‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 710 sur 870 · V. IMiTALYI.i · texte numérisé non relu

V. IMiTALYI.i

DIPHTÈRE (/"/t^) ou DI- Dii>bi«re (i;r. d'un tiers).

PHTERA (ftè) U. f. Gonro

d'insectes lépidoptères nocturnes, famille dos acronyctidés, comprenant des DoctuoUos massives, rossomblant à dos bombyx. , ,■ .. r, ■

— Encycl. Lospôco tvpo du gonro est itidtphtera Orwn» jolie petite noctuello do Vrancc, vulgairement nommé© l'dvritièrc, à ailos supérieures vortos, avec dessins noirs ot blancs. La chenille vit sur lo ch^ne on août et boplombro, lo luipillon éclét on mat.

DIPHTÈRE — DIPLOCÉPIIALE

Lare vètti

Ae ]ft diphtère

(statuette de broiize

du Louvre).

DIPHTÈEIE (du gr. diphthêra, peau d'aoiinal) n. f. Antiq. Poau préparée, dont ou se servait pour écrire, dans l'autiquité.

— Antiq. gr. Vêtement de peau, tannée ou non, que les esclaves, les paysans, les bergers, etc.,

portaient par-dessus la tunique.

— Mythol. gr. Peau de la chèvre Amalthée, sur laquelle Jupiter avait écrit les destinées humaines.

DIPHTÉRIE { ri — du gr. diphthêra, membrane) n. f. Maladie contagieuse, fébrile, caractérisée par la production de fausses membranes sur les muqueuses, notamment sur celles de la gorge. {Syn. diphtébite.) Il Angine maligne, ulcéreuse, gangreneuse, suflbcante, couenneuse ( morbus suffocans, garotillo).

— Encycl. La diphtérie est une maladie causée parla multiplication d'uue bactérie spécifique sur une surface tégumentaire excoriée ( peau ou muqueuse). Elle est caractérisée : i" localement, par la formation de fausses membranes molles, grisâtres, constituées par des leucocytes et do la lïbrine, et dans lesquelles se trouvent emprisonnés les microbes pathogènes; 2" par des phénomènes d'intoxication générale, dus à la diffusion, dans l'organisme, des poisons microbiens sécrétés au niveau de la lésion locale. La fausse membrane diphtérique peut apparaître en un point quelconque des téguments : sur la peau, particulièrement àla surface des plaies ; sur la muqueuse nasale, buccale ou pharyngienne. La forme la plus commune, est la diphtérie des amygdales et du pharynx, rrt?jgine diphtérique, dont l'extension au larynx constitue le croup.

Les relations qui unissent le croup et l'angine diphtérique, déjà entrevues par Arétée de Cappadoce, furent définitivement établies par Bretonneau, dont l'élève, Trousseau, fut le vulgarisateur de la trachéotomie. En 1883, Klebs découvrit le microbe de la diphtérie ; Lôffler le cultiva l'année suivante. Roux isola, en 1889, le poison ou toxine diphtérique; il reproduisit les symptômes généraux de la maladie en inoculant cette toxme aux animaux et démontra ainsi la spécificité du microbe de Lôfflor. Behring, en immunisant les animaux contre des doses progressivement croissantes de toxine, démontra, en 1890, que le sérum des animaux immunisés contient une antitoxine, et que ce sérum, iuoculé sous la peau, est capable de prémunir un autre animal contre la diphtérie ou de le guérir quand la maladie est déclarée.

Roux, en publiant au congrès de Budapest, en 1894, les résultats de ses expériences sur l'homme, démontra la supériorité du traitement sérotliérafùque de la diphtérie sur toutes es méthodes préexistantes.

C'est le cheval qui est actuellement employé pour la fabrication du sérum antidiphtérique.

L'angine diphtérique est caractérisée par l'apparition, au niveaudes amygdales, de taches grisâtres (fausses membranes) qui restent isolées et peu nombreuses dans les formes bénignes ; dans les formes graves, elles sétendent, deviennent confluentes, envahissent tout le pharynx, le voile du palais, les fosses nasales ; les ganglions du cou se tuméfient, et les phénomènes d'intoxication générale (malaise, courbature, alTaissement profond, albummurie, etc.) acquièrent .ici une intensité exceptionnelle. L'angine diphtérique prend un caractère tout particulier de gravité quand, dans les fausses membranes, le streptocoque se trouve associé au bacille de LofÛer. Parmi lescomplicationslesplus fréquentes de l'intoxication diphtérique, il faut citer les paralysies musculaires, dont la plus ordinaire est celle du voile du palais.

