‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 744 sur 870 · DIXON — DJAIIVAR-IBN-MOHAMMED · texte numérisé non relu

DIXON — DJAIIVAR-IBN-MOHAMMED

puis se dirigea vers le détroit de Nootka, et, ayant rejoint Porllock aux îles Sandwich, regagna l'Angleterre, en 1788. On doit à ce navigateur une relation très sérieuse de son expédition, intitulée : Voyage autour du monde, mats plus particulièrement à la côte nord-ouest de l'Amérique.

DiXON (AVilliam Hepworth), littérateur et publiciste anglais, né dans le comté d'York en 1S21, mort à Londres en 1S7Î1. Parmi les travaux importants de Dixon, il convient de citer sa biographie de Jean Hoicard (I849i, ses études sur Guillaume Penn (l85i}, fondateur de Philadelphie, sur Robert Blake (1852), grand amiral de Cromwell, et sur le Chancelier Bacon, qu'il essaya de réhabiliter. Il a publié aussi la Terre sainte (1865); puis la Nouvelle Amérique (1867) et les Femmes selon l'esprit (1868), deux ouvrages qui eurent un grand retentissement ; le premier fut traduit par Philarèto Chasles (1868). Dixon a aussi écrit un livre sur la liussie (1870) et un autre sur les Suisses (1872). Il reprit ensuite ses travaux historiques et publia : Histoire de deux reines : Catherine d'Aragon et Anne Boleyn (1873) et Royal Windsor (1878). Il étudia la colonisation des Etats- Unis par la race blanche dans : White Conquest (1S75). Enfin, on a de lui : British Cyprus (1879), souvenirs d'un voyage fait à Chypre au moment do l'annexion de cette île" par l'Angleterre, et deux romans : Diana, Lady Lyle (1877) et Ituby Grey (1878).

DIX-SEPT {diss-scf devant une voyelle ou un h muet; dtss-sè devant une consonne ou un /i' aspiré) adj. numér. card. Seize plus un : Livre qui coûte dix-sept francs.

— adj. numér. ord. Dix-septième : Tome dix-sept.

■ — n. m. Dix-septième nombre entier : Dix-sept est un nombre premier, il Dix-septième jour du mois : Mourir le dix-sept juin. — Nous sommes le dix-sept, Nous sommes au dix-septième jour du mois.

Dix-sept Provinces, nom donne parfois aux possessions de Charles-Qiiint au nord de la France : Cambrésis, Artois, Flandre, Hainaut, Brabant, Anvers, Malines, Namur, Luxembourg, Limbourg, Utrecht, Gueldre, Over- Yssel, Frise, Groningue, Zélande et Hollande. En 1609, à la trêve de douze ans, dite « trêve d'Anvers », sept de ces provinces (Hollande, Zélande, Utrecht, Gueldre, Ovcr- Vssel, Groningue et Frise) se rendirent indépendantes, sous le nom de Provinces-Unies ; les dix autres formèrent les Pays-Bas espagnols, dont plusieurs parties furent annexées à la Franche par les traités des Pyrénées (1639), d'Aix-la-Cbapclle (1668) et de Nimègue (1678).

DIX-SEPTIÈME ( diss-sé-ti-èni") adj. numér. ordin. Qui occupe le premier rang après le seizième : Le dix-septième siècle a été appelé le grand sit-de.

— Substantiv. Personne qui occupe la dix-soptiôme place : Etre le dix-septième de sa classe.

— n. m. Dix-septiènic partie d'un tout : Toucher le dix-septièml: d'une somme, il Autref. Dis-septième jour du mois : Le dixseptième de jnars.

— n. f. Mus. Intervalle de seize degrés Dix -septième, diatoniques ou de deux octaves et d'une

tierce : Du do grave aumi de la troisième octave, on compte une dix-septième.

— Jeux. Au piquet, Suite de sept cartes de même couleur, qui compte pour dix-sept points, de l'as au huit ou du roi au sejn.

DIX-SEPTIÈMEMENT [diss-sé-tiè) adv. En dis-scptième lieu.

DlTADÎN, ville de la Turquie d'Asie (Arménie turque [prov. d'Erzeroum] ), au pied du Tandourek. à la jonction des premières sources du Mourad, branche de l'Euphrate. Tapis et feutres estimés. Ch.-l. de canton. — Près de ce " bourg ruiné, sont les sources chaudes sulfureuses du Tandourek et l'emplacement do la ville de Zakt'avan, détruite par les Sassanides.

DiTLLOS d'Athènes, historien grec du commencement du m' siècle avant notre ère. Il se proposa de continuer l'œuvre d'Ephore. Il raconta, en vingt-sept livres, l'histoire do la Grèce et de la Macédoine, depuis l'année 357 jusqu'à l'année 336; et, en vingt-six livres, l'histoire d'Alexandre et de ses successeurs, de 336 à 298. 11 a été souvent utilisé par Diodoro.

DIZAIN [zin — rad. dix) n. m. Assemblage de dix objets de môme nature : Balzac et d'autres coJiteurs divisent leurs recueils de contes en dizains, ii Pièce de poésie, composée do dix vers ; strophe ou stanco de dix vers :

Or, est passé ce temps où d'un bon mot. Slauce ou dizain, on payait son êcot.

M^c DESiiouLiirREs,

— Archéol. Portion de chapelet composée de dix grains et qui devint un objet de parure pour les femmes. (Au xvi'^s., elles le portaient en bracelet. Mais, dans le dizain, pris comme bijou, il y a souvent plus de dix grains ; ainsi celui de la comtesse de Sault [1595] comprenait douze olives de cristal montées en orémaillc.)

— Jeux. Paquet do dix jeux de cartes.

— Numism. Pièce de billon, qui valait dix deniers tournois, et qui fut frappée on Franco sous Louis XII et sous François l", et portait un h conronné, puis un F couronné. (Il y eut aussi des dizains en Dauphiné et en Bretagne.)

— Encycl. Littér. Le dizain, inventé, dit-on, par Maurice Scève, fut en faveur au xvr siècle, où les poètes l'appli-

?iuèrent surtout aux sujets amoureux. Mellln de Saintlelais en fit souvent usage. On l'a employé, pourtant, à des sujets différents et môme à des traits épigranimatiqucs. Ce genre de coupe poétique n'a jamais eu le succès du quatrain ; mais il vaut le huiiain ou le douzain, et, sans contredit, il est supérieur au onzain.

DIZAINE (ïé/i') n. f. Arithm. Nombre composé de dix unités : Les nombres de la première dizaine, m Chacun des multiples do dix par les neuf premiers nombre.s : Nombre gui se compose de centaines, de dizaines et d'unités, li Total composé de dix objets ou do dix personnes : Diviser une sommp par dizaines de francs. Compter par dizaines.

— Parlicullèrem. Suite de dix jours consécutifs : Le receveur général est constitué, tous les dix jours, débi-

Dizain (xvio s.).

leur de ce qui est entré dans /a dizaine écoulée. (Thiers.) Il Dizain do chapelet : Les dernières dizaines du rosaire.

— Par ext. Dix environ : Une dizaine de personnes. Une dizaine de pas.

— Autref. Subdivision des seize quartiers de Paris. Il Subdivision du comté, à l'époque des Mérovingiens et

des Carolingiens.

— Techn. Nom donné par les dessinateurs de tissus aux grands carreaux du papier de mise en carte, c'est-à-dire aux divisions formées par les lignes fortes appelées lignes de compte ou de démarcation.

DIZAINIER (zè-ni-é) n. m. Admin. anc. V. dizenikr.

DiZÉ (Michel-Jean-Jérôme), chimiste français, correspondant de l'Institut, né à Aire (Landes) en 1764, mort à Paris en 1852. Il étudia la chimie sous Darcet, fut son préparateur au Collège de France (1784-1791), et devint pliarmacien en chef des hôpitaux militaires (1796), professeur d'histoire naturelle à l'Ecole de pharmacie (1797), aflineur national des monnaies (1808). On lui doit la découverte de la soude arlificielle, un procédé pour la dessiccation et la conservation des viandes et la composition des encres de sûreté avec lesquelles on imprimait les billets de loterie. Ses travaux sont répandus dans les journaux scientifiques du temps. Il n'a publié à part qu'un Précis historique sur la vie et les travaux de Darcet (1802 i.

DIZEAU (zo — rad. dix) n. m. Tas de gerbes au nombre de dix ou de douze, relevées et opposées les unes aux autres de manière à se soutenir mutuellement. (Les dizeaux sont en usage dans la région septentrionale de la France. On les dresse sur le cliamp moissonné, alors qu'on vient de lier les gerbes.)

DIZENIER {ni-é — rad. dix) ri. m. Fonctionnaire municipal, dans diverses villes de France, sous l'ancien régime. Il On écrit aussi dizainier.

— Encycl. Les fonctions des dizeniers n'étaient pas partout les mi^mes. A Paris, c'étaient des sortes d'ofliciers de police. Il y en avait 16 par quartier, subordonnés aux cinquanteniers. qui dépendaient eux-mêmes des quartenicrs. Dès qu'ils avaient eu connaissance d'un crime, ils étaient tenus d'en avertir le commissaire du quartier, et, au besoin, de lui prêter main-forte.

DiZIER (saint), évoque de Langres. V. Didier.

DIZONIUM {7ii-ûm') n. m. Genre do protozoaires radiolaricns, famille des pylonidcs, comprenant des animalcules marins, dont la cuirasse est largement ajourée et armée de grosses épines. ^Le dizonium pleuracan(hu7yi a sa coquille ovale percée de aeux grandes fenêtres, entre lesquelles est logée la capsule centrale; il habite le Pacifique sud. On en connaît en tout sept espèces.)

DiZY-LE-GROS, comm. de l'Aisne, arrond. et à 30 kil. do Laon, sur un plateau crayeux; 1.373 hab. Carrières de pierre à bâtir. Chaussée romaine. Ancien château.

DiZY-MAGENTA, comm. de la Marno, près du canal latéral à la Marne, arr. et à 21 kil. de Reims; 2.844 hab. Vignoble exposé au S. et à 10., l'un des principaux crus de la rivière de Marne, et qui produit des vins estimés. Bri- (|ueterie, poterie.

DJ, prononciation anglaise du J. (Pour les noms géograidiiques commençant par ces lettres et qui ne se trouvent pas ici, V. la lettre j.)

DJA n. m. L'une des consonnes palatales de l'alphabet sanscrit.

Djabalpour ou Jabalpour, ville de ITnde anglaise, dans le Haut-Commissariat des Provinces centrales. Elle est située au confluent de la Nerbuddah et do son affluent, l'Amti ; 84.400 hab. Ville industrielle ; fabrication de tapis, cordes et toiles; commerce de coton.

— La province de Djabalpour, dont elle ost la capitale, aune superficie de 49.313 kil. carr., une population de 2.375.000 hab. Elle est située entre la principauté de Rewahou Baghelkand auN.-E., leBandelkand et la province de Djânsi au N., les Etats indigènes de Scindia et de Bhopal et la province de Nerbuddah à l'O.. la province de Nagpour au S. et celle de Tchattisgarh à l'E. C^est une région montagneuse, qu'arrose le cours supérieur de la Nerbuddah, tributaire de la mer d'Oman.

DjabouA ou JabOOAH, ville de Tlndo anglaise (Haut-Commissariat des Provinces centrales), située vers l'extrémité ouest de la clialne des monts Vindhyas. Capitale d'une petite principauté radjpouto, dont là superficie est de 3.157 kil, carr-, et la population do 120.000 hab. environ.

Djabra'Ïl ou GabRAÏL, nom que les musulmans donnent à l'arcliani^'e Gabriel, qui aurait été l'intermédiaire entre Allah (Dieui et Mahomet.

Djacobabad, Djakoubabad, ou Jacobabad,

ville de l'Inde anglaise (présid. de Bombay [prov. de Sindh];,dans la plaine do Pat; 11.300 hab. Commerce de grains et de cuirs.

Djadjar, JUJUR, ou Jhujhur, ville de l'Inde an-

flaisc (Pendjab [prov. de Delhi]), près de la Sahibi, afuent de laDjemna; 11.650 hab.

Djadjpour ou Djahadjpour (on angl. Jujpoor, Jbujpoor ou Jehaujpore), villo do l'Inde anglaise (présiii. du Bengale lOrissaJ), sur la Baïlarni ; 10.700 hab. Djadjpour fut la capitale religieuse de l'Orissa: aujourd'hui, bien que peuplée encore de sanctuaires qui attirent de nombreux pèlerins brahmanes, elle est déchue.

DjAFAR, grand vizir et favori du calife Haroun-al- R:is<;hid, de la famille des Barmécides. V. ce mot.

DjAFAR, surnommé al-Sadik (le Yéridi(|uel, sixième iman, fils de Mohamraed-ol-Baker et d'Omm-Fervah. petito-nilo d'Abou-Bekr, né à Médine en 699 apr. J.-C, mort en 765. A la chute des Ommeyades, il refusa le titre de calife que lui offrait Abou-Sôlamah, et il laissa le pouvoir passer aux Abbassides. Son fils Mousa-el-Hadi lui succéda, mais une partie des Chiites so rallia aux descendants d'un autre de ses fils, Ismaïl ; c'est li l'origine de la secte des ismaïliens ou bathéniens, dont les jnincipalos divisions sont les assassins, les karmathes et les fatimites. On lui attribue plusieurs livres do divination.

Djafar (Ben-Moharamed Abou-Maschar). astronome arabe, connu également sous le nom do Albumazar, né à Balkh (Khora<;an) vers 776 de notre ère, mort, en 88:». Nous citerons, parmi ses ouvrages : Kitab oul-Moudakhel lia ahkamin-nodjoum (le Livre de l'introduction à la science de la législation des astres), qui a été traduit en latin sous lo titre de fntroductorium in astronomiam Albumasaris Abalachi (1489); Kitab oul-Kironat fi ahkamin-nodjoum {le Livre de la conjonction, sur la législation des étoiles), traduit en latin (1489!.

Djafar-KHAN, souverain de la Perse, de la dynastie zende, mort en 178S. Il était neveu de Kcrlm-Khan et fils do Sadik-Khan, vice-roi de Perse, qui lo nomma gouverneur d'Ispahan. Il échappa à Ali-Mourad, neveu de Sadik, qui fit massacrer toute sa famille (1781). A la mort de Mourad. Djafar, alors gouverneur do Shouster, voulut s'emparer du trône; mais, de son côté, l'eunuque Aga- Mobammed se mettait en campagne dans co même but. Djafar s'empara du sud de la Perse, tandis qu'Aga-Moliammed régnait dans le nord, d'Ispahan à la Caspienne. [1 fut empoisonné à Chiraz. et laissa le trône à son fils Loutf-AH-Khan, qui fut le dernier prince de la dynastie des Zends.

Djafnapatam ou Djafna, port do l'Asie anglaise, sur la côte de la petite île Velligamo, à l'extrémité septentrionale de Ceylan ; 43.000 liab. Ancienne capitale d'un petit Etat indigène, cette ville fait un commerce assez important de riz, coton, palmiers et tabac. Environs riches en cocotiers et iialmiers.

