‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 709 sur 870 · DIONYSOS · texte numérisé non relu

DIONYSOS

DIOPTRE

sur les Nombres angulaires. Diophanto, pour les méthodes oxnéditives de calcul qu'il emploie, est sans doute rodevanlo ;iux travaux d'ilippanjuo ; mais, co ipii paraît lui a|qi;irtt'nir, c'est la tliéorie toute nouvelle et, à ce qu'il MMiihlo, (Complète, des équations du premier degré et la risuhuion de celles du second. Les ouvrages do Diophante ont formé le sujet des méditations des Grecs ses contem- |M»i;iiris, et des Arabes, et, plus tard, des géomètres de la Koiiaissanco. Viôte môme, dans son œuvro capitale, se borne presque à les reproduire, proposition par proposition, en substituant, il est vrai, des questions de géométrie, à résoudre par l'algèbre, aux proelémes abstraits de son modèle. L'ouvrage de Diophante a été commenté, au v" siècle, par la célèbre Hypathia; mais il no nous reste rien de ce commentaire.

DIOPHANTINE (do Diophante, n. i>r.) adj. f. Terme ap- |di(|ué par quelques mathématiciens modernes, comme Gauss et Legendro, à une espèce particulière d'analyse employée dans la recherche de la théorie des nombres.

DiOPHOROS. Myth. gr. Fils de la Terre. Il déBa sa mère à un combat singulier, et les dieux le changèrent en rochôr.

DIOPHTALME (du préf. di, et du gr. ophthalmos, œill n. m. Chir. Bandage disposé de façon à être appliqué sur les deux yeux. S^n. binocle.

DiOPITHE, général athénien (milieu du iv» s. av. J.-C). Il reçut le commandement d'un corps de colons athéniens

DIOPTASE n. f. Silicate hydraté naturel de cuivre, ainsi nommé parce que si l'on en regarde les cristaux par transparence, et d'une certaine utanière, on y apei\'oit ordinairement les retlets intérieurs des plans do clivages.

— Knovcl. La dioptase ou achirite, ou smaragdo-cbalcite do Breithaupt, kupTermaragd de Werner, est représentée par la formule H'CuSiO*. Son poids spécihquo varie do 3,27 à 3,35. Sa dureté est égale à 5. C'est une substance vitreuse, transparente, à cassure conchoïde et inégale. Ses cristaux, nets et petits, sont des prismes hexagonaux, terminés par des sommets trièdres symétriques. Ce minéral est infusible au chalumeau. On ne l'a encore rencontré qu'au mont Altyn-Tubé, au nord de la mer d'.\rai, dans un calcaire compact.

DIOPTRE (du gr. dioptron ou dioptra, mémo sens; do dia. à travers, ex optesthai, voir) n. f. Géom. et astron. Pinnule avec ouverture traversée par un fil : Les ixoptrks ou pinnules percées d'une ouvertitre ont été employées par les Grecs et les Arabes, pour déterininer le diamètre de la lune. (Sédillot.) Il Appareil muni de pinnules : Géminius, contemporain de Cicéron , signale l'emploi d'une dioptrk tournant autour d'une ligne parallèle à l'axe du monde. (Arago.)

— Chir. Spéculum. (Peu usité.)

— Optiq. V. la partie encycl.

— Encycl. Optiq. On appelle dioptre un système optique formé de deux milieux d'indices différents n et n', séparés par une surface sphérique de faible ouverture.

Représentations antiques et modernes de Dionysos (Bacchus) : 1 et 2. Dionysos (glyptothèque de Munich). — 3. Dionysos enfant (Britiah Muséum). — *. Dionysos chez Icarios (bas-relief du Louvre). — 5. Dionyaos en habit de femme (musée Pio Clementino). — 6. Uioiiysos et Melpomi'fnft {Saint-Pétersbourg). — 7. Dionysos ivre sur un Ane (Angleterre). — 8. Enfance de lïacclius. par Perraud (Louvre). — 9. Bacchiia de Michel-.\nge (Florence). — 10. Bacchus cnfanl, par A. Mercie. — It. Dionysos endormi (Angleterre). — 12. Dionysos couché (Rome). — ii. Dionysos du Vatican (dit Bacchus indien).

encore le Triomphe de Bacchus et d'Ariane, plafond célèbre d'Ann. Carraclio, au palais Farnèso; le même sujet, traité par Jules Romain, Nicolas Poussin (Angletorro), etc.

Parmi les innombrables compositions de la statuaire contemporaine, nous citerons : Bacchus enfant et faune jouant des cymbales, ^roujio do marbre, par H. do Tnqueti (1817); Bacchus et Leucnthoé, groupe do marbre, par Dûment ; r£'H/'«»ce//c ^f(rc/(»5. par Perraud (1857, Louvre) ; etc.

Dionysos, philosophe grec, fils d'Arius Didyme. On ignorri les datos de sa mort et de sa naissance. Il vécut sous Auguste. Avec son frère Nîcanor, il hérita do la faveur dont leur père avait joui. Cette faveur était due à un éclectisme sans mesure, qui servait les plans poli tiqims du gouvernement, désireux de voir la paix s'établir dans le domaine drs idées pures, comme dans les partis.

DION'YCHUS ikuss) n. m. Zool. Genre de coléoptères tétramèrcs, fl^ la famille des curculionidés, et comprenant une rjuin/aine d'espèces de l'Amérique du Sud.

DIOON n. m. Genre do plantes, do la famille dos cycadées. Il On écrit aussi dion.

— Encycl. Los dioons sont de petits arbres mexicains, à. fleurs laineuses en dehors. La seule espèce bien définie, le dioon comostihln [dioon edule), est cultivée dans les serres comme plante d'ornement; sa moelle est très riche en fécule, ainsi quo ses graines, qui possèdent, diton, uno saveur agréable.

DIOPËTE (du fjr. Bios, génit. do Zeus, Jupiter, et pi~ ptein, tomber) adj. Antiq. gr. Nom donné à certains objets sacrés, qu'on croyait tombés du ciel, comme \o palladium et autres statues, pierres, boucliers, etc.