La diphtérie prend le nom de croup {i'nn mot populaire écossais vulgarisé par Home) quand les fausses membranes envahissentle larynx. L'obstruction des voies respiratoires

Provoque des accès de suff'ocation avec tirage et amène asphyxie et la mort, sauf dans les cas exceptionnels où les fausses membranes laryngées sont spontanément rejetées. Avant le traitement sérothcrapique, la mortalité était de 60 à 70 p. 100. Elle est aujourd'hui inférieure à 10 p. 100, et cette proportion doit s'abaisser encore. La diphtérie n'épargne aucun âge; le maximum de fréquence est entre deux et cinq ans; le pronostic est particulièrement grave pour les malades très jeunes ou très âgés. La propagation de la maladie se fait toujours par contagion, soit par le contact direct du malade, soit par l'intermédiaire d'objets ayant servi à ce dernier, soit par les parcelles de membranes expulsées lors des quintes de toux. Le bacille reste vivant pendant des mois, peut-être <ies années, dans une pièce habitée par un diphtérioue. D'où la nécessité d'isoler absolument les malades et de désinfecter soigneusement tout ce qui entre en contact avec eux.

Le traitement, autrefois si compliqué, de la diphtérie se réduit aujourd'hui aux injections sous-cntanées de sérum. On lave la bouche à l'eau boriquée et l'on s'abstient de toucher aux fausses membranes. On pare aux accidents immédiats du croup par la trachéotomie ou mieux par le tubage du larynx qui tend do plus en plus à se substituer à la première opération.

DIPHTÉRIQUE frik' — du gr. diphthêra, peau) adj. Qui se rapporte à ladiphtérie; qui produit des fausses membranes Il Qui est atteint de diphtérie : Enfant diphtérique.

— Substanliv. : Un, Une diphthriqoe.

DIPHTÉRITIQUE adj. Pathol. Syn. do diphtérique.

piPHTÉROÏDE Mu gr. diphthêra, peau, et cidos, forme) adj. Patbol. Qui a la forme, l'apparence d'une fausse membrane : On observe quelquefois une altération diphtéeoîde de la coqueluche.

DIPHTÉRITE n. f. Pathol. V. diputkrik.

DIPHTONGAISON ighù) n. f. Action de se diplitonguer.

DIPHTONOAL. ALE adj. Qui forme diphtongue : .Çy/- Inhes orpBTONGALBS. Il Qui contient beaucoup de diphtonguea : Les langues diphtonoalks.

Culture de bacilles de la diphtérie sur S'^lose (gr. l.bOOfoiB).

DIPHTONGUE [ftonqh* — anciennem. diphthongue [du préf. di, et du gr. phthoggos, son]) n. f. Gramm. Réunion de doux sous que l'on entend très distinctement et successivement, bien qu'ils n'exigent qu'une seule émission de voix. Tels sont les sons composés ié, ta, iu, ieu, etc.

— Mus. anc. Nom donné à la tierce majeure.

— Encycl. Gramm. C'est à tort qu'on appelle diphtongue la réunion de deux voyelles en une seule syllabe. Si les deux voyelles conservent chacune leur valeur de voyelles et se prononcent successivement et distinctement, il y aura nécessairement deux syllabes, comme daus le mot naïf, et non une diphtongue. Au contraire, quand deux voyelles qui se suivent dans l'écriture forment dans la prononciation un son unique, elles équivalent alors, en réalité, à une simple voyelle pour laquelle le français n'a pas do signe uni(|uc, par exemple : au, ou, dans eau, cou. Ou les désigne ordinairement sous le nom de diphtongues fausses ou improprement dites. Pour qu'il y ait véritablement diplitongue, il faut que la voix passe tellement rapidement d'un son à l'autre, que les deux voyelles ne puissent pas garder une valeur égale; que Tune d'elles

F rédomine comme son franchement vocalique, tandis que autre se rapproche du son d'uue consonne et devient ce qu'on appelle une semi-voyelle. I et u sont les sons les plus propres à devenir des semi-voyelles et à entrer dans la constitution d'une diphtongue. On peut distinguer los diphtongues où la somi-voyelle vient avant la voyelle {ié) et celles où elle vient après [ei). La voyelle peut d'ailleurs être afl'ectée de la nasalisation (ian) ou de l'allongement (en grec, diphtongues wu, ï)u).

DlPHTONGUER((//)É';autref.mPHTU0NGUiiR)et quelquef. DIPHTONGUIFIER {ghi-fi-é — de diphtongue, et du lat. fieri, devenir) v. a. Faire devenir diphtongue : La contraction DIPHTONGUE OU DiPHTONGuit- IE des Sijllabes médianes. Il Donner la valeur d'une diplitongue à.

Se d/p/i(on^i;er,v. pr. Prendre la valeur d'une diphtongue.

DIPHUGÉPHALE OU DIPHUCEPHALA {se) n. m. Genre d'inscrtrs . <ili'uptères, type de la tribu des diphucéphalîni's, cuiiiiirciiaut Jes scaraoéesde taille petite ou moyenne, allonges, très métalliques en dessus et revêtus en dessous d'écailIes blanches. (On connaît une vingtaine d'espèces de diphucéphales; toutes habitent l'Australie, où elles pullulent sur les plantes comme les hoplies.)

