FÉDÉRAL
— Encycl. Districts de Paris. Le mot district était employé, dès le commencement du xviri" siècle, pour désigner, surtout au point de vue do la perception des impôts, un groupe de localités. La Révolution en généralisa l'usage. Pour Paris, une ordonnance du prévôt des marchands, en date du 15 avril 1789, divisa les vingt quartiers alors existants de la capitale en soixante districts, ayant chacun leur chef-lieu dans une église où les habitants furent convoqués le mardi 21 avril, de sept à neuf heures du matin, pour nommer les électeurs chargés à leur tour d'élire les députés de la ville aux états généraux. Bien que constituées dans ce but très précis et très limité, les assemblées de district n'en restèrent pas moins en permanence après les élections et prirent quotidiennement une part très active à toutes les manifestations de la politique et de l'administration municipale. Le 21 mai 1790, une loi substitua la division en quarante-huit sections aux soixante districts institués l'année précédente. Sous le Directoire, ces quarante-huit sections furent réparties en douze arrondissements ; elles prirent le nom de quartiers en 1811 ; enfin, la loi du 16 jmn 1859, portant son effet à dater du l" janvier suivant, divisa Paris en vingt arrondissements et quatre-vingts quartiers.
District fédéral de Columbia. v. Columbia.
District fédéral, district neutre des Etats unis du Brésil, formé par le territoire de Rio do Janeiro et de sa banlieue, peuplé de 550.000 bab., sur 1.394 kil. carr.
DISTRÏGLYPHE {stri\ n. m. Archit- Espace qui sépare deux triglyphes l'un de l'autre. Syn. ditriqlyphe.
DISTYLE {stiV — du préf. di, et du gr. stulos, colonnei adj. Archit. Qui a deux colonnes : Porche disttle.
— Bot. Se dit des fleurs ou des gynécées qui présentent deux styles.
DISTYPSIDERA Istï, dé-ra) n. f. Genre d'insectes coléoptères carnivores, famille des cicindélidés, tribu des cicindélinés, comprenant dos formes allongées et robustes, à labre arrondi ou tronqué au sommet. (Les distypsidera sont de belles cicindêles australiennes, bronzées, tachetées de jaune, dont on connaît une douzaine d'espèces.)
DISTYRÉNATE [sti) n. m. Sel dérivant de l'acide distyrénique.
DlSTYRÉNlQUE(si), ni/:') adj. Se dit d'un acide C"H'*OV qu'on obtient en faisant bouillir dans un appareil à réfrigérant ascendant un mélange d'acide cinnamique et d'acide sulfurique.
DISTYROL {sti) n. m. Carbure C"H'*, dérivé de l'acide cinnamique, et dont on connaît deux isomères : le distyrol solide, fondant à 124" C, et le distyrol liquide, bouillant vers 311° C. Syn. dicinnamèni;.
DISULFOBENZOLIQUE {bin, lik') adj. Se dit d'un élher sulfureux acide de l'osyphénol, que l'on nomme plus communément acide phény lèue-sulfureux .
DISULFOMÉTHOLIQUE {Uk') adj. Se dit d'un éther sulfureux acide à base de méthylène, qu'on désigne plus souvent sous le nom à! acide méthylène -sulfureux.
Distributii-.n dos aiglfs, il'aiTéi David.
DISULFONAPHTOLIQUE [lik') adj. Se dit d'un éther sulfureux acide do lo.xynaphtol, encore connu sous le nom A'acide thionaphtique, d'acide hyposulfonaphtolique et, surtout, A'acide naphtylène-sulfureua:.
DISULFONIQUE adj. Chim. V. SULFONIQUE.
DISULFURIQUE {rik') adj. Se dit quelquefois d'un acide sulfurique, plus connu sous les noms d'acide sulfurique fumant, d'acide sulfurique de Saxe, et d' acide suif urique de Nordhausen. V. sulfcrique.
DiSZNOPATAK. petit bourg d'Austro-Hongrie l'Hongrie [comitat de Maramaros]); 460 hab. Sources sulfureuses. DIT [di — lat. dictum; de dicere, dire) n. m. Maxime, sentence, mot remarquable :
De dils joyeux et de bons mots Nous assaisunuons la lamproie.
Chaulieu.
Il Dits et redits. Ce qui se dit et se répète au sujet de quelqu'un ou de quelque chose.
— A signifié Promesse, parole donnée : Il faut tenir son DIT. Il Avoir son dit et son dédit. Etre susceptible de revenir sur une promesse.
— Dr. Pièce affirmant certains faits relatifs à la cause.
