‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 701 sur 870 · DILLON — DIMANCHE · texte numérisé non relu

DILLON — DIMANCHE

nocerus Merckii. tichorhîinus, elruccus, etc.); des hippopotames [hippopotamus major, ampkibius) ; des chevaux, bisons, cerfs (cervus megaccros, Belgrandi, elaphus, etc.) ; lo ronno (cervus tarandus); puis dos carnassiers, rongeurs, oiseaux, reptiles, etc. L'homme a laissé ses traces dans lo diluvium, sous forme de silex taillés et d'ossements. Le diluvium gris est presque toujours recouvert par H diluvium rougo; la limite des deux niveaux est très irrégulièro, très ondulée.

Les différentes grosseurs des éléments qui constituent le diluvium résultent dos différentes vitesses des eaux qui les ont déplacées. Les sables et graviers représentent lo régime moyen, au cours duquel les matériaux les plus tins so déposent contre les couroes convexes; les cailloux indiquent les crues et les dépôts dos courbes concaves.

DIMA n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes, famille des élaté- Dima(gr. d'un tiers), ridés, comprenant des formes de taille moyenne, courtes et larges, glabres, brunes ou noires, et dont on connaît quatre espèces habitant l'Europe méridionale.

DlMA, bourg d'Espagne (Biscaye [prov. de Bilbao]), sur 1 Ugachun: 2.200 hao. Usines; sources minérales.

DÎMABLE adj. Qui est sujet à la dîme.

DIMAGNÉTITE {gn mil.) n. f. Magnétite pseudomorphiquo d'un silicilate hydraté qui est l'ilvaite.

DlMAH, ville d'Ethiopie (Godjam), sur l'Abaï ou haut Nil Bleu; 2.500 hab. Cette localité fut quelque temps la capitale du Godjam.

DIMANCHE (du lat. dies dominica. jour du Seigneur) n.m. Premier jour de la semaine, qui est, chez les chrétiens, un jour consacré au repos et aux pratiques religieuses, en mémoire de la résurrection de Jésus-Cnrist : Sanctifier le DLMANCHE. Il HabUs du dimanche ou des dimanches, Vêtements plus propres ou plus neufs, que l'on réserve pour los dimanches et les circonstances solennelles : Mettre sa robe DES DIMANCHES. Il Par ext. et ironiquem., on donne la même qualification à des choses dont on n'use que dans les occasions exceptionnelles : Prendre son sourirk des dimanches.

— Dimanche gras. Dimanche avant le carême, parce que c'est le dernier où il est permis d'user d'aliments gras.

— Ecoles du dimanche. Ecoles établies pour la première fois dans les Pays-Bas, au xvi" siècle, par des prêtres catholiques, dans le but de développer l'instruction religieuse. (Elles furent favorablement accueillies par les protestants. Introduites aux Etats-Unis dès l'année 1781, elles se répandirent bientôt également en Angleterre, et fonctionnèrent même en France.)

— Liturg. Dimanche des Hameaux, de Quasimodo. V. Rameaux, Quasimodo. I! Dijnanches de première classe. Ceux qui ne le cèdent à aucune fête, et dont on fait toujours l office. (Ce sont : les premiers dimanches de l'Avent et du carême, les dimanches de la Passion, des Rameaux, de Pâques, de Quasimodo, do la Pentecôte et de la Trinité.)

— Mar. Palan de dimanche, Palan volant, le plus petit de tous ceux dont on fait usage.

— Techn. Lacune, place que les peintres ont laissée vide : Il y a là des dimanches, il faut repasser de la peinture.

— Loc. fam. : Dimanche après la grand'messe , Jamais. Il Etre mis comme un dimanche. Avoir des habits neufs;

être très proprement ou très richement vêtu.

— Prov. :

Tel qui rit vendredi, dimancht pleurera. Souvent la joie n'est pas de longue durée. Ce proverbe est uu vers emprunté aux Plaideurs, de Racine.

