L- rvtLi
f f MHRODlT
Face d'un diplôme militaire romain.
Diploptère.
DIPLOPÉRISTOMÉ, ÉE (slo — du gr. diploos, double ; P'^ri, autour, cl st'uii't. Iiouclie) atij. -Se dit des mousses qui ont un double péristome. i) On dit quelquefois diplopé-
KISTOMATK, Eli.
DIPLOPÉTALON n. m. Bot. Syn. de cdpanie.
DIPLOPHRYIDÉS n. m. pi. Famille do protozoaires rhizopodes furaminifères amœbiens, comprenant les genres diplophrijs et amphitrema, caractérisés par leur corps à noyau unique, avec vacuoles contractiles et pseudopodes filiformes, renfermé dans une coquille ouverte à ses deux extrémités. — Un DiPLOPHRYiDii.
DIPLOPHRYS ifriss) ïï. m. Genre de foraminifères amiboides, type de la famille des diplophrtjidés, comprenant dos animalcules microscopiques aquatiques, tels que le diplopkrijs Archcri.
DIPLOPHYSA n. f. Zool. Nom donné aux individus libres issus des colonies de monophyes, qui sont des calycophorides de la famille des monophyidés.
DIPLOPIE [pt — du gr. diploos, double, et ôps, opos, œil) n. f. Trouble de la vue, qui consiste dans la perception d'une douljle iniaçe dos objets.
— Encycl. La diplupie dite binoculaire, c'est-à-dire causée par la divergence des axes optiques des deux yeux, est ordinairement symptomatique du strabisme, de" taches à la cornée, de lésions à l'iris, d'une altération des milieux transparents de l'œil ou du cristaUin, d'un état do congestion cérébrale; elle peut ôtre idiopathique, c'est-à-dire due à une simple névrose sympathique d'un embarras gastrique, de la présence de vers dans les voies digestives.
La diplopie monocidaire, qui consiste dans la perception de deux images par un seul œil, se distingue en outre de la précédente en ce que la distance des deux images y est invariable, tandis qu'elle est variable dans la diplopie binoculaire; elle résulte d'un défaut d'homogénéité du cristallin, soit par lésion de celui-ci, soit par paralysie des muscles ciliairos.
DIPLOPOGON n.m. Bot. Genre de graminées-pappophorées, dont on connaît une seule espèce, qui habite l'Australie.
DIPLOPORITIDÉS n. m. pi. paléont. Famille d'échinodermes cystides, comprenant ceux dont le calice présente des pores doubles, disposés t 'uvent en nombre sur une même plaquette. — Un diploporitidk.
DIPLOPSALIS {liss) n. m. Genre do protozoaires flagellâtes cilioflagellés, comprenant des animaux microscopiques dos mers du N., segmentés, réticulés, inclus dans une cuirasse à crêtes membraneuses. (L'espèce type du genre, diplopsalis leniicula, habite la Baltique.)
DIPLOPTÈRE (du gr. diploos, double, etptéron, aile) adj. Qui peut replier ses ailes longitudinalemont, comme les rais d'un éventail, à l'exemple des guêpes : Les polijbies, les polistes, les guêpes sont des hyménoptères
DIPLOPTÈRKS
(ou, substantivera., des di-
PLOPTÈBES).
DIPLOPTERE ou DIPLOPTE-
RUS [pté-russ)
n . m. Genre
d'oiseaux, type
de la tribu des
diploptérinés,
renfermantdes
coucous de l'Amérique centrale et méridionale, auxquels
leur longue et large queue a fait donner le nom de coucous
paons. (On en connaît huit espèces)
DIPLOPTÉRINÉS n. m. pi. Tribu d'oiseaux grimpeurs, famille dos cuculidés, comprenant le seul genre diploptère.
— Un DIPLOPTERINÊ.
DIPLOPTÉRYS(rm) n.m. Genre de végétaux grimpants, de la famille des malpighiacées, comprenant une seule espèce, qui croît à la Guyane. Il On dit aussi diploptl:byx.
DIPLORHOMBOEDRE {ron-bo — du gr. diploos, double, et de rhomboèdre) n. m. Cristal formé do deux rhomboèdres. Il Ou dit aussi diplokdre.
DIPLOSANTHÉRÉ, ÉE (du gr. diploos, double, et de anthère) adj. Bot. Qui a des étamines en nombre double de celui des pétales de la corolle. iiOn dit mieux oiPLosTiiMONi:.
— n. f. pi. Classe de plantes, qui offrent le caractère cidessus énoncé. — Une diplosanthérée.
DIPLOSASTRE n. f. Bot. Syn. de coréopsis.
DIPLOSELMIS [sèl'-miss) n. m. Genre de protozoaires flagellâtes, famille des spongomonadidés, comprenant des animalcules microscopiques, solitaires, ovales, fixés par un ligament rétractile et renfermés dans une cuirasse cornée.
{Les diploselmis habitent les eaux douces, ordinairement
ftar petits groupes fixés sur es conforvos.)
DIPLOSIS {ziss) n. f. Genre d'insectes diptères némocères gailicoles, famille des cécidorayidés, comprenant do petites formes dont certaines sont très nuisibles aux céréales.
— Encyol. On connaît plus de cent espèces de diplosis, propres à l'Europo. La plus connue est la cécidomyie du f^roment{diplosistritici),ja.uno avoc los yeux noirs. Elle pond Diplosis (gr. 8 fois), entre los glumos dos épillets
avant la floraison ; les larves se développent par quinze ou vingt dans un môme grain, qui avorte ou se dessèche, puis elles s'enfoncent en terre et y passent dix mois avant décloro, au mois do juin, à l'état do mouche.
DIPLOSOME (du gr. diplons, double, et sôma, corps) n. m. Tératol. Monstre formé do deux corps complots, réunis par une ou plusieurs do leurs parties.
DIPLOSOMIE [ml] u. f. Monstruosité diplosomo.
DIPLOSPHÈRE ou DIPL03PHŒRA {sfé) n. m. Genre de protozoaires radiularieiis, famille des astrosphéridés, comprenant di-s animalcules marins, dont on connaît huit espèces de 1 Atlantique et du Pacifique sud.
DIPLOSPONDYLE {spon — du gr. diploos, double, et spondulos, vertèbre) n. m. Qui a deux arcs et deux corps vertébraux dans chaque segment de la colonne vertébrale.
— n. m. pi. Syn. de plagiostomes. (Ne pas confondre avec dispondijles.)
DIPLOSPORE {spor') n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille dos rubiacoes-gardéniées, comprenant une seule espèce, qui croît eu Chine.
DIPLOSTÈGE [stèf) n. m. Genre d'arbrisseaux, de la famille des mélastomacées, comprenant une seule espèce» qui habite le Brésil.
DIPLOSTEMME istèm') n. f. Genre de plantes, de la famille des ' i.iij|.i;sécs-inulées, dont l'espèce type habite
l'Arabie llnu-ftise.
DIPLOSTÉMONE {sté) adj. Se dit d'un androcée, dans lequel le nombre dos étamines est double de celui des sépales ou des pétales (ex- ; l'androcée des liliacées).
DIPLOSTÉMONIE {sté, ni) n. f. Etat d'une fleur diplostémone.
DIPLOSTÈPHE (s/^r) n. m. Genre d'herbes vivaces, do la famille des synanthérées, tribu des astérées, qui habite l'Amérique du Nord, ii On dit aussi diplostépuie n. f.
DIPLOSTOME(s/om') ou DIPLOSTOMUM (5/o-niom') n. m. Genre de vers trématodes polystomiens, famille des holostomidés, comprenant des formes dont la partie antérieure du corps est en ventouse discoïde, et qui vivent en parasites dans le tube digestif des oiseaux aquatiques.
— Bot. Syn. de tulostome.
DIPLOSTOMIDES {sto) n. m. pi. Division des échînodermes, créée par certains naturalistes pour les holothuries du genre rhopalodina. — Un diplostomide.
DIPLOSTROMIÉES (stro) n. f. pi. Famille d'algues marines dermoblastées, caractérisées par leur fronde brune, comprenant les genres diplostromion et phycolapathum. —
Une DIPLOSÏROMlÉE.
DIPLOSTROMION {stro) n. m. Genre d'algues dermatoblastées,de la famille desdiplostromiées.à fronde foliacée, composée de plusieurs couches de cellules.
DiPLOTjENIA ité) n. m. Genre d'ombellifères, voisins des peucédans. à fleurs polygames. (La seide espèce connue habite la Perso.)
DIPLOTAGMA n. m. Paléont. Genre d'oursins réguliers, famille des échmidés, comprenant des formes à test épais, rondes et hautes, avec péristome petit, paraissant dénué d'entailles. (La seule espèce est le diplotagma altum, du crétacé d'Allemagne.)