— Littér. Au moyen âge, Pièce de vers de peu d'étendue, sur des sujets empruntés à la vie quotidienne. Il On disait aussi dict. ditiè, ou dictié-
— Encycl. Littér. Dit ou Ditié. Ce mot, dérivé du verbe
ditier, qui, au moyen âge, signifie « écrire », " composer «, a donc, à l'origine, le sens général de composition. Il désigna d'abord de petits poèmes sur des sujets empruntés à la vie quotidienne : plusieurs dits dépeignent, par exemple, la professiou de forgeron, de tavernier, etc.; ces pièces étaieu destinées à être récitées devant ceux qu'elles concernaient et font parfois appel, en terminant, à leur générosité. Certaines, comme les Dits des Bues de Paris, des Cris de Paris, des Moustiers (couvents) de Paris, ont un caractère purement descriptif ou énumératif. Vers le milieu du xiu" siècle, quand la poésie didactique et satirique prit un grand développement, ce fut le mot dit qui en désigna la principale variété. Plusieurs fabliaux portent ce titre (Z>t7s du Bœuf, des Perdrix, de la Bourgeoise de Borne); il en est de même de quelques-unes des satires politiques de Rutebeuf [Dits de Pouille, de la Voie de Tu7îes, des Jacofnns, des Cordeliers). Au xiv siècle, la plupart des dits affectent un caractère moral [Dits des Femmes, des Quatre- Sœurs, de Triade [remède^ et Venin, des Planètes et presque tous ceux de Baudoin de Condé) ou religieux {Dits des Quinze-Signes, du Corps et de l'Ame). Au xv siècle, le dit est remplacé par le dictoji ou blason qui, en affectant la prétention de moraliser, est souvent fort licencieux.
DITA n. f. Nom philippin des alstonies.
DITAINE n. f. Chim. Syn. de échitamine. V. ditamine.
DITAMINE n. f. Alcaloïde de l'écorce de dita.
— Encycl. La ditamine C'*H''AzO' a été découverte par Pabst et Hesse dans l'écorce de dita {alstonia scholaris ou echites scholaris), où elle est accompagnée de deux autres : la ditalne ou échitamiue C"H"Az'0' et Véchiténine C'^H^'AzOSetde plusieurs cowposés.Vêchicaou te hïjie, Y écbicérine C*°WO\\' échirétine C'01'^^0% rtT/»7eme C"H'»0' et reV/!'7meC''H"0'. C'est une poudre amorphe, fondantà75<', soluble dans l'alcool, l'éther, etc. On l'obtient en épuisant l'écorce de dita par du pétrole léger, reprenant le résidu dans un appareil à déplacement par de l'alcool bouillant, traitant après concentration l'extrait alcoolique par l'acide acétique, sursaturant de soude et agitant avec de l'éther qui dissout la ditamine.
DITARTRATE n. m. Sel dérivant de l'acide ditartrîque.
DITARTRIQUE {trik') adj. Se dit d'un acide représentant deux molécules d'acide tartrique unies, avec perte d'une molécule d'eau. V. taetrique.
DITASSA n. ra. Genre de sous-arbrisseaux, de la famille des asclépiadées-cynanchées, comprenant une douzaine d'espèces, à fleurs très petites, qui croissent au Brésil.
DITAXION n. m. Nom donné aux fruits capsulaires à deux rangs de loges.
DITAXIS n. m. Bot. Syn. de celsie.
DITÉTRAÈDRE (du préf. di, et de tétraèdre) adj. Qui présente deux tétraèdres.
DlTFURT, bourg d'Allemagne (Prusse [prov. de Saxe;>, sur la Bode, affluent de la Saale ; 2.200 hab.
DITHÉISME [té-issni — du préf. di, et de théisme) n. m. Système religieux qui admet deux dieux créateurs, dont l'un est le principe du bien, et l'autre celui du mal.
DITHÉISTE (té-issf) adj. Qui a rapport au dithéisme : Philosophie dithéiste. n Qui professe le dithéisme : Philosophe DITHÉISTE.
— Substantiv. Partisan du dithéisme.
DITHERMIE ( tèr'-mî — du préf. di, et du gr. tkermê, chaleur) n. m. Physïq. Etat de deux corps dont l'un est homotherme, o'est-â-dire porté à une température uniforme, l'autre pouvant être divisé en deux parties homothermes de températures différentes.
— Encycl. he mot dithermie a. été introduit parMorizot, dans son étude sur les variations de température de deux corps en présence. Le cas de la dithermie, bien que très
Farticulier, a fourni à cet auteur, quand il la soumis à analyse mathématique, une équation complète du 3* degré, qui n'a pu être résolue que dans des cas particuliers.