— Encycl. Relig^. et dr. Dés les temps apostoliques, !e jour consacré à Dieu, parmi les chrétiens, cessa d être lo samedi, comme chez les juifs, et fut le lendemain, le premier jour de la semaine {Act. des ap., XX, 7). Ce jour a été choisi en mémoire de la desconte du Saint-Esprit sur les apôtres, qui avait eu lieu à pareil jour, et surtout en l'honneur do la résurrection do Jésus-Clirist, arrivée aussi le lendemain du sabbat. On a voulu fêter ainsi, cliaque semaine, l'accomplissement de l'œuvre de la rédemption, dont la résurrection do Jésus-Christ est la conséquonco, le couronnement ot la preuve. Pour quo les fidèles consacrent vraiment ie dimanche à Dieu, co jour-là l'Eglise leur interdit tout travail servile, ot leur ordonne strictement do remplir au moins lo premier acte du culte, qui ost l'assistance au sacrifice de la messe. Elle leur demande aussi d'assister aux offices ot aux instructions religieuses ; elle leur conseille, enfin, de vaquer ù des couvres do piété et de s'abstenir de tout coqui serait contraire à la sainteté du jour qui porte lo nom du Seigneur.

Ce fut Constantin qui, le premier, on 321, interdit par une loi tout exercice do la justice et toute occupation manuollô lo dimanche. Après lui, toutes los législations chrétiennes ont sanctionné les prescriptions do l'Kgliso, touchant le repos dominical. En France, la Révolution avait remplacé le dimanche par lo décadi, qui tombait tous les dix jours. Mais, en 1802, une loi, aujourd'hui encore on vigueur, a fixé au dimancho la fermeture dos tribunaux ot le repos de tous les fonctionnaires.

Une loi du 18 novembre 1814 ordonnait quo, sauf certaines e.xceptiûns qu'elle déterminait, les travaux ordinaires seraient « interrompus les dimanches et jours do fête reconnus par la loi do l Etat -> . Cotto loi a été abrogée par une loi du IS juillet 1880. Toutefois, est demeuré eii vigueur l'article 57 do la loi organique du 18 germinal an X, fixant au dimanche lo repos dos fonctionnaires publics.

Do divers articles du Cotlo de procédure civilo, notamment do l'article 1037, résulte la défense, on malièro civilo, d'instrumenter les dimanches ot jours do fête.

Knfin, l'article 25 du Code pénal porto : <^ Aucune condamnation no pourra être exécutée les jours do iHo% nationales ou roligieusos, ni los dimanches. »

Dimanche (Monsieur), personnago du Don Juan, do Molière. Monsieur Dimanche est te type du créancier timi<lo, du fournisseur patient. Quand il" vient réclamer son drt, don Juan lo comble do civilités, laccablo do questions sur sa femme, sur ses enfants, sur son chien mémo, l'invite à soupor, et, finalement, lo met doliors sans quo lo pauvre hommo ait pu diro un mot do l'objet do sa visiio.

DIMANCHIER — DIMEROCRI MDES

DIMANCHICR {cki-é)., ÈRE D. Fam. Personne qui chôme les dimanches. (Peu usité.)

DIMAQUE {mak' — du préf. rfi, et du gr. makhê, combat) n. m. Cavalier oui combattait à cheval ou à. pied.

— Encycl. Les aimagues, comme les anciens dragons français, pouvaient combattre à cheval ou à pied- Créés par Alexandre le Grand, ils avaient des armes plus légères que celles des fantassins et étaient accompagnés de servants, chargés de garder leurs chevaux, quand ils devaient combattre à pied. D'après Arrien, les dîmaques étaient simplement des hoplites montés.

DIMARGARIS {riss) n. m. Genre de champignons hyphomycotes. vivant en parasites sur des champignons "de la famille des mucorinées.

DlMAS. Myth. gr. Fils de Dardanos et do Chrysé. I! resta en Arcadie après le départ de son père pour Samoihrace et la Troade.

DÎMAS. DiSMAS ou DiMSAS, nom attribué au bon larron, crucifié à la droite de Jésus-Christ. (Le bon larron figure au martyrologe romain, le 25 mars, mais sous le nom simplementde o Îjoq larron a.)

DlOfAS DE LA Croix, missionnaire et carme italien, dont le nom de famille était Jacques Tonelli. né à Monteleone (Toscane), mort en 1639. Il se rendit en Perse, résida successivement à Ormuz et Ispahan. Nommé, en 1634, par Urbain VII, évêque de Babylone, sa modestie lui fit refuser cet honneur. Très versé dans les langues orientales, il avait composé un vocabulaire persan-indien, qui n"a pas été publié.

