DIRECTOIRE
DIRECTANÉ {rèk' — has ïat. directajieus ; de dircctus, direct! adj. m. Dans le plaiD-chant,0D donne le nom ^q chant direclané à une sorte de psalmodie qui se poursuit sur une seule intonation, sans modulation aucunei C[ui forme comme une simple prononciation courante.
DIRECT ARIEN [Tèk\ ri~in — lat. directarius ; de dirigere, supin directum, diriger) n. m. Antiq. rom. Voleur avec effraction : Les lois du Digeste prononçaient contre les di- RECTARiENS des peines plus fortes que contre les autres voleurs.
DIRECTE (rèkt') n. f. Féod. On appelait directe {domaine direct) le droit réservé, appartenant au bailleur d'un fonds possédé féodalement, au suzerain , par opposition au domaine utile, droit immédiat, appartenant au détenteur du fief, au vassal. (Ce mot indiçiuait que le suzerain avait un droit de propriété légal ; mais le domaine utile fut de plus en plus considéré comme la véritable propriété.)
DIRECTEMENT (r?-Ar/el adv.Tout droit, en ligne directe: Aller DIRECTEMENT dcvant soi. il Par le plus court chemin, sans se détourner de sa route : Retourner directement chez soi. Il Par est. Sans intermédiaire : Correspondre DIRECTEMENT. S'adresser directement à quelqu'un, il Par anal. Face à face et sur la même ligne : IJpux maisons situées directement vis-à-vis l'une de l'autre, il Diamétralement : Midi et six heures, sur un cadran, sont directement opposés.
— Fig. Rigoureusement, exactement, à propos d'une opposition : Des téinoignages directement contradictoires.
Il Naturellement et fatalement : L'alcoolisme mène directkment à la folie. Exactement et précisément : Répondre directement à la question, n Nettement, d'une manière claire et décidée : Beaumarchais fut plus vif et plus directement agresseur que ses devanciers. (Géruzez.)
— Anton. Indirectement, inversement.
DIRECTEUR, TRICE (rèk' — lat. director, trix, même
sens; n. Personne qui dirige, qui administre, qui régit une entreprise quelconque ; Le directeur d'un théâtre, La di- RKCTRiCE d'un pensionnat, n Président d'une société littéraire ou autre : Le directeur de l'Académie française.
— Celui qui exerce sur la conduite d'un autre une autorité morale : Dieu, ce directeur souvei-ain. (Boss.)
— Admin. Chef do service dans une administration : Le directeur général des douanes, n Fonctionnaire chargé d'administrer une circonscription dite direction : Il t/ a un directeur des postes et des télégraphes par département.
Il Titre des chefs de certains établissements scolaires ; Le directeur du collège Rollin.
— Art milit. Titre donné à des officiers placés à la tête de services appelés directions.
— Dr. Directeur du jurg. Magistrat institué en 1791, dans chaque tribunal d'arrondissement, pour dresser l'acte d'accusation, préparer l'affaire, la soumettre au premier jury, et rendre une ordonnance de mise eu accusation ou de nonlieu, selon la décision de ce jury.
— Hist. Titre que portait le président dos cercles germaniques. 11 Nom des membres du comité choisi par les états de Bohème, en IG09, lorsqu'ils se robellèrent contre l'empereur Rodolphe pour en obtenir de force la liberté eo faveur des non-catholiques, ii Cliacun dos cinq membres qui composaient, en France, le Directoire exécutif.
— Hist. ccclés. Supérieur de chacune des maisons des missionnaires du Saint-Sacrement.
— Relig- Directeur da conscience. Directeur spirituel ou simplement Directeur, Kcclosiastique choisi par une personne pour éclairer sa conscience et diriger sa conduite au point de vue religieux.
— adj. Qui dirige, qui exerce une direction : Force, Puissance^ Autorité dirixtrice.
— Géom. Qui dirige le niouvement d'un point ou d'une ligne en fournissant plus ou moins complètement la direction de ce mouvement, il Plan directeur d'un conoïde, Plan annuel lu. génératrice droite doit rester constamment parallcle. V. la partie encycl.
