cheval ou jument de cette race : Un beau cly-
DESDALE.
— Encycl. Cette race, belle et forte, est employée, en Ecosse, à de nombreux croisements. V. cheval (planche).
Clydesdale, Etat de l'Ecosse, au moyen âge. V. Strathclwyd.
CLYMÈNE n. f. Genre d'annélides chétopodes, famille des maldanidés, comprenant des vers cylindriques, grêles, renflés un peu au milieu, vivant dans un tube membraneux ouvert aux deux bouts.
[Les clymènes, dont on connaît quelques espèces, habitent en diverses mers. Citons la clymene amphistoma (mer Rouge); la clymene uranthus (océan Atlantique) ; la clymene lumbricolis (Groenland).]
Clymene. Myth. gr. Nymphe de Tîle de Sériphe, qui, avec Dictys, recueillit Persée et Danaé poussés par les flots. (Elle avait un autel à Athènes.) — Fille de Crétée, roi de Crète. (Nauplios, chargé do la couduire en pays étranger, l'épousa et la rendit mère de Palamède et d'CEax.) — Une des trois Minyades changées en oiseaux, suivant Ovide. (D'après diverses légendes, elle fut la mère d'Atalante, d'Ipbiclos, d'Alcimédé, de Pasiphaé.) — Océanido, épouse de Japet et mère d'Atlas, de Ménéthos, de Promôtliée et d'Epiméthée. — Nymphe, mère de Thésimène, qu'elle eut de Parthénopée. — Une des filles de Nérée et de Doris. — Confidente d'Hélène, qu'elle suivit à Troie. (Après la prise de cette ville, elle devint la captive d'Acamas. Elle figurait dans la Lesché de Delphes.)
Clymene, n. f. Planète tôlescopique, n» 104, découverte en 1808, par Watson.
CLYMÉNIDÉS n. m. pi. Famille d'anuélides polychètes tubicoles, comprenant les clymènes, praxilles, léiocéphales, maldanes, et autres genres caractérisés par leur forme cylindrique, et leur corps divisé en doux ou trois régions. (Les clyménidés sont des vers marins, vivant dans de longs tubes sablonneux; leurs larves singulières ont été décrites sous le nom do 7}ntraria.) — Un clymé-
NIDÉ.
GLYMÉNIE (7Û) ou CLYMENIA {mé) n. f. Genre de mollusques céphalopodes dibranchiaux, famille des ammonitidés, comprenant des coquilles discoïdes , à tours continus, à siphon étroit situé en dedans ou sur lo dos. (On connaît une quarantaine d'espèces de clyménies, propres aux terrians dévoniens do l'Angleterre et do l'Allemagne.)
GlymÉNOS. Myth. gr. Roi d'Arcadie. (V. CLiMÏiNE.)
— Roi d'Orchomène. (Il fut tué d'un coup de pierre par un Thébain, pendant une fête en l'honneur de Poséidon Oncheste. Sa mort fut vengée par son fils Erginos.) — Fils de Phoronée. (Il érigea avec sa sœur Chthonia un temple à Aphrodite Chthonienne et reçut les honneurs divins.)
— Fils de Cardis et descendant do l'Hèraklès Idéen. (Cin- ((uante ans après le déluge de Deucalion, il vint de Crète â Elis et y rétablit les jeux publics.)— Fils du Soleil et père de Phaéton, qu'il eut de l'Océanide Mérope. — Compagnon de Phinée. (Aux noces de Persée, il tua Oditès, serviteur de Ccphée.) — Fils d'Œnée, roi do Calydon.
CLYPE, CLYPEUS n. m. Antiq. rom. V. clipkus.
CLYPÉAGÉ, ÉE (du lat. clypeus, bouclier) adj. Hist. nat. Qui a lu lurnie d'un bouclier, il Ou dit mieux clypéiforme.
CLYPÉAIRE n. f. Bot. Syn. do adènanthère.
CLYPEASTER {pé-a-stèr') n. m. Genre d'oursins, type de la tribu des clypéastrinés, comprenant des formes ù. test épais, pcntagonal, et dout les nombreuses espèces sont répandues dans les mers chaudes, ou fossiles dans les formations tertiaires. [Les clypeasters sont les plus grands oursins connus. Citons lo cb/peaster rosaceus (mer des Antilles); lo clypeaster yEgyptiacus (sables miocènes des pyramides do Gizeh).]
CLYPÉASTRIDÉS(.«/n)n.m.pl.
Famille d'oursins clypéastroides, comprenant ceux qui ont uiio forme pentagonale avec la rosette ambulacraire très large. tRépandus en diverses mers, les clypéastridés apparais- .sent à l'époque tertiaire; on les subdivise en trois tribus : fibularinés, clypéastrinés, layaninés.) — Un clypéastkide.
CLYPÉASTRIFORME adj. Bot. Syn. de clypéiforme.