DjAGANNÂTHA {Jagannâlha}, n Seigneur du monde «, une des épithètos de Vichnou sous son avatar Krichna, lo dieu fait homme. Le culte de Krichna Djagannâtha esl particulièrement licencieux. Son véritable centre est au temple de Djagannâtha, à Pjaggernat.

DjAGATAÏ ou GlAGATHAÏ, OU TCHAGATHAÏ, second fils de Gengis-Khau, après la mort duquel il régna sur lo Turkestan jusqu'au Sir-Daria,avec Samarcande pour capitale (1240). Ses descendants régnèrent jusqu'en 1397, sous le nom de khans mongols du Djagatai ou Djagataides. La langue du Djagata'i, qui n'est pas du mongol, mais du turc oriental, a pris aussi le nom de djagatai.

DJAGATÉEN, ENNE {té-in, en) adj . Dialecte turc de l'Asie centrale. (V. TCRguiE [langues].) il On dît aussi djaga-

TAÏQUE.

— n. m. Le dialecte lui-même : Le djagatéen.

Sjagga, région montagneuse à l'est de l'Afrique, sur la frontière qui sépare l'Afrique allemande orientale do l'Afrique orientale anglaise. C'est un des principaux nœuds orographiques du continent africain, puisqu'il renferme des cimes dépassant 6.000 mètres d'altitude, telles que le Kilimandjaro, le mont Mérou, etc. De là se détachent les monts Kioulou et les monts Oulou. qui courent au N.-O. et limitent à l'orient le bassin du lac Vîctoria-Nyanza.

Djaggernat. Bjaghernath, Jaghernath ou

POURI, une des principales villes sacrées de l'Inde. Elle est située dans la partie orientale do la péninsule, dans l'Orissa, et n'est séparée que par des dunes de sable du littoral du golfe du Bengale; adminisirativement, elle est comprise dans la présidence du Bengale, dont elle occupe l'extrémité sud. Elle est à 75 kilom. S.-S.-O. de la ville de Kattak. îDjaggernat est uniquement un lieu de pèlerinage. La ville, mal bâtie, sans industrie ni commerce, semble morte, en temps ordinaire, avec ses 20.000 hab.; en juin et juillet, lors de la promenade solennelle dos statues sacrées, une foule de plus de cent mille

Temple de Djagannâtha, à Djaggernat.

personnes s'entasse dans ses maisons malpropres, et cet entassement ajoute encore à l'insalubrité du climat. Le temple est situé sur une butte, la montagne Bleue ; il date de la fin du xii' siècle; il renferme la statue do Vichnou ou Djagannâtha, objet de la vénération de l'Inde entière. C'est sur un char énorme, qui a la forme d'une pagode haute de 14 mètres, que la statue est traînée, chaque année, jusqu'à un petit temple voisin; quant aux sacrifices humains volontaires qui signalaient cette promenade, ils ont été fort exagérés et no sont plus, au reste, qu'un souvenir. Le temple est desservi par une armée de cinq à six mille prêtres vivant de ce oue leur apportent, chaque année, les pèlerins, pour la plupart venus à pied.

DjagrAON ou JagRAON, ville do l'Inde anglaise l'prov. de Djalandar), au N.-O. do la péninsule fvice-gouvern. du Pendjab); 1G.S75 hab. Commerce actif de grains.

Djahedh ou Djahez (Abou-Osman-Amroul, savant musulman, de la secte des motazallistes, mort en 255 de l'hégire (869 apr. J.-C.1. Il paraît qu'il connaissait à fond les traités scientifiques écrits par les Grecs, et il écrivait sur un très grand nombre de sujets. Ses noniltreux partisans formèrent une secte particulière des motazallistes, les djahidiyyèh. Son principal ouvrage était un traité d'histoiro naturelle.

Djahvar-IBN- MOHAMMED, souverain maure de Cordouo, mort en 1013. 11 monta sur le trône en 1031, à la suite de la révolution qui força le calife Hisham III à abdiquer; et, comme son autorité était fort peu établie dans la Péninsule, il fut obligé do faire des concessions qui l'art'aiblirent encore. Sa politique n'aboutit guère qu'au morcellement de l'Espagne ; et, quand il voulut soumettre le caïd Acabila, qui s'était révolté, ses armées furent complètement battues. Il laissa le trôno à son fils Abou-'l- "Walid-Mohammcd.

Tirthamkaras du djaïaisme.

DJAÏN OU DJAÏNA n. m. Soctatour du djaïnisme.

— Ailjcctiv. Qui appariiont au djaïnismo.

— Kncycl. Los tljiitrts roduisciit los castes à doux : los kchatrytis ou noblos, los vaiçijas ou bourgeois; pros(|uo tous so disent kchatryas. On coinpio, dans l'indo, environ 1 nuilion do djaïus. l^os niôtiors manuols leur sont interdits par la relij;ion et lo préjuj^ô; ils sont, en trénéral, banquiers, changeurs ou négociants. La purotù uo leurs manirs, leur probité, leur ont valu une situation honorablo ot suuvcMit la l'ortuno.

DJAÏNISME [dja-i-nissm') [ou « Religion djaïne »] (DJaina Dhnrina) [" la Loi djaïno»] n. m. Religion do l'Inde, dont l'origino est attribuée à un porsuunagomytlnquo,RicbalilKi, qu'on donne comme uno incarnation do Vicnnou, ot dont 1 œuvre lut continuée par vingt-trois autres rfjjVias ou //;*thamkaraSy dont l'avani-dernier a oto, soion quelques autours, contemporain du bouddha Çakya-niouni.

~ Encycl. Les djaïns admettent l'existonco do doux matières ; l'uno, grossière, inerte («rf/i)'a), qui forme la partie inaniméo de l'nnivors; l'autre, djiva (animé), ([ui constitue los âmes (lUman), depuis coUo do la plante jusqu'à celle du dieu. Ces âmes sont indestructibles, individuelles éternoUemont. Toutes los formes destructibles ot transitoires so réalisent on vertu d'une force éternelle, irrésistible, qui est la conséquence des actes antérieurs de chaque être.

Les âmes, revêtues d'une enveloppe extérieure, évoluent lentement. Parleurs mérites {dharma)^ elles diminuent leur écorce grossière, ou l'épaississent par leurs fautes {karma), et s'élèvent progressivement du végétal à l'animal, et de l'animal à l'homme et au dieu. Dénarrassées de toute matière par la méditation et les mortitications, les âmes deviennent los sîddlias, possesseurs de la béatitude du î\'irvdna ou Mokcha (demeure éthérée), où trônent les vingt-quatre djinas-tirthamkaras. Ces derniers sont seuls affranchis de toute renaissance ; étant soustraits à toute attache matérielle, ils n'ont aucun pouvoir par la nature, et ne peuvent aider au salut des hommes que par les préceptes et les exemples qu'ils ont donnés.

Deux sectes so partagent le djaïnisme : les diîjambaras et los cvetambaras; leurs dogmes sont les mêmes, mais les premiers suivent une loi excessivement rigide.

DjAITPOUR ou DjEITPOUR (en angl. Jeytpore), principauté indigène de l'Hindoustan, tributaire de l'empire an2:lais des Indes. Située au centre de la presqu'île de Kattiavar, englobée dans la province de Sorath, elle a une «superficie do i.soo kil. carr., et une population de 95.600 hab. Le sol est d'une faible altitude et peu boisé; il renferme du minerai de fer. Le chef-lieu du môme nom, est peuplé de 9.600 hab. — Ville de la province d'Allahabad (Provinces du Nord-Ouest) ; 5.000 hal>.

DJAÏZÉ (de l'ar. djaizah, cadeau) n. m. Hist. ottom. Redevance payée à l'îigha des janissaires par les officiers qui entraient eu fonctions.

Djalandar ou Jalundhur, ville de l'Inde anglaise (Pendjab). Cette ville, très ancienne, est située au pied des premiers contreforts de l'Himalaya occidental; 66.200 h. — La province du même nom est limitée par le Satledj au S., la Bias à l'O-, l'Himalaya au N.-E. ; elle a une superficie de 49.225 kil. carr., une population de 4.217.600 hab. Après le ch.-l., les villes principales sont Hochiarpour et Kangra.

DjALAOUN, DjALOUN ou JaLOUN, ville de l'Inde anglaise (Provinces du Nord-Ouest [prov. d'Allahabad]), au milieu des marais malsains où naît lo Non. affiuont do la Djemua ; lo.ooo hab. environ. Le district dont elle est le chef-lieu a une superficie do 3.833 kilom. carr., et il est peuplé de 396.360 hab.

DJALA-PRALEYAM d. m. Déluge, dans le brahmanisme.

— Encvcl. Lo déluge est très nettement indiqué dans los traditions des brahmanes, comme dans celles do presque tous les anciens peuples. Il est désigné dans leurs livres sous le nom de djala-praleyam (déluge d'eau). Un seul personnage fut salivé par Rrahma, qui avait pris la ligure d'un poisson ; c'est Manou Vaivaçvata, qui devint père d'un© nouv«dIt! race d'hommos.

DjaLAVAR «n DjhALAVAR, principauté de l'Hindoustan, iributairo de l'cnipiro anglais des Indes, située dans le Radjpoutana oriental, dans le sud do la principauté de Kotah. Elle s'étend sur une superficie do 7. «Kl kil. carr., et compte une population do 343.600 hab. Lo sol produit du froment, du millet et de l'opium; le sous-sol ronformo <lu minerai de for.

Djalgam, DjalGAON ou JuLGAUM, ville de l'indo ant^'Iaisi- ( prc^irl. de Muriibay, pruv. de Deccan [district do Kandi'^fh ,), siiuéo daiis la vallée du (îliirna {affinent do la Tapti) ; 9.880 hab. Grand marché do coton durant la guerre de Sécession aux Etats-Unis, elle possède encore dos filatures ot dos pres.sos à coton.

DjalgÂM-DJAMBOD, villo do l'Inde anglaise (Rérar [Provinces centrales |); 10.390 hab. Kilo est située au milieu do beaux vergers ot exporte du coton.

Djalna (on angl. Jalnah) ou Kadirabad, ville do rindo anglaise (Provinces du Nord-Ouest); 23.355 hab. Djalna a dos vergers renommés; elle fabrique des cotonnades ot des passementeries en or ot on argent.

DjaLPIGORI ou DjaLPAÏGOURI, ville de l'indo anghiise (HenL,'ale [prov, <l(f Kadjehahi!), sur la Tista, afflui-m, du lîrahmapnutra; 7.910 hab. Ch.l. d'un district, au sol mart'cacenx ot malsain, formé, on 1865, avec la portion du Toraï enlevée au Hou tan, qui, sur uno superficie de 7.671 kil. carr., est pouplé de 081.350 hab.

DjaLRA-PATAN, ville do rilinrloustan (Radjpoutana orient.}, capitale do la principauté do Djalavar, sur un

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DJAÏN — DJÉÏPAL

sous-affluont du Tchambal (affluent do la Djemna, bassin du tiange). La villo proprement dite, fondée on 1796, n'a guère que 11.470 liau. ; mais son annexe, Tchaùni, qui s élève à 6 kil. plus au N. ot renferme lo palais fortifié et les bazars, compte 20.300 hab. Djalra-Palan est connue pour ses vergers et pour son lac artificiel, oil so mirent do nombreux temples.

DjAMBOUSIR ou JamBOOSEER» ville do l'Inde anglaise (présid. do Bombay [prov. do Goudjerat]), située non loin ilu point où. la Maliî so jette dans lo golfo de Cambayo; Tankaria, â 15 kilom. au S.-O., lui sort do port, njanibeusir no compte plus que 15.000 habitants, après avL.ir été jadis uno ville de commerce maritime dune grande importance; entrepôt do coton.

DJAMI ou DJAMY(d6 l'arabe rf;rt-7/i(', lieu ou l'on se réunit) n. m. Nom quo los musulmans donnent aux mosquées où l'on fait la grande prière du vendredi avec \a.khotba, dans laquelle on cite les titres du sultan et du calife régnants. (Co mot désigne aussi un recueil et est surtout usité dans les titres d'ouvrages arabes, par exemple : Djami al-hikaj/at (Recueil des anecdotes), Djami al-tawarikk (Recueil des , cliruiiiquos).

DjÂMI (Nour-oddin Abd-ur-Rahman-ibn- Ahmed), poète persan, né l'an 1414 do notre ère, à Djam (Khorassan), d'où son nom de Djdmi, mort on 1492. Il vécut à la cour des sultans de Hérat. Poète avant tout, il fut également théologien et grammairien. Ses principaux poèmes sont los suivants : Nefl Aureng (les Sept étoiles); Soubet al- Abrar (Rosaire des gens pieux) , traité do philosophie et do morale entreniôlé d'historiettes ; Cohfat a/-AArar (Présent fait aux hommes libres); Khird Nameh Iskendery (le Livre do la sagesse d'Alexandre) ; Salman et Absal, poème philosophique sous la forme d'un roman ; Youssouf et Ziileikha, dont le sujet est l'histoire de Joseph et de la femme do Putiphar. D'autres ouvrages ont été publiés et traduits, notamment : Medjnoun et Leda, roman en vers.

Djammou, Djamou ou Djambou (en angl. Jummoo), villo et principauté sikh, tributaires de l'empire des Indes. Admintstrativement, le Djammou est aujourd'hui réuni au royaume de Cachemire (v. Cachiîmirk), au nord-ouest de l'Hindoustan ; il forme la province méridionale de co royaume et borne au N. le vice-gouvernement du Pendjab. Compris entre le Djelem à l'O. et la Ravî à l'E. (tous deux affluents du Tchinab, qui naît sur son territoire), le Djammou se compose d'une bande étroite de plaine au S., et, au N., des premières chaînes de l'Himalaya occidental. — La principauté, d'une superficie de 39.557 kilom. carr-, compte 938.600 hab. Elle fut constituée par los victoires du rajah de Djammou, qui conquit : en 1820, le Cachemire; en i825, le Ladak et le Baltistan, et qui devint, en 1846, l'allié des Anglais. ~ La ville de Djammou domine (400 m. d'alt.) la Tavî, affluent du Tchinal) ; 34.500 hab. Entrepôt de commerce.

Djanbeg-GHÉRAÏ, kan ou empereur de Crimée et de la Petiie-Tartarie, mort à Rhodes en 1640. Il était fils de Dewlet-Ghéraï I**" et succéda, en IGIO, à son frère Sélamet-Ghéraï I" ; il reçut un firman d'investiture du sultan Ahmed I*', après que son frère Mohammed eut cherché à se substituer à lui. Il gouverna la Crimée avec sagesse et fut chargé, en 1617, de faire la guerre à la Perse ; cette expédition fut malheureuse et il fut remplacé, en 1623, par son frère Mohammed. Djanbeg-Ghéraï, s'étant rendu à Constantinople, rentra en grâce et fut de nouveau reconnu comme kan de Crimée; il chercha à secouer le joug du sultan et à se déclarer indépendant, mais il fut déposé une seconde fois et exilé â Rhodes.

Djang ou DlHANG (en angl. Jhang), ville de l'Inde an<,daise (Pendjab [prov. de Lahore]), près du Tchinab, affluent do l'Indus; 23.300 hab. (avec Maghiana, siège du gouvernement). Tissus communs. Ch.-l. d'un district peuplé do 437.000 hab., sur uno superficie de 15.206 kilomètres carrés.