— Enctcl. Géom. On nomme généralement directrice d'une surface la ligne sur laquelle doit s'appuyer consiamment la génératrice. Lorsque la génératrice est droite, la surface est déterminée par trois directrices. En effet, si, prenant à volonté un point M sur la première directrice A, on conçoit le cône engendré par une droite assujettie à passer parce point M et à rencontrer toujours la seconde directrice B, ce cône sera coupé par la troisième directrice G en quelt(ues points, et les droites qui joindront ces points au point M rencontreront les trois directrices données. Ainsi, par chaque point M do la première directrice, on pourra faire passer quelques génératrices de la surface déhnie : le point M se déplaçant sur la directrice A, chacune des génératrices obtenues décrira une nappe de la surface considérée.
Le cylindre et lo cône sont définis par une seule directrice, parce que la génératrice se trouve déjà assujettie à. deux conditions analytiques.
— Directrices d'une courbe du second degré. V. foyer.
— Cône directeur d'une surface du second degré. C'est un cône dont les génératrices sont parallèles à celles de la surface. Ce côno pour certaines surfaces est un plan ; ou l'appelle plan directeur.
— Plan directeur d'un conoïde. Lo paraboloïde hyperbolique est lo conoïde du second degré ; il comporte deux systèmes de génératrices rcctiligncs, et a deux plans directeurs, ou plutôt deux systèmes do plans directeurs, car un plan directeur, en se déplaçant parallèlement à luimême, conserve sa qualité.
— Tout plan directeur d'un paraboloïde hyperbolique coupû cette surface suivant une droite unique.
Los plans directeurs du paraboloïde
yi-^=2x
P 9 sont parallèles aux deux plans
— Relig. Le terme de directeur spirituel ou directeur de conscience n'est usité on France que depuis lo xvii" siècle, mais la fonction sacerdotale qu'il désigne est aussi ancienne quo l'E^'lise. Au xvu' siècle, la dévotion étant devenue ix la mode dans la haute société, la t)ratiquo de la direction se répandit môme parmi les âmes d'une rcli-
f:ioD pou profonde et donna lieu à des abus. La Bruyèro os a signalés dans ses Caractères (Dos femmes, 36, 42, elc). IjC plus souvent, lo directeur est le prôtre môme qui reçoit la coofossioD ; cependant, lo directeur peut ôtro distinct
du confesseur; c'est même co qui arrive ordinairement dans les communautés religieuses.
DIRECTIF, IVE [rèk' — du lat. dirigere, supin directum, diriger) adj. Qui sert à régler la conduite, mais ne l'impose pas : Cette décision n'a qu'une force directive.
— Algèbre directive. Se dit do l'ensemble des théories fondées sur la représentation géométrique d'une quantité imaginaire, et comprenant, par suite, non seulement lo calcul des imaginaires, mais la véritable traduction analytique de faits géométriques connus, il On dit aussi calcul directif.
— Encycl.V. imaginaire, équipollence.
DIRECTION {rc-ksi~on — lat. directio, môme sens) n. f. Action de diriger, de guider la marche : Prendre la direction d'une barque, d'une voiture, d'une locomotive .
— Emploi de directeur dans une entreprise ou une administration : La DIRECTION d'un théâtre. La direction des douanes. Demander, Obtenir une direction, ii Pays administré par un directeur : Inspecter sa direction, ii Bureaux d'administration d'un directeur : Aller à /a direction, h Ensemble, réunion des directeurs.
— Par anal. Action de diriger, de régler, de conduire avec autorité : Avoir une direction active et vigilante. Se charger de la direction des études d'un prince.
— Fig. Sens, but spécial de l'action, de la conduite : Donner à ses vues une nouvelle direction, n S'emploie en ce sens au plur. : Recevoir d'utiles directions.
— Particulièrem. Sens d'un mouvement ou d'une position : Prendre une direction oblique. Changer de direction. La DIRECTION d'une rue, d'un canal, il Position relative, situation d'un objet par rapport à un autre objet réel ou fictif: L'aiguille aimantée prend spontanément la direction du N. Il Ligne droite : Points pris dans la même direction.
— AstroT. Calcul par lequel on cherchait à déterminer l'heure d'un accident prédit à la personne dont on faisait l'horoscope.
— Astron. Direction d'une comète, Sens de la révolution.
— Dr. Direction de créanciers. Assemblée de créanciers nommés pour régler les affaires d'uue succession ou les comptes d'une faillite; fonctions de cette assemblée.
