DIVULGATEUR
Les quatre dix
la protection d'une garnison et d'un harmoste, pour assurer l'hégémouio Spartiate. Des conseils do ce genre, au temps dos Trente, sont mentionnes au Pirée, à Samos, à Milet, ot on bien d'autres villes.
— Ilist. mod. Lo conseil des Dix^ qui gouverna Venise pondant près do cinq cents ans, était une sorte do dictature or^^aniséo par l'aristocratie vénitieuno pour maintenir sa puissance sur le peuple ot, par la suite, diriger la fortune do la république à l'extérieur. Créé eu 1310, après la conspiration démocratique de Tiepolo, pour dix jours seulemont, il lit prolon^'cr ses pouvoirs do dix ans en dix ans jusqu'en 1335, où il devint permanent. Il so composait du doge, président ù vie, des six conseillers rouges, élus pour huit mois par le grand conseil do l'aristocratie, et dos dix couseillers noirs, élus pour un an par lo même conseil. Il n'avait d'abord qu'un pouvoir de naute police contre les conspirations intérieures, qui Huit par se concentrer dans les trois inquisiteurs d'Etat; mais il accapara peu à peu toutes les attributions du gouvernement, ot devint le seul pouvoir exécutif do la république. Jamais gouvernement ne montra tant de suite dans les idées et tant de dévouement à la chose publique ; mais nul ne montra non plus • tant do fanatisme pour la « raison d'Etat » et ne commit on sou nom plus de crimes publics et privés.
Dix août (journée du). V. août 1792.
Dix-Décembre (Société du). Elle fut fondée en 1849 par Abbatucci, Ferdinand Barrot, le comte Clary. le D"^ Conneau, le prince de la Moskova. le maréchal Kxelmans, etc., et présentée comme société de secours mutuels. Co no fut, en réalité, qu'une société politique destinée, comme le rappelle sa dénomination, à soutenir le prince Louis-Bonaparte, élu président de la République, le 10 décembre 1848 ; à lui faire cortège lorsqu'il allait en voyage, et à organiser des manifestations en sa faveur dans les villes où il s'arrêtait. Comme la plupart des associations de cette nature, elle ne tarda pas à recruter ses adhérents parmi les gens tarés et les intrigants, dont les affectations de dévouement, si l'on en croit une note de Carlier alors préfet de police, n'avaient d'autre but que de poser des jalons pour l'avenir. Elle dut se dissoudre après la proclamation du second Empire.
Dix (Joho-Adams), général et diplomate américain, né à Boscawen (New-Hampsliire) en 1798, mort à New- York en 1879. Après avoir appartenu à l'armée, il devint avocat à New- York. Sénateur au cong^rôs de l'Union (1845- 1849), il se montra favorable à la liberté commerciale et accusa nettement ses tendances antiesclavagistes. Il occupa différents postes jusqu'à la guerre de Ta Sécession, où il se déclara partisan du maintien de l'Union et de l'abolition de l'esclavage. Nommé major général par le président Lincoln, il fut commandant de l'Etat de Maryland et do la Virginie orientale. Après la défaite des séparatistes (1865), Dix rentra dans la vie privée. Il fut nommé (1866) ministre des Etats-Unis à Paris par lo président Lincoln. Bien qu'il eût appuyé la candidature du général Grant, il donna sa démission d'ambassadeur, en raison de son âge. Il fut, depuis, gouverneur de l'Etat de New-York en 1872. On lui doit des ouvrages estimés.
DiXAN ou DiXA, ville d'Ethiopie (Tigré), près de la côte do la mer Kouge, jadis centre d'un commerce assez important entre le Darlour et Massaouah.
DiXCOVE, ville anglaise de la Guinée (Côte de l'Or), au N.-E. du cap des Trois-Pointos ; 1.200 liab. Petit port, établissement de commerce.
DIXE ou DIXA n. f. Genre d'insectes diptères iiémocôros, famille des tipulidés, comprenant do petites tipules assez robustes, rousses ou fauves, à pattes plutôt courtes. (On connaît une douzaine d'espèces do dixos, propres à l'Europe ; telle est la dixa aprilina, d'un jaune grisâtre, avec les ailes grises.)
DIX-EN-DIX idi-zan-diss) n. m. Techn. Nom donné par les dessinateurs do tissus au papier do mise eu carte dans la mécanique Jacquard, dont chacun dos grands carreaux a sa hauteur et sa base divisées en dix parties égales, co qui donne cent petits carrés. (Il existe aussi des papiers appelés dix~en-huit , dix-en-douze, dfx-en-tjuatorze , etc. Dans tous, le nombre dix désigne la division do la base, et los nombres huit, douze, quatorze, etc., s'appliquent à celles do la hauteur.)
— Adjectiv. : Papier dix-en-dix.
DIX-HUIT {di-zu-ït' — de dix, ot huit) adj. numér. card. Dix-sept plus un : /Stre émancipé à dix-huit ans.
— adj. numér. ordin. Dix-liuitième : Page dix-huit
— n. m. Dix-huitième nombre entier : iOix-iiuiT et dixhuit font trente-six. Il Dix-huitième jour du mois : Ecrire le DIX-HUIT janvier. — Ellipt. : Nous sommes le Dlx-HuiT, Nous sommes au dix-huitièmo jour du mois.
— Ornith. Nom vulgaire du vanneau.
— Pop. Soulier ressemelé ayant un aspect neuf, ou vôtemont qui a été retourné (parce que dix-huit équivaut à deux fois neuf).
— Typogr. In-dix-huil, Format dans lequel la feuille d'impression est pliéo en dix-huit feuillets et donne trentesix pages. (Co format so désigne ainsi : inis.)
Dix-huit-brumaire. V. hkumairk an VIII.
DIX-HUITAIN (di-zU'ï'tin) n. m. Autrefois, dans le midi de la France, Drap dont la cliaîno était composée de dixhuit cents lils. n On l'appelait dix-huit-cknts, dans los fabriques du nord ot du cenlro.
— Adjectiv. : /h-ap dix-huitain.
DIX-HUITIÈME (di'zu-i -■ rad. dix-hutt) adj. num. ordin. i,Jui est au premier rang après le dix-soptièmo : Le DixiiuiTiivMi-: siècle. Occuper la dix hoitikmk place.
— Substantiv. Celui, colle qui occupe la di.v-huitième place : Etre le nix-HUixiiïMK de sa classe.
— n. m. Di.x-huitiômo partie d'un tout : Le dix-uuitièmis de 30 est 'J. il Autref. Dix-huitièmo jour du mois : Partir le dix-iiuitiicmk d'avnl.
— n. f. Mus. Intervalle do dix-sept dogrés diatoniques, composé d'une double octave ot d'uno quarto : Du do grave au fa de la troisii^me octave, il y a une Dix-iiuiTrëMiî.
— Jeux. Au pi(|itet, Série do huit cartes de mémo couleur, depuis l'as jusqu'au sept, qui compto puur dix-huit points.
DIX-HUITIÈMEMENT (r:f('2i(-i) ndv. En dix-huitièmo lieu.