DJANGAMA n. m. Religieux hindou, de la secte de Çiva. (On rencontre les djangamas en très grand nombre dans les provinces de l'Inde centrale. Ils vivent isolément auprès do petites chapelles consacrées au culte du Lingam.)

DjANKS-SEYLON, DjONKS-SEYLON ou JUNKS- SEYLON, ilo de l'Indo-Chine. ap|ndi-e Salmiga par les indi^'èiies, la plus importante des Pescaduros, sur lo détroit do Eo-Kion.

Djannabi (Abou-Saïd-Hasan), chef de la secte hétérodoxe des karmatlies, mort en 913 de l'ère chrétienne. Il était libraire, lorsqu'il fut gagné à la doctrine communiste do l'ismaïlismo par Hanidan-i-Karmath. Il no tarda pas ù. devenir l'un des chefs les plus influents do cette terrible secto, ravagea le Bahreïn et les embouchures du Tigre, battit, en 901, lo général du calife Motaded et, en 902, envahit la Syrie, où il so livra à des cruautés inouïes. Il fut assassiné par un do ses esclaves, et eut pour successeur son fils Abou-Taher.

Djannabi (Mohammed-ibn-Mohammed el-Edirnevi), historien et fonctionnaire turc, mort on 1640 apr. J.-C. Il a composé uno histoire qui s'étend do la naissance de Mahomet â l'année 1619 après J.-C.

DJANOUBE n. m. Cordon à neuf flls, quo portent, à tout âge, les brahmanes do l'Inde, et qui est lo signe distinctif de la caste.

DjanpOUR ou JaunpOOR, villo de l'Inde anglaise (Provinces du Nord -Ouest [prov. de Bénarèsl), sur la Goumti, affinent du (iange; 42.800 hab. Elle est connue pour sa citadelle, ses monuments du Xïv* et du xV siècle. Elle fabrique des parfums renommés et fut le siège d'uno industrie (le papier très importante, aujourd'hui déchue. — Lo district dont elle est lo chef-liou est très peuplé : 1.2G4.950 hab., sur uno superficie de 4.015 kilom. carr.

DjANSi ou Djhansi (on angl. Jhansle ou Jansl),

province, villoet bourgade de l'Hindoustan central. Il faut distinguer la villo do la province : elles n'ont point entre elles do lion politique. — La villo do Djansi appartient ù. l'Etat indigène do Scindia. tributaire do l'empiro anglais dos Indes; 53.780 hab. Lors do la révolte dos cipajr'os, cllo soutint un siège d'un mois contre los Anglais, qui la prirent le 3 avril 18.'j8. — La province du mémo nom, qui a été unio à collo d'Allahabad (Provinces du Nord-Ouest), est a<lininislrée directement par les autorités impériales anglui^ou. ï>u superficiu ont du 13.126 kilom. curr. ; sa popu-

lation de 1.079.980 hab. Ch.-l. DJaJisi-Noabad (2.700 hab.), ({ui est enclavé dans les murs do la villo do Djansi.

DjaORA ou JOWRA, ville et petite principauté do l'Hindoustan central, dans le Malva, tributaires de l'empire anglais des Indes. La principauté, enclavée dans le Scindia, arrosée par lo Tchambal , affluent de la Dj emnâ, a une superficie do 1 .505 kil. carr., et une population de 1 17.650 hab. ; son sol produit lo meilleur pavot du Malva ; anciennes mines d'argent. ~ La villo ^

do Djaora comj)to 21.800 h. f3/|,,'Mtf^B^i\iiiTiintT^r-^'""^ Grand dépôt d opium. «.a, ■■■•! phuuuhii xjim

, Djaouak.

DJAOUAK n. m. Petite flûte arabo, dont les sons rappellent ceux du flageolet. (Elle est faite d'un simple roseau, percé do sept trous latéraux et do six sur lo devant.)

DJAOUI n. m. Nom donné au simoun dans le Sahara occidental, et notamment dans l'oasis d'Araouan.

DjaPARA ou Japara, ville do l'île de Java, sur la cùtû nord, chef-lieu de la résidence do son nom, dont les Chinois ont presque entièrement monopolisé lo commerce, qui est considérable. — La jîroumce de DJapara est peuplée de 105.000 hab.

DjaRABOUB, localité du désert de Libye (oasis do Farcdgha), capitale de la confrérie des Senoussis.

DjAROUN, ville de Perse (Farsistan); 4.000 hab. Culture du tabac, exploitation de mines de fer.

DJATAKI n. m. Dialecte hindou, parlé au sud du Pendjab. V. HINDI.

Djats, population de plusieurs millions d'individus, qui occupe le Pendjab et lo nord-ouest de l'Inde. — Un Dj-vt.

— Encycl. Au iv" siècle, les Djats formaient une nation agricole, qui se soumit presque sans résistance auxRadipoutes. Par leurs caractères physiques, notamment par îa saillie considérable de leur nez, les Djats se distinguent des Mongols ; néanmoins, la saillie de leurs pommettes fait croire qu'ils ont reçu une certaine quantité de sang jaune. Parmi les coutumes des Djats, signalons la polyandrie, quoique toutes les femmes n'aient pas plusieurs époux.

DjavalAPOUR, ville de l'Inde anglaise (Provinces du Nord-Ouest [prov. de Mirât]), sur le grand canal du Gange; 15.195 hab.

DjAYADEVA. poète indien, qui vivait probablement au XV" siècle de notre ère, et l'auteur du célèbre poème intitulé GUa-Govinda, traduit par "William Jones « Asiatic researches u (1808), ot Lassen (1836).

Djébeïl, DjébaÏl, Djéblé ou DjÉbleb» parfois aussi Gibyle, ville de la Turquie d'Asie (prov. de Liban), sur la Méditerranée, au N. de l'embouchure de l'ancien Aéouxs^Nahr- Ibrahim); 6.000 hab. Résidence d'un évéquo et d'un émir des maronites. Port autrefois important do la Phénicie (sous lo nom de Btjblos) et aujourd'hui comblé ; forteresse des Croisés, maintenant démantelée.

DJÉBÉDJI n. m. Soldat d'un corps ottoman, dont la mission était de convoyer les transports d'armes et de munitions de guerre. (Leur chef était appelé djébédji-baschi.)

DJEBEL {djé-bèl) n. m. Géogr. Mot arabe qui signifie montagne, et qui entre dans la formation d'une foule do noms géographiques. (Pour n'en citer qu'un, Gibraltai- est une corruption de l'expression arabo Djebel al-Tarik, la montagne de Tarik.)

DjeBEL-CHOMER, pays do l'Arabie centrale, tirant son nom do la montagne Cnomor ou Chammar, double chaîne granitique. La partie habitée de cette région désertique est le large entre-deux dessiné par ces rangées parallèles du mont Chômer : soit environ 35 kilomètres do larceur. Divisé on cinq provinces, le Djebel-Chomer doit avoir de 250.000 à 300.000 hab. {Chomeriens, ennets), qui sont peut-être « la plus belle race de l'Arabie u, parlant l'arabe le plus pur. Avec les tribus nomades de leur ressort, les Chomériens arrivent à 450.000 environ. Villo principale Hall.

DJEBIRAS [djê, rass — mot ar.) n. m. Sorte do grand portefeuillo ou de gibecière de cuir, que les cavaliers algériens portent suspendue au pommeau de la selle.

DjeDDAH ou DjiddAH, ville de l'Arabie occidentale (prov. du Hedjaz), sur la rive orientale de la mer Rouge. Mauvais port sans profondeur, d'une importance capitale en tant que lieu d arrivée ou de départ du plus grand nombre des pèlerins de La Mecque. Population do 30.000 hab., souvent triplée et quadruplée à l'époque dos pèlerinages. Climat chaud, humide ot des plus malsains; épidémies terribles, provoquées par l'entassonicnt, la saleté des pèlerins. La population est faite, en grande partie, de pèlerins ; gens d'Egypte, de Nubie, de Berbérie, du Soudan, Hindous, Malais, Dayaks do Bornéo, Chinois, etc.; ot, naturellement, Arabes et Turcs.

DjÉDI (oued EL-) ou OUED DjeDDI, rivière do l'Algé-; rie méridionale, formée do la réunion do l'oued Mzi, qui vient du djebel Amour et alimente les oasis de Laghouat, otde l'oued Mossad. Sa longue vallée est dirij^éo du S.-O. au N.-E., parallèlement à T.Vilas, qu'elle limite du cÔlô du S.; elle aboutit au chott Meighir. Quoique l'oued ol- Djédi soit presque toujours sans eau, ses crues annuelles ot les puits creusés dans les sables do sou lit servent à irriguer los oasis placées sur son parcours.

Djefr-kitabi, livre do prédictions relatives aux dynasties musulmanes, dont on fait remonter la composition ù l'iman l)jafar-el-Sadik. Un livre sibyllin de ce genre fut trouvé on Egypte par Sélim I", et il était conservé dans la bibliothèque du Sérail do Constantinople. C'est dans co livre que le suUan Mourad IV vit la prédiction de sa mort.

DjÉGA ou JÉGA, ville du Soudan central, sur^lo Goulbi-n'Ghindi, sous-affluent du Niger parle Goulbi-n'Sokoto. Co serait la cité la plus populeuse et la plus commor- <;ante du Haoussa, d'après Joseph Thomson.

DjÉHOL ou JéHOL {Tching-Té-Fou), ville do la Chino soptentrienule, province du Pétchili, non loin du coutluout do risoun-Ho et du Lohan-Ho. (Ce dernier est tributaire du golfo de Pétchili.) Elle est située au N.do la Grande Muraille. Sa population atteindrait «50.000 hab. Djéhol possède un palais impérial.

DjeÏPAL, rniah do Lahoro, nui vécut nu x» siècle do noire cie, ol dont lo vrai nom est Djayapaltt. Los conquôlos

DJEÏPOUR — DJHA

des Cihaznévides lui ayant fait craindre une attaque de leur part, cepriace résolut de prendre les devants, et marcha contre Sebouktikin avec une année très nombreuse ; il rencontra l'émir ghaznévide à Laç^hman, à la sortie du défilé qui conduit de Peschaver à Xaboul. Surpris par un orage terrible, il consentit à traiter. A peine Sebouktikin se tut-il éloigné qu'il viola ses engagements en s'alliant aux rajahs de Delhi, d'Adjmir, Kanoudje, mais il fut écrasé à Laghman. En 997. il fut de nouveau battu jiar le sultan Mahmoud; à la suite de cette défaite, il laissa le irône à son fils et se brûla sur un bûcher.

DjeïPOUR ou DjAÏPOUR (en angl. Jeypoore). ville de l'Hindoustan (Radjpoutanal, capitale de la principauté du même nom; ISS.OÙO hab. C'est une ville industrielle (lainages, orfèvrerie) et savante {collège très fréquenté, musée) ; son origine est récente ; elle fut fondée en 1725 par le rajah Djei^Singb.

DjeïPOUR ou DounDHAR, principauté de l'Hindoustan occidental (Radjpoutana), tributaire de l'empire anglais des Indes. Elle occupe au S. do la province anglaise de Hissar, une superficie de 39.750 kilom. carr. ; sa population est importante : 2.832.000 hab. Le sol est plat : c est la continuation orientale du grand désert Indien; il est, dans le nord, sablonneux et peu fertile; il produit ailleurs du blé. du coton et du tabac. On fabrique dans le pays des éiolfes de coton, des manteaux, des armes.

DjeÏS, ville de l'Inde anglaise (prov. de Laknô), dans l'Aoudh (Provinces du Nord-Ouest). Agréablement située au milieu d'une forêt de manguiers, on y fabrique du salpêtre et des mousselines; 11.300 hab.

DjÉLALABAD ou DjALALABAD.villedel'Afghanistan occidental , dominant le Kaboul , affluent de l'Indus ; 3.000 hab. Elle est à peu près à mi-chemin entre Kaboul et Peïchaver. Les Anglais y furent bloqués quelque temps, à la suite du désastre de Kaboul, en 1842, et la détruisirent en grande partie en se retirant.

DjELAL-ED-DIN-MANKOUBIRTI (ou Ma7ikkouvirdi [créé par le Dieu suprêmo] en ouïgour), souverain du Klivanzm, né dans la première moitié du xiii' siècle de notre ère, mort en 1231. Il succéda en 1219 à son père, Ala-ed-Din-Mohammcd,qui avait été battu par les Mongols et qui était mort dans une ile de la Caspienne. Lui-même fut vaincu par Gengis-Khan. Il parvint à s'enfuir avec 4.000 cavalierset attaqua immédiatement plusieurs princes qui s'étaient soumis aux Mongols. Après avoir réuni des troupes, il envahit l'Iran, qu'il soumitjusqu'àl'Irak-Adjémi et ïa Géorgie, mais Djelal-ed-Dîn se désintéressa immédiatement du sort de l'empire qu'il venait de conquérir. Battu par le sultan seldjoukide Ala-ed-Din-Kaikobad et le sultan avvoubile El-Melik-el-Aschraf, il se réfugia en Géorgie, et fut assassiné dans sa faite.

Djelal-ed-din-mohammed-roumi, le plus célèbre poète soufis de Perse, né à Balkh (Khorassan) en 604 de l'hégire (1195 apr. J.-C), mort à Koniah, dans le pays de Roum, en 672 de l'hégire (1274 apr. J.-C). De race royale, il fut obligé de quitter Balkh par suite do la jalousie du sultan, et il se rendit à Koniah, y fut le disciple des principaux soufis et fonda l'ordre des derviches maulévis, qui existe encore aujourd'hui. Son principal ouvrage est le Mesnevi, immense poème philosopniqua.

DJÉLALÉEN, ENNE {lé-in, en' — adaptation du persan djt'lali, atij. tiré du nom pr. Djelal-ed-Din) adj. Qui a été fait par les ordres du sultan Djelal-ed-Din-Mankoubirti. (Cet adjectif ne s'emploie que pour qualifier la réforme du calendrier persan, qui fut accomplie sous le règne de ce souverain.) V. calendrier.

Djelam, Djelem ou Jhelum [VBijdaspes des Grecs), rivière do IHindoustan du Nord-Ouest, dans le Pendjab. Formée, dans la partie orientale de la vallée de Cachemire, près de Islamabad, du Lidar et do la Vechâo, descendus de l'Himalaya, la Djelem, sous le nom do Vikat, arrose Srinagar, traverse le lac Valar, forme un premier bief navigable long de lOû kilom., puis, au défilé deBaramoula, se précipite, à travers une série de rapides, dans la plaine du Pendjab. Quittant sa direction vers le N.-O, elle coule dès lors vers le S., arrose Djélam, Djalalpour, Chahpour, et va se joindre au Tchinab, pour former la Trimba ou Tchinab inférieur. A ce confluent, sa longueur est de 790 kilomètres. Elle a reçu à l'O. le Kichenganga, son principal affluent.

Djelam, Djelem ou Jhelum, ville de l'indo anglaise (Pendjab [prov. de Rawalpîndi]}, sur la Djelam ; 20.000 hab. Chantiers de bateaux. — Le district du même nom est peuplé de 609.000 hab.

DjELFA, comm. d'Algérie, dép. et à 330 kil. d Alger; 2.569 hab., sur le territoire de la commune mixte ; 53.S03 sur le territoire de la commune indigène. Vignes. Ruiues de postes militaires romains.