DIPLOTAXIS [ksiss') n. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des mélolonthidés, comprenant des scarabées de taille petite ou moyenne, noirs, rougeàtres ou verdàtres, poilus en dessous. (On connaît une cinquantaine d'espèces de diplotaxis, réparties dans l'Amérique boréale et centrale.)
— Bot. Genre do plantes, de la famille des crucifères, tribu des brassicées, à fleurs jaunes, qui habitent l'Europe et le bassin méditerranéen.
DIPLOTËGE {tèf — du gr. diploos, double, et tégos, toit) adj. Se dit de quelques plantes dont le fruit sec, indéhiscent, est infère ou engagé dans le calice : Campanule di-
PLOTÈGE.
DIPLOTESTA (téss) n. m. Bot. foss. Genre de graines appartenant à la famille des cordaïtées, se distinguant par deux enveloppes : endotesta, dur et coriace ; sarcotesta, mou et pulpeux, le tout conservé par la silice. (Les difl'érentes espèces sont fréquentes dans les gisements silicifiés de Grand-Croix et d'Autun.)
DIPLOTHÈLEn, m. Genre d'arachnides aranéîdes tétrapneumoncs, famille des avicularidés, comprenant des mygales à deux fllières. à long tube anal, terminé en pointe. (Les diplothèles habitent le sud de l'Inde et Ceylan [diplothele Walshi et diplothele Habji]; leurs mœurs sont celles des mygales fouisseuses.)
DIPLOTHÉMION OU DIPLOTHÈME n. m. Genre de palmiers, do la tribu des cocoïnées, (|ui habite le Brésil.
DIPLOTHRIX {trikss) n. m. Genre d'arbrisseaux, de la famille des composées, tribu des sénécionées, qui habite le
Mexique. Syn. de zinnia.
DIPLOTRICHIE {kî) n. f. Genre d'algues marines, de la triliu des rivulariées, comprenant une seule espèce, qui croit dans l'Adriatique.
DIPLOTROPIS {piss) n. m. Genre d'arbres, de la famille des légumineuses-papilionacées, dont l'unique espèce habile le" Brésil.
DiPLOVATATZIS ou DiPLOVATAZIO, ou DlPLOVA- TACCIUS (Thomas), jurisconsulte et écrivain ionien, né dans l'île de Corfou en 1468, mort à Pesaro en 1541. Il étudia à Naples, à Salerne, à Bologne. En 1492, il se fixa comme avocat à Pesaro. Après avoir protesté contre l'assassinat de CoUesiuccio par Jean Sforza, il quitta Pesaro, se rendit à Gubbio, puis à Rome, auprès du pape Jules II. Plus tard, il enseigna le droit civil à Venise (1517). Rappelé à Pesaro parle vœu des habitants, en 1532, il fut, bientôt après, chargé des fonctions de gonfalonier. Outre les liiographies d'Ange Arétin (1551), d'Innocent IV (1552), de Barthole et de Paul de Castro (1596), il a laissé de nombreux traités de droit.
DIPLOVERTÉBRON {vèr') n. m. Paléont. Genre de batraciens ou amphibiens sté^ocôphales, comprenant dos formes fossiles dans le carbonifère de Bohême, et remarquables par les stries rayonnantes couvrant leurs os cramons.
DIPLOXYLÉES (ksi-lé) n. f. pi. Bot. foss. Groupe do plantes surtout fossiles, dont le cylindre ligneux est formé do deux bois bien distincts. — Dne diploxylée.
— Encycl. Le premier des deux bois qui, chez les diploxylées, constitue le cylindre ligneux, est caractérisé par un accroissement dirigé de la périphérie vers le centre, comme celui dos Icpidodendron Harcourti, lepidodendronEs-
nosiense, etc.; lo socond cylindre, coDcontnque au premier,
s'accroît du contre A la pôriphôrîo par le ronctioanomont d'une zùue génératrice roguliùre, comnio chez los plan tes dicotylôdunosaiitîiosponnus. Los di])Ioxylôos pos.sodcnt donc un cyliudro llyiioux composé do doux parties : l'uuo, la plus interne, ost conlrlpeto; l'aulro, la plus oxlorno, ost ceutriCugo. Los cycudées sont les seules plantes vivantes qui (dans le faisceau vasculairo des fouilles soulumeut) présentent l'association do ces doux bois ù. accroissonionts distincts, association si fréquente dans los plantes dos terrains primaires.
DIPLOXYLON n. m. Bot. foss. Genre de plantes du terrain houillor infôriour, dont lo cylindre ligneux ost formé do bois contripôte ot de bois centrifugea (On peut citer, comme oxemiuo, le diplaxyhn cycadeoideum.)
DIPLOZOON n. m. Genre do vers trématodcs polyslomicns, famiUo dos polystomiJés, compreuaut des animaux doubles, où cliaiino individu est formé de deux vers sondés transversalement par le milieu du corps en croix do Saint-André. (Lesdiplozoons no sont soudés qu'à l'état adulte; dans leur jouno âge, ils sont solitaires [diporpa]. Ces trématodes singuliers sont parasites sur les branchies de divers poissons d'eau douce.)
DiPLURAn. f. Genre d'arachnides aranéides, typo de la tribu des diplurinés, comprenant des mygales propres à l'Amérique du Sud, et dont on connaît une quinzaine d'espèces. Los unes sont entière ment d'un roux soyeux ; les autres, tachetées. Ces mygales se tiennent sur les plantes, dans de grandes toiles étendues en nappes.
DIPLURINÉS n. m. pi. Tribu d'arachni- Diplozoon. desarauoides totrapucuinones, famille des avicularidés, caractérisées par leurs tarses grêles, à gritfes supérieures, munies d'une double série do dents. (Les diplurinés habitent les régions tropicales et tempérées.) — Un DIPLURINÉ.
DIPLURUS {l'Hss) n. m. Paléont. Genre de poissons crossoptérygiens, famille des cœlacanthidés, comprenant de grandes formes en fuseau, avec nageoire en pinceau tlabelliforrao, nettement séparée de la caudale. (L'espèce type du genre, diplurus hiu/icaudatus, est fossile dans le trias de 1 Amérique du Nord.)
DIPLUSODON n. m. Genre de lythrariéos-lythrées, qui sont des arbrisseaux ou des sous-arbrisseaux à feuilles opposées, à petites fleurs en panicules, situées à l'aisselle ou à rexirémité des rameaux, et dont les quarante espèces connues habitent lo Brésil.
DIPLYCOSIA n. m. Genre d'éricacées-andromédées, qui sont des arbrisseaux à feuilles coriaces, à fleurs campanulées, à dix étamines, à style tronqué au sommet et dont les six espèces connues habitent Java.
DIPNEUMONE (du préf. di, et du gr. pneumon, poumon) adj. Qui possède deu.x poumons : Poisson dipneomone. Araignée dipnedmone.
DIPNEUMONES n. m. pi. Sous-ordro d'araignées (arachnides aranéidos), comprenant celles qui comme les attes, les lycoses, etc., ont deux poumons et six filières, et los chélicères à crochets recourbés en dedans. (Les dipneumones se divisent en six tribus : saltigrades, citigrades, latérigrailes , tubilélaires, rétitélaires, orbitélaires.) — Un
DIPNKUMONE.
DIPNEUMONES n. m. pi. Ordre do poissons dipnoïques, possédant deux poumons. — Un DïPNKtjMONf-;.
— E-NCYCL. Les dipncumonés, qui comprennent la seule famille des sirénoïd^s ou protoptéridés, sont caractérisés par leurs nageoires grôles à rayons dressés sur une tige cartilagineuse, leurs branchies réduites en nombre, leur cône artériel à deux replis. Ils habitent les fleuves, dans les régions tropicales do l'Afrique et de l'Amérique.
DIPNEUSTE(/J/ie»ssr— du préf. di, et du gr. pneuein, respirer) adj . Qui possède ù. la fois dos branchies et des poumon a : Les i''iiîdosirens soîtt des poissons mPNEtJSTES.
— n. m. pi. Syn. de DiPNoiQUES.
DIPNOÉ, ÉE (m«''mo étymol. qu'à l'art, préc.) adj. Zool. Qui a los deux modes do respiration : branchiale ot pulmonaire.
DIPNOIQUES {pno-ik'] n. m. pi. Sous-classe de poissons appelés aussi pncumobranchcs, qui respirent à la fois par des braurliies et des poumons, ot dont les types principaux sont les cératodcs ot les lépulosirens. — ifn dipnoïquk.