CLYPÉASTRINÉS {stri) n. m. pi. Tribu d'oursins clypéa.Htvo(dcs, famille des clypéastridés, renfermant les ciypcnstcr et echinanthus, genres caractérisés par leur test large, de grande taille, à grands pétales, à. buucho dont
Clypeaster.
les mâchoires sont montées sur des auricules. — Un clt-
FH.VSTRINÉ.
CLYPÉASTROIDES [stro] n. m. pi. Ordre d'oursins, comprenant des formes plates, irréguliêres, aplaties, ayant la bouche toujours placée au cenrre, et l'anus près d un des bords, la rosette d'ambulacres à cinq pétales. (Les clypéastroides se divisent en deux familles : clypéastridés, et scutellidés.) — Un clypéastroïde.
CLYPÉE n. f. Bot. Syn. de Stéphanie.
CLYPÉIFORME (du lat. clypeus, bouclier, et de forme) adj. yui est en forme de bouclier; qui porte quelque organe affectant la forme d'un bouclier : Le stigmate clypéiforme du pavot. Il On dit aussi clypéastrikorme.
CLYPÉOLE n. f. Genre de crucifères isatidées, renfermant des plantes herbacées do l'Europe moyenne et méridionale, l'Asie et l'Afrique méditerranéennes.
CLYPEOSPH^RIA {sfé) n. m. Genre de champignons pyrénomycètes, voisin des splueria. [On en connaît deux espèces (chjpeospli.rrîa et limitata), viyant en parasites sur diverses plantes : ronces, cormiers, etc.]
CLYPIDELLE ou CLYPIDELLA {dèl) n . f . Section du genre fissurelle (mollusques gastéropodes), comprenant les tormes à pied très grand, épais, à coquille ovale, scutiforme, rugueuse, à bord antérieur un peu tronqué. [L'espèce type est la fissurelle pustule {clypidella pustula).] V. fissdrklle.
CLYSMIEN, ENNE {smi-in, en' — du gr.
A7»s/»o5. lavage, inondation) adj. Qui aéto travaillé par les eaux ; Terrain vi.\'5mies.
CLYSO-INJECTEUR {zo,jèk — du gr.
klusis, action de laver, et de injecteur) n. m. Clysoir pour injections.
CLYSOIR {zo-ar — du gr. klusis, ao- Clysoir.
tion de laver) n. m. Tuyau de faible section, que terminait une canule, et que l'on employait autrefois pour prendre des lavements ou des injections.
ClysONYMOS. Myth. gr. Fils d'Amphidamas. (Il fut tué en jouant par Patrocle, qui se réfugia chez Pelée.)
CLYSOPOMPE (du gr. klusis, action de laver, et de poiiijie) n. m. Sorte de clysoir perfectionné, muni dune petite pompe aspirante et foulante, au moyen de laquelle on obtient un jet continu du liquide. V. irrigatedr.
CLYSSE n. m. Liqueur acide, q^u'on obtenait par la distillation siini Itanée de l'antimoine, du nitre et du soufre, ou par la détonation du nitre avec diverses substances et la condensation des vapeurs qui en résultaient.
CLYSTÈRE {stèr' — gr. klu- Clysopompe.
stêr, seringue) n. m. Lavement, injection pratiquée par le fondement; Prejjrfre un clystère.
— Syn. Clystère, lavement, remède. Clystère a été d'abord lo premier mot adopté par les médecins ; lavement était le terme vulgaire. Aujourd'hui, il est à peu près le seul usité ; clystère ne s'emploie guère que par plaisanterie. Sous Louis XIV, la pudibonderie avait donné le mot remède comme synonyme aux deux premiers.
CLYSTÉRISATION [sté, za-si-on) n. f. Action de clystérisor. (Peu usité, et seulement dans le style burlesque.)
CLYSTÉRISER {sté~ri-zé) V. a. Par plaisanterie, Donner un clystiTC.
ClytemneSTRE {tèm'-nèsstr'). Myth. gr. Fille de Tyndare, roi de Sparte, et de Léda. (Elle était sœur d'Hélèuo, do Castor et de Pollux. Elle épousa Agamemnon, dont elle eut plusieurs enfants : Oreste, Electre, Iphigénie, Chrysothémis. Elle ne pardonna point à Agamemnon le sacrifice d'Iphigénie. Pendant la guerre de "Troie, elle noua une liaison adultère avec Egisthe. Quand Agamemnon revint avec Cassandre, Clytemnestre et Egisthe l'égorgèrent dans son bain. Ils furent tués, plus tard, par Oreste.)
Clytemnestre {tèm'-nèsslr) n. f . planète télescopique, n" 17'.', découverte en 1817, parAVatson.
GlyTIADES ou Clytides. Antiq. gr. Une des trois familles d'Elide, où se recrutaient les célèores devins d'Olympie. (Les Clytiades prétendaient descendre de Clytios, ù\s d'Alcméon.)— Une Clytiade ou Clytide.
CLYTIE ou CLYTIA n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des muscidés. comprenant des tachinaires, à antennes courtes munies d'une grande soie, à tête large, à face nue. (Les clyties sont de taille moyenne; on en connaît sept ou huit espèces d'Europe. Une des plus communes est la clytia peltucens , d'un nrun roux doré avec la face argentée ; on la trouve, en été, sur les embelli fères.)