DjEM ou Djim, priuce osmanli, généralement appelé Zizim par les historiens occidentaux, fils de Mahomet II et de la sultane Zou-l-Kadr, né en 1459, mort en 1495, l'rèro du sultan Bajazot. Mahomet II avait nommé Djom gouverneur de la Karamanie; mais, à sa mort, il chercha à so rendre indépendant on Asie Mineure; son armée fut anéantie en 1481 , et il fut obligé de chercher asile chez les chevaliers de Rhodes. Ceux-ci l'enfermèrent au château do Rochechinard, dans le Dauphiné, puis dans la forteresse do Bourganeuf. Le pape se le fit remettre, pour s'en faire une arme contre la Porte. En 1488, Djcm fut conduit à Toulon et de là à Civita-Vecchia. A la suite de complications, le roi de France, Charles 'VIII, se fit livrer lo prisonnier, sans doute pour s'en faire une arme contre le sultan ; mais Djcm mourut quelques jours plus tard.

DJEMÂA n. f. En Kabylio, Conseil do notables qui, dans chaque douar, fonctionne sous la présidence du caïd.

— Encycl. Les membres de la djemâa sont nommés par lo général de division. Elle est consultée sur l'assiette et la répartition de l'impôt, sur les contestations qui s'élèvent au sujet de la répartition des terres collectives de culture, etc. Le secrétaire de la djemàa lient les registres do l'état civil.

DjCBSAL, tIUo de Tanisie, contrôle civil ot à 32 kilom. de Sousso, non loia du golfo de Monastir; 5.000 hab. Huiles ot laines.

DJEMAUS n. m. pI. Ordre do derviches, fondé, dans la première moitié du xviir siècle, par Mohammed-Djomalcd-Dio d'Andrinoplc. — Un djkmaxi.

DjfMILA, femme esclave de Médine (!"■ s. de rhégire), qui, merveilleusement douée, put, en donnant des leçons (le musique, gagner beaucoup d'argent, s'affranchir et attirer dans sa maison une cour d'élèves, de poètes, de musiciens et d'admirateurs.

DjÊMINI ou Jaimini, philosophe hindou, disciple de Vyasa, qui vivait, selon certains auteurs, au v« siècle avant notre ère. Il est considéré comme le fondateur de l'école l)hilosophique â.'p'ÇGiéQ Poùrva AIbnâmsâ, laquelle enseigne les moyens d'interpréter les Yédas et de déterminer les règles du devoir religieux.

DjEMttAH (Mohammed), général persan au service des Mongols de l'Hindoustan, né près d'Ispahan, dans les premières années du xvii" siècle, mort en 1665. Il acquit dans le commerce des diamants une fortune considérable, puis acheta une charge à la cour du roi de Golconde, pour le compte duquel il soumit le Karnatik; mais sa puissance devint telle que le roi en prit ombrage. Djemlah passa alors au service d'Aurangzeb, fils de Sliah-Djihan, qui se prit pour lui d'une vive amitié. Shah-Djihan le nomma grand vizir et l'envoya conquérir le Deccan. L'empereur étant mort, Djemlah aida Aurangzeb à s'emparer du trône ; il en fut récompensé par la vice-royauté du Bengale. Il mourut au cours d'une expédition qu'il avait entreprise pour conquérir le pays d'Assara.

Djemna, Djemnah, Djamna ou Djoumn (en angl. Jumna), rivière de l'Hindoustan septentrional, principal affluent du Gange dans son cours supérieur et moyen. Formée de deux branches qui descendent du versant sud de l'Himalaya occidental (la Djemna proprement dite et la Tonsa, plus considérable et sortie du glacier de la passe do Nila), la Djemna se fraye un chemin à travers la chaîne des Sivalik, puis forme deux bras secondaires, canalisés, qui rejoignent le tronc principal à Delhi. Klie so dirige, à partir de cette ville, vers le S.-E., serpente dans la^plaine du Doab, devient, à Agra, navigable aux vapeurs, puis, grossie à gauche du Tchambal, qui lui apporte les eaux du Radjpoutana oriental et du Malva, et de la Betva, ses deux principaux affluents, elle joint ses eaux, devant Allahabad, à celles du Gange. Sa longueur est de 1.375 kilom., tandis que la longueur du Gange à ce confluent n'est que de 1.050 kilom.; mais le volume de ses eaux est inférieur au volume des eaux du Gange. L'importance économique de la Djemna, qui joint le Pendjab au Bengale, est grande; cette rivière, en particulier, est la voie principale du coton dans l'Hindoustan du Nord.

DjEMSHID ou Djem, roi persan do l'époque légendaire, quatrième roi de la dynastie des Pishaadiens (distribuleurs de la justice), fils et successeur de Tahmouraz. Il joue un rôle important dans l'épopée persane. La légende en fait le rival de Noé, comme inventeur du vin.

Djendel, comm. mixte d'Algérie, dép. et à 87 kilom. d'Alger, arrond. de Miliana, dans la vallée du Chélifl*; 26.96S hab.

DjeniEN-BOU-RESG ou BOU-REZG, localité d'Algérie (Sahara oranais^ à 365 kil. d'Oran, sur le versant méridional du mont Mzi. Elle est à 4ù kilom. de Figuig, le terminus provisoire du chemin de fer d'Arzewau Touat, tout près de la frontière marocaine.

DjENNÉ ou DiENNÉ, ch.-l. de cercle du Soudan français, sur le Baui, non loin de son confluent avec le Niger.

Cette ville, qui fut la véritable capitale de l'empire songhaï, est admirablement bâtie dans le style égyptien ; elle a recouvré sous la domination française son ancienne splendeur, et fait l'admiration de tous les voyageurs. Cest le véritable entrepôt oii se réunissent les 'produits de la contrée ; le sel, les céréales, les blocs de karité, les noix de kola, le fer, etc. Ses habitants, industrieux, tissent les étoffes, ou sont d'habiles forgerons. Les commerçants disposent d'immenses pirogues, jaugeant jusqu'à trente tonneaux, qui sillonnent sans cesse le Niger et ses affluents. Djenné demeura, à travers les révolutions qui désolèrent le Soudan occidental, une des grandes places commerciales du Soudan, la rivale heureuse de Tombouctou. Le colonel Archinard s'en empara en 1893, après un violent combat.

Djérandjimo, Iéren-gheumé ouIarengheumé,

localité de la Turquie d'Asie (Anatolie [prov. d'Aïdin]), dans la vallée de l'Ak-Tchaï, affluent du Mendereh ; 9.830 hab. Vignobles; lingerie renommée

Djerba ou DjERBEH, île tunisienne de la Méditerranée, partie visible du vaste plateau sous-marin qui prolonge la grande plaine quaternaire avoisinaut le golfe do Gabès. Autrefois réunie à la presqu'île de Zarzis, elle en est séparée aujourd'hui par un étroit couloir et constitue une jetée naturelle pour la belle rade de Bou-Grara.

Peu élevée au-dessus des flots, Djerba offre l'aspect d'un immense jardin , divisé en petits enclos où de blanches maisons se cachent parmi les palmiers, les grenadiers, les figuiers, les orangers et les amandiers. Dans les villages d'Houmt-es-Souk , Bordj-Aghir, Houmt-Adjim, Bordj-el Kantara , se presse une foule de tisserands , potiers ou marins. L'ensemble de la population peut être évalué à 45.000 habitants, répartis sur 640 kilom. carr. Les DJerbi (hab. de Djerba) sont des musulmans kharedjites.

— Histoire. Djerba est la fameuse Meninx (ou île des Lotophages), si célèbre dans l'antiquité grecque par la douceur de son climat et la qualité de ses fruits. L'ile est actuellement le siège d'un califat, soumis à la surveillance d'un contrôleur civil français. Les autorités françaises et indigènes dépendent de la circonscription de Gabès.

DJÉRI n. m. Caractère arabe réservé aux brevets, diplômes et inscriptions. Il Adjectiv. : Le caractère djéri.

DJERID n. m. Nom arabe d'une course à cheval, pendant laquelle les cavaliers lancent en l'air et rattrapent une sorte do javelot, n Ce javelot lui-même.

DJCRID (cHOTT EL-), vaste étendue saléo du Sahara tunisien, présentant la forme d'une immense cuvetie, divisée en trois compartiments séparés par des isthmes très étroits. La dépression la plus proche du littoral semble une outre dont lo long col, appelé par les indigènes chott ei-Fpxljei, voudrait épancher ses eaux dans lo golfe de Gabè.s. Dix-huit kilomètres seulement do dunes peu élevées séparent des rivages méditerranéens cette grande

étendue do sel mélangé de boue et de sable. C'est ce qui amena le commandant Roudaire à élaborer son fameux iirojet de mer intérieure. La composition du terrain et l'extrême sécheresse du climat donnent un caractère désertique à cette région. Fort heureusement, sur le pourtour du chott, les nappes artésiennes d'eau douce abondent et se font jour, soit aux affleurements des roches crétacées, soit au travers des terrains quaternaires. Tello est l'origine des belles sources de Nefta, Tozeur, el- Hamma, où circulent des ruisseaux qui entretiennent plus de 000.000 arbres chargés, chaque année, de lourds régimes de dattes. C'est bien le pays de la Djerida (la " branche de palmier u). Menacées par les sables, les oasis ont été récemment protégées par divers travaux exécutés sous la direction d'iRgénfeurs français. On compte, dans la région du Djerid, environ 40.000 hab., presque tous sédentaires, groupés sous les ordres d'un caïd soumis lui-même à l'autorité d un contrôleur civil français.

DjÉRIR, poète arabe, né vers la moitié du vii» siècle de notre ère, mort en 110 ou 116 de l'hégire (728 ou 734 apr. J.-C.) ; il fut surnommé el-Basri. Il fut l'un des principaux poètes de la cour du calife Abd-el-Melik.

DJERME {djèrm") n. f.

Petit bâtiment qui navigue sur la côte d'Alexandrie et sur le Nil.

Djesselmire ou DjeSSALMÎR (en angl. ~=.^ ,^^.^^ Jessulmere), princi- j^3l..;Vj^.C^ pauté de IHindoustan --^ ~^^ S- .; -^ -' (Radjpoutana) tributaire ^

de l'empire anglais des Djerme d'Alexandrie.

Indes et qui occupe une

vaste superficie (41.500 kil. carr.) du grand désert indien; elle n'est peuplée que de 115. 700 hab. Ce ne sont que des landes sablonneuses, sans eau, et où la température est extrême, en hiver comme en été: élève de bestiaux et de moutons; fabrique de couvertures en laine. Le rajah est, depuis 1818, le vassal de l'Angleterre. — La capitale, DJessel/nire, résidence ordinaire du rajah, compte une population d'environ 20.000 hab. Temples djaïnites, dont le plus ancien remonte à 1371.

DjessORE {en angl. Jessore), ville de l'Hindoustan anglais (présid. du Bengale [prov. de Calcutta]). Station importante de la ligne Calcutta-Koulna, cette cité compte 8.000 hab. — Le district de Djessore s'étend sur une superficie de 7.576 kil. carr. et compte 1.888.800 hab. Située au centre du delta du Gange, cette région est fort peu élevée et plate; ce n'est qu'une immense rizière; on y récolte aussi l'indigo, le tabac et le bétel. Au Sud, le sol est marécageux, souvent inondé et couvert de forêts épaisses.

DjÉVAT ou DjÉBAT, ville de la Russie d'Asie (Transcaucasie), sur le KolJr, non loin de son confluent avec lAras ; 3.500 hab.

DjevhÉRIou mieux DjAUHÉRl (Isma'illbn-Hamiflad), lexicographe et philologue arabe, né dans le Mavera-an- Nahar ou Transoxiane vers le milieu du x* siècle de l'ère chrétienne, mort à Nichapour en 1008. Hadji-Khalifa raconte qu'il devint fou, inventa un appareil pour s'élever dans les airs, et qu'il se tua. en l'essayant. C'est à Nichai pour qu'il composa son célèbre dictionnaire, le Sihah e- Loghat (« Pureté du langage u). Cet ouvrage est l'uno des bases de la lexicographie arabe.

DJEZIA (rf/é) n. f. Mot désignant, au Maroc, la capitation imposée aux juifs qui habitent dans les villes et qui pouvait s'élever jusqu'à 10 pour 100 du revenu. (Les Bédouins et même les chefs des villes désignent par ce mot la somme que l'on fait payer à tous les voyageurs, même aux musulmans.)

DjÉZIRÈH (Al-) [ou l'Ile], contrée de la Turquie d'Asie, entre l'Euphrate et le Tigre à l'O. et à l'E., entre Diarbékir et Bagdad au N. et au S. (140.000 kilom. carr.). Ce sont les parties septentrionale et centrale de l'ancienne Mésopotamie. Ce nom, d'ailleurs, ne désigne nullement une division politique ou administrative : l'Al-Djézirèh est compris dans les vilayets de Diarbékir, d'Alep et de Bagdad. Montagneuse et habitée par les Turcomans au Nord, sur les confins du plateau d'Arménie, cette région n'est, au Sud, qu'une immense plaine désertique que parcourent les pasteurs arabes ; ici, on ne rencontre de cultures que dans les vallées des fleuves.

DjÉZIRÈH-IBN-OMAR, ville de la Turquie d'Asie (Kurdistan [prov. de Diarbékir]), sur le Tigre; 9.500 hab. Son commerce de transit consiste surtout en exportation de légumes et de fruits sur Mossoul.

DJEZM n. m. Gramm. ar. Signe en forme de demi-cercle qui se place au-dessusd'uneconsunne pour îndiquerqu'elle ne porte pas de voyelle. (Ce mot signifie « coupure » ; H a pour synonyme soûkvu7ï « repos ».)

DJEZMÉ {dérivé de djezm) adj.Philol. ar. Consonne marquée d'un djezm ou soùkoun, et ne portant par conséquent pas do voyelle.

DjEZZAR (Ahmed-pacha), gouverneur de Saint-Jean d'Acre, né en Bosnie de parents chrétiens vers 1735, mort en 1804. A peine âgé de dix-sept ans, il commit un assassinat et dut s'expatrier. Après avoir été matelot, il se vendit comme esclave à Constantinople, et il fut conduit au Caire où il se fit musulman, et où Ali-bey, chef des mameluks, l'acheta et le fit entrer dans la milice. Ali-bey lo chargea d'assassiner tous ceux dont il voulait se venger, et c'est à cette occasion qu'on lui donna le surnom de Djezzar <■ boucher». Il s'enfuit en Syrie pour éviter le ressentiment de son maître, entra au seWice de lémir Youssouf, chef des Druses, puis à celui de Daher, pacha d'Acre, et, après avoir trahi par deux fois ses deux nouveaux maîtres, il fut nommé par lo sultan des Turcs gouverneur de Saint- Jean d'Acre et do Damas. Quand Bonaparte vint faire lo siège d'Acre, Djezzar, puissamment souienu par Sidnyo Smith et l'émigré Philippoteaux, lui résista avec la dernière énergie et le força à lever le siège (21 mai 1799). En 1802. il conclut la paix avec le Premier Consul.