— Encycl. Los dipnoiqiics se rapprochent des batraciens parleurs poumons, niais rappellent, parleur colonne vertébrale à corde dorsale persistante, les poissons les plus inférieurs. Ce sont des ôtros singuliers, qui vivent dans les eaux stagnantes do l'Afrique tropicale, dans les marais de l'Amazonie, les fleuves de l'Ausiralie. Enfoncés dans la vaso, où ils vivent de matières en putréfaction, ils s'y laissent englober quand los eaux tarissent; ils tapissent la cavité au'ils occupent avec du mucus et attendent lo retour do l'inondation. Les dijinoïques sont souvent de très grande taille, comme les rvratodas, qui atteignent 2 mètres. On subdivise los dipnoïques en deux ordres : monopncumonés, ot dipneumonés.
DIPODE ou DIPODION n. m. Bot. Gonro d'orchidées-
vandées, qui liahite hvs ilrs de l'Océanio.
DIPODIDES n, m. pi. Famille do mammifères rongeurs, comprenant les gerboises et autres formes sauteuses, réparties dans les tribus dos dipodiués, sminthinvs et zapodinds. — Un uiponinEî.
DIPODIE {dl — lat. ot gr. dipodia; du préf. di, ot du gr. ptxts, p'jilos. pied) n. f. Métriq. Assemblage de doux pieds.
— Chorégr. anc. Danse particulière dos Spartiates.
DIPODINÉS n. m. pi. Tribu do mammifères rongeurs, famille dos dipodidâtt, caractérisés par les os mét,atarsioiis n'-unis on un canon, ot comprenant los genres dipux, nlnctagn. p'att/cercomt/», euchorectas. (Les dipodinés habitent Ion régions arides ou désertiques de l'aucioD monde.) —
Un DI10D\NÉ.
DIPODOMYINÉS n. m. pi. Tribu do mammifères rongeurs, laniille des liéléromyidés , comprenant los genres
Dipodomya.
Dipœna (gr. 2 fois).
cricetodipus , dipodomys et microdipodops , tous américains. — Un DIPODOMYINË.
DIPODOMYS {7niss) n. m.
ueiiro de mammifères rongeurs, typo de la tribu des dipudomymés, qui habitent les régions désertiques à l'E. des montagnes Rocheuses. (Les dipodomys sont les kangourous-rats dos Anglais : ils ont ([uatro doigts aux pattes postérieures ot la queue terminée en pinceau.)
DIPŒNA (/)('■) n. m. Genre d'arachnides aranéides dipnounioncs, famiUo des thoridiidés, comprenant do petites araignées dont on connaît une quarantaine d'espèces habitant surtout l'Europe.
— Encycl. Les dipœna vivent dans dos toiles irrégulières sur les plantes, les conifères, ainsi que sous la mousse ou les pierres. L'espèce type ost lo dipœna melanogaster d'Europe. Ce genre est le type de la petite tribu dos dipœninés.
DiPOINOS. Biogr. V. DiPÊNE.
DIPŒNINÉS n. m. pi. Tribu d'arachnides aranéides, famille des thérididos, caractérisés par leurs chélicères pointues, leurs tarses à grifl*es courbes et dentées. (Les genres principaux des dipœninés sont : latrodecte, dipœna, tltymoiles.)
— Un DIPŒNINÊ.
DIPORPA n. m. Helminth. Forme larvaire du genre diplozoon.
— Encycl. Les diporpa demeurent fixés aux branchies de diverses espèces de poissons par une ventouse abdominale et une saillie dorsale. Quand ils se soudent deux par deux pour former les individus adultes dits d'x^lozoon, c'est au moyeu de ces organes. V. diplozoon.
DiPPEL (Jean-Conrad), médecin allemand, né au château de Frankeustein, près de Darmstadt, en 1673, mort en 1734. On lui doit diverses préparations utiles en pharmacie : la découverte de l'huile empyreumatique connue sous
10 nom d'/aii7e de Dippel. le prussiate de fer ou bleu de Prusse, etc. Il s'occupait aussi d'alchimie.
DiPPOLDISWALDE, ville d'Allemagne (Saxo [cercle de Dresde]), sur la Hothe-Weisseritz ,^ affluent de l'Elbe; 3.500 hab. Ch.-l. d'arrondissement. Ch. de f. C'est là que vécut, dit la légende, Adalbert (Dippold), apôtre de la Prusse. La ville semble avoir été fondée au x" siècle par des mineurs venus de la Bohême.
DIPRIONIDES n. m. pi. Paléont. Groupe de méduses hydroïdes, do la grande division des graptoloïdes, comprenant celles qui ont un axe central et leurs cellules disposées sur deux rangs. (Les diprionides renferment deux familles : diployraptidés et phyllograptidés .) — Un dipkionide.
DIPROPARGYLE {jiV) n. m. Hydrocarbure diacétylénifjue, isomère do la benzine. Syn. hexadiink 1. 5.
— Encycl. Le dipropargi/le qui a pour formule C'H' ou CH aC-CH'-CH'eCH s'obtient en distillant le tribroinure d'allyle avec la potasse alcoolique ; on a ainsi un diallylône dibromé,que l'on traite ensuite par la potasse solide. r^e dipropargylo est octovalent; le tétrabrovmre et l'octobromure s'obtiennent par action directe du brome. Il bout à 85", est insoluble dans l'eau et soluble dans l'éiher.
11 précipite en jaune le chlorure de cuivre ammoniacal, et on blanc l'azotate d'argent. Ces précipités sont explosifs. Le dipropargyle se polymériso facilement.
DIPROPARGYLIQUE adj. Syn. do ACÉTYLÎINE-DICAIïBO-
NiyUE. V. ACÊTYLliNE-CARBONnjDK.
DIPROPYL. Chim. Préfixe qui, placé devant le nom d'un corps, formo lo nom d'un composé qui n'est autre quo lo corps lui-même où deux groupes monoatomiqnos sont remplacés par doux groupes propvl. Ainsi le Dii'H0PYL6e«:;L')ie C'H'(C"H')* résulte do la su"ljstitulion do deux groupes propyl à doux atomes d'hydrogène dans !o bonzôue.
DIPROPYLALLYLCARBINOL n. m. Alcool tertiaire (C'H )'.C*II'.COH, dérivant do l'alcool méthyliquo par substitution do deux groupes propyl ot d'un groupe allyl à deux atomes d'hydrogène.
DIPROPYLCARBINOL n. m. Alcool hcptyliquo seconliaire, dérivant do l'alcool méthylicpie par substitution de deux groupes propyl à deux atomes d'hydrogène.
DIPROPYLE n. m. Hydrocarbure narafliniquo, formé par la réunion do deux groupes du radical propyl ot qui est, par conséquent, VUexane normal.
DIPROTODON n. m. Paléont. (ïenre do mammifères mar snpiaiix macropodes, familledes halmaturidés, comprenant de gigantesques animaux apparentés aux kangourous, ot fossiles dans los brèches osseuses d'Australie. (Le crâne seul du diprotodon Ansb-alis mesure 1 mètre do long; los incisives, très développées, et les molaires, très serrées, indi([uent quo ces marsupiaux étaient franchomout herbivores.)
DIPSACÉE3 ou DIPSACA- CÉES [se) n. f. pL Kamillo do plantes dicotylédones gamopétalos-ioforovariéos. — Une
DIPSACliu ou DU'SACACKK.
— Kncycl. Les dipsacées (10 genres avec 180 espèces) sont des herbes annuelles ou vtvacos, do la région méditerranéenne surtout, à feuilles opposées, simples et sans siipuloi. Genres principaux : earaère, scabietise, knantie. Lonrs fleurs, groupées on un capitule involucrô, sont zygomorphos et [ïentantères; lo calice se prolonge dans sa partie lilire par cinq ou quatre dents; la corollo, d'apparence bilabiéo, se ramène au typo 4 parla fusion do deux pétales poslérionrs; los étamines se réduisent A quatre par uvortemont de lu postérieure; des deux carpelles mé-
Cràuc (lo iliprotoiloD.
DIPLOXYLON — DIPTÈRE
dians, l'antérieur seul développe son ovaire on une logo uniovulée; le fruit ost un akèno, contenant une graine à albumen charnu. Los dipsacées ont des affinités avec les composées ot avec los valérianées.
DIPSADE (du gr. dipsas, ados, môme sens; de dipsa, soif) n. L Suivant les anciens, Serpent venimeux, dont la morsure cau.sait une soif mortelle.
DIPSADIDÉS n. m. pi. Famille de reptiles ophidiens colubnformcs, comprenant des serpents d'arbre nocturnes, à corps élancé, comprimé, i!L grosse tête souvent triangulaire, précédée d'un cou étroit. — Un uipsadidé.
