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DISTRIBUTION

laisse à la vapeur introduite la facilité do pouvoir produire encore une certaine quantité do travail par expansion ; 3° qu'on facilite l'évacuation dans l'atmosphère ou au condenseur avant la tin de lu course ; 4^ qu'on introdui.so la vapeur en sons contraire du mouvement, avant que lo piston ait commencé sa course rétrograde.

Une distribution bien réglée otordoinuMi entraîne avec elle une consommation plus faible do charbon ot un rendement plus grand de travail utile. Dans une machine à vapeur, la distribution s'opère à l'aide du tiroir ou distributeur de vapeur. Dans son mouvement, le tiroir démasque ou recouvre alternativement les lumières qui amènent la vapeur au-dessus ou au-dessous du piston, ou encore la laisse écouler par la lumière d'écliappement. 11 faut, à moins de perdre une quantité notable do travail utile, que la vapeur no cesse pas d'agir brusquement sur l'une des faces du piston, pour s'écouler par la lumière d'échappement; il taut que cette vapeur pousse i)ondaiit un certaiu temps lo piston devant elle, lorsque la comnmnication avec la chaudière est interrompue. 11 faut qu'elle se détende, c'est-à-dire que, se trouvant dans un espace clos, elle augmente progressivement de volume, tout en diminuant de pression, et ne s'échappe au doliors que lorsque cette pression est presque nulle. C'est pourquoi, dans les machines à vapeur, on a été conduit à faire usage de la détente. On est tout d'abord arrivé à ce résultat en ajoutant extérieurement aux parois verticales du tiroir et à leur partie inférieure deux petits empattements que l'on appelle recouvremeyits. De cette manière, pendant le mouvement du tiroir, la communication de la vapeur contenue dans le cylindre se trouva un mstant interrompue, ce qui oblige celle-ci à se détendre en continuant de faire avancer le piston. Dans le mouvement inverse du tiroir, le mémo phénomène se produit.

On distingue dans la distribution de vapeur deux types do détente : la détente fixe et la détente variable. La première se produit dans une machine à vapeur qui n'est à aucun moment soumise à des efforts susceptibles de varier. La détente variable, au contraire, s'applique aux machines qui ont à développer un travail variant d'intensité, aux loco^'^tives par exemple. L'emploi du tiroir à recouvremen suffit pour assurer la détente dans le premier cas. Il n'en est plus de môme pour le second.

La plus ancienne des détentes variables, et celle qui est encore le plus .

communément \.

employée sur NJ!^^^„■

les locomoti- '^«61 .- - •

ves, est la détente de Ste~ phenson. (V.

coulisse de Stephenson.) Il existe d'autres types- de coulisses : celles de Gooch et celle d'Allan, cjui, tout en étant basées sur lo même principe que la coulisse de Stephenson, obvient aux inconvénients que présente celle-ci, en rendant l'avance du tiroir invariable. ^~^

Dans la dis- ^ 0=

tribution par a r "^ . ^ a

double tiroir, dito détente Fa rcot , on évite certains inconvénients présentés par la distribution par tiroir à recouvrement.

Cette distribution se compose d'un tiroir que fait mouvoir un excentrique ot dont les orifices ont une largeur un peu moindre que celle des lumières d'admission. Au-dessus do ce pre-

Distribution d'AUan : B, bielle du tiroir reliée

à la coulisse CC, et suspendue aux leviers de

relevage DD'.

Distribution Farcot

par un excentrique; détente; 00',

AA', oriflce du tiroir mù B6', taauets du tiroir de orifices d'admission.

Dans cette formule, D est lo diamètre à donner à la conduite; /, la longueur de la conduite ; h, la hauteur do la couche d'eau coulant sur l'arête du réservoir ; d est lo débit connu que doit fournir la conduite. •

— Méran. Machines à vapeur.