DIPHUCÉPHALINÉS {se) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des mélolontbidés, caractérisée par le métastoruum tronqué carrément eu arrière, les hanches postérieures étroites, l'épislome double. —

Un DIPHUCÉPHALINÉ.

DIPHYA n. f. Genre d'araclinidos aranéides, type de la tribu des diphyinés, comprenant de petites formes jaunes ou grisâtres répandues au Chili {diphya macrophthalma], dans l'Afrique australe [diphya Capensis), et à Madagascar [dijihi/a pn?nila).

DIPHYËS (fi-èss —- du gr. diphuès; de dis, deux fois, et phusis, nature) adj. Myth. gr. Qui a deux natures distinctes : par exemple, le dieu Pan ou les centaures (à la fois hommes et chevaux).

— n. f. Bot. Syn. de bolbophyi.le.

DIPHYËS {fi-éss) n. m. Zool. Genre de siplionophores, famille des diphuidés, renfermant de petites colonies d'animaux marins flottant au moyen de deux vésicules polygonales dissemblables, dont une est en forme de cloche pointue. (Les diphj^ès, dont on connaît de nombreuses espèces, sont répartis dans toutes les mers du globe.)

DIPHYIDÉS n. m. pi. Zool. Famille de siplionophores calycophorides, comprenant les genres praya, diphyès et abyla. — Un diphyidé.

— Encycl. Les dipliyidés sont caractérisés par leurs grosses vésicules natatoires au nombre de deux, opposées à l'extrémité supérieure d'une longue tige cylindrique; leurs colonies flottantes se séparent parfois en individus libres, qui sont les eudoxies.

DIPHYINÉS n. m. pi. Zool. Tribu d'arachnides aranéides d'pneumones, famille des argiopidés, caractérisés par les pieds antérieurs munis en dedans de séries de poils. (Les diphyinés sont de petites araignées qui se répartissent daus les genres diphya et dolichognatha.) — Un dipuyiné.

DIPHYLLE (du prof. di. et du gr. phullnn, feuille) adj. Bot, Qui a deux feuilles, qui se compose de deux feuilles ou de deux divisions foliacées ; Calice diphylle. Bulbe diphylle.

DIPHYLLÉE n. f. Bot. Genre de berbéridacées, comprenant une seule espèce du nord de l'Amérique, il On dit

aussi DIPHYLLËIE.

DIPHYLLOBRANCHE (de diphylle, et du gr. bragchia, branchies) adj. Zool, Dont les branchies ont deux feuillets.

DIPHYLLOCÈRE (sèr') n. m. Genre d'insectes coléoptères peutamères, famille des eucnémidés, comprenant des taupins dépourvus de la faculté de sauter. Les larves vivent daus le bois pourri, il On dit aussi biphyllocêre.

DIPHYLLODE OU DIPHYLLODES {dèss) a. m. Genre d'oiseaux passereaux dcntirostres, famille des paradiséidés , comprenant do jolis paradisiers, de petite taille, de couleurs vives et métalliques, et dont la queue émet deux lilets recourbés et divergents.

— Encycl. Les diphyllodes, dont on connaît quatre ou cinq espèces, habitent la Nouvelle-Guinée et ses archipels; ils sont ordinairement roux vif et orangé, avec le plastron d'un beau vert soyeux. Tels sont les diphyllodes speciosus, do la région nord, et l/unstcini, do la région sud. Leurs mœurs sont celles des paradisiers.

DIPHYODONTE(du gr. diphnâs, double, et odous, ontos, dent) adj. Qui a deux dentitions successives. [IjOs mammifères diphyodoutes sont ceux chez lesquels les dents do lait sont remplacées par d'autres dents, dites permanentes. Tous les mammifères, à l'exclusion des cétacés, dos monotrômosotdos6dentôs(monophyodontes)sontdiphyodontos.]

Dipliyllode.

DIPHYOPSINES n. m. pi. Zool. Tribu des diphyidés, ayant pour type le genre diphyes. — Un diphyopsiné.

DIPHYPHYLLUM ilom') n. m. Paléont. Genre d'anthozoaires zoanthaires, famille des pléonophoridés, comprenant des polypiers composés de nombreux individus cylindriques. (Les diphyphyllum sont fossiles dans les terrains paléozoïques. On peut en prendre comme type le diphyphyllum concinnum, du carbonifère de l'Oural.)

DIPHYSCION {fis-si-on) n. m. Genre de mousses buxbaumiées, qui habite le nord de l'Europe et de l'Amérique et qui croît sur la terre ou le bois pourri.

DIPHYSE n f. Zooph. Genre de zoophy tes acalèphes, qui habite les mers du S.