DlMASCHKI(Shihab-ad-Din-Abou-'l-Abbas-Ahmed-el-), historien musulman, né en 1297 ou 1300, mort à Damas en 1348 de notre ère ; il descendait, au moins à ce qu'il prétendait, du calife Omar, ce qui lui fit donner le surnom de el-Omari. Il enseigna la littérature arabe au Caire et à Damas. Son principal ouvrage, intitulé Mesalek-alabsar-fi-memalik-roé-'l-t7nsar. est une encyclopédie historique et géographique dont on ne possède que des fragments.

DlMASGHKY OU Ad-DIMASCHKY ( Schems-Eddin- Abou-Abd-AUah-Mohammed), géographe et iman arabe, né en 1256 de notre ère, mort près du mont Thabor en 1327. Il a composé, sous le titre de : Ce qu'il y a de plus remarquable dans les temps en fait de merveilles de la terre et de la mer, une géographie traitant de la Perse, de llnde, de l'Afrique, de l'Europe, etc.

DIMASTIGOAULAX isfi-go-â-lakss) n. m. Genre de protozoaires flagellâtes, comprenant des animalcules microscopiques, cuirassés, avec une ligne transversale de cils, et deux flagellums. (L'espèce type du genre»

qui habite les eaux douces d'Europe, est brun ou vert sombre.) Dimastigoaulax

DiMBOVITZA, DaMBOVITZA OU '^^ ^^''''

DuMBOVTTZA, rivière de Roumanie. Elle naît dans les Karpathes, puis s'attarde en détours dans la plaine valaque. Elle passe devant Bucarest et va se perdre dans l'Argesu ou Ardjich, affluent gauche du Danube; cours d'environ 225 kilom.

DiMBOVITZA, DaMBOVTTZA OU DUMBOVITZA, départ, de la Roumanie (Valachie), peuplé de 179.143 hab., sur 3-540 kilom. carr. Ch.-l. Tirgoviste.

DÎME (du lat. décima, dixième [partie]) n. f. Hist. Chez les Juifs, Dixième oartie de la récolte, prélevée sur le peuple pour être offerte au Seigneur ou attribué aux lévites, li Dixième et, par ext., Portion quelconque de la récolte prélevée par l'Eglise et par les seigneurs, il En général, Dixième ou portion d'un revenu ou d'un tribut quelconque, payé à titre d'impôt, n Dans un sens péjoratif, Impôt ou droit quelconque per^u d'une manière vexatolre : La DÎME, de nos jours, se paye dans les ateliers. (A. Blanqui.)

— Métrol. Monnaie de compte et monnaie réelle aux Etats-Unis, où elle est un dixième de dollar ou 10 cents ; en monnaie de France, 0 fr. 50 c.

— Encycl. Dîme chez les Juifs. La dîme est mentionnée dans la Genèse (XIV, 20; XXVIII, 22). La législation de Moïse établit une double dîme : 1° la dîme des fruits de la terre pour l'entretien des lévites, les prêtres recevant la dîme de la dîme; 2" la dîme de tous les revenus, pour la célébration d'un festin auquel devaient prendre part tous les membres de chaque famille et tous les esclaves {Deut., LIV).

Dime ecclésiastique. Conseillée d'abord comme une pratique de religion, la dîme devint obligatoire vers le IV* siècle. Deux capitulaires de Charlemagne (en 779 et en 794) firent une loi civile de la prescription ecclésiastique de la dîme. Les anciens canonistes enseignent qu'une obligatioD, ainsi fondée sur le droit sacré et le droit profane, engageait rigoureusement les consciences. Relativement à l'incidence de cette contribution, on distinguait les dîmes personnelles, prélevées sur les fruits du travail (salaires et gains de l'industrie) ; les dîmes réelles ou présidiales, perçues sur les produits de la terre ; les dîmes mixtes, (lai s'appliquaient aux produits des industries rurales comme la mouture du blé. Relativement à leur valeur, on distinguait les dîmes grasses, afi'ectant les objets de grande culture ; les dîmes menues ou vertes, prélevées sur les potagers et les jardins. Relativement à leur origine. on distinguait les dîmes anciennes qui venaient des terres cultivées depuis un temps immémorial ; les dîmes nouvelles ou natales, qui concernaient les terres nouvellement cultivées ; les aîmes solites, perçues conformément au droit commun ; les dîmes insolites, réclamées sur un genre de récoltes qui n'avait pas encore été tarifé. Celui qui percevait la dîme se nommait le décimatcur. Le décimateur de droit était le curé de la paroisse. Mais il arrivait que, par suite d'arrangements ou pour des raisons diverses, la dime était versée directement entre les mains des évoques ou des abbés de certains monastères, qui recevaient alors le nom de gros décimateurs. On appelait /portion congrue la part qu'ils abandonnaient à l'ecclésiastique chargé de remplir en leur nom les fonctions curlales.