DITHIÈNE n. m. Composé C'H'S*, que l'on obtient en chauffant à 170" 1 acide thiodiglycolique avec deux fois son poids de penlasulfure de phosphore. Syn. biophène.
DITHIOBENZOATE {bin) n. m. Sel dérivant de l'acide
ditluobenzûi(|ue.
DITHIOBENZOÏQUE (bin-zo-ik') adj. Se dit d'un acide C'H'S^ qui prend naissance en très petite quantité par l'action du chlorure de benzoile sur le sulfure de plomb, à la température de 200", et se forme en quantité plus considérable lorsqu'on soumet le toluène trichloré C*H*. CCI* à l'action du sulfure de potassium ; c'est un acide benzoïquo dont tout l'oxygène est remplacé par du soufre.
DITHIOCARBONATE n. m. Sel dérivant de l'acide di-
thiocarboiiiiiue.
DITHIOCARBONIQUE {nik') adj. Se dit d'un acide hypothétique CO(SH)', connu seulement par ses sels et ses élbers, comme l'acide carbonique normal CO(OH)', dont il diffère par la substitution do deux atomes de soufre à deux atomes d'oxygène en dehors du groupe carbouyle. Il est isomérique avec l'acide xanthique ou sulfothiocarbonique CS. (OH.SH).
DITHIONATE n. m. Sel dérivant do l'acide dithionique.
DITHIONIQUE {nîk') adj. Se dit de l'un des acides de la série thionique. ^^ TuioMQUfc:.
DiTHMAR ou DiETMAR. Biogr. V. DiETMAR.
DiTHMARSCHEN ou DiTHMARSEN, bailliage de l'ancien Holstein. limité par l'Eider, la Marche occidentale, l'Elbe et la mer du Nord. D'une superficie d'environ 1.340 kilom. carr., il est peuplé de ?.0.^00na.h. (Dit limarses.)
Ce pays, appelé Xoraalbingie dans les temps anciens, faisait autrefois partie du comté de Stade, qui, en 1156, reçut de l'empereur Henri le Lion dos comtes particuliers. Au xu" siècle, le comté de Stade et le Dithmarschen échurent à l'archevêché de Brème, sous la protection duquel ces deux pays formèrent une espèce de république, redoutée pour ses brigandages. En 1474, l'empereur Frédéric III ' omposa des provinces de Holstein, de Stormarn et de Dithmarschen, un duché dont fut investi le roi de Danemark Christian I" ; mais la population ne subit le joug de
ClirUiiaii qu'à la condition quo sos lois ot sos coutumos fu.^Miit garanties. Lo duché posséda, lmi etTut, un code partuulicr, rédigé en 1348, nioililio en 1 tn, imprimé ponr la pi-rnucro fuis on 1497, amélioré on 15in ot publié on 1711. bojiuis 1867, lo Ditlimarschen formo deux cercles du IIol stoiti : Aort/fJiurniMARSCHKN el A'((7i(/frDiTHMAKS(iii:N.
DiTHMARSCHEN (bœuks de), variété métisse, résultani d'iui ( niisciiunit acL-identol dos races bataviquo [animaux hollandais 1 et {j;ornianiniio , dont lo tvi)o est fourni, on Franco, par los animaux normands. (La variété do Ditlimarschou habite la côto ouest du Holstein. Kilo ost constituée principalement par dos bœufs de forto taille, dont le pi'lage est composé do noir, de blanc ot do brun foncé, ou de ronge et do blanc.)
DlTHMARSUS (Ursus), astronome du xvi" siôcle, élôvo de lîyrL^o. Il ost connu par sa table des sinus, calcuhie par la méthode des diflerences, et par ses querelles avec Tyeho-Hrahé.
DITHYMOL n. m. Chira. V. thymol.
DITHYMOL, prélixo qui, placé devant le nom d'un corps, forme lo nom d'un composé qui n'est autre quo lo corps lui-même, où doux groupes monoatomiquos ont été remplacés par deux restes univalents do thymol. Le dilh;/wo^éthane CH*-CH(C"'ir*, 0H)% résulte de deux restes univalents de thymol substitués à deux aton)es d'hydrogène dans l'éthane.
DITHYRAMBE {ranb' [y. la partie encycl.]) n. m. Antiii- gr. Chant liturgique en l'iionncur do Dionysos. Il Auj. Poémo lyrique qui respire l'onthousiasmo : iJelitle a fait un dithyrambe sur l'immortalité de l'âme.
— Par ext. Louanges enthousiastes et, lo plus souvent, exagcrèos.