— Bot. Genre d'arbres, de la famille des légumineuses papilionacécs, tribu des galégées. (On en connaît quatre espèces, qui habitent l'Amérique centrale.)

DIPHYSIS {ziss) n. m. Genre d'insectes hyménoptères mellifôros, voisin des osmies.

DiPiGNANO, bourg d'Italie (Calabre [prov. de Cosenza]), sur le BusL-nto, affluent du Crali ; 3.250 hab.

DIPLACANTHE ou DIPLACANTHUS [tuss) n. m. Paléont. Genre de poissons ganoïdes, famille des acanthodidés, comprenant des formes allongées en fuseau, avec deux nageoires dorsales, la postérieure placée au-dessus de l'anale. (Les diplacanthus sont fossiles dans le vieux grès rouge d'Ecosse; on en connaît sept espèces.)

DIPLACHNE n. m. Genre de graminées, versé aujourd'hui dans les trioilies.

DIPLACRE n. m. Genre d'herbes, de la famille des cypéracées, tribu des sclériécs, qui habite Ceylan, les Moluques et l'Australie.

DiPLACTUEtA n. m. Genre de protozoaires radiolarions, comprenant des animalcules marins dont la carapace, en forme de masse arrondie au milieu, porte une grosse épine à chacune de ses extrémités.

DIPLACUS {kuss) n. m. Genre de plantes, de la famille des personuées, tribu des gratiolces, voisin des mimules, et qui habite la Californie, n On dit aussi diplaque.

DIPLADÉNIE (ni) n. f. Genre d'arbustes, de la famille des ai'Ocynées écnitées, qui croît dans l'Amérique australe, et dont plusieurs espèces sont cultivées dans les serres chaudes.

DIPLANDRE n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des onagrariées, tribu des circées, originaire du Mexique.

DIPLANTHÊRE n. m. Genre d'arbres, de la famille des personuées, comprenant six espèces océaniennes, à grandes fleurs jaunes.

DIPLARCHE n. m. Genre d'éricacées-rhodorées, habitant l'Himalaya. (Les diplarches sont des plantes à port de bruyère, â petites feuilles imbriquées, à petites fleurs en capitule terminal.)

DIPLARRHÈNE {pla-rèn) n. f. Genre d'herbes à fleurs blanches, de la famille des iridées, tribu des gladiolées, qui croit en Tasmanie.

DIPLARRHINE {pla-rin') n. f. Genre de plantes, de la famille des cypéracées, comprenant des herbes souvent aquatiques, à épillets rarement terminaux.

DIPLASIASME {zi-assra — gr. diplasiasina ; de diplasios, double) n. m. Art milit. anc. Suite d'évolutions ayant pour objet de doubler le front ou la profondeur du corps de troupes.

— Gramm. Redoublement d'une consonne ; comme appercevoir, pour apercevoir.

— Méd. Duplication d'une membrane.

DIPLASIE {zî) n. f. Genre do plantes, de la famille des cypéracées, tribu des hypolytrées, à cbaume dressé, couvert de feuilles gigantesques, originaire de la Guyane.

DIPLATYS {tiss) n. m. Genre d'insectes orthoptères coureurs, famille des forficulidés, comprenant des formes assez convexes, mais avec la tète large, et plate et munie de gros yeux. (Les diplatys sont des forticules africaines de taille médiocre, à élytres longs et étroits. L'espèce type, le diplatys macrocephala, habite le Bénin.)

TilP'LAX.i plakss — du gr. diploos, douhle) n. m. Antiq. gr. Largo manteau qui peut faire deux fois le tour du corps.

— Bot. Genre d'herbes, de la famille des graminées, tribu des oryzées, originaire de la Nouvelle-Zélande.

DIPLAZION n. m. Genre do fougères tropicales, delà tribu des aspléniées. (Les diplazions sont des plantes à rhizome dressé, à frondes herbacées; on en compte une centaine d'espèces, dont plusieurs sont cultivées.)

DIPLE (du gr. diploos, double) n. f. Paléogr. Signe ayant à peu près la îigure d'un V couché ( < ), et qui sert, dans les manuscrits, à indiquer les textes empruntés à l'Ecriture sainte, n Signe de doute, remplacé aujourd'hui par le point d'interrogation, il Signe de distinction.

DIPLÉCOLOBÉ, ÉE (du préf. di, et du gr. plékeîn, entrelacer, et lobosy lobe) adj. Bot. Qui a les cotylédons deux fois repliés sur eux-mêmes.

— n. f. pi. Tribu de la famille des crucifères, comprenant les genres^dont l'embryon a des cotylédons incombants, linéaires et repliés deux fois transversalement sur eux-mêmes (ex. les senebiera). ~ Une Dii-LticoLOBÉE.