— n. m. Statue diopète : Un diopiite.

DiOPHANE, rhéteur grec, né à Mytilèno (ii" s. av. J.-C.\ C'était, au dire do Cicéron, un dos plus remarquables orateurs do la Grèce. Il se rendit ù Rome du temps do 'l'ibérius Grancbus, à qui il donna fies leçons. Il périt on mf^mo temps quo jo célèbre tribun (133).

Diophante, mathématicien grec de l'école d'Alexandrie, né vnrs l'an :\2T> do notre ère, mort à quatro-vingt- (piatro ans. Il avait laissé trei/o livres d'arithmétique, dont loH HJx premiers souloment nous Hont parvenus, ot un autre

envoyés dans la Chersonèso do Thraco. Dos ditférends s'étant élevés outre les colons ot les Cardions, ces derniers demamièrent ot obtinrent le secours de Philippe de Macédoine. Diopithe envahit alors les régions maritimes (l<i la Thraee. les ravagea, et fut, pour ce fait, mis en accusation à Athènes; mais, grâce à Démoslhèno (341), il obtint la confirmation de son commandement. Il continua la guerre, prit Crobylo et Tiristiasis, dont il réduisit les habitants en esclavage. Il fut le père du poète Ménandro.

DIOPSIDE n. m. Miner. Kspèco appartenant au genre pyroxènc; silicate naturel do chaux, magnésie ot for.

-- Kncvcl. Le diopside, do formule Ca(Fo,MgiSi'0', dont le poids spécifique est 3,3 et la dureté 5 à G, esi la plus i>ure ot la moins commune de toutes los espèces pyroxéniquos. C'est une substance généralement transparente, incolore, mais quelquefois gris verdàlre ou vert clair. Il est presijuo toujourscristallisé.etsescristaux oflTrcnt dos prismes plus allongés que ceux dos autres pyroxènes. Co minéral a la cassure lamelleuse dans le sons de l'axe, conchoïde ou inégale en travers. Los acides ne l'attaquent pas. Au chalumeau, il fond en donnant un verre incolore ou peu coloré. Citons, parmi les variétés los plus importantes : ValalitCf d'AIa (Piémont); le diopside asbestiforme, qui se présente on fibres déliées, ot so rencontre dans le Tyrol ; la mussite, do l'aliie de la Mussa, eu Piémont, qui est on longs prismes d'un gris verdâtre ou <l'un vert clair, lantôt opaques, tantôt trans- (ucidos, etc.

DIOPSIS (/ïsiVç) n. f. Genre d'insectes diptères braclivcèros, famille des sopsidos, comprenant dos mouches allongées, plates, ù tète rondo avec prolongements latéraux portant les yeux, A écusson

armé d'éi)inos. (On connaît Dlopsls («•. 3 foU).

cinq ou six espèces do co ^

curieux genre, propre aux régions chaudes do l'ancien monde. Telle est la dtopsis circularis do l'Inde. D'autres habitont los Ktats-Unis ((/*o;ï«iî Arortconits].)

I. Image d'un point sur l'a.re principal. Soit un point lumineux P dans le premier milieu sur l'axe principal, c'està-dire sur la droite qui passe par le sommet S et par lo centre C; il envoie des rayons, l'un d'eux PI se réfracte

Fig. I.

on TP' {fig. l). La loi de Képlor nous donne ni = n'r et les relations" : i =: a -H ï, r = y — a, conduisent ù la formule : na ■\- n' a.' - {n — n)^.

Remplar.'ons los angles par leurs tangentes, et convenons de compter les distances A partir du sommet S on sens opposé des rayons incidents ; la formule générale est alors ; n n' n — n'

II. Plans conjut/uis. Si du point C nommo contro, nous décrivons doux potitos calottes sph<Sri<|iica PQ et l"y, chanuo point de la première aura pour conjugué un point de la seconde. On peut confondre ces deux calottes avec leurs plans tangents, co sont des plans conjugués.

ni. Foyers iirincipaux. Si dans la formule (l) on faii ;> = » , on trouve pour/)' une valeur f

et pour p' = « on n uno valeur f >|R ^ " n- n'' D'où lexistenco do doux foyers principaux. On déduit dos formules précédentes ;

DIOPTRIE — DIOSMALÉOPTÈNE

ce qui permet d'écrire l'équation des poinls conjugués :

rV. Construction des images. Pour avoir l'image d'un point Q hors de l'axe priocipal, on mène QI parallèle à l'axe ; ce rayon se réfracte en passant par F' . Le rayon QF, rencontrant la surface en I', se réfracte parallèlement à l'axe principal. Les deiuc rayons réfractés se coupent

Fig. 2.

en Q'. Comme vérification, la droite QQ' doit passer par le centre C. En convenant de compter les ordonnées positivement dans le sens SI à partir de l'axe principal, les triangles semblables {/ig. 2) l'QI et l'FS donnent : -■■/ ^ f

Les triangles semblables ISF' et H'Q' donnent :

d'où

formule qui donne l'agrandissemeut linéaire.

V. Equation de Newton. En posant FP = q et F'P' = g', on obtient

ÇQ' = rr-

On pourrait discuter les formules (i) ot (2) et suivre géométriquement les variations de position et de grandeur de limage d'une droite dans les quatre cas particuliers du dioptre :

ïi>-7i', n^;)', u<Cn\ n <Cji\

DIOPTRIE (ptri — de dioplrique [ce mot, créé par le professeur Monnoyern, a été popularisé en France par Javali) n. f. Phys. Unité de convergence des instruments dioptriques, représentée par la convergence d'une lentille intiniraent mince do I mètre de foyer. (Le nombre de dioptries qui mesure la convergence est l'inverse de la distance focale exprimée en mètres.)

DIOPTRIQUE [trik' — du gr. diopti'ikê, même sens) adj. Phys. Qui se rapporte à la dioptrique ; où Ton emploie des milieux réfringents : Instrument dioptrique.

DIOPTRIQUE [trik' — même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Partie de la physique, qui s'occupe de l'action des milieux sur la lumière qui les traverse : La dioptriqde de Descartes suffirait seule à l'immortaliser. (Thomas.)

