CLOU
CLOSTERCAMP(en allem. Klosterkamp ou Kamp).
village de Prusse (AVestphalie), aux environs de Dtisseldorf, où se livra la bataille ci-après.
Clostercamp (batau-le diï), livrée dans la nuit du 15 au 16 octobre 1760 par le corps français du maréchal de Castries au prince de Brunswick, commandant les Hanovriens. Ce dernier réussit, à la faveur de la nuit, à tourner une des ailes de l'armée française, qu'il faillit mettre en déroute sans d'Assas (V. Assas, et Dubois) qui, dit-on, donna l'éveil. Après une lutte très vive, elle repoussa l'ennemi à la baïonnette, et assura ainsi au maréchal de Brogiie la possession de la Hesse.
CLOSTÉRIDIC [sté, di) ou CLOSTRIDIE {tri-di) n. f. Division des bacilles, créée par Trécul pour des formes à tigelle en fuseau, se rapportant au bacillus amylobacter.
CLOSTÉRIE {sté-rî) n. f. Genre d'algues microscopiques, de la famille des desmidiacées, qui présentent en général l'aspect d'un fuseau courbé en croissant.
— Enctcl. Les clostéries vivent dans les eaux douces, claires et tranquilles, se réunissent en grand nombre, formant à la surface des corps inondés des masses gélatineuses d'un beau vert, d'où s'élèvent de petits cônes ou pinceaux hérissés de corpuscules reproducteurs.
CLOSTÉRIÉES Uté) n. f. pi. Groupe d'algues microscopiaues, composé du seul genre closlërie. — Une closté- RiEE. il On les appelle aussi clostèrines.
ClosTERSEVEN, bourg d'Allemagne (Hanovre) ; 1 .379 h. En 1757, le maréchal de Kichelieu y contraignit à capituler l'armée angIo-hano\Tienne du duc de Cumberland.
CLOSTRE {klosstr-') n. m. Archit. V. claustre.
— Bot. Nom donné aux cellules en fuseau ou fibres ligneuses. V. fibre.
CLOSTROSPERME (slro-spèrm') n. m. Syn. de barkhausiE, composée dont les fruits sont en forme de fuseau.
ClOS-VOUGEOT ou CLOS DE VOUGEOT, vignoble bourguignon du département de la Côte-d Or, dépendant de la commune de Vougeot, qui lui a donne son nom, et compris dans la côte de ÀVutts. D'une superticie de 50 hectares environ, il est entièrement clos de murs. Dès le XII* siècle, il en est fait mention comme appartenant aux religieux de Citeaux qui, vers le milieu du xvi' siècle, y édifièrent une maison existant encore, et en furent les seuls propriétaires jusqu'à la Révolution. A cette époque, le Clos-Vougeot fut conrîsqué, déclaré propriété nationale, et vendu, en 1791. à un acquéreur (j^ui, lui-même, le céda par parcelles à différents propriétaires. De très ancienne renommée, les vins produits par le Clos-Vougeot sont classés parmi les meilleurs des grands vins bourguignons. Le plant qui les produit est le pineau ou noirien, et le sol de culture, bien exposé, est argilo-calcaire.
— n. m. Par métonymie, on dit du clos-voogeot : Le cLos-voDGEOT Contient, suivant les récoltes, de i2 à f4 p. fOû d'alcool.
ClotaJRE I", roi franc, le plus jeune des fils de Clovis et de Clotilde. né en 497, mort à Compiègne en 5G1. Il eut en partage le pays compris entre la Seine, l'Oise et le'Rhin, avec Soissons
S our capitale (511). Il suivit ses frères ans leurs expéditions en Thuringe. Ce fut alors que son frère Thierry essaya de le faire assassiner. Il massacra, avecChildeberr , les enfants de leur frère Clodomir. (V. Cloud [saint]). Resté, après la mort de Childebert, le seul survivant des fils de Clovis. Clotaire réunit de nouveau toutes les parties de la monarchie franque dans une seule main. Son règ^ne fut marqué par la révolte de son fils Chramne, sans doute appuyé par les Gallo-Romains d'Aquitaine, qu il comprima, et par une
firemière expédition des Francs contre es Bretons (560). — Ses fils Cabibert,
GONTBAS, ChILPÉRIC et SlGEBERT Se
partagèrent ses Etats.
Clotaire n, roi franc, fils de Chilpéric I*' et de Frédégoode, né en 58-1, mort en 628. Il était âgé de quatre mois lorsqu'il hérita de la Neustrie (585). Sa mère le plaça sous la protection de Gontran.roi de Bourgogne, dont la mort, on 593, devint comme le signal de la reprise des luttes acharnécs en tro l'Austrasie et la Neustrie, entre Frédégonde et Brunehaut- Battu à Dorme 1 1 e s , C 1 otaire II perdit la plus grande partie de son
royaume (600). j,^^^^j^ ^^ Clotaire II.
La mort do
Thierry III (613) releva son autorité. Brunehaut tomba entre ses mains, et Clotaire devint maître de tous les royaumes francs. I^ Un de son règne fut tran(|uillc et marquée par des ordonnances et des couvres qui lui font honneur.
Clotaire m, fils aîné de clovis il, né vers 652. mort vers 670. Monté sur le trône étant à peine âgé do cinq ans, il eut en partage la Neustrie et la Bourgogne. Lu maire du palais, Khroïn, régna sous son nom.
Clotaire IV. Son origine est incorlaino ; mort en 720. Cliarics-.Martcl le créa roi d'Austrasic en 717, en le présentant comme un Mérovingien, afin d'abriter sous son nom la .souveraineté de fait qu'il exerçait.
Clot-BEY (Antoine Clot, dit), médecin français, no à GrcnoMe en 1703, mort on 1868. Son père, sous-officier retraité do l'armée d'Italie, mourut le laissant enfant et sans ressources. Encouragé et instruit des premiers éléments de la médecine par .Sappcy,ù Grenoble, il se rendit i MarKcille et s'engagea comme garçon chez un barbier, pour pouvoir continuer sns études, D'ahord interne, puis médecin adjoint àThôpifil de la Charité dcMarsnillofI822), il dut, i la suite d'intrigues ourdies contre lui quitter son poste. II eïcr'^ait avec succès la médecine à Marseille, quand il fut engagé comme médecin du nu^lia dl'îgvpte on 1825, Son premier soin fut d'ori^aniscr lo ctfosoil do saute
Tombeau de Clotaire I«f
et un service sanitaire pour les armées de terre et de mer. C'est lui qui fit construire lo magnifique hôpital d'Abou- Zabel, à 16 kilomètres du Caire, et il y installa une école médicale qu'il transféra au Caire en 1833. Il se distingua dans les épidémies de peste et de choléra et conquit une immense réputation.
Il a eu, en outre, une grande part dans l'organisation de l'instruction publique en Egypte. Ses travaux et ses services éminents lui valurent le titre de « bey d et celui de membre correspondant de l'Académie de médecine (1832).
A la mort de Méhémet-Ali, Clot-Bey revint se fixer à Marseille, apportant avec lui une précieuse collection d'antiquités égyptiennes, qu'il a cédée à l'Etat, en 1852, On a de lui : Compte rendit des travaux de l'école de médecine d'Abou-Zabel ; Exposé de la conduite et des travaux de l'auteur en Egypte (Marseille, 1830-1832); Mémoires sur le dragoiineau, sur l'éléphantiasts du sci'otuin; Aperçu général sur l'Egypte (1840); De lapeste obsei^ée en Egypte (^1840); Compte rendu de l'enseignement médical et du service de san té en Egypte (1849); Coup d'œil sur la peste et les quarantaines (1851).