On nomme distribution l'ensomlde des pièces destinées à mettre alternativiînuMït chacune dos faces du piston en communication avec la chaudière ot avec le tuyau <ré'liappemont. Les différents appareils rlont se composent les distril)utions sont : les tuyaux d'admission do la vapeur dans les boîtes à tiroir, les distributours, les conduits de vapeur attenant aux cylindres, les mouvements dos distributeurs et les modérateurs.

On entend encore par « distribution » la manière dont la vapeur se répartit dans le cylindre, les effets qu'elle produit, ot la marche dos tiroirs, comparativement à cello du pistou.

Pour que la distribution se fasse d'une manière convenable, il faut : i" que l'ariliix dans lo cylindre n'ait lieu que pendant une portion do lu course du piston ; 2" qu'on

Distribution d'eau : 1. Uobinot-vanno; S. Bouchn d'incendie pour pompe à vapeur; 3. Bouche BouH trottoir pour lavage; 4, 5. Cliuiubiu <lo |)arta;,'e. plan ot i^evation ; t). Bouche soua trottoir pour niTu«nge.

mior tiroir, ot maintenu en place par des ressorts, est placé lo tiroir do détonte qui est constitué par doux taquets ayant chacun doux ouvertures d'une section égale aux ori'lices du tiroir inférieur. I^o mouvement dos ta- (juets est limité par deux heurtoirs. Entre les taquets se trouve une came de forme particulière qui butte contre chacun d'eux allornativoment, faisant communiquer leurs lumières avec les orifices du tiroir pondant un temps très court.

La distribution ou détentv Mojer ost uuo sorto do com-

DistributioD Meyer E, excentrique conduisant les taquets du tii'oir de détente.

binaison do la détente Fyrcot ot de la coulisse do Stephenson. Cotte coulisse actionne le tiroir de distribution au-dessus duquel glissent les deux taquets de détonte dont la tige est (conduite par un excentrique spécial. Ce dispositif permet do modifier la durée de la détente en changeant la position dos taquets sur leur tige motrice.

I.a distribution ou détente Sidzer, ou distribution avec admission et échappement indépendants, est basée sur l'emploi do soupapes au lieu du tiroir. Ces soupapes, maintenues par des ressorts, obstruent ou découvrent, sous l'action do cames qui les laissent retomber ou les soulèvent, les lumières d'admission et celles d'échappement. Les soupapes d'admission sont munies de ti{j;es articulées avec un levier coudé, dont l'autre extrémité se relie à un second levier, aboutissant à l'arbre moteur. Dans celles d'échappement, le levier coudé est commandé par un excentrique qui s'articule à une manivelle mobile et se terminant par un galet qu'actionne une came à arcs cylindriques, dont le mouvement, transmis au galet, puis à la manivelle, soulève les soupapes, pour les laisser retomber ensuite brusquement sur leurs sièges.

La disfrtbutio7i ou détente Corliss s'opère au moyen de tiroirs cylindriques au nombre de quatre. Deux sont les tiroirs d'admission ; les deux autres, ceux d'échappement. Ces divers tiroirs sont placés aux extrémités du cylindre à vapeur ; ils sont simultanément mis en mouvement par un excentrique unique.

Il existe un grand nombre d'autres distributions ou détentes variables. Nous citerons, entre autres, les détentes Guinotte, Gonzenbach, compound, etc.

Distributiori d'électricité.

L'application des machines dynamo-électriques à des circuits variables en résis- Distribution Corliss : A. bielle tance a fait naître l'intéres- de connexion; B. bielle de rappel; C. came commanaant les tiroirs "■

Distribution Sulzer: AB, soupapes d'admission et d'échappement.

sant problème de la distr bution.

La distribution d'électricité par conducteur métal-

d'admission; D. balancier décommande; E, tige de détente ommandée par le régulateur.

\. Distribution en dérivation ou en

quantité ; *i. Distribution en tension

ou en série. — R, K', elc, bornes ou

récepteurs sur le circuit.

liquei constitue, dans l'application, deux types distincts : 1" la distribution en série ou en tension; 2** la distribution en dérivation ou en quantité.