ClytIE. Mythol. gr. Nymphe, fille de l'Océan et do Tliétys. (Désespérée do se voir abandonnée par Apollon, qui l'avait séduite, elle se laissa mourir do faim. Le dieu la métamorphosa en héliotrope. Suivant quelque mj'thographes, Clytie était fille d'Orcharac, roi do Bahylone, et d'Kurynonié. Elle trahit sa sœur Leucothoé, qui était également aimée d'Apollon, et que son père fit enterrer toute vive. Cette trahison amena l'abandon de Clytie par Apollon). — Fille do Pandaros et sœur de Camiro et d'Aédon. (Elle figurait dans la Lesché de Delphes.) — Concubine d'Amyntor, père de Phénix. (Elle calomnia ce dernier auprès d'Amyntor, qui fit crever les yeux à son fils.) — Fille d'A mphidamas, éjjouse de Tantale et mère de Pélops.
Clytie, planète télescopique, n" 73, découverte par Tuttlc, en 1862.
ClytioS. Myth. gr. Fils d'Alcméon et d'Arsinoé ou Alphésibée. (Après la mort do son père, il se retira on Elido. Il passait pour l'anoètre des Clytiades d'OIympie.)
— Fils d'Eurytos, roi d'Œchalie, et d'Antiopo. (Il prit part à l'expédition dos Argonautes, avec son frère Ipliitos, et futtué par Eétès.) — Un des géants. (Il fut tué par Hécate ou ()ar Ilephïestos, armé d'une masse do fer ardent.)
— Troven. fils do Laomédon. (Il était frère do Proclée, et père dû Calétor, qui fat tué par Ajax.) — Compagnon de
Phinéo. (Il fut tuô par Porsôo.
■ I Té\éu dos lil
Père do Pirétis, \o cornilulo, aim tlo Groc tuù par
papnun do Tôltiinauuo. — Jouno guerrior nilulo, aim tlo
Cydon, un dos lils ao Phorcus. [Enéide.)
Hoctnr.
Clytippe. Myth. gr. Thespiado, môre d'Eurycapys, ([u'ollo «nit d'IIôraclôs.
ClytomÉDÊS. Myth. gr. Fils d'Enops. (11 l'ut vaincu par Nestor au cuiiibat du cesto, dans les joux funèbros côlôhros en l'honnour d'Amurync6e.)
ClYTONEUS. Myth. gr. Fils d'Alcinoos, roi des Phéaciens. (Il remporta le prix do la course dans les jeux célébrés par Ulysse.)
ClyTORIS. Fillo d'un Myrniidon. (D'après la Fable, elle fut aimée do Zcus, qui s'approcha d'elle sous la forme d'une fourmi.)
ClYTOS. Myth. gr. Un dos fils de rHcraclide Téménos- — t'u'inpagnûn do Phinéo. (Il fut tué par Porsée.) — Un dos ambassadeurs que les Athéniens envoyèrent à Eaque pour demander du secours contre Mmos. — Un dos Egyptides, fiaui-é do la Danaïde Antodicé.
CLYTRE ou CLYTRA n. f. Genre d'insectes coléoptères, de la famille des clytrînt's, comprenant des formes cylindriques, ordinairement jaunes ou rougeâtres.avec les ély très tachetés do bleu ou de noir. (On connaît une cinquantaine d'espèces de clytres, dont une douzaine propre à l'Europe. La clvtre est corn- . o *■ - i
muno sur les chênes, les noisetiers, etc.) ^'^y'"*® t&r. i fois).
CLYTRINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères phytophages, famille des chrysomélidés, comprenant les genres labidostome, lachnœa, chjlre, gynandrophtalme, coptocéphale , chilotome , etc. — Un clytriné.
— Encycl. Les clytrinés sont de taille petite ou moyenne, do couleurs vives; répandus surtout dans les régions chaudes de l'ancien monde, ils vivent sur les buissons ou les plantes basses. Les larves ont des régimes divers, suivant les genres et les espèces; beaucoup sont véritablement phytophages, d'autres vivent dans les fourmilières et se tiennent abritées dans un lourreau soyeux, glabre ou velu.
CLYTUS [tuss] n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des cérambycidés, comprenant de jolis capricornes de taille moyenne, allongés, assez cylindriques, à corselet globuleux, à antennes assez courtes, et dont la livrée est variée de bandes claires sur un fond sombre velouté, qui fait ressembler vaguement ces insectes à des guêpes.
— Encycl. On connaît près de trois cent cinquante espèces de clytus, réparties sur tout le globe; celles d'Europe sont au nombre de quarante. Couraut sur les pièces de bois ou sur les ombellifères, en plein soleil, les clytus se trouvent souvent dans les maisons, où ils sortent des bois ouvrés dans lesquels se sont nourries leurs larves, notamment le clytus quadripunctatus, jaune, tomenleux, à petits points noirs.
ÇMAÇÂNA [sol de crémation), n. m. Cimetière indien.