GLOTET (tè) n. m. Sorte do clôture portative qui, jadis dans les appartements de grande dimension, servait aux mêmes usages que les paravents actuels.
CLOTHO n. f. Genre de mollusques lamellibranches pélécypodes, de position systématique incertaine, établi sur des formes fossiles dans le terrain calcaire de la Drôme et qui se Clotet.
trouvent renfermés dans
les valves de cypricardia. (L'espèce type du genre est la clotho Eaujasi.)
GlOTHO n. f. Planète télescopique, n" 97, découverte eu 1868, par Tempel.
Clotho (du gr. klôthein, filer), la plus jeune des trois Parques. (C'est elle qui filait les jours des hommes.)
Clotilde (sainte), reine des Francs, femme de Clovis, née vers 475, morte à Tours en 545. Elle était fille de Chilpéric, roi des Burgundes, qui fut assassiné par Gondebaud, son frère. Clotilde, enfermée dans un monastère de Genève, avec Chrona, sa sœur, fut demandée en mariage et épousée par Clovis, roi des Francs, Elle s'efforça de convertir son époux au christianisme.
Après la mort de Clovis, Clotilde se relira dans un monastère, à Tours, et passa le reste de sa vie dans la prière et la pratique des bonnes œuvres. Son corps, rapporté à Paris, fut enseveli à côté de celui de Clovis, dans la basilique des Saints-Apôtres, construit au lieu oîi s'élève aujourd'hui le Panthéon. Elle fut canonisée par le pape Pelage. — Fête le 3 juin. V. Clovis.
— BiBLiOGR. : Grégoire de Tours, Hisloria Francorum (Uv. II, III et IV).
Clotilde (Sainte-), église de Paris, dans le faubourg Saint-Germain, place Bellecliasse. C'est un édifice de style néo-gothique ; le plan en est dû à Gau, qui eut pour successeur Théodore Ballu. L'église de Saiote-Clotilde fut commencée en 1840, et livrée au culte en 1857.
On y remarque à l'intérieur, comme sculptures, un Chemin ae croîT, de Duret et Pradier; des bas-reliefs placés dans le chœur et dus à Eugène Guillaume; des peintures murales de Lehman et de Lenepveu.
Clotilde, reine des Visigoths, née vers 497, morte en 531. Cette fille de Clovis et do Clotilde, élevée dans la foi catliolique, avait épousé Amalaric, roi arien des Visigoths. Son mari, ayant vainement essayé de la convertir à sa religion, eut recours envers elle-même aux outrages et aux mauvais traitements. Childebert, appelé par Clotilde, ravagea les Etats d'Amalaric et emmena sa sœur avec lui ; mais cette princesse mourut pendant le voyage.
Clotilde (Clotilde-Augustine Mafleurai, dite), danseuse française, née et morte à Paris (1776-1826). Elève de Vestris père, elle débuta à l'Opéra en 1793. Sa beauté, son talent de danseuse et les qualités de sa pantomime lui valurent, dès son apparition, un succès qui l'accompagna jusqu'à la fin de sa carrière. Elle fit de nombreuses créalions dans la Dansomanie, le Betour de Zéphire, les Amours d'Antoine et Cléopàtre, Vénus et Adonis, le lietour d'Ulysse, la Fête de Mars, Proserpine, etc. Malgré ses mœurs galantes, Boiëldieu l'épousa. Elle fut cause de l'exil volontaire auquel il se condamna pendant près de dix années.
Clotilde de Savoie (Marie-Thérèse-Louise), connue sous le nom de princesse Clotilde, née en 1843 à Turin. Fille du roi d'Italie Victor-Emmanuel et de Marie- Adéla'ide, elle épousa, en 1859, le prince Napoléon (Jérôme). Très pieuse, la princesse Clotilde vécut volontairement éloignée de la cour bruyante des Tuileries. En 1872, elle suivit le prince Napoléon en exil; mais, lorsqu'il rentra en France, elle demeura au château de Moncalicri, où elle continua de résider après son veuvage.
CLOTÔIR n. m. Syn. de closoiu, en vannerie.
CLOTURE (du lat. pop. clausitura} n. f. Enceinte qui ferme un espace do terrain : Mur de CLÔTORE. Ci-ôTUHK de kaics. Il Enceintedebois,de maçonnerie ou de serrurerie, qui sépare lo chœur d'une église du reste do l'édifice. Il Ensemble des barrières qui tiennent enfermées les religieuses cloîtrées, et qu'il leur est défondu de franchir: La princesse Clotilde. Autrefois, le roi de France ar ait
le droit de franchir la clùtukk de tous les couvents du royaume.
— Action do clore, d'arrètor, do terminer une chose : Clôtuke d'un compte, d'un exercice, d'une session. Clôtubk
d'un théâtre, d'un café, d'un bal. \\ Se dit particulièrement, dans les assemblées délibérantes, de la fin d'une discussion qui est suivie du vote : Demander la clôture. Prononcer la clôtlre. il Se disait autrefois de la fermeture des bureaux de la loterie, la veille du tirage : Clôture de la loterie de Paris, de Lyon.
— Obligation de garder le cloître : Vœu de clôture. (V. COUVENT.) Il Etat d'une personne qui est tenue ou qui reste enfermée : La clôture des feimnes, en Orient, suit naturellement la polygamie. [Montesq.) [Peu usité.]
— Dr. Clôture de comptes. Jugement qui intervient sur une instance de compte, li Clôture d'inventaire. Acte qui, autrefois, terminait l'mventaire fait par le conjoint survivant, pour empêcher la continuation de la communauté.
— Dr. féod. Droit de clôture ou de dosage, Droit qu'avait le seigneur de faire clore ses vignes et entretenir leur clôture par ses vassaux.
— Joaill. Facettes en forme de petits triangles qui, dans une pierre précieuse taillée, constituent le dernier rang et se relient aux losanges ou plats. (Les doubles clôtures sont les mêmes facettes partagées en deux.)
— Encycl. Dr. L'article 647 au Code civil, reproduisant une disposition du décret des 28 septembre-6 octobre 1791, déclare que tout propriétaire peut à son gré clore ou non son héritage. Cette faculté est du reste imprescriptible. La renonciation à ce droit ne peut s'induire que d'une stipulation formelle ou d'une servitude inconciliable avec la faculté de se clore.
L'existence d'une clôture comporte des conséquences diverses : d'abord celle-ci que le propriétaire d'un mur ne peut se refuser à en céder la mitoyenneté, et cette autre que, quand la clôture remplit certaines conditions, elle soustrait l'héritage à l'exercice de la vaine pâture, du ban de vendanges, etc.
La clôture confère encore, à de certaines conditions, le droit de chasse en tout temps et sans permis sur les terrains enclos. Les gardes champêtres et les gardes fo restiers ne peuvent pénétrer sur un terrain clos sans l'assistance du commissaire de police, du juge de paix, ou du maire ou de son adjoint.
Le principe de la liberté de se clore comporte des restrictions, notamment du chef des servitudes légales : servitude de halage, servitudes militaires, servitudes résultant d'un plan général d'alignement. Les servitudes de passage ou pour l'écoulement des eaux restreignent aussi la portée de ce droit.