— Encycl. On a fait venir dithi/rambe, soit do thriambos (hymne triomphal), surnom do Dionysos; soit do diihi/raoïbos, autre surnom du même dieu (de dis, deux fois, t/iitra, porte, et awôamein, passer, parce quo Dionysos était né deux fois) ; soit du nom d'un certain Dithyrambos, un satyre du cortège de Dionysos. A vrai dire, aucune do ces étymologies n'est bien satisfaisante. Quoi qu'il en soit, lo dithyrambe était fort ancien chez les Grecs, et même, sans doute, plus ancien que le culte de Dionysos. Il a été surtout populaire à Corinthe, à Sicyone, à Tlièbes, à Naxos, à Athènes. Il prit forme littéraire avec Arion de Méthymne, à la tin du vu* siècle avant notre ère. Désormais', ce fut le chant entonné par les choristes, pendant leurs évolutions autour de l'autel de Dionysos. Ce genre lyrique prit une grande importance à partir du Ti' siècle. Il fut perfectionné par Lasos d'Hermione, qui modilia les rytlimes et les mélodies, augmenta lo nombre des flûtes, et fit instituer des concours dithyrambiques. Simonide de Céos et Pindare avaient composé des poèmes de cette catégorie, et trois des morceaux récemment retrouvés de Bacchylide (XVII-XIX) paraissent être des dithyrambes. On sait comment du dithyrambe dialogué sortit la tragédie. Mais lo genre primitif resta en honneur. Seulement, il changea peu à peu de caractère ; avec Mclauippide, Krcxos, Cinésios, Philoxène, Phrynis, Thimotliée, l'élément musical y devint prépondérant, malgré les railleries de Platon, d'Aristophane et autres poètes comiques. On continua, en Grèce, d'exécuter des dithyrambes jusque sous l'empire romain.
DITHYRAMBIQUE {ran-bik') adj. Qui est do la nature du dithyrambe ; Poésie dithy'iïamuiquk. li Poète dithyrambique, Poète qui fait des dithyrambes, il Par ext. Elogieux avec excès : Louaiujes dithykambiqccs.
DITHYRAMBIQUEMENT {ran-bi-ke) adv. A la manière
du dUhyraiu)j<'.
DITHYRAMBISTE, {raii-bisst') u. m. Qui fait des ditliyrambcs.
DITHYROGARIS {riss) n. m. Genre de crustacés Icptostracés, comprenant des petites formes à large carapace presque circulaire, laissant dépasser seulement un segment abdominal, terminé par un telson à trois aiguillons.
DITHYROSTERNON {stèr') n. m. Paléont. Genre de reptiles chéloniens, famille des émydés, comprenant dos tortues à grande carapace bombép, à (tiastron ayant une pièce mobile eu avant et eu arrière. (Les dithyrosteruons resseiublaiont à des pyxides et habitaient los eaux douces.)
DmÉ n. m. Poés. V. dit.
DITIOLE 'si-oV) n. f. Genre do charajiignuiis hyméDoniycôtos, do l'ordre des troniollinéos, à fructilication do consistance cirouso, à hymc'uium gélatineux, puis difflueut, vivant sur los brindilles mortes.
DITO (de l'ilal. detto, dit) adv. Tormo commercial, fjuo l'on emploie pour no pas répéter lo nom d'une marchandise déjà désignée: Une douzaine de moticltoirs bleus; une douzaine dito blancs.
Ditotnc (gr.
DITOME ou DITOMUS {muss) n. m.
Genre d'insectos coléoptères carnivores, famille des carabidés, tribu dos harpalinés, qui, dans la nomonclaturo niodorno, est substitué à aristus.
— Encycl. Los ditomus qm aristus sont do taille moyenne, noirs; un étranglement très prononcé sépare leur corselet desélytres: leur této est ronde et trrosso. lissent fouisseurs et nocturnes, et entassent dans Tours terriers les graines do graminées dont Us se nourrissent. Los espèces connues liabitont surtout la région circamcditerranéonuo.
DITON (du gr. ditOHon^ même sons; do dis, indi- (|uant la dualité, et do to/ios, ton) n. m. Musiii. Dans io système musical dos Grecs, lo dilon représente un intervalle non do doux degrés, mais de d<Mix tons entiers, Boit d'niiM tifu'<;e niujiure.
DITRÈME ou DITREMA
itrt') n. m. Gniire de poissons acanthoptèros, famille dos moinidés, comprouani des formes marines allongées, cumpriméos, hautes, ù tôto grande ot pointue, avec bouche
lit.
DITHMARSCHEN