— Encycl. Les dipsadidés, représentés en Europe par un seul ^enre {iarbophis), sont répandus surtout dans lo nord de l'Amôriquo du Sud {t/iamtwdynas tes), on Indo-Chine et Malaisie {dipsas), à Madagascar {eieirodipsas). Ils vivent d'oiseaux et d œufs, de poliis reptiles, et no sont pas venimeux.
DIPSADOMORUS (russ) diens coluliriformcs, famille des dipsadidrs, caractérisé par los os des mâchoires plus dilatés en arrière qu'on avant, et par les crochets dirigés en avant.
(Les dipsadomorus sont des serpents non venimeux, grôles et à grosse tête courte; ils habitent Sumatra.)
DIPSAQUE ipsak' — lat.dipsacus; du gr. rfipsaâ, j'ai soif, à cause de la disposition connée des feuilles, qui retieu-
. m. Genre de reptiles ophi-
Dipsadomorus.
nent l'eau de pluie) n. m. Autre nom du genre cardôro, type de la famille des dipsacées.
DIPSAS {psass) n. m. Erpét. Genre de reptiles ophidiens, type de la famille des dipsadidés, comprenant de longues couleuvres d'arbre, dont on connaît une vingtaine d'espèces habitant surtout l'Inde, la Malaisie et l'Afrique occidentale et tropicale. (Une des plus communes est le dipsas dendrophilus , d'Iodo- Chiueetdes ilesde la Sonde, ouZaibourong [serpent des oiseaux] des Malais, atteignant 2 mètres do long, qui est d un noir brillant, annelé do gris , et dont le ventre est souvent marbré de jaune. Non plus que ses congénères, ce beau serpent n'est venimeux.)
— Moll. Sous-genre d'anodontcs »?; -.a ( mollusques lamellibranches ), comprenant des formes de l'Asie -r;, orientale et qui devrait être ap- «C-^ pelé régulièrement « barbala ».
(L'espèce type de ces moules d'eau douce est le dipsas ou barbala plicatusy do Chine, dont la cociuille est employée à faire des perles et des camées, dans la région du Ning-Po. On place entre la coquille et le manteau de l'animal vivant une forme en métal, puis on remet le mollusque dans l'oau et on l'ouvre au bout d'un an ; la forme est alors complètement recouverte d'une couche nacrée.)
DIPSECTEUR {psèk'—àyxQT.dipous, à deux pieds, et de secteur) n. m. Mar. Instrument servant à mesurer sur mer la dépression do l'horizou.
DIPSÉTIQUE (/('yt' — du gr. dipsa, soif) adj. Mèd. Qui provoque la soif. (Inusité.)
DIPSEUDOCUMÉNOL n. m. Chim. Syn. de dicumknol.
DIPSOMANE (du gr. dipsa, soif, ctma7)ia, fureur) d. et adj. Se du d'une personne atteinte do dipsonianie.
DIPSOMANIE [ni — rad. dipsomane) n. f. Pathol. Violente propension à boire.
— Encycl. hadipsomanie est une impulsion paroxystique à boire des liqueurs alcooUiiues. H ost à remarquer quo les femmes y sont plus sujettes que los hommes. Le dipsomane sent très bien quand ses accès vont apparaître et peut en prévenir son entourage : il ost triste, abattu; sou caractère devient irritable, il çerd l'appétit, sent des brûlures à l'estomac, puis la soit violente, irrésistible pour quelque boisson excitante, so développe, et l'accès est déclaré. Pour satisfaire leur passion, rien n'arrête les dipsomancs ; ils en arrivent à voler, â commettre des abus de confiance, à vendre co qu'ils possèdent. Quelquefois, honleu.x, ils se cachent, s'éloignent pondant la durée do l'accès. Ces accès, essentiellement intermittents ,
fieuvont so renouveler tous es huit jours ou so suspendre pendant dos années; lo plus souvent, ils so rapprochent, ot la dipsomanio devient chronique.
Kn outre dos troubles physiques déterminés par l'alcool, un état somi-délirant so déclare parfois et lo dénouement so fait par la démence ou le suicide.
DIPTÉRACANTHE n. m.
luit. Svn. de RLlKLLUi.
DIPTÉRACÉ {se.), ÉE (du préf. di , et du gr. ptérxtn, aile) adj. Hist. naC. Qui a deux ailes.
— n. f. pi. Bot. Ancien nom do la famille des diptôrocarpéos. — Une uipté-
KACKK.
DIPTÈRE (du gr. diptt'ros, â doux ailes, ot, par oxt., entouré do doux rangs do colonnes) adj. Archtt.
anc. So dit d'un toniplo ou do tout nutro édillce caraottVrisé pur uu portique se Uéveloppunt sur tout lo pourtour
DIplàro (arcblt. ado.).
DIPTÈRES — DIRCÉE
avec une double rangée de colonnes. (L'antiquité attribuait cette ordonnance à Chersiphon et à Métagénès, son tils, architectes, au vi" siècle av. J.-C.,du temple d'Arténiis, à Ephèse.) il Substantiv. : Un diptère, Temple diptère.
— Zool. Qui a deux ailes et, par extension, deux expansions membraneuses : Insecte diptère. Nageoire diptkre.
Voile DiPTÈRt: (chez un mollusque), etc. il Se dit do certains insectes à quatre ailes, qui semblent n'en avoir que deux : Chloé dipterk.
DIPTÈRES n. m. pi. Ordre d'insectes comprenant les mouches, les cousins, les tipules et toutes les formes qui sont munies de deux ailes et dont les pièces de la boucno sont disposées pour sucer. — Un diptère.
— Encycl. Les diptères sont des insectes à métamorphoses complètes; leurs larves, vermiformcs, se transforment en une pupe ou chrysalide, d'où sort l'animal adulte. Tous les diptères ne possèdent pas d'ailes, car ceux du sous-ordre des aphaniptères, tels que les puces, n'en possèdent même pas do vestiges. Le genre de vie des diptères est extraordinairement varié : la plupart vivent du suc des fleurs, mais beaucoup se nourrissent de matières animales en décomposition, d autres d'insectes, qu'ils transpercent avec leur trompe aiguë, ou même sucent le sang des vertébrés. Les larves se développent dans l'eau, dans la terre, le
Diptérocarpi
Diptères ; 1. Mouche à viande; 2. Sa larve ; 3. Sa nymphe ; 4. Taon; 5. Cousia; 6. Puce; 7. Sa larve.
boispourri, les plantes, ou vivent en parasites dans le corps de divers animaux, voire chez l'homme, où elles produisent les accidents de la mt/iasis. Les innombrables espèces de diptères sont répandues dans toutes les régions du globe : les plus grandes et les plus brillantes vivent dans les régions tropicales. Beaucoup sont très nuisibles à l'agriculture, comme les cécidomyies. Les espèces fossiles apparaissent dans le lias d'Angleterre et deviennent abondantes dans le tertiaire. Les diptères sont, en général, d'une taille petite ou médiocre; ledrs formes et leurs couleurs sont, par contre, très variées. On subdivise ces insectes en trois sous-ordres : brachycères, némocères et aphaniptères.
DIPTÉRION n. m. Bot. Syn. de rèticulaire.
DIPTÉRIQUE aJj. Archit. anc. Syn. de diptëre.
DIPTÉROCARPE n. m. Genre d'arbres, type de la famille des ili/itJrocnrpt'es.
— Encycl. Ce genre comprend environ vingt-cinq es-
Fèces , de Asie tropi- ^Sii
cale et de rOcéanie.
Le fruit , à péric arpe ligneux, contient une ou deux graines et est protégé par un calice persista n t à deux grandes ailes. Le bois est employé pour les constructions, et on en extrait une « huile de bois i comme vulnéraire en Cochinchine et à Java.
DIPTÉROCARPÉES n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialy pétales, superovariées. — Une diptkrocarpée.
— Enxycl. Les diptérocarpées (300 espèces réparties en 7 genres, dont le diptérocarpe et le dryobalaiiops) sont de grands arbres des régions tropicales de l'Asie et de rOcéanie, à feuilles isolées, simples et pourvues do petites stipules caduques. Ils contiennent des canaux sécréteurs oléorésineux. Leurs fleurs, grandes, actinomorphes, pentamôres, ont un androcée formé, par ramification, de nombreuses étamines uniformément réparties et un pistil formé de trois carpelles fermés, concrescents et biovulés. Le fruit se réduit ordinairement à un akène, qui contient une graine exalbuminée. — Les diptérocarpées ont des affinités avec les clusiacées et les hypéricacées.