DIPLECTANUM (/ï/è-Âr/a-nom') n. m. Genre devers trématodes, famille des gyrodactylidés, comprenant de petites formes qui vivent fixées, par leur disque caudal, sur les branchies des poissons. (Le diplectanum sequans est parasite du labrax lupus; le diplectanum pedatum se trouve sur les girelles, etc.)

DIPLÉGIE {ji — du préf. di, et du gr. plessein, frapper , n. f. Méd. Paralysie des membres, s'étendant aux aeuy côtés du corps.

DIPLEX (plèkss) n. m. et adj. Se dit d'un système do transmission de deux dépêches télégraphiques simultanément, permettant de les envoyer à la fois dans le mémo sens ot par le même lil. (Ce système a été découvert par Staro et Bossciiia, en IS'jj.)

DIPLOCENTRE {sanlr') n. m. Genre d'orchidées-vandées, dont on connaît deux ou trois espèces de l'Inde. (Les diplocentres sont des plantes herbacées épiphytos, à feuilles repliées, à fleurs petites, sans éclat.)

DIPLOCÉPHALE (se — du gr. dipluos, double, et képhalè, tête) adj. et n. m. Tératol. Monstre à deux tètes sur un seul corps : .inimnl diplocépuale, Un diploclphale.

DIPLOCÉPHALE on DIPLOCEPHALUS (s^, lus3) n. m. Zoul. CuMiro d;ir;u-lmi<t<'S arant^idoa dlpiioumones, famillo dos ar^miiiilcs, futii|u-i'ii;uii .ins fortm-s à tarses {j:rôU's, à front ôlûvo ca rôiio cliez les niàh's. (On connaît do tiuinbrousos ospùccs do dipluoéplialos ; ([uaranto habitent l'Kurope, les autres les régions tonipôri'os ou troidos du j^loljo. Le type du genro, Uiitlocephalus cj'isia/us, presque cosmopolite, est commun dans toute l'Kurupo.)

DIPLOCÉPHALIE [sr, II) n. 1*. Tèratol. Monstruositô diplocèpluilt».

DIPLOCHITON {ki} n. m. Genre d'arbrisseaux, de la famille dos molastomacoes, tribu des miconiôos, qui babitt.' l'Amoriquû tropicale.

DIPLOCIDARIS (si, riss) n. m. Genre d'oursins réguliers, famillo des cidaridés, comprenant de grandes formes eireulaires, Ijssiles dans le jurassique moyen et supérieur d'Europe.

DIPLOCOLON n. m. Genre d'algues, de la famille des scytonémacées, caractérisé par un filament flexuoux, à gaine épaissie, gélatino-cariiiagineuse, fermée aux extrémités.

DIPLOCOMIUM (mi-om") n. m. Genre do mousses acrocarpées, tri lui des bryaeées, vivant sur les terres tourbeuses, (jnelles revotent d'un épais gazon.

DIPLOCONIDÉS n. m. pi. Famille de protozoaires radiolariens, dont le genre diijlucunus est le type. — Un diplo-

CONEDÉ.

DIPLOCONUS {miss) n. m. Genre de radiolaires, type de la famille des diploconidés. comprena.nt des animalcules des mers d'Europe, dont la coquille, non grillagée, tnbuleuse, est ouverte à ses deux extrémités et contient une longue épiiio siliceuse, disposée suivant son grand axe.

DIPLOCOS [koss) n. m. Bot. Genre de moracées, tribu des strébloos, habitant les Indes. (Los diplocos sont dos arbres ou des arbustes à feuilles alternes, à court pétiole, à stipules petites, à fleurs dioïques, à. fruit indéhiscent.)

DIPLOGTENIUM {k(é-ni-om') n. m. Paléont. Genre d'anthozoaires zuantliaires, famille des astréidés, comprenant des polyi'iers a^jlatis en éventail ou en fer à cheval, et qui abondent dans le crétacé des Alpes orientales.

DIPLOCYNODON (si) n. m. Paléont. Genre de reptiles liydrosaurieus crocodiliens, famille des alligatoridés, comprenant des animaux formant le passage, par leur dentition, entre les caïmans et les crocodiles.

— Encycl. Les diplocynodons, de taille moyenne ou petite, sont remarquables par leur armure dermique do

fdaques osseuses armant le dos et le ventre, comme chez es jacaras actuels. Les espèces connues [diploct/nodon gracile Gervaisi, etc.) sont fossiles dans le tertiaire d'Europe.

DIPLODACTYLE OU DIPLODACTYLUS {lus$) n. m. Genre de reptiles sauriens crassilingues, famille des ascalabotidés, caractérise par les écailles petites, lisses, les pattes à cinq doigts égaux et munis d ongles rétractiles. (Les diplodactyies sont des geckos d'Australie.)

DIPLODERME {dèrm "j n . m. Genre de champignons gastéromycétes, do l'Europe australe.