— Enctcl. u'optique est la science générale de la lumière; la catoptrique a trait à la lumière réfléchie, et la dioptrique aux lois auxquelles sont assujettis les rayons réfractés. On appelait encore autrefois cetto dernière anaelastique, qui signifie « science de réfraction u. Cette division de l'optique n'est plus usitée aujourd'hui, tous les phénomènes étant, en réalité, plus compliqués que ne l'avaient supposé les physiciens des derniers siècles.

Dioptrique (la), ouvrage de Descartes, publié en 1637, à la suite du Discours de la méthode^ avec les Météores et la Géométrie. — Le but spécial de cet ouvrage est la recherche de la figure dos verres de lunettes. Il y établit théoriquement que si l'on construisait des lentilles concaves-convexes, dont la surface convexe fut une calotte élypsoïdale et la surface concave une calotte sphérique ou réciproquement, on pourrait obtenir tous les efl'ets qu'on demande aux instruments d'optique, c'est-à-dire le rapprochement ou l'éloignement des objets. Cet opuscule obtint un succès prodigieux en Europe, tout le monde voulut faire des lunettes cartésiennes. Mais dans la construction des lentilles on rencontra des difficultés insurmontables. On reconnut, d'ailleurs plus tard, que Descartes, par suite de lignorauce où il se trouvait de la véritable composition de la lumière blanche, avait donné une théorie fausse des lois de la réfraction.

DIORABIA (du gr. dia, à travers, et oram^r, vue) n. m. Tableau de grandes dimensions, peint d'une manière spéciale sur une toile sans bords visibles, que l'on soumet à des jeux d'éclairage, tandis que le spectateur est dans l'obscurité.

— Encycl. Le tableau du dîorama est généralement peint sur les deux faces dune toile de coton, de façon assez légère pour que Ja vue d'une face ne soit pas troublée par la vue de l'autre, la toilo étant éclairée, par derrière. Lo spectateur est dans l'obscurité complète, et les deux faces do la toile peuvent être éclairées grâce à des orifices circulaires au plafond, soustraits à la vue du public. Ces ouvertures, munies de volets, de transparents à teintes diverses, permettent de nuancer la lumière et d'en régler l'intensité ; on rendra de la sorte, pour un même paysage, des effets très variés : .soleil ardent, ciel nuageux, "brouillard, clair do lune, crépuscule, ou bien on peut encore substituer le tableau du verso à celui du recto, en supprimant l'éclairage d'un c6lé de la toilo pour le faire apparaître do l'autre côté. D'autres effets seront dus à l'angle d'incidence de la lumière sur la toile, à sa distribution. au procédé de peinture et à la position exceptionnelle du spectateur; on peut aussi compléter un tableau par l'auiro en les éclairant tous deux ensemble, d'où un nouvel effet.

Le premier diorama de Daguerre et Bouton fut installé, en 1822, ruo Samson, derrière le Chateau-d'Kau, ù Paris: le spectacle le plus admiré fut celui de la messe de minuit à Saint-Etienne-du-Mont : la nuit envahissait l'église, puis l'autel s'illuminait ; peu à peu apparaissait une foule compacte. BrùIé on 1839, le diorama fut reconstruit boulevard Bonne-Nouvelle, pour 6tro, à nouveau, réduit en cendres en I8i9. Aujourd'hui, co spectacle, beaucoup plus perfectionné, est très répandu.

DIORAMIQUE {mik') adj. Qui a rapport au dîorama. DIORES iri^.ts) n. m. Genre d'arachnides aranéides dipncumones, famille des zodariidés, caractérisés par l'intcr-

Diorite orbiculaire de Corse.

vallo séparant les yeux médians des postérieurs, et par les pattes terminées en pointe. (Les diores habitent l'Afrique australe; ils sont petits, roussâtres ou gris [diores bivittalus], très vifs, et filent un cocon globuleux, recouvert d'une véritable mosaïque de petits cailloux. Ces araignées vivent surtout de fourmis.)

DiORÈS. Myth. gr. Descendant d'Amaryncée. II conduisit dix vaisseaux au siège de Troie et fut tué parle Thrace Piros.— Fils d'Eole, qui épousa sa sœur Polymela. DIORITE n. f. Roche d'origine éruptive, représentant une association granitoïde de plagioclase avec amphibole hornblende ou mica biolite.

— Enctcl. Le feldspath qui entre dans la constitution des diorites peut varier, depuis l'oligoclase jusqu'à l'anorthite.

Mais la première y est plus fréquente que la seconde; il en est de même do l'andésine. Certains minérauxy sont très nombreux ; sphène, pyrite ; d'autres y sont assez rares :

magnétite, ilménite, apatite, zircon.

Les diorites renferment quelques variétés. Les diorites à amphibole comprennent les variétés à feldspath oligoclase ou ayidésines et les diorites à feldspath lanrador ; elles sont représentées en Bretagne. Les diorites ynicacées se trouvent dans les Vosges, les diorites à pyrorène dans les îb'S Normandes. Les diorites à calcite ou hémithrcne du plateau Central et des Côtosdu-Nord paraissent avoir subi une notable altération. La diorite orbiculaire ou corsite, que l'on trouve aux environs de Sartène, en Corse, présente dans sa masse une quantité prodigieuse et régulièrement distribuée de sphéroïdes à structure radiée, qui produisent après polissage le plus bel effet. Chaque sphéroïde montre plusieurs zones concentriques de feldspath cristallisé, séparées entre elles par des zones plus minces d'amphibole et de pyroxèno. Toutes les variétés de diorites sont classées avec les roches basiques, mais il faut ajouter ici les diorites quartzifêres, qui font partie dos roches neutres et que l'on rencontre en plusieurs points de la Bretagne.

DIORITINE n. f. Roche basique, d'origine éruptive, que l'on trouve à Doyet et à Commentr^' (Allier). DIORITIQUE {(ik') adj. Qui est de la nature de la diorite. DIORREXINE [rèk-sin — du gr. dia, à travers, et orexi^, élancement) n. f. Explosif autrichien dont il existe deux types. Le premier se compose de : 75 parties d'azotate de potasse et de soude, 12 parties de soufre, 13 de sciure do bois. Le second renferme : 60 parties d'azotate de potasse et de soude, 12 parties de soufre, 10 de sciure de bois, 7 de charbon, 1,3 d'acide picrique et 7,5 d'eau.