Dans le premier type, Ios récepteurs sont successivement traversés par le courant de la machine génératrice. Il suffit, pour assurer le fonctionnement normal des différents récepteurs , de maintenir constante l'intensité du courant, nuelque soit le nombre aes récepteurs en service. On peut arriver à ce résultat en substituant à chaque récepteur en repos une résistance équivalente. Mais la distribution en série a l'inconvénient de ne pas assurer i'indépondanco des récepteurs. En effet, si l'un do ces récepteurs ost avarié, lo circuit général do distribution est coupé. Par contre, ce type do distribution a l'avantage de n'envoyer dans la canalisation ()ue des courants d'intensité pou élevée; elle est d'une installation économique et convient au cas où les récepteurs sont très éloignés do l'usine centrale.

Le second type do distribution jirésento des analogies avec lo mode de distribution usité pour l'eau ou lo gaz. Les récepteurs sont disposés sur des dérivations spéciales prises aux bornes de la machine, ou encore sur les conducteurs principaux de distribution. Co mode assure bien mieux (pie le type en série l'indépendance dos récepteurs ; mais il nécessite dos conducteurs do grande section. Ou peut néanmoins dire qu'une distribution en dérivation otfro plus de sécurité, tout on ayant un rendement moindre que 1 o modo précédent.

Distributioi^ du gazd'éclairage. La distribution du gaz exige, ù partir du fjazométre,\'cmplui dune ou do plusieurs condultessouterraiues dites

conduites ma(trcsses, sur lesquelles viennent so brancher d'autres conduites également souterraines, et (]ui aboutissent à, des sortes do chambres ou boites en fonte hermétiquement closes, d'où partout un certain nombre do

Distribution do gai : I. Boîto ouvorlo du rt>-

blQOt d'ari-6t; 1. Raccord h pa({>n>; 3, Raccord

h ouvotto.

DISTRIBUTIYEMENT

DITHMARSCHEiN

tubulures se raccordant avec les colonnes de prise de gaz. Des robinets-vannes permettent d'interrompre la circulation du gaz dans les conduites. Sur les colonnes de prise se soudent des tuyaux en plomb, conduisant le gaz aux compteurs et du compteur aux brûleurs.

On fait généralement usage, pour les conduites souterraines, de tuyaux en tôle que l'on bitumine avec soin ; quelquefois aussi on emploie des tuyaux en fer étiré ou en fonte. Avec les premiers, les joints de deux tuyaux se font au moyen de vis et d'écrous que portent les extrémités. Les tuyaux en fer se réunissent à l'aide d'un pas de vis. Les joints des tuyaux en fonte se font à l'aide d'un mastic spécial.

— Dr. On nomme contribution ou distribution par contribution la distribution entre créanciers des deniers provenant d'une saisie-arrêt pratiquée sur leur débiteur ou dune vente d'objets mobiliers lui appartenant. Cette distribution se fait proportionnellement aux créances. Les règles qui lui sont propres ont été édictées par le Code de procédure civile, où elles font l'objet du titre xi du livre V (art. 656 à 672). Lorsque les deniers arrêtés ou le prix des ventes ne suffisent pas pour payer les créanciers, ceux-ci et le saisi sont tenus, dans le mois, de convenir de la distribution par contribution (art. 656). Après l'expiration de ce délai d un mois, si la contribution ne s'est pas opérée amiablement, les deniers à distribuer doivent être déposés à la Caisse des dépôts et consignations (art. 657). Et alors commence la période judiciaire.