L'article GG3 du Code civil oblige les propriétaires de deux fonds contigus, situés dans une ville ou un faubourg, à contribuer aux dépenses d'entretien ou de construction d'une clôture commune. L'article 663 ne vise, du reste, que les clôtures séparatives entre maisons, cours et jardins. Les dépenses entre propriétaires voisins se répartissent en principe par moitié. En général, on décide qu'on peut se soustraire aux obligations de l'article 663 en abandonnant son droit de mitoyenneté. Le droit conféré par cet article est imprescriptible, mais la juiisprudence décide qu'on peut y renoncer.
Il y a d'autres cas de clôture forcée. Ils résultent de textes législatifs ou d'ordonnances de police; exemple : l'ordonnance de police pour la ville de Paris du 10 juillet 1871, du 6 septembre 1880 pour la ville de Bordeaux, etc.
Au point de vue pénal, le fait de destruction de clôture est prévu et puni par l'article 456. Le bris ou la violation de clôture devient aussi une circonstance aggravante du vol. La loi pénale entend le mot «clôture» dans le sens le plus large et même quand il n'y aurait pas de portes fermant à clef ou quand la porte serait à claire-voie et ouverte habituellement.
— Dr. parleni. On distingue : i" la clôture d'une discussion, prononcée d'office par le président de l'Assemblée lorsque personne ne réclame la parole, ou par l'Assemblée elle-même, lorsqu'il reste des orateurs inscrits qui ne renoncent pas à la parole. (La clôture ne peut être mise aux voix quand un ministre ou un commissaire du gouvernement demande la parole, et le droit qu'on a de toujours répondre à un ministre fait obstacle à ce que l'Assemblée soit consultée sur la clôture si un membre a manifesté le désir d'en user); 2" la clôture des scru/ms,
Frononcée par le président, qui prend les convenances de Assemblée; 3" la clôture des séances, dont le prononcé appartient au président seul. (A partir de ce moment, nul ne peut prendre la parole et les comptes rendus cessent d'enregistrer les explications échangées); 4'^ la clôture des sessions, ordinaires ou extraordinaires, prononcée par le président après la lecture, par lui-même ou par un ministre, du décret qui l'ordonne.
CLÔTURER v. a. Fermer, entourer de clôtures : Clôturer un chantier, mi jardin.
— Fig. Terminer, mettre fin à, faire, célébrer la clôture de : Clôturer les débats, la session.
CLÔTURIER {ri-é) n. m. Vannier qui ne fait que de la vannerie battue.
CLOU (du lat. clavus, même sens) n. m. Morceau de métal qui a une pointe et une tète, et qui sert à fixer ou à suspendre quelque chose: Clou dt fer, d'acier, de cuivre. Clou à crochet. Mettre, Fixer, Enfoncer, Rabattre, Hiver un CLOU. Il Tête de clou servant d'ornement : Les portes mo«resqucs sont ornementées de gros clous de métal
— Agric. Ergot des céréales. (Peu us.)
— Art vétér. Tumeur dure, grosse comme une noix, qui parait sur les téguments des bêtes à lame, il Clou de rue ou simplement Clou, Maladie du pied des chevaux, produite par l'introduction d'un clou ou d'un autre corps étranger dans le sabot.
— Blas. Clou de la Passion, Figure représentant un des clous qui ont servi au crucifiement du Christ.
— Bot.. Nom vulgaire de diverses espèces do champignons, à cause do leur forme.
— Econ. dora. Clou de girofle. Boiiton à fleur du giroflier, employé dans un grand nombre do préparations culinaires. Il Pop. Dont longue, noire, déchaussée, qui ressemble à un clou dr girofle.
— llist. rom. Clou annal, Clou que lo promior magistrat do Ronio idantait chaque année dans lo temple do Jupiter, jiour iormor ainsi une sorte de calendrier.
— .Joaill. Taille particuliôrq du diamant, que l'on appelle
aussi TAULE TROrUNDE.
D'arRenl, h trois cloiis <k' la l^asbior»
d'a/.iir ik-ux et un.
— Mar. Clous à maugère, Clous en cuivre servant à la fixation dos tVuilles do cuivre du doublaf^o du naviro.
— Min. lîarru do for iixéo vorticalenioiit dovaiit la llùcho d'un cliion de mine ou cliariot circulant dans les galeries, atÎQ do maintenir la direction du vôhiculo. ii Amas de
S otites pierres dans une veine de charbon de terre, il Nom onné par les marbriers aux fragments durs ot informes roncontrés dans la texture du marbre, tl On les appelle aussi ORAiNS et durillons.
— Patliol. Nom vulgaire du furoncle, li Chu hystérique. Douleur vive en un point circonscrit de la tôto, qui se manifeste principalement chez les femmes hystériques, ot que los malades comparent à la douleur que produirait un clou enfoncé on cet endroit.
— Pharm. Clou fumant. Préparation résineuse et nromatiquo, brûlant ao-ns flamme et à laquelle on attacliait dos propriétés thérapeutiques. Voici la composition ; baume de benjoin, 80 ; baume de Tolu, 20; santal citrin, 20; nitrate do potasse, 40 ; charbon végétal, 500. Chacune de ces substances est réduite en poudre, et on opère un mélange intime quo l'on transforme en pâte au moyen d'un mucilage de gomme adragante. (On divise la pâle en petits cônes de 2 à 3 centimètres de hauteur, quo l'on appelle
aussi PASTILLKS DU SÉRAIL, PASTILLES FUMANTES, OtC.)
— Pop. Mont-de-piété, â cause des objets que l'on vient y déposer, et qui sont comme accrocliés à un clou, parce qu'on no s'en sert pas tant qu'ils restent là : Mettre sa montre au clou, ii Prison, poste ou salle de police : Se faire mettre au clou, ii Outil, dans le langage des ouvriers : Emporter tous ses clous. Il Vieux vélocipède.
— Techn. Cheville ou pince de fer dont les tapissiers de basse lisse se servent pour faire tourner les ensuples.
il Clous à river, Gros clous de cuivre sans pointe, dont se servent les chaudronniers, il Tête de clou, Mauvais caractère d'imprimerie.
— Théâtr. Scène à effet, attraction qui assure le succès, à laquelle il s'accroche, ii Par ext., on dit dans le même sons : le clou il'tm livre; le clou d'une fétp, etc.
— liOC. fam. Celane vaut pas un clou. Cela ne vaut rien. (On dit quelquefois nn clou à soufflet. Allusion aux clous dorés dont on orne les soufflets, et qui ne servent à rien.)
Il Etre maigre comme un clou, Etre gras comme un cent de clous. Etre fort maigre, il Compter les clous de la porte. Attendre longtemps à une porte, il Mettre un clou à sa roue. S'arrêter, ne pas poursuivre, se corriger, changer de conduite, il Hiver son clou à quelqu'un. Lui parler de telle façon qu'il n'ait rien à répliquer, ii Planter son clou. S'établir à demeure quelque part, ti Cela ne tient ni à fer, ni à clou. Se dit, au propre, de ce qui sert à meubler sans être scellé dans la muraille ; au figuré, dune affaire peu sérieuse, d'un travail mal fait.
— Loc. pRov. : Un clou chasse l'autre, Une nouvelle passion, un nouveau goût en fait oublier un autre, il Se dit aussi des personnes qui se succèdent, qui se remplacent : C'est surtout dans les ministères qu'on peut dire
qUTJN CLOU CHASSE l'ADTRE.
— Encycl. Les clous, qu'ils soient en fer. en fonte de fer, cuivre, laiton, zmc, s'emploient couramment à mille usages. Ceux en fer présentent de très nombreuses variétés de types, qui, la plupart du temps, se subdivisent euxmêmes en catégories distmctes, suivant les dimensions et les poids de ces ditïerents types.