DIORTHONTE (gr. diorthontès , proprem. redresseur) n. m. Nom donné aux grammairiens grecs qui s'efforçaient de rétablir le texte authentique des poèmes homériques. — Encycl. Les diascévastcs avaient réuni et coordonné les différentes rapsodies homériques. Ce premier travail opéré, il restait à reviser, à épurer le poème dans le détail : ce fut l'œuvre des diorthoiîtes. Cette revision méthodique des vieux poèmes commença à Athènes, au temps de Pisistrate; elle se poursuivit plus ou moins pendant le v et le iv" siècle. Parmi les diorthontès do cette première période, on cite lo philosophe Anaximandre, Démocrite, Stésimbrote de Tbasos, Glaucon, Phérécyde, Antimaque de Colopbon, Hippias, Protagoras, Eurip'ide le Jeune, Aristote. Les diorthontès de l'époque alexandrine profitèrent de tous ces travaux antérieurs et donnèrent les premières éditions critiques d'Homère : tels, Zénodote, Aristophane de Byzance, Aristarque.

DIORTHOSE (du gr. diorthôsis, môme sens) n. f. Chîr. Redressement, réduction d'un membre fracturé ou luxé. DIORYCHE (du gr. dioruchê, fosse) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu des harpalinés, comprenant des formes assez petites, d'un gris métaUique soyeux, et dont on connait une vingtaine d'espèces, répandues dans l'Asie et l'Afrique tropicales.

Syn. PLATYMKTOPDS.

DIORYGMA n. m. Bot. Genre de verrucariées. à thalle crustacé, à nucléus gélatineux, que l'on trouve dans l'Amérique tropicale, sur les écorces des arbres.

DiOSAZ, DiOZAZ ou DiOSA, torrent de France (Haute- Savoie), affluent droit de l'Arve, célèbre par les galeries cramponnées à la roche au-dessus de cascades merveilleuses, dans une fissure très profonde qui se réduit parfois à 2 mètres de large ; descendu d'un glacier du Buet, il conflue avec l'Arve à Servoz.

DIOSCAMPHRE [sknnfi^') n. m. Composé CH'^O, envisagé comme un homologue inférieur du camphre, et qne l'on obtient en dissolvant du sodium dans le diosmaéoptône.

DIOSCÔDION (du gr. Dios, génit. de Zeus, Jupiter, et kôdion. toison) n. m. Antiq. gr. Peau d'une victime immolée à Zeus, sur laquelle on faisait marcher ceux qu'on allait initier aux mystères d'Eleusis.

DiOSCORE, évéquo d'Hormopolis, mort à Conslantinoplo, vers 305. H vivait parmi les ermites du désert do Nitrie, avec ses frères Ammonius, Eusèbe et Euthymc, lorsqu'il fut élu évôquo d'Hormopolis. Irrité de cette élection, Théophile, patriarche d'Alexandrie, commença une série de persécutions contre les quatre solitaires do Nitrie. surnommés les quatre grands frères, à cause de leur haute taille. Leur monastère fut pillé et brûlé. Poursuivis do retraite en retraite, ils se réfugièrent enfin à Conslantinopl<^, auprès do saint Jean Chrysostomo. Après l'oxil et la mort do co dernier, Théophilo consentit à se réconcilier avec Eusèbe et Euthymc, qui étaient seuls survivants, et réhabihta la mémoire d'Ammonius ot de Dioscoro.

DiOSCORE, patriarche d'Alexandrie, mort on 451. Il fut arrludiaciY^ d'Alexandrie, et succéda, en-lA-i, sur le siège patriarcal de cetto ville, à saint Cyrille. En -HS, le moine

Eutychès ayant été déposé par Flavien, patriarche do Constantinople, pour avoir nié la réalité de la nature humaine en Jésus-Christ, Dioscore se déclara pour l'hérésiarque. Il réunit â Ephèse un synode des évoques de son parti, qui est connu sous le norù de Brigandage d'Ephèse : Eutychès y fut approuvé et réhabilité, Flavien déposé et chassé. Dioscore alla jusqu'à excommunier le pape saint Léon. Pendant sept ans, l'Eglise d'Asie fut en proie au schisme et au trouble. Enfin, en 451, le concile œcuménique de Chalcédoine condamna définitivement Eutychès et déposa Dioscore, que l'empereur Marcien exila à Gangres, ou il mourut.

DiOSCORE, dit le Jeune, patriarche d'Alexandrie, do 517 à 519. Par complaisance pour l'empereur Zenon, il montra une indulgence suspecte pour les mouothélites.

DIOSCORÉACEES (sko, sé) n. f. pi. Famille de plantes monocotylédones. — Ujie dioscoréacée.

— Encycl. Les dioscoréacées (9 genres avec 170 espèces environ) sont des plantes des régions chaudes ou tempérées, à tige ligneuse et volubile, ne contenant qu'un cercle de faisceaux, à feuilles distiques pétiolées et palmatinervées, dont les fleurs sont petites, régulières et presque toujours unisexuées, généralement dioïques ; les fleurs mâles ont six étamiues et les femelles renferment un ovaire infère et triloculaire qui fournit une baie (tamier) ou une capsule (igname, testudinaire). Ces plantes forment souvent un gros tubercule souterrain, riche en fécule, aux dépens soit du premier entre-nœud de la tige principale (tamier, testudinaire). soit du bourgeon axillaire d'une feuille inférieure (igname) ; quelquefois (igname bulbifère^, des bourgeons plus élevés se renflent en bulbilles. Les dioscoréacées se rapprochent assez des amaryllidées, bien que l'organisation de leur tige et de leurs feuilles les mette à part parmi les monocotylédones.

DIOSCORÉE {sko) n. f. Genre de plantes, type do la famille des dioscoréacées, et appelé aussi ic.name.