DJHA n. m. Nom do la consonne palatale sonore aspirée du sanscrit: Le djha est l'aspirée de dja.

DJIARICIIA

DJUVARA

DJIARICHA (mol japon, qui signifto littéralcm. /w»imcforce-roue) u. f. Nom, au Japon ot daus roxtrèmo Orient, où son usago est

très répandu, d'un ,ja, aé^*i

j) 0 1 i t V ô h i c u 1 0 trùs lÔK'"'", monté sur rossorls, A uuo ou à doux places, ot qui ost traîné il hras d'Iiommo.

DJIARICHI n.m.

Nuni iluiuiô. au Japon cl ilacs l'oxtr^mo Orient , au coolio qui traîne la djiariclia.

Djibouti, ch.l. Djiaricha.

du 1* r o 1 0 c t o r a t

français do la cote des Somalis (côte oriontalo d'Afrique); 16.000 hab., dont 2.000 européens. Climat trùs soc ot relativement tri's sain. Port très important sur le goUo d'Aden. à 80 kilom. du détroit do Bah-el-Mandeb. Cette ville, dont la création date do 18S8, a pris un développement remar- {iual)lo, ^ràce à sa position géocri'aphiquo sur la route do 1 extrême Orient et de Madagascar et ù. sa proximité des riches contrées d'Ethiopie. La rade, vaste, bien abritée, ost excolloiito.

DjidiouÏA ou DjeddiouÏA, riviôre d'Aleérie, affl. gauclio du Cholilf. Los eaux de la Djidiouïa,à7 kilom. avant leur débouché dans la plaine, sont arrêtées par un barrage destiné à irriguer une surface de 2.500 hectares ; à l'entrée de la plaine, se trouve le village de la DJidiouia (ou Saint-Aimé).

DjiDJELLi (l'anc. Igilgilis dos Romains), ville maritime de l'Algérie, départ, de Constantine, arrond. de Bougie, sur la Méditerranée; 6.122 hab. Prise par le duc de Beaufort on 1664. Son port est inabordable par une grosso mer.

DJIGHITB {(ihit') n. m. Cavalier cosaquo. V. djighitofka.

DJIGHITOFKA n. f. Exercice national des Cosaques, qui consiste on une sorte de voltige équestre, do caractère militaire, exécutée par des cavaliers qualifiés de dju/hites, ot qui présente une certaine analogie avec la fantasia des Arabes. (Le mot et la chose sont d'origine tatare.)

DjiGOKOU, l'Enfer bouddhique japonais, le dernier et le pire des dix mondes de la transmigration, empire ténébreux du dieu juge Yeinma [en sanscrit, Yama], qui assigne aux âmes, quand leur peine sera finie (les tourments de l'Enfer sont temporaires), la nouvelle existence quo méritent leur bonnes actions.

DJIHAD (de l'arabe djihàd) n. m. Guerre sainte que tous les musulmans doivent faire sans cesse contre les infidèles, chrétiens ou autres; le dar-el-djihad (o\i théâtre do la guerre sainte) comprend les confins et les places frontières des pays musulmans exposés aux premières attaques des infidèles.

DjiHADZPOUR, ville de l'Inde anglaise (Radjpoutana [ro^. d'Oudéipour^) ; 10.000 hab.

DJIHAN n. m. Mot persan qui signifie monde, et qui entre dans la composition de plusieurs noms propres musulmans; par ex. : Djihânârâ » colle qui orne le monde ».

DjIHANDAR-SCHAH ou Dj AH AND AR-SCHAH

(Moizz-ad-Din), empereur do Dellii, né dans la seconde moitié du xvii' siècle, mort en 171 J. Il succéda à son père, en 1712, après avoir fait tuer ses trois frères, et choisit comme vizir l'émir Zoulfekar-Khan, qui avait contribué à son triomphe. A peine sur le trône, il se laissa dominer par une do ses favorites, Lolla Koré, et distribua les postes de l'empire aux parents de cette femme ; ces mesures révoltèrent les éinirs, qui ofi*rirent la couronne à son neveu Ferroukh-Siyyar. Ce prince marcha contre Djibandar-Schah, dispersa ses armées, s'empara de Dellii ot s'assit sur le trône, après avoir fait décapiter l'empereur.

DjIHANGIR ou DjAHANGIR, empereur de Delhi, de la dynastie timourido de l'Hindoustan, né dans la seconde moitié du xv siècle de notre ère, mort en l(j27. Il succéda à Sun père Akbar en 1605, sous le nom de Djihangir. Il se laissa dominer par une de ses favorites, Nour-i-Djihan, dont les intrigues troublèrent son règne et amonèrent les révoltes de son fils Khourram et du général Mohobbot- Khan. lient pour successeur Khourram, qui prit le nom de Schah-Alem. Co prince a laissé dos mémoires en persan .

DJILVETI n. m. Ordre do derviches, fondé à Brousso, vers la fin du xvi" siècle, par Pir Ouftadèh Mohammed Djilvoti. (Le nom de djilveti dérive do ifjilvct, ((ui, dans la technologie du soufisme, désigne la manifestation do la «livinité à l'initié qui a franclii les étapes do la voie spirituelle.)

DJIM n. f. Consonne arabe, correspondant au g doux de l'italion, ot qui se transcrit exactement par le dj français. (En Egypte, le djim se prononce comme le c/ dur français ; c'est ainsi quo mesdjid s'y prononce mesged, d'oii le mot français do mosquée.)

DJIM n. m. Prince turc. V. djem.

Djimilah ou Djemilah, localité d'Algérie, prov. ot à "rz kiluni. do Cmistantino. sur un plateau d'un accès difficile. Là s'élevait autrefois CuiciUiim ou liespublica ('uiculilanorum, dont il subsiste encore dos ruines remarquablos (arc do triomphe, etc.).

DjiMINI, contrée de la Côto d'Ivoire, s'étendant au S. du pays do Kong ot compris entre les hautes vallées do la Comoé et du Bandama. Elle est couverte par la grande forêt équatorialo aux essences riches et variées, ot le caoutchouc y abonde. Le sous-sol passe pour renfermer dos gisements aurifères.

Les haiiitants du Djimini (dont les villages principaux sont Lafiboro ot Sokola-Dioulassou), doux ot hospitaliers, furent uno nroio facile pour Samory, maître do Kong. Le pays, comnlôtomont ravagé par ses sofas, n'a retrouvé le calme et la tranquillité qu'au lendemain dos campagnes virtoriouses des Kraiirais.

DjiMMA ou DjlMMA-KARAÏ. région montagnouso do ri'Uhnjpio méridionale, limitée au N. par lo Motcha, à 10. pur lo Gouma, au S. par le Kall'a, ot ù l'E. par lo Gouragué.

Son point culminant atteint l'altitudo do 2.500 mètres. La pu|)ni;itiun est de race galla.

DJIN on DJINA n. m. Dans lo bouddhisme japonais, (l'/nie ou divinité do classe inl'ériouro, comprenant les dieux do l'atmosphère ou du mnmio terrestre. (Parmi los djins se trouve Matali-Djïn |lo Temps destructeur], chargé déteindre lo soleil à la fin du kaliia.)

DjiND ou DJHIND (en angl. Jheend), principauté sikh, trilmtairo de l'euipiro anglais des Indes. Elfe ost située sur los pentes méridionales de l'Himalaya occidental ; d'une superficie de 3.280 kil. carr., elle est peuplée do ■^s LTiOO hab. Sa capitale, Djind, compte 7-1^0 halj. Marché.

DjiNDjiRA ou HabchÎ (en ang;!. Junjeera), ville de rindo occidentale, sur la côte do Konkan (mer d'Oman), tributaire de l'empire anglais des Indes. Située à l'entrée de la baie de Radjponri, cette ville était jadis le port des rois musulmans du Doccan; i.800 hab. environ. — La principauté du mémo nom occupe sur lo littoral uno Imndo lungu(5 de 60 kil, Lo sol produit riz, cocos, bétel, chanvre ; les habitants se livrent à la pèche et fournissent à Bombay les bateliers du port. D uno superficie do 8ay kilom. carr., cette principauté ne compte quo 81.700 hab.

Djingiz-KHAN (en mongol Tchinkkiz-Kliakhan) [l'empereur dos braves], surnom do Témoudjin. V. Gengis-Khan.

DJINN n.m. Nom que les musulmans, et en particulier les Arabes, donnent à toute uuo catégorie d'êtres surnaturels, supérieurs à l'homme par leur pouvoir magique, mais bien inférieurs auv anges irnélaikèh).

— Enctcl. Il y a des djinns nienfaisants et des djinns malfaisants ; ces derniers reçoivent plus spécialement le nom de shêyatin, démons. Les djinns correspondent aux kobolds, gobelins et gnomes des légendes occidentales. Leur nom est certainement une altération du mot latin gentils, qui, dans les textes de la basse latinité, a le sens d''i ange », par l'intermédiaire du grec byzantin. Leur fonction est très nettement jmprnntée au mazdéisme iranien, où les djinns, qui sont en nombre indéfini, correspondent aux innombrables génies bienfaisants et malfaisants qui ont pour chefs Ormazd et Ahriman. Les yhoules et los afrits ne sont que des variétés de djinns.

DJIZGUI {ghi) n. m. Outil tranchant dont les Turcs se servent pour inciser les capsules du pavot, pour en faire couler le suc qui, par évaporation, laisse déposer l'opium.

DJODO n. m Membre d'une secte bouddhique fondée en Chine, introduite au Japon en 1175,

— Enctcl. La doctrine fondamentale de cette secte repose sur la croyance que la contemplation du Dhyàni-Bouddha Araida et le culte spécial à Amida sont les seuls moyens efficaces d'acquérir la sagesse prôtre de la secte des Dj>5dô. parfaite et la science

transcendante ou bodki, et d'assurer son salut. La facilité d'une pratique aussi efficace a donné une grande importance à cette secte.

Djodpour, Djoudpour, ou Djodapour (on angl. Joodpore], capitale de la principauté de Marvar, au centre du Radjpoutana (Inde anglaise); 61.850 hab. Commerce assez important ; banques. Elle ost dominée par une citadelle, bâtie sur un rocher de 240 mètres do hauteur. A peu de distance au N., ruines de l'ancienne ville do Mandore, abandonnée en 1459.

DjÔF (El-), DjAOur ou Djouf (c'est-à-dire le Crcur), oasis de l'Arabie septentrionale, au N. dos sables du iSofoud, au S. des plateaux pierreux do l'Arabio Hétrée. Longueur, 100 kilom.; largeur, 15 à 20. Jardins magnifiques, les plus beaux, peut-être, de l'Arabie; 40.000 hab. — Ville principale, Djéf-Amer, à 504 mètres d'altitude.

DjOGA, déesse de la lune, au Japon. Elle est d'origine exclusivement bouddhique.

DjOHORE ou JOHORC. sultanat de la presqu'île de Malacca (Asie mérid.), sur lequel l'Angleterre a établi son protectorat en 1SS5. Co petit Etat occupe l'extrémité mémo de la presqu'île, entre le détroit do Malacca ot la mer do Chine; 15.000 kilom. carr., quo peuplent 300.000 Malais et Chinois. L'île do Singnpoiir en a été détachée. Lo Djoliore exporte du poivre, du sagou, du thé et du café. L'ancienne capitale, du mémo nom, fondée on 1512, n'est plus aujourd'hui qu'une misérable bourgade ; ollo a été remplacée par la ville de Lingga.

Djokdjokarta ou Djokdjakarta, ville do la Malaisio hollandaise (île de Java); 5S.0it0 hab. Elle ost reliéo à Batavia par un tramway long do -i20 kil.

DjOLOF ou DjiOLOF, pays de la Sénégambio (Afrique), hal)ité par les Djolofs ou Ouolofs, qui vivent dans des villages. Ce pays est lo débris d'un grand royaume. Ouarkhokh est la résidence du chef, à 180 kilom. E.-S.-E. do Saint-Louis. Lo protectorat do la Franco y ost établi depuis tS.'i8.

Djolofs. Etlmogr. V. Ouolofs.

DjONEID (Abou-l-Kasim), sofi, né à Bagdad ot mort dans cette ville en 1)12 do notre ère. H était iils d'un souf- Uour en verre, co qui lui fit donner los surnoms de Knmrizzi et de Xedjadj ; il commença par travailler A la fabrication des étottos, puis il étudia à fond la jurisprudence et la théologie; il ac(|uit uno grande réputation dans ces doux sciences, ot écrivit cent quatre-vingt-trois ouvrages.

DjORDJANI fZoïn-od-Din-Abou'-l-IIasan Ibn-Mohammed-ibn-Ali), littérateur musulman, né près d'Asterabad, en 1339 de notre ère, mort A Chiraz en 1113. Il était professeur à Chiraz, en 1378; quand Taniorlan se fut emparé do cotte ville, Diordjani se rendit A Samarkand, où il vécut dans l'intimité au conquérant. Son prîm-ipal ouvrage, intitulé Taarifiit « Définitions », est un dictionnairo des termes techniques do.s scioncos musulmanes, publié par Fluogol, ù Leipzig, on 1845.

Djouba, ou DjOUBO ou Djeb, fleuve de l'Afrique orientale, dont los nombreux al'fiuents, sous lo noQl géné-

Djou-itchi-nion-kouan-ou.

r.'il de Oucbbi, prennent leurs sources sur les pentes méridionales du plateau do l'Ethiopie, et traversent les sables ariJosdu pays des Somalis. Lo Djouba se jette dans l'océan Indien, an S. do l'équateur, au N. de la ville do Kismayou.

En vertu do la convention anglo-italienne do 1891, lo cours inférieur du fleuve Djouba sort do ligne frontièro entre los sphères d'influence respective de l'Angleterre et de l'Italie, dans celte partie do l'Afrique orientulo.

DjoubaN ou Tghouban, général mongol, né dans la so(!ondo moitié du xiii" siècle, mort en i:j23. Il appartenait à la tribu turque des Youldouz, et il acquit un rang très élové à la cour du souverain mongol Oldjaïtou-Khan. A la mort de co sultan (131G), son fils Abou-Saïd-Mirza- Beliadonr-Khan monta sur le trône et laissa tout le pouvoir à Djouban. La folle conduite des fils do celui-ci causa sa ruine : en 1322, l'un d'eux se conduisit si insolemment envers Abou-Saïd, que ce souverain donna l'ordre de lo tuer, ainsi quo son père. Djouban se révolta, mais fut assassiné par Ghyas-ed-Din, prince d'IIérat. Son fils chercha un refuge chez le sultan d'Egypte, qui le lit tuer et envoya sa tête à Abou-Saïd.

Djouher ou Djauher-AFITABDJI, historien persan qui vécut longtemps à la cour de l'empereur timourido de l'HindousTan, Houniayonn; il y était afUabdji, ou porte-aiguière. En '.I26 (1555* apr. J.-t.), Iloumayoun le nomma percepteur; il fut ensuite trésorier [khazmaji) du Pendjab et du Moultan. Il a écrit une histoire de son maître sous le titre de Tezkirch-al -Wakiat, qui a été fort mal traduite par le major Ch. Stcwart.

DjOU-ITCHI-MEN-KOUAN-ON {Koitan-on à onze têtes), forme de ce bodhisattva très fréquente au Japon, qui personnifie — comme Avalokitêçvara dans l'Inde — la chanté, la pitié et la grâce.