DIPLODIGTYON n. m. Genre déponges hexactinellîdes, famille des calludyctionidés, comprenant des formes larges et aplaties, à tige forte et mamelonnée. (Les diplodictyons sont fossiles dans le terrain crétacé.)

DIPLODIE (di) n. f. Genre de champignons pyrénomycètes, vûism ues sphéries, croissant sur les feuilles et lo bois mort. (On en connaît une trentaine d'espèces.)

DIPLODISQUE {dissk') n. m. Genre do vers intestinaux, voisin des douves.

OIPLODIUM n. m. Bot. Syn. de ériochilk.

DlPLODOCIDÉS (si) n. m. pi. Paléont. Famille de reptiles diuosauriens saurojiodes, caractérisée par les dents cylindriques et grêles existant seulement à l'extrémité dos mâchoires, le crâne long, à narines étroitement fendues, avec une fosse entre les orbites. Genre unique : diplodocus,

— Un DIPLODOCIDIC.

DIPLODOCUS {kuss) n. m. Paléont. Genre de reptiles, type do la famillo des dipludocidi's, comprenant des formes gigantesques, sans doute herbivores, fossiles dans le jurassique supérieur du Colorado ot du Wyoming. (Les diplodocus atteignaient 16 ou 17 métros de long.)

DIPLODON n. m. Bot. Syn. de dipi.usodon.

DIPLODUS (duss) n. m. Paléont. Genre de poissons plagiostomes, famille dos xénacantliidés, comprenant des squales à dents brillantes, avec deux longues pointes divergentes et dentelées.

— Encycl. Les diplodus sont fossiles dans le carbonifère et le rothlicgondo do l'hémisphère boréal ; c'étaient dos requins très allongés, vivant dans les eaux douces; tel est le diplodus ii u hn m iciis, do la houille à gaz do Bohême. Leur peau était munie d'écaillés chagrinées qui ont servi, avec les piquant.s dos nageoires, à élalilir do prétendus goures conimo lo dcltodiis, Vaganodus, otc.

DIPLOÉ (du gr. diploâ, chose double) n. m. Anat. Autref. Ki-uniun do deux lames osseuses compactes, iorinaiit la surface interne ot externe du crâne. Il Couche do tissu celluleux, située entre les deux tables des os du crâne, il 'l'issu de môme nature, que l'on trouve dans l'intérieur des os plats.

— Encycl. Lo diplué est remart|uablo par les veines nombreuses qui le traversent, établissant une communication complète entre les veines du cuir chevelu et les veines (jui se jettent dans les sinus intra-craniens. Cetlo disposition expli(iuo la propagation des inflammations oxtoriouros ot do l'infection purulente au cerveau. L'interposition d'une couche spongieuse entre dos lames osseuses très dures, ipii sfîmlde spéciale au crâno, puisqu'on no la retrouve pas dans d'autres os jilats, lo scapulum, par exemple, donne â la voûte une légèreté plus grande en augmentant sa résistance aux chocs. L'étendue dos aréoles du diploô atteint le maximum chez l'adulto; chez le vieillard, la résoriition du tissu osseux coïncide avec un rapprochement de la table interne ot de la table externe, en sorte que le travail do résorption est compensé; chez l'enfant, les aréoles sont étroites, et le champ diploïque est d'ailleurs limité par les fontanellos.

DIPLOÈDRE (du gr. diploos, double, ot édra, baso) n. m. Nom gfnerifjue des cristaux formés par la combinaison ilo doux rliomhuèdros.

DIPLOCÉPIIALE — DIPLOMATIQUE

£)IPLOÉDRIQUE((/n7i:')adj.Quialaformed"undiploèdre.

DIPLOGASTER iga-slî^r') n. m. Genre do vers nomatodi's, faiiwllo dus anguillnlidés, comprenant do petites formes allongées, qui vivent tians la terre humide. Tels sent les dtplognster inermis et loiigicauda d'Europe.

DIPLOGASTRIE {ga-sfrt — du gr. diploos, double, et ga.sft-r, (rus, ventre) u. f. Tératol. Monstruosité dans laquelle le corps est double, au-dessus du bassin seulement.

DIPLOGÉNÉE (./(') n. f. Gcnro d'arbrisseaux, do la famillo des nu;las(omacéès-raélastomées, dont l'espèce type croît â Madagascar, ii On dit aussi Dii'LoGi'cNii. Syn. do mkhinu-lk.

DIPLOGÉNÈSE {Je — du gr. diploos, double, et génihis, génération) n. f. Tératol. Monstruosité caractérisée par la réunion de deux fœtus on un seul corps.

— Biol. Théorie du naturaliste américain Copo, destinée à expliquer l'hérédité des caractères acquis.