DIPTÉROCOME n. m. Genre de composées-radiées, voisines des soucis, et dont l'unique espèce est une herbe naine à feuilles linéaires, qui croît en Perse.
DIPTÉRODON n. m. Genre de poissons acanthoplères, famille des sparidés, tribu des piméléptérinés, caractérisés par leurs dents antérieures tranchantes,
leur nageoire dorsale Dipt^rodon.
divisée en deux régions
distinctes. (Les diptérodons re<^snmblcnt aux souamipennes; l'espèce type du genre [diptcrudon Capensis] habite l'océan Atlantique sud. Brune, variée de blanc, elle atteint 0'»,60 de long.) n Les vieux auteurs appelaient dipterodon apron l'apron commun {aapro vulyaris). ^ DIPTÉROLOGIE {ji — rad. diptérolor/ite) n. f. Partie de rcntomologie, qui se rapporte aux insectes diptôros : Un manuel de oiptbrologie. (Peu usité.)
DIPTÉROLOGIQUE {jik') adj. Qui a rapport à la diptôrologie : Essais iMPTÉBOLOtiiQUES.
, employée
DIPTÉROLOGUE \.lo()h' — de diptère, et du gr. logos, discours) n. m. Naturaliste qui se livre à l'étude spéciale des insectes diptères.
DIPTERUS ipté-riiss) n. m. Paléont. Genre de poissons dipno'ïques, type d'une famille diie des " cténodiptéridos " , comprenant des formes élancées, de taille petite ou médiocre, couvertes d'écaillés rondos, à têie armée de grandes plaques. (On connaît quelques espèces de dipteras, fossiles dans le vieux grès rouge triasique d'Ecosse et do Russie.)
DIPTÉRYGIE [ji] n. f. Genre de crucifères, à feuilles petites et â fleurs accompagnées do bractées.
DIPTÉRYGIEN, ENNE [ji-in, en' — du préf. di, et du gr. ptéru.T, iiij'js, aile) adj. Zool. Qui a deux nageoires.
DIPTÉRYX n. m. Bot. Syn. de codmarouna.
DIPTOTE (du préf. di, et du gr. ptôsïs, cas) adj. Granim. Qui n'a que deux cas : JVom diptote.
— n. m. : Un Dii'TorE.
DIPTYCHANDRA {/cnn) n. m. Genre de légumineuscscésalpiniées, tribu des sclérobiées, habitant l'Amérique du Sud, comprenant des arbres ou arbustes inermes , à feuilles pennées, à fleurs en grappes, situées à l'aisselle ou à l'extrémité des rameaux.
DIPTYCHUS [kiiss] n. m.
Genre do crustacés décapodes macroures, famille des galatliéidés, comprenant des formes de taille médiocre, à rostre triangulaire , à carapace souvent épineuse , à pattes antérieures robustes et très longues. {Les diptychiis, dont on connaît sept ou huit espèces, vivent dans les mers chaudes.)
DiptyoLus (gr. 2 fois).
DIPTYQUE iptik' — du gr. diptukhos, plié en deux; du préf. di. marquant la dualité, et de ptakhê, pli) n. m. Antiq. rom. Tablettes doubles reliées par une charnière, s'ouvraut
Diptyque en ivoire (rAnnoûciation. la naissance du Christ, l'Adoralioii, la mort du Christ) [Collection Sauvageot, Louvre].
et se fermant comme un livre. (Un cadre intérieur permettait do les garnir d'une couche do cire, sur laquelle on écrivait à l'aide d'un style. Le cadre empêchant les doux surfaces de so toucher, l'écriture no s'elfacait pas.) Il Double tablette d'ivoire, sur laquelle on inscrivait, dans l'Eglise primitive, les noms des évéques, dos martyrs, des bienfaiteurs dont il devait étro fait mention à la messe et dans les prières.
— Peint, et sculpt. Tableau ou bas-relief couvert d'un seul volet qui est peint ou sculpté lui-même sur la face intérieure, n Si le sujet e.st couvert do deux volets, on l'appelle triptyque.
— Encycl. Archéol. Les diptyques de l'antiquité servaient de carnet et étaient assez petits pour être cachés dans la main fermée ; c'est pourquoi les Romains les appelaient piigillares (proprem. :
qu on peut tenir dans le poing terme, pugnus). Ils étaient faits do bois, d'os ou d'ivoire, et pouvaient , quand on les envoyait comme missives, être fermés avec un ruban cacheté. Beaucoup do ces diptyques avaient leur face extérieure ornée do sculptures ; ceux que les questeurs et les consuls {diptyques consulaires) envoyaient en souvenir de leur nomination portaient leur eflîgie armée des insignes de la dignité, et aussi des inscriptions cornmémoratives. Ces diptyques devinrent, ;'i la longuo, des objets assez grands. A leur tour, et sans doute
ù. l'imitation de cet usage, les d'.AJîastase, consui"^en 617. chrétiens mirent entre les mains
dos diacres des diptyques où étaient incrîts les noms des saints, des catéchumènes, des dignitaires, etc. Des lors leur place est sur l'autel et ils se multiplient dans tous les houx consacrés au culte, en même temps que leurs faces extérieures sont do véritables tableaux ou l)asreliefs; les diptyques très ornés deviennent des couvertures mobiles pour l'Evangilo, etc. Et, quand l'nmpiro romain eut pris le christianisme comme religion offlciollo,
Tablette du diptyque
les tablettes consulaires dovienncDl Us mêmes que les diptyques liturgiques.
DIPUS {puss) n. m. Zool. Nom scientifique du genre gerboise.
DIPYRAMIDODÉCAÈDRE (du préf. di ; do pyramide, et dodi}caèdre) adj. Mmér. Formé de deux pyramides à douze faces latérales.
DIPYRE n. m. Miner. Silicate naturel d'alumine, de soude et do chaux appartenant au genre wernérite. (Ainsi appelé par Haûy à cause de la double action que le feu exerce sur lui : premièrement, en le fondant, deuxièmement, en le rendant phosphorescent.)
— Encycl. Le drpyre, dont le poids spécifique varie de 2,62 à 2,68, et dont la dureté est égale â 6, est une substance limpide ou translucide, à éclat vitreux, incolore. Il est toujours en cristaux ; ces derniei-s sont, le plus souvent, de longues baguettes à quatre ou à huit pans, entourées ou non d'une pellicule terreuse, due à un commencement d'altération. Au chalumeau, cette substance perd sa transparence, blanchit et fond, avec un bouillonnement, on un verre blanc bulleux. Le dipyre se trouve sur plusieurs points de la chaîne dos Pyrénées, principalement ù. Libarens, dans un calcaire argileux, et à Pouzac, dans des calcaires saccharoides.
DIPYRËNE n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des vcrbénacéos, à fruit non épineux, qui croît au Chili.
DIPYRÉNÉ, ÉE (du préf. di, et du gr. purèn, noyau) adj. Se dit des fruits qui renferment deux noyaux.
DiPYPviDINE n. f. Cliira. V. ptridine.
DIPYRITE n. f. Miner. Sulfure naturel de fer. Variété de pyrrhotino. u On dit aussi dipvrrhotine.
DIPYROTARTRIQUE (trik') adj. Se dit d'une acétone C'H"0% liquide aromatique bouillant vers 230°, qui se forme en petite quantité dans la distillation sèche de l'acide tartrique.
DIPYRRHICHE ou DIPYRRHIQUE (rik' — du préf. di, et du gr. pi/rrhUchios, pyrrhique) n. m. Métriq. anc. Pied composé de deux pyrrhiques, c'est-à-dire do quatre brèves.
DIPYRRHOTINE n. f. Chim. Syn. de dipyrite.
Dira (djebel), massif montagneux d'Algérie (prov. d'Alger), composé de schistes et de grès, et dominant la ville d'Aumale; 1.810 mètres d'altitude.
DIRACODES {di'ss) n. m. Bot. Genre d'amoraacées, habitant les Moluques, à fruit en capsule, à graine arillée, caractérisé par son étamino fertile, qui so prolonge audessous do l'anthère en un lilet pétalo'i-de bilobé.
DIRACODON n. m. Paléont. Genre de reptiles stégosaurieus, fossiles dans les terrains jurassiques des montagnes Rocheuses, comprenant les dinosauriens cuirassés, herbivores, plantigrades, remarquables par leurs dents étranglées au-dessous de la couronne. (Les formes connues mesurent de 3 à 4 mètres de long.)
DIRAMATION {si-on — du préf. di, et du lat. ranius, rameau) n. f. Géogr. Bifurcation, partage en branches.