Il Biens en direction, Biens dont l'administration est confiée à des syndics par une assemblée de créanciers.
— Hist. e"cclés. Maison de la congrégation des missionnaires du Saint-Sacrement.
— Mécan. Direction d'une force. Sens du mouvement que cette force tend à imprimer au corps sur lequel elle agit : La direction d'une force est la ligne droite suivant laquelle elle tend à mouvoir les corps qui éprouvent son ac~ tion. (L. Jourdan.)
— Relig. Direction spirituelle ou simplement Direction. Se dit de l'action qu'exerce un directeur de conscience : Se mettre sous la direction d'un religieux austère. Il Se dit aussi, au sens passif, de celui qui reçoit cette action : Pratiquer la direction.
— Théol. Direction de l'intention. Action d'un fidèle qui règle l'intention de ses actes douteux ou indifférents, pour les rendre bons ou méritoires, ou qui se propose, dans une série d'actes divers, l'intention supérieure de plaire à Dieu en faisant ce qu'il veut.
— Encycl. Milit. Direction de l'administration centrale de la guerre. Les bureaux du ministère de la guerre sont, en dehors de ceux du service intérieur, répartis entre neuf directions : d'abord celles du « contrôle » et du « contentieux et justice militaire», puis les suivantes, numérotés do 1 à 7 : 1" infanterie; 2" cavalerie; 3" artillerie et équipages militaires ; 4" génie; 5" services administratifs; 6" poudres et salpêtres; 1° service de santé.
Directions territoriales d'artillerie et du génie. Au point de vue des services de l'artillerie et du génie, le territoire est divisé en un certain nombre de circonscriptions, à la tête de chacune desquelles est placé, avec le titre de directeur, un colonel ou un lieutenant-colonel.
Enfin, le 5'errice de l'intendance et le 5en'icc(/esn7i/f* comportent aussi une direction par corps d'armée. V. inten- Di'iNCE, et SANTÉ {service de).
— Hist. La grande et la petite direction étaient deux conseils qui avaient la haute main sur l'administration financière. Hs furent créés par Louis XIV. Le conseil de grande direction était présidé par le chancelier; lo surintendant des finances avait la présidence du conseil de petite direction, A la grande direction ressortissait lo contentieux financier; la petite direction examinait les questions d'administration financière. A défaut du surintendant, le conseil de petite direction était présidé par le président du conseil des finances, institué par Louis XIV en 1661. La grande et la petite direction formèrent des rouages du conseil d'Etat et subsistèrent jusqu'en 1791.
Directions pour la conscience d'un roi, ouvrage de Fénelon, connu plutôt sous le litre iXExamen de conscience sur les devoirs de la royauté, et qui fait partie des œuvres pédagogiques de l'archevôque de Cambrai. — Après avoir composé pour son royal élève, le duc de Bourgotrne, les Fables et Telémague, Fénelon, ainsi que l'avait fait Bossnet dans sa Politique sacrée, crut devoir préciser pour l'héritier présomptif du trône quelques-unes de ses idées politiques, en appliquant la morale chrétienne à la science du gouvernement, avec des idées d'ailleurs fort différentes do celles de Bossuet. Cet ouvrage forme un ensemble de trente-huit questions, rangées sous les trois chefs de l'instruction, de l'exemple et de la. justice, et de ces trente-huit questions ressort cette théorie, si neuve alors et si remarquable, de rajeunir le pouvoir royal, de mettre le prince en contact avec la nation, de faire prévaloir sur le bon plaisir le droit et la justice. A cet Examen, loué par les critiques — et notamment par Laharpe et D. Nisard — est jomtun Supplément, trouvé dans les papiers de Fénelon par son neveu, qui l'édita en 1734. Il en a été fait des tirages à part en 1747 à La Haye, et à Paris en 1774. l^' Examen hguro au tome III des (Èuvres complètes de Fénelon (1878).
DIRECTITE n. f. Dr. anc. Syn. de directe.
DIEIECTIVE {rèk") n. f. Mot emprunté à la technologie militaire allomande, où il est employé pour désigner les instructions données, en cami)a::rne, par l'autorité militaire supérieure, ot qui doivent constituer, pour ceux qui les rcr^oivent, plutôt des indications générales, des lignes de conduite à suivre, quo des ordres a exécuter littéralement. (La substitution des directives aux ordres implique une conception nouvelle et très rationncUo du haut commandement militaire moderne.)