Les principales variétés de clous sont les suivantes : clous ou pointes de Paris, universellement connus ; les clous à bateau, utilisés par les maçons pour la consolidation de la maçonnerie des cloisons; les clous à plafonner et à latter. dont l'emploi s'explique suffisamment par leur seule désignation; les clous à parquet, à penture, à crochet; les clous rivés, barbelés, etc. Ces diverses variétés
Clous : 1 et 2. Téte8 en bronze (xv" a.). — 3. A cheval, — i-, A patle. — 5. Pointe de Paris, — 6. A crochvt. — 7. Bioquctlc einboutOe. — 8. En cuivre. — 9. Semence. — 10. A Itite de diamant. — 11. De tapissier. — 12. De galoche. — 13. A bateau. — Ii. A cambrer. — 15. De cordonnier. — 16. En tôle découpée.
trouvent leur emploi dans la construction des bâtiments, en menuiserie, cnarpenterio, serrurerie, etc. La forme de la tôto de ces clous ditTôre suivant les types auxquels ils appartiennent; c'est ainsi quo l'on a los clous à tête de diamant, à tête plate, à tête méplate, etc.
En outre de ces variétés do clous, it convient oncoro do mentionner les clous caboches, dont se servent los cordonniers pour forrer la semelle dos grosses chaussures; les braguettes, clous très pointus ot àtrès large tète, qui so sul)di visent en broquettes à l'anglaise, emboutéea , semences, etc.; les clous découpés, qu'une machine, sorte d'omporto-piôce , enlève dans une plaque de tôle on fer doux; les clous fondus, constitués par do la l'onto do fer coulée ot moulée, ot quo l'on étamo ensuite; los clous a chevaux, destinés A maintenir les fers à. la corne des* pieds de ces animaux; enlin, les clous à tapissiers. i\mit un type particulier so distingue de tous los autres on ce sens quo la tôte est large, hémisphérique ou à pointe do diamant, et on cuivre, tandis que la tige seule est on fer.
Los clous en zinc, utilisés dans la couverture des bAtiments, portent dilï'éronis noms. Ils s'appellent pointes ou clous à ardoises, à pannes, clous semences et clous à dnublagr, etc. Los clous A doublage s'emploient principalement flans l'établissiMnent dos portos d'écluses, ot aussi dans celui des barragos.
Les clous en cuivr»5 on laiton servent aux tapissiers et aussi aux couvreurs jniur lixor ïr.s grandes ardoises.
(On emploie à la labrication dos' clous dos machines d'un débit considérable et qui donnent dos produits toujours réguliers.)
-- Art milit. anc. liOs clous à onclouor les pièces dn canon étaiiMit do gros clous d'environ **n <-(^nLimétros de long, iiont la nointn avait .■» '"/'" do diamètre ot la této jires(|Uo le douldo. Ou los enfonçait dans la lumière des
f décos, d'abord à. petit.H coups de martoau, puis on cassait a partie non enfoncéo ot l'un cherchait u rivur lo clou, en
fVappant & grands coups de marteau sur la tâte et à coups de roiouloir sur la pointe. — Avec les pièces so chargeant uar la culasse, l'anclouago n'a plus de rai- .son d'être, lo mécanisme de formeture pouvant être mis hors do service par des procédés plus prompts.
— Art vétér. Le clou de l'ue superficiel peut guérir rien que par l'introduction dans la blessure d'un antiseptique vulgaire, rossenco do térébenthine. Lo clou de rue profond ne guérira que par une opération méthodique consistant en un évidement en forme de cône creusé au moyen d'un instrument tranchant ad hoc nommé feuille de saugo, qui met bien à découvert le fond de la blessure tout en extirpant los tissus lésés, et par des pansements méthodiques au moyen d'un antiseptique puissant, le sublimé corrosif, en solution dont on imprègne du coton hydrophile, ou en poudre, répandue au fond et sur los parois du cône d'opération. Un clou de rue profond peut amener la mort par gangrène des tissus lésés et septicémie consécutive, ou par tétanos, le bacille de Nicolaiev, très répandu dans les terres cultivées et les fumiers des écuries, pénétrant souvent dans la blessure.
— Archéol. Le moyen âçe et le xvi' siècle ont attaché une grande importance à la fabrication des clous à tètes ciselées, car ils servaient à orner quantité d'objets d'architecture et d'ameublement, les armures ot quelques pièces du costume, comme les ceintures, les baudriers, les escarcelles. Jusqu'au xviii" siècle, même, on fabriqua encore de beaux clous ; les Espagnols et les Portugais en ont fait de très grands : la tête est emboutie comme un timbre, puis repercée, ciselée, gravée, et qui sont de véritables merveilles. Cette tradition s'est conservée en Arabie ot dans le nord-ouest de l'Inde, où les portos ont des bossettes et des bases de heurtoirs construits sur les modèles laissés par les anciens conquérants portugais.
GLOUAGE (af) ou CLOUEMENT {kloû-man) n. m. Action ou manière de clouer : Un clodage régulier. Il Répartition des clous sur un objet.
CLOUCOURDE n. f. Nom vulgaire de l'héliotrope du Pérou, d'une variété d'anémone appelée encore coquelourde, et aussi de l'hépatique cultivée.
Gloud ou GlodOALD (saint), le plus jeûna des fils de Clodomir, né vers 522, mort à Novientum (auj. Saint- Cloud) vers 560.
— Encycl. a la mort de Clodomir, roi d'Orléans, ses trois enfants : Théobald, Gonthaire et Clodoald furent recueillis par leur aïeule, la reine Clotilde; mais Childebert, roi de Paris, et Clotaire, roi de Soissons, convoitant le royaume de leur frère mort, adressèrent à Clotilde un message ainsi conçu ; a Envoie-nous les enfants, pour quo nous les élevions à la royauté. » Joyeuse, Clotilde les remet au messager en leur disant : « Je croirai n'avoir pas perdu mon fils, si je vous vois régner à sa place. » Peu après, elle recevait de la part de Childebert et Clotaire un nouvel émissaire, Arcadius, qui lui présenta des ciseaux et une épée nue. Atterrée, la vieille reine s'écria : n S'ils ne doivent pas être élevés à la royauté, j'aimo mieux les voir morts que tondus. " Deux des enfants, Théobald et Gonthaire, furent poignardés par Clotairo; Clodoald fut sauvé par des serviteurs fidèles. Dans la suite, il se coupa les cheveux de ses propres mains, se consacra à la vie religieuse et fonda dans les environs de Paris, en un lieu appelé Novientum, un monastère qui prit le nom do Saint-Clodoald ou Saint-Cloud. — Fête le 7 septembre.
Gloud, Glodulphe ou Flondulphe (saint), évoque
de Metz, né vers C03, mort en 696, fils de saint Arnould. Il devint ministre du roi d'Austrasio, puis fut élu par le peuple évôquo de Metz en 656. Avant d'entrer dans le clergé, il avait été marié et avait ou plusieurs enfants. — Fête le 8 juin.
CLOUDET (de) n. m. Nom vulgaire du hibou.
CLOUÉ n. m. Chaussure dans laquelle l'empeigne et la serntdlo sont réunies, non par une couture, mais i)ar une clouuro composée do chevilles on cuivre.