DJOULFA, villes de l'Arménie russe et de Perse. La Djoulka ar- MÈNiKNNE, sur l'Aras, dans l'Asie russe (Transcaucasie [gouv. d'Erivan]), est une ville ancienne, dépeuplée par Chah-Abbas, après sa conquête de l'Arménie, on 1605.

Los habitants furent alors transférés dans diverses localités de la Perse, c'est ainsi que se forma La Djoulfa persk, au S. dlspahan, sur le 2endèh-Roud ; 3.000 hab.

Djouma (Eski-), ville de la Bulgarie, près des sources de la Klisourska, affluent du fleuve côtier Kamtchik; 8.600 hab. Grâce à sa foire annuelle, c'est le centre le plus important de la Bulgarie danubienne.

DjounaGHAR, ville do l'Hindoustan occidental (^Goudjerat), tributaire de l'empire anglais des Indes. Située dans la partie sudouest de la presqu'île de Kattiavar, elle compte 31.640 hab. La citadelle {Ouparkot) est une dos plus anciennes cités do l'Indo, et renferme des grottes bouddhiques. La ville actuelle {Alous-tafaliad) dato du XV* siècle. — La principauté de Djounaghar (ou de Soralh), occupe une superficie de 8.503 kil. carr.; elle ost peuplée de 387.500 hab.

DjOUNDJNOU, ville de ITndo anglaise (Radjpoutana), capitale de la principauté do Chèkavatî ; 9.540 liab.

DjOUNIR, DjOUNER ou JoONEER, ville de l'Inde anglaise (Provinces du Nord-Ouest [prov. d'Allahabadj), sur le Gange; 3.670 hab.

Djou-SAN Boutsou ( Treize Bouddhas). Co sont treize boudiihas. bodhisattvas ot dieux qui, selon la croyanco populaire du Japon, veillent sur les morts,

DJOUTI n. m. Prètro officiant, chez les parsis do l'Inde.

DJUNIMON n.m. Ancienne monnaie du Japon, en cuivre, dont la, valeur était d'un peu moins de 2 centimes.

Djurdjura , Djorjura ou Jurjura , grande

chaîne montagneuse do l'Algérie, â laquelle s'adosse lo massif do la Grande-Kabylio, qui s'étend an N. entre cette chaîne ot la mer. Lo Djurdjura proprement dit a uno longueur do 60 kilom. environ. d'O. en E., du Tizi- OnjabouL (1.185 m.) an col do Tironrda. Les Kabyles l'appellent plutôt Adrar [Va. Montagne). Les arêtes sont coniposéesde calcaires jurassiques, formant dos cr/^los dentelées et des murailles rocheuses ; les flancs, de terrains éocènes : marnes ot conglomérats au sud, calcaires nummulitiqucs au nord. La chaîne, qui, vuo d'en bas et do loin, a l'aspect d'une muraille unique, est double en réalité : uno première arôte comprend l'IIeïdzer (2.123 m.) et l'AkonUor '2.305 m.); une seconde ost formée par lo Lalla-Khodidja 2.303 m.), point lo plus élové do la chaîne, â l'est duquel e col de lirourda (1.701 m.) ost franchi par uno route, carrossable seulement en été.

Il n'y a pas, dans le Djurdjura, do glaciers ni m^mo do névés; mais los noires y persistent do novembre â fin mai : ce sont ces noiges qui, alimentant les torrents, les sources fraîches ot limpides, donnent A la Kabylie co caractère alpestre sous un ciol africain, qui fait son originalité ot son charme.

DjurjuRA, comm. mixte d'Algérie (dép. d'Alpor), arrond. de Tizi-Ouzou, sur lo versant septentrional du Djurdjura, dans lo bassin do l'oued Sébaon : 61,002 hab. Commerce do grains, bestiaux, laines, étoiVos ; fabrique de tapis ot de bijoux.

DjUVARA(AIoxandro-D.) publicistoethommopolitiauo

roumain, né A Bucarest on 1858. Après avoir fait ses éimies A Paris, il revint à Bucarest, où il créa lo journal VEtoih roumaine. En 1886, il fit partie du parti libéral dissident et collabora au n Uomînnl u. Elu député, il fut nommé ministre do la justice en 1897. On a do lui : Jdcalism si rc(i/t.vm(iS83K la Jtussie et la Crise bulgare {l^Sd) ; Discours parlementaires; etc.

DjuvARA (TraudafiD. puhliciFto et diplomato roumain, né A Bucarest on 1856. Il fut attaché, on 1870, A l'agenco diplomatique roumuino do Paris. Socrélairo général uu

DKAR-RTSIS — DOBROUDJA

ministère des affaires étrangères en 1SS7, il fut envovô, en 1S'.>6, comme ministre plénipotentiaire à Constantinople. Il a publié : istria, Dalmatia {ISSO) ; Coarde sparte (Cordes brisées), poésies (1884) ; Essai sur la littérature roumaine {IS93).

DKAR-RTSIS (kar-tsis), « Mathématiques blanches », nom donné, au Thibet, à la science astronomique apportée de l'Inde, par opposition à celle venue de la Chine, et qui est appelée Nag-rtsis, « Mathématiques noires «. (Cette astronomie n'a point d'autre utilisation que l'astrologie, science fort cultivée au Thibet.)

DlaSCHKOWITZ, mine de grenat, située au N.-O. de Prague, en Bohôme, à une distance d'environ 60 kilom. de cette ville. Outre le grenat de très belle qualité qu'elle produit, on y trouve encore des tourmalines, des chrysolithes et aussi du zirconium.

Dz^ElPOLE, bourg d'Austro-HoDgrie (Hongrie [comitat de Trencsin]) ; 2.650^hab.

DlugOSZ (Jean) [en lat. Longiiius], historien polonais, né à Erzezinca en 1415, mort à Cracovie en 1480. Entré dans les ordres, il fut chargé par Casimir IV de diverses missions diplomatiques auprès de Jean Hunyade, gouverneur de Hongrie, auprès du pape et de l'empereur d'Allemagne. Quelque temps avant sa mort, Dlugosz fut nommé archevêque de Lemberg. II laissa en manuscrits un grand nombre d'ouvrages latins et polonais, parmi lesquels une Bistoire de Pologne, dont les trois derniers livres (13S6 à 1480) sont d'un prix inestimable. Ses œuvres complètes ont été publiées par Al. Przozdziecki (Cracovie, 1868-1899).

D.M. ou plus rarement D.M. S. {Diis manibus ou Diis manibus sacrum, n Aux dieux mânes » ou o Objet consacré aux dieux mânes »), siçle qui se rencontre très fréquemment en tête des inscriptions funéraires romaines. [Cette consécration aux dieux mânes rendait la tombe inviolable et sacrée. On relève parfois le même sigle sur des inscriptions funéraires chrétiennes. Cela tient, sans doute, à ce que l'on achetait souvent les pierres toutes préparées chez le marbrier. Cette suscription disparaît au iv° s.]

D.M. A. Abréviation de la formule latine Dolus 7nalus abesto. Y. ces mots.

DmÉTOR. Myth. gr. Fils de Jasos, roi de Chypre, à qui Ulysse disait avoir été vendu comme esclave.

DmitRI ou DlMTTRI (lat. Demetrius)^ nom qu'ont porté plusieurs grands princes de Russie, dont les plus connus sont: Alexandrovitch D.mitri \", qui régna de 127G à 1294, et qui fut surnommé la Bonté de son père. [Son règne se passa dans les euerres civiles. Détrôné par son frère, il se fit moinol; — llikailovitcfi Dmitri II, qui régna de 1322 à 1325; — Constantinovttch Dmitri III, qui régna de 1360 à 1363. [Il eut pour compétiteur à la grande principauté Ivanovitch Dmitri, à qui, après de longues luttes, il dut céder le trône] ; — IvanovitchTiiiiVïKi IV, né en 1349, mort ea 1389. [Son règne commença par une guerre, qu'il dut soutenir contre un rival qui lui disputait le trôco. Il est surtout fameux par la lutte qu'il entreprit contre les Tatares, dont le grand kan était suzerain des Russes, et dont il voulait secouer le joug. Il gagna contre lui la bataille de Koulikof (USO). Mais, en 13S2, les Tatares reprenaient l'offensive, et s'emparaient de Moscou, qui fut pillé et brûlé. Dmitri IV se soumit, consentant à payer tribut au crand kan et à reconnaître sa suzeraineté]: — Ivanovitch Dmitri, tsarévitch russe, dernier descendant de la race de Rurik,né en 1581, mort en 1591, assassiné, croit-on, par le régent Boris Godounov. Il a été placé par l'Eglise russe au nombre de ses martyrs.

0MITRI SamotzVANETZ (ou faux Demetrius), nom donné à plusieurs aventuriers qui, au commencement du XVII* siècle, se firent passer pour fils d'Ivan IV. Le plus célèbre parut en Pologne, en 1 603 ; avec la complicité tacite du roi Sigismond III et l'aide de la noblesse polonaise, il organisa une expédition pour détrôner le tsar Boris Godounof. A la tête de 5.000 hommes, il franchit la frontière, et s'avança vers Moscou, lorsque le tsar vint à mourir. Il entra alors sans difficulté dans cette ville, y fut reconnu pour le tsarévitch et couronné peu après (1605). Installé sur le trône, il gouverna avec fermeté et sagesse. Ayant voulu réformer ses Etats, il procéda avec trop do rapidité et trop peu de ménagements, en sorte qu'il s'attira l'inimitié des Russes, dont il paraissait mépriser la race et les coutumes. Les mécontents suscitèrent une révolte populaire contre lui ; il fut massacré par la multitude avec un grand nombre de Polonais (1606). — Parmi les autres faux Demetrius, on cite : Petrouschka Samotzvanetz , qui s'avança jusque sous les murs de Moscou, puis fut pris et mis à mort ; André Nagii, qui se donna pour Dmitri Samotzvanetz, lequel serait parvenu à s'échapper de Moscou au moment où il allait être massacré par la populace ; puis, le diacro Sidore, qui parvint aussi à se faire passer pour Dmitri.

Dmitriev (Ivan Ivanovitch), poète et homme d'Etat russe, no dans le gouvernement de Simbirsk en 1760, mort à Moscou eu 1837. Il entra dans l'armée, où il atteignit le grade de colonel. A l'avènement de Paul 1", il quitta le service, fut nommé sénateur et, plus tard, conseiller privé. Alexandre I"" lui confia le portefeuille de la justice, qu'il conserva pendant quatre années. Il a laissé des poésies diverses, un poème intitulé Yerrnak (la Foire) ; do jolies chansons, devenues populaires, et surtout des apologues, où il a imité La Fontaine. II a laissé des méinoircs. Ses Œuvres complètes out été publiées en 1823.

DmiTROV, ville do la Russie d'Europe (gouv. de Moscou), sur la Jakhroma, affluent de la Sestra; 9.350 hab. Fabriques de draps ; corroiries, tanneries. Ch.-l. d'un district peuplé de 103.800 hab.

BmitrOVSR, ville de la Russie d'Europe (gouv. d'Orel), sur la Noroussa, afâuent de la Desna ; 7.000 hab. Cuirs de Russie. Ch.-l. d'un district peuplé de 84.009 hab.

DmoCHOWSKI (François-Xavier), littérateur polonais, né en 1702 dans la Podlaohie, mort en 1808 à Varsovie. Il entra dans la congrégation des piaristes, devint professeur au Collège des Nobles de Varsovie et fut secrétaire do Hugo Kollatajs. Membre du conseil supérieur révolutionnaire en 17i*4 et rédacteur de la a Gazette officiollo », il voyagea, après lo dernier partage de la Pologne, en Italie cl en Franco. Après son retour à Varsovie, il fut l'un des fondateurs de ia Société des amis des sciences. Chef do l'ôcolo classique, il a traduit en polonais \' Iliade,

YOdyssêe, l'Enéide, des ouvragés anglais et français, édité les ouvrages de Krasicki, Karpinski, Zablocki, et composé un Art poétique inspiré d'Horace et de Boileau.

DmOCHOWSKI (François de Sales), littérateur et publicisto polonais, fils du précédent, né et mort à Varsovie (1801-1872). Il donna de nombreuses traductions de romans étrangers, et publia, entre autres ouvrages : l'Institutrice (1857); la Malédiction d'une wiêre(1857) ; Contes satiriques en vers (1858); les Questions publiques et industrielles de l'époque (1858); les Aouvelles Voies (1858); la Question des limites (1860) ; etc. 11 fit paraître en outre, à partir de 1861, un recueil intitulé : le Monde de la littérature, de l'histoire, des études économiques, des voyages et des romans.

Dmochowski (Henri), sculpteur polonais, né à Vilna en 1810. Réfugié en France après 1830, il ne tarda pas à se rendre en Amérique et se fixa à Philadelphie, où il acquit bientôt une grande réputation comme sculpteur, sous le nom de Henri Saunders-Dmochowsri. Parmi ses œuvres, il faut citer le buste de Pulawski, qu'il exécuta pour la ville de Savannah, et le tombeau en marbre blanc de la femme et dos deux enfants de l'artiste, dans le cimetière de Philadelphie. Presque tous les bustes des illustrations américaines qui ont été placés dans les salles du Capitole de Washington sont l'œuvre de Dmochowski.

DmYAL-BA et Dmyal-KHAMS (n région de tortures i>}, noms que donnent les Thibétains à leur enfer, situé au-dessous du monde terrestre, à une immense distance. V. ENFER bouddhique.

D. N. Abréviation qui se trouve sur les médailles des empereurs postérieurs à Aurélien, et qui signifie Domino riato {<i Le Seigneur étant né ", « Depuis la naissance du Seigneur »).

— Dans les manuscrits du moyen âge, D. N. signifie Dominiis Noster, Notre-Seigneur. i! A. D. N. J. C. Anno Domini Nostri Jesu Christi, L'an de Notre-Seigneur Jésus- Christ.

Dnieper ou Dniepr, grand fleuve de la Russie, l'antique Danapris, plus connu sous le nom de Borysttlène.

11 part comme la Volga et la Duna, de ces monts de Valdai que les Russes ont surnommés « le pays des Sources ». Né près du 56" degré de latitude N., il coule tantôt vers le S.-O., tantôt vers le S.-E., et enfin vers le S. Il baigne Dorogobouj. Smolensk, où il commence à être navigable, Chklov, Mohilov, Rogatchev, reçoit à droite la Bérésina, puis coule devant Rietchitza et reçoit : à droite, le Pripet, dégorgement des marais de Pinsk ; à gauche, la Desna. Il serpente devant Kiev la Sainte, devant Kanev, Tcherkask, reçoit à gauche la Soula, passe à Krémentchoug, reçoit, à gauche aussi, le Psiol, la Vorskla, la Samara, celle-ci à l'aval d'iékaterinoslav. Plus loin, pendant 65 kilomètres, se succèdent ses rapides, qui se terminent vers Alexandrov. Dès lors, il se disperse en bras et coulées dans les prairies marécageuses; passe près de Nikopol, Berislav, reçoit à droite l'Iogoulets et, au-dessous de Kherson, il entre dans son liman, estuaire d'eau saumâtre, où l'on arrive à peine à entretenir, par le dragage, un chenal pour les grands bateaux. Cet estuaire s'unit à celui du Boug et s'ouvre dans la mer Noire, à l'E. d'Odessa. Cours, 2.146 kilom.