— Encycl. Biol. La théorie de la diplogénèse consiste en ceci que, lorsque le corps d'un animal acquiert, fortuitement ou sons l'influence des conditions du milieu, un caractère nouveau, les éléments sexuels de l'organisme ac(iuièrent en mémo temps un caractère correspondant. qui s'ajoute aux caractères héréditaires préexistants. En réalité, il ny a pas là uno explication, mais uniquement, une manière de raconter l'hérédité des caractères acquis.

DIPLOGLOSSE ou DIPLOGLOSSUS {glo-suss} u. m. Genre de reptiles sauriens brévilingues, famille des scincoïdés, comprenant de grandes formes caractérisées par leur langue échancréo et portant des papilles de deux sortes. (Les diplùglosses, dont on connaît six espèces américaines, comptent parmi les plus grands scinques connus.)

DIPLOGLOTTIS {tiss) n. m. Genre de sapindacées, série des sapmdées, renfermant des arbres australiens à fleurs irrégulières, à feuilles pennées, à fruit arillé. (L'espèce type, le diploqlotds Cunninijhami , est cultivé dans les serres d'Europe.)

DIPLOGNATHE OU DIPLO- GNATHA n. f. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des cétonidés, comprenant des formes d'assez grande taille, habitant les régions chaudes de l'Afrique. (Les diplognathes sont dos cétoines noires ou fauves, souvent tachées de rouge; on en connaît une quinzaine d'espèces.)

DIPLOGONIE n. f. Bot. Syn.

de CHRYSOI'SIS.

DIPLOGRAPHE (du gr. diploos , double , et graphein , écrire) n. m. Appareil avec lequel on peut faire à la fois deux copies sur dos feuilles de papier difl'érentes. Il Machine imprimant à la fois les caractères ordinaires et les signes en relief à l'usage des aveugles.

— Encycl. Diploqraphe pour double copie. Dans le diplographe Lévèque, les feuilles sont disposées l'une audessus de l'autre; celle du haut repliée en dessous, pour que les plumes puissent porter sur chacune d'elles.

Ùiplographe à l'usage des aveugles. Les appareils permettant aux aveugles d'écrire sont dus à Barbier; ils ont été perfectionnés en 1827 par Braille. L'alphabet est composé de lettres représentées par dos points en relief, inifirimés au moyen u une règle percée d ouvertures carrées ; es lettres et les chifl'res sont diîférenciés par le nombre et la situation des points dans chaque carre.

Le diplographo inventé par Recordon, de Genève, imprime à ia fois doux sortes do caractères : ceux en relief par points pour les aveugles, et les caractères romains pour los voyants. Il peut être manipulé par un aveugle ou par un voyant, sans que colui-ci ait besoin de connaître la signilicaiiun des caractères des aveugles.

DIPLOGRAPTIDÉS n. m. pi. Paléont. Famille de méduses hydroïdes, du groupe des diprionidés, caractérisées par leurs rameaux, au nombre de deux, soudés par la face dor- .sale. (Les -iplograptidés comprennent les genres c/imacograpfiis ot diplôgraptus.) — un diploghaitidé.

DIPLOGRAPTUS iptuss) n. m. Paléont. Genre do méduses, type do la famillo des diplograptidés, comprenant des colonies à cellules oblitiuos, à bouche épineuse, disposées on rangées altornes. ( Los nombreuses espèces do diplôgraptus sont fossiles dans le silurien.)

DIPLOHÉMIÉDRlE {drl — du gr. diploos, double ; hémi, demi, et édra, haso» n. f. Caractère d'un cristal qui consiste dans uno hémiédrie double, mais sans parallélisme et d'une inégale inclinaison.

DIPLOHÉMIÉDRIQUE (t/n'A') adj. Qui a lo caractère de la diplohémiêdrio.

DIPLOÏQUE [plo-ik') adj. Qui a rapport au diploé.

DiPLOis [iss — mot gr., formé de diploos, double) n. m. Antiq. gr. Vêtement de f<!mme ; chitou double, dont la partie supérieure retombait du cou jusqu'à la ceinture, ii Partie supérieure de co vÔtomont, celle qui enveloppait lo buste.

D!PLOïTE(dugr.(ii/)/oo«,double'|n.m.

Miner. Silicate naturel d'alumine et do chaux. Variété d'anorthite.

Diploglottis : a, fleur.

DIPLOLABIS {tdss) n. ni. Bot. foss.

Gunre do fougères du culm, caractérisé par la forme du faisceau vasculaire do la tige qui, en coupe transversale, est colle do deux mors do tenailles soudes entre eux. (On connaît la structure de la tige, dos pétioles et des fructilications do ce genre curieux, roncontrtS dans les terrains nnthracifères des environs d'Autun et do Koanno.)

DIPLOLËNE n. f. Genre do rutacéos, tribu des boromées. (Les diplolènos sont des arbrisseaux duveteux, à fouilles alternes ot dont les fleurs, petites, sont disposées en capitulos axiltairos.)