DiOSCORIDE, moraliste grec, du iv* siècle av. J.-C, qui avait reçu les leçons d'Isocrate. Il nous reste de lui des fragments de deux ouvrages : l'un intitulé Apomnêmoneumata, c'est-à-dire recueil d'actions et de paroles remarquables ; l'autre. Des mœurs chez Homère, ou bien encore Sur la vie des héros d'Homère. Dans ce dernier ouvrage, Dioscorido cherchait dans la vie des héros d'Homère les actes qui pouvaient servir de leçons de tempérance et de sagesse. Mnller en a inséré des fragments dans ses Historicorum Grxcoram fragrnenta.

DiOSCORIDE (surnommé Pedanius, de la gens Pedanxa), mrdecm grec du i" siècle de notre ère. 11 était né probablement à Anazarbe, en Cilicio. Il voyagea beaucoup, peut-être à la suite des armées, comme médecin militaire. 11 parait s'être occupé surtout de botanique. Nous avons de lui un grand traité, en grec, Sur la matière médicale, qui fut composé sous le règne de Néron, et où l'on relève des observations justes, à côté de superstitions et do recettes bizarres. Il s'est, le plus souvent, contenté de résumer les travaux de ses prédécesseurs. Il est souvent cité par Galien. et souvent copié par Pline. En tout cas, l'ouvrage do Dioscoride a été très lu et fréquemmeut reproduit, au moyen âge, par les Grecs, les Latins et les Arabes.

DiOSCORIDE d'Alexandrie, poète grec de l'époque alexandrme. On a de lui trente-neuf morceaux insérés dans \' Anthologie.

DiOSCORIDE d'Egée, graveur sur pierres fines, contemporain dAiitrusie, dont, au témoignage do Suétone, il avait gravé le cachet. La Bildiothèque nationale conserve de lui une améthyste représentant Mécène.

DIOSCORIEN, ENNE [sko-ri-in, en') adj. Partisan do l'hérésie de Dioscore.

DiOSCURES iskur — du gr. Dios, génit. de^eus, Jupiter, et kouroi, jeunes hommes) n. m. pi. Mvthol. gr. Castor et Pollux, fils jumeaux de Zeus et de Léda. CV. Castor.) — L'n DioscuRE.

Dioscures (les) ou Combat des Dioscures, XXII* idylle de Théocrite, d'une forme épique, et divisée en deux parties. — Au retour de la Colchide,

les Argonautes abordent dans le pays des Bébryces. Castor et Pohux se séparent de leurs camarades pour aller chercher de l'eau. Le géant Amykos les provoque au pugilat. Pollux, vainqueur du géant, lui accorde la vie, sous la condition qu'il se montrera désormais plus hospitalier. Dans la seconde partie, le poète raconte la lutte de Castor et de Lyncée, fiancé de l'une des deux filles de Leucippe, enlevées par les Dioscures. Lyncée est tué. Son frère Idos va le venger en écrasant Castor sous une pierre, quand Jupiter, pour sauver son fils, foudroie Idos. Apollonios de Rhodes a traité la première partie du même sujet au II* livre des Ai-gonautigues, et Virgile au V« livre de l'Enéide, dans l'épisode d'Entelle et de Darès.

Dioscures (les) enlevant les filles de Leucippe. V. Castor.

DiOSCURIAS, ancienne ville de l'Asie (Colchide), sur le P.mt-Kuxiu, qui devait, disait-on. son nom aux Dioscures. lesquiMs y abordèrent à l'époque de l'expédition des ,\rgonautes. ÎPIus tard, sous le nom do Sébastopolis, elle devint un des plus grands entrepôts du commerce de l'Asie avec l'Europe. Auj. Jskouriah ou Isgaur.

DIOSCURIES (sku-rî) n. f. pi. Antiq. rora. Fêtos instituées a Kome par le dictateur Posthumius, en Ihonneur du secours prêté aux Romains par les Dioscures, à la bataille du lac do Régille. Elles avaient lieu le 8 avril.

DiOS-GYOR, ville de l'Austro-Hongrio (Hongrie), comitat do Borsod, sur un sous-affluent do la Tisza par lo Sajo; G. 500 hab. Mines de fer, aciéries.

DIOSMALÉOPTÈNE {sma) n. m. Iluilo isomère du bornêol. ayant pour formule C'^IP^O, et qu'on extrait do 1 essence de diusme.

Combat de Pollux et de Lynche {plfique de bronze).

DIOSME (di-ossm') n. m. Gonro lio plautos, do la famillo dos rutacèos, tvpo do la trilui dos diosmôus.

— Kncycl. Lo {^ouro Utosme très réduit dans los classitîcatioiis actuellos, ouuliont eiiviruii dix esiiùcos dû la région du Cap. Ce sont lios arurissoaux ayant l'aspect dos bruyùros, dout los feuilles sout parsemées, à leur lace inférieure, de points g;laûduleux qui sécrètent une ossouce d'odeur aromatique et très pônotranto, perçue do fort loin, à. laquelle on attribue des propriétés stimulâmes et toniiiues. Lo fruit comprend de trois à cinq follicules, rugueux iransversaloment. Une espèce ((/losmo um/îora) est cultivée dans les jardins.

DIOSMÉES (stuë) n. f. pi. Tribu de la famille dos rutacées, dont le genre diostne est le type. (Co sont dos rutacées à carpelles libres cuire eux ot biovulés, ù. graines exalbuniinées, contenant un embryon droit.) — Une diosmèk.

DIOSMINE {smin') n. f. Glucosîde, probablrniont identique à l'hespéridino, quo l'on trouve dans les feuilles du diosme.

DIOSPERME [sp^rm') n. m. Bot. Genre do cuniposécs héliantbées comprenant des liorbes vivaces â port do rudbeckies. Diosme: a. lU-ur; Un en connaît cinq espèces américaines, b. fruit.

DIOSPHÉNOL n. m. Chim. Syn. do diostkaroptîîne.