Dniester ou Dniestr, fleuve d* Austro-Hongrie et de Russie, naît en Galicie, dans les Karpathes. Il descend en arc de cercle vers le S.-E., baigne Samboroù il sort de la montagne, ayant déjà parcouru 550 kilom., entre en Russie. Il sépare la Bessarabie (à droite) do la Podolie et du gouvernement do Kherson (à gauche), baigne Khotin, AtaTii, Mohilev, lampol, Sorok, Doubossary, Grigoriopol, Bonder, Tiraspol ; puis des prairies basses le mènent dans un li7nan ou estuaire de 43 kilom. de long, do 4 à

12 kilom. de large, de 384 kilom. carrés d'étendue, ayant à sa rive E. Ovidiopol, à sa rive O. l'importante Akkerman. Cours de 1.382 kilom., rapide, rocheux ou sablonneux, malaisément navigable.

DO (de Vital, do, syllabe sans signification, clioisio, à cause de sa sonorité, pour remplacer la syllabe tit dans la solfiation) n. m. Nom de la première note de la gamme.

DOAB ou DOUAB {les deux eaux, en sanscrit), terme qui désigne, dans l'Hindoustan septentrional, toute région située entre deux cours d'eau voisins et d'une façon générale parallèles. Ainsi, le Pendjab est découpé par l'Indus ot ses quatre tributaires (Djelara, Tchinab, Ravî, Sutledje) en quatre doabs.

DoAB, grande plaine, de 720 kilom. de long, de 100 kil. do largeur moyenne, de 200 kilom. de largeur maximum (entre Matra et Farakabad). qui s'étend entre le Gange et son grand affluent, la Djemna, depuis les pentes de l'Himalaya jusqu'au confluent des deux cours d'eau, à AUababad. Cette plaine, d'origine alluvionnaire, compte parmi les terres les plus riches de l'Inde ; elle produit en abondance coton et céréales. Administrativement, elle comprend la province de Mirât (en totalité) et, partiellement, les provinces d'Agra et d'Allahabad (vice-gouv. des Provinces du Nord-Ouest).

DOANGA n. f. Petite pirogue du Gange, à fond plat.

DOARA (Buso de), capitaine italien du parti gibelin, né près de Crémone, mort vers 1269. Podestat do Crémone sous Frédéric II, il partagea, après la mort do cet empereur, avec Pelavicino de Plaisance, l'honneur de délivrer l'Italie du monstrueux tyran Ezzelin de Padoue, contre lequel lo pape Alexandre IV avait prêché la croisade, et que Doara vainquit et tua à Cassano (1259).

DOASSANSIE [zî] n. m. Genre de champignons, de la famille des ustilaginées, vivant en parasite principalement sur les plantes aquatiques, et caractérisé par ses spores groupées en glomérules recouverts d'une enveloppe de cellules stériles.

DOAZIT, comra. des Landes, arrond. et à il kilom. de Saint-Scvcr, dans la Chalosso ; 1.250 hab. Carrières de pierres. — Patrie du chimiste Darcet.

DOBACHY n. m. Sur la côte de Coromandol, Principal ilomostic|ue d'uno maison, sorte d'intendant. Il A Bombay, Fournisseur indigène dos navires de passage.

Dobczyce, bourg d'Austro-Hongrie (Galicie [district do Wioliczka]), sur la Uaba, affluent do la Vistulo ; 3.330 hab.

DobELL (Sydney), poète anglais, né dans le comté do I Kent en 1824, mort en 1874. Il ût lo commerce des vins ù

Cheltenham, puis s adonna avec succès à la poésie. Sous le pseudonyme de Sydney Yendis, il publia deux poèmes : Bo/nan (1850) ; Balder (1854), un recueil intitulé : Sonnets de la guerre (1855), avec Alexandre Smith, et England's Day (1871). Ses Œuvres poétiques ont été réunies en 1875.

DÔBELN, ville d'.^llemagne (Saxe [cercle de Leipzig]), sur la Frelberger Mulde ; 14.000 hab. Industrie active; fabrication de chapeaux, do draps, de toiles, do bonneterie de laine. Commerce de grains et de beurre. Petite ville, bien bâtie et agréablement située; jolies promenades; églises de Saint-Nicolas et de la Madeleine.

DobERAN, ville d'Allemagne (gr. -duché de Mecklembourg-Schwerin), non loin de la Baltique; 4.350 hab. Résidence d'été du grand-duc. Bains ferrugineux très fréquentés. Vieille abba^-e, église gothique du xiii* siècle, une des plus belles d Allemagne.

DOBÈRE n. m. Genre de célastracées , tribu des azimées, ressemblant aux salvadores, originaire de l'Afriquo.

DOBEUR n. m. Métall. V. daubeur.

DOBINÉE n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille dos sapindacées acérinées, à feuilles dentées en scie, à fleurs unisexuées, dont l'espèce type croît au Népaul.

DOBLADO (Manuel), homme d'Etat et général mexîcaiu, né en 1812, mort à New- York en 1865. Il fut d'abord avocat, puis juge à la cour suprême et gouverneur de l'Etat de Guanajuato, où il parvint à rétablir l'ordre. Juarez le prit pour ministre des afl'aires étrangères (1861). En cette qualité, il négocia avec l'Angleterre, l'Espagne et la France, et signa la convention du 19 février 1862. La France n'étant pas satisfaite, la guerre éclata. Doblado prit le commandement de l'armée de réserve. Il se signala par son courage et son habileté, mais subit un grave échec en juin 1864. Considérant la cause nationale comme perdue, il quitta le Mexique, et mourut l'année suivante, à New-"iork.

DOBNER (Félix-Jacob), en religion Gelase de Sainte- Catherine, historien bohémien, né à Prague en 1719, mort en 1790. Il entra dans la congrégation des piaristes, se livra avec succès à l'enseignement et devint recteur (1762), puis conseiller provincial de son ordre. Dobncr, qui reçut de Marie-Thérèse le titre d' " historiographe impérial et royal ", contribua à développer l'éducation dans son pays, et écrivit ou publia, sur l'histoire de la Bohême, des ouvrages précieux. Les principaux sont : Wenceslaï Haqek Liboczan annales Bohemorum (1762-1782) ; Monumenta historien nusqvam antea édita (1764-1786) ; Tîecherches critiques sur la question de savoir à quelle époque la Moravie fut érigée en margraviat (1776); Histoire du prince morave Ulrich et de la famille bohème des Théo- 6a/rft'(i787). [Ces deux derniers ouvrages sont on allemand.]

DOBRAO n. m. Numism. Doublon (nom de deux anciennes monnaies d'or portugaises valant, l'une 166 fr. 17 c, l'autre 90 fr. 25 c.)

Dobrin (ordre de). V. dobrzyn.

DOBRITCH, ville de la principauté de Bulgarie (arr. do Varna) ; 10.715 hab.

DÔBRENTEI (Gabriel), poète et philologue hongrois, né en 1786, mort en 1851. Il fut commissaire du gouvernement d'Ofen, directeur du théâtre de Pest, conimissairo supérieur et conseiller royal (1843). On lui doit des traductions : les Anciens Monume?its de la langue hongroise; des recueils de vers : la Violette des Alpes (1822); Chaiisons hussardes, qui ont été traduites en français ; Théâtre étranger (1821-1823); Chefs-d'œuvre de Shakspeare (1828); etc.

DOBRIZHOFFER (Martin), missionnaire autrichien, no à Gratz, en Stvrie (1717), mort en 1791 à Vienne. Entré dans la Compagnie de Jésus en 1736, il fut envoyé dans les missions de l'Amérique du Sud, et passa dix-huit ans au Paraguay. Il rit paraître en latin, à Vienne (1784), une Histoire' des Abipons et des Giim^anis , dans laquelle il donne de curieux détails sur ces peuples et sur les établissements des jésuites au Paraguay.

DOBROLIOUBOV ( Nicolas-Alexandrovitch), publiciste et critique russe, né à Niini-Novgorod en 1836, mort en 1861. Il a'nandonna la théologie pour les lettres, et devint lo continuateur du critique Bielinsky. Adversaire de la théorie de l'art pour l'art, il voulait que la littérature servît de véhicule aux idées humanitaires et révolutionnaires. Ses études critiques ont exercé une grande influence sur les écrivains russes. Partisan do lalibcrto individuelle, les nihilistes le considèrent, avec Tchernichevski, comme un des initiateurs du mouvement révolutionnaire en Russie.

DOBROMYL, ville d' Austro-Hongrie (Galiciel, sur la Wyrnta, affluent du Dniester; 3.250 hab. Foires à bestiaux. Aux environs, sources salées et salines.

DOBROSLAV, roi de Serbie en 1102. Il succéda à son père Bodine. L'année môme de son avènement, il fut détrôné par deux rivaux, joté en prison et aveuglé.

DOBROUDJA, DOBROUTCHA OU DOBRUTSCHA (en roumain Dobrogea), région maritime do la Roumanie, située sur la rive ouest do la mer Noire ; 15.600 kil. carr. ; 200.000 hab. La Dobroudja comprend tout le delta du Danube, terre éminemment plate et noyée; lo reste du pays consiste en un plateau de 60 à 80 mètres de surrection audessus de la rive droite du Danube, comme de la rive marine. Plateau de sables filtrants et de calcaires fissurés, lamentablement sec. Sur le versant de la mer Noire, longues lagunes littorales, dont la plus vaste est le lac Raseïo (Rasira ou Raseln). En somme, steppe assez pauvre, peuplé de Tatars Nogaïs, Turcs, Russes dit Lipovans, Polonais, Allemands, Roumains en nombre croissant. — Deux départements : Tulcea au N., Kustendjé au S-

— Histoire. Depuis l'an 29 avant notre ère, la Dobroudja fit partie de la province romaine de Mœsie; la réorganisation de Dioclétien et de Constantin !"■ en fit la Scytha minor. Pendant les migrations, elle fut d'abord soumise aux Goths, au vu* siècle aux Slaves, en 679 aux Bulgares, do 97 1 à 1 186 à l'empire d'Orient, de 1 1 86 à 1396 de nouveau aux Bulgares, et de 1396 à 1878 à la Turquie; enfin, en 1878, à la suite du traité de Berlin, elle fut incorporée à la Roumanie, qui dut donner en échange à la Russie la Bessarabie. Malgré son caractère désolé, elle a une importance stratégique hors ligne, étant le chemin lo plus court ot

lo plus rtimmoiio pour attoimlro, on voniuit ilu nord, los cols dos lialkaus ot CoustaïUinoiilo, cluMiiiii nue prirent los Uussus en 1828 ot en 1851. Kii 1851, imo divisiuii irançaiso, sous lo y'ôut^ral Espinasso, y soulTrit beaucoup du choiera, du uiaiu(uo d'oau ot do la chaleur.

DOBROVSKY (Joseph), jésuite et philologue skivon, nô à. Gyarmaih (Uuu^'rio) en 1753, mort à Bruun (Moravie) on 1829. Il visita la Sin^do, la liussio et l'Kurope occidcntalo pour V roouoillir los documents nôcossaires à ses travaux sur l'histoiro et los langues dos peuples slaves, l^o plus c6l<'liro do ses ouvrages est intitulé : /ns^titutinitcs hiiffiur Sliivicx dialecti vetcris (1822). Parmi ses autres oorits, nous citerons : Scriptores renun liohemica7\t7H{n'i'i- 1781); Jlistoire de. la langue et des littératures anciennes de la lioUèmc (^1792); Cyrille et Métkodius, apôtres des Slarcs (I82:s).

DOBROWSKYE {brou-ski) n. f. Genre de plantes, do la faniille dos loholiacées, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent au cap do Bonne-Kspéranco.

DOBRZYN ou DOBRIN, ville de Pologne (gouv. do Plock), sur la Vistulo; 2.200 liah.

Dobrzyn (ordrk de). Conrad, duc do Cujavie ot de Moravie, fonda, en 1230, un ordre religieux et militaire pour préserver ses Etats dos incursions des Prussiens. Ses membres portaient, commo insigne, un mautoau où était brodé un glaive rouge, surmonté d'une otoilo do môme couleur. Appelés d'abord chevaliers du Christ, ils prirent le nom de chevaliers de Dobrzi/n, lorsque Conrad les établit dans la forteresse de ce nom, sur la Vistule. Us furent, dans la suite, réunis à l'ordre Teutoniqtic.

DOBSA (Louis), écrivain dramatique hongrois, no en 1R24. Il a cultivé surtout le drame historique. Sa moilleuro tragédie est Ladislns IV, puissant tableau des débauches d'un jeune roi hongrois, sur lequel la beauté des femmes curaanes a exercé un attrait particulier. Ses comédies, dans le genre de Scribo, ont eu moins de succès.

DOBSGHAU ou DOBSINA, ville d'Austro-Hongrio (Hongrie [comitat de Gomôr]), près des sources du Sayo, sousafâuent do la Theiss, par le Hernad ; 5.000 hab. Mines de for, de cuivre et de cooalt. — Non loin do là, dans le val Stracena, il existe une grotte de glace des plus vastes et dos plus grandioses qu'on connaisse, découverte et explorée en 1870 par l'ingénieur dos mines hongrois Ruflînyi. C'est une dos curiosités naturelles de la Hongrie.

DOBSCHAUITE n. f. Arséniosulfure naturel de nickel ; variété do disomose.

DOBSCHUTZ (Guillaume-Léopold), général prussien, no en 1763, mort en 1836. Il fit toutes les campagnes contre la Franco jusqu'en 1807, et vécut dans ses terres jusqu'en 1813. A cette époque, il empêcha les Français do traverser l'Oder, puis il contribua aux victoires do Grossbeeron, de Dennowitz et de Muhlberg. Il prit d'assaut Wittenborg en 18U, et bloqua Erfurt.

DoBSON (William!, peintre anglais, né et mort à Londres (1610-1616). Elève etami de Van Dyck, il fut présenté par lui à Charles I". Il peignit le portrait du monarque, puis celui du prince Robert, du prince de Galles et des principau.x courtisans. L'artiste devint ainsi rapidement célèbre. Le roi on fit son peintre ordinaire, et on no l'appela bientôt plus que le Tiutoret anglais. Parmi les portraits de Dobson.il en est qui valent presque ceux do Van Dyck. Plusieurs se voient à la Bridgewater Gallery, à Londres. Dobson mourut victime do ses excès.

DOBSON ( Henry-Austin^, poète anglais ^ né à Plymouth en 18 lo. lia adopté lo genre qu'on appelle en Angleterre " les formes françaises » : le rondeau, la villanelle, la ballade, et a publié des recueils très estimés : Vignettes i/i rhyme (1873): Prqverbs in porcelain (1877) ; At the sii/n of the lyre (1885). On lui doit encore de nombreux écrits : Thomas Tieirick and his pupils (1884); Four Frenchivomen (1890J; Eighteenth-ccntury vignettes (1892-1894), etc.; des articles de critique dans des revues ; etc.

DOBULE n. m. Un des noms vulgaires du chevesne commun ou meunier.