Dlplola.

DIPLOLÉNÉ, ÉE adj. Qui ressemble, ou qui se rapporte

au genre dipluléne.

DIPLOLÉPAIRE (pèr') adj. Eotom. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre diplolèpe.

— - n. m. pi. Syn. do gallicolks.

DIPLOLÈPE n. m. Entom. Syn. de cynips.

DIPLOMASTYX {stikss) n. m. Genre de protozoaires flagellâtes, famille des anisonémidés, comprenant des animalcules microscopiques ovales ou allongés, libres ou temporairement fixés, (le formes changeantes, qui habitent les eaux douces et salées. (On on connaît trois espèces.)

DIPLOMATE {riid. diplomatique ad}.) n. Personnage qui représente un gouv<;rnemont auprès d'un autre gouverncmont : Les chctnins de fer, le télégraphe, le téléphone, diminuent chaque jour le rôle des diplomates, il Personne habile dans la diplomatie, propre à la diplomatie : Les DIPLOMATES ne mant/uent pas en Europe, mais les hommes d'ICtat y sont l'ares. (Uiguon.) Il Par anal. Personne rusée, hal>ile à négocier, très adroite jtour arriver à ses fins : Toute femme est une habile diplomate.

~ Adjectiv. Habile en diplomatie : Un homme d'Etat diplomate. Il Fin, rusé, adroit dans l'emploi de ses moyens : Tout marchand est diplomate.

— Encycl. V. diplomatie.

DIPLOMATIE {si — rad. diplomatique adj.) n. f. Science des rapports mutuels entre les nations et les gouvernements. Il Art de négocier à l'étranger les intérêts d'un Etat qu'on y représente, il Action de négocier auprès des gouvernements étrangers les intérêts de son propre gouvernement; fonctions de diplomate : L'ai't de la diplomatir réclame, chez ceux qui le pratigueyit, de grandes qualités rfc tact et d'éducation, et des connaissances très variées ; l'an de se posséder toujours. \\ Corps des diplomates : Entrer dans la diplomatie, ti Avait autref. le sens de diplomatique. V. ce mot.

— Par anal. Précautions rusées, roueries ; conduite mesurée et circonspecte : Tel commis, pour vous décider a prendre de son vin, fera plus de diplomatie que dix Talleyrand. (Michelet.)

— Encycl. La diplomatie est, tout à la fois, la science et la pratique des relations internationales. Elle n'existait guère, dans l'antiquité, au sens que nous lui reconnaissons aujourd'hui. La première ébauche d'un ^yi^/en/ïum n'apparait c|u'à l'époque romaine; César fut un grand diplomate- Pendant les invasions des barbares et durant la féodalité, la diplomatie ne joue encore qu'un rôle secondaire. Son importance augmente, à mesure que grandit le rôle de la papauté dans les rapports des peuples. En France, la diplo matie naquit avec Louis XI : ce roi fut l'un des premiers qui entretinrent partout des agents à poste fixe. Henri IV 1 imita. Le xvii* siècle fut l'époque de la diplomatie française : c'est le règne des Richelieu, des Mazarin. des Lionne, des Torcy. Au siècle suivant, la diplomatie dégénère trop souvent en basses intrigues. Sous la Révolution, la diplomatie no rentre en scène qu'à l'occasion des traités de Bàle ; elle est plutôt brutale. Sous Napoléon, elle garde ce caractère, tout en prenant parfois des allures astucieuses. La diplomatie traditionnelle renaît en 1815, avec les Talleyrand et les Metternich; mais elle a perdu, de nos jours, son caractère un peu mystérieu.\ et ses allures classiques. Par suite de la facilité des communications, la responsabilité des agents diplomatiques est devenue beaucoup moins considérable, puisque les ordres télégraphiques du ministre ont remplacé les n Instructions ».

Une procédure spéciale s'impose à la diplomatie. Il y a d'abord la note verbale, dont on se borne à laisser copie; elle fixe un point de discussion. Vient ensuite le mémorandum, mémoire motivé analogue à une consultation de jurisconsulte. Le mémorandum est dit manifeste, lorsqu'il contient une proclamation solennelle de principes. L'instance engagée, les parties déposent et communiquent leurs conclusions, ot, si l'on ne parvient pas à s'entendre, les gouvernements signifient un ultimatum, dernier mot, à défaut d'acceptation duquel la guerre est déclarée. Les propositions peuvent être acceptées, mais ad référendum. quand l'agent, muni d'instructions insuffisantes, croit, pour dégager sa responsabilité, devoir consulter sou gouvernement. Pour les atfaires graves et d'intérêt général, on procède ordinairement par voie de conférences ou de congrès; il est tenu procès-verbal des séances dans des protocoles qui résument impartialomenl les opinions émises sans préjuger les solutions. V. agents diplomatiques,

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