DiOSPOLIS {la Ville de Zeus), traduction grecque du nom de l'a-Amon ou JVouit-Amon [la ynaison , la viile d'AmonU quo les Egyptiens donnaient à plusieurs de leurs villes :

l" Diospolis la Grande est la célèbre Thôbes;

2" Diospolis la Petite, capitale du nome du Sistra, est aujourd'hui la petite ville de Hou;

3" Une troisième Diospolis, surnommée Diospolis Katé, la Dio.spulis d'eu Ijas, se trouvait dans le Delta.

DIOSPYRAGÉES {spi, sé) n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones gamopétales superovariées. — Une dtospt-

KACKÊ.

— Encycl. Les diospyracées ou ébénacées (5 genres avec 275 espèces, dont 180 pour lo seul genre plaqueminier) sont des arures ou arbustes des régions tropicales, sans latex, à bois dur, louid, souvent noir, à feuilles isolées et coriaces, simples et sans stipules, dont les fleurs, régulières, unisexuéeset dioïques, sont construites sur les types 5, 4 ou 3; les étamines, formant théoriquement deux verticilles, sout quelquefois remplacées par des faisceaux d'étaraines partielles; l'ovaire, à plusieurs log^es biovulées, fournit une baie, parfois comestible, contenant des graines à gros albumen corné. Les diospyracées sont voisines des éricacées.

DIOSPYRE {spir") ou DIOSPYROS (spi-ross) n. m. Nom scientilique du plaqueminier. (Les diospyres se trouvent à l'état fossile dans les dépôts tertiaires et même dans les dernières assises du terrain crétacé des déserts libyens [oasis de Cargoh].)

DIOSTÉAROPTÈNE (slé) n. m. Composé C"H"0', qui se trouve dans la partie de l'essence de diosme, soluble dans les alcalis. Syn. diospuénol.

DIOSTOMÉE n. f. Bot. Syn. de néottie.

DiOSZEGH, bourg d'Austro-Hongrio (Hongrie [comitat de Biliarjj, sur l'Er, affluent du KOrôs; 5.700 hab. Vins appréciés.

DIOTA (du préf. di, et du gr. ous, ôtos, oreille) n. m. Antiq. gr. Vase à deux anses, plus petit que l'amphore.

DIOTHONÉE n. f. Bot. Genre d'orchidacées épiphytcs, tribu des épidendrées, comprenant une seule espèce du Pérou.

DiOTIME, prêtresse de Mantinée, à qui Platon, dans le Banquet, attribue les théories développées par Socrate sur l'amour et la beauté. Quelques auteurs ont pensé que co n'était là qu'une fiction do Platon.

DlOTIME, grammairien grec, né ù Adramytte, en Mysie (m* s. av. J.-C). Il tint une écolo à ftargara, en Troade. On lui attribue diverses épigrammos de Y Antliolofjie, ot un manuel, intitulé Lectures variées, quo cite Etionno do Byzancc.

DlOTIME, philosophe grec, dont la doctrine participait du stoïcisme ot do I arisiotolisme, et qui vivait dans lo I" ou lo M" siècle avant Jésus-Christ. Il accusa, dit-on, Epicure de dôrùglemont, et, j)our le prouver, il lui attribua dos lettres apocryphes. 11 lut convaincu d'imposture.

DIOTIS {tiss) n. f. Genre d'herbo maritime, de la famille dos composées, tribu dos anthômidôos, ([ui habite los bords do la Méditerranée et do l'Océan.

DiOTlSALVI, arcliitocto italien, un des restaurateurs de l'art au xii* siècle. Il commença, en i irj3, l'ailmirablo baptistère do Pise, dont il dirigea la construction jusqu on IK.i.

DiOTOGÈNE, philosophegroc, d'une époque incortaino. Il appartenait à la secte des pythagoriciens. Il avait composé, dans le dialecte dorion, dos ivaXii^^ sur la sainteté et sur la roijaulé, <io\\t nous avons quohpies fragments.

DiOU, conim. de l'Allier, arr. et îi 32 Itil. do Moulins, entre la Loire et son canal latéral; 1.702 liab. Ch. do f. P.-L.-M. Port sur le canal latéral. Abbaye cistercienne do Srpt-Punis, fondée on 1132, rétablie par les trappistes.

DiOULOUFET {Joan-.Iosoph-Mariusl, poèto provençal, bibliotliécaire d'Aix, né à Kguilles (Bouchos-du-Khône) on 1785, mort à Cucurron (Vauclusc) en IHlO. Il a publié un grand nombre do fables, de contos. d'odes, do chansons, do pièces de circonstance, on vers provençaux, qui eurent un prodigieux succès. Le plus important do ses ouvrages est Leit Mnqnans (IR20), poème didactif|uo, en quatre chants, sur l'éducation des vers à soie. On cite également de lui Don Quichotte philosophe ; Poética provençales ; Ion Vo;/a(ji' d'/Clii'zer; etc.

DIOSME

DIPIITÈRE

Diota.

DiOÛRS. fraction dos Chillouks, qui a émigré vers lo Sud entre lo territoire dos Bouges et celui des Dinkas. [Presque nus, ils so livrent surtout i l'agriculture ; ils fabriquent cependant do la poterie et so muntrout habiles forgerons.] (V. Cuillouks.) — Un, Une DioOft.

DIOXIE iksî) n. f. Nom donné parfois par les Grecs, selon Nicomaque, à l'intervalle de quinte, qu'ils désignaient ee pendant plus comniunénieut sous celui do diapente.

DiOXIPPE ou DexippE, poèto comiquo athénien fm" s. av. J.-C). 11 appartenait à la comédie nouvelle. On no connaît guère (pie les titres do quelques-unes de ses pièces : le Trésor, les Juijes, l'Historiographe, l'Avai-e, etc.

DIOXY. Chim. Prélixo qui, placé devant lo nom d'un corps, forme lo nom d'un composé qui diffère du corps par deux atomes d'oxygène en plus. Ainsi, l'acido dioxybékénoUque C^H'^O' diffère do l'acide béhénoliquo par deux atomes d'oxygène en plus. Do mémo les acides : inowadipique C'il^ (OII)'(CO'H)': mo-s.^ maléique C*K'0' ; ï>\oy.\butijrique C^WO* ; DioxYcaproiyHe C*H"0* ; diûx\cinctioninique (OH)*. C'JPAz.CO'H; etc., et les composés tels que le moyi\' benzhxjdrol [CH.(C'H«)HOH)»i', etc.