Contrairement à lV;tymolot,'io do ce mot, la dîme n'était pas en Franco, dans l'ancien régime, égale au dixième des revenus; elle lui était mémo très inférieure. Suivant les coutumes locales, du reste, la dîme était diversement répartie et perçue. Un certain nombre do dîmes d'origine

ecclésiastique étaient ïn/'<^od^es> c'est-à-dire qu'elles étaient devenues, malgré les réclamations des papes, la propriété des seigneurs qui les donnaient en fiefs.

Plus tard, la Constituante décida que l'abolition se ferait sans rachat, mais qu'il serait pourvu, par l'Etat, à l'entretien du clergé. Toutes les dîmes ecclésiastiques furent abolies en France par la loi du 4 août 1789. Le principe de l'obligation de la dîme a écé maintenu dans les législations des autres nations soit catholiques, soit protestantes, mais il est diversement apphqué.

La dîme n'avait jamais été perçue régulièrement dans l'Eglise chrétienne d'Orient; elle n'existe pas aujourd'hui dans l'Eglise grecque orthodoxe.

Dime saladine. On appelle ainsi un impôt qui fut établi en 1188, par les rois de France et d'Angleterre, lors de la troisième croisade, dirigée contre Saladin. Elle devait être prélevée sur la totalité des biens, sans déduction des dettes. Les prélats prescrivirent d'obéir aux ordonnances de Richard Cœur de Lion et de Philippe Auguste, sous peine d'excommunicatiou.

Dîme royale (Projet d'unr), ouvrage de Vauban ( 1 707). — Sous le nom de Dime royale, Vauban proposa d'établir un impôt proportionnel, frappant le revenu de tous les citoyens non pas d'un dixième, comme on l'a dit à tort, mais dans une proportion variant du vingtième au dixième, suivant les besoins du Trésor. Vauban avait ouvert une enquête auprès des intendants. Il avait lui-même étudié, observé auprès des habitants leurs ressources, leurs besoins et les améliorations que réclamait leur condition. De cet examen il avait conclu que le peuple souflTrait bien plus d'une mauvaise répartition des charges fiscales que de l'énormité même de ces charges. Afin de répartir le fardeau sur toutes les classes de la population en proportion de leurs ressources, Vauban propose d'établir un prélèvement variable : \° sur tous les produits de la terre ; 2" sur les rentes, maisons, moulins, pensions, gages, etc. ; 3° sur la vente du sel ; 4" sur les domaines appartenant aux communautés, francs tiefs, amendes, etc. Vauban se décida, en 1707, à imprimer son projet. Il ne sollicita point une autorisation qui lui aurait été refusée. L'impression se fit clandestinement, et Vauban distribua lui-même quelques exemplaires aux ministres et intendants en situation de hâter la réforme projetée. En dépit de ces précautions, le livre produisit une émotion considérable. Les traitants et les collecteurs d'impôts qui avaient un intérêt personnel au maintien des abus se mirent en campagne : la police saisit les exemplaires de la Dime non encore distribués, et le conseil du roi en ordonna la destruction. Vauban, déjà miné par la maladie, fut profondément affecté de cette mesure, et mourut quelques jours après. Quelques exemplaires de la Dîme ont échappé à la destruction ; de nombreuses éditions en ont été publiées.

DÎMÉE [mé) n. f. Droit de lever la dîme : Avoir la dîmée.

DÎ, MELIORA PUS {6 dieux, accordez aux hommes pieux des destins plus prospères). Sorte d'épiphonème par lequel Virgile termine une description de la peste, au III' livre des Géorgiques. (On l'applique d'une façon générale, souvent en supprimant le dernier mot : Que le ciel nous protège!... Que l'amour nous soit favorable!... Dî, meliora.)

DIMENSION [man — du lat. dimensus, mesuré) n. f. Etendue, grandeur proportionnelle : Tout corps a trois dimensions : longueur, largeur et profondeur, il Mesure, évaluation do l'étendue rapportée à une unité : Prendre des

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