GlouÉ (Georges-Charles), marin français, né en 1817, mort en 1889. Admis à l'Ecole navale en 1832, il servit avec distinction ot était vice-amiral en 1874. Il prit, en 1878, le commandement en chef de l'escadre d'évolutions. Ministre de la marine danslo cabinet Ferry, il garda ce portefeuille de 1880 à 1881. En 1881, Cloué, déjà membre correspondant du Huroau des longitudes, en fut nommé membre titulaire. Le il novembre suivant, il céda le portefeuille do la marine au capitaine do vaisseau Gougeard. On lui doit des ouvrages estimés : Itenseignements hydrographiques sur la mer d'A zof (ISSG); Pilote de Terre- Neuve (1870); le Filage de l'huile : son action sur tes brisants de la mer (1887).
CLOUEMENT (kloû-man) n. m. Techn. V. clouage.
" Particiil. Mise en croix do Jésus-Christ : 'Tableau qui représente le clouiîment. (Peu usité.)
CLOUER V. a. Fixer avec des clous : Cloukr une planche, des ardoises, des tapisseries. \\ Former à l'aido do clous : Cloukk une caisse.
— Par ext. Fixer solidement commo avec un clou ; tenir fortement : Clookr son adversaire d'un coup d'êpée. Clodkr quelqu'un contre un mur. \\ Kondro fixe, immobile, ompéchor do remuer : La peur, parfois, clouk Ifs pieds au sol.
— Retenir en un lieu, omi)écherd'on sortir : /.es alfaires nous CLUUKNT là où nous nous plaisons te moins. Malade CLOOii dans son lit.
— Fig. Fixer, arrêter, rendre immuable : Clooiîr un sentiment au cwur. \\ Introduire, mettre, ajouter : Clouku des épithètcs «».k substantifs.
— Pop. Clouer le bec à quelqu'un, Lo réduire au silence.
— Mar. Clouer son pavillon, Lo fixer A demeure au mût pour qu'il ne piii.sso ni tomber, ni être amené. (Cela indique la résolution do combattre jusqu'à la mort).
Cloué, ée, part. nass. du v. Clouer.
— Blaa. So dit du collier d'un chien, dos fors d'un cheval, du troillissé et do D'arRont h In toute autre pièce oii il y ados clous d'un "';"'d'ii''"»ljiKn.'iiI(>8 ùmail nartic'ulior. \ lil^cl" di^oùl'."-"
Se Clouer, v. pr. Ktro cloué : Les tôles des chaudières si: cloubnt à froid. — Par o.\t. S'arrôtor, se lixer.
— Fig. S'atiai-hor. .s'adounor.
— Anton. Dèclou«r.
Jehaji Clouet.
CLOUAGE — CLOUTIER
CLOUÈRE n. i. Techn. Syn. de cloutière. V. ce mot. CLOUET (è) n. m. Petit ciseau de for ayant une tête, à l'usage des tonneliers.
Clouet (Johan.premierdu nom), peintre, né à Bruxelles dans la première moitié du xv siècle. Il est devenu la souche dune famille do peintres qui se sont distingués. Il fut lui-même attaché à la maison du duc de Bourgogne.
GlOUET (Jehan, deuxième du nom), peintre de l'école française, fils du précédent, né vers 1485, mort en 1545. Peintre ordinaire de François 1" ot son varlet de chambre, titre alors fort recherché même par des gentils hommes, Jehan Clouet, qui avait substitué à son prénom celui de " Jehannet », s'est surtout fait connaître par les magnifiques portraits du roi, des princes, des princesses eft des grands seigneurs de la cour. De 1524 à 1528, il
f)eignit deux fois le roi. Dans e premier portrait, qu'on admire à Florence, où il passe pour un Holbein, François I" est à cheval avec son armure : il est coifTé d'une toque noire empanachée. Dans le second, grand comme nature, il est à mi-corps, de trois quarts, en pourpoint de satin gris clair brodé d'or et avec la même coiffure. Cette peinture légère, d'une rare finesse, est pleine de charme et de puissance dans sa naïveté. Glouet (François, troisième du nom), fils du précédent, né vers 1510, mort vers 1572. Il avait à peine trentecinq ans quand il succéda à son père, en 1545, dans la double charge do valet de chambre et de peintre ordinaire du roi. Il peignait, faisait de charmantes miniatures et des dessins au crayon d'une finesse exquise. Son œuvre est immense, et, bien qu'il n'ait signé qu'un très petit nombre de toiles, on reconnaît aisément son dessin net et clair, sa noblesse d'allure, sa finesse de modelé. Au musée d'Anvers, on admire de lui un portrait de François II enfant qui doit être de 1547. C'est un chefd'œuvre de distinction et de simplicité. On admire aussi, au musée du Louvre, de beaux portraits d'Elisabeth d'AutricheetdeCharlesIX. François Clouet.
Le musée de Berlin possède de François Clouet un beau portrait de François II ot celui du duc d'Anjou (Henri /jf7), qui comptent parmi ses chefs-d'œuvre.
Glouet (Louis), chimiste français, membre associé do l'Académie des sciences, né à Singly, près do Mézières, en 1751, mort en 1801, fut professeur à l'école de cette dernière villo, et trouva, à l'époiiue de !a Révolution, lo moyen do fabriquer l'acier fondu ou fer forgé. Ses procédés, pratiipiés dans la manufacture de Daîgny, dont il devint directeur, permirent aux arsenaux de Douai et de Metz de fournir les armes nécessaires ù. la défense nationale. La plupart do ses travaux sont consignés dans les « Annales de chimie u et lo «Journal dos mines u.
CLOUEURE (rad. don) n. f. Rivure de chacun dos anneau.x d'une pièce do mailles au Xiv" siècle.
-■ Encycl. On entendait par pièce Anneaux à cloueure. do haute cloueure celle dont les anneaux présentaient un rivet A haute tôto rondo, ou grain d'orge, garantie de belle exécution ot de grande solidité. La villo de Chambli était ronomntée pour sa labriciiie do mailles. D'une façon générale, on dit <- clououro do Chambli " i>onr la manufacture ollo-mémo.
CLOUIÈRE n. f. Tochn, V. CLOUTiiiRK.
CLOUTAGE [tof) n. m. Action de fixer le fer à la corne du pied du cheval, il Cloutage à glace. Désigne los clous, on forme do crampons, quo Ton intîsrcale au milieu des autres, par temps do verglas, pour ompficher los chovaux do glisser.
CLOUTER v. a. Garnir, ornor do clous : Cloijtkb un coffret, une tabatière. Il Clouter un carrosse. Garnir la partie supérieure, sur tout son contour, de plusieurs rangs do gros clous bronzés, pour un deuil officiel.
GLOUTÈRE n. f. Petite enclume à l'usage dos cloutiors.
CLOUTERIE {ri) n. f. Commerce ou fabrication dos clous. Il Usine oi"! l'on fabrique des rlous.
— Encycl. Il existe, on France, deux catégories distinctes do clouterie mécanique ; la clouterie mécanique commune, dont les produits s appellent semencr:^. l^issettes, héquets et cious a anloises , et la clouterie mécanique extra, dite clouterie façon forgée, qui imite lo clou fait A la main. Cette seconde catégorie i-onip rend hvs clous pour chaussure, emballago, nuMiuiserie, etc.; on la ditVéreiicio do la premiéro |>ar ta forme do la tète et la tinesso dos liges.
CLOUTIER (ti-é) n. m. Techn. Fabricant un marchand do clous.
— Cioulier d'épingles. Ancien nom dos épingliors.