DtRCCTOIRC {rèk' — du lat. dirigere, supin directum, diriger) n. m. Admin. Conseil ou tribunal, chargé d une direction publique.
— Fr.-maçonn. Directoires écossais, Divisions territoriales créées dans le système de la maçonnerie écossaise templière du régime de la Stricte Observance.
— Hist. Directoire V. l'art, suiv. il Conseil d'administration créé, par la Constituante, au chef-lieu de chaque département et de chaque district. Il En Suisse, Conseil qui était chargé de l'administration générale des affaires de la Confédération : Le directoire fédéral. \\ Juridiction de Strasbourg, qui connaissait en première instance des affaires relatives aux gentilshommes, et en appel des causes jugées en première instance par les juges seigneuriaux.
— Liturg. Petit livre dont les ecclésiastiques se servent pour régler, pendant toute une année, la manière de dire l'office et de célébrer la messe, i; On dit plus souvent, en ce sens, un bref ou un ordo.
— Encycl. Admin. anc. Directoire de département et de district. Après avoir divisé la France en départements, la Constituante lés avait organisés. A la tôte des paroisses, devenues des communes, elle avait placé une municipalité élue. Du groupement de plusieurs communes elle avait fait le district, circonscription administrative dotée d'un conseil délibérant et d'un directoire exécutif élus. Au-dessus de ces conseils et directoires de districts, correspondant aux conseils d'arrondissement (assemblées délibérantes) et aux sous-préfets actuels (agents d'exécution), elle avait placé un conseil administratif correspondant à notre moderne conseil général et un directoire, agent d'exécution, ayant des attributions assez semblables à celles des préfets actuels. Les conseils étaient électifs. Ils recrutaient dans leur sein le directoire de département (8 membres) et le directoire de district (4 membres). Ils étaient nommés par les électeurs primaires choisis à raison de 1 p. 100 citoyens actifs, c'est-à-dire âgés de vingt-cinq ans, domiciliés depuis un an et payant une contribution directe de trois journées de travail. Ils se recrutaient parmi les citoyens payant une contribution foncière égale à la valeur" do dix journées do travail.
Directoire (lo) ou Directoire exécutif, corps
composé de cinq membres, auquel la Constitution do l'an III avait confié, en France, le pouvoir exécutif.
— Encycl. Le Directoire est le gouvernement qui succéda à celui de la Convention nationale et régit la France du 5 brumaire an IV (27 oct. 1795) au 19 brumaire an VIU (10 nov. 1799). Il avait été organisé par la Constitution de l'an III, qui confiait le pouvoir législatif à deux assemblées (conseil des Anciens et conseil des Cinq-Cents) et le pouvoir exécutif à cinq directeurs élus par elles. Les premiers directeurs furent l'honnête et faible La Réveillère- Lépeaux; Rewbell et Lotourneur, anciens montagnards, Barras, et, sur le refus de Sieyès, Carnot. Ils entrèrent en fonctions le 4 novembre.
Pendant une première période, qui s'étend jusqu'au 18 fructidor an V (4 sept. 1797), le Directoire ne compta que des succès. Au dedans, les royalistes et les jacobins, qui cherchaient à ébranler le gouvernement, furent arrêtés dans leurs tentatives : les premiers, par la défaite, la prise et l'exécution dos chefs vendéens Charctte et Stofflet (1796) et la destitution de Pichegru, soupçonné de trahison ; les seconds, par la fermeture du club du Panthéon, l'échec d'un coup de main tenté sur le camp de Grenelle et la condamnation à mort d'un de leurs chefs, Babeuf. Les plus pressantes difficultés financières furent momentanément écartées par la création des mandats territoriaux, destinés à absorber les assignats. Au dehors, les opérations militaires en Allemagne, malheureuses en 1796 (sous Jourdan et Moreau), aboutirent, en 1797, à de pleins succès. En Italie, le général Bonaparte faisait la conquête du Piémont (1796), se maintenait en Lombardic et devant Mantoue contre les armées autrichiennes envoyées contre lui (1796-1797), marchait sur Vienne, arrivait au Semmering (1797) et signait avec l'Autriche les préliminaires de Leoben, suivis oientôt du traité do Campo-Formio (17 oct. 1797), qui reconnaissait à la France la rive gauche du Kliin.