DOCE (uio), fleuve du Brésil. Né dans la province do Minas-Geraes, il la longe d'abord du N. au S., puis la traverse do rO. il l'E-, pour aboutir à l'Océan dans la province do Espirito-Santo, après un cours d'environ 800 kilomètres.

DOCELLES, comm. des Vosges, arrond. ot à 13 kilom. d'Epinal, au conlluent de la Vologno et du Barba; 971 hab. Ch. de f. Est. Carrières do pierre do taille.

DOCÈTE {sèf — gr. dokêti'S ; do dokcin, croire à une apparence, paraître) n. m. Mcmibro d'une secte qui était ainsi nommée parce qu'elle assurait que Jésus n'était utS mort et ressuscité qu en apparence. V. docktismk.

DOCÉTIQUE {sf'-tik') adj. Se disait do ceux qui professaient In (iocétisme ; do ce qui les concernait : Les gnostifjues uovi-.iii^vKH supprimaient l'humanité duChrist.{'StrSLUss.)

— n. tu. ; Un DociÏTiQUii.

DOCÉTISME {s^-tissm' — rad. doct^te) n. m. Hérésie des premiers siècles do l'Egliso, qui consistait à enseigner que Jésus-Christ, n'ayant eu qu'une chair apparente, était né, avait soutfort ot'était mort seulement en apparence.

— Encyoi.,. Lo docétisme était lo fond dos doctrines gnoslitjuos. Modéré encore chez Basilide ot chez Valentin , il est absolu chez Saturnin ot chez Marcion. S<*s adoptes cherchaient d'une part à. éloigner lo plus possibhs la nature divine de tout contact avec lo monde ; do l'autre, ils enseignaient que la matière est impure ot souillée, étant l'ipuvre d'un principe mauvais. La conséquence inévitat)le de cette doctrine était la négation de l'incarnation du Vorhe, telle que l'Eglise l'onseigne. Lo corps du Messie n'était, pour les gnostiques, qu'une sorte do fantôme. Lo docétisme fut, au ii" siècle encore, soutenu par un hérétique nommé Jules Cassien. Il reparut, au vi» siècle, chez jilusieurs eutychéons ou monmibysites. C'est par cotte voie qu'il s'est glissé dans lo Coran. Ce système semble avoir exercé, en son tomjis, une grande séduction sur un certain nombre do chrétiens appartenant aux rangs élevés do la société. Sa réfutation occupe uno placo considérable dans la littérature des trois premiers siècles.

DOCHC (Joseph-Donis), musicien français, né ù, Paris en 176r., mort à Soissons on 182ri, Il devint chef d'orchestro du Vaudeville. Sa ronumméo s'établit par la quantité d'airs

cliarmants (|u'il écrivait pour les pièces nouvelles de ce théâtro. On citait surtout ceux de hi /lelle nu Ijois dormant, de Haine aux femmes, do t'anclion la Vielleuse, do Larit/ira, etc. Il en publia plusieurs recueils sous le titre de la Musette du Vaudeville, ainsi que Trois Jtecueils de romaticrs ot uno Collection de romatices et chansons sur des paroles do L.-P. Sôgur Tainé. Il fit représenter deux petits opéras-comiques ; les lieux sentinelles (1803), ei Point de bruit (1804), et fit exécuter plusieurs messes à grand orchestre.

I3oCHE (Aloxandro-Piorro-Joscph), musicien français, fils du précédent, né à Paris on 1799, mort à Saint-Pétersbourg en 1849. Il devint chef d'orchestre au Vaudeville, en 1823. C'est alors qu'il se distingua par les jolis airs qu'on trouve dans la Clef du Caveau. On remarque ceux de Catherine ou la Croix d'or, dos Afémoii'cs du Viable, do Satan ou le Diable à Paris, etc. Docho montra des qualités plus sévères dans une messe .solennelle, qu'il fit exécuter, en 1844, pour l'inauguration do l'église Saint-Vincent-do- Paul. Il écrivit aussi pour l'Opéra-Comique doux petits ouvrages en un acte : le Veuf du Malabar (1846), et Alix. En 1848, il (juittait lo Vaudeville pour aller prendre, à Saint- Pétersbourg, la direction do l'orchestre du théâtre français.

DOCHE (Maric-Charlottc-Eugénie de Plcnkktt, dame), actrice française, femme du précédent, née à. Bruxelles en 1821, morte à Paris en 1900. Elle débuta en 1838 au Vaudeville, sons le nom d'EuGÉNiK Fleuky, ot, en 1839, épousa Doche, dont elle se sépara bientôt. En 1845, elle entra au Gymnase, puis revint au Vaudeville, et alla jouer en 1848 à l'étranger. De retour au Vaudeville. M"' Doche créa, on 1852, avec un éclatant succès, la Dame aux camélias, de Dumas, dont elle semblait ôtro la vivante incarnation. Après avoir créé divers autres rôles, elle parut successivement à l'Ambigu, à la Gaîté, à la Porte-Saint-Martin, ù l'Odéon. etc. Parmi les pièces où elle eut le jdus de succès, citons : le Diable à Paris, la Pénélope îiorjnandc, les Parasites, la Contagion, les Bourgeois de Ponlarcy i,l,87S).

DOCHIER (Jean-Baptiste), jurisconsulte et historien français, né à Romans (Drôme) en 1742, mort en 1828. Il se fit recevoir avocat au parlement de Paris, puis s'établit dans sa ville natale. En 1791, il alla siéger à l'Assemblée législative, et devint ensuite membre de la Cour do cassation, dont il cessa de faire partie en 1795. On a de lui plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Hechercbes historiques sur la taille en Dauphiné (1783); Mémoires sur les corvées en Dauphiné (1787); Mé/noires sur la ville de Iio}7ians (1812); Recherches sur l'impôt foncier en Dauphiné (i8I7);«n Cri d'humanité en faveur des Grecs (1826).

DOCHMAÏQUE n. m. Métriq. anc. Syn. de dochmiaque.

DOCHMIAQUE ldok'-7ni-ak') adj. m. Métriq. anc. Qui contient lo pied dochmius.

— n. m. \'ers dochmiaque : Un dochmiaque.

DOCHMIUS {dok'-mi-uss — gr. dokhmios; do dokhmé, palme [mesure de longueur]) n. m. Métriq. anc. Pied composé d'une brève, do deux longues, d'une brève et d'une longue.

— Enxycl. Le pied appelé dochmius (5ô^[x.toç) qui constitue le vers dochmiaque se compose théoriquement, suivant Cicéron , do cinq svllabes ainsi disposées : uno brève, deux longues, une brève, une longue. II éciuivaut, si l'on veut, à la combinaison d'un ïambe et d'un erotique: mais, en fait, il affecte des formes très variées, tout en conservant sa valeur de huit unités de durée. Lo dochmiaque n'existe qu'en grec. Il se rencontre rarement dans la comédie, fréquemment dans la tragédie, où il exprime des passions vivement excitées. En prose, Quintilien et Rufin en recommandent l'emploi à la fin des périodes oratoires.

DOCIDIE {si-di) n. f. Genre d'algues, do la tribu des desmidiées, voisin des clostéries, comprenant trois espèces, qui liabitont les eaux douces.

DOCILE [siV — lat. docilis; de docere, enseigner) adi. Qui a de la disposition à se laisser instruire : Esprit nociLE aux leçons. \\ Par ext. Qui se laisse conduire aisément, qui se soumet sans résistance, en parlant d'une personne ou d'un animal : Un enfant docile, f/n cheval DOCILE au frein. Un bœuf Docihn au joug.

— Fig. Qui se prèle, qu'on manie aisément, dont on fait facilement ce qu'on veut, en parlant des choses : Des arbres noc:i[,KS à la serpe du jardinier, ftimc docile.

— Gramm. On peut être docile à une volonté, îV des ordres donnés; mais on n'est point docile aux personnes. C'est donc une faute do dire : Un enfant docile à ses parents; il faut dire soumis à ses parents.

— Suljstantiv. : /.e docile et le faible sont susceptibles d'impressions. (La Bruy.)

— S\N. Docile, flexible, souple. On est docile quand on cède à la voix d'un maître qui instruit, quand on obéit avec la conviction que l'ordre donné est raisonnable. Un esprit flexible plie sous la volonté dos autres; il n'a aucune force do résistance, sa soumission est toute passive. Un esprit souple s© plie volontairement aux volontés d'autrui, il les devine mémo et fait d'avance ce qu'il sait devoir être agréable. La docilité fait aimer, la flexibilité est uno preuve do faiblesse, la souplesse sent l'intrigue.

~ .Vnton. Indocile, Indlsciplinable, indiscipliné, mutin, rebelle, récalcitrant, rétif.

DOCILEMENT {si) adv. Avcc docilité.

DOCILISER (si) V. a. Rendre docile : Dociliser un enfant.

Se dociliseP, v. pr. Devenir docile.

DOCILITÉ (si — lat. docilitas; do docilis, docile) n. f. Qualité lIiî celui ou do ce qui est docile : C'est l'amour qui enseigne à l'enfance la dociliti'c. (De Gérando.)

DOCIMASIE {si-ma-zt — du gr. dokimasia. éprouve) n. f. Antiq. gr. EnquGto préalable qui so faisait, à Athènes, sur los citoyens appelés à remplir diverses fonctions.

— Chim.Scionco qui enseigne à déterminer, sur échantillons, les proportions des métaux utilisables contenus dans los minerais ou dans des mélanges artificiels, il On dit aussi docimastique. Syn. analyse.

— Méd. lég. Docimasie pulmonaire. Méthode pour déterminer si le poumon d'un enfant mort a, ou non, respiré.

— Encyci.. Antiq. gr. I^a plus connue dos docimasies es*, colle ù la<iuelle on soumettait les magistrats, les prêtres, et beaucoup do fonctionnaires, avant leur entrée on charge. On attribuait cette institution ù Selon, qui avait voulu ainsi romédior aux inconvénients du tirage au sort. La doci-

DOBROVSKY — DOCOSANE

niasio des archontes comportait nn double examen, devant lo sénat ot devant les héliastes; collo des stratèges avait lieu seulement devant les héliastes; celle des nouveaux sénateurs devant le sénat sortant, avec recours aux tribunaux. En dehors do quelques conditions particulières, l'enquôto tendait seulement à établir que lo nouvel élu avait rompu ses devoirs essentiels : devoirs de respect et d'assistance envers ses parents ; devoirs militaires et financiers envers l'Etat; devoirs do piété envers los dieux nationaux : Zous Horkoios et Apollon Patrôos. — Parmi les autres docimasies, nous citerons : coUo qui visait les personnes à qui l'on venait do conférer le droit de cité; la dociniasio des cavaliers, sorte de revue où le sénat constatait l'état de.s clievaux et les aptitudes des hommes ; la docimasie dos ieunes gens do dix-huit ans, qui avait lieu annuellement dans l'assemblée du dôme, avant l'inscription sur le registre civique; la docimasie des orphelins, destinée soit à assurer la protection do l'Etat aux enfants des citoyens morts pour la patrie, soit à constater que les pupilles, devenus majeurs, étaient capables d'administrer leurs biens; enfin, la docimasie des orateurs, qui, avant do monter à la tribune, devaient prouver qu'ils avaient honoré leurs parents et accompli leur service militaire, qu'ils n'avaient pas dissipé leur fortune et n'élaient pas frappés d'atimie.

— Méd. lég. La docimasie pulmonaire a pour objet de déterminer si l'on se trouve on présence d'un mort-né ou d'un enfant ne vivant et tué, question qui se pose souvent en médecine légale. L'épreuve consiste à couper le poumon en petits fragments et à jeter ceux-ci dans l'eau : si l'enfant a respiré, le poumon, dont les vésicules so sont remplis d'air, s'est dilaté, est devenu léger et surnage; s'il s'agit d'un mort-né, les fragments, plus lourds, tondjent au fond.

DOCIMASISTE [si, zisst') n. m. Métall. Individu qui s'occupe de docimasie, d'essais métallurgiques.

DOCIMASTE {masst') a. m. Genre d'oiseaux passereaux tcnuiro^tres, famille des trochilidcs, comprenant des colibris habitant les montagnes de l'Amérique du Sud. (Le docimasie porte-épée est un bel oiseau-mouche à reflet métalli(jue, d'un vert bronzé, à bec long en forme d'alêne ; il mesure 23 centimètres de long, dont 11 pour le bec et 6 pour la queue.)

DOCIMASTIQUE adj. Qui se rapporte à la doiimasie : Métallurgir. nnciMASTiQUK.

— n. f. Syn. de docimasie,

DOCIMITE [si) n. f. Variété de marbre exploitée à Docimia, près do Synnada, en Plirygie.

DociMOS, général grec du IV" siècle avant notre ère.

Après la mort d'Alexandre, il Docimaste.

entra successivement au service de Perdiccas, d'Attalo et d'Antigone. Il fonda, en Phrygie, une ville qui reçut le nom de Docimia.

DOCK (mot angl. ; du holt. dok, bassin) n. m. Bassin entouré de quais pour lo déchargement des navires.

Il Magasins construits sur les quais pour recevoir les marchandises, il Cale couverte pour construire les navires.

Il Dock flottant. Bassin mobile et flottant, permettant do caréner les navires. Il Réunion de vastes magasins, destinés à contenir une marchandise déterminée.

— Encycl. Ce mot spécifiait, au début, les constructions faites par des compagnies privées, tant en hangars (ju'en estacades et (piais, pour recevoir les navires de conimerco et emmagasiner les marchandises. On appliqua ensuito ce nom indistinctement aux hangars et aux bassins, co qui est illogique, et enfin aux bassins do radoub, dont le nom français est si expressif. En France, on ne trouve pas, commo en Angleterre, de compagnies privées ayant consacré àces services maritimes des centaines do'millions. Les bassins sont propriété do l'Etat, et seuls les hangars ont été construits, lo plus souvent, par les compagnies do navigation, oui louent les places occupées par leurs navires devant les docks. En Angleterre, c est dans les docks

a ne so font toutes les formalités et contrôles, et la rapiité dos opérations commerciales en est accrue d'autant. Les docks flottants sont des bassins de radoub mobiles, composés de caissons qu'on emplit pour faire entrer lo navire et qu'on vido quand il est dedans. Ces docks ten-

Dock Oottant.

dent à disparaître, à cause du poids énorme et de hi longueur des navires actuels. On construit j\ leur place des bassins do radoub en pierre, dont l'usage est plus sûr ot plus pratique.

DOCKA n. f. Constr. marit. Sorte do bassin couvert, destiné à rer-evoir un navire seulement.

DOCLÉE OU DOCLEA (klé) n. f. Gonro do crustac(Ss déçanodes bruchyuros oxyrhynquos. famille des majidés, triliu des majinés, comprenant des formes A carapace presque gloh'ulouso. vohie, épineuse, il région frontale relovée, à rostre court et étroit. (On connaît cinq ou six espèces de doclées, qui habitent les mers chaudes et sont remarquables par la longueur de leurs pattes postérieures.)

DOCOSANE n . m. Paraffine ou hydrocarbure solide C"ïl", que Ion prépare :\ partir de l'acétone C"I1".C0.C*1I", ohionuo on distillant un mélange do palmitato ot d'hentylato do baryum. lOn traite cotto acétone par lo porcnlo-

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