DIOXYLITE n. f. Miner. Sulfate naturel do plomb. Syn.

do LAiNARKITli:.

DIPALMITINE n. f. Chim. V. palmitine.

DlPÊNE (OU DiPOiNOS) et SCYLLIS, Statuaires grecs, que l'on croit nés en Crète, vers 580 avant notre ère. Ces deux artistes auraient été des premiers à employer lo marbre blanc do Paros. Parmi leurs œuvres, Pline cite les statues d'Apollon, de Diane, d'Hercule, de Minerve et un groupe en ébene représentant Castor et PoUux avec leurs femmes et leurs enfants.

DIPÈRE n. f. Bot. Syn. de dispéride.

DIPÉRIANTHÉ, ÉE (du préf. di, et de périanthe) adj. Bot. Qui est muni d'un périanthe double.

— n. f. pi. Grande division de plantes dicotylédones, comprenant les genres dont les fleurs ont un périanthe double, c'est-à-dire un calice et une corolle. — Une dipiîriânthée.

DIPÉTALE (du préf. di, et de pétale] adj. Bot. Qui a doux pétales : Corolle, Fleur, Plante dipétale.

DIPHALANGARGHIE [chi) OU DIPHALANGIE (j't ) [gr. dtphalafpjarchia; de diphalnffgia, diphalangie, et arche, conimaudenieutj n. f. Art milit. anc. Dans l'armée macédonienne, Commandement d'une diphalangie ou double phalange, il Corps de troupes d'environ 8.000 hommes, formé de doux phalanges.

DIPHALANGARQUE {gark' — rad. diphalangarchie) n. m. Art milit. anc. Commandant d'une diphalangie.

DIPHALANGIE n. f. Art mîlit. anc. V. diphalangarchik.

DIPHANITE (du préf. di, et du gr. phainein, briller) n. f. Substance minérale, appartenant à la famille des micas et au genre margarite. Variété do l'espèce margarito proprement dite.

DIPHAQUE (fak') n f. Genre d'arbres, de la famille des légumineuses, tribu des hédysarées, dont l'unique espèce habite la Cochinchine.

DIPHAULAQUE {fô-lak') OU DIPHAULACA (fô) n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des chrysomélidés, tribu des halticmés, comprenant des altises à élytres couverts de points serrés formant stries, et plus larges que le corselet. (On en connaît une troiilaino d'espèces; toutes habitent l'Amérique du Sud, sout de taille médiocre et d'aspect métallique.)

DIPHÉNATE n. m. Sel dérivant de l'acido diphéniquo.

DIPHÉNINE n. f. Matière colorante rouge, de formule (C"IP)(CAzH*)-AzlI-AzlI-(C»II*)(A2ll»), préparéo par réduction de Tazebonzol dinitré.

DIPHÉNIQUE {nik') adj. Se dit d'un acido do formule COOil -C''!1*-C"IP-C00H, se présentant sous forme de cristaux peu solul)lcs dans l'eau, fusibles à. 226*, et dérivés par oxydation du carbure phénantlirèuc.

DXPHÉNOL n. m. Combinaison qui a pour formule i^énérale ( 01i-C4I*-C'II*-01I ), ot dont on connaît plusieurs modilications selon les positions relatives dos h^droxylcs OU. Lo plus important prend naissance dans 1 action do la potasse sur lo phénol : c'est une substance cristalline, fusiblo i 123".

DIPHÉNOLÉTHANE n. m. Corps qui est une combinaison CIP-CH(C'H».OH)\ do phénol C'H'.OII et d'aldéhyde CH'.CII.O on présence d'acido chlorliydri(|ue. fusible à 1220. Ace corps se rattache lo</ip/t(!Ho;/Wc/i/ojvMrtnc CCP-CH(C'H*.OH)', obtenu eu remplaçant l'aldéhyde par lo chloral CCP.COH ; la réduction de co dérivé chloré i-onduit au dipkénolélhylàne CniHOU)-CH = CH-C*H'(0H), fusiblo à 2S0<'.

DIPHÉNYL ANE n. f. Série do carbures C»H"'+* dérivés par substitution do deux radicaux phényl à doux hydrogènes des carbures gras saturés.

— Encycl. Parmi ces carbures, los principaux sont : le nipm-:NYLm(f//iANK (v. dipuknylméthankI , lo diphknyi.- .'//(ANiï CH»-CU(C"IP)*, li([uido incolore bouillant A 208* ; lo i)iPiiENYLpropANiîC*lP(C'H')',Jiquido bouillant à 280"; lo dipiiiïnyl/jhUne, non isolé ; son dérivé (C'II')*.CII.C*IPCP est seul connu.

DIPHÉNYL IQUE adj. Chim. So dit d'acidos obtenus

en substituant aux hytirogènos du noyau carburé deux groupes pliényl : [CIÙCMP)' -CO'IIl, a'eide TtwUK^YiMcr- /njDii par oxomple, dérivé do l'acide acétique CH'.CO'II. Ou connaît encore les acides DiPHr:NYr,/iJ'<'/>i'»niguKS. de formule [C1I'.C(C'ÏP:J.CoML] et CH'(CMP).CiUC'iP).C'OMl, Vitcidc iiiPiiKNVi.M'CcimQUti, etc.

DIPHÉNYLAMINE n. f. Amino découverte on 186-1 par A.-\V.IIofinann,dérivant de l'aniline CMI'.AzIP par substitution d'un nouveau radical phényl dans lo noyau amidogèno(C'IP)-AzII-(^CMP).

— Enoyci.. La diphénf/lnminc est une hase on cristaux blancs, fusiblo A si*, bouillant à aïo", presque insolublo dans l'eau, soluble dans l'alcool, la benzine, préparéo par réaction du chlorhydrate d'aniline sur lanilino ollo-ni^mo A îriO". Cette base est une matière première très omployào dans l'industrie dos colorants uriiileicU.