A cette ère de prospérité succéda une période do revers et do décadence. Ce changement fut du à trois causes : aux lattes des partis, aux difficultés financières, à la politique extérieure. Tout d'abord, le succès du parti royaliste dans les élections, son àudaco croissante dans les assemblées déterminèrent la majorité des directeurs à sacrifier la cause de la légalité à celle de la République. Le 18 fructidor an V, le Directoire appelait à Paris le général Augereau avec une division, faisait déporter deux de ses membres, Barthélémy et Carnot, et exilait un grand nombre de députés royalistes : c'était rouvrir l'ère des coups d'Etat. Il en accomplit un second, le 22 floréal [mai 1798), en cassant les élections qu'il trouvait trop démocratiques; l'année suivante (30 prairial an VII [isjuin I799J), les Conseils prirent leur revanclic en chassant trois directeurs. La détresse financière suivit de près le désordre politique, les mandats territoriaux arrivèrent bientôt au même état de dépréciation que les assignats. La dette publique, toujours croissante, fut partagée eu trois portions, dont l'une seulement fut inscrite au porteur, les deux autres devant être remboursés en ioïi.î au porteur, qui perdirent bientôt 80 p. lOO de leur valeur. Ce {atla. banqueroute des deux /(ers. Enfin, les liesoins d'argent du Directoire le poussèrent à inaugurer à l'extérieur une politique envahissante et oppressive, qui devait provoquer une seconde coalition do l'Europe. Tandis qu'il laissait aller Bonaparte en Egypte (179S), il envoyait ses troupes envahir la Suisse, occuper le Piémont, dont lo roi se réfugia en Sardaigne, et conquérir l'Etat romain et lo royaume do Naples, où furent fondées les républiques Homaine et Parthénopéenne. A la fin de 1798. il eut à so défendre contre une coalition formée par l'Autriche, 1 Empire, Naples, la Russie ot la Turquie. L'armée d'Allemagne fut battue à Stockach. l'armée d'Italie à Magnano sous Schérer, ù Cassano sous Moroau, à. la Trcbbia sous Macdonald, à,
Membre du Directoire.
Novi sous Joubert (1799). Brune réussit à ropousser les Anglo-Russos do la Hollande, à liorgen ; Masséua so maintini on Suisse contre les Russes do Koi'saUov et do Souvarov (vicloiro do Zurich [n'JUj). Ces succès partiels no
Surent sauver la situation et prolonger l'existence du iroctoiro. Bonaparte, revenu d'Egypte, dispersa lo Directoire ot les Conseils (9 et 10 nov. i"99) ot dumia à. la Franco un nouveau gouvernement, qui prit le nom de Consulat. V. Brumairk an VIU (coup d'Etat du Dix-hdit).
Directoire d'Alsace. A côté du conseil do régence d'Ensislu'im, il existait déjà sous les ducs d'Autriclio, dans cotto localité, un présidial ou directoire de la noblesse de l'Alsace supérieure, qui connaissait do toutes les alVairos concernant los nobles, ot qui était composé de sept assesseurs ot do huit adjoints. Ai)rôs l'annexion do l'Alsaco à la France, co directoire so confondit avec le conseil souverain d'Alsace. La noblesse de la Basso- Alsace avait, de même, un directoire siégeant à Strasbourg, qui exista jusqu'en 1789.
DIRECTORAT (rè-kto-ra) n. m. Titre, charge, fonctions d'un directeur : Aspii'ey nu diuectokat de la lianuiu'. Il Exercice des fonctions d'un directeur : Mourir pendant
son DIRECTORAT.
DIRECTORIAL, ALE, AUX (rèk') adj. Hist. Qui appartient au Directoire exécutif : Pouvoirs directoriaux.
— Qui a rapport à la direction d'un théâtre ou ù. quelque autre fonction de directeur.
— n. m. Partisan du Directoire : Les directoriaux.
DIRECTRICE (rèlc' — rad. diriger) n. f. Géom. Ligne le long de laquelle on suppose qu'une ligne so meut pour engendrer une surface, il Ligne droite qui, avec le foyer., concourt à définir une conique.
— Fortif. Ligne idéale qui passe par lo milieu de l'ombrasure ot aboutit au point battu.