Un juge est commis pour diriger la distribution (art. 658). Les créanciers sont sommés de produire, et la partie saisie de prendre communication des pièces produites et, s'il y a lieu, de contredire (art. 659). Lorsque le délai pour produire est expiré, le juge-commissaire doit dresser l'état provisoire de distribution, d'après les pièces produites; la clôture de ce procès-verbal est ensuite dénoncée, par l'avoué poursuivant, au saisi et aux créanciers produisants, auxquels un délai de quinze jours est accordé pour contester l'état des collocations (art. 663). S'il n'y a pas de contestations, le juge-commissaire clôt définitivement son procès-verbal, arrête la distribution des deniers et ordonne au greffier de délivrer des bordereaux ou mandements aux créanciers, à la charge, par eux, d'affirmer avec serment la sincérité de leurs créances (art. 665). S'il s'élève des difficultés, le juge-commissaire renvoie à l'audience (art. 666), avant de dresser l'état définitif des distributions {art. 670).

— Milit. On désigne sous le nom de distribution la remise aux diverses unités de troupes ou aux militaires isolés, compris sous la dénomination générale de parties prenantes, des prestations, qui leur sont réglementairement allouées en temps de paix ou en campagne. Telles sont les distributions de vivres, de fourrage, d'effets d'habillement, d'effets de couchage, etc.

Les denrées {vivres ou fourrages) distribuées à une troupe doivent être d'abord examinées par Vufficier de distribution, qui les reçoit ou les refuse, suivant qu'elles sont, ou non, de bonne qualité, qu'elles satisfont, ou ne satisfont pas, aux conditions réglementaires.

Distribution des aigles (la) ou le Serment de l'armée fait a l'Empereur après la distribution des aigles, au Ckamp-de-Mars (5 déc. 18041 tableau de David ; musée de Versailles. — Napoléon est debout devant son trône, dressé sous un pavillon surmonté d'aigles et de banderoles flottantes, orné de colonnes triomphales et de riches draperies. L'Empereur, entouré des princes, des princesses , des grands dignitaires, des ministres, des grands officiers, des membres du corps diplomatique et des représentants des premiers corps constitués, vient de faire à la Grande Armée la distribution des aigles.

Cette vaste composition, que David exécuta, avec œ Couronnement de jVapoléon, pour la décoration de la Salle du trône, fut exposée au Salon de 1810.

— Un sujet analogue est figuré dans la Distribution des drapeaux, tableau de Détaille (1881). Cotte vaste toile se divise en deux parties. A droite , sur l'estrade, sont : le présidentJulesGrévy; le président du Sénat, Kïartel ; le président de la Chambre, Gambetta, etc. A gauche sont rangés les officiers et les soldats, qui reçoivent les étendards sous les rayons d'un gai soleil inondant la pelouse verte de Longchamp. Dans fa première moitié du tabloau, où dominent les portraits et les habits noirs qu'il était difficile de rendre pittoresques, Détaille n'a pas montré toutes ses ressources, qu'il a réservées pour l'autre moitié, où il a pu grouper à sa guise soldats et officiers.

BISTRIBOTIVEMENT 'stri) adv. Logiq. Dans un sens distributif : Examiner, Discuter distbibctivement.

— Séparément, seul à seul.

— Anton. Collectivement.

DISTRICT Itrick' d'après les uns; tricld' d'après les autres — du lat. districtus, resserré) n. m. Etendue d'une juridiction judiciaire ou administrative : Un juge ne peut juger hors de son district.

— Fig. Ce dont on a l'administration, ce qu'on a sous sa direction : Le district des pansements et des drogues, ii Cela n'est pas de mon district. Cela n'est pas de mon ressort, do ma compétence.

— Géogr, Subdivision territoriale, établie en Franco en 1789, et répondant à peu près aux arrondissements actuels. Il Subdivision territoriale d'étendue variable suivant les Etats où elle est adoptée fAllcmagno, Autriche-Hongrie. Suède, etc.) il District fédéral, Nom donné, dans les républiques fédératives do l'Amérique, au territoire qui constitue la capitale générale de la fédération, sans appar-

tenir à aucun Etat particulier : Dans la république Argentine, Buenos Ayres avec son territoire forme un district

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