DiRAN l"", roi d'Arménie, de la dynastie des Arsacides, fils d'Ardaschès III, mort en l'an 142. Il succéda, vers i2i, û son frère Ardavazt IV. II vainquit le roi d'Ibérie, K'hardsam, mais il fut défait par une armée romaine qui pénétra en Arménie sous le règne de Domitieu. Diran laissa le trône à son frère Tigrano VI.
DiRAN II, roi d'Arménie do 325 à 341, succéda à son père Chosroès IL Sapor II, roi de Perse, envahit l'Arménie, mais fut défait par Arscbavir, général de Diran. Plus tard, Diran voulut faire alliance avec Sapor, mais celui-ci. trompé sur les intentions du roi d'Arménie, le lit enlever et l'envoya prisonnier en Perse. Après un soulèvement des Arméniens, Sapor renvoya Diran en Arménie, mais celui-ci abandonna le pouvoir â son fils Arsace III.
Diran, prince de Daron en Arménie, mort vers l'an 637. Il succéda à son père Vatian III. Mis â la tête d'un corps d'armée envoyé contre les Romains, il passa du côté d'Héraclius, et périt prés du lac do Van en combattant les Arabes.
DIRCA n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des thymélées, comprenant une seule espèce , qui croit dans les marais de l'Amérique du Nord.
— Encycl. La rf/rca des marais, vulgairement 6ojs f/e c»/)', <;roît au Canada et dans lo nord des Etats-Unis. Son bois est tendre; son écorce, pliante et tenace comme du cuir, est nmployée pour faire des cordauos.
DIRC^INÉS (:Vfî) n. m. pi.
Tribu d'insectes coléoptères hétéromères, famille des mélandryidés, comprenant les genres : abdera, anisoxva, diraea, xylita et serropalpus. (Tous les dircaeinés sont des insectes élégants, do taille moyenne, vivant dans les vieux arbres; ils sont répandus surtout dans l'hémisphère boréal.)
DiRCÉ. Myth. gr. Fille d'ILMios et femme de Lycos, roi de Tliebos. Elle maltraita Antiope, que venait de répudier Lycos. Plus tard, Amphion et Zétos, fils d'Antiope, voulurent venger leur mère.
Ils s'emparèrent de Dircé, la conduisirent sur lo Cithéron, et l'attachèrent aux cornes d'un taureau indompté, qui la déchira. C'est le sujet au groupe de sculpture connu sous le nom do Taureau Farnèsc.
V. taureau. Dircé fut changée eu fontaine. C'est la fontaine do Dircé, située an N.-O. do Thèbes.
Dirca : a, rameau fleuri ; 6, fleur.
Dircée (gr. 4 fois^
DIRCÉE ou DIRCA;A(sd-«) Tn.mythol.jn. f. Genre d'insectes coléoptères, tribu dos dircxinés, comprenant des formes allongées, étroites, k pattes assez courtes. -^ anteaics épaissies vers
]o hou t. (On rontiîiît sopt ospccos do dircara répaiidnos dans l'iH'iniispliùro boréal; quatre habitoiu l'Enropo; oUos vivent dans le vioiix bois, où. so dôvcloppont leurs Jarvos.)
DIRCENNA {sthi') n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopaloL-ùrfis, lannllo dos nyrapbalidôs, tribu des danaïnôs, comprenant dos formes gVôlos, à ailes longues et étroites, les supérieures arrondies au sommet, les mtoriouros ovales. (Ou connaît une dizaine d'espèces do ce joli genre, répandu daus rAinéri.|uo centrale et méridionale.)
DiRGK-HATICHS, navigateur bollandais du xvi" siècle, né ù Anistordani. Kn l(îi6, il partit pour une exploration aux Indes orientales et à la Nouvelle-Guinée. Lo premier des Hollandais, il aborda sur les côtes de l'Australi*', et il laissa comme traco do son passage une inscription (jui a été apportée en Franco, en iSls, par de Freycinet.
DiRCKINCK-HOLMFELD (Constant-Pierre-Henri-Mario Walpuri:;is, baron i>i-:), luibliciste danois, né à Bocholt (Westphalie) en 17i>'.>, mort à Hambourg on 1880. D'origine hollandaise, il tut bailli dans le duché do Lauenbourg d« 1S31 à 1840. Dans ses ouvrages, publiés en danois, en allemand, en latin, en fran(7ais, sous divers pseudonymes, ce fécond écrivain a traité surtout des questions d'intérêt public. Mais ses idées et son ton doctrinaire lo rendirent si impopulaire qu'une émeute l'expulsa du Danemark.
DlRCKS (Henry), écrivain et ingénieur anglais, né à Liverpoûl en I8û(î, mort à Brigbton en 1873. Il prit une part active à la fondation d'établissements d'instruction pour les enfants d'ouvriers pauvres; lui-môme avait été apprenti. Il a pul)lié de nombreux et importants ouvrages de technologie. Parmi ses œuvres plus spécialement littéraires, nous citerons : Joseph Anstey, nouvelle (i8G3^; Nature studtj as applicable to the purposes of poclry and éloquence (1809), et Naturalistic poetry (1872).
DIRE (du lat. diccrc, môme sens : Je dis, tu dis, il dit, nous disojis, vous dites, ih disent. Je disais, 7ious disions. Je dis, 7l0^ls dimes.Je dirai, nous dii'ons. Je dirais, nous dirions. Dis, diso>ts, dites. Que je dise, que nous disions. Que je disse, que nous dissions. Disant. Dit, dite) v. a. Exprimer, énoncer, communiquer par la parole : Avoir quelque chose à DrRE. Ne juqcz point les hotnmes sur ce qu'ils disent, ynais d'après ce qu'ils font. — Quelquefois, il s'agit do la parole écrite : L'art d'écrire est t7ioins l'art de beaucoup diki; que de laisser beaucoup à penser. \\ Contenir expressément : On ne doit faire dire à la loi que ce qu'elle dit.
— Se servir de certaines expressions : Peut-on dire digne de créance pour digne de croyance?
— Débiter, lire, réciter ou chanter : Dire soji rôle, sa leçon, son bréviaire, son morceau.
— Répondre, objecter : Qu'avez-vous à dire à cela ? Il Déterminer, décider, indiquer : On ne peut dire d'oii viennent certaines locutio7ïs. il Kévéler, divulguer, dévoiler : On a le droit de dire son secret, mais non le secret d'autrui. Il Aftirmer, avancer, déclarer : Souvent l'on fait dire aux r/ens ce qu'ils n'ont jamais dit. il Ordonner, commander: (Jui a DIT ait soleil : .Sortez du néant ? (Mass.) ii Prévenir, avenir : Faire dire « quelqu'un de rerij'r. il Conseiller, persuader, demander ; Dire « quelqu'un de partir.
— Manifester, faire connaître par des gestes ou par des signes extérieurs : Sémaphore qui dit l'arrivée des navires. Horloge qui dit l'heure, il Etre la marque, le signe extérieur de : Pour le pJnjsionomiste exercé, le premier aspect d'un homme dit tout. (Lamenn.) il Avoir de l'expression, réveiller quelque sentiment, causer quelque impression : Tableau, Monument, Visaqe qui ne dit rien.
11 Faire juger, deviner, présumer : Parfois le silence en DIT long. Il Avoir du sens ou un sons particulier ; prononcer des paroles qui ont un sens : Les vers disent, dans une égale étendue, plus que la prose ne saurait dire. (La Font.)
— Penser, avoir une certaine opinion ; juger, apprécier : Que DiTES-i"o».s de (^e dictionnaire ?
— Poétiq. Célébrer, chanter :
Je dirai les exploits de ton règne paisible.
BOILEAU
— Loc.div. On dit, Quelqu'un dit, ou C'est un bruit qui court : On dit que des signes nombreux annonceront la fin du monde, il C'est une expression, une locution reçue, usitée : En poésie, on dit encore ou eoeor, suivant les besoins.