DIREMPTION [ran-psi-on — du la"t. dirîmere, supin di~ remptum, abroger) n. f. Dissolution, eu parlant d'un mariage.
DIRETMUS (rè-tmuss) n. m. Genre de poissons acanthoptôres, famille des scombéridés, tribu des scombérinés, comprenant des petites formes hautes, lenticulaires, latéralement comprimées, à grands yeux, à boucho fendue presque verticalement. (On ne connaît que le diretmus argentalus, des côtes de Madère.)
DIRHEM {rèm') n. m. Métrol. Nom d'une mesure de poids qui correspondait à la drachme grecque en Egypte, en Arabie, en Perse, en Turquie. Elle valait environ de 2 à 3 grammes, il On dit aussi dirham.
DIRHOMBOÉDRIQUE {ron, dri/c') adj. Miner. Se dit d'un solide qui résulte de la réunion de deux rhomboèdres, et qui comprend comme formes simples le prisme droit à base hexagonale, le dihexaèdre et le didodécaôdre.
DIRHYNQUE {rink' — du préf. di, et du gr. rugkhos, bec) adj. Zool. Se dit des vers ayant deux appendices céphaliques à crochets.
DiRIAMBA, bourg de l'Amérique centrale (Nicaragua [départ, de Granada]) ; 6.000 hab.
DIRIBITEUR n. m. Antiq. rom. Nom donné à dos agents chargés, dans les comices romains, de dépouiller les votes. (Ils notaient sur autant de tablettes qu'il y avait de candidats les voix obtenues par chacun dans chaque tribu, et établissaient ainsi la majorité par tribu.)
DIRIBITORIUM {ri-om'\ n. m. Antiq. rom. Edifice situé sur lo Champ de Mars, où l'on portait les votes dos comices
fiour en faire lo dépouillement. (Plus tard, c'est dans ce ieu qu'on fit au peuple les distributions de vivres ot la paye aux soldats.)
DlRlCHLET(Piorre-Gustave LejeunE-), mathématicien allemand, né en 1805 à Duren (Prusse), mort à Gœtlingue en 1859. Il termina à Paris ses études scieutifiques et, dans la maison du général Foy, dont il était lo commensal, se mit en étroits rapports avec les principaux mathématiciens de l'époque. Fourier, qui avait apprécié ses hautes capacités scientifiques, le recommandai Alexandre de Humboldt, (mi le fit nommer, en 1827, répétiteur à l'université de Breslau. Il devint ensuite successivement professeur à l'école générale militaire do Berlin (1828), professeur extraordinaire (1831), et enfin professeur ordinaire de mathématiques à l'université do cette ville (1839). Il faisait partie de r.\cadémio des sciences prussienne depuis 1832, et, en 1855, il succéda à Gauss dans la chaire de mathématiques supérieures à l'université doGœttinguo. Dirichlet était certainement le seul, do tous los mathématiciens allemands, qui fût capable de mener à bonne fin los travaux que Gauss laissait inaclievés à sa mort. Sos travaux portent surtout sur la théorie dos équations aux différontiollos partielles, celle des séries périodiques et des intégrales déterminées, théories si importantes pour la physique mathématique, ot la théorie dos nombres, la partie la plus abstraite des mathématiques.
DIRIGEABLE [jdbV) adj. Quo l'on pout diriger : Ballons
DIKlOliAHI,l';S. V. AKROSTAT.
DIRIGEANT (J^n), ANTE adj. Qui dirige, qui fait sontir sa (iirection : Pouvoir omiGiiANT. Il Qui sort ù diriger, à guider, à régler : Principes dirigkants. il Snhstantiv. n. m. Personnage politique, du gouvornomont : Un dirigeant.
— Méd. Afi'dicaments dirigeants ou substantiv. Les dirigeants. Médicaments auxquels on attribuait la vertu do diriger vers tel ou tel organe l'action dos autres médicaments auxquels ils étaient joints.
— Politiq. Ministre dirigeant. So dit du ministre qui dirige ou passe pour diriger plus particulièrement la politique générale, ii Classes dirigeantes, Los classes qui, par leur savoir ou leur fortune, exercent dans l'Etat une inrtuenco plus ou moins directe, mais prépondérante ; La nofilesse française n'a pas été, sous l'ancienne monarchie, une