— K^cYCL. Archéol. Los corporations do ctuutnrs furent, au cours dos temps, obligées d'obéir ù des statuts aussi étroits que ceux dos autres corps. Au xviii" siècle, encore, tout appionti oui voulait passor imiitre devait faire lui-même de la rhovillo clous pointus sans têlo pour lu chaussure, dus •■ clous
CLOUTIÈRE — CLUBIONE
d'un liard i>), et des clous à ardoise. Les cloutiers no faisaient pas toutes les besognes où s'employaient les clous, car, au moyen âge, on appelait clouteurs ou doivetours les ouvriers qui garnissaient de clous les courroies, ceiotures, baudriers, etc.
CLOUTIÈRE {ti-èr') n. f. Boîte à compartiments dans laquelle on distribue les clous par catégories de grosseurs.
11 Pièce de fer percée de trous comme une filière, dont on se sert pour faire, à la main, les tètes des clous et des \ is. (Dans ce dernier sens, on dit aussi clouère, clouiere, cloutère et clou-
VIÈRK.)
CLOUURE n. f. Emploi de clous, il Endroit oii un clou est enfoncé, il Opération consistant à réunir doux feuilles de tôle de fer ou de cuivre, au moyen de rivets, il Machine employée, en chaudronnerie, pour opérer la clouure ou rivure.
CLOUVC n. m. Variété de cormoran que l'on peut dresser pour la pèche du poisson de mer.
CLOUVIÈRE n. f. Techn. V. cLOOTiiiRE.
Clouzeaux (Les), comm. de la Vendée, arrond. et à 7 kil. de La Roche-sur-Yon, sur lo Tinon, sous-affluent de l'Yon ; 1.237 hab. Ch. de f. Etat. Commerce de grains.
ClOVIO ou KliOVIO (don GiuHo). miniaturiste italien, né à Grisonne (Croatie) en 1498, mort à Rome en 1578. Attiré vers les délicatesses de la miniature, il devint de bonne heure un excellent artiste. Très jeune encore, il fut appelé à la cour de France et ne revint à Rome qu'après la mort de Louis XII, qui l'avait comblé de biens et d'honneurs. Entré plus tard dans les ordres, il fut attaché, en qualité de chanoine, à la maison d'Alexandre Farnèse. La Bibliothèque nationale possède de ce maître les miniatures d'une psalmodie romaine. On connaît aussi, à Florence, une Déposition de la Croix, miniature exquise de couleur. On signale encore plusieurs portraits de grands personnages, répandus dans les principales galeries de l'Europe. A la grâce, à la finesse du pinceau, Clovio joignit la fierté du aessin et le coloris. Parmi ses meilleurs ouvrages, nous citerons encore un manuscrit de l'Office de la Vierge, qu'il orna de peintures pour le duc de Florence : la Procession du corps de Notre-Seigneur à Rome, et la Fête du mont Testacio.
GlOVIS I", roi des Francs, né vers 466, mort sans doute à Paris, à la fin de l'année 511. Il était fils du roi des Francs Childéric. Il n'était que l'un des chefs saliens ; Grégoire de Tours nomme, outre Clovis, Ragnacaire. qui commandait à Cambrai ; deuxfrères de celui-ci, Richard et Rigouin ; Chararic, qui régnait à Thérouanne. Il y avait d'autres chefs encore, dont les noms ne nous sont pas connus. Clovis entama une lutte contre Syagrius qui, sans titre officiel, groupait en Gaule les éléments romains. II le vainquit à Soissons : Syagrius se réfugia à Toulouse; mais Clovis se le fit livrer par le roi des Wisigoths, Alaric, et le fit mettre à mort. Il v eut alors substitution de Clovis à Syagrius dans la domination du nord de la Gaule romaine, plutôt qu'occupation du pays par les Francs. Le mariage de Clovis avec ClotilJe se place en 493. Clotilde était fille de Chilpéric et nièce catholique d'un roi arien, Gondebaud. C'est son influence qui amena Clovis au christianisme. Grégoire do Tours rapporte que Clovis se décida sur le champ de bataille de "Tolbiac, oii il vainquit les Alamans (496^. (V. Tolbiac.) Après sa victoire, le roi franc se ht baptiser avec trois mille de ses soldats. Cette conversion amena l'union entre la France et les Gallo- Romains, et donna aussitôt à Clovis, puis à ses descendants, une grande supériorité sur les autres chefs francs. Elle eut une incontestable influence sur l'extension de sa domination en Gaule.
En 500, Clovis vainquit Gondebaud, roi des BurgTindes, sur les bords de l'Ouche, près de Dijon, et réduisit les Burgundes à une sorte de vassalité; puis il attaqua les Wisigoths, qui furent vaincus à Vouillé, non loin de Poitiers (507). Alaric II y trouva la mort. Les derniers épisodes du règne font moins d'honneur au chef barbare : il recourut à une série d'assassinats pour se débarrasser de tous les petits chefs francs, de manière à demeurer le maître unique. Il fut enterré à Paris, dans la basilique des Saints-Apôtres, qu'il avait fait construire.
Il laissait quatre (ils : Thierry, Clodomir, Childebert et Clotaire (les trois derniers, fils de clotilde), qui sa partagèrent le royaume. La source pour 1 étude de son rogne est la CAroni^ue de Grégoire de Tours.
— BiBLiOGB. : Godefroid Kurth, ClovtM (Tours, 1896); l'abbé Ulysse Chevalier, Répertoire des sources historiques du mouen Age (Paris, 1877) et supplément (Paris, 1888).
— Iconogr. Il n'existe point d'effigi*»
authentique de Clovis, pas plus que •!- Clotilde. Mais on trouve des statuportant le nom de Clovis â Chartres, a Corbeil, etc. Le Clovis do Chartres est des plus remarquables : front plat, ai cades sourcilières relevées, yeux a fleurs de tôte, longues joues, nez largo ment accusé â la base et un peu tombant, droit sur son profil; une bouch(^ largo, ferme, un bas visage carré, «le longs cheveux ondes, semblent repru duire lo vrai type do vieux Gaulois. Une autre statue, qui se voit dans l'église do Saint-Denis, provient 'ie Notre-Dame de Corbeil. Alexandre Lr;noir l'avait (ait transporter au rausco des monuments français, ainsi que celle , ,^,^,, ,(,| ,,, de Clotilde, qui a la mémo origine et (Stâtuenù u cailléqui est aujourd hui <lans le mémo lieu, drale de ChartrcB.)
J*es portraits moderne» do Clovis, sculptés, peints ou gravés, sont des images de nure fantaisie. En général, Clovis v est représenté avec la longue et épaisse clieveliire merovinijicnnc, une barbe abondante et souple, des traita énergiques et une physionomie martiale. Signalons, notamment, la ric(o/re de Clovis à Tolbiac, par Ary Schetrer. a ■Versailles; un autre Clovis a Tolhiac, par Joseph Blanc, au Panthéon.
Plusieurs faits do l'histoire do Clovis, sa victoire à Tol-
Monnaie de Clovis II.
biac, sa conversion, son baptême, etc., sont représentés dans les belles tapisseries du xv» siècle que possède la cathédrale de Reims et où est retracée la vie de saint Rémi : les costumes sont ceux de l'époque où les tapisseries ont été exécutées.