Il On dirait. On aurait dît que. Il semble, il semblerait. (Après cette locution, on peut employer l'indicatif ou le subjonctif.l il On dirait, On aurait dit de. On prendrait (On aurait pris) cela, cette porsonue-là pour : Quand Santeuil récitait ses vers, on aurait dit u'un démoniaque. (Boileau.) [Aujourd'hui, on supprime généralement la préposition de.] Il C'est comme qui dirait. C'est l'équivalent do. Il Je vous l'avais bien dit. Sorte do reproche que Ton adresse à quelqu'un que l'on a averti do ce qui allait lui arriver, il Dit-on, D'après lo bruit qui court, d'après la renommée, ii Quoi qu'on dise, Quoi qu on en dise, Quoi que dise, Quoi qu'en dise, Malgré ce qu'on dit, Malgré ce qu'on en dit, Malgré ce que .dit, Malgré ce qu'on dit. w Hait, Elle dit. S'emploient pour indiquer la lin d'un discours et une action qui va suivre : Elliî dit, et fondit en larmes, ii J'ai dit. Se mot
uer la s-je! Tournure oratoire par laquelle on feint do reprendre ce qu'on a dit pour dire quelque chose de plus fort ou do plus exact, il l'our ainsi aire. En quoique fu'.'on : L'animal est, pour ainsi dire, un végétal sensible. IV. Leroux.) il /*our ne pas dire, Pour user do discrétion : Il y a der. positions où le silence est une défection, l'ovn ne pas dire une complicité. (E. Augier.) W Disons-le, Convenons-en, avouonslo.il Vous l'avez dit, C'est cola, voilù, ce qui est vrai. H Qui dit... dit, Nommer telle chose revient ù. en désigner telle autre : Qui dit conquérant, dit bourreau. \\ Qui dirait? Qui aurait dit? Comment cioirait-on? Comment aurait-on pu croire? Il Qui i^ous dit que ? Qui ro»5 a dit que ? Comment ètes-vous sur que? Sur quoi vous fondez-vous pour croire que? ii ()«<?/que chose me dit. Mon cœur me dit, Je me sens instinctiviMucnt porté à croire, ii En dire. En dire de belles. En dire de toutes les couleurs, Dire beaucoup de choses ou certaines choses étranges, ii Vouloir dire. Avoir l'intention de dire : .S'ouucn/, ce que l'on vedt dire vaut mieux que ce que l'on dit. — Signiller : Vertu vient d'un mot latin qui veut dire force, il Pouvoir dire. Pouvoir avancer, aftlrmer sans mentir, il C'est-à-dire, Cela signifie : Vous ne pouvez pas, o'ekt-à-diU'K que vous ne voulez pas. ii Ce n'est pas à dire pour cela que, Ce n'est pas à dire que, Co n'est pas une raison pour quo, i) no faut pas inférer de lu que. il Qu'est-ce
dans laboucbo de la personne qui parle, pour indique rtn do son discours, ii (>h(? dis-je ! Tournuro oratoire
fT dire '* Qu'est-ce quo cola signifie? Quelle est la raison de ces paroles ou do ce fait? Il C'est tout dire, Cela dit tout, ^ 11 n'y a rien à ajouter à cela, c'est là co qu'on peut dire de plus fort. 11 A vrai dire, A dire vrai, A ne point mentir, pour parler selon la vérité, il Y avoir à dire, Aimr à dire, V avoir, avoir à. répondre ou û, observer : Il y aurait beaucoup A dire sur bien des choses, ii Trouver à d'ire. Trouver ù. reprendre, [i Dire son mot. Placer une observation.
11 iXe dire mol. Garder le silonco, ne rien dire, ii Sans mot dire. Sans dire le mot. Sans ouvrir la bouche, sans parler.
Il Dire U7i mot, un petit mot. Converser un moment, il Dire son fait, ses i^érités à quelqu'un, Lui dire quel()ue cruelle vt'rité, le malmener en paroles, il Diix' des douceui's à, Cajoler, courtiser, en parlant d'une femme; lui en conter.
H Dire d'or. Parler très ])oninemnient, fort à propos, fort juste. (On dit plutôt parler d'or.) il I)i}-e d'un, puis d'un autre. Changer de langage, se contredire, se dédire. Il Ne savoir ce qu 071 dit. Parler inconsidérément, sans réfléchir au sens de ses propres paroles, il Ce Ji'est pas pour dire. Sorte de restriction, d'adoucissement vaguo, dont ou fait précéder une proposition pénible à énoncer, il Ce que j'en dis 7iest pas, J'avance cela, mais co n'est pas à l'intention de ou dans l'intention de. ii Aller sa7is dire. Etre tout naturel, n'avoir pas besoin d'être indiqué, déclaré, remarqué. Il Vous n'avez qu'à dwe. Il suffit que vous donniez un ordre, que vous exprimiez un désir, ii Si le cœur vous en dit, Si vous le désirez, ii Cela ne me dit rien. Cela no me tente pas. il // 7i'y a pas à dire. Il n'y a pas à raisonner, cela est nécessaire ou certain, ii A qui le dites-vous? Je sais bien cela par ma propre expérience, ii Avoir beau dire, Parler, agir en vain, perdre ses jjaroles et sa peine.
[| Mettez, P7'enez que je 7i'ai rien dit. No tenez aucun compte des paroles que j'ai prononcées, il Cela vous plaît à dire, Vous ne dites pas cela sérieusement, ii Je ne vous dis que cela. S'emploie pour annoncer quelque chose de très fort, d'extraordinaire ; Nous vous promettons une surprise, JK NE vous DIS QUE CELA. Il 6'e le faire dire. Hésiter beaucoup à faire une chose, il Ne pas se le fai/'e dire deux fois. Obéir, accepter, accéder avec empressement, il Je ne vous le fais pas dire, Vous le reconnaissez, vous l'avouez vousmême. Il Je ne vous l'e/ivoie pas dire. Je vous dis cela en lace, sans hésiter- il Dii'e pis que pendre de quelqu'u7i, Litléralement. L'accuser do pis que d'avoir mérité d'être pendu, dire beaucoup do mal de lui. il L'art de bien dire, Ij'art do bien parler.
— pROv. et Loc. PROV. : Comme dit l'autre, Comme dit quelqu'un dont on ne sait pas ou dont on ne veut pas dire le nom. ii On sait ce que parler veut dire. Je comprends lo sens vrai des paroles, et ne m'arrête pas à la signification apparente des mots, ii Je Tirai dire à Rome, C'est une chose SI absurde à supposer, que, si elle so réalise, je m'engage ù faire quelque chose do très pénible, comme l'était le voyage à Rome, il n ne dit mot, mais il n'en pense pas moins, Bien qu'il ne dise rien, il n'est pas insensible à ce qui se dit ou se fait, ii Bien faire vaut mieux que bien dire, Les bonnes actions sont préférables aux belles paroles.
U « On dit » est un sot, Les bruits publics sont le plus souvent absurdes. Il Qui no dit mot consent. Dans certaines circonstances, garder le silence, c'est avouer ou accepter.
— V. n. Fam. Plaire, agréer, sourire : Cela ne me dit pas.
— Substanliv. Action do dire, paroles : Le cont7'aste du FAIRE avec le dire.
— On-dit n. m., Qu'en dira-t-on n. m. V. ces mots à leur ordre alphabétique.
Se dive, v. pr. Etre dit. n Etre exprimé, il Etre usité.
— Prétendre que Ion est, se donner pour : Tous les ambitieux se croient ou se disent nécessaires. (G. Sand.j
— Dire à soi-même ; penser, réfléchir à part soi. il So faire des reproches à soi-même, il Prendre une résolution.
— Dire l'un à l'autre ; Se dire des i7ijiires, des douceu7-s.
— Anton. Omettre, sous-entendre, taire.
— Ai.Lus. littbr. : 1" Quoi qu'on die. Cotte expression so trouve dans le fameux sonnet sur la fièvre de la princesse Uranie, que Trissotin lit ù la scène ii du IIP acte des Femmes savantes. Elle est insignifiante, et cependant, elle fait les précieuses so pâmer d'aiso. Molière tourne ainsi en ridicule la manie qui pousse certains esprits prétentieux ù. s'extasier sur des choses que personne no remarque, ot cela dans le but do se faire passer pour habiles et connaisseurs. Lo quoi qu'on die est resté dans la langue comme l'expression d'un entliousiasmo ridicule.
Il 2" Je ne dis pas cela. Dans le Misanthrope, de Molière, Oronto lit un sonnet sur lequel il veut avoir lo sentiment d'Alcesto. Celui-ci trouve lo sonnet détestable. Mais ex- I)rimer crûment au jioèto uno telle opinion est difficile, mémo pour un bonimo qui so pique d'une franchise intraitablo. Alceste emploie donc (juchiues détours; mais ils no trompent pas Oronte, qui no cesse do poser des questions équivalant à: Mesversvoussombicnt-ils mauvais?... Alcesto répond trois fois : Je ne dis pas cela, mots invariablement suivis d'un mais, qui donne à comprendre que c'est précisément cela qu'il veut dire. — On rappollo dans des circonstances analogues co plaisant hémistiche :
On dit, et sans horreur je ne pul» le redire... Vers de Racine. V. redire.
— Ali. us. uist. ot littér. : Le maître l'a dit, Allusion h une formule adoptée par les disciples de Pythagore, et qui sert à exprimer lo respect aveugle (juc l'on jjrofesso pour uno autorité quelconque. V. mauister dixit.