La diphénvlamine est le type d'un grand nombre de substances, ae formule générale K AzII R', dans laquelle R et R' sont dos radicaux aromatiques : pliényL tolyl, naphtyl, etc.; ces substances ont à peu près les mémos propriétés chimiciues qu'elle et s'obtiennent, soit comme elle, soit en chaulfant une amino KAzIP avec un dérivé hydroxylé R'OH, cette dernière réaction étant surtout applicanle aux cas où R' est un groupe a ou |j naphtyl.

La diphénylamino et les corps analogues ont une très grande importance technique, particulièrement dans l'industrie des colorants. A citer, entre autres, parmi leurs dérivés : Vorangé iV (diazoïquo do p. sulfaoilique sur diphénylamine); la citronine ou jaune indien, produit de nitration du précédent; le jaune N, etc.; les Oleus de diphénylamine : bleus d'aniline, bleus Nicholson, bleu de Bavière, bleu d' Helvélie, etc.; les bleus Victoria et le bleu de îiuit, qui sout fabriqués au moyen des phénylnaphtylamines.

La diphénylamine ot los corps analogues peuvent être considérés comme la matière constitutive de la classe dos indamines, des indophénols, et on peut en faire dériver très simplement les thiazines (bleu de méthylène), les oxazines, les safranînes et les inaulines, classes très importantes do nombreuses matières colorantes.

La diphénylamine est un réactif très sensible do l'acide nitrique, avec lequel elle donne une coloration bleue intense.

DIPHÉNYLBENZÈNE {bin) n. f. Série de carbures de formule générale C*H* = (C*H*i', différenciés par les positions respectives des trois noyaux benzéniques; lo dérivé paraC*H'(C*H*)',.t, fusible à 205*», s'obtient par l'action du sodium sur un mélange de benzine dibromée et monobromée,

DIPHÉNYLBUTINE n. f. Carbure C"H", que l'on obtient par l'action de l'acido sulfurique sur l'alcool styroléuique.

DIPHÉNYLCARBINOL n. m. Chim. Syn. de benzhydrol.

DIPHÉNYLCARBONIQUE {nik') Q. m. Se dit d'un acide de formule C*]:P-C^H\CO'H.

DIPUÉNYLE n. m. Carbure constitué par la liaison de deux radicaux phényl (C'H'-C'H*), préparé par l'action du sodium sur la benzme monobromée, solide cristallisé eu lames incolores, fusible à TO^ô. bouillant à 239°, insoluble dans l'eau. Ace carbure se rattache \a. benzidine [C*H\AzH'}j\.4 ot la diphényline. Syn. de phénylk.

DIPHÉNYLÈNE n. m. Se dit du radical fC*H*-C*H*)", dont les principaux dérivés sont : Voxyde (C'H')*0, solide fusible à 80*; l'imide ou carbazol ; àes ai-ides, parmi lesquels : Vacide diphénylène acétique (C*H*1' = CH.CO'H, Yacide diphénylène g Igcolt que (C»H')'C(CO*H)(OH); et des carbures : Yhydrure de diphénylène ou diphéni/le, le diphénylène méthane, identique au fiuorène, le diphénylène phéuylméthane (C»H')'CH.C'H\

DIPHÉNYLÉTHYLÈNE n. m. Carbure isomérique du stilbèno C"H" ou CK' = C(C'H»)', fusible à 211\

DIPHÉNYLINE n. f. Aminé isomérique de la benzidine, formée en même temps que celle-ci dans l'action des acides sur l'hydrazobenzol, et qui so présente en cristaux fusibles à 53»; sa formule est .AzH'-C'H'-C'H*-AzHS.

DIPHÉNYLMÉTHANE n. m. Composé C'H'CH»-C*H' oI)tenu en traitant du chlorure de benzine C^H*CH*C1 et de la benzine par du chlorure d'aluminium; il y a élimination d'HCl et soudure de deux molécules. Syn. benzyl-

BBNZOL ou BENZYLBENZINE.

— Encycl. C'est un corps solide incolore, fondant à 26-27» et présentant une odeur très agréable d'orango ; sesdérivés, amidés en para du carbone méthanique (CH* = ), donnent naissance à des colorants d'une importance considérable, au groupe desquels il donne son nom. Ces dérivés amidés se préparent industriellement par l'action do la formaldéhyde CÏPO ou par l'action de l'oxychlornre do carbooo COCP (phosgèno) sur les aminés tertiaires ot, plus particulièrement, !a diméthylaniline; on obtient, dans lo premier cas, le léiraméthyldiamidodiphényhnélhane ((CIP)*Az - C*H* VcH' ou, plus brièvement, lo méthane (en terme technique), ot, dans le second cas, lo tétraméthyldiamidobenzophénone ((CH*)'Az-C'H*yCO. Ces deux

corps servent à préparer Vatiramine.

Quand on réduit co dernier corps ou qu'on o.\ydo lo méthane, on obtient un mémo corps qu'on appelle 1 hydrot

CIP = C = (c'H'Az{CH*)'y. C'est la base d'une matière

colorante qui teint le coton tanné on un bleu magnilique, dont on n'a pu tirer parti ù cause do son extrême fugacité. Néanmoins l'hydrol a une grande importance, car il fixe facilement une molécule d'amino tertiaire pour engendrer des colorants du triphénylméthano. Enfin, parmi les colorants du diphénylméthaue, citons los pi/ronines.

DiPHILE, poèto comique grec, né i\ Sinopo, mort ù Smyrno i,iv" s. av. J.-C). 11 est un des principaux représentants do la comédie nouvelle, lo contemporain et lo rival do Ménandro ot do Philémon. On lo vit surtout à Athènes, dans les cercles do viveurs. On lui attribuait une centaine do comédies. Plante lui a emprunté lo sujet lie plusieurs comédies : la Casina, lo Iludens, YAsinnna; et Térenco l'a imité dans les A(/t7/)/it*s.

DIPHOSPHONIUM n. m.

Cbini. V. iMioM-iioMUM.

DIPHTALIQOE adj. Chim.

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