Clovis n, second fils de Dagobert, né en 632, mort en 656. Il eut en partage la Neustrie et la Bourgogne (638). Cependant, il no régna que de nom ; car ses deux royaumes furent gouvernés par sa mère Nantéchilde et par les maires du palais Ega, Arcbambaud (Erchinoald) et Flaochat. Dans un moment de disette, il donna aux pauvres l'argent qu'il avait dans ses coffres; les chroniqueurs ne nous l'en dépeignent pas moins comme adonné au vin et à la débauche. Il eut de sonépouse sainte Bathilde trois fils : Clotaire, Childéric et Thierry.
Clovis ni,
roi de France, fils
de Thierry HT,
né en 682, roi en
691, mort en 695.
Il fut roi de Neustrie et de Bourgogne, roi nominal, sous
la main puissante du maire du palais Pépin d'HéristaJ.
CLOVISSE (du provenç. clauvisso) n. f. Nom, en Provence, de la venus virginea et do la venus decussata, coquillages estimés et très abondants.
CLOWN (pron. angl. kla-oun' ; pron. franc, kloun — mot angl.) n. m. Paysan, rustaud; gros farceur. (Peu us.) Il Personnage grotesque du théâtre anglais ; acteur qui joue ce personnage : Les CLOWNS de Skakspeare ont dus domesticités hautaines (Vacquerie.) il Dans les cirques. Artiste d'une grande agilité, d'une grande souplesse. (Se dit surtout des paillasses qui divertissent le public par leur feinte maladresse, leur bêtise apparente, leurs lazzi.)
— Enctcl. Ce type grotesque nous a été donné par l'Angleterre, qui l'avait emprunté au gracioso du théâtre espagnol. Afin d'amuser la foule, il y eut toujours dans les pièces espagnoles un gracioso ou paysan-bouffon, ordinairement domestique du héros. Ce personnage avait lo droit d'assaillir de ses plaisanteries, non seulement les acteurs , mais même l'auditoire. Cet usage irrégulier passa de la scène espagnole sur le théâtre anglais, et
Monnaie de Clovis III.
Clovis!
Hamlet, dans ses instructions aux acteurs, signale cette licence. Depuis environ un siècle, le clown n'est plus nu personnage de pièces parlées. C'est un pitre excentrique, proche parent des jesters et des ininstrels, auxquels il a emprunté la jocrisserie : un personnage de grande adresse qui excite le rire par des dislocations et des tours d'équilibre bizarres, par des fantaisies abracadabrantes et des mots d'esprit parfois spirituels. Pas un cirque, un manège même forain, qui n'ait à son service au moins un ou deux ■'lowns, chargés de varier le spectacle par les intermèdes entre les exercices équestres.
La France a fourni quelques clowns célèbres, mais le i-lown est resté une spécialité anglaise, parce qu'il personnifie ce penchant extraordinaire pour l'excentricité, iui est un des symptômes de la mélancolie anglo-saxonne. Les clowns les plus renommés furent: Auriol, Mazurior et Joa Grimaldi. Après eux, Kemp, Bnswell, Cander. Lanfiion, Tony Grice. les frères Hanlon-Loe, Billy llaydL-n et enfin Foolit et Chocolat.
CLOWNERIE !kluun'-ri ou klôn'-rî} n. f. Art, prufcssluii, plaisanterie, tour de clown.
CLOVÈRE Udo-ièr' ou kloa-ièr' — ào claie, anc. forme de clnif, panier d'osier) n. f. Panier à huîtres, et qui en coiilient vingt-cinq douzaines, n Contenu d'un de ces paniers : Mauf/t:r une CLOYiÏRiî. » Panier dans lequel on mot un assoriiment de poissons pour l'usage d'une famille.
Cloyes, cb.'l. de cant. d'Eure-et-Loir, arr. et à 12 kil. <\o Cliâl.naiKhm, au conilucnt duLoir et duDroué; 2.:i-ii Ii. {Cloi/sic/is. cnnes.) eu. âo f. Orléans. Fabriques de chaux, do lan ; tanneries, tuileries. — Le canton a 15 comm. et 12.107 h.
Cloyne, ville d'Irlande (Munster [comté do Cork]); 3.2(jo hab. Kvêclié catholique fondé au vi* siècle par saint Colman, aujourd'hui évéché do Cloyne-o^Ross ; évéchô anglican de Cork-Cloyne-et-Ross. Belle cathédrale gotliique; ancienne tour rondo de :iO mètres d'élévation. Aux environs, exploitation de marbres.
Gluacina. Myth. rom. V. Ci.oacina.
CLUB mot angl. — La vraie prononciation serait ktcub, et un lo dit quelquefois en français, comme dans Jockey-
kleub, Touring-kleub, par exemple ; mais, le plus souvent, on prononce, à la française, klub) n. m. Réunion où l'on s'occupe de politique, et, spécialement. Réunion révolutionnaire, démagogique : Club des Jacobins. \\ Cercle de premier ordre où les gentlemen se réunissent pour jouer, lire les journaux, jpotmer : Le Jockef/-CL.VB. il Société sportive : Cldb alpin. Tour in g -clvb. il Clubs des rtières {Mot/iers' Clubs), Institution florissante aux Etats-Unis. Dans ces clubs d'un genre tout particulier, les mamans se réunissent pour discuter les questions qui concernent l'éducation de leurs enfants.
— Encycl. Ce qu'on entend, en Angleterre, par club, cor respond, à peu près et d'une manière générale, à ce que. en français, on appelle un cercle. Au début, les clubs anglais étaient simplement dos réunions d'amis, de bons vivants,
3ui se réunissaient, pour boire et manger, à des époques éterminées,dans une taverne quelconque, mais sans avoir de local qui leur appartînt en propre. Avec le temps, cette institution se poliça, devint « respectable » dans le sens anglais du mot, se transforma en véritable salon, d'où, cependant, les dames étaient exclues. Les membres du club eurent un hôtel leur appartenant en propre, avec salle à manger, bibliothèque, fumoir, chambres à coucher môme; en sorte que chaque membre pouvait s'y considérer comme chez lui. De bonne heure, on songea à mettre cette institution au service de la politique. On vit alors se former deux grandes catégories de clubs : les clubs politiques, dont tous les membres appartenaient au même •parti et étaient censés se réunir pour servir la cause de leur parti ; puis les clubs monda.ms {Society clubs), d'oix la politique était exclue, et dont le faut était de rapprocher soit des amis, soit des hommes ayant, en dehors des questions politiques, les mêmes tendances d'esprit. Parmi les clubs londoniens politiques les plus célèbres, on cite : le Carlton club, le Ju7iior Carlton club, le Conservative club, le Cons lit ut tonal club, représentant tous les quatre la uolitique conservatrice; puis le Reform club, le National Libéral club, du parti libéral. Parmi les clubs non politiques, on cite : VAthenêemn et l'Oxford and Camoridge University club, qui sont surtout littéraires ; puis un certain nombre de clubs militaires : Arnïi/ a«rf A'ai'i/ club, United Se7'vice club, etc; enfin, des clubs ouverts â des gens du munde, à quelque profession qu'ils appartiennent : l'Union club, le Piccadilbj club, etc. Quelques-uns de ces clubs, tant politiques que mondains, présentent tout le confort imaginable, et sont de véritables palais. Le club anglais est une institution trop pratique pour qu'on n'ait pas songé, à l'étranger, à l'imiter. Mais, on n'y a qu'imparfaitement réussi.
— En France, au temps de la Révolution, les clubs politiques (Feuillants, Cordeliers, Girondins, Jacobins, etc.) n'avaient rien de commun avec les clubs politiques anglais. Us ressemblaient plutôt à ce qu'on désigne aujourd'hui sous le nom de comités politiques. Ce n'est pas que leur rôle n'ait été important ; ce sont eux, au contraire, qui dirigèrent la politique de la France et lui imprimèrent même le caractère violent qu'elle eut souvent.