DIRE (verbe rfirtî pris substantiv.) n. m. Affirmation, déclaration, prétention, assurance : /'rotn'cr sp.s dires.
— Dr. Témoignage, déclaration juricliquo : Le dire des experts. \\ Moyens, prétention, at^irmation : liépéler les DIRES de la partie adverse, n Pièce do procédure signifiée d'avoué à avoué et contenant les moyens et les défenses des parties, il Toute observation faite sur un procès-verbal ou sur un cahier des cliargos. n Dire droit d un appel. Admettre un appel. — Faire droit sur l'appel, n Faire ses dires et rérjuisilions. Exposer ses moyens et formuler ses demandes. Il A dire d experts, Par l'avis dos exports.
— Loc. nrépos. : Au dire de, D'après la déclaratioD, l'affirmation do.
Dit, ite part. pass. du v. Dire.
— Képulé : Que de choses, dites l'œuvre du génie, gut furent l'œuvre du hasm-d ! (' Chateaubr. ) Il Surnommé : Louis II DIT le Itéguc. Louis III dit le Jeune. Il Appelé communément ; désigné ordinairement sous lo nom do : Un tolf DIT Fit d'acier.
— Fixé, indiqué : Arriver à l'heure ditk.
— Loc.div. Proprement dit, Dans l'accoption lu plus ri-
DIRCENNA - DIRECT
goureuso du mot : J^'Europe Ji'a plus d'esclaves proprement DITS. (L.-J. Larcher.) w Auti^ement dit, En d'autres termes, pour employer une autre expression, il C'est dit. C'est bien dit, Voilà qui est dit, C'est entendu, convenu, arrêté. Il C'est bien dit. On a bien fait do dire cela. Il C'est bientôt dit, C'est plus facile à dire qu'à faire. Il Tout est dit, Tout est fini, terminé. Ii Ceci soii dit en passa}it ou simplement Soit dit en passant. Formule usitée pour exprimer (|u'on no veut pas s'appesantir sur ce quon dit. n // tie sera pas dit que..., Je ne souffrirai pas quo... ; telle chose ne sera pas. Il Se tenir pour dit, No plus avoir à douter ; être bien convaincu d'une chose ; n'avoir plus à y revenir. Il Mettons qu'il n'y ait rien de dit. Je rétracte ce que j'ai dit ; no parlons plus de ce qui a été dit. Il Ce qui fut dit fut fait. On mit à exécution le plan qu'on avait dressé, la chose convenue, il // est dit que, Il semble décidé que.
— Pratiq. Ledit sieur U7i tel, Ladite dame une telle. Locutions employées pour exprimer que les personnes nommées ont été uéjîY désignées.
— Prov. : Ce qui est dit est dit, Il n'y a point à rovonii" sur ce qu'on a dit.
DIRECT. ECTE {rèkf ~ an lat. dirigere, supin directum, mener droit) adj. Qui est droit, qui n'a pas de détours : Chemin direct. Ligne directe, n Qui a lieu, (pii se fait en ligne droite : Mouvement direct. Marche dikecte. ii Par ext. Qui s'approche de la ligne droite : Sentier qui est plus direct que tous les autres, w Par anal. Qui se fait, qui a Hou sans moyens intermédiaires : Co)7i7nu?iication3 directes. Coi'7'espoiida7ice directe.
— Fig. Immédiat, qui résulte, sans intermédiaire, de sa cause propre : L'homme travaille d'autant mieux qu'il a un i7itérét plus direct à travailler. (E. Pelletan.) il Qui va droit au but, sans ambages, sans déguisement : Défi direct. Dë/nenti direct, n Absolu, complet, en parlant d'uno opposition : Deu.r. opi /lion s e/t contradiction directe 7ic pew vent être in-aies l'une et l'autre,
— Astron. Mouvement direct. Mouvement d'occident en orient.
— Ch.de f. Train dïi'ect. Celui qui s'arrête moins fréqueni' ment, qui dessert moins de stations qu'un train omnibus.
— Dr. rom. Usité dans l'expression action directe. (On appelait «cï/on directe, par opposition à action utile, uae action donnée, on supposant réunies toutes les conditions auxquelles cotte action avait été subordonnée. Dans les contrats synallagmatiques imparfaits, on appelait action directe, par opposition à action contraire, celle qui était la conséquence directe et nécessaire du contrat.)
— Féad. Seigneur rftrec^. Seigneur qui tenait de lui-même son propre fief, et non en qualité de vassal, il Seiyneuiue directe. Droit et titre du seigneur direct.
— Fin. I/npôts directs, CoiUributions dii'ectes. V. contributions.
— Généal. Qui a Heu Je père en fils, qui no contient que des ascendants et des descendants ou ne se rapporte qu'à eux : Succession i>irecte. Les héritiers de la ligne directe passent avant ceux de la ligne collatérale.
— Gramm. Construction directe, O/'dre dii-eet. Construction grammaticale des parties du discours dans l'ordre naturel et logique de leurs relations, ii Coinpléme7it direct. Complément du verbe actif sur lequel tombe directement l'action marquée par le verbe, il Proposition co7nplétive di- 7-ecte, Proposition qui remplit à l'égard du verbe la fonction de complément direct, n Discours direct. Discours mis dans la bouche de la personne à qui il est attribué : Les discours directs s'écrivent entre guilletixets. n Mode direct, L'indicatif, il Cas direct^ Le nominatif et l'accusatif.
— Logiq. Proposition di7-ecte. Ne se dit que par opposition à Proposition inverse, pour désigner une Proposition dont les termes ne sont pas renversés. Ainsi, si l'on renverse la proposition : Tout ce qui est juste est licite, et que l'on dise : 7'outce qui est licite est juste, cette seconde proposition sera l'inverse de la première, qui prendra alors le nom de <■ proposition directe ». ii Preuve directe, Preuve réelle, exacte, rigoureuse, par opposition aux inductions et conjectures, qui sont des preuves indirectes, il Conclusion directe. Conclusion dans laquelle le petit terme est sujet et le grand terme attribut, il Syllogisme direct. Syllogisme dont la conclusion est directe "(Inus.)
— Mar. Pointage et tir direct. Celui dans leouel la pièce est au milieu du sabord, il Ordre dijxct et tiaturel, Cohn dans lequel chaque vaisseau d'uno fiotto suit celui qui a été désigné pour son matelot d'avant.
— Mathém. liaison directe, Happort dont les doux termes croissent dans le môme sens et la même proportion comme le temps ot lo chemin parcouru dans le niouvomont uniforme, lo rapport du salaire au nombre d'heures do travail, etc. n S'emploie, dans lo langage conmiun, pour indiquer des variations proportionnelles et sinuilianécs do deux ou plusieurs choses : L'iniquité de l'i/npot est en RAISON directe de son énor7nitc. (Proudh.) n Itègle de trois directe. Règle do trois dans laquelle tous les rapports sont directs : Rf-.GLE de trois sirnvle et directk. Kègi.u DK TROIS composée et directe.
— Mus. Mouvement direct. Celui où les parties harmoniques montent ou descendent en même temps, par opposition au Mouvement contraii'e, dans lequel plusieurs parties montent, tandis quo les autres descondout. il Intervalle direct. Celui qui fait un harmonique sur lo son fondamental qui lo produit: La quinte, la tierce jnajeure, l'octave et les répliques sont rigoui'cusement tes seuis intervallks directs propretiwnl dits. Il Intervalle (pio fait chaque partie avec lo son fondamental qui est ou doit être au-dossous d'elle. Il Accord di/'ect, Accorc" fondamental ou grave, dont les parties sont distribuées dans leur ordre le plus rapproché, ot non dans leur ordre lo plus naturel.
— Philos. Connaissattce directe, La connaissance que l'on obtient sans avoir besoin de passer par aucune autre, par opposition à la co/maissance discursive, qu'on n'obtient qu'après qu'on en a déjà obtenu d'autres : Nous n 'droits la CONNAISSANCE DiREtn'E quc dcs faîts de conscience. (On
Ut aussi CONNAISSANCE IMMIÏDIATK OU INTUITIVK.)
— Physiq. Hayon direct, UayoD dont la maroho n'est point modifiée par lo phénomino do la réllexion : i'n objet nous parait double lorsqu'il nous envoie des rayons DIRECTS et des RAYONS Ki-':i-LKciiis. Il ^1510» directe. Vision <|ui s'opère par rintormédiaire de rayons directs : La VISION est DiUBCïK dans les lunettes, iniuwkcte dans les té' Icscopvs.
— Anton. Détourné, dévié ot dévoyé, Indlroct, réfléchi, réti-ogrodo, sinué, alnuoux, toilu, tortueux. — Invorso, collatéral.
DIREGTANE