Si le cercle politique, en France, n'est encore que dans son enfance, par contre, le cercle mondain, imitation du Society club anglais, y a atteint un degré de prospérité assez considéraole, mais qui n'atteint pas encore celui de l'Angleterre. Cependant, des cercles comme le Jockey-club, le Cercle de la rue Royale, le Cercle de l'Union artistique^
10 Cercle agricole, le Cercle militaire, etc., font assez bonne figure auprès des grands clubs anglais.
En Autriche, on appelle « clubs » les groupes politiques du Parlement.
— BiBLioGR. : Hatton, Cluhland, London and provincial (Londres, 1890, "Virtue/; Alcide Ebray, les Clubs politiques anglais, dans la " Revue politique et parlementaire » de janvier 1898.
— Clubs alpins. Club alpin français.
Le Club alpin français (C. A. F.) a été fondé le 2 avril 1S74 par de Billy, Cézanne et Adolphe Jeanne. Il a été déclaré d'utilité publique le 31 mars 18S2.
11 a pour but de faciliter et de propager la connaissance exacte des montagnes do France et des pays limitrophes. Il emploie les moyens suivants : excursions, caravanes scolaires, publications, construction et amélioration des refuges et sentiers, encouragements divers, réunions et conférences, création de bibliothèques, etc. Le siège du Club est à Paris; il est représenté dans les départements par des sections, qui ont une existence locale indépendante. Ses publications principales consistent dans un bulletin mensuel et un annuaire illustré. Les sections se manifestent aussi par des publications spéciales, notamment la " Revue alpine «, organe de la section lyonnaise.
Clubs alpins étrangers. Parmi les Clulis alpins d'Europe, citons, par ordre d'importance : le Club alpin allemandautricluen {Deutscher und OesleiTeichischer Alpenvereiu), qui résulte de la fusion de l'ancien Club alpin autrichien [Oesterreichischer Alpenverein), fondé en 1862, et du Club alpin allemand {Deutscher Alpenverein)^ fondé en 1869 [cette fusion a été accomplie en 1874]; le Club alpin suédois {Svenska Turis fôreningen), fondé en 1885; lo Club alpin suisse (S. A. C.) [1893]'; le Club alpin italien [Club alpino italiano ) [1863] ; le Club alpin norvégien {Den JS'orske Turisfforening) [1808]; lo Club nouveau alpin autrichien {Oesterreichischer Alpcn-Club} [1878]; le Club alpin anglais {Alpine Club) fl857]; .
le Club alpin ib- Crimée (A'rmi- * '■
iki'fjn dnruugn h'loul"i)[\S9(i]; le Club aljiin licigo, fondé en 1883; etc.
— 7'ounn/7-C/w6.V.ToDRiNG.
CLUBIONE ou CLUBIONA
n. f. (ienre d'arac h n ides dipneumoncs tubitélaircs, famille des drassidés, comprenant do petites araignées fauves ou roussàtrcs, toujours claires, vivant dans dos co(|uos de soie blanche, sous les écorces, les pierres, etc.
(On connaît une centaine d'espèces declubionos, dout une dizaine habitent l'Europe; la clubiono soyeuse est commune dans les jardins.)
Insignes du Club alpiu français.
Clnbiûiie (nul. tle moltii?).
CLUBIQUE adj. Qui a rapport aux clubs ; Les affiliations
CLUHiyUlC.S.
CLUBISTE (liissl'} n. m. Mombro d'un club. Il Porsonno qui l'rétiuniiû les clubs.
CLUBMAN n. m. Syn. anglais do cldbistk. ii PI. Des ci.uhmi:n.
CLUDEN (rfi'n') n. m. Antiq. Epéo do théâtre, dont la lamo rentrait dans lo mancho.
CLUDIFORME (do clou, et do forme) adj. Qui a la fornio d'un clou. (Se du quelquefois des caractères plus connus sous lo nom de caractères cuncifonnes.)
Cluentius AviTUS(Aulus), né à Larinum au i" siècle av. J.-C. Il accusa, on 71, son beau-pôre Oppiauicus d'avoir tvînté de l'ompoisonnor, et obtint une condamnation ou corrompant les jugos, présidés par C. Junius, qui fut, pour ce fait, déjjradé parles censeurs, et, dès lors, on dit un jugement de Junius, pour signilier une sentence inique. En 66, il fut accuse a son tour par lo dis d'Oppicianus d'avoir empoisonné co dernier. Cicéron le défendit, et le fit acquitter. Ce plaidoyer pour Cluentius Avitus est un des plus forts do Cicéron par le raisonnement, et l'un des plus curieux par le tableau des mœurs corrompues d'une partie de la société patricienne à cette époque.
CluGNAT, comm. do la Creuse, arr. et à 11 kilom. de Boussac, près du Véraux, affl. do la Petite Creuse; 2.109 h. Vignobles; clouteries. Garderies et Hlatures, moulins. Commerce de vins. Anciens châteaux aux environs.
CLUGNIE n. f. Bot. Syn. de wormie.
Clugny de Nuys (Jean-Etienne-Bernard), financier français, né à Dijon on 1729, mort a Paris en 1776. Il remplit les fonctions d'intendant dans plusieurs villes de province, et remplaça, en 1776, Turgot comme contrôleur général des finances. Il établit la Loterie et \a Caisse d'escompte, et mourut six mois après sa nomination.
Cluis, comm. de l'Indre, arrond. et à 20 kilom. do La Châtre, entre la Bouzanno et l'Auzon ; 2.192 hab. Exploitation de minerai do fer; phosphates de chaux. Briqueteries, fours à chaux ; commerce do bestiaux, grains et laines. Eglise romane. Sur un rocher qui domine la Bouzanne, ruines du château de Gaucourt.
Glun, bourg d'Angleterre (comté de Salop [Shropshire]), sur la rivière Clun ou Colun, affluent du Terne ; 2.41)0 hab. Ruines d'un château normand.
CLUNACULUM {lom' — du lat. dunes, derrière) n. m. Antiq. rom. Sorte de poignard que certains soldats portaient attaché par derrière, au-dessous des reins. ]| Couteau dont se servaient les sacrificateurs pour mettre à nu les entradles de la victime.
Soldat armé du clunaculum.
CLONEAU (no) n. m. Bot. Nom vulgaire de l'amanite ou agaric élevé. Il On l'appelle aussi clu-
SKAD, et ÈCLDSEAU.
Clunes, ville d'Australie (Victoria [comté de Talbol]), sur le Deep Creek; 3.215 hab. Centre minier. Là fut constatée pour la première fois, en 1850, l'existence de l'or dans la province. CLUNÉSIE (du lat. clunes, fesse) n. f. Abcès à la fesse. Il Phlegmon à l'anus. (Vieux.)
Clunia, ville de l'Espagne ancienne (Tarraconaise), dans le pays des Arevaccs. Victoire des Vaccéens sur Metellns Nepos, en 98 av. J.-C.
CLUNIPÈDC (du lat. clunes, nis, fesse, et pes, pcdis, pied) n.m. Nom donné aux oiseaux qui ont, comme les plongeons, les pieds placés en arrière du corps.
CLUNISIEN, ENNB {zi-in, en) adj. Qui a rapport à l'ordre de Cluuy, a ses monuments : les architectes